La tete dans le pion

Victor Bouleirbagh est assistant d'éducation dans un collège de Seine-Saint-Denis. Il écrit sous pseudonyme. Tous les noms, prénoms et lieux qui apparaissent dans son récit ont été modifiés.

Onze profs absents et de la baston en salle de perm » !

Victor Bouleirbagh
Surveillant au collège
Publié le 24/11/2008 à 18h08

Onze profs absents ce matin, record à battre. Les permanences font salle comble. Vingt-cinq élèves face à moi, rien à leur enseigner. Les obliger à travailler ? Illusoire. Juste essayer d’éviter le grabuge.

Manque de bol, ou d’attention, Vanessa bondit de sa chaise, furieuse, se plante face à Amine et lui décoche une torgnole fulgurante, sans le quitter des yeux.

D’un coup, l’école devient un tripot où l’on improvise un match de boxe mixte. Loin de séparer les belligérants, leurs camarades reculent d’un pas dans un même mouvement et les encouragent par leurs cris de surprise et d’avidité mêlées. Y a de la baston en perm’ !

Je m’interpose avant qu’Amine ne puisse répliquer, esquivant les gifles baladeuses qui fusent de part et d’autre. Mais où sont les casques bleus ?

Une fois les adversaires séparés, il est temps de faire comprendre que ma tolérance à ses limites. Vu les circonstances, je ne peux plus garder ces deux enragés dans ma permanence. Au terme d’une âpre négociation, je récupère leurs carnets et les emmène illico au bureau de leur CPE.

Je préfère les accompagner, des fois qu’ils se perdraient en chemin, ou qu’il leur prendrait l’envie de terminer le combat dans les couloirs. L’occasion pour eux d’éclairer ma lanterne et d’apaiser un peu la tension.

- C’est quoi ce bordel, là ? Qu’est-ce qui t’as pris de le frapper ?
- Mais c’est lui, il traite ma mère…
- Quoi ? Qu’est-ce qu’il a dit ?
- Il m’a dit : « Ta mère je la baise dans le collège », alors moi ça m’a rendue folle, t’as vu…
- Mais ça va pas de dire des trucs comme ça ? Tu cherches les embrouilles, ou quoi ?
- Mais non… Mais c’est parce que les autres, ils m’ont dit qu’elle avait dit des trucs sur moi…
- Comment ça « des trucs » ? C’est quoi « des trucs » ? Explique-moi, là, parce que je comprends pas ce que tu dis.
- Ben, ils m’ont dit qu’elle m’avait insulté et tout…
- Bien sûr ! Et on te l’a jamais faite, celle-là ? Tu tombes dans le panneau à chaque fois ?
- Et toi, Vanessa, c’est pas la première fois qu’un adulte te fait la remarque sur ton comportement. T’as pas à réagir de cette…

Je suis interrompu par un vacarme de tous les diables. En laissant ma salle sans surveillance plus d’une minute, j’avais oublié l’adage : quand le chat n’est pas là… Cette fois-ci, la cavalerie afflue à ma rescousse. Je me serais volontiers passé de cette publicité.

A l’heure suivante, un semblant de calme est revenu dans la perm’, toujours bondée. Mais Nabil, charmeur volubile, sans doute frustré que je lui ai refusé de jouer au pouilleux massacreur, n’apprécie pas cette sérénité à sa juste valeur. Comme il dit : « Vas-y j’me casse de cette perm’, elle pue la merde ! »

Dont acte. Je m’élance donc à sa rencontre pour lui barrer la sortie lorsque la porte s’ouvre, sans avertissement d’usage, offrant la plus surprenante des apparitions : le principal, qu’on a rarement vu s’aventurer aussi loin de son bureau. « Mais qu’est-ce qu’il fait debout, celui-là ? Allez vous asseoir à votre place immédiatement ! »

Puis, se tournant vers moi :

- En votre présence, ce jeune homme se lève en salle de travail ? C’est inadmissible !
- Mais j’allais justement…
- C’est intolérable !

Je sens le sol s’ouvrir sous mes pieds. Encore six heures à tenir.

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  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 18h32 le 24/11/2008
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    un grand sens de la pédagogie, ce proviseur ! rabrouer un surveillant devant les élèves ? Pfffffff !
    Comment s’est passée l’heure suivante ?

    11 profs absents et 1 seuls surveillant ! bonjour les dégâts !

    Bon courage, monsieur le surveillant.

    • le soudanais
      le soudanais répond à caro
      ici et là
      • Posté à 18h38 le 24/11/2008
      • Internaute 16438
        ici et là

      et c’est valable dans toutes les professions, quand on détient une certaine autorité, ne jamais rabrouer/désavouer une personne devant ses troupes, ça fait très mauvais effet !

      • Avembe
        Avembe répond à le soudanais
        Enseignant
        • Posté à 21h06 le 24/11/2008
        • Expert 50055
          Enseignant

        C impressionnant proviseur aussi con ! ! !

         
        • brnr
          brnr répond à Avembe
          __
          • Posté à 01h14 le 26/11/2008
          • Internaute 59447
            __

          c’est le type même de provo que l’on a dans nos lycées

        • moravagine
          moravagine répond à Avembe
          Observateur désabusé
          • Posté à 06h25 le 26/11/2008
          • Internaute 30925
            Observateur désabusé

          Non, pas du tout ! Je peux vous assurer qu’il y en a de bien pire !

        2 autres commentaires
      • Cataphractaire
        Cataphractaire répond à le soudanais
        Keodedour ar bed
        • Posté à 00h11 le 26/11/2008
        • Internaute 58787
          Keodedour ar bed

        Malheureusement beaucoup de proviseurs ne sont plus issu de l’éducation nationale mais on une carrière administrative autre...

  • bonbon rose
    bonbon rose
    à croquer
    • Posté à 18h34 le 24/11/2008
    • Internaute 52604
      à croquer

    Ha les élèves qui gueulent et se bastonent
    En salle de permanence
    La bonne époque

    • chrisreal
      chrisreal répond à bonbon rose
      Prof Université
      • Posté à 19h04 le 24/11/2008
      • Internaute 10866
        Prof Université

      bonsoir
      et donc pour vous la baston intramuros enseignement, c’est uniquement le bon temps ? ? ? ! ! !
      eb bé c’est bien, vivement l’invasion des barbares qu’on arrête de se prendre les neurones pour l’éducation....un bon coup de serpe, et hop le plus fort l’emporte ! !
      chris

      • Coriolan-89
        Coriolan-89 répond à chrisreal
        Lutte pour la répartition des (...)
        • Posté à 17h12 le 26/11/2008
        • Internaute 55125
          Lutte pour la répartition des (...)

        Comme ça, là, j’aurais dit que c’était une blague... :)

    • karlM
      karlM répond à bonbon rose
      Précaire
      • Posté à 19h16 le 24/11/2008
      • Internaute 21378
        Précaire

      y a 30 ans, c’était pareil...moins en direction des adultes.
      obsession des programmes et de la compétition, pas d’éducation à la gestion non violente des conflits, exemple d’en haut d’argent facile de ceux qui n’ont aucune morale, moins d’encadrement educatif plus de cadres hiérarchique éloignés de la réalité qui professent des injonctions paradoxales.
      l’école est le triste reflet de notre société.

  • Infovite
    Infovite
    info-espress.over-blog.com
    • Posté à 19h12 le 24/11/2008
    • Internaute 8783
      info-espress.over-blog.com

    « Onze profs absents ce matin, record à battre. »
    Pourquoi ces nombreuses « absences » » ?
    Maladies ? Stages ? Autres raisons… ?
    « Onze profs absents et de la baston en salle de perm’ ! »
    Pourquoi un tel titre ? Un lien de causalité ?
    Toutes ces questions n’ont qu’un seul but : vous conduire à réfléchir sur le fait qu’il faut se méfier des « clichés » parfois involontairement produits.
    Ayant été, il y a quelques années surveillant dans un établissement dit « difficile » ; je me suis souvent retrouvé face à de telles situations et j’en mesure toutes les difficultés.
    Que de mauvais souvenirs concernant les dichotomies savamment entretenues entres les différentes catégories de personnels travaillant au sein d’un même établissement ?
    Personnels se renvoyant trop facilement la responsabilité de dysfonctionnements qui sont plutôt la résultante d’une organisation incohérente du système éducatif lui-même.
    Il est vital que les acteurs de la vie éducative dans un établissement scolaire aient une vision commune de leurs missions.
    Vision commune et complémentaire débouchant sur une solidarité de chaque instant pour un meilleur service auprès des apprenants.
    A l’heure d’attaques sans précédent contre l’école ; il est plus que jamais nécessaire de consolider une réelle et telle solidarité dans le travail et dans la lutte sociale pour construire indissociablement un outil éducatif plus performant et plus humain au service de l’avenir de nos enfants.
    Lien

    • Elaeudanl
      Elaeudanl répond à Infovite
      • Posté à 19h28 le 24/11/2008
      • Internaute 29603

      Onze profs absents... pour cause de grève jeudi dernier, je suppose, Infovite...

      • Infovite
        Infovite répond à Elaeudanl
        info-espress.over-blog.com
        • Posté à 20h21 le 24/11/2008
        • Internaute 8783
          info-espress.over-blog.com

        Onze profs présents donc.
        Merci.

      • romeotan
        romeotan répond à Elaeudanl
        4 juin 1989 : je n'oublie pas.
        • Posté à 21h08 le 25/11/2008
        • Internaute 17545
          4 juin 1989 : je n'oublie pas.

        greve=absence ? ? ? Chez les fonctionnaires uniquement^^ Pour moi la grève ça veut dire présence mais on ne travaille pas, voir on fait un piquet^^ visiblement chez les fonctionnaires la grève ça veut dire VACANCES^^ ridicule ! ! ! ! ridikulum, miserabilis^^(perso je veux bien faire grève et m’occupper de mon chez moi même si je suis pas pas payé un jour^^) le problème c’est que si je fais grève un jour je risque d’être viré^^

         
        • brnr
          brnr répond à romeotan
          __
          • Posté à 01h18 le 26/11/2008
          • Internaute 59447
            __

          « Pour moi la grève ça veut dire présence mais on ne travaille pas »
          au risque de vous décevoir nombreux sont les profs qui travaillent pendant leur grève. Ils travaillent pour que votre progéniture soit apte à prendre sa place dans la société.
          De plus vote remarque est ridicule. Auraient-ils fait leur piquet de grève dans la salle de permanence ?
          Ceux qui sont allé à l’école et ont profité de l’instruction donnée ont la réponse.

          • romeotan
            romeotan répond à brnr
            4 juin 1989 : je n'oublie pas.
            • Posté à 14h47 le 26/11/2008
            • Internaute 17545
              4 juin 1989 : je n'oublie pas.

            Aurisque de vous decevoir j’ai été à l’école et j’ai encore une bonne mémoire. Les jours de grève certains profs étaient noté malades (quelle coincidence !) et d’autres en grève, mais je n’ai vu aucun d’entre eux dans l’établissement. Ils travaillaient peut-être mais trés discrétement^^
            Au risque encore de vous decevoir, pendant mes études secondaires j’ai travailé avec des profs. Force a été de constater qu’hormis une minorité de profs, la majortité profitait d’une grève pour travailler à la rénovation de leur maison ou autre activité personnelle^^ Mais ce que j’ai vu de mes yeux ne vaut peut-être pas pour l’ensemble je le reconnais.
            Je ne voudrais pas non plus qu’on se méprenne sur ce que j’écris. Je reconnais beaucoup de qualité aux enseignants et je comprends souvent leurs revendications, mais pour ce qui est de la pratique de la grève, je les trouve parfois criticables, et ce n’est que sur ce point précis que vaut ce que j’ai écrit.
            Pour ce qui est du piquet de grève, en usine il se pratique à l’entrée de l’usine, je trouverai intéressant que les profs grévistes soient tous présents à l’entrée de l’école, ils pourraient ainsi mieux faire comprendre le sens de leurs revendications et montreraient en même temps qu’ils sont là et pas en train profiter d’une « grasse matinée ».

            • fred131
              fred131 répond à romeotan
              • Posté à 19h08 le 26/11/2008
              • Internaute 18014

              A titre perso, échec de la grève dans mon LP : 3 grèvistes pour 56 profs. Donc pas d’AG pour nous trois, ni piquets de grève.

              Restait le défilé à plus de 180km A/R de chez moi. Alors oui je suis resté à la maison.

              fred131

        • moravagine
          moravagine répond à romeotan
          Observateur désabusé
          • Posté à 06h29 le 26/11/2008
          • Internaute 30925
            Observateur désabusé

          Figurez-vous qu’il existe même des profs qui se déclarent en grève et qui font leur journée de travail quand même parce qu’ils avaient organisé quelque chose ce jour là, intervenant extérieur, visite ...

          Irresponsables les profs ?

          • romeotan
            romeotan répond à moravagine
            4 juin 1989 : je n'oublie pas.
            • Posté à 14h57 le 26/11/2008
            • Internaute 17545
              4 juin 1989 : je n'oublie pas.

            Je ne parle pas d’irresponsabilité.

        5 autres commentaires
  • Jaycib
    Jaycib
    Désagrégé de l'Université
    • Posté à 19h27 le 24/11/2008
    • Internaute 37053
      Désagrégé de l'Université

    Et le pion, il a pas eu un blâme de son principal pour excès de tolérance ? C’est surprenant !

  • Gandijyn
    • Posté à 19h42 le 24/11/2008
    • Internaute 30465

    Lacune de l’éducation nationale qui croit, à tort ou à raison de transmettre des savoirs dans un seul sens...
    Si le surveillant avait eu un soupçon de philosophie, peut-être que cela aurait amusé les gosses... au lieu de virer au vinaigre, mais il est vrai, c’est rare et difficile de trouver le vrai dialogue...

    Un exemple sur :
    - Lien

    et je vous suggère d’aller sur la 1ère vidéo, en bas à gauche de la page : « La pratique philosophique »
    (intéressant, malgré la longueur = 1h53’, mais quand on sait que son public est majoritairement des profs ! ! ! !)

  • m a i a
    m a i a
    aquoiboniste
    • Posté à 08h24 le 25/11/2008
    • Internaute 9081
      aquoiboniste

    La perm, les gamins qui se battent, ceux qui applaudissent, ceux qui veulent pas rester (ras le pompon des journées hachées), le surveillant esseulé, son salaire qui n’est pas tombé, les cpe trop loin, les chefs encore plus loin, les heures qui s’enchainent, juste entrecoupées par la surveillance des récrés et de la cantoche, les profs absents, les présents qui tiennent encore, les conseils de classes qui approchent, le collège bruyant puis tout vide et froid, « la nuit à 17h30, les engelures au bout des doigts »

    Ca sent l’sapin, ça sent l’sapin...

    (vivement le 25 au matin !)

  • talco
    talco
    étudiant
    • Posté à 20h18 le 24/11/2008
    • Internaute 59094
      étudiant

    j’ai moi aussi été pion dans un bahut. j’étais considéré par la direction comme un flic, rien de plus. on attendais de moi que je joue le role de celui qui surveille et qui punit. notre statut n’est il pas « assistant d’éducation » ? ou est passé le mot éducation dans ce cas précis ? on attend aucune pédagogie de la part des pions, alors qu’ils en font pour la plupart à chaque probleme rencontré !
    Sans compter que lorsque j’ai tenté d’outre passer le role auquel j’étais cantonné, j’ai été mis sur la touche...

  • kk
    kk
    au vert
    • Posté à 20h56 le 24/11/2008
    • Internaute 13480
      au vert

    L’était pas en grève le pion ?
    L’aurait du !

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 23h03 le 24/11/2008
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    Quelle courage pour bosser dans des conditions pareilles. C’est vrai : tu aurais peut-être du te mettre en grève toi aussi.

    • KIKI21000
      KIKI21000 répond à nemo3637
      retraité
      • Posté à 04h46 le 25/11/2008
      • Internaute 53190
        retraité

      Les surveillants ont-ils un (des) syndicat spécifique ?

      ont-ils le droit de faire grève sans crainte de sanctions ?

      Et que doit être une école avec le service minimum.

      Enseignant c’est un métier qui s’apprend, personne ne l’est spontanément.

      Sarkoland lieu où tout doit être policé, rentabilisé.

      • YAJ
        YAJ répond à KIKI21000
        enseignante retraitée, non (...)
        • Posté à 22h31 le 25/11/2008
        • Expert 3231
          enseignante retraitée, non (...)

        Les rares surveillants (ou MI-SE pour le langage de l’éduc) qui restent peuvent se syndiquer dans les syndicats d’enseignants. À la FSU c’est le cas.
        C’est un droit pour eux comme les assistants d’éducation qui les remplacent maintenant mais eux n’ont pas de statuts.

  • NaturallytheRacoon
    • Posté à 07h26 le 25/11/2008
    • Internaute 17494

    Je suis enseignant dans un collège de ZEP / zone sensible. Vos récits correspondent plus à des fantasmes qu’à la réalité que je rencontre quotidiennement.

    Vos personnages ne sont pas du tout crédibles : je n’ai jamais vu un principal se comporter ainsi devant les élèves.

    Si vous étiez vraiment surveillant, vous sauriez que les problèmes se règlent entre adultes, à l’abri du regard des élèves.

    • Ludik69
      Ludik69 répond à NaturallytheRacoon
      toxico de l'info
      • Posté à 09h49 le 25/11/2008
      • Internaute 48785
        toxico de l'info

      « Si vous étiez vraiment surveillant, vous sauriez que les problèmes se règlent entre adultes, à l’abri du regard des élèves. »
      C’est une règle d’or infaillible ? Un principal ne craque jamais chez vous ?
      J’ai déjà vu dans ma scolarité (et autant dans le public que dans le privé) des profs ou des surveillants se faire taper sur les doigts devant les élèves, c’est franchement pas malin mais ça arrive... Bon a part si vous enseigné dans le collège des Bisounours.

    • guerzit-
      guerzit- répond à NaturallytheRacoon
      Incomprenant majeur
      • Posté à 09h54 le 25/11/2008
      • Internaute 28472
        Incomprenant majeur

      Heureusement que votre omniscience vous permet de nous éclairer sur les fantasmes éhontés de ce triste individu qui s’imagine surveillant de collège. Et que vous pouvez par votre experience si riche nous éclairer sur la Réalité et la Vérité des établissements d’enseignement.

      A un moment j’ai eu peur que des cons puissent devenir chef d’établissement...

      • Avembe
        Avembe répond à guerzit-
        Enseignant
        • Posté à 11h07 le 25/11/2008
        • Expert 50055
          Enseignant

        sacré Guerzit, pas mal...Sérieux, z’avez fait mouche là ! ! En plein d’dans ! ! !

    • Yvon
      Yvon répond à NaturallytheRacoon
      marié
      • Posté à 11h29 le 25/11/2008
      • Internaute 22452
        marié

      Et bien si ça existe ailleurs ! ! !

    • OISANS38
      OISANS38 répond à NaturallytheRacoon
      retraitée
      • Posté à 19h54 le 25/11/2008
      • Internaute 47327
        retraitée

      J’ai été prof pendant 39 ans et j’ai vu ce genre de réaction d’un administratif. Je ne dirai pas souvent, mais quelquefois, c’est déjà trop. Je l’ai vu avec des profs, devant leurs collègues, et même parfois dans le dos du collègue concerné.

    • moravagine
      moravagine répond à NaturallytheRacoon
      Observateur désabusé
      • Posté à 06h32 le 26/11/2008
      • Internaute 30925
        Observateur désabusé

      lisez plus assidument la rubrique « couacs » du canard enchaîné,on y parle de temps à autres des exploits des chefs d’établissement de l’EN ...

  • Airbondi
    Airbondi
    instable
    • Posté à 12h17 le 25/11/2008
    • Internaute 59391
      instable

    Bien malheureuse cette histoire de surveillant... mais très surprenante.
    Les permanences où sont enseignées la « surveillance » et « l’ordre » sont finalement propices à ce genre de débordement.
    D’ordinaire, l’école impose aux élèves de s’affilier à son fonctionnement, à ses règles, mais elle prétend en retour offrir un accès au savoir, à la culture. Ce n’est pas le cas dans ces permanences ou il est simplement demandé à l’élève de respecter la règle.
    Très loin d’intégrer le travail en autonomie, ces élèves y perdent le sens de l’école.
    C’est pas rigolo d’être pion dans ces bahuts, mais pire pour les élèves de ne pas trouver de sens à l’école.
    Peut être faudrait-il envisager de former les pions pour qu’ils puissent proposer autre chose que de la surveillance et participer plus « armés » à la question commune de l’éducation comme le suggère infovite.

  • Laveur
    Laveur
    enseignant
    • Posté à 13h14 le 25/11/2008
    • Expert 53168
      enseignant

    Dans un collège, on ne parle pas de proviseur. Il faudrait enquêter de plus prêt à comment on recrute un chef d’établissement et à : Qui sont-ils ? Sont-ce les meilleurs qu’on retrouve au-dessus des profs ? Etaient-ils eux-même de bons professeurs ? Moi, je réponds non. Bien souvent ils ne savent pas gérer les équipes. Soit complètement débordés, soit autoritaires pour rien, alors qu’un prof n’a vraiment pas besoin d’un flic au dessus de lui ( suaf s’il est vraiment nul ) mais plutôt de soutien, un soutien inflexible. Or souvent les chefs se retrouvent le cul entre 2 chaises et font le tampon entre les profs et les élèves. La mode chez les parents ? Contester tout. La moindre observation donnée à leur cher enfant qui est par avance irépprochable est sujette à chicane.

    ETC ETC

    Ca m’a fair t bien rire de lire, je cite :

    « pas d’éducation à la gestion non violente des conflits »

    Donc le but, ce n’est plus de transmettre un savoir ( trop ringard ) mais serait de désarmocer les conflits. Ca tombe bien, un prof c’est ce qu’il fait à peu près toute la journée. Les élèves chicanent, contestent, ce croient le centre du monde. Et les parents vous remettent une petite couche par dessus, confortés dans ce droit qu’ils n’ont pas quand le prof est compétent : se méler de ce qui se passe en classe. Il y a aujourd’hui des parents qui vous demandent rendez-vous pour essayer de grapiller 1 point sur la copie de leur enfant. Pour 1 point, ils mettent à mal la relation entre le prof et l’élève, ici leur enfant. Les parents sont devenus fous. Qu’est-ce qu’un prof demande lui à un parent.
    C’est très simple. Tous les soirs de sortir avec lui le cahier de texte et de surveiller que son enfant travaille et apprenne ses leçons. Et ça ils sont combien à le faire ? Le savez-vous ? Avez-vous une idée. Nous vivons dans une société où des parents sont persuadés que leur enfant ira de toute façon en seconde alors que cela fait 4 ans qu’il n’a pas la moyenne ni en français, ni en math. Ou alors pire, il a 10 en français, mais ce 10 ne veut absolument rien dire, car cet enfant est illétré ou en tout cas, il ne sait pas écrire une rédaction au passé. Le système-temps lui échappe, il ne connaît pas sa conjugaison. Donc il ne sait pas écrire. La ponctuation est très approximative. Il ne répond pas aux consignes. Et on les envoie en seconde. Certains parents s’aperçoivent en 3ème que leur gosse n’a pas le niveau, en tout cas c’est ce que disent ses profs. Et ils sont très étonnés.
    Evidemment il n’y a pas que ceux-là, mais comme leur nombre va croissant, je vous les présente comme un symptôme, le symptôme de l’école d’aujouird’hui...

    • OISANS38
      OISANS38 répond à Laveur
      retraitée
      • Posté à 19h59 le 25/11/2008
      • Internaute 47327
        retraitée

      Il faudrait apprendre à lire ! Il a écrit principal.

  • Laveur
    Laveur
    enseignant
    • Posté à 13h45 le 25/11/2008
    • Expert 53168
      enseignant

    Je reprends mon ancien post, qui déjà était long.

    Je suis prof de français en collège. J’ai demandé à mes collègues de demander aux petits sixième dès leur arrivée de conjuguer ETRE et AVOIR aux quatre temps simples de l’indicatif ( Présent, imparfait, passé simple et futur ). J’aurai mieux fait de me contenter du présent.
    Résultats : 49 élèves sur 83 ont fait au moins 2 fautes au présent des verbes ETRE et AVOIR. Est revenu en boucle : nous étons, par exemple. Donc dans mon collège ( qui n’est pas en ZEP ) les élèves, quand ils rentrent en sixième, ne font pas la connexion entre l’énoncé « conjuguer ETRE aux 6 personnes du PRESENT “ et l’emploi qu’ils en font dans la vie. A ces élèves, quand on leur demande : Aujourd’hui, ETRE EN COLERE, comment tu dis, aujourd’hui, je suis... ‘ Et bien il peut répondre : j’étais . Et là les bras vous en tombent. On peut évacuer ça sur l’instit. On peut aussi ( sans oublier la place de la primaire ) se demander comment cela est possible. Les élèves dont je parle n’ont pas de mémoire. Ce n’est pas à vie, mais là pour l’instant ils sont voués à rater entièrement leur scolarité. Outre quelques cas graves de dyslexie ou autres maux fonciers, ces élèves n’ont jamais été en mesure de mémoriser une leçon. Ils ne l’ont jamais fait.
    Il est à rappeler que les devoirs en primaire sont hors-la-loi. ( Pas les leçons, mais bon, on dirait que ça va de pair ). Et leurs parents n’ont jamais pensé à s’alerter. Il faut dire que l’on fait passer tout le monde ( et que quand on redouble c’est pire ). Certains d’entre n’en ont rien à carrer de l’école. D’autres n’ont pas compris ce que voulait dire la magnifique périphrase : EN COURS D’AQUISITION sur les bulletins. ( 3 cases au lieu de 2, c’est la case de la démagogie, du camouflage ).

    Notons que les élèves qui eux arrivent avec de la mémoire peuvent être vraiment excellents à tous les niveaux, travail et comportement.

    La viloence est intolérable dans les établissements scolaires. Plus l’échec scolaire est important, plus l’élève aura tendance à faire le con. C’est pas dur à comprendre, ça ? Certes on peut toujours faire des stages de Tai-chi ou la méthode canadienne de la gestion des conflits. Mais on peut aussi parler sérieux, non ? Que la droite ait comme volonté de détruire l’école publique, ça ne devrait surprendre personne, mais que la Gauche y participe, ça, ça nériterait au moins débat. Ségolène Royal s’est présentée comme spécialiste des l’éducation nationale quand elle a affronté Sarkozy. A-t-on entendu une seule parole de bon sens ? A-t-elle parlé de ce qui se passe dans une classe ? Que se passe-t-il dans une classe au juste ?

    Moi je dirais ( rapidement ) qu’il y a ces deux types d’élèves et qu’aujourd’hui on ne peut pas faire un cours qui profitera à tous. Quelque fois on ne peut tout simplement pas faire cours. Ou en tout cas on perd beaucoup de temps à faire le flic face à des enfants qui se croient tout permis, qui pensent que tout est matière à discussion. Je ne parle pas ici par exemple de parler de la gravitation selon Newton ou encore de l’évolution des espèces selon Darwin, non je vous parle d’enfants qui n’ont pas les moyens, les outils pour comprendre quoi ce ce soit à un cours qui devient complexe. S’étonnera-t-on de voir ces élèves semer la pagaille ? Face à eux il n’y a aucune discussion possible. D’autres, qui ont aussi un niveau épouvantables, ne sont pas portés à la rébellion, ils choisissent le retrait, ils dorment les yeux ouverts, leur cerveau n’irrigue plus.

    Donc dans chaque établissement, on a très schématiquement ces 2 types d’élèves. 4 élèves insupportables dans une classe peuvent vous foutre en l’air l’année. C’est pourquoi aujourd’hui on fair choisir aux élèves ( aux parents ou pas ) une option dès la sixième. Latin pour les parents qui se soucient des résultats ou qui font mine de et rien pour ceux qui s’en foutent, ou n’ont pas les clés.

    Une école à 2 vitesses.

    Les bons élèves fuiront-ils tous dans le privé ? C’est bien parti. Ne serait-il pas plus important de tout faire dès le CP pour les élèves qui doivent se débrouiller tous seuls et qui actuellement n’ont aucune chance d’atteindre la seconde, j’ai bien dit aucune ?

    Ce n’est pas aux instituteurs de faire ça . Si c’est une corvée, ça ne marchera pas. Ils donnent déjà des cours. Et pourquoi pas de vrais profs de français dans les écoles primaires. Un instit qui a une licence d’EPS est-il qualifié, après un an de stage ( IUFM ?) à enseigner le français ? Moi je réponds : non. Aujourd’hui il vaudrait mieux tout axer sur le français et le plus tôt possible. Pardon pour l’EPS

    • sportprof
      sportprof répond à Laveur
      • Posté à 23h42 le 25/11/2008
      • Internaute 20677

      Cher Laveur
      Apparemment le CAPES de français ne protège pas beaucoup mieux qu’une licence d’EPS... des fautes d’orthographe, de conjugaison, ou d’erreur d’interprétation pédagogique. J’ai noté, sans exhaustivité, dans votre texte :

      j’aurais mieux fait (le conditionnel s’impose)
      mettre le c à acquisition
      accorder niveau et épouvantable
      ne pas commencer une phrase par une conjonction de coordination, e.g. « Et leurs parents n’ont jamais pensé à s’alerter. »

      Il est aussi possible que les élèves ne répondent pas correctement à la question « être aujourd’hui en colère » à cause d’une incompréhension de la question elle-même. Les élèves cherchent à répondre concrètement à une question abstraite : dire « je suis en colère » alors que je ne suis pas dans un état de colère n’est pas évident pour un élève de sixième (c.f. Piaget). C’est un phénomène classique.

      Ah ! le latin n’est formellement enseigné qu’à partir de la cinquième depuis déjà fort longtemps.
      Je suis aussi très perplexe sur l’irrigation sanguine du cerveau, il me semble,naïvement, que le cerveau est, ou non, irrigué. Je ne crois pas « qu’il n’irrigue plus ».

      En résumé, je suis stupéfait de votre incompétence et doute fortement que vous puissiez exercer.

  • léo solo
    • Posté à 14h11 le 25/11/2008
    • Internaute 2483

    « Je sens le sol s’ouvrir sous mes pieds. Encore six heures à tenir. »

    Là faut penser à changer de métier
    ou
    oui
    ou
    commencer une formation

    • Yahoort
      Yahoort répond à léo solo
      Déserteur
      • Posté à 17h06 le 25/11/2008
      • Internaute 54302
        Déserteur

      Extrait des statuts des surveillants d’externat :

      « Art. 2 . - Ces fonctions, essentiellement temporaires, sont réservées aux candidats âgés de dix-neuf ans au moins, se destinant aux carrières de l’ enseignement et titulaires du brevet supérieur ou du baccalauréat. Elles cessent de plein droit après six ans de services effectifs pour tous les surveillants ou surveillantes. »

      donc, « changer de métier » => remarque un peu à coté de la plaque, les surveillants sont généralements des étudiants, on n’est pas surveillant de carrière. C’est (entre autres choses) ce qui les distingue de policiers.

      « commencer une formation » => A coté de la plaque aussi. Ah bin, pour la même raison, tiens.

      • moravagine
        moravagine répond à Yahoort
        Observateur désabusé
        • Posté à 06h38 le 26/11/2008
        • Internaute 30925
          Observateur désabusé

        Actualise tes connaissances ! Tu parles des MI-SE maîtres d’internat, surveillants d’externat. Remplacés par les adjoints d’enseignement, recrutés par le chef d’établissement. Critères de recrutement ? Aucun, le Sénat ayant retoqué la proposition PS de recruter en priorité des étudiants. Dans certains cas (ponctuels je l’espère), c’est la femme du principal qui est recrutée (faut bien un peu d’argent de poche)ou sa maîtresse pour avoir un peu de réconfort sous la main. Il faut bien avouer que les préoccupations pédagogiques sont bien éloignées de tout cela.

    • OISANS38
      OISANS38 répond à léo solo
      retraitée
      • Posté à 20h03 le 25/11/2008
      • Internaute 47327
        retraitée

      « Pion », (ou plus encore de nos jours « assistant d’éducation ») n’est pas un métier.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 15h00 le 25/11/2008
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Sympa l’école d’aujourd’hui, ça laisse bien entrevoir les perspectives d’avenir : clochard ou taulard.

    Une gifle et debout face au mur du fond pendant une heure, c’est passé de mode ? C’est vrai, ça rendait les gens un peu moins stupides et c’est pas bon pour la société...

    Quand je vois tous ces témoignages sur l’éducation nationale, je me demande bien pourquoi je me fais chier à sauver la banquise... quand on voit la gueule de la génération future !

  • paconform
    paconform
    parent
    • Posté à 15h33 le 25/11/2008
    • Internaute 53682
      parent

    Bonjour,
    Je remarque une fois de plus que les messages relèvent principalement le fait que la hiérarchie a été bousculée (le grand chef aurait dû soutenir le petit chef et les élèves devraient être contraints d’obéir aux adultes, à tous les adultes (selon la formule Fillon-).
    Je préfèrerais que tout le monde se mobilise pour bien connaître le (ou les) véritable problème et pour traiter ce (ou ces) vrai problème.
    Pour moi ce problème c’est avant tout celui de la santé psychique (mais aussi physique) des enfants/ados qui est beaucoup trop mauvaise ; et cette mauvaise santé est imputable exclusivement aux adultes (qui font subir aux enfants, de la conception jusqu’à l’âge adulte, un parcours parfaitement délétère.
    Bien sûr, en temps que responsables du fonctionnement des institutions les personnels payés pour ça ne peuvent que rechercher l’obéissance des enfants/ados qui leur sont confiés, et les parents quant à eux ne peuvent qu’espérer que les adultes gardiens fassent effectivement leur travail.
    Tant que nous resterons dans cette optique il n’y aura aucune amélioration possible et le même parcours, sans doute aggravé, est promis aux enfants qui naissent aujourd’hui de sorte que le nombre des handicapés graves du psychisme qui sont à peu près 20 à 25 % de la population aujourd’hui augmenteront progressivement jusqu’à compter plus de la moitié. On peut supposer que notre société ne le supportera pas.
    C’EST DE CELA DONT IL EST QUESTION ;

    • Yahoort
      Yahoort répond à paconform
      Déserteur
      • Posté à 16h55 le 25/11/2008
      • Internaute 54302
        Déserteur

      Bonjour,
      j’ai du mal à saisir le fond de votre propos.
      Quel est donc ce parcours « délétère » dont vous parlez ? Les 4 heures de mathématiques par semaine ? Les cours de français ?

      « Tant que nous resterons dans cette optique » => De même, je ne vois pas de quelle optique vous parlez... L’optique de faire respecter une discipline dans une salle de classe/permanence ?

      Enfin, la notion de « handicapé du psychisme » me laisse perplexe, mais c’est certainement dû à ma profonde ignorance en matière de psychologie.

      Essayant malgré mon incompréhension de tirer des idées de mesures concrètes pour sauvegarder le psychisme de ceux qui paieront un jour nos retraites, j’ai trouvé deux grands axes d’action possibles :

      - Peut-être pourrait-on donner des cours de bien-être psychique aux jeunes, dans le tronc commun de connaissances ? Du yoga, ou du Tai-chi ? Evidemment, si certains petits fouteurs de merde s’amusent à lancer leur gomme sur le prof de méditation, on n’aura plus d’autre choix que de prendre des mesures disciplinaires. Zut on se mord la queue.

      - ou alors abolir complètement l’Education Nationale, qui n’est qu’une gigantesque machine à mettre des mauvaises notes et à blesser le psychisme de nos enfants, et faire assurer leur éducation, soit par leur mère, qui prendra désormais des congés maternité de 18 ans, soit par des précepteurs, qui seraient éventuellement attaquables en justice en cas de violences psychiques entrainant une Interruption Temporaire de Bonheur de plus de deux jours.

      Bon, y’a du boulot...

      • paconform
        paconform répond à Yahoort
        parent
        • Posté à 19h54 le 25/11/2008
        • Internaute 53682
          parent

        Bonsoir Monsieur YAHOORT,
        Je m’empresse de vous rassurer sur vos possibilités : vous ètes en effet l’une des rares personnes qui envisagent des alternatives à la situation actuelle ; bien sincèrement : bravo !
        Malheureusement, vous me posez des questions auxquelles vous répondez aussi sec, sans attendre que je vous ai lu ; de cette façon vous ne pouvez que continuer à avoir du mal à saisir le fond de mes propos.
        Je vais essayer cependant de vous donner mes explications, mais je sais déjà que la tâche sera rude, d’autant plus qu’il s’agit en effet, comme vous l’avez suggéré, de remettre beaucoup de choses en cause (sujet très vaste).

        1- le parcours délétère ;
        les besoins des enfants et ceux des parents sont contradictoires, or on subordonne les besoins des premiers à ceux des seconds ; exemple : un bébé ou jeune enfant ne doit JAMAIS être réveillé, presque tous le sont ; il ne doit pas subir de stress répétés, or certains pleurent à la crèche ou à l’école maternelle pendant quinze jours, un mois, des mois, (ils finissent par s’y faire m’a dit un parent).
        Le cerveau des nouveaux-nés double son poids la première année après la naissance et les connexions sont orientées par le milieu ; c’est pendant cette période que s’enregistrent les ressentis qui ressortiront plus tard, c’est là que l’enfant malmené perd ses capacités à l’empathie et acquiert celles d’être violent.
        Il y a beaucoup, beaucoup plus à dire mais je m’en tiendrais là.

        2-« Tant que nous resterons dans cette optique » ;

        il s’agit de l’optique autoritaire ; je cite un enseignant, B.DEFRANCE : « et toute structure institutionnelle qui, dans son fonctionnement, contraint les acteurs au face à face et au rapport de force est évidemment destructrice des personnes ; soumettre un autre ou se soumettre à un autre c’est renoncer à l’humanité en soi-même ».

        3- » handicapé du psychisme » ;

        Comme tout un chacun vous avez dans votre entourage et vos relations des personnes qui souffrent et font souffrir leurs proches et qui ont des parcours chaotiques allant de difficultés relativement mineures aux tueurs en série ou dictateurs sanguinaires pour ceux qui sont plus violents que déprimés, Ces handicapés du psychisme ne se voient pas aussi bien que les handicapés physiques mais je me risque à les chiffrer à 20/25 % de la population, pourcentage que j’ai vérifié sur un secteur géographique réduit que je connaît très bien.

        Vous avez raison aussi dans votre conclusion : il y a du boulot... si on décide d’agir pour que plus d’enfants arrivent à l’âge adulte en bonne santé psychique (et physique parce que les deux sont liées).
        En ce qui concerne les relations adultes-enfants, nous ne sommes pas encore civilisés.

         
        • Yahoort
          Yahoort répond à paconform
          Déserteur
          • Posté à 23h31 le 25/11/2008
          • Internaute 54302
            Déserteur

          Ne vous inquiétez pas, je reviens vous lire :)

          L’analyse que vous proposez est intéressante, cependant vous parlez surtout de traumatismes liés à la très petite enfance.

          Faut-il encore chercher à tout prix à éviter de choquer un adolescent de 12/13 ans ? N’y a-t-il pas un âge où, s’il ne respecte pas certaines règles, il lui faut subir une sanction ?

          • paconform
            paconform répond à Yahoort
            parent
            • Posté à 12h40 le 26/11/2008
            • Internaute 53682
              parent

            La solution raisonnable tient dans la prévention : il faut proposer aux enfants une éducation différente, dans le sens que j’ai très très sommairement évoqué.
            Le but à atteindre c’est d’éviter d’avoir à sanctionner vers 12/13 ans, (et aussi avant et après).
            C’est dire qu’il faut que le regard que l’on porte sur l’enfance et sur la famille se transforme très sérieusement.
            Je dois vous dire que je n’ai JAMAIS puni mes enfants ; le dernier aura dix sept ans fin décembre et je suis très très fier de lui en raison de ses qualités humaines et de ses capacités (notamment sa créativité et son autonomie) liées à sa parfaite santé psychique,

            N.B. « Vous parlez surtout de la petite enfance »
            Parce que c’est la clé principale, le système nerveux se construit surtout pendant les six premières années (sept avec les neuf mois in utero) ; bien sûr, il est encore possible de porter plus ou moins gravement atteinte au psychisme d’un enfant après l’âge de six ans !

  • Yannick-007
    Yannick-007
    Tecky d'ordi a A'Dam !
    • Posté à 16h49 le 25/11/2008
    • Internaute 41126
      Tecky d'ordi a A'Dam !

    J’ai ete pion dans les annees 90 dans une ecole catho privee dans un petit village.
    Je me souviens d’etudes que j’ai eu, avec 200 eleves le Samedi matin... Pas un bruit, tous au travail.
    Je n’etais meme pas un des pion les plus respecte.
    Mais on avait une administration qui nous soutenais, de vrai surveillants generaux, des eleves respectueux.
    Juste pour dire que c’est possible.

    Je compatis avec les surveillants de banlieu de cet article. Quel gachi pour cette jeunesse... Mais que faire ? C’est tout un system qu’il faut changer....

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