Avec la crise, la France moisie est de retour

Pierre-Louis Basse
Journaliste
Publié le 26/11/2008 à 17h57

Avec la crise, elle refait le plein de carburant. Sonnez trompettes. C’est le destin des rats. Ils ne trouvent la lumière que dans l’obscurité des temps. Recettes connues depuis belle lurette.

Depuis Charles Maurras qui s’égosillait à la Chambre, que le malheur venait des juifs et des francs-maçons. Montez le son. Tendez l’oreille. Lisez. Rien n’a changé. Un peuple souffre. Le chômage cogne. La gauche se crêpe le chignon. Le PS explose. On se gave sur le pont des premières. La justice est violée dans l’ombre, pour un héros de pacotille.

L’individu doit en savoir un bout, pour que notre démocratie courbe ainsi l’échine. A l’étage inférieur, dans les bois de banlieue, ça commence à souffler. Des gosses de 20 ans sont à la rue, à défaut de pouvoir payer leurs études.

Dans les grandes surfaces, les vieux comptent leurs pièces jaunes. Dans les caves des quartiers, quelques criminels font leurs affaires à coups de fusils à pompe. Ils seront les kapos de demain.

Dans les bouches, les dents ont tendance à se gâter. On se soigne de moins en moins. Alors on remet le couvert : c’est la faute au voisin, l’arabe, l’étranger, le sans-papier. Oh, bien sûr, la haine du juif… Mais plus bas… A mots couverts… Ou bien en fin de banquet. Entre amis qui n’ont pas désintégré la cause.

La tristesse de Claude Lévi-Strauss

Il paraît que notre Président a liquidé le Front national pour mille ans. Liquidé, ou absorbé ? Sans vouloir jouer sur les mots, ça n’est pas la même chose. Soit on liquide. Soit on absorbe. Avec le risque tangible que les égouts se mettent brutalement à déborder. Il faut faire attention avec les canalisations. Elles explosent sans y prendre garde.

Un peu comme un ministre qui réclame un public « sain » dans les stades, parce que « La Marseillaise » a été sifflée. Moi, je suis comme Patrick Besson :

« J’avais cru comprendre que le nationalisme était une valeur démodée, une contre-valeur… »

J’avais tort. L’autre jour -mais pour une fois, c’était la nuit, sur Arte- Eric Zemmour, animateur des temps modernes, soutenait ferme sa théorie des races. Très sérieux le jeune homme.

Face à une telle fange, on imagine la tristesse de Claude Lévi-Strauss le jour de ses cent ans. Tout ce chemin parcouru pour voir ça. Mais Claude Lévi-Strauss ne regarde pas la télévision. Avec ou sans pub. Ouf ! Et Marine Le Pen, l’avez vous vue venir ? Ou disons, revenir.

Moi, je l’ai vue plusieurs fois ces derniers jours. Il y a même un nouveau collègue à ses côtés. Ancien Communiste. Ils font la paire. Vichy déguisé en femme d’affaires. Et Moscou la gâteuse. Il faudrait inventer une télévision privée de son.

Le retour de la petite musique de chambre des années 30

« Puisque Chirac a laissé partir ce que Barrès appelait ’la France poignardée’, il faut la récupérer en lui parlant d’immigration et de sécurité, mais surtout de ce qui la fait vibrer : la nation, l’identité, la famille. En clair, des ’valeurs’. » Vous savez quoi les amis ? C’est le nouveau conseilleur à la mode, de l’Elysée qui le dit. Je l’ai lu cette semaine dans le Nouvel Observateur.

Ah, chère France éternelle… Cette terre qui ne ment pas… La petite musique de chambre des années 30 est de retour. Même qu’il faut respecter son érudition à ce monsieur. Son analyse. Et son art du débat.

Maurras, Barrès, Villiers, hou là là, mes amis, on sait depuis longtemps comment ça commence ce genre d’histoire… Je vous le dis tout net. Quand ça va mal, c’est toujours ce qu’ils trouvent, histoire de nous distraire de l’essentiel. « Grands appareils d’illusion... »

Moi, je n’y peux rien. Je ne goûte jamais mon plaisir d’adolescent. Dans ces déballages patriotiques et ces eaux troubles, relisons ensemble le Paul Nizan d’« Aden Arabie ». Celui qu’il faut aller voir d’urgence au Théâtre de la commune d’Aubervilliers. Ne serait-ce que pour respirer enfin un air désintoxiqué.

Oui, relire Nizan plutôt que le fiel de Maurras ou Barrès. Chacun son camp n’est-ce pas ? « La bourgeoisie gave ses intellectuels dans des mues, pour qu’ils ne soient pas tentés d’aimer le monde. »

Addendum, le 27/11/2008 à 15h45. A aucun moment dans mon article, je n’affirme que Charles Maurras fut député ou sénateur. J’aurais du écrire : « devant la chambre ». Le 13 février 1936, en effet, lors des funérailles du célèbre nationaliste monarchiste Jacques Bainville -à quelques centaines de mètres de la Chambre- les militants d’Action française fêtent à leur manière les appels à la haine de leur mentor, contre les métèques et les juifs. Ce jour là, Blum, frappé, est tout près d’être lynché. Maurras assiste aux funérailles. Merci de votre rigueur.

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  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 18h12 le 26/11/2008
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    belle analyse, avec un trait un peu fort.
    Les mêmes causes produisent les même effets. Quoique le monde, les mentalités ont évoluées, voyons si les réflexes aussi.
    Pour l’instant il est un peu tôt pour en tirer une conclusion, une leçon.

    • anini
      anini répond à pablico
      terrienne de souche !
      • Posté à 09h52 le 27/11/2008
      • Internaute 51759
        terrienne de souche !

      Votre espoir d’évolution des mentalités vous honore mais à l’heure de la désintégration des familles et de l’abandon des solidarités ne seraient ce qu’ intergénérationnelles ,je ne suis pas très optimiste !

  • lioe
    lioe
    berlin
    • Posté à 18h25 le 26/11/2008
    • Internaute 6423
      berlin

    Bonsoir

    tres bon article qui resume tres clairement la situation.

    Pendant des années Sarkozy et ses amis se sont évertués a designer un responsable qui expliquerait leur faillite politique, L ETRANGER ! , cette manipulation politique s est fait sans avoir retenu la leçon du passe. Aujourd hui la crise est la, et cette politique risque de devenir incontrôlable.
    Cette musique des années 30 qui s était retrouvé dans des camp avec du ARBEIT MACHT FREI ne se finira pas de la même manière.
    Cette musique des années 30 finira par un bon morceau de techno-house parce que cette fois ils ne monteront pas dans les trains.

    On appellera cela comme on voudra, guerre ou révolte civile, mais il faudra se tourner a ce moment la vers les vrais responsables !

    • ganima
      ganima répond à lioe
      chomeur de longue durée furtur (...)
      • Posté à 18h58 le 26/11/2008
      • Internaute 55513
        chomeur de longue durée furtur (...)

      Bonsoir,

      On appellera cela comme on voudra, guerre ou révolte civile, mais il faudra se tourner a ce moment la vers les vrais responsables !

      Qui sont ?

      Vas y fini tes phrases !

      • lioe
        lioe répond à ganima
        berlin
        • Posté à 19h03 le 26/11/2008
        • Internaute 6423
          berlin

        Bonsoir

        Il suffit de lire la premiere phrase, et vous aurez la reponse a votre question

    • charles18
      charles18 répond à lioe
      etudiant
      • Posté à 08h27 le 28/11/2008
      • Internaute 60429
        etudiant

      etes vous sur de ce que vous avancez ? pensez vous réelement que le gouvernement sarkozy est anti immigrés ? etes vous au courant que’il n’y à jemais eu autant d’immigration dans notre pays en se moment ? nous sommes devenu un ays à la merci des mafieux esclavagistes qui envois des africains en europe en leurs faisant espéré à un eldorado malheureusement inexistant ! vous etes pour l’axeptation des clandestins dans notre beau pays je suppose, mais seriez vous d’accord pour accueillir un clandestin avec toute sa famille chez vous, le nourir et tout ce qui va avec pendant plus de 50ans ? je ne crois pas ! et bien c’est pareil pour notre pays, c’est pas que nous ne voulons pas, mais nous ne pouvons pas !

      • lioe
        lioe répond à charles18
        berlin
        • Posté à 09h33 le 28/11/2008
        • Internaute 6423
          berlin

        Bonjour Charles

        Je ne suis sur de rien, et pas plus que sur ce que vous avancez.

        Depuis début 2000 Sarko et ses amis désignent l immigre, l étranger le clandestin responsable de tous les problèmes de la France(facile et cela détourne l attention de l essentielle).
        Mais je voudrais d abord corriger quelques imprécisions de votre part.
        - La France pour l immigration clandestine est devenu un pays de transit, la majorité veulent aller en Angleterre.
        -Ces clandestins ne sont pas manipules par des esclavagistes, ils paient tres cher des passeurs sans scrupules
        -Qui vous parle d accueillir des gens chez vous et de les nourrir ? Ces gens ne viennent pas par plaisir, ils ne cherchent pas l eldorado, ils veulent simplement avoir accès au minimum vital pour avoir une vie décente, s éduquer manger et avoir un toit !
        -Je considère que ne pas aider ces gens relève de la non assistance a personne en danger, mais malheureusement il n y a pas de tribunaux internationaux pour cela !
        -Je paie moi aussi des impôts comme vous dans votre beau pays-comme vous dites- et je préfèrerais qu il soit utiliser a aider ces gens qu a servir je ne sais quels intérêts politico-economiques a l étranger qui coûte la vie a des soldats et de l argent

        Votre commentaire est exactement le résultat escompte par la politique de votre gouvernement.

      • michel 13
        michel 13 répond à charles18
        • Posté à 14h12 le 28/11/2008
        • Internaute 49378

        Avec un tel discours les thèses racistes et xénophobes développées par le fn (et tant d’autres) ont encore de beaux jours devant elles.
        Bravo pour cet article de P. L. Basse, cela fait du bien, car le monde qui nous entoure pue bien trop souvent.

  • fred.manuli
    fred.manuli
    Journaliste
    • Posté à 18h27 le 26/11/2008
    • Journaliste 57231
      Journaliste

    Un seul mot : EXCELLENT ! Bravo Piere-Louis

  • sefero49
    sefero49
    Soldat mugissant
    • Posté à 18h33 le 26/11/2008
    • Internaute 12260
      Soldat mugissant

    Et Sarkozy remonte dans les sondages en faisant semblant de pouvoir nous sauver de la crise....
    « Le sauveur de la France »... Ça ne vous rappelle rien ? ?
    Si les sondages avaient existés en 1940, je suis sur que le chef de l’état de cette époque aurait été au plus haut.
    Tristes époques...

  • zapruder
    • Posté à 18h52 le 26/11/2008
    • Internaute 27011

    « Il faudrait inventer une télévision privée de son. »

    Géniale idée ! Merci Pierre-Louis.

  • Pas lolo
    Pas lolo
    fasciné
    • Posté à 19h02 le 26/11/2008
    • Internaute 29635
      fasciné

    et le Nizan des « chiens de garde ». On peut le relire aussi ?

  • Jonas2
    Jonas2
    Les mouches ne me trouveront (...)
    • Posté à 19h14 le 26/11/2008
    • Internaute 19359
      Les mouches ne me trouveront (...)

    Un régal de vous lire Pierre-louis Basse.

    L’occident, fort de ses quatre siècles de domination, ne sera bientôt plus le centre de gravité du monde qui se dessine.
    Ceux qui vivent cela comme un déclin en appellent à « la petite musique de chambre des années trente ». On exorcise ses peurs comme on peut. Les obsédés du pouvoir l’ont parfaitement compris qui savent exacerber ces inquiétudes afin de mieux se présenter comme les seuls capables d’arrêter l’inexorable.

    C’est moins la démocratie qui courbe l’échine que la bêtise qui donne des coups de menton. La veulerie s’émancipe et les penchants les plus réacs se banalisent.

    • zx600
      zx600 répond à Jonas2
      • Posté à 00h09 le 27/11/2008
      • Internaute 14825

      Pour un texte plein d’esprit de P-L Basse sur Rue89, combien d’éditoriaux dictés par l’Elysée d’Askolovitch, combien d’interviews orientées de JP Elkabbach sur Europe1 ?

      La petite musique, on l’entend un peu trop à la radio.

  • cybêêle
    cybêêle
    gasconne
    • Posté à 19h14 le 26/11/2008
    • Internaute 46484
      gasconne

    Oui, relire Nizan, mais aussi Sartre, Camus, « Tristes tropiques » du centenaire Lévi-Strauus. Slogan du CPE (2005) : « Eteignez vos téléviseurs et allumez vos cerveaux ». J’ose croire que ce pays compte encore assez d’humanisme, d’intelligence et d’esprit critique...Sans quoi le vieil homme l’emportera et le XXI ème siècle une réplique du précédent.

    • marc44
      marc44 répond à cybêêle
      • Posté à 21h03 le 26/11/2008
      • Internaute 24488

      Les gens éteignent leur téléviseurs et allument internet.
      C’est pourquoi Sarkozy et Morano élaborent une stratégie pour la maîtrise d’internet. Le soutien public à la recherche finance des masses de travaux d’industriels amis pour cela (c’est du vécu), les bras m’en tombent. Quand les technos seront à maturité, internet alimentera edvige automatiquement, c’est bien l’idée (on ne va pas payer des stagiaires à fliquer, faut automatiser...)

    • mechante langue
      • Posté à 09h45 le 27/11/2008
      • Internaute 28480

      « J’ose croire que ce pays compte encore assez d’humanisme, d’intelligence et d’esprit critique »

      Sartre un esprit critique et humanisme ? Ouf !
      Il a adheré ou il s’est montré complaisant a l’egard de tous ls barbarie du XXeme siécle

  • mao-tse-toung-
    mao-tse-toung-
    grand démocrate réformateur
    • Posté à 19h20 le 26/11/2008
    • Internaute 41681
      grand démocrate réformateur

    Que proposez-vous ?
    On accueille tout le monde ?
    Déjà qu’on ne peut pas s’occuper de ceux qui souffrent ici .
    Il faut arrêter l’utopie, c’est cela qui développe ce sentiment anti étranger, le fait qu’ils soient plus et mieux défendus que les français .
    Et ne venez pas dire que c’est faux, il y a beaucoup plus de manifestation en faveur des sans papier, que pour les chômeurs et autres malheureux qui subissent le situation seuls dans leur coin .
    Alors les responsables, pas seulement Sarkozy et sa clique, las associations irresponsables aussi, qui prônent l’immigration à outrance, pour une dissolution dans un grand melting pot, unicolore et sans saveur ! ! !

    • Etoile polaire
      Etoile polaire répond à mao-tse-toung-
      Bipolaire
      • Posté à 19h54 le 26/11/2008
      • Internaute 57421
        Bipolaire

      « On ne peut pas » ! !

      On ne VEUT pas s’occuper de ceux qui souffrent, ici comme ailleurs...
      Question de priorités, combien de fois faut-il le répéter ? ? Ouvrez les yeux bon sang ! !

      Merci à J.L. Basse, son écriture non journalistique fait passer l’essentiel...

      Demain, qui d’entre nous sera touché ?

    • antonh
      antonh répond à mao-tse-toung-
      curieux
      • Posté à 14h40 le 27/11/2008
      • Internaute 50096
        curieux

      ben ça dépend, si c’est des banquiers, on peut trouver une solution...
      responsable : le capitalisme qui favorise une petite minorité au détriments de la collectivité...
      quand les humains comprendront que c’est un problème global, on avancera.
      pour moi, l’arrivée d’immigrés en france ne traduit qu’une chose : « nous ne sommes pas bien chez nous, nous ne pouvons rendre heureux ceux que nous aimons, nous acceptons de nous jeter dans l’inconnu pour les sauver, eux, ceux que nous aimons ». mes grand parents paternels sont arrivés en 1923 pour les meme raisons, je me fouts de la religion, je suis solidaire avec ces gens ! ! !

      • Etoile polaire
        Etoile polaire répond à antonh
        Bipolaire
        • Posté à 18h57 le 28/11/2008
        • Internaute 57421
          Bipolaire

        Je suis très heureuse de votre réponse, nous partageons ce même sentiment : l’empathie.
        Je me souviens d’un film qui racontait l’histoire d’une famille kurde devant passer la frontière suisse et qui sur le point d’atteindre la liberté, après de terribles épreuves, perdait son unique enfant.
        Je cherche le titre de ce film...
        Je crois qu’après l’avoir vu, certains comprendraient mieux ce que nous voulons dire.

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 19h31 le 26/11/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Je crois que les français sont surtout complètement paumés, oui .
    d’ ailleurs, je ne me mets pas en dehors du coup..

    • asozial
      asozial répond à Numerosix
      Bobo reprazent - aus Berlin.
      • Posté à 21h02 le 26/11/2008
      • Internaute 2273
        Bobo reprazent - aus Berlin.

      lucide, mon lapin...

      • Numerosix
        Numerosix répond à asozial
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 21h12 le 26/11/2008
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        BAh , tant qu’ on a la santé ..

    • anini
      anini répond à Numerosix
      terrienne de souche !
      • Posté à 10h00 le 27/11/2008
      • Internaute 51759
        terrienne de souche !

      Merci pour votre analyse numéro six ; Dur ,dur de rester lucides !

  • dalun
    • Posté à 19h49 le 26/11/2008
    • Internaute 29964

    merci , MR BASSE .le pire est à venir , et la solidarité à retrouver , entre humains .quand à LA politique ? ? ? ? et pourtant je veux y croire ....

  • zénon denon 84
    • Posté à 19h51 le 26/11/2008
    • Internaute 30028
      Bonne

    Bravo :

    « Eteignez vos téléviseurs ,
    et allumez vos cerveaux “ 2005 OK

    ‘Ils ont ecrit dans nos têtes ,
    on écrit sur leur murs . Tagez sur un mur à Paris

  • A déménagé le 8-10
    • Posté à 20h25 le 26/11/2008
    • Internaute 1001
      nc

    Lire l’article de Carole Barjon sur Patrick Buisson donné par Basse (pas les ségolistes, vous souffririez trop).

    Se dire qu’avec Sarkozy coaché par cet homme, le pire est devant nous.

  • kawouede
    • Posté à 20h32 le 26/11/2008
    • Internaute 27995

    En même temps, est-ce la crise qui a fait revenir cette moisissure ?
    En 2002, tout allait bien, ou presque, n’était l’insécurité criée par TF1. Attention : je ne dis pas qu’il n’y avait pas injustice et précarité, mais la tentation nationaliste n’a pas besoin de la crise pour nous submerger.

    C’est pour ça que le PS ne doit pas se contenter de préparer le « retour de la croissance », il faut que la gauche ait quelque chose à proposer en 2012 qui ne soit pas l’atténuation du pire.

  • delalo
    delalo
    Anti A.G.C.S
    • Posté à 20h44 le 26/11/2008
    • Internaute 26064
      Anti A.G.C.S

    content de vous voir sur rue 89, vos livres sont géniaux et votre article aussi ! mes hommages Mr Basse

  • Ariane Deume
    • Posté à 20h46 le 26/11/2008
    • Internaute 35979

    Tsssss.... Peuple français démoralisé, tu n’as donc pas encore vu le dernier clip de Marie-Ségolène ? Je ne mets pas de lien, il est partout !

    Pour en revenir à l’article, même si je suis d’accord sur le fond, je n’aime pas le choix du vocabulaire. Le mot « moisi » m’évoque trop une littérature fétide.

    Relire « Aden Arabie » oui, et plutôt Margaret Mead que Levi-Strauss.

    • Compte supprimé le 3 janvier 3
      • Posté à 22h38 le 26/11/2008
      • Internaute 10904
        in angulo

      « Le mot “ moisi ” m’évoque trop une littérature fétide. »

      N’est-ce pas là, plutôt, un sauvageon né du pépin Sollers : -) ?

      La France moisie

      Elle était là, elle est toujours là ; on la sent, peu à peu, remonter en surface : la France moisie est de retour. Elle vient de loin, elle n’a rien compris ni rien appris, son obstination résiste à toutes les leçons de l’Histoire, elle est assise une fois pour toutes dans ses préjugés viscéraux. Elle a son corps, ses mots de passe, ses habitudes, ses réflexes. Elle parle bas dans les salons, les ministères, les commissariats, les usines, à la campagne comme dans les bureaux. Elle a son catalogue de clichés qui finissent par sortir en plein jour, sa voix caractéristique. Des petites phrases arrivent, bien rancies, bien médiocres, des formules de rentier peureux se tenant au chaud d’un ressentiment borné. Il y a une bêtise française sans équivalent, laquelle, on le sait, fascinait Flaubert. L’intelligence, en France, est d’autant plus forte qu’elle est exceptionnelle.

      La France moisie a toujours détesté, pêle-mêle, les Allemands, les Anglais, les Juifs, les Arabes, les étrangers en général, l’art moderne, les intellectuels coupeurs de cheveux en quatre, les femmes trop indépendantes ou qui pensent, les ouvriers non encadrés, et, finalement, la liberté sous toutes ses formes.

      La France moisie, rappelez- vous, c’est la force tranquille des villages, la torpeur des provinces, la terre qui, elle, ne ment pas, le mariage conflictuel, mais nécessaire, du clocher et de l’école républicaine. C’est le national social ou le social national. Il y a eu la version familiale Vichy, la cellule Moscou-sur-Seine. On ne s’aime pas, mais on est ensemble. On est avare, soupçonneux, grincheux, mais, de temps en temps, La Marseillaise prend à la gorge, on agite le drapeau tricolore. On déteste son voisin comme soi-même, mais on le retrouve volontiers en masse pour des explosions unanimes sans lendemain. L’Etat ? Chacun est contre, tout en attendant qu’il vous assiste. L’argent ? Evidemment, pourvu que les choses se passent en silence, en coulisse. Un référendum sur l’Europe ? Vous n’y pensez pas : ce serait non, alors que le désir est oui. Faites vos affaires sans nous, parlons d’autre chose. Laissez-nous à notre bonne vieille routine endormie.
      La France moisie a bien aimé le XIXe siècle, sauf 1848 et la Commune de Paris. Cela fait longtemps que le XXe lui fait horreur, boucherie de 14 et humiliation de 40. Elle a eu un bref espoir pendant quatre ans, mais supporte très difficilement qu’on lui rappelle l’abjection de la Collaboration.

      Pendant quatre-vingts ans, d’autre part, une de ses composantes importante et très influente a systématiquement menti sur l’est de l’Europe, ce qui a eu comme résultat de renforcer le sommeil hexagonal. New York ? Connais pas. Moscou ? Il paraît que c’est globalement positif, malgré quelques vipères lubriques.

      Oui, finalement, ce XXe siècle a été très décevant, on a envie de l’oublier, d’en faire table rase. Pourquoi ne pas repartir des cathédrales, de Jeanne d’Arc, ou, à défaut, d’avant 1914, de Péguy ? A quoi bon les penseurs et les artistes qui ont tout compliqué comme à plaisir, Heidegger, Sartre, Joyce, Picasso, Stravinski, Genet, Giacometti, Céline ? La plupart se sont d’ailleurs honteusement trompés ou ont fait des oeuvres incompréhensibles, tandis que nous, les moisis, sans bruit, nous avons toujours eu raison sur le fond, c’est-à- dire la nature humaine. Il y a eu trop de bizarreries, de désordres intimes, de singularités. Revenons au bon sens, à la morale élémentaire, à la société policée, à la charité bien ordonnée commençant par soi-même. Serrons les rangs, le pays est en danger.

      Le danger, vous le connaissez : il rôde, il est insaisissable, imprévisible, ludique. Son nom de code est 68, autrement dit Cohn-Bendit.

      Résumé de sa personnalité, ces temps-ci : anarchiste mercantiliste, élite mondialisée, Allemand notoire, candidat des médias, trublion, emmerdeur, Dany-la-Pagaille. Il a du bagou, soit, mais c’est une sorte de sauvageon. Personne n’ose crier (comme dans la grande manifestation patriotique de l’époque anti-68) : « Cohn-Bendit à Dachau ! “, mais ce n’est pas l’envie qui en manque à certains, du côté de Vitrolles ou de Marignane. On se contentera, sur le terrain, de ‘ pédé , enculé , bandit , dans la bonne tradition syndicale virile. Anarchiste allemand , disait le soviétique Marchais. Allemand qui revient tous les trente ans , s’exclame un ancien ministre gaulliste de l’intérieur. Il n’est pas comme nous, il n’est pas de chez nous, et cela nous inquiète d’autant plus que le XXIe siècle se présente comme l’Apocalypse.

      Le moisi, en euro, ne vaut déjà plus un kopeck. Tout est foutu, c’est la fin de l’Histoire, on va nous piller, nous éliminer, nous pousser dans un asservissement effroyable. Et ce rouquin rouge devenu vert vient nous narguer depuis Berlin ? C’est un comble, la famille en tremble. Non, nous ne dialoguerons pas avec lui, ce serait lui faire trop d’honneur. Quand on est un penseur sérieux, responsable, un Bourdieu par exemple, on rejette avec hauteur une telle proposition. Le bateleur sans diplômes n’aura droit qu’à quelques aboiements de chiens de garde. C’est tout ce qu’il mérite en tant que manipulateur médiatique et agent dissimulé des marchés financiers. Un entretien télévisé, autrefois, avec l’abbé Pierre, soit. Avec Cohn-Bendit, non, cela ferait blasphème dans les sacristies et les salles feutrées du Collège de France. A la limite, on peut dîner avec lui si on porte le lourd poids du passé stalinien, ça fera diversion et moderne. Nous sommes pluriels, ne l’oublions pas.

      L’actuel ministre de l’intérieur est sympathique : il a frôlé la mort, il revient du royaume des ombres, c’est un miraculé de la République , laquelle n’attendait pas cette onction d’un quasi au-delà. Mais dans ministre de l’intérieur , il faut aujourd’hui entendre surtout intérieur. C’est l’intériorité qui s’exprime, ses fantasmes, ses défenses, son vocabulaire spontané. Le ministre a des lectures. Il sait ce qu’est la’ vidéosphère ‘ de Régis Debray (où se déplace, avec une aisance impertinente, cet Ariel de Cohn-Bendit, qu’il prononce Bindit ).

      Mais d’où vient, à propos des casseurs, le mot sauvageon ? De quel mauvais roman scout ? Soudain, c’est une vieille littérature qui s’exprime, une littérature qui n’aurait jamais enregistré l’existence de La Nausée ou d’ Ubu roi. Qui veut faire cultivé prend des risques. On n’entend pas non plus Voltaire dans cette voix-là. Comme quoi, on peut refuser du même geste les Lumières et les audaces créatrices du XXe siècle.

      Ce n’est pas sa souveraineté nationale que la France moisie a perdue, mais sa souveraineté spirituelle. Elle a baissé la tête, elle s’est renfrognée, elle se sent coupable et veut à peine en convenir, elle n’aime pas l’innocence, la gratuité, l’improvisation ou le don des langues. Un Européen d’origine allemande vient la tourmenter ? C’est, ici, un écrivain européen d’origine française qui s’en félicite.

      Philippe Sollers (repris dans L’Infini 65, au printemps 99, puis dans Eloge de l’infini, 2001, p. 714)

      moderne. Nous sommes pluriels, ne l’oublions pas.

      L’actuel ministre de l’intérieur est sympathique : il a frôlé la mort, il revient du royaume des ombres, c’est un miraculé de la République , laquelle n’attendait pas cette onction d’un quasi au-delà. Mais dans ministre de l’intérieur , il faut aujourd’hui entendre surtout intérieur. C’est l’intériorité qui s’exprime, ses fantasmes, ses défenses, son vocabulaire spontané. Le ministre a des lectures. Il sait ce qu’est la’ vidéosphère ‘ de Régis Debray (où se déplace, avec une aisance impertinente, cet Ariel de Cohn-Bendit, qu’il prononce Bindit ).

      Mais d’où vient, à propos des casseurs, le mot sauvageon ? De quel mauvais roman scout ? Soudain, c’est une vieille littérature qui s’exprime, une littérature qui n’aurait jamais enregistré l’existence de La Nausée ou d’ Ubu roi. Qui veut faire cultivé prend des risques. On n’entend pas non plus Voltaire dans cette voix-là. Comme quoi, on peut refuser du même geste les Lumières et les audaces créatrices du XXe siècle.

      Ce n’est pas sa souveraineté nationale que la France moisie a perdue, mais sa souveraineté spirituelle. Elle a baissé la tête, elle s’est renfrognée, elle se sent coupable et veut à peine en convenir, elle n’aime pas l’innocence, la gratuité, l’improvisation ou le don des langues. Un Européen d’origine allemande vient la tourmenter ? C’est, ici, un écrivain européen d’origine française qui s’en félicite.

      Philippe Sollers (repris dans L’Infini 65, au printemps 99, puis dans Eloge de l’infini, 2001, p. 714)

  • helios33
    • Posté à 20h47 le 26/11/2008
    • Internaute 33580

    Encore les mêmes poncifs déroulés depuis des dizaines d’années. Vous n’en avez pas marre ? Quel plaisir y trouvez-vous ?

    • parti
      parti répond à helios33
      punishment park
      • Posté à 22h30 le 26/11/2008
      • Internaute 36257
        punishment park

      c’est l’heure de la relève chez les foireux ? bof...

  • Aloysius Wermuth
    Aloysius Wermuth
    Taxidermiste
    • Posté à 21h21 le 26/11/2008
    • Internaute 60251
      Taxidermiste

    Excellent article, si ce n’est que sa brillante mise en train tombe un peu à plat : Charles Maurras n’ayant jamais été député, il n’a guère pu « s’égosiller à la Chambre »... Ce n’est pas le tout d’agiter pavloviennement des épouvantails, il faut encore les connaître assez pour que cela ne reste pas pure incantation.

  • ficelle3944
    • Posté à 21h49 le 26/11/2008
    • Internaute 29834

    Bravo Pierre Louis pour cet article.
    Qui met en lumière toutes interrogations que pose la situation actuelle. Il faut que la France rebelle laique et patrie des droits de l’homme se réveille.
    Merci de sonner l’alarme.
    Au plaisir de t’écouter sur europe 1

  • supprimé à la demande du riverain 28.04.09
    • Posté à 22h14 le 26/11/2008
    • Internaute 21776

    « Oui, cette tribune, “M. Louis Bonaparte’” l’a renversée. Cette puissance créée par nos grands enfantements révolutionnaires, il l’a brisée, broyée, écrasée, déchirée à la pointe des baïonnettes, foulée aux pieds des chevaux. son oncle avait émis le sien : la tribune c’est une planche recouverte d’une toile sur laquelle on lit : liberté, égalité, fraternité.
    Il a jeté la planche et la toile, et la liberté, et l’égalité, et la fraternité, au feu d’un bivouac. Un éclat de rire des soldats, un peu fumée, et tout a été dit.
    Est-ce vrai ? Est-ce possible ? Cela s’est-il passé ainsi ? Une telle chose a-t-elle pu se voir ? Mon dieu, oui ; c’est même fort simple. »

    victor hugo

    TOUS ENSEMBLE
    DANS LA RUE ,SOLIDAIRES,REFUSONS LA POLITIQUE DU PIRE !

  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 22h23 le 26/11/2008
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze
  • léo solo
    • Posté à 22h54 le 26/11/2008
    • Internaute 2483

    « Eric Zemmour, animateur des temps modernes, soutenait ferme sa théorie des races. Très sérieux le jeune homme.

    Face à une telle fange, on imagine la tristesse de Claude Lévi-Strauss le jour de ses cent ans. “

    Si, sur les plateaux opposés d’une balance on met l’un d’un côté et l’autre de l’autre, ce n’est plus une balance, mais une catapulte et zemmour, propulsé disparait dans le néant infini d’où de fait jamais il n’est sorti.

    vivons livres.
    lisons Nizan et Levy Strauss

  • Youceff
    Youceff
    Géographe
    • Posté à 23h21 le 26/11/2008
    • Internaute 59174
      Géographe

    Poster ou ne pas poster ? Faire mousser ou ne pas faire mousser ? Allez n’ayons pas peur des mots : c’est un bien beau papier que vous nous proposez là. L’exercice de style est réussi et la référence à Lévi-Strauss bien amenée...

  • Dustin
    Dustin
    Vendeuse de frites
    • Posté à 23h32 le 26/11/2008
    • Internaute 60263
      Vendeuse de frites

    « C’est le destin des rats. Ils ne trouvent la lumière que dans l’obscurité des temps. » dit l’article dès la deuxième phrase...

    Les lecteurs de ce site ont la mémoire bien courte… Fut un temps où l’un des marqueurs du fascisme et de l’extrêmisme était ce que les chercheurs ont appelé « l’animalisation de l’adversaire. ». Nous en avons ici un magnifique exemple.

    Sans le savoir, cet article et son auteur sautent à pieds joints dans la boue de l’histoire. Rue 89 me faisait espérer mieux.

    • lioe
      lioe répond à Dustin
      berlin
      • Posté à 00h21 le 27/11/2008
      • Internaute 6423
        berlin

      Bonsoir Dustin

      Que les chercheurs appellent cela l animalisassions de l adversaire c est une chose. Mais cela ne remet absolument pas en cause la qualité du fond et de la forme de l article.

      Si vos chercheurs et vous même apparemment, considérez cet article fascisant et extreme, je dois dire que pour ma part je le trouve plutôt rafraîchissant et éclairé.

      Désole que la rue vous déçoive, mais moi c est pour exactement ce genre d article que je suis la !

      Bonne nuit

    • marie 75
      marie 75 répond à Dustin
      • Posté à 08h55 le 27/11/2008
      • Internaute 3563

      je vous cite : Les lecteurs de ce site ont la mémoire bien courte…
      Pétain disait : « les Français ont la mémoire courte ».
      Merci de citer les essentiels marrassiens.

      • marie 75
        marie 75 répond à marie 75
        • Posté à 08h57 le 27/11/2008
        • Internaute 3563

        lire maurrassiens, mon clavier déteste cet adjectif.
        Sorry, pour lui !

         
        • Adéménagé le 3 janvier 2011
          • Posté à 09h07 le 27/11/2008
          • Internaute 29846
            menuisier

          Pourquoi pas « maurachien », ce serait raccord avec la remarque un peu plus haut.

          Badiou à qui on faisait ce reproche rétorquait quelque chose comme « ce sont mes ennemis, je ne vois pas pourquoi je ne les insulterai pas ».

        1 autres commentaires
    • AC-89-
      AC-89- répond à Dustin
      • Posté à 09h02 le 27/11/2008
      • Internaute 39476

      Ce n’est pas la peine de nous refaire la polémique qu’avait subie Alain Badiou lorsqu’il avait parlé de Sarko « l’homme aux rats » dans son réjouissant opuscule d’analyse du Sarkozysme. Les thuriféraires du Naboléon s’en étaient offusqués pour ne pas avoir à répondre sur le fond.

  • A déménagé le 2 mai 2011
    A déménagé le 2 mai 2011
    Délinquante au coin de la rue
    • Posté à 07h16 le 27/11/2008
    • Internaute 26137
      Délinquante au coin de la rue

    Le plaisir de lire cet article de bon matin, je ne m’en prive pas.
    Et je vous approuve monsieur Basse.
    Gus Massiah dit qu’un des résultats de la crise, c’est la criminalisation des « petits » : chômeurs, rmistes, sans-papiers.
    Et même SDF que l’on veut « abriter » malgré eux pour se donner bonne conscience, comme on fait pour les chiens errants que l’on ramasse et que l’on met « à l’abri » pour les protéger... et que l’on pique après !

    Oui, c’est moisi !

  • marie 75
    • Posté à 08h52 le 27/11/2008
    • Internaute 3563

    une anecdote qui montre la remontée en surface des rats maurrassiens.

    Le jour de la manif pour la défense de l’éducation nationale, la semaine dernière, nous étions, mon mari et moi, à un croisement lorsque j’avisais un homme - sur le trottoir - dont l’allure tranchait dans l’ambiance général : très chic, tout de noir vêtu YSL, de pied en cap, l’air mauvais.

    Nous nous approchâmes de lui (il faut savoir que nous étions très anonymes, tant dans notre habillement que dans notre tenue : des citoyens ordinaires... ).
    Je fus bientôt près de lui ... afin de lire (discrètement) les titres du dossier de presse qu’il tenait en mains.
    Ce trentenaire, alors, entre ses dents, jeta sur notre couple un « salauds ! ! ! ».... avant de s’éloigner au plus vite vers le Bd Raspail.
    « Ensemble, tout devient possible ! »... lui avais-je répondu.

    ILS n’ont pas changé : la haine, l’injure, la violence murmurée sous un regard pistolet.

    –––––––––––––––––––––-

    Je tiens à répéter que nous ne sommes pas enseignants mais simples citoyens ; ceci à l’adresse de ceux qui me traitent (et pour eux ce n’est pas un compliment !) du doux nom de prof.

    Ce n’est pas la 1ère fois que je regarde de près les non-manifestants ... mais c’et la 1ère fois que je me fais insulter : les rats sortent des égoûts, comme en 34.

    • General Subverciòn
      General Subverciòn répond à marie 75
      viva Makhnovchtchina
      • Posté à 14h11 le 28/11/2008
      • Internaute 47117
        viva Makhnovchtchina

      On les tondra et fusillera comme en 45,les collabos et autres Krypto-cagoulards,sauf que cette fois on n’en dédouanera plus, pour que l’histoire ne se répète pas.Si on avait dénazifié correctement,ça ne serait plus à faire....RESISTANCE !

      • liberté_ en sursis
        liberté_ en sursis répond à General Subverciòn
        chercheuse de trèfles à quatre (...)
        • Posté à 14h32 le 28/11/2008
        • Internaute 54823
          chercheuse de trèfles à quatre (...)

        Pas une seconde de mon existence depuis 18 mois où je ne pense pas à un tel dénouement !

        RESISTANCE ! ! !

        Salutations General Subvercion.

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