Theatre et Balagan

Chronique ambulante d'un amoureux du théâtre, d'un amateur de l'Est et plus si affinités.

Le 104, ce temple de glace qui jette un froid

Publié le 29/11/2008 à 10h42

Au 104 (DR).

Avec l’arrivée d’un nouveau siècle, on aurait pu penser que les concepteurs de théâtre profiteraient des erreurs et des errements du siècle précédent. Il n’en est rien : le 104 inauguré en fanfaronnade par le maire de Paris et le Nouveau théâtre de Montreuil sont des monstres froids.

En France, la seconde partie du XXe siècle a inauguré à tout de bras d’insipides salles polyvalentes et d’effrayants théâtres et autres maisons de la culture pourvus de halls arrogants. Autrement dit, soit des salles à tout faire et donc à ne rien faire de bien, soit des temples imposants où l’on n’entre pas sans un brin d’inquiétude (l’ai-je bien mérité ? est-ce pour moi cette chose là ?).

C’était déjà, entre mille autres, l’erreur de l’ancienne maison de la culture de Grenoble construite sur une colline telle une forteresse imprenable, on a remis ça avec son nouvel édifice, en pire, inauguré l’an dernier et avant, même tabac, à Lorient. Et ça continue.

Au 104, des murs opaques avec des numéros

Sur le coup de 20 heures, quand on entre ces jours-ci dans le vaste 104 par la rue Curial (l’entrée la plus proche des métros Crimée et Riquet), le moins que l’on puisse dire c’est que ce n’est pas la joie.

D’abord, il n’y a personne à l’entrée et passé les portes vitrées et plus loin encore, personne sinon au loin, dans les travées, de rares types qui semblent être des vigiles du genre costauds.

Ensuite vous avez l’option vide sidéral à gauche et léger talus à droite, on opte pour la montée où vous accueille une improbable théorie de caisses en plastique. Ça et là poussent des graines, cela doit être une installation on bien un jardin hyper bio, genre elles sont pas bonnes mes petites pousses ? Mais il n’y a toujours personne pour vous haranguer, vous parler, vous regarder. Personne.

Vous continuez. Au dessus de vous, une voûte impressionnante. De chaque côté, au loin, des murs opaques avec des numéros, sans doute les emplacements de ces fameuses « cellules de créations » dont parlent à longueur de médias les deux directeurs de l’établissement. Mais de créateurs, point. Un silence abyssal. On se croirait dans une scène inédite de « Métropolis » de Fritz Lang ou du « Procès » de Kafka filmé par Welles ou encore dans une morgue pour guerre totale en attente de cadavres (vous vous souvenez -cela a été assez dit- que le lieu abritait naguère les Pompes funèbres de Paris).

Une interminable salle des pas perdus

Un vent glacé et humide semble fondre sur vos épaules. La culture, ça se mérite semblent vous dire, une fois de plus, ces kilomètres de murs de béton. La traversée du désert dure, dure encore jusqu’à ce que vous distinguiez enfin quelques péquins à l’autre bout de cette interminable salle des pas perdus. Ah, tiens, un socle blanc. Dessus, des mots vous parlent de l’écrivaine Olivia Rosenthal, on est censé entendre ses sons mais il n’y a pas de sons (à peine inauguré, déjà déglingué ?).

Sur le côté, dans une salle attenante, ouverte celle-là, une grappe d’individus se presse devant un comptoir. C’est la caisse du spectacle du soir. Enfin des humains, enfin des sourires. Vous demandez à la caissière s’il n’y a pas un endroit où « boire un coup », une troquet quoi, un bistrot, un rade, un lieu de vie comme on dit aujourd’hui. On vous indique le « camion pizza », un peu plus loin à vers la sortie du 104, côté rue d’Aubervilliers.

Enfin le havre d’un camion pizza

De fait, sous l’imposante voûte, stationne un camion pizza, flanqué d’une bâche en plastique sous laquelle quelques tables sont installées. C’est petit, on s’y serre les uns contre les autres, il y a du vin dans les gobelets, des pizzas appréciables. Une île minuscule et chaleureuse dans un océan de froideur.

Il ne faut pourtant pas être sorti de la cuisse de Jupiter ou avoir trinqué avec Bacchus pour savoir que dans un théâtre, le point le plus important avec l’équipement de la scène et de la salle, c’est le bar, le foyer, le bistrot, le restau. Autrement dit l’accueil. En Espagne, on vient d’inaugurer un théâtre, me dit-on, avec à l’entrée un bar qui fait cinquante mètres de long. En Hollande, on entre dans nombre de maisons de théâtre par le bistrot. Comme au théâtre de Gennevilliers relooké.

Hauts murs et bar obscur à Montreuil

C’est l’une des grandes erreurs du Nouveau théâtre de Montreuil. Outre une architecture épouvantablement écrasante, de hauts murs rouges, des escaliers qui font courber l’échine du spectateur (avec toujours la même pensée sous-jacente : la culture ça se mérite). Le bar du théâtre est à l’étage, une double erreur puisque l’entrée dans la salle est interdite par le bar et qu’il faut redescendre. Mais surtout c’est un bar sous éclairé, avec des tables redoutables.

Cela se veut peut-être branchouillé mais c’est du congelé main, du flip garanti sur facture. Déjà que la nouvelle mairesse Dominique Voynet n’aime pas le théâtre, c’est mal parti. Les architectes se sont certainement fait plaisir, mais ont-il un instant pensé aux spectateurs ? Pas plus que les concepteurs du 104. Les uns et les autres n’ont pas lu Jean-Luc Lagarce :

« Les impressionnants bâtiments de la certitude définitive, nous n’en manquons pas. Cessons d’en construire. »

Et plus encore Claude Régy :

« Je pense qu’il faudrait des espaces perdus. Il faudrait cesser de les démolir. Il faudrait construire des espaces perdus. »

Il existe en France au moins un espace perdu, c’est la Fonderies du Mans. Mot d’ordre d’actualité : il faudrait ouvrir une, trois, dix Fonderies.

Célie Pauthe fait face avec Bergman

Les premiers spectacles de ces nouvelles « structures » essuient forcément les plâtres des édifices tristounets. Ils partent avec un handicap. Ils ont, eux, du mérite. C’est le cas à Montreuil du spectacle mis en scène par Célie Pauthe, « S’agite et se pavane » d’Ingmar Bergman. Le cinéaste qui, sur le tard, ne jurait plus que par le théâtre (il avait monté des pièces toute sa vie mais en atteignant rarement la force de ses films), emprunte son titre à Shakespeare :

« La vie n’est qu’un fantôme errant, un pauvre comédien qui s’agite et se pavane une heure sur scène et qu’ensuite on n’entend plus. » (« Macbeth »)

Bergman en avait fait un téléfilm « En présence d’un clown », en 1998, neuf ans avant de disparaître, laissant esseulée l’île de Farö.


S’agite et se pavane (Brigitte Enguérand).

Depuis, sa demeure sur l’île et l’île elle-même sont tirées à hue et et à dia par les héritiers (la Suède toute entière) comme les personnages de sa pièce sont écartelés entre la magie du théâtre et le cinéma artisanal, la vie et le jeu, l’amour et les pulsions, la famille et le reste du monde. La pièce est casse-gueule car elle met au centre de son propos la complexité de l’acteur créateur, les aléas de l’écriture, l’homme ou la femme face à sa nudité et toute le théâtre du paraître qui s’en suit canalisant comme il peut les jaillissements des souvenirs, le plus souvent d’enfance.

Un théâtre des complicités

Célie Pauthe s’est fait connaître avec ses fortes mises en scène de « Quartett » d’Heiner Müller et « L’Ignorant et le fou » de Thomas Bernhard. Elle s’attaque à une pièce plus « lourde » (une douzaine d’acteurs) et elle a raison et elle le fait avant tout parce que cette pièce la traverse et au demeurant n’est pas sans écho avec les précédentes.

Dans le programme distribué aux spectateurs et qu’ils liront plus tard (pas question de lire quoi que ce soit dans le bar obscur), Célie Pauthe écrit un magnifique texte où elle explique comment Bergman d’abord et puis cette pièce ont hanté sa vie. C’est ce qu’elle essaie de mettre en scène avec des hauts et des bas, des scènes magnifiques et d’autres qui flottent dans un espace à tiroirs que les acteurs n’avaient pas encore suffisamment apprivoisé le soir où j’ai vu le spectacle. Elle retrouve là des complices de grand talent telle l’actrice Violaine Schwartz dont la sœur Hélène sur le côté de la scène joue admirablement Schubert.

Où l’on retrouve le Japonais Okada près de l’Arabe du coin

Au 104, le Japonais Toshiki Okada présente « Freetime » après son sublime « Five Days in March » donné trop peu de temps au Théâtre2Gennevilliers (pourquoi des titres en anglais pour des spectacles japonais ? Pourquoi proposer des spectacles si peu de jours qu’on n’a pas le temps d’en parler ?). Le tout est proposé dans le cadre du Festival d’automne.

« Five Days in March » était une merveille de théâtre proche de l’atonie et cependant intense qui aurait autant ravi Roland Barthes que Bertolt Brecht. Savoureuse dichotomie entre les corps et les dits, l’Histoire entrant par la fenêtre ouverte de la vie quotidienne réduite à rien (pas de décor) si c’est n’est des récits sans la moindre emphase offerts par des acteurs qui citent leurs personnages sans jamais les jouer.

Une pudeur qu fait mouche et nous désarçonne autant qu’un voyageur qui met les pieds sur le sol japonais pour la première fois. Etonnement, face à ce précipité subtil, « Freetime » semble se vautrer -toutes proportions gardées et il faut les garder- dans l’explicite, l’anecdote. Un comble pour cet art du presque rien qui caractérise Okada.

On peut sortir du 104 par la rue d’Aubervilliers, la plus proche de l’antre où se joue le spectacle japonais. En tournant à gauche, une station de Vélib vous attend en face d’un café, le Ben Oued Rhiou. Un vrai café ! Entrons-y. Moleskine en faux lézard, bouquet de fleurs artificielles derrière le comptoir, machine à café Twin Diva, musique arabe, odeurs de moules, de frites et de couscous, rires, chaleur humaine. Le théâtre de la vie, enfin.

S’agite et se pavane actuellement au Théâtre National de Strasbourg jusqu’au 6 décembre - Réservation : 03 88 34 88 00 - Puis retour au du 11 au 20 décembre - les mer. et jeu. 19h30, les ven., sam. et lun. 20h, sf dim - Réservation : 01 48 70 48 90 - de 9 à 19€.

Freetime au 104 rue d’Aubervilliers, Paris - jusqu’au 29 novembre - 20h30, sf le 27 à 19h - Réservation : 01 53 35 50 60.

Photo : au 104 (DR). S’agite et se pavane (Brigitte Enguérand).

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  • Dany-de-montreuil
    • Posté à 10h56 le 29/11/2008
    • Internaute 8897

    J’attendais quelque temps avant d’aller faire un tour au 104, je crois que je vais oublier ! Ce que je craignais est arrivé : des bobos se font plaisir sans tenir compte de la finalité du lieu, faire venir des gens...

    • Schtroumpf perplexe
      Schtroumpf perplexe répond à Dany-de-montreuil
      physicien
      • Posté à 11h03 le 29/11/2008
      • Internaute 22547
        physicien

      « Bobo » c’est « bourgeois bohème » à l’origine ? D’après la description, le 104 manque singulièrement du coté bohème.

    • organe_dhonneur
      • Posté à 12h04 le 29/11/2008
      • Internaute 12689

      Vous allez « oublier » ? Surtout pas voir les choses par vous-même ? Pour partir dans des généralités sur les « bobos » ? Vous savez que ce sont les administratifs de la Mairie de Paris qui se sont occupé du 104 ? Que viennent faire les ’bobos’ là dedans ? Pourquoi faut-il toujours voir des gens s’emballer sur les « bobos » d ! s qu’on parle de paris ?

      Quant au 104, oui, ç aurait du être un espace perdu. Paris n’a pas d’espace et la créativité en a besoin. Une peur du vide obsède les administrateurs de la ville, ça a donné le massacre de paris rive gauche, et voilà donc le 104, halle proprette qui ferme à 22h. Et à minuit le samedi. Quelle blague. Cet espace hurlait d’accueillir du son, des expériences, de la vie.
      Clairement un monstre bureaucratique.

      • Hector Elis
        Hector Elis répond à organe_dhonneur
        Voleur de plaques d'égoûts
        • Posté à 13h35 le 29/11/2008
        • Internaute 52742
          Voleur de plaques d'égoûts

        « Quelle blague. Cet espace hurlait d’accueillir du son, des expériences, de la vie. »

        Rien à ajouter. Tout est dit.

    • Deborah
      • Posté à 16h20 le 29/11/2008
      • Internaute 3584

      Dans le même genre, je vous recommande Bercy ! Le « village ».... Le triomphe du clonage. tous les bâtiments pareils, les rues droites comme des voies de chemin de fer. Quant de la bouff essentiellement...
      Le triomphe du creux, du vide, de la mort d’une certaine façon.

      • softrain
        softrain répond à Deborah
        • Posté à 12h31 le 30/11/2008
        • Internaute 39587

        « tous les batiments pareille »
        Bercy village est la réhabilitation des anciens chais et entrepôts de Bercy, inscrits à l’Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.
        C’est plutôt réussi à mon sens même si je n’aime pas les marques de magasins sous franchise qui s’y sont installées, mais ca c’est plutot la faute des monsieurs tous le monde qui continuent d’y consommer.
        Ca aurait été une grande erreur de detruire ces batiments qui tous pareilles sont néanmoins superbes.

        Je vois pas trop ce que bercy village a de glacial.

    • octobre
      • Posté à 09h21 le 30/11/2008
      • Internaute 28494

      Moi aussi j’attendrais qq ptemps même si votre petit rade arabe chaleureux me rappelle une de vos photo d’un autre rade improbable à Magnitogorsk. A propos je viens de voir vendredi soir à Nice dans le cadre d’une semaine russe une extraordinaire représentation de l’Orage par le théâtre d’art Pouchkine de Magnitogorsk.
      La mise en scène de Lev Erenbourg a resseré la pièce en s’appuyant sur une scénographie simple et superbe avec la Volga en toile de fond se reflétant sur un miroir incliné et un jeu d’acteurs tellement physique qu’il se passe souvent des mots. (Ca valait du reste mieux étant donné le surtitrage intermittent dans un français approximatif.)
      Et j’ai vu la plus belle scène d’amour jamais jouée sur scène. Avez vous vu d’autres spectacles de cette troupe quand vous étiez en Russie ?

      Théâtre d’Art Dramatique Pouchkine, Magnitogorsk • Avec Petr Ermakov, Anna Dashuk, Igor Panov, Nadejzda Lavrova, Larissa Mejzennaya, Yuri Douvanov, Serguey Khoroujzenko, Lira Liamkina, Elena Savelieva, Marina Kriukova • Décor Alexey Votiakov • Costumes Gulnour Khibatullina • Musique Vera Yametova •

      « Lev Erenbourg a fait sien le texte d’Ostrovski, n’hésitant pas à bouleverser l’ordre des scènes, les lieux de l’action, à supprimer certains personnages, en inventer d’autres, serrant au plus près le sens par l’expression des corps et une virtuosité plastique évidente. Le jury du Masque d’Or, plus haute récompense du théâtre russe, a distingué ce spectacle, lui donnant le prix du Meilleur spectacle de l’année et le prix de la Meilleure mise en scène. »

    • softrain
      • Posté à 12h32 le 30/11/2008
      • Internaute 39587

      « J’attendais quelque temps avant d’aller faire un tour au 104 »
      c’est vrai que le risque de sortir de montreuil était grand.

  • Nolita
    • Posté à 11h22 le 29/11/2008
    • Internaute 15095

    Quand quelques intellos nombrilistes et irresponsables tuent la culture !

    Enfin une journaliste qui a le courage de dézinguer ce haut temple sinistre de la bobo-cryptocommuniste attitude, des intellos de gauche qui n’en finissent pas de claquer du pognon dans des endroits qui tombent en désuétude en quelques mois pour le plaisir de quelques illuminés irresponsables et méprisants.

    Nos amis européens, hollandais, allemands, belges savent faire des lieux culturels chaleureux et accueillants, nous pas. Car le grand problème, c’est qu’à part le copinage, et se regarder le nombril, les quelques responsables culturels français, hommes politiques et architectes oublient l’essentiel : que l’art doit être vivant, ludique, accessible.
    Cette journaliste a parfaitement raison de dire que dans ces lieux culturels avant tout, le café est stratégique, primordial, lien social, fédérateur, mais en France on est également en train de tuer la culture du bistro, du zinc, qui a fait notre renommée, avec nos formidables produits du terroirs, occupé que l’on est à matraquer les consommateurs par le biais d’associations hygiénistes qui voudraient que derrière chaque consommateur d’un verre de vin se cache un assassin. Très dur de vivre dans cette société de la culpabilité. Alors, aller se divertir dans un lieu sans cafés, où vous attend un camion à pizza, comme au bord d’une nationale et qui plus est, anciennement pompes funèbres ! Sinistre soirée. Personnellement, quant à faire, je préfère rester chez moi avec une bonne bouteille de Bourgogne devant un DVD sur l’histoire du mur de Berlin !

    • softrain
      softrain répond à Nolita
      • Posté à 17h10 le 30/11/2008
      • Internaute 39587

      les cafés sont libres de s’installer à coté.
      Les cafés des musées sont la plupart du temps sinistres en effet, c’est très bien qu’il n’en ait pas fait. Aussi il faudrait pas mélanger culture et bistrot. Le bistrot fait partie de la culture est c’est un lieu social mais c’est pas toujours là qu’on y fait la culture. Il y a des café à belleville qui sont dynamique et qui sont foyé de la culture populaire mais bien heureusement ils ne sont pas gérés par l’état.

      Surtout, il faut voir comment ce quartierdu 18/19ième à evolué, j’ai toujours pensé qu’en effet le lieu pompe funebre/ stalingrad était sinistre et qu’il méritait bien mieux que ça. C’est aussi le cas du hangar pagol.
      Je trouve qu’aujourd’hui ce quartier devient vivant, le bassin de la villette peut devenir un lieu très attractif, le MK2 la mairie de Paris y participent, les autres ont toutes les changes de suivre.

      je vous en supplie, ça n’a rien a voir avec les bobos ou le parisianisme ou je ne sais quoi. Certains vont encore dire qu’ils regrettent l’sapect populaire du quartier, j’imagine que ce sera pas les habitants, vue le nombre d’immeubles insalubres et d’insécurité que l’endroit a pu connaitre.

      je ne suis pas encore allé au 104 et il a surement bcp des defauts mais je suis sur que l’endroit à de l’avenir.

  • karlM
    karlM
    Précaire
    • Posté à 11h55 le 29/11/2008
    • Internaute 21378
      Précaire

    Y a pas que là que les archi et la dde sont des nuls :
    Chez moi le lotissement est plein Nord, alors que le camp de concentration pour vaches est plein sud.
    La nouvelle bibliothèque a des baies vitrés, avec stores intérieurs inutiles, à l’ouest et donc la clim dès le mois d’Avril.
    pour en revenir au spectacle :
    La compagnie jolie môme doit avoir un lieu plus populaire : Ville de Saint Denis : La Belle Etoile.

  • Laffreux Jojo
    Laffreux Jojo
    penseur libre
    • Posté à 12h08 le 29/11/2008
    • Internaute 60376
      penseur libre

    Ah sacré Jean-Pierre Thibaudat ! Posons la question de l’utilité de ce lieu mégalomane qui menace à court ou moyen terme les petite structures, déjà fort mal soutenu par la Mairie de Paris. Fallait-il construire ce lieu immense qui croule sous les frais fixes ? Fallait-il confier ce lieu à des gens aussi peu qualifiés pour diriger un llieu (de surcroît pluridisciplinaire) que Fisbach et Cantarella.
    Quand on se souvient du désastreux Festival d’Avignon dont le premier fut Artiste Associé, la réponse est clairement non. Le second (à Montpellier) n’y a pas fait preuve d’une remarquable direction non plus.
    Dans l’ensemble un projet mal ficelé, mal préparé avec des faux arguments obéissant à la bien-pensance et démagogie ambiente ( « amener la culture dans le 19ème arr, quelle blague ! Il y en a déjà, si on laissait travailler ceux qui sont en place). A vrai dire, un vide de reflexion sidéral !
    Oui, boycottons ce lieu inutile et coûteux (je rappelle, ce sont les pauvres qui bossent depuis des lustres dans des conditions difficiles - Atelier du Plateau, Théâtre de la Bastille, Artistic Athévains, la Cartoucherie) qui vont en faire les frais. Obligeons les tireurs de ficelles, qu’ils soient directeurs ou adjoints à la Culture, de revoir leur copie. Pour l’heur l’existence de ce lieu ni s’impose ni se justifie.

  • Valdo Lydeker
    Valdo Lydeker
    journaliste, auteur
    • Posté à 12h24 le 29/11/2008
    • Journaliste 7922
      journaliste, auteur

    euh, théâtre de la Bastille comme « pauvres », ça se discute.. mais assez d’accord avec JP Thibaudat. Pour habiter le quartier, à un jet de pierre du 104, je peux confirmer qu’il s’agit là d’un cheval de troie de réhabilitation (entendez gentryfication » du quartier. Dommage l’espace est magnifique, mais il aurait fallu un goût du désordre, (et une confiance dans les habitants) pour le rendre vivant... (comme l’ont fait le jour de l’inauguration le collectif coloco en amenant tous les jardiniers des jardins collectifs du quartier) .Là, sans mauvais jeu de mots, c’est funèbre...

  • Dr Stange
    • Posté à 12h39 le 29/11/2008
    • Internaute 15087

    quel dommage ! les gens du quartier était si content le jour de l’inauguration du 104 ! Alors qu’il y avait un desir de mixitè sociale devant cet acceuil on restera chez soi !
    Un bar et un resto sympa l’aurai permis,quant aux « bobo“(qui a juste ètait inventè pour faire oubliè le mot bourgeois)ces abjects individus vont aux cinemas,achetent des livres,vont aux theatres etc...il est vrai que cela devient extremement suspect ! a quant une modernisation de‘gros beauf’ ?

    • Gina Grimont
      Gina Grimont répond à Dr Stange
      • Posté à 15h50 le 29/11/2008
      • Internaute 25324

      Les bobos sont des beaufs qui ont du fric !

      • Schtroumpf perplexe
        Schtroumpf perplexe répond à Gina Grimont
        physicien
        • Posté à 11h06 le 30/11/2008
        • Internaute 22547
          physicien

        Le mot « bobo » a précisément été inventé pour distinguer les riches cultivés (qualités et travers compris) de ceux qui lisent un livre tous les dix ans (comme le beauf de Cabu dans le « Canard Enchainé »).

        Les mots « bobos » et « beauf » sont rapidement devenus des repères pour représenter(en caricature) des modes de consommation. Car dans notre monde consumériste, c’est toujours à cela que les journaux et la rumeur finissent par réduire les groupes sociaux.

        Vus de loin tous les gens se ressemblent. Alors que de près, il est difficile de ne pas les distinguer. En ce qui concerne les bourgeois : avoir de l’argent et habiter Paris ne suffit absolument pas à définir autre chose qu’un pouvoir d’achat et un lieu d’habitation. Ce qu’en font les gens de leur argent et de leur logement est l’affaire de chacun, et les comportements(sauf chez les snobs, mais vous n’avez pas pensé à ce mot) sont assez divers.

        PS : je n’habite pas Paris et, pour reprendre la métaphore consumériste, mon pouvoir d’achat ne m’autorise pas à faire des emplettes dans les magasins chics avec des jolis décors. Autrement dit, je ne suis pas un bobo et je n’écris pas ce commentaire pour me justifier.

         
        • softrain
          • Posté à 17h32 le 30/11/2008
          • Internaute 39587

          A entendre, les critiques perpetuelles sur les bobos, j’essaye de comprendre qui ils sont.
          A l’origine le terme vient des états unis et designe ces gens aisés qui voyagent dans des hotels ultra classes des pays en voix de developement sans jamais cotoyer la population mais pensent se racheter une conscience an achetant commerce equitable dans les supermarcher bio.
          En france le terme a glissé et on souvent l’impression qu’il désigne :
          - ceux qui veulent le mixité sociale en s’installant dans des quartiers popu parcque surtout c’est plus sympa et vivant que le 16ieme qui meurt.
          - ceux qui roulent à vélo parceque la voiture est devenue insupportable en ville.
          - ceux qui ce cultivent dans des lieux qui ne sont pas forcement des bistrots.

          en réalité le terme est utilisé à outrance par les réac qui ne tiennent pas à lacher leur voiture ni à s’ouvrir l’esprit.

          Pour ma part j’ai uniquement compris ce qu’était réellement le bobo francais quand une amie m’a amené dans un restau chinois de belleville, où la bouf était identique au restau d’à coté, sauf que là il n’y avait pas de chinois, les nouilles étaient coupées, on mangeait avec des fourchettes et l’addition était à peine plus salées.

        1 autres commentaires
  • Waldeck
    Waldeck
    Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)
    • Posté à 12h43 le 29/11/2008
    • Internaute 36864
      Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)

    Tout ces lieux « de culture » sont édifiés pour être surtout inaugurés, avec plantes vertes de location, buffet de chez Halloyau, service d’ordre de Sécuritas, pour des personnes répondant à un mailing ( J.Lang, L. Ferry , Aillagon et leur amis)...

    Le lendemain, on rend les plantes vertes (avant 11 h 00 ), on débarrasse le buffet, on ramasse les ordures, les brochures luxueuses et dossiers de presse sur papier glacé, oubliés...

    Les techniciens découvrent que la clim’ déconne, que les loges sont petites etc...

    Quiconque émettrait un jugement sur le projet « forcément génial », serait taxé de poujadiste bien sûr !

    Alors...

  • Billyglou
    Billyglou
    culturel
    • Posté à 13h44 le 29/11/2008
    • Internaute 52787
      culturel

    entièrement d’accord avec l’article, sauf sur un point : un lieu culturel se définirait par l’existence ou pas d’un bar. Je pense que c’est un peu réducteur, la question est est-ce que ces lieux sont là pour l’image et la communication ou bien pour faire un vrai travail d’ACTION CULTURELLE qui peut prévoir un volet bar, accueil sympa...

    Nous avons besoin d’action culturelle pas de ces aventures artistiques couteuses, prétentieuses et méprisantes...

    Mais c’est vrai que l’action culturelle ce n’est pas à la mode, ca fait ringard...alors que pour ancrer un lieu dans son territoire, à ma connaissance on n’a rien trouvé de mieux !

  • le tadorne
    • Posté à 14h53 le 29/11/2008
    • Internaute 2227

    Il fallait s’y attendre. Frédéric Fisbach, l’un des co-directeurs du 104, avait déjà jeté un froid alors qu’il était l’artiste associé du Festival d’Avignon en 2007. Cela dit, la froideur du 104, n’est pas sans rappeler la rigidité des liens entre structures théâtrales et leur public, entre critique et spectateur, entre artistes et tutelles. Il est indispensable de fluidifier tout cela. On a de beaux bâtiments mais le climat relationnel est glacial.
    Pascal Bély
    Lien

  • vol19
    • Posté à 15h18 le 29/11/2008
    • Internaute 13492

    Effectivement, l’article pose une question essentielle pourquoi développe t-on tant d’espaces coûteux d’animation qui se révèlent à l’usage absolument morts ?

    Ici, nombreux cantons ruraux développement des centres avec... une salle de spectacle de 200 places, salles d’expo, une mini médiatèque... sauf qu’il semble s’y passer jamais rien, une fois par trimestre peut-être...
    Dans les plus grandes villes, la revitalisation d’anciennes friches est intéressante, même quand il s’agit de lieux qui dans la mémoire prennent une dimension funeste (une ex base de sous-marin transformée en musée et espace d’animation). Parfois çà marche et parfois c’est un échec... Souvent il s’agit de projets portés par des institutions.

    En revanche, dénicher un atelier d’artiste est une gageure même dans des villes qui croulent sous les espaces innocupés. Il semble qu’il soit devenu impossible de développer des espaces vivants comme on peut trouver en Allemagne, Grande-Bretagne, par exemple des ateliers d’artistes associés à des incubateurs d’entreprises ou d’associations, des salles de spectacles, d’exposition, de formation, une cafétaria sympa, bref tout ce qui peut créer une dynamique collective et vivante, çà ne coûte pas cher à développer par rapport aux infrastructures culturelles que l’on voit pousser comme des champignons... et en France ça n’existe quasiment pas... Ou alors si vous en connaissez ? Toute tentative semble vite tuée par des petits corporatismes, le pouvoir de notables, leurs rivalités associatives, et au final en l’absence de budget de gestion impostants, il ne se passe évidement rien.

    Par rapport au « 104 », que je n’ai pas visité, mais de ce qui me reste de mon travail en « l’analyse institutionnelle », j’avais l’impression que le projet ne permettait pas assez d’institutant vivant pour que s’installe cette dynamique entre pulsion de vie et pulsion de mort qui permet la création.

  • patient
    patient
    acteur
    • Posté à 15h26 le 29/11/2008
    • Internaute 60550
      acteur

    Je trouve que vous allez bien vite en besogne pour charger des lieux qui dans la proportion gardée sont comme des nouveaux nés (la vie d’un bâtiment public va de 30 à 300 ans) : nous, humains, sommes de passage dans la vie d’un bâtiment.
    Au début, il y à la décision politique de créer un lieu.
    Quelques années plus tard, les moyens sont réunis.
    Quelques années encore pour la conception
    Quelques années de plus pour la réalisation.
    Et un grand nombre de personne ont porté ensemble le « Bébé ».
    Là c’est comme si l’on reprochait à la maman épuisée d’avoir une sale gueule, et au bébé de péter, chier ou vomir, de ne pas faire ses nuits, et d’emmerder tous le monde...
    Alors s’il vous plait, laissons le temps au temps.
    N’opposons pas non plus les petites structures culturelles, aux moyennes et aux grandes, qui ont toutes leurs raisons d’exister avec leurs propres moyens.
    N’opposons pas les lieux qui ont pris le temps pour exister, tisser et rayonner avec ceux qui viennent juste d’ouvrir.
    Ne reprochez pas à ceux qui sont en charge de faire vivre le lieu de ne pas trouver tout de suite les bons choix pour « élever » le lieu (comme la belle mère qui gonfle la jeune maman de ses bons conseils).
    La tour Eiffel et Beaubourg ont en commun le fait d’avoir opposé de manière égale les pours et contres dès leur réalisation et d’être aujourd’hui les lieux les plus visités au monde.
    Alors laissons le 104 faire sa greffe avec le quartier, respectons cette rigueur architectural qui ne sera en rien antinomique avec des spectacles vivants.
    Les solutions sont simples :
    - pour le 104 : interpeler l’autorité compétente pour autoriser le camion à pizza à s’installer sous la halle
    - pour le théatre de Montreuil : engueuler copieusement l’architecte un peu perdu dans son idéal cubiste et le faire bosser gratos pour déplacer sa cafêt au rdc et l’ouvrir sur la place.

    • MilanPermeable
      MilanPermeable répond à patient
      Chroniqueur
      • Posté à 16h37 le 29/11/2008
      • Internaute 60578
        Chroniqueur

      Le temps de passer mon commentaire, et d’autres pas « alignés », comme je disais, sont apparus.
      Désolé de ce décalage.
      R Milan, chroniqueur

    • Schtroumpf perplexe
      Schtroumpf perplexe répond à patient
      physicien
      • Posté à 11h39 le 30/11/2008
      • Internaute 22547
        physicien

      Certes, un bâtiment public vit entre 30 et 300 ans, mais le 104 n’est pas un nouveau né, puisque « morgue » il était déjà public ; o)

      La Tour Eiffel et Beaubourg sont des bâtiments provocateurs, fortement chargés de caractère dès leur création. Il ne semble pas que ce soit le cas du 104.

      Par ailleurs, un nouveau né pète, chie et ne fait pas ses nuits. S’il ne regarde pas les visiteurs qui se penchent sur son berceau, il est toutefois raisonnable de s’inquiéter.

      N’atténuons pas le mérite des gens qui à l’avenir pourraient arranger les choses au 104. Vous parlez de solutions simples : quand il faut l’avis d’une administration (municipale ?) pour modifier un lieu, rien n’est simple.

      Pour cadrer mon intervention : je n’ai pas été là-bas, mais j’avais lu plusieurs articles (plutôt du genre publicitaire) qui m’avaient laissé froid.

      Leur site oueb est glacial, et il indique que presque rien (bar, librairie, espace des petits) n’ouvrira avant 2009.

      Il indique aussi pas mal d’artistes invités, ce qui je crois, correspond au projet initial. Peut-être certains d’entre eux laisseront-ils des traces, des oeuvres, dans ce grand espace vide aujourd’hui. Alors tout cela prendra peut-être vie, effectivement.

  • abgroult
    • Posté à 15h34 le 29/11/2008
    • Internaute 11569

    Réalisation non pas d’indéfinissables « bobos » donnés en pâture à des imbéciles, mais d’architectes bien en cours, comme pour l’insensée « tour pyramidale » de la porte de Versailles. Mégalomanie de M. Delanoë ?

  • Gina Grimont
    • Posté à 15h47 le 29/11/2008
    • Internaute 25324

    La seule culture digne de ce nom est la culture de proximitè, celles des petits lieux, des lieux humains, chaleureux, dans la vie. Où, nous artistes, buvons un coup aprés le concert avec le public. Plein de petits festivals fleurissent puis disparaissent faute d’argent. Il reste les gros, usines à groupes, places trés chéres.
    La culture est bouffé en France par l’inculture et la mégalomanie de ceux qui prétendent la faire. La culture pour eux, c’est les paillettes, font pas la différence entre Lara Fabian et Catherine Ringer. Culture de jet set et surtout, là où je les dèteste, mépris total du public, négation de l’intelligence.
    Etre artiste aujourd’hui est une addiction, une toxicomanie sinon il ne serait pas possible de continuer, d’y croire, de perséverer... Mais le public est là, qui rit, qui pleure, qui applaudit, qui dit merci. Il nous tient debout, c’est ça l’addiction et putain, qu’elle est bonne !

    • Laffreux Jojo
      Laffreux Jojo répond à Gina Grimont
      penseur libre
      • Posté à 19h41 le 29/11/2008
      • Internaute 60376
        penseur libre

      Vous pensez réellement qu’on fait l’art pour s’entendre dire « merci » ou de de goûter aux joie des applaudissement... Grand Dieu, un conception d’vant hier...
      Votre « addiction » a très peu à voir avec l’art, je trouve. D’ailleurs cvous ne parlez pas du tout de contenu.

      • Gina Grimont
        • Posté à 14h58 le 30/11/2008
        • Internaute 25324

        @laffreux jojo

        Votre pseudo est trés bien choisi !
        Quand je parle des remerciements du public, c’est pour expliquer pourquoi nous tenons bon dans cette galére quand nous faisons de la musique non-commerciale, non formatée, non-préadolescente ( ça c’est pour le contenu). Le chemin est donc plus long pour y être reconnu,pour se
        faire connaitre de SON public et pour pouvoir en vivre financièrement.
        Quant à la conception d’avant hier de l’addiction à l’art, ça se voit que vous n’êtes pas artiste ! Comédien, chanteur, musicien, nous ne sommes rien sans le public !

         
        • Laffreux Jojo
          Laffreux Jojo répond à Gina Grimont
          penseur libre
          • Posté à 18h58 le 30/11/2008
          • Internaute 60376
            penseur libre

          Donc vous êtes musicienne, soit. Parlez plutôt de la reconnaissance du public. Il faut l’atteindre et le toucher : autrement dit avoir quelque chose à dire. Comme disait Brecht : quand je suis au théâtre, je n’aime pas laisser mon cerveau au vestiaire. Je crois simplement qu’un artiste « tient bon » comme vous dites - pour faire simple - parce qu’il croit ce qu’il fait et dit est juste. Peu importe les remerciement du public. Et d’ailleurs, musique non formatée ne veut pas dire bonne ou de qualité. D’accord avec vous , vivre de son art, c’est une autre paire de manche.
          Et d’ailleurs détrompez vous, je suis peut-être plus artiste voire plus reconnu que vous ! Qu’en savez-vous ?

        1 autres commentaires
  • Asse42-
    Asse42-
    Royaliste engagé contre le N.O.M (...)
    • Posté à 15h50 le 29/11/2008
    • Internaute 25124
      Royaliste engagé contre le N.O.M (...)

    Il fait froid dans le dos ce billet...

  • libermind75
    libermind75
    chercheur
    • Posté à 16h14 le 29/11/2008
    • Expert 53393
      chercheur

    c’est drole, avant de faire un commentaire, voire de faire un article ( !) il faut se renseigner...vous savez, les petites brochures, ou encore aller sur le site internet du 104...ça permet de donner de ’l’information », du type « j’ai pas trouver de café car le resto-café ouvre début 2009, tout comme la librairie »...
    pour se faire une idée (et pas un a priori...) : Lien

    au fait, il parait que c’est vide...il fallait le chercher le vide lors de la soirée inaugurale, autant de monde à l’intérieur qu’à l’extérieur, des routes barrées, etc...

    • elarips
      elarips répond à libermind75
      • Posté à 21h52 le 29/11/2008
      • Internaute 19146

      oui ce lieu est vide et glaciale (surtout en ces temps)

      @libermind75

      à la soirée d’inauguration il y a quand même eu une grande innocence de la part des organisateurs !
      faire venir tricky gratuitement alors que cet artiste peut remplir bercy à guichet payant ...c’est pas très professionnel, voir irresponsable !

      je ne connais pas monsieur Fisbach et Cantarella mais je me demande bien pourquoi on donne la gérance de ce lieu à ces messieurs quand je lis dans les posts précédent que dans le passé ces mêmes messieurs ont flingué un festival ! ?

      suis je innocent ou est ce inquiétant ? !

      quelle sont les critère pour obtenir la gérance d’un lieu pareil ?

      faut-il être dans les petits papier des décisionnaires, ou est ce vraiment sous concours de projets ? !

      je crains les réponses.

      mais qui sait, laissons peut être à cet endroit le temps de briser la glace qui l’habite.

      • ras-la-patience
        • Posté à 18h25 le 30/11/2008
        • Internaute 10027

        moi, c’est l’inverse, je sais qui sont Fisbach et Cantarella, mais j’ignore qui est Tricky.
        pour ce qui est de l’attribution de l’animation d’un tel lieu, je peux vous confirmer que ça ne fait JAMAIS l’objet d’un concours de projet.
        des lieux adaptés à ,la culture et de leurs animateurs, on pourrait, je pense, débattre des heures...

  • MilanPermeable
    MilanPermeable
    Chroniqueur
    • Posté à 16h33 le 29/11/2008
    • Internaute 60578
      Chroniqueur

    AU SUJET DU 104 - La sensationnelle description que l’auteur de cet article fait du 104 ne se compare qu’à la bonté des réactions, toutes alignées dans le même sens. L’intangible du lieu n’aurait aucune portée ! Alors quelqu’un dirait, je vous le dit en vérité : n’allez pas vous promener a pied entre le parc de la Villette et le pont de la rue Riquet, ce ne serait pas seulement trop long comme balade, mais sans joie. Ils ont raison, mais moi je ne veux pas avoir raison, je veux connaître le quartier et le 104 sans raison. Le nombre de bâtiments qui ont changé la vie du quartier, pas seulement ceux d’habitation, le parc (un square ?) qui se trouve à côté du pont de la rue Riquet, avec vue sur les voies ferrées, incroyable lieu, délirant, je vous le déconseille fortement si vous n’aimez pas la ville ! Je n’ai pas raison, mais c’est une des plus fortes réalisations probantes des ces dernières années.

    Mais bon, il s’agit surtout du 104, c’est-à-dire, le 104 rue d’Aubervilliers.

    Le métro le plus proche se trouve à 400mts ; un honte ! Le suivant à 500 mts et deux autres à moins de 600 mts... tout ça sur trois lignes distinctes ; ni la tour Eiffel ni le mont St Michel ne sont pas si bien desservis. Quand au lieu, le récit de l’auteur est construit « à l’envers » (le bâtiment a deux entrées), ce qui rappelle la construction d’un rêve qui demanderait à être « régrédiente ». La description commence par la fin et finit par l’entrée, non pas des lieux d’exposition, mais d’un grand parvis, une « place publique » comme était le rez-de-chaussée du centre Pompidou dans ses premières décennies, dans lequel tout genre de personnes se ressemblaient pour parler de tout genre de sujets. Un lieu de « civitas », de « urbs » ; un forum !

    Seulement après vous accédez aux lieux d’art et de culture, des manifestations temporaires, qui ne sont jamais de la même qualité, logiquement, puisque ces disciplines ne peuvent se faire sans « risques », ou alors elles appartiennent au passé.

    Le « camion pizza » est une grande voiture dessinée (designée ?) d’une manière telle qu’elle ne donne raison à personne. Et cela accompagne le lieu d’une manière tranquille et peu branché. Mais efficace ! Pas loin de là se trouve a l’arrêt un énorme pont de levage idéal comme structure pour les arts de la rue. A cet emplacement précis, pour ne pas avoir raison, nous n’avons pas besoin de structure classique de « l’équipement de la scène et de la salle, (...) le bar, le foyer, ... ». Il faut juste un lieu de rencontre, une place !

    Le 104 est un lieu froid. L’hiver est froid cette année. Cela n’empêche pas les adultes d’y aller avec les enfants. Les murs ne sont pas opaques. Le désir de se ressembler à « Métropolis » de Lang ou à « le Procès » vu par Welles, est inexistant ; les comparer à cela est un signe, cette fois-ci progrédient, que le lieu réussit ! Surtout pour une période à double connotation astrale : celle de la crise, et celle de la mutation.

    Je renonce à avoir raison et j’ai beaucoup apprécié ma visite au 104 et au quartier la semaine passé. N’y allez pas si vous avez des « attentes ». Mais si vous renoncez aux vains espoirs, pour un lieu public qui commence, vous trouverez de quoi être sensible.

    R. Milan
    Chroniqueur

    • Glam
      Glam répond à MilanPermeable
      juste ce type, vous savez ?
      • Posté à 18h16 le 29/11/2008
      • Internaute 40852
        juste ce type, vous savez ?

      « Je renonce à avoir raison et j’ai beaucoup apprécié ma visite au 104 et au quartier la semaine passé. N’y allez pas si vous avez des “ attentes ”. Mais si vous renoncez aux vains espoirs, pour un lieu public qui commence, vous trouverez de quoi être sensible. »

      J’y suis allé sans attentes et je suis entièrement d’accord.

      Pour moi, la froideur vient uniquement de l’ouverture. Ce n’est pas un lieu, c’est une allée.

    • blablablaetblablabli
      blablablaetblablabli répond à MilanPermeable
      patati et patata
      • Posté à 19h03 le 29/11/2008
      • Internaute 38523
        patati et patata

      Venez à montpellier ya Antigone depuis une vingtaine d’années ,c’est béton blanc ,pas de vie c’est hideux ,pas une seul couleur ,sachant que le béton ne se patine pas mais se salit.J’en suis sur que ça vous plaira vous et vos enfants.

    • Laffreux Jojo
      Laffreux Jojo répond à MilanPermeable
      penseur libre
      • Posté à 19h47 le 29/11/2008
      • Internaute 60376
        penseur libre

      Le problème pricincipal est que c’est un lieu qui fait doublon avec un tas d’autres lieux dont on coupe les vivres. Vous savez, Paris est assez bien fourni en espaces culturels. Alors expliquez-moi la neccessité impérieuse de ce projet pharaonique. Les deniers publics ne sont pas inépuisables. Alors qui va-t-on sacrifier sur l’autel de cette mégalomanie mal placée ? Mégalo, démago et sans projets artistique defini... ça fait beaucoup quand même.

      • bernare
        bernare répond à Laffreux Jojo
        passeur
        • Posté à 21h04 le 29/11/2008
        • Internaute 59892
          passeur

        je ne pense pas que ce lieu fasse doublon avec d’autres lieux. Il s’agissait de transformer un espace abandonné en lieu culturel, avec un projet basé, d’après ce que j’ai lu, sur des résidences d’artistes, avec également des possibilités de spectacle et expositions. Mais il aurait fallu une direction inspirée pour mener à bien un tel projet, et pour l’instant, on ne voit pas encore poindre dans les écrits sur ce lieu, qu’un véritable souffle anime l’endroit. Personnellement je n’y suis pas allé, mais j’ai lu les articles écrits notamment lors de son ouverture. Peut-être y aura-t-il des propositions intéressantes par la suite.
        L’article de Thibaudat met l’accent sur le manque de connaissance des architectes en général, pour créer un lieu culturel animé. On est loin en France des réussites londoniennes pour réhabiliter des lieux laissés à l’abandon.

  • matrasov
    • Posté à 21h33 le 29/11/2008
    • Internaute 20420

    JPT parle du Maire de Montreuil, Madame Voynet « qui n’aime pas le théâtre ». Ce n’est pas vrai du tout. La preuve ? elle aurait pris contact avec le Minsitère de la Culture pour demander que la Comédie Française vienne à Montreuil. Sérieux.

  • Schatje
    • Posté à 23h25 le 29/11/2008
    • Internaute 37471

    Silence, froid, monumentalité ... Ces mots sonnent de nos jours tellement inhumains. Et pourtant ce sont bien des sensations humaines.

    Je n’ai pas visité le 104 et je vais pourtant me permettre de faire quelques commentaires :
    1- Les locaux du 104 sont d’anciennes pompes funèbres, une grande halle monumentale ouverte. A part en trahissant complètement l’architecture et l’histoire je ne vois sincèrement pas comment, au mois de novembre, l’on puisse restituer une ambiance douillette et chaleureuse.
    2- J’habite aux Pays-Bas, je me déplace très régulièrement en Belgique et en Allemagne, et, je l’avoue, j’en ai plus qu’assez de ces lieux de culture ultra stéréotypés, anciennes fabriques, usines, où tout le monde à l’air tellement cool, où j’ai vu mille fois les même expo photos, peintures, performances, où j’ai mangé les mêmes tapas bio sur le même mobilier design recyclé. Arrêtons de louer ces pays, cela n’a aucun intérêt de s’inspirer de ce qui existe déjà partout ailleurs.
    3- Pour ma part je n’aurais jamais eu l’idée d’aller au 104 pour me boire un vin chaud.
    Non je ne suis pas un robot et j’apprécie toujours un accueil chaleureux, mais ce n’ai pas non plus ma priorité lorsque je visite une expostion.

    je ne rentrerais pas dans un débat de « personnes » et de qualité de l’offre culturel car hélas, je le répète je n’ai pas visité le 104.(cela dit l’agenda m’a l’air alléchant et bien rempli). Je veux juste exprimer le fait que je ne vois pas ce qu’il y a de gênant à avoir un lieu public culturel qui soit grand, austère peut-être, froid. Ben nan, vraiment je ne veux pas faire ma bourgeoise parisienne (ce serait gênant pour une fille d’agriculteur auvergnat). Pour moi les expériences et les émotions liées à l’art sont, bien sûr, dépendantes du lieu de présentation, mais en aucun cas j’exigerais de ce lieux un confort ou une esthétique particulière. je suis curieuse de tout. J’attends qu’on me surprenne. Je veux voir.

    Peut-être serais-je déçue.. ; mais au moins on verra.

    • Billyglou
      Billyglou répond à Schatje
      culturel
      • Posté à 20h19 le 30/11/2008
      • Internaute 52787
        culturel

      entièrement d’accord assez de recycler des lieux qui ne sont pas au départ fait pour la culture, Beaubourg c’est une vraie invention..

      Marre de ces friches qui sont des ghettos culturels pour gens branchés, un lieu culturel doit être comme la boulangerie, la boucherie du coin, en prise avec la réalité du territoire où il est situé.

      Il faut travailler avec les gens, ce lieu c’est de la com, point barre, c’est pour faire de l’image prochain concert Amadou et Marian !

  • P a z
    • Posté à 00h04 le 30/11/2008
    • Internaute 36800

    POUR LE MEME BUDGET LA VILLE DE PARIS AURAIT PU REALISER DES LOGEMENTS SOCIAUX ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

    • matrasov
      matrasov répond à P a z
      • Posté à 06h28 le 30/11/2008
      • Internaute 20420

      typique argument du plus vil populisme : vous faites un lieu de culture, une bibliothèque, un théâtre, un atelier ? Honte à vous... avec toute cette misère. Bien sûr, ça ira nettement mieux quand personne ne saura plus lire ni écrire ni parler, quand plus personne n’aura plus ni mémoire ni histoire ni dignité. Si le nom de Chalamov dit quelque chose à Paz il pourra lire dans son oeuvre que la seule chose qui nous élève au rand d’humain, ce ne sont ni les besoins élémentaires : manger boire pisser et chier mais le besoin de poésie. Enervant ce mot non ?

      • Laffreux Jojo
        Laffreux Jojo répond à matrasov
        penseur libre
        • Posté à 09h36 le 30/11/2008
        • Internaute 60376
          penseur libre

        dans ce cas ici, ce n’est pas vraiment du vil populisme étant donné le délabrement existant du quartier et étant donné l’offre culturel existant à Paris. Quant à l’argument d’amener de la culture aux pauvres (quelle arrogance !) pourquoi cette Ville de Paris ne donne quasiment rien aux Centres d’animation qui font réellement un travil de proximité mais soutient avec des sommes astronomiques un objet de pure prestige dont Paris regorge de toutes façons ? Décidemment, le dévéloppemùent culturel des quartiers populaires n’est pas une priorité.

         
        • matrasov
          matrasov répond à Laffreux Jojo
          • Posté à 22h04 le 30/11/2008
          • Internaute 20420

          On peut êre pauvre et très cultivé. La question c’est : 1) que font les « centres d’animation » cité par Laffreux ? 2) qu’est-ce que c’est qu’un travail de proximité ?
          3) les pauvres ont-ils besoin d’être animés par des travailleurs de proximité ?
          4) comment développe-t-on culturellement les quartiers populaires.
          5) est-ce qu’il y aura des quartiers populaires dans trois ans à Paris ?

          • Laffreux Jojo
            Laffreux Jojo répond à matrasov
            penseur libre
            • Posté à 12h30 le 01/12/2008
            • Internaute 60376
              penseur libre

            Evidemment qu’on peut-être pauvre et cultivé tout comme riche et inculte.
            1) Les Centre d’animation dispensent desd cours de musique, de danse de théâtre, c’esdt-à-dire tout ce qui peut amener les gens à aller voir des spectacles et des expos. Mais l’argent leur manque terriblement.
            2) Un travail de proximité est un travail auprès de gens dans leur quartier en adéquation avec leurs besoins et leurs envies. MMais il y a pas d’argent pour ça
            3) Oui. Les pauvres comme les riches, les pauvres peut-être même plus car ne pouvant s’offrir des cours privés (de musique et de théâtre par ex). C’est très cher. Mais il n’y a pas d’argent pour ça
            4) voir 1°2°3°
            5) Je n’en sais rien. Dans trois ans certainement, dans 20 ans ; c’est une autre paire de manches.
            Le 104 était entre autres annoncé comme un lieu qui s’intègre dans le quartier, qui prétendait le sortir d’un désert culturel. Ce qui est énervant c’est que non seulement, c’est faux, mais en plus ceux qui font ce travail depuis des lustres vont en pâtir. Le coût de cette institution selon moi superflu crèvera le budget culturel de la Ville de Paris à un dégré extrême. A votre avis : au dépend de qui ?
            Au fond c’est une opération immobilière qui tente d’embourgeoiser le quartier.
            Je crains, vu le succès absent de ce sinistre lieu, m^me ça, ça va être une catastrophe. A projet mégalo, ratage magistral.

            • matrasov
              matrasov répond à Laffreux Jojo
              • Posté à 14h11 le 01/12/2008
              • Internaute 20420

              Ca c’est clair que le quartier va s’embourgeoiser (tout comme le XVIIIème) et que ça sent l’opération immobilière à plein gaz. Cela dit, il y a belle lurette que les parisiens ont été expulsés de Paris. Oui d’accord pour les cours de musique, etc. La proximité en revanche je n’y crois pas, pas plus que je ne crois que Paris est un ensemble de village. La seule chose qui ait jamais été « de proximité » à Paris, c’étaient les (géniaux) cinémas de quartier. Le théâtre national populaire était au Trocadéro, il était pourtant authentiquement populaire et le public venait des quartiers et de la banlieue, nos grands musées n’ont rien de bourgeois et, avec les transports publics on y accède facilement -et c’est pas cher-... Ce que je tente d’exprimer c’est que pour moi proximité = (souvent) consommation. Or le théâtre, les expos, les concerts, ce n’est pas si mal de faire l’effort d’aller à l’autre bout de Paris, ou de la banlieue. D’ailleurs tout le monde est prêt à aller à l’autre bout de la Terre pour son groupe de rap, de soul, de rock, de funk...ad libitum favori. Non ? Les quartiers populaires, c’est vrai qu’avec la méga crise, ils ont encore une chance, il y a une grande déferlante de paupérisation qui arrive... Mais le 104, il part comme ça, mais il peut changer. Il peut s’animer, naître à la vie. Non ?

              • Laffreux Jojo
                Laffreux Jojo répond à matrasov
                penseur libre
                • Posté à 14h54 le 01/12/2008
                • Internaute 60376
                  penseur libre

                Je n’ai rien contre le fait de se déplacer n’importe où pour voir une expo ou une spectacle. Le fonds de mes réserves sur la pertinence de ce projet pharaoniqe est que tout ce qu’on peut y voir ou faire, justement, on peut déjà le faire ailleurs. J’estime qu’il n’y avait pas un besoin impérieux ou urgent de créer encore un mastodonte à Paris, mais plutôt faire en sorte que les structures existantes puissent mieux travailler. Si j’ai aussi parlé des Centres d’animation (très peu considéré, il est vrai) sachez que la plupart ont de salles de spectacle tout à fait convenables, mais on ne peut rien y faire faute d’argent. Quel gâchis !
                Par proximité, j’entends un travail de fonds auprès de populations qui ne vont pas au spectacle etc, un travail auprès des jeunes (et moins jeunes), un travail à la fois d’initiation et de qualité. Et qu’on ne vienne pas me dire que ce lieu a été crée pour les habitants du XIXè. Certains lieu (comme autrefois le Théâtre de l’Est parisien, je ne sais pas ce qu’il en est aujourd’hui) ont ou avait un réel ancrage de quartier. D’autres comme La Colline a une vraie mission etc..., le 104 non. Un fourre-tout qu’on ajoute sans savoir pour quoi faire ? Evidemment, il peut s’animer, puisque les infastructures sont là, mais encore une fois, au dépens de qui ? Les budgets ne sont pas extensibles à l’infini, même au contraire. Alors imaginez un peu ce que représente le 104 rien qu’en frais de fonctionnement. S’il marche, tant mieux, mais il tuera (du moins à terme) nombre de petites structures. S’il ne marche pas c’est carrément de l’argent jeté par la fenêtre. Dans les deux cas, le 104 est nuisible. Un caprice de la municipalité qui fait fi des besoins réels. Cordialement L’AJ

        4 autres commentaires
      • P a z
        P a z répond à matrasov
        • Posté à 21h52 le 01/12/2008
        • Internaute 36800

        Quelle réaction imbécile matrasov ?
        Trouvez-vous que Paris manque de lieux culturels ?
        Que les habitants de ce quartier ne font que, comme vous dites « manger boire pisser et chier » ? Qu’ils ne connaissaient pas la poésie avant l’arrivée du 104 ?
        Quel imbécile vous faites !

    • Schtroumpf perplexe
      Schtroumpf perplexe répond à P a z
      physicien
      • Posté à 11h36 le 30/11/2008
      • Internaute 22547
        physicien

      Dans la morgue ?

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