Infusion de sciences

La science est une activité très sérieuse dont il est fondamental de parler (aussi) avec dérision

Economies d'eau : elles pourraient faire dépenser plus !

Damien Jayat
Médiateur scientifique
Publié le 17/12/2008 à 12h53



Le Rio Grande vu la ville mexicaine frontalière Ciudad Juarez (Tomas Bravo/Reuters).


Les hommes manquent d’eau et ça ne va pas s’arranger. Le problème est un des premiers sujets de préoccupation du XXIe siècle. Economiser devient le mot d’ordre : fermons le robinet pendant qu’on se brosse les dents et arrosons les cultures avec parcimonie. Peut-être. Faut voir.

Le bassin du Rio Grande, zone d’études stratégiques

Voir le document

(PDF file)

Ce n’est pas moi qui le dis, c’est un couple de chercheurs formé de Manuel Pulido-Velazquez, de l’université de Valence (Espagne) et de Frank A. Ward, de l’université de Las Cruces (Mexique).

Mon premier est hydrologue, mon second spécialiste de l’économie agricole, et mon tout a pondu une étude sur le système hydraulico-agricole du bassin du haut Rio Grande, depuis sa source dans le Colorado jusqu’à El Paso (Texas) en traversant le Nouveau-Mexique. (Lire ci-contre)

L’endroit est stratégique pour au moins deux raisons. D’une part, la région étant moins célèbre pour son humidité que la pointe bretonne, la moindre goutte d’eau y est avidement convoitée par les agriculteurs, les citadins et les industriels.


Parcours du fleuve Rio Grande. Le bassin considéré dans cette étude correspond à la zone entourée en rouge (image modifiée depuis Wikipédia).

D’autre part, le Rio Grande constitue la frontière américano-mexicaine à partir d’El Paso jusqu’au golfe du Mexique. Le partage de l’eau fait donc l’objet de négociations permanentes entre les deux nations : tout ce qui est pompé avant la frontière est perdu pour les Mexicains.

La mode écologique actuelle encourage l’humanité à restreindre ses dépenses en eau. Excellente idée. Toute modération est bonne à prendre, surtout pour l’agriculture qui est la plus grosse buveuse de la planète -autour de 50% des consommations, sans chipoter sur les chiffres- et arrose souvent par des techniques aussi fines qu’un tronc de baobab : de loin, à grands coups de jets d’eau. Le précieux liquide est ici gaspillé à outrance, car entre la sortie du jet et les racines des plantes il rencontre une foule d’obstacles : l’air, les feuilles, le sol, voire le pare-brise de votre voiture lorsque le jet est installé (ô comble de la logique) au bord de la route.

Des plantes qui recrachent l’eau qu’on leur donne

Et il y a pire : il y a aussi l’évapotranspiration, c’est-à-dire la perte d’eau par les plantes elles-mêmes. Comme l’homme transpire par des petits trous parsemant sa peau (des pores), les plantes ont dans leurs feuilles des orifices appelés « stomates » par lesquels elles font, entre autres, évaporer de l’eau. On estime qu’une plante transpire ainsi 30 à 50% de l’eau qu’on lui amène. Le reste retourne à la terre puis, par infiltration, aux nappes phréatiques ou aux rivières, et enfin au fleuve d’où l’eau était tirée au départ.



Epiderme de feuille de poireau observé au microscope : chaque rectangle noir est un stomate (Didier Pol).


Cette eau infiltrée revient donc aux sources, au contraire de l’eau évaporée qui file dans les cieux, loin, très loin de ses origines. La différence est fondamentale : demandez leur avis aux Mexicains qui voient leur eau fraîche passer au-dessus de leurs sombreros… Le phénomène d’évapotranspiration est donc le bât qui blesse, le couteau que les deux chercheurs nous remuent dans la plaie. Suivez le raisonnement.

Phase 1 : on se rend compte qu’arroser au jet d’eau est aussi efficace que de nourrir un gosse à coups de yaourts chargés sur arbalètes depuis l’autre bout de la cuisine. On décide donc de promouvoir des techniques plus économes, dont le meilleur semble être le goutte-à-goutte : on tisse un réseau de tuyaux percés au pied des plantes, et on y fait couler l’eau qui est alors immédiatement pompée par les racines. Grâce à ce circuit court, aucune goutte n’est bêtement dispersée dans l’air, sur les feuilles ni sur le macadam.

Phase 2 : on encourage les paysans à adopter cette technique grâce à de nombreuses subventions, car le système coûte cher à installer et à entretenir. Et la vie est belle pour tout le monde : l’agriculteur dépense moins d’eau et obtient des subventions d’Etat, ce même Etat bombe son torse écolo auprès des copains, le citoyen est fier de participer à la sauvegarde de la planète, et le Mexicain retrouve son Rio Grande de la belle époque.

Quand économiser augmente finalement les dépenses

Trop beau pour être vrai et l’étude des deux compères hispanisants plombe le moral. D’après eux, le goutte-à-goutte serait en fait pire que le jet d’eau ! Avec ce dernier, on perd une partie de l’eau par évapotranspiration et une autre par infiltration, mais l’infiltration permet quand même à l’eau de rejoindre le circuit local. Avec le goutte-à-goutte en revanche, l’eau est apportée en quantité juste suffisante : elle est donc entièrement absorbée par les racines… puis entièrement évaporée ! Et plus rien ne s’infiltre en profondeur.

Avec le goutte-à-goutte, on pompe donc moins d’eau mais celle-ci est perdue à 100% pour le bassin hydraulique local car l’évapotranspiration l’envoie grossir les nuages. Avec le jet d’eau, on pompe des quantités plus importantes, on gâche de l’eau, mais au moins on en récupère une partie… et même plus qu’avec la technique moderne.

Comble du paradoxe, non ? Pour palier un défaut, on trouve une autre technique qui ne ferait qu’apporter de plus gros inconvénients. Une histoire qui nous rappelle cette loi essentielle du progrès technique : chaque fois que l’homme se débarrasse d’une de ses chaînes, il ajoute un maillon à une autre. Ou comment, en voulant supprimer un problème, on ne fait que le déplacer.

La conclusion des chercheurs est finalement du genre normand : aucune des deux voies d’arrosage n’est parfaite. Le mieux, selon eux, serait de revenir au bon sens avant d’inventer de nouvelles bêtises technologiques. Cessons de faire pousser des plantes gourmandes en eau dans des endroits secs (par exemple le maïs), essayons de suivre rigoureusement les dépenses réelles en eau calculées sur des territoires entiers, arrêtons de planter là où il y a déjà beaucoup, et pourquoi pas commencer par ne pas arroser en plein soleil ? C’est le pire moment pour le faire, tous les bons agriculteurs le savent. Le bon sens, je vous dis !

Photos : Le Rio Grande vu la ville mexicaine frontalière Ciudad Juarez (Tomas Bravo/Reuters). Parcours du fleuve Rio Grande : le bassin considéré dans cette étude correspond à la zone entourée en rouge (image modifiée depuis Wikipédia). Epiderme de feuille de poireau observé au microscope (x 100) : chaque rectangle noir est un stomate (Photo aimablement autorisée par Didier Pol).

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  • Tita
    Tita
    oiseau
    • Posté à 13h28 le 17/12/2008
    • Internaute 7659
      oiseau

    Il y a tout de même une sérieuse nuance à faire. Je ne sais pas comment cela se passe dans le système hydraulico-agricole du bassin du haut Rio Grande, mais en france, (et en europe), il n’y a pas de désert. L’agriculteur va donc pomper dans le bassin hydraulique local (la rivière du coin, a nappe, etc.).

    De fait, imagions les deux hypothèses :
    - Hypothèse A : arrosage au jet d’eau (traditionnel) permettant 10% (chiffre fictif) de retour au bassin hydraulique local

    - Hypothèse B : arrosage au goute à goute permettant 0% de retour aux bassin hydraulique local.

    Donc si l’agriculteur a besoin de 100 mille litres / jour selon l’hypothèse A, il consommera donc 100 mille litres - 10% de retour au bassin hydraulique local, soit 90 mille litres.
    Si l’agriculteur a besoin de 50 mille litres / jour selon l’hypothèse B, il consommera donc 50 mille litres - 0% de retour au bassin hydraulique local, soit 50 mille litres.

    90 mille litres / jour est toujours plus dépensier que 50 mille litres / jour pour le bassin hydraulique local...

    Méfions-nous des généralisations abusives... et d’en tirer des conclusions tout aussi abusives.

    • Lemmy_Nothor
      Lemmy_Nothor répond à Tita
      - Gone fishing !
      • Posté à 13h35 le 17/12/2008
      • Internaute 12434
        - Gone fishing !

      Tu dis qu’il n’y a pas de desert en Europe....pas tout a fait juste.
      En Espagne il y a un desert, et qui grandit.
      Or justement l’Espagne souffre de desertification parce qu’ils y ont coupés tous les arbres dans les derniers 4 siècles. Il n’y a plus rien pour retenir l’eau dans la terre. Les plantes evaporent de l’eau ? J’espère bien, c’est cette eau qui forme les nuages, et qui retombera en pluie.
      J’habite à Barcelone, et ici il n’y a pas une seule mouche. C’est la première fois de ma vie que je vis dans un endroit sans mouches.
      Pourquoi ? Parce qu’il n’y pleut jamais, il n’y a aucun endroit ou une mouche ou un moustique puisse pondre ses oeufs.
      L’année dernière les reserves d’eau sont tombés a moins de 20%, plus pres de 15%....ils achetaient des navires de flotte a 90 000 euros le chargement.
      Et si vous achetez un jour une maison ici.......assurez vous qu’elle a l’eau courante ! !

      • benzitoune
        benzitoune répond à Lemmy_Nothor
        réveillez moi !
        • Posté à 14h28 le 17/12/2008
        • Internaute 61576
          réveillez moi !

        Ai vecu a Barcelone aussi, c’est vrai, pas une mouche a l’horizon. Tout est sec sec sec.
        Faut pas oublier le portugal non plus en matiere de deserts, avec les incendies qu’ils se sont manges ces derniers temps ils ne se sont surement pas arranger.
        Les problemes d’eau c’est maintenant !
        Et ce serait pas mal de le gerer avant d’avoir des guerres sur ce sujet vous croyez pas ?

        (desole pour les accents, pas de clavier francais, j’y travaille !)

    • Cocoricooo
      Cocoricooo répond à Tita
      Chômeur ayant fauté
      • Posté à 14h05 le 17/12/2008
      • Internaute 54582
        Chômeur ayant fauté

      Méfions-nous surtout des hypothèses en l’air... Votre raisonnement est d’une vacuité époustouflante puisque vous prenez un taux de retour de 10% au hasard. Faites le même calcul avec un taux de 90%...

      • Tophee
        Tophee répond à Cocoricooo
        en haut a gauche
        • Posté à 15h10 le 17/12/2008
        • Internaute 2159
          en haut a gauche

        le resonement est toujours valable. En fait, la comsomation d’eau des plante ne variera pas en fonction de la methode d’arosage.

        On peut dire que dans l’hypothese A , la consomation pour le bassin Ca= Eau evaropee par la plante + eau restant dans la plante + eau evaporee durant l’arosage (l’eau de ruisellement retournant a la nape, je ne la compte pas)

        Dans l’hypothere b, on a CA = Eau evaropee par la plante + eau restant dans la plante

        On gagne toujours l’eau perdue par evaporation durant l’arosage...

        Donc on perd toujours de l’eau

         
        • Cocoricooo
          Cocoricooo répond à Tophee
          Chômeur ayant fauté
          • Posté à 16h38 le 17/12/2008
          • Internaute 54582
            Chômeur ayant fauté

          Vous dites que « la comsomation d’eau des plante ne variera pas en fonction de la methode d’arosage. » : qu’en savez-vous ? Hypothèse gratuite et probablement fausse. La consommation, dont fait partie l’évaporation par la plante, dépend sûrement du taux d’humidité de l’air ambiant, lequel dépend sûrement de la méthode d’arrosage... Et pan !

          • Kolia
            Kolia répond à Cocoricooo
            Lycéen
            • Posté à 22h06 le 17/12/2008
            • Internaute 59435
              Lycéen

            « Dépend surement du taux d’humidité de l’air ambiant »

            Hypothèse gratuite et probablement fausse.

            Pan ?

        2 autres commentaires
      • Tita
        Tita répond à Cocoricooo
        oiseau
        • Posté à 16h45 le 17/12/2008
        • Internaute 7659
          oiseau

        Le raisonnement est de démontrer que l’article mentionné ci-dessus part du postulat que le lieu de pompage dans le bassin du haut Rio Grande, n’est pas le bassin hydraulique local et que les conclusions présentées sont donc probablement valides uniquement dans ce cas.

        Un seul contre-exemple suffit et un chiffre fictif de 10% de retour au bassin hydraulique local en vaut bien un autre. Par ailleurs, c’est plus facile à comprendre que d’utiliser des inconnus x, y, z (et j’en passe) pour respectivement la quantité d’eau utilisée, la quantité d’eau évaporée, perdue, retournée au bassin, consommée par tel type de plante, la températures, etc,...

    • Azza
      Azza répond à Tita
      Ingénieur en informatique (...)
      • Posté à 15h10 le 17/12/2008
      • Internaute 25467
        Ingénieur en informatique (...)

      Le probleme du raisonnement que vous faites, c’est que vous raisonnez a besoin de l’agriculteur constants. Or, Vous vous doutez bien que comme ceux ci ne sont limites que par l’offre d’eau dont il dispose, plus il a un « rendement » efficace, plus il va consommer.

      Je reprends donc au debut, en fixant comme constante la quantitee d’eau fournie par la source. Mettons 100.

      Avant : l’agriculteur du nouveau mexique ou du Texas pompe 90. Il reste 10 dans le fleuve qui vont vers le mexique (s’ils survivent au passage par El Paso, ou il faut tout de meme bien remplir les piscines). Sur ces 90, 9 fichent le camp dans le sol et finissent dans les puits mexicain. Les mexicaines ont 19.

      Maintenant : l’agriculteur du nord a pu, sur la base des economies que lui permet le goute a goute, passer de 90 pour ses x hectares a 40 pour x hectares. Il peut donc augmenter sa surface cultivee et la porter a 2x hectares. Il consomme maintenant 80 et peut donc dire qu’il fait des economies. Sur cette base, en aval, El Paso peut raisonnablement augmenter ses pompages pour les besoins urbains de 5. Il reste donc 15 dans le fleuve et les Texas peuvent dire aux mexicains que grace a leur effort, ces derniers auront desormais 5 de plus dans le fleuve. Mais comme il n’y a plus de pertes a l’arrosage, le mexicains n’ont plus rien dans leur puits et sont passes de 19 a 15 grace a l’effort et l’investissement de leur voisin, qui a lui presque double sa production agricole...

      Et encore, il a de la chance l’ex-futur wetback (ben oui, la crise des subprimes et passe et a mis un terme aux promesses d’avenir radieux aux US), en investissant lui aussi dans le goute a goute, ces 15 de plotte lui permettront de produire plus qu’avant avec ses 19, mais bon...

      Imaginons juste que le voisin US soit moins altruiste et continue de pomper ses 90 (en augmentant ainsi sa production d’un facteur 2.25).

      Il ne reste plus que 10 a notre mexicain !

      Les Texans peuvent meme prendre pretexte de leur plus grande efficacite agricole pour pomper 95 (plus que 5 pour les hispanos) et de proposer aux mexicains de compenser la difference en mais (monsanto OGM evidement)...

    • Damien Jayat
      Damien Jayat répond à Tita
      Médiateur scientifique
      • Posté à 20h43 le 17/12/2008
      • Internaute 20409
        Médiateur scientifique

      Raisonnement qui tient la route, sauf si les chiffres que vous prenez ne sont pas les bons ! Et d’après les chiffres choisis par les chercheurs, qui ont essayé de coller au mieux à la réalité, la balance penche de l’autre côté. Essayez de lire l’article originel, vous verrez la différence avec vos estimations...

      • Monrdhil
        Monrdhil répond à Damien Jayat
        Monde à DéDé
        • Posté à 10h16 le 18/12/2008
        • Internaute 55261
          Monde à DéDé

        Justement, en revenant à l’article originel, et en particulier au premier tableau de données, il est possible de constater que les auteurs de l’articles ont basé leur calcule sur une augmentation de la productivité d’environ 20 % par « goutte à goutte ».

        La quantité d’eau stoquée par la production supplémentaire (pas l’évapo-transpiration) est écartée. Ce gain de productivité peut aussi signifier que chaque plante réussit à mieux accéder/prélever une partie de cette ressource en eau qui lui est apportée.

  • JP_JP
    • Posté à 13h22 le 17/12/2008
    • Internaute 18274

    Ben heu ... l’arithmétique basique me ferait écrire :
    Pour la nappe phréatique, est il préférable de perdre totalement les 10 litres d’eau par heure utilisés par un goutte à goutte ou 50% des 1000 litres d’eau utilisés par un jet ? ...

    • Xiaolin
      Xiaolin répond à JP_JP
      • Posté à 17h39 le 17/12/2008
      • Internaute 1264

      Oui, mais par jet, il y a, du fait de l’évaporation, un retour par les nuages et la pluie à la nappe phréatique...

      • amipb
        amipb répond à Xiaolin
        Chef de projet à Barcelone
        • Posté à 12h17 le 19/12/2008
        • Internaute 28823
          Chef de projet à Barcelone

        Oui, mais sans jet ni goutte à goutte il n’y aurait de toutes façons rien à retourner aux nuages, sauf en cas de pluie, ce qui est hors sujet.
        Donc, je ne vois pas trop l’intérêt de cette recherche, l’eau étant apportée, dans les 2 cas, de manière artificielle

  • sirilou
    sirilou
    anti-isme
    • Posté à 13h31 le 17/12/2008
    • Internaute 62792
      anti-isme

    Dans les propositions constructives, on pourrait aussi imaginer qu’on ne produise que ce dont on a besoin (à l’échèle globale)....

    Qu’afin d’arrêter le n’importe quoi actuel, on interdise la spéculation financière sur la nourriture.

    Vous souvenez-vous de la crise du riz d’il y a 6 mois ? disparu le manque de riz. Tout comme la crise pétrolière des années 70, ce n’était que pure spéculation.

  • TonyLibertaire
    TonyLibertaire
    Lycéen section littéraire
    • Posté à 13h38 le 17/12/2008
    • Internaute 61258
      Lycéen section littéraire

    ça laisse songeur.....j’ai pas d’avis tranché sur la question, c’est un problème vraiment complexe

  • BobLaMouche
    BobLaMouche
    subversion+construction= (...)
    • Posté à 13h42 le 17/12/2008
    • Internaute 29754
      subversion+construction= (...)

    C’est dommage que l’article n’indique pas pourquoi il pourrait être intéressant de laisser l’eau pénétrer en profondeur. Puisque si on suit le raisonnement, l’eau qu’on ne pompe pas de la nappe phréatique y reste bel et bien ! Et si on l’extrait d’une rivière, on peut aussi se demander si cette ponction est bien appropriée.

    En fait, l’intéret se trouve dans les systèmes agricoles utilisant des arbres (ou simplement des plantes persistantes), qui ont des racines qui plongent beaucoup plus profondément dans le sol que les plantes annuelles.

    Il faut aussi mémoriser le fait que toute l’eau qui tombe sur un sol ne tombe pas dans les profondeurs par gravité. Une bonne partie reste dans les microporosités, jusqu’au seuil dit de ressuyage. Cette eau reste alors disponible pour les plantes, dans toutes les strates du sol. Evidemment, en cas de sécheresse, cette eau a tendance à s’évaporer, d’abord à la surface, le reste remontant par capilarité. On peut casser cette capilarité en mettant un paillage par exemple, ou du BRF (bois raméaux fragmentés), ce qui permet de retenir l’humidité nettement plus longtemps.

    Signalons que l’évapotranspiration est également fonction du rendement des plantes cultivées. Plus la plante fabrique de matière organique, et plus elle a besoin d’eau par unité de matière (photosynthèse). Planter une proportion importante de plantes à haut rendement ou à croissance rapide est donc contre-indiqué là où l’eau se fait rare.

    • Damien Jayat
      Damien Jayat répond à BobLaMouche
      Médiateur scientifique
      • Posté à 20h48 le 17/12/2008
      • Internaute 20409
        Médiateur scientifique

      Il n’est pas plus « intéressant » d’arroser au jet pour laisser percoler ensuite. L’article voulait seulement alerter sur le fait qu’à trop encourager des pratiques apparemment plus écolos, on finit par se créer d’autres problèmes auxquels il est donc bon de penser avant.

      Tout à fait d’accord avec votre dernière remarque, les auteurs ont eux-mêmes rappelé l’aberration consistant à planter des végétaux très gourmands et à haut rendement dans des zones sèches. Car en effet la transpiration est plus forte chez les plantes poussant très vite.

      • Monrdhil
        Monrdhil répond à Damien Jayat
        Monde à DéDé
        • Posté à 10h26 le 18/12/2008
        • Internaute 55261
          Monde à DéDé

        De plus d’autres sujets d’importance sont omis par l’article :
        - la question de la fitration de l’eau par la terre (fonction qui est souvent oubliée),
        - la pollution des eaux liées aux produits phyto-sanitaires (engrais et insecticides), eux aussi épendus en trop large quantité,
        - le circuit de l’eau (l’eau s’infiltre en aval de son lieu de pompage, alors que l’eau évaporée peut revenir à la source ...)
        ...

  • alakauf
    alakauf
    informaticien
    • Posté à 13h50 le 17/12/2008
    • Internaute 62795
      informaticien

    Si on lit un peu le texte original il faut nettement moduler non pas les conclusions de l’article en question, mais celles de Rue89. En effet ce que dit l’article c’est :
    1- la quantité d’eau perdue, A VOLUME DE PRODUCTION EGAL, est strictement la même dans les deux cas. La différence de consommation entre l’arrosage intensif et le goutte à goutte provient uniquement du fait quand dans le second cas LA PRODUCTION EST MEILLEURE. Donc a production égal, il n’y a strictement aucune différence pour le bassin hydraulique concerné !

    2- Par contre, le coût du système fait que le coût à l’hectare est plus important (même en tenant compte de l’amélioration de la production) avec le système de goutte à goutte.

    Maintenant en ce qui concerne l’application des conclusions sur le cas européen, il faut bien comprendre que la situation est très différente. effectivement dans son hypothèse l’arrosage reste dans le même bassin. Mais c’est du fait de la faible distance entre zone de pompage et zone d’utilisation, et aussi du fait d’un bassin hydraulique gigantesque (essayez de me trouver de me trouver des bassins similaires en Europe, en dehors peut-être du Danube).

    A contrario, en Europe (et là je pense entre autres à l’Espagne) les zones de pompage peuvent être éloignées des zones d’utilisation. On assiste alors à un transfert d’eau entre deux bassins séparés. Et il faut en plus tenir compte de la perte du aux distances (fuites, etc).

    Maintenant, il y a un dernier point qui n’est absolument pas pris en compte dans cette étude : « la pollution par les produits phytosanitaires ». En effet dans l’arrosage massif on pompe de l’eau a peu près propre, et on réinjecte dans le sol de l’eau chargés en cochonneries. Donc si on ajoute au coût de l’arrosage massif celui des usines de traitement d’eau que cela nécessite qu’en devient-il de la comparaison économique ?

    • Cocoricooo
      Cocoricooo répond à alakauf
      Chômeur ayant fauté
      • Posté à 14h11 le 17/12/2008
      • Internaute 54582
        Chômeur ayant fauté

      Ben mince ! Si tous les informaticiens raisonnent comme ça... M’étonne pas qu’on trouve partout des programmes et des procédures merdiques !

      • bjone
        bjone répond à Cocoricooo
        dev 3D
        • Posté à 15h42 le 17/12/2008
        • Internaute 62791
          dev 3D

        Bin ouais, t’as remarqué aussi que dans la vraie vie les choses sont plus toujours compliquées qu’elles ne paraissent ? :)

      • softrain
        softrain répond à Cocoricooo
        • Posté à 16h31 le 17/12/2008
        • Internaute 39587

        Tous les salariés ont-ils ton niveau de réflexion ?

         
        • bjone
          bjone répond à softrain
          dev 3D
          • Posté à 16h54 le 17/12/2008
          • Internaute 62791
            dev 3D

          J’ai ptet mal interprété ce qu’il voulait dire alors :)
          edit : j’ai cru que tu me répondais :) (pas moyen de supprimer un message ? ?)

        1 autres commentaires
  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 14h17 le 17/12/2008
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    il y a eu une émission sur la 5 je crois,
    le fait de faire un barrage sur le rio grande pour donner de l’eau à foison à las vegas (arroser le désert et ses greens), une tribu d’indien mexicains qui vivait des coquillages du rio grande son embouchure, crève de faim, et a du se mettre à la pêche en mer , (achat de bateaux, filets, crédits, apprendre un nouveau métier etc etc)

    le rio grande est devenu un ruisseau ....pour les mexicains, sans compter de la catastrophe écologique qui en résulte.
    mais se ne sont que des mexicanos pauvres....

    • Luziadell
      Luziadell répond à pablico
      hispaniste
      • Posté à 14h44 le 17/12/2008
      • Internaute 62806
        hispaniste

      Eeehh à Las Vegas c’est le Colorado mais c’est effectivement le second fleuve sur lequel s’empoignent les Mexicains et les Etatsuniens... avec un débit du Colorado de 35 m3/s à la frontière quand d’après les Mexicains il devrait y en avoir 7000. La faute aux prélèvements massifs, notamment pour Vegas.

      • pablico
        pablico répond à Luziadell
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 14h51 le 17/12/2008
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        rire ! ! errare, et pourtant sur la carte de l’article, c’était écrit colorado..c’est ce qui m’a fait réagir..

        j’en suis tout dé colorado de honte...

  • freestyler
    • Posté à 14h12 le 17/12/2008
    • Internaute 32860

    Pour avoir suivi des cours en hydrologie et en agronomie lorsque j’étais étudiant, j’au eu l’occasion de faire des études de cas dans des PED comme madagascar des pays d’afrique et d’amérique centale comme le mexique concernant la gestion de l’eau.

    Ce qui en ressort, c’est que ce sont avant tout les « canaux » réseaux d’iirigation qui sont mal adaptés de mêmes que certaines retenues d’eau barrages ou encore « conduites forcées » (des pertes pouvant aller jusqu’a 80 % par évaporation dans certains cas)

    Concernant l’irrigation au mexique, le goutte à goutte n’est pas efficace dans la mesure ou le sol à une structure compacte (l’eau ruisellera sans être absorber) ou une texture trop sabloneuse (l’eau passera à travers le sol sans bénéficier à la culture). Cette précision aurait été judicieuse à mon sens.

    Le système d’iirigation doit être adaptée à la culture au sol et au climat tout comme la culture doit être adaptée au climat local (comme vous le soulignez fort justement en fin d’article.

    Le mais qui est une plante équatoriale très gourmande en eau et intrants ne devrait pas être cultivée dans des zones semi-arides ou sous nos climats tempérés cela relève du simple bon sens.

    • Lemmy_Nothor
      Lemmy_Nothor répond à freestyler
      - Gone fishing !
      • Posté à 14h25 le 17/12/2008
      • Internaute 12434
        - Gone fishing !

      Et il n’y a pas que le mais qui pose un problème de consommation d’eau. La tomate aussi. Les premiers plants de tomates ( indigènes) qui furent amenées en Europe ne consommaient presque pas d’eau....les fruits étaient plus petit. La plante avait un système de racines beaucoup plus developpées que les versions modernes qui elles n’ont presque pas de racines profondes, et donc dependent totalement de l’irrigation humaine.

  • Cocoricooo
    Cocoricooo
    Chômeur ayant fauté
    • Posté à 14h22 le 17/12/2008
    • Internaute 54582
      Chômeur ayant fauté

    Ce qui est amusant, c’est que l’article conclue qu’il faudrait en revenir au bon sens, cette espèce de boussole dont on ne devrait jamais se départir, alors qu’il vient de nous montrer qu’il faut se méfier du bon sens appliqué au goutte-à-goutte. Désolé pour l’auteur, mais il a tort : il faut se méfier du bon sens comme de la peste, les analyses scientifiques le démontrent chaque jour. (Bien qu’elles soient elles aussi sujettes à caution quand elles sont mal comprises).

    • teych
      teych répond à Cocoricooo
      insoluble dans le libéralisme
      • Posté à 16h15 le 17/12/2008
      • Internaute 36309
        insoluble dans le libéralisme

      Je n’ai pas lu l’article comme ça, particulièrement la fin : le bon sens dont il y est question devrait plutôt nous inciter à planter des cultures adaptées au climat et qui n’ont pas besoin d’être arrosées.
      En cela, la vigne est l’exemple parfait : non seulement on ne l’arrose pas, mais elle nous fournit de quoi étancher notre soif. On gagne sur les deux tableaux.
      Je préconise donc, pour lutter contre le gaspillage de l’eau, la généralisation du plan vigie-picrate.

    • softrain
      softrain répond à Cocoricooo
      • Posté à 16h39 le 17/12/2008
      • Internaute 39587

      Tu veux dire qu’il faut quelque chose de plus pour comprendre les analyses scientifiques ? Quelque chose comme le bon sens ?

    • Monrdhil
      Monrdhil répond à Cocoricooo
      Monde à DéDé
      • Posté à 10h23 le 18/12/2008
      • Internaute 55261
        Monde à DéDé

      Je crois que tu as mal compris la chutte : avant d’appliquer le bon sens dans la recherche d’une réponse à une question simple (plus rien n’est simple dans notre monde), il faut repenser le problème dans son ensemble et chercher une réponse de bon sens à la problématique qui a fait émerger la question.

      Comme on dit dans la recherche, le bon chercheur (par rapport au « mauvais ») trouve parce qu’il pose la bonne question !
      Une bonne méthodologie ne s’applique pas qu’à la recherche de la solution mais à bien définir le problème.

  • flyoute
    flyoute
    pasbellelavie
    • Posté à 14h26 le 17/12/2008
    • Internaute 62764
      pasbellelavie

    le plus gros problème chez nous, c’est la quantité d’eau que demande l’agriculture. on nous conseille de couper le robinet pour nous laver les dents et on encourage à grands coups de subvention des cultures de maïs qui consomment près de 4000 m3 à l’hectare que nos agriculteurs ne cessent de polluer à grands renforts d’aides européennes. En parlant de pollution, on vient d’apprendre discrêtement qu’il va falloir vacciner + de 30 millions (c’est pas rien !) de moutons et de vaches contre la fièvre dite de la « langue bleue“ et ceci avant avril. Pour certaines régions 4 vaccins seront nécessaire par bête pour prévenir la maladie et tout ça va finir où ? Dans l’eau que l’on va nous servir à boire car nos stations d’épuration ne sont pas équipées pour traiter les molécules pharmacieutiques.

    • jean.pierre
      jean.pierre répond à flyoute
      • Posté à 23h50 le 17/12/2008
      • Internaute 27384

      pourquoi les ruminants font caca dans les toilettes ?

      et les antibiotiques, pilules contraceptives qui vont eux dans les stations d’épuration, c’est bon ?

      • Nepigo
        Nepigo répond à jean.pierre
        robot-singe - blog.nepigo.net
        • Posté à 15h13 le 18/12/2008
        • Internaute 16957
          robot-singe - blog.nepigo.net

        Non, c’est pas bon du tout... on appelle ça maintenant les substances perturbatrices du système endocrinien parce que ces hormones sont communes à de nombreux êtres vivants. On a par exemple constaté des féminisations massives sur certains populations de poissons... Et pour la fertilité masculine il y a moyen que les oestrogènes que nous buvons après qu’elles aient été pissées par nos bonnes amies sous contraceptif oral ne soient pas du meilleur effet.

  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 14h27 le 17/12/2008
    • Internaute 7181
      actif et militant ?

    « et pourquoi pas commencer par ne pas arroser en plein soleil ? C’est le pire moment pour le faire, tous les bons agriculteurs le savent. Le bon sens, je vous dis ! »

    Le bon sens se perdrait-il ?
    Les bons agriculteurs aussi ?

    Lien

  • paysan2
    paysan2
    retraité actif
    • Posté à 14h29 le 17/12/2008
    • Internaute 35514
      retraité actif

    Si je dois retenir quelque chose d’important (et d’intelligent ! ..) de cet article, c’est la dernière phrase : « Le bon sens vous dis-je »
    Nous vivons une époque de terrorisme technocratique, encouragé par l’avidité du pouvoir politique, qui fait que toute notre vie est régie par des textes, des directives, des lois, pondus par des tronches d’oeufs incapables, sortis de « grandes écoles » et qui pompent que dalle aux sujets dont ils ont la charge. Les seuls compétents en agriculture, ce sont les paysans, les seuls compétents en commerce ce sont les commerçants, les seuls compétents en économie sont ceux qui ont créé et dirigé des entreprises, les seuls compétents en soudure sont les soudeurs, etc...Nos conseillers en économie, y compris notre ministre,seraient bien incapables de tenir une épicerie, on a eu un ministre des transports (je ne me souviens pas du nom...) qui n’avait même pas son permis de conduire, pas étonnant que tout aille si mal, dans n’importe quel domaine. A commencer par la présidence de la république qui s’est vue affligée du plus grand incapable que la terre ait porté, mais avec la bénédiction de 53% d’inconscients :
    Le bon sens, vous dis-je ! ...

    • Cocoricooo
      Cocoricooo répond à paysan2
      Chômeur ayant fauté
      • Posté à 16h52 le 17/12/2008
      • Internaute 54582
        Chômeur ayant fauté

      Bravo ! Je suis 100% d’accord. A l’origine, il y a effectivement toutes ces solutions techniques inventées et mises en pratique en dépit du bon sens. Exemple archi-connu : la suppression des haies qui limitaient l’érosion par le vent. Le problème du bon sens, c’est qu’il ne marche plus face à des solutions techniques dont les effets pervers surgissent là où on les attend le moins. Il faut de la technique pour corriger la technique.

    • Lardonfree
      Lardonfree répond à paysan2
      maraîcher bio
      • Posté à 16h50 le 17/12/2008
      • Internaute 10979
        maraîcher bio

      Effectivement le bon sens paysans c’est quelque chose !

      Les maïssiculteurs, les céréaliers et autres faiseurs de cultures industrielles en ont à revendre d’ailleurs....On peut compter sur eux pour aller dans le bon sens ; ça fait d’ailleurs des décénnies qui font tout ce qu’il peuvent.
      ...Aie confiaaaaan-anceeeeee

    • softrain
      softrain répond à paysan2
      • Posté à 17h21 le 17/12/2008
      • Internaute 39587

      Enfin un commentaire qui va nous faire aimer les états-unis où le liberalisme est encore synonyme de progrès, d’encouragement et de libre accès à l’ascension sociale (en tout cas plus que dans ce genre d’idées).

  • merlinbreizh
    merlinbreizh
    Redacteur Communicant
    • Posté à 14h31 le 17/12/2008
    • Internaute 28188
      Redacteur Communicant

    Comme quoi il faut se méfier des solution trop évidentes ! C’était déjà le même constat avec les bio, ou plutôt agro-carburants si « géniaux » à priori, mais aux conséquences dévastatrices pour l’environnement et pour les hommes !

    • softrain
      softrain répond à merlinbreizh
      • Posté à 16h48 le 17/12/2008
      • Internaute 39587

      Une chose dont il faut vraiment se méfier, ce sont les généralités. La relation biocarburant et economie d’eau n’est pas si évidente à faire quand même ;)

      • Damien Jayat
        Damien Jayat répond à softrain
        Médiateur scientifique
        • Posté à 20h56 le 17/12/2008
        • Internaute 20409
          Médiateur scientifique

        Et pourtant, j’y vois moi aussi un lien dont j’avais hésité à parler dans l’article : dans les deux cas, on imagine une solution à un problème, et il finit par nous revenir dans la truffe.
        L’idée des biocarburants était hyper à la mode il y a 10 ans, tous les écolos du monde votaient pour sans hésiter, et aujourd’hui ces mêmes écolos volent au secours des terres brûlées et des paysans expropriés du Brésil où on plante à tout va de la canne à sucre pour fabriquer... les biocarburants.
        Même problème avec l’irrigation : on risque, à trop encourager une solution apparemment miracle, de déplacer le problème et on s’en mordra (peut-être !) les doigts.
        Pas de généralités, d’accord, mais des comparaisons intéressantes !

         
        • softrain
          softrain répond à Damien Jayat
          • Posté à 11h29 le 18/12/2008
          • Internaute 39587

          Fidel Castro s’est toujours opposé aux biocarburants pour des raisons évidentes. L’appat du gain est toujours plus forte que le bon sens.
          Le seul point commun que j’arrive a voir entre l’article et les biocarburants c’est le problème original. Celui qui fait qu’inexorablement la population mondiale croît et qu’il faudra toujours plus d’agriculture pour nourrir le monde, toujours plus de terres cultivables, toujours plus de productivité et toujours plus d’eau pour arroser.
          J’imagine que personne n’a trop envie d’imaginer les differents scenarii à moyen terme. Mais le débat est aussi le même que celui des OGM. Accepter le progres, reflechir a des nouvelles techniques mais pas a n’importe quel prix et surtout reflechir à une attitude et prendre en compte que c’est souvent le comportement des utilisateurs qui fait levier et conduit a changer le comportement des entreprises et des agriculteurs.
          Autour de ce sujet et celui de la politique agricole commune, pour ma part je me suis toujours demandé pourquoi ces dernières années tant abondantes en pluies ont souvent conduit a un manque d’eau et pourquoi les agriculteurs cultivent autant le maïs. Si un journaliste pouvait m’eclairer...

        1 autres commentaires
  • sinclair
    • Posté à 14h57 le 17/12/2008
    • Internaute 2580

    A priori le dernier paragraphe est la raison. Après réflexion c’est moins évident.

    Car la terre est un système quasi fermé hors déperdition dans l’espace et réception de matériaux du même espace.

    Donc seul change l’endroit et l’état de l’eau pas sa quantité. On peut donc penser que le défaut git dans le nombre de ses habitants humains et ses exigences, seule solution en diminuer le nombre si l’on veut que cela soit vivable pour tous.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 15h29 le 17/12/2008
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Faudrait vraiment qu’on m’explique un jour comment on peut laisser couler l’eau quand on se brosse les dents, alors qu’on en a besoin qu’après se les être brosser...

    Comme l’a dit précédemment un riverain, le problème n’est pas que la quantité retournée à la rivière, mais aussi la qualité.

    Enfin je vois pas trop pourquoi on se prend la tête avec l’eau, de l’eau y’en a plein, y’a plus de surface submergées que immergées, il aurait suffit de construire de millions de stations de dessalage. Et ce n’est pas l’énergie qui manque, ce que génère la Terre en une journée suffirait à alimenter l’humanité pour mille ans.

    Là on nous demande de payer pour les conneries de nos ancêtres, chose totalement inacceptable, et sous le prétexte qu’on ne doit pas faire payer à nos descendants.
    Mais pour éviter cela, il suffit de stériliser tous les humains, et on n’aura plus à se soucier de l’avenir.
    De toutes façons, c’est trop tard, on a tout empoisonné, on va tous crever bientôt, donc autant en profiter tant qu’on est en vie !

    • Lardonfree
      Lardonfree répond à Keldan
      maraîcher bio
      • Posté à 16h59 le 17/12/2008
      • Internaute 10979
        maraîcher bio

      Hé polytoxicomane ! il faut changer de moquette...ou arrêter de la fumer

      • Keldan
        Keldan répond à Lardonfree
        Now future & karpe diem
        • Posté à 18h46 le 17/12/2008
        • Internaute 5164
          Now future & karpe diem

        Pour paraphraser Woody Allen : « Ma vie est nihilisme, cynisme, sarcasme et orgasme ».

    • seth delab hue
      seth delab hue répond à Keldan
      .
      • Posté à 19h42 le 17/12/2008
      • Internaute 60717
        .

      brave keldan ne vous etes vous jamais demandez pourquoi l’eau est si chere ? ? pourquoi la chine a envahie le tibet ? vous dites : « je vois pas trop pourquoi on se prend la tête avec l’eau » ? ? cherchez un peu vous aller trouver....
      avez vous eu le luxe de pouvoir boire a meme une riviere ,sans etre malade ? ?
      j’ai passe huit ans a nettoyer les rivieres et les cours d’eau sains ne sont plus que dans les legendes..
       ».Mais pour éviter cela, il suffit de stériliser tous les humains, et on n’aura plus à se soucier de l’avenir. »
      no comment .......

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