Cabinet de lecture

L'actualité des livres, par Hubert Artus.

Romans de la rentrée : name dropping et fuite vers l'avant

Publié le 19/08/2007 à 01h14

Nous aborderons cette rentrée par le deuxième roman de Simon Liberati, et le premier de Barbara Israël. Deux histoires qui réveillent les années 80-90 d’une certaine culture pop en France. Qui, entre noctambulisme excité, ambiguïtés et atermoiements sexuels, name droppings dans les milieux musicaux et branchés du moment, sont avant tout les fuites en avant de personnages qui ne réussissent pas à aller aussi vite que leurs rêves. Passés ou présents. Ce faisant, c’est aussi leur jeunesse, et celle de leur génération, que convoquent ces deux auteurs de rentrée. Mais ils sont à même de concerner toutes les générations.

« Nada Exist » et « Pop Heart » sont des romans qui mettent en scène des milieux certes « arty », mais ce ne sont pas des romans snobs. Ce sont deux romans intimes tournés vers l’extérieur. Car ils procèdent de véritables idées de mise en scène.

Trois ans après une très belle « Anthologie des apparitions », Simon Liberati revient donc avec un titre qui sonne comme la négation du précédent. Le côté obscur du précédent. « Nada Exist » est son deuxième roman. On connaît l’écueil du deuxième roman, cap jamais évident. Ici parfaitement passé.

Patrice Strogonoff était un photographe branché et reconnu de la vie parisienne, émargeant à dix mille euros/jour. Il vit à présent dans le Loiret, habitant « le Château » avec une garde rapprochée explosée : sa mère, le compagnon de celle-ci (vieux réac d’aujourd’hui), son ami Ahmed, tox qui eut Pasolini pour amant, et sa compagne. Patrice Strogonoff a depuis belle lurette opté pour un « apolitisme favorable à l’exercice du commerce artistique ». Chez lui, « comme la drogue ou l’alcool, le mensonge était son viatique, son remontant, qui l’aiderait à remonter tous les escaliers et à se sortir de tous les pièges, à éviter toutes les mères, toutes les femmes, toutes les cannibales ». S’il fuit toute vie végétative, c’est moins par passion que par peur. Par fuite.

Notre triste héros a refusé les avances de Sophie Marceau, photographié le dalaï-lama, Andy Warhol, et bien d’autres. « Nada Exist », c’est le bilan d’un milieu parisien, et d’une génération vivant dans l’art et la pub.

Mais « Nada Exist » gagne très vite en brillance, car la narration à la troisième personne choisie par Liberati fait rapidement monter en puissance ce qui s’avérera être une spirale. On se dit qu’on a posé le cerveau dans un roman où l’auteur ne cède à aucune facilité. Là où beaucoup auraient fait dans le roman yuppies, Liberati choisit la puissance littéraire. Car « Nada Exist » n’est pas un roman linéaire. Lorsqu’on le rencontre, Strogonoff est censé aller à Paris rejoindre une de ses amantes, la très érotique Lukardis. Il se retrouveront bel et bien, au vingt-neuvième étage du mondain Novotel du front de Seine, mais l’issue ne sera pas heureuse. Entre temps s’écouleront cinq heures, que notre homme passe sur la route. Et entre temps, pour nous lecteurs, quatre cents pages d’un livre fait tout en digressions. Cinq heures de route, quatre cents pages de lectures passées entre passé et présent de notre homme, entre les amantes de notre homme, entre la crises de famille, entre paillettes, cocaïne, crise de nerfs. Quatre cents pages pour un roman tout aussi surcocké que ses personnages, pour un roman dont la poétique se constitue sous nos yeux.

C’est précisément ce choix littéraire qui rend ce roman opportun dans la France de 2007. Une dimension qui donne un roman en flux tendu, se laissant aller à parfois pécher par trop de vanité ou de parigocentrisme, mais toujours brillant et jamais inutile. C’est précisément ce talent qui donne ce côté intemporel à ce roman générationnel. « Nada Exist » (le titre vient de Francis Bacon, mais on ne vous en dira pas plus…) est à la fois le cri d’un photographe qui cherche la couleur de ses fuites pour donner une teinte à sa vie et une étude de mœurs en milieu branché. Un roman, où l’on croit relire les romans de Cyril Collard (qui donnèrent son film « Les Nuits fauves ») à la lumière de Georges Bataille.

C’est également en refusant la linéarité que Barbara Israël rythme sa partition. Son premier roman, « Pop Heart », est aussi le bilan d’une génération et d’un milieu. Nourris à la pop anglaise eighties et nineties, ses trois personnages sont des oisifs modernes à Nice. Il y a Zac et Antoine, jeunes hommes, et Moïse, jeune femme. Tous trois à la recherche du partenaire de sexe et de défonces noctambules. Les trois vont rapidement devenir accros les uns aux autres. Et c’est dans la nature de cette dépendance que Barbara Israël vise juste son portrait générationnel : comme leurs idoles (à commencer par Morrissey, le très « doriangrayen » ex-chanteur des Smiths, groupe mythique), nos trois personnages se laissent aller à une ambiguïté sexuelle pas toujours assumée. Zac est homo mais va se laisser gagner par Moïse. Si c’est d’Antoine que celle-ci sera d’abord accro, elle en viendra aussi à l’autre ami. Quant à Zac, il rêve de son ami – du sexe de son ami. Leur histoire oscillera entre un amour non consommé à trois et une « amitié trinitaire ». Quelque chose d’à la fois poétique, sexuellement ambigu, maudit et impossible : soit l’âme même de la pop que Barbara Israël met en perspective.

Nous avons affaire ici à un roman à base de sentiments décortiqués et de name dropping musical. Comme nombre de romans rock, celui-ci a une bande son omniprésente : les Smiths, Morrissey et les Pet Shop Boys surtout, et aussi les Stone Roses, les Happy Mondays, Moby, etc., etc.

Mais, donc, il y a aussi du piquant dans ce livre. Pour cibler ses sujets, Barbara Israël a opté pour le roman à trois temps. Chacun des personnages raconte sa vision des faits, tour à tour, faisant avancer ainsi l’histoire et le bilan. Le roman s’enroule ainsi dans un récit aussi réaliste que psychologique. Aussi féminin que masculin. On aurait certes préféré que ces voix diffèrent les unes des autres, dans le style, qui ainsi eût été plus littéraire et plus « pop » encore. Mais cette voix commune n’est cependant pas unique, et ce premier roman atteint son but : être un roman d’époque autant qu’un roman d’âme.

Car, en fan qui n’est pas dupe, c’est l’âme de la musique pop que dissèque l’auteur de ce bien bon premier roman. « Le fan des Smiths a toujours l’air de se trouver au bord du suicide. Et lorsque le fan des Smiths se suicide, il ne sait jamais pourquoi. C’est une donnée smithienne, c’est tout », lit-on ici. Mais Barbara Israël n’est pas dupe. Faire œuvre littéraire du rock ou de la pop, c’est aussi chercher ce qui, en littérature, fixe le temps différemment. « I love you more than life », chante Morrissey sur l’album « Viva Hate » (1988). Cette préférence, c’est le combat des personnages de « Pop Heart ». Cela semble aussi être celui de l’auteur.

« Nada Exist » a le nez dans la coke. Dans « Pop Heart », on gobe des ecstasy. Les deux romans sont déjà chez vos dealers de livres, et ils vous sont conseillés.

Nada Exist de Simon Liberati – Flammarion – 420 p. – 21€.

Pop Heart de Barbara Israël – Scali – 233 p. – 19,50€.

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  • Anonyme

    « Un roman [...] se laissant aller à parfois pêcher... »
    Et il prend du gros ?

  • Anonyme

    <>

    oui vous avez (précisément) raison, hubert, trop de vanité, et cela ne vous semble pas inutile ... ! ! ! c’est même ce qui semble vous attirer. libérati, on s’en fout, c’est gavalda imbibée de desesperados en pantacourt, vous parlez de littérature ! ! ! ! elle ressemble à la vôtre, argh ... raccole, raccole ... ça remplit le vide.

    Pierre Haski, et si vous ouvriez cette rubrique à un critique digne de ce nom, fabrice gabriel, pour n’en citer qu’un, ou nelly kapriélian, pour n’en citer que deux ... please ... du goût, de la finesse, de la culture, de l’esprit, du travail, vous ne pouvez pas laisser passer cette daube verbeuse à reluire. désolée hubert, mais votre jupon dépasse, cousu de fil blanc...

    allez hop, Pierre, du courage ! nous le valons bien.

    pia

    • Hubert Artus
      Hubert Artus
      Rue89
      • Posté à 11h49 le 19/08/2007
        rédacteur
      • Journaliste 56
        Rue89

       Ne pas aimer Liberati est votre droit. Mais le comperer à Anna Gavalda, simplement, ça ne correspond pas aux faits. Et, sur un média tel que Rue89, il est bien que vous le disiez, quand bien même ce serait avec ce ton, et cette haine envers le papier. Quelle que soit la rancoeur ou la mauvaise foi qui vous amène à être, non pas direct, mais débordant de haine, il faut que vous puissiez continuer. Pour autant, je tiens à vous préciser que Les Inrockuptibles, où travaillent les deux personnes par qui vous rêveriez de me voir remplacer, n’ont pas détesté Liberati...

      • Anonyme répond à Hubert Artus

        merci, hubert, pour votre réponse. non, non, pas de haine (2 fois, vous y tenez) dans mes propos, nulle rancoeur ( ?), ni mauvaise foi ( ? ?). juste une critique de votre critique et, suplément d’âme, de vos choix en entrée de jeu. vous dites, à propos de libérati, en deux phrases distinctes l’inverse et son contraire, vous encensez un roman que vous le trouvez cependant vaniteux. dans un papier précédent, si j’ai bien lu, vous observez la fin du parisianisme germanopratin (transféré à oberkampf) et aussi sec, vous nous servez la caricature du modeux malade de la mode infiltré dans l’édition ... c’est assez ennuyeux. liberati est un garçon habile et ambitieux avec des facilités, mais cela nécessite-il des éloges pareils (de bonne foi ? ? ?) ? (j’ai beaucoup apprécié votre litote finale concernant les inrocks, non ils n’ont pas detesté, et moi non plus, c’est juste rien)

        pia

        je note, bien que cela n’ajoute rien à mon opinion sur votre papier, que je ne suis pas seule à touver votre critique éprouvante ... ( vous pouvez sans doute améliorer « le cri du photographe » ...)

        sans rancune, hubert ? ? ? ?

      • Anonyme répond à Hubert Artus

        hubert, je vais être concise : je ne parle pas de « personnes » dont je « rêverais » pour vous remplacer (bizarre mot sous votre plume s’il s’agit de confrères -mot usuel assez répandu- à moins que vous n’osiez l’utiliser) non, je parle de critiques littéraires, donc de leur travail, et non d’individus. quel amalgame ! je ne m’étonne plus de votre défense (ma « haine » envers votre papier). non, je respecte votre personne, mais je suis déçue de ce que vous me donnez à lire, fond et forme.
        d’autre part, n’imaginez pas que je « rêve de vous voir remplacé », je suis trop occupée par ailleurs (lire aussi), non hubert-centrée, et vraiment sans malice. mais je pense sincèrement que cela vaudrait mieux, y compris pour vous, pour l’instant. (c’est dingue, tout le monde est atterré par votre papier. vous comprenez comment ce consensus ? une épidémie inexpliquable de haine brute et blanche, ou un truc dont vous vous sentez quand même a tad responsible ? ? ?)
        uh ?
        pia

         
        • Hubert Artus
          Hubert Artus
          Rue89
          • Posté à 23h50 le 19/08/2007
            rédacteur
          • Journaliste 56
            Rue89

          Comme je l’ai dit à un autre internaute, je prend sur moi toute critique sur mes articles, puisque mon métier de journaliste est de mesurer l’adrénaline et l’utilité de l’écriture des romanciers dont je lis le travail. Là dessus, no problème. Quelques réactions d’aujourd’hui, causées aussi par le fait que pour la première fois sur Rue89 j’ai abordé des romans considérés à tort comme « germanopratins », sont en ce sens partie intégrante du jeu. Lors de votre première réaction, vous aviez été extrêmement sévère et déplacée (relisez...). C’est une chose. Passée. Que j’accepte. C’est le jeu. Le journaliste, lorsqu’il écrit sur Internet, se confronte aux lecteurs et c’est tant mieux. Quitte à gérer des choses déagréables, car sur Internet les internautes se vengent parfois, envers un journaliste, de ce qu’ils ne peuvent à tous les journalistes. Le journaliste doit alors accepter ce fait, pour que bientôt la méfiance envers les journalistes (surtout culturels : il est si pratique de croire que nécéssairement un journaliste littéraire ne lit pas les livres...) n’aient plus cours. Ainsi, je n’emploie pas la condescendance lorsque je répond aux lecteurs. Critique, oui, irrespect non. C’est plus ça que je dis, comme dit l’autre. Vous conseille-je de pratiquer votre métier ailleurs, comme vous le faites encore sur ce mail de ce soir ? ... Je, comme vous assurément, fais mon métier depuis des années, alors évitons ce genre de débats... Pour parler plus littérature, j’assume mes choix. Donc je suis pleinenement responsable.

        1 autres commentaires
  • Anonyme

    fuyons ces 2 livres pretentieux
    lire gala en 400 pages non merci

    • Anonyme

      C’est l’envie qu’on a en lisant la critique d’Hubert Artus : noter les titres de ces deux livres pour ne même pas prendre la peine de les feuilleter si on tombe dessus. Mais je me demandei si ce n’est pas seulement la crritique — pas vraiment critique mais à coup sûr mal écrite— qui m’en a détournée. Donc j’irai voir moi-même avant de condamner à la prétention, sur la seule impression d’un article médiocre, deux courageux auteurs qui ont dû suer sang et eau pour torcher 400 pages (pardon Hubert A. pour la critique de la critique — il y a trop trop de lieux communs et de formules toutes faites dans votre article, et quelque chose qui ressembgle à de la fatuitué de critique, même si vous n’êtes pas un critique fat, c’est l’air que ça a.)

      • Hubert Artus
        Hubert Artus
        Rue89
        • Posté à 15h10 le 19/08/2007
          rédacteur
        • Journaliste 56
          Rue89

        Merci de remarquer que je ne suis pas « fat ». Au moins, en vous lisant, on ne dira pas que je sers la soupe ! 

  • Anonyme

    Mais vous, Hubert, politiquement, vous en êtes où ?
    On aimerait bien savoir d’où ça s’écrit, ce genre de connerie… ça ne sent pas un peu l’extrême droite pénible qui se prendrait pour une insolence ?

    • Hubert Artus
      Hubert Artus
      Rue89
      • Posté à 11h51 le 19/08/2007
        rédacteur
      • Journaliste 56
        Rue89

       Vous avez trop lu ADG, non ?

  • fabrizio
    • Posté à 11h21 le 19/08/2007
    • Internaute 14773

    Hubert

    01H14 ! Un samedi soir (ou dimanche matin).

    Est-ce vraiment le bon moment pour écrire (et puis envoyer) un papier. Non Hubert. Non.

    C’est le WE. Sortez,détendez-vous,dormez pourquoi pas.

    Je suis persuadé que quand vous vous relirez, tout à l’heure, vous aurez des regrets (fallait pas...) Et puis cette chute. Hubert ! ! !

    Dommage. Cela dit, ces bouquins sont peut-être bons.

    • Hubert Artus
      Hubert Artus répond à fabrizio
      Rue89
      • Posté à 11h56 le 19/08/2007
        rédacteur
      • Journaliste 56
        Rue89

       L’heure de mise en ligne d’un article ne correspond pas forcément à l’heure où il a été écrit. De votre commentaire, car je me refuserai pour ma part à de quelconques considérations sur votre vie privée, je retiens votre toute dernière ligne qui, elle fait référence à l’article...

  • Anonyme

    Les auteurs et leurs éditeurs doivent être désespérés de la chance qu’ils ont manquée : une critique bien écrite de ces romans dans rue89. Celle-ci donne envie de fuir, je suis d’accord, elle rend ces livres prétentieux et cheap, ce qu’ils ne sont peut être pas. Trop mal écrit, (« s’il fuit ... c’est par fuite », « la poétique se constitue sous nos yeux », etc, il n’y a que ça), trop suffisant. Name dropping pas épargné, c’est bien dans le titre, Georges Bataille et Cyril Collard, mazette, ça doit bouger dans les tombes ...

  • Anonyme

    Notre brillant chroniqueur littéraire, perdu dans son immense culture référentielle qui confine à l’érudition (Stone Roses, Moby, Pet Shop Boys...) aura probalement omis de préciser que le livre « Pop Heart » semble un « hommage » très « fidèle » à l’ouvrage de Tenessee Williams appellée « Une femme nomméé Moïse ». Ce jeune auteur confidentiel y a l’idée révolutionnaire de nous y raconter l’errance homo-hétéro-sexuelle et chimique d’un trio dans les milieux artistes et branchés de l’Amérique de la contre-culture...Citation pour citation, en voilà une du susdit livre que je vous invite à découvrir : « - Ne reste pas couché là à me parler comme une petite tante de bibliothèque. “ (p 114). ‘ Il se trouve que j’aime La Langa comme poète, mais tu ne fais pas la différence entre un poème et les éjaculation de sperme dans ton derrière. Il ne sera pas toujours un cuissot de venaison, petit, non, tu t’apercevras qu’être enculé par un poète ne t’a pas injecté son talent, et ne le fera jamais(...). A méditer...

    • Anonyme

      Plagiat ?

      Et l’auteur ne s’en serait pas aperçu ?

      C’est impossible, notre brillant chroniqueur est sorti major de l’école des Inrockuptibles option Voici... Et pourtant...
      Allez, une nouvelle dose de talent ça peut pas lui faire de mal...

      HUBERT ! Retire ton pantalon et monte dans ta chambre, Simon arrive.

    • Hubert Artus
      Hubert Artus
      Rue89
      • Posté à 20h51 le 19/08/2007
        rédacteur
      • Journaliste 56
        Rue89

      Mon métier consistant à écrire sur l’écriture des autres, je peux accepter toute critique sur la mienne. L’inverse serait un peu mufle. Mais, aucunement, je ne peux accepter les insultes, quand bien même un média moderne comme le nôtre constituerait une porte ouverte au côté obscur de certains. Vu vos propos, je ne crois pas que nous nous connaissions ou que des valeurs nous soient communes, donc tutoiement pas de mise. Je vous laisse donc vos propos et vos habitudes, qui ne sauraient concerner quelqu’un d’autre que vous-même. Mon métier consiste à établir un lien entre une société et les fictions qu’elle génère. Pour défendre cette idée que la littérature (fût-elle écrite par des auteurs que vous n’aimez pas) n’est pas un objet de luxe, qu’elle a un rôle dans la civilisation. Les hiérarchies que, ensuite, un journaliste établit, ne font pas partie des opinions à publier. Mon but premier n’est pas de donner envie, ou ne pas donner envie. Rue89 n’est pas un fanzine. Donc, n’a pas à générer des réactions insultantes. 

    • Hubert Artus
      Hubert Artus
      Rue89
      • Posté à 19h47 le 19/08/2007
        rédacteur
      • Journaliste 56
        Rue89

       Vous avez eu le nez assez creux. Si je n’ai pas fait ce parralèle, c’est que j’ai lu les deux livres. Et le discours sur la musique qu’on trouve dans Pop Heart n’a rien à voir avec le discours sur l’art, très fin, dans le beau roman de Tenessee Williams -qu’on peut lire en poche, Eds 10-18. Que le discours sur les aspects générationnels n’ont rien de commun non plus. A part une certaine branchitude, et le trio, plus bien sûr le prénom de Moïse, rien de commun. Pour le coup, si je puis me permettre, vous avez été victime du name -dropping ! Pas de plagiat, donc, pour répondre à un commentaire qui faisait suite au vôtre. Mais votre réaction est compréhensible. 

    • Hubert Artus
      Hubert Artus
      Rue89
      • Posté à 19h59 le 19/08/2007
        rédacteur
      • Journaliste 56
        Rue89

      Réponse au lecteur/-trice de Tenessee Williams : Vous avez eu le nez assez creux. Si je n’ai pas fait ce parralèle, c’est que j’ai lu les deux livres. Et le discours sur la musique qu’on trouve dans Pop Heart n’a rien à voir avec le discours sur l’art, très fin, dans le beau roman de Tenessee Williams -qu’on peut lire en poche, Eds 10-18. Que le discours sur les aspects générationnels n’ont rien de commun non plus. A part une certaine branchitude, et le trio, plus bien sûr le prénom de Moïse, rien de commun. Pour le coup, si je puis me permettre, vous avez été victime du name -dropping ! Pas de plagiat, donc, pour répondre à un commentaire qui faisait suite au vôtre. Mais votre réaction est compréhensible.

    • supercat
      supercat
      Paris
      • Posté à 20h28 le 20/08/2007
      • Internaute 14884
        Paris

      facile monsieur le courageux anonyme d’avoir un avis sous couvert d’anonymat, trop facile même ! comment pouvez vous penser que votre avis ait une quelconque valeur puisque vous n’assumez pas !

      • Hubert Artus
        Hubert Artus répond à supercat
        Rue89
        • Posté à 21h21 le 20/08/2007
          rédacteur
        • Journaliste 56
          Rue89

         Pas faux... Je vous vois intervenir sur plusieurs de nos articles, « Supercat écrivain Paris ». Qu’écrivez-vous ?

         
        • supercat
          supercat répond à Hubert Artus
          Paris
          • Posté à 12h12 le 23/08/2007
          • Internaute 14884
            Paris

          j’ai publié deux romans, l’un sur la passion amoureuse, l’autre sur la recherche de la sérénité.

  • Anonyme

    je dois avouer que je suis lassé de tous ces romans germanopratins, racontant l’histoire de gens qui baisent et prennent de la cocaïne dans les milieux mondains parisiens. Il y a un côté voyeur, mais voyeur étiquetté intello à voir tous ces crétins se gaver de sexe, de drogue et de rock’n roll. Malheureusement, ce voyeurisme est la version « on fait semblant de dénoncer pour mieux regarder » des émissions trash de M6 genre « zone interdite » ou « capital » et, au final, à mon avis, ce genre de livres, même s’ils se laissent lire (Liberati a un bon style), n’apportent vraiment rien à la littérature. Ne baisant presque jamais, prenant exceptionnellement de la drogue et ne fréquentant pas les boites Parisennes, je ne suis pas très intéressé par des gens dont le style de vie me paraît inintéressant et vaniteux. Je me pose la question : « quel est le but de se focaliser sur cette “débauche” ? », « y a-t-il une leçon philosophique à tirer de tout ça ? » Je n’en suis pas sûr.
    Bon, je vous laisse, je m’en vais relire Linda Lê...

    • Hubert Artus
      Hubert Artus
      Rue89
      • Posté à 20h04 le 19/08/2007
        rédacteur
      • Journaliste 56
        Rue89

       Je vous rassure, et si ce papier ne vous a pas plu mon premier papier sur la rentrée, publié il a trois joiurs, vous aidera plus, je ne suis pas curieux d’une quelconque fiction ethnocentrée, de St-Germain ou d’ailleurs, même si mon métier de journaliste m’amène à les lire. Pour autant, Liberati n’est pas de ce genre-là, sinon je ne l’aurais pas choisi... Il ne s’agit pas non plus, comme je le dis d’ailleurs dans mon article, d’une littérature de yuppies, donc pas de drogues dans les milieux branchés. Drogue parfois, c’est tout, comme je l’écris. Parler de lui provoque beaucoup de réactions, je vois.

  • Anonyme

    Bravo Hubert de prendre le temps de répondre à des commentaires qui confinent à la discussion post-collégienne et au concours d’érudition acnéique.

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