American Ecolo

Les débats sur l'environnement vus par Hélène Crié-Wiesner, spécialiste française vivant en Caroline-du-Nord.

Ecologie : pour sauver la planète, les petits gestes ne suffisent pas

Publié le 08/01/2009 à 15h15

Deux ouvrages, aux Etats-Unis et en France, montrent les limites des efforts individuels, et prônent une rupture avec le capitalisme.


Che Guevara écolo (Audrey Cerdan et Yann Guégan).

Sortir du capitalisme pour sauver la planète, c’est dans l’air des deux côtés de l’Atlantique. Mais là où les Américains prennent des précautions de sioux pour ne pas être accusés de communisme, les Français n’ont pas ces pudeurs : ils osent volontiers les mots « utopie », « coopérative » et autres « rapports de classe ».

Deux auteurs, l’un français, l’autre états-unien, représentent ce courant qui a pris une ampleur inattendue avec l’emballement de la crise actuelle. Tous deux théorisent les fondations du nouveau monde nécessaire, qui ferait presque totalement table rase de l’actuel. Encore que l’Américain soit un peu moins radical, question de contexte historique sans doute.


Couverture de ’The Bridge at The Edge of the World’

James Gustav Speth, doyen à l’université Yale de la School of Forestry and Environmental Studies, a publié en 2008  « The Bridge at The Edge of The World : capitalism, the environment, and crossing from crisis to sustainability ». Traduction approximative : « Le Pont du bout du monde : le capitalisme, l’environnement, et le passage de la crise vers la durabilité. »

Gus Speth y pose notamment la question suivante :

« Comment expliquer ce paradoxe ? La communauté de ceux qui se soucient de l’environnement -à laquelle j’ai appartenu toute ma vie- ne cesse de grandir, de se sophistiquer et d’accroître son influence, elle lève des fonds considérables, et pourtant, les choses vont de pire en pire. »

« Pour sauver la planète, il faut sortir du capitalisme »

Hervé Kempf, dont j’ai déjà évoqué l’ouvrage « Comment les riches détruisent la planète » (2007), publie cette semaine une suite à ce premier opus déjà traduit en quatre langues « Pour sauver la planète, sortez du capitalisme ».

Kempf y reprend des éléments de sa démonstration initiale, et expose sa méthode, analogue à celle de son confrère américain, mais en tournant moins autour du pot :

« Pour sauver la planète, il faut sortir du capitalisme, en reconstruisant une société où l’économie n’est pas reine mais outil, où la coopération l’emporte sur la compétition, où le bien commun prévaut sur le profit. »

Dit comme ça, c’est presque bateau, mais le livre de Kempf, court et facile à lire, est un concentré d’efficacité démonstrative. Il n’assomme pas le lecteur avec le détail de la catastrophe écologique mondiale en cours, celle-ci étant censée lui être déjà plus ou moins connue. Kempf rappelle les origines de la dérive qui nous a entraînés dans ce pétrin :

« Dans ’Comment les riches détruisent la planète’, j’ai décrit la crise écologique et montré son articulation avec la situation sociale actuelle, marquée par une extrême inégalité. (…) J’ai résumé l’analyse du grand économiste Thorstein Veblen. Pour celui-ci, l’économie des sociétés humaines est dominée par un ressort, “la tendance à rivaliser -à se comparer à autrui pour le rabaisser’.

Le but essentiel de la richesse n’est pas de répondre à un besoin matériel, mais d’assurer une ‘distinction provocante’, autrement dit d’exhiber les signes d’un statut supérieur à celui de ses congénères. (…) Cela nourrit une consommation ostentatoire et un gaspillage généralisé.’

A l’origine de la catastrophe écologique, des dérives individualistes

Dans ce nouveau livre, Kempf laisse un peu tomber les super riches -il leur a déjà réglé leur compte- pour nous enfoncer, nous, gens ordinaires souvent plein de bonne volonté, le nez dans notre caca. En gros, au cours de trente dernières années, le capitalisme a exacerbé l’idéologie individualiste au plus haut point, ‘en valorisant à l’extrême l’enrichissement et la réussite individuelle au détriment du bien commun’.

Kempf déniche les dérives individualistes du capitalisme là où on n’aurait pas forcément pensé à les y voir, ni surtout à les lier aux dégâts écologiques : dans le délitement des liens familiaux, la pornographie, le trafic d’êtres humains, le remplacement du politique et de l’action collective par la psychologie à toutes les sauces…

‘Car pour la personne à qui l’on répète sans arrêt que sa vie ne dépend que d’elle et que les liens sociaux sont d’importance secondaire, la satisfaction se trouve d’abord dans la satisfaction matérielle : elle est source de plaisir -un plaisir qu’on ne trouve plus dans l’interaction et le partage avec les autres.’

Gus Speth est sur la même longueur d’onde qu’Hervé Kempf, mais il le dit à sa manière, politiquement correcte, soucieuse de ne pas froisser la sensibilité des gens qui s’impliquent avec cœur, dans son pays, pour faire évoluer les politiques publiques et leur propre vie.

Gus Speth balaie les conclusions naïves d’Al Gore

Il leur démontre gentiment que la technologie, la science, le progrès technique, dont les Etats-Unis sont si fiers d’être souvent leaders, ne suffiront pas à restaurer l’état de la planète, ni à assurer à l’humanité le train de vie dont les pays riches se prévalent.

En gros, il balaie l’assurance donnée par Al Gore à ses concitoyens dans son film ‘Une vérité qui dérange’. L’ex-vice-président explique, dans qu’avec un peu de bonne volonté individuelle et beaucoup de technologies nouvelles, on peut inverser le cours de choses. Speth estime que cette approche est dépassée :

‘La situation requiert des changements plus profonds et plus systémiques que l’approche environnementale en vigueur aujourd’hui. On doit complètement changer le système.’


Couverture de ’Pour sauver la planète, sortez du capitalisme’

Hervé Kempf ménage encore moins ses lecteurs. Pour lui, les fameuses technologies vertes dont on nous rebat les oreilles, nous promettant grâce à elles le retour de la croissance (verte, la croissance !), sont plus dangereuses qu’utiles à la bonne santé de la planète.

Non pas intrinsèquement (c’est toujours mieux de produire de l’électricité avec du vent qu’avec du charbon), mais parce que pour Areva, Suez, EDF, Endesa, E.ON, Enel, etc., il n’y a aucun changement de modèle énergétique en jeu, seulement une opportunité à saisir dans la compétition en cours entre grands producteurs. Le mot d’ordre reste : produire”.

Les conseils écolos se situent toujours du point de vue de l’individu

Kempf massacre la “bien-pensance écologique, nichée dans les détails”, qui a contaminé les plus fervents écolos :

“Tous les guides expliquant comment vivre en ‘vert’ se situent du point de vue de l’individu, jamais du collectif. (…) Je me préserve des grosses chaleurs’, je réutilise mes objets’, je refuse les traitements chimiques’, je démarre en douceur’, etc…

Etre consom’acteur, chez Nature et Découvertes, invite à consommer engagé’, puisque consommer = voter’, et range les actions entre ma cuisine’, ma trousse de toilette’, mon garage’, mon atelier’… EDF, dans son guide E = moins de CO2’, range l’univers entre ma planète’ et ma maison’. (…)

Dans le paradis capitaliste, il suffit que nous fassions les bons gestes pour la planète’, et les politiques et les industriels suivront’.’

Gloups. A quoi ça sert de faire des efforts si on est tellement ridicule ? Kempf et Speth sont en accord sur ce point : seule l’action collective, massive, stratégiquement concertée, a des chances d’inverser la tendance.

‘Je ne suis pas en train de vous dire : ’Arrêter de recycler’’, écrit Gus Speth, ‘mais je dis : ’Bâtissez un mouvement collectif’, et ’confrontez la consommation avec une nouvelle éthique d’autosuffisance’.’

Un mouvement de fond en cours aux Etats-Unis

Kempf est encore plus offensif :

‘Chacun, chaque groupe, pourrait dans son coin réaliser son bout d’utopie. Il se ferait sans doute plaisir, mais cela ne changerait pas grand-chose au système, puisque sa force découle du fait que les agents adoptent un comportement individualiste. (…)

L’enjeu n’est pas de lancer des alternatives. Il est de marginaliser le principe de maximisation du profit en plaçant la logique coopérative au cœur du système économique.’

J’ai choisi d’insister davantage sur le livre d’Hervé Kempf pour trois raisons : il sort le 8 janvier en librairie ; il contient de nombreux exemples français et européens plus parlants pour le lecteur que ceux pris dans le contexte culturel américain ; enfin, il aborde de front la question des inégalités sociales, dans un langage plus brusque qui me convient mieux. C’est purement personnel.

En revanche, l’approche de Gus Speth est d’autant plus remarquable qu’elle accompagne un mouvement de fond en cours aux Etats-Unis. Quelque chose qui s’apparente aux expériences alternatives écolos de certaines communautés des années 70, sauf qu’aujourd’hui, leurs acteurs n’ont pas la prétention de vivre en marge du système. Ils vivent dedans, autrement, avec moins, volontairement beaucoup moins.

Je reviendrai bientôt sur ce sujet des ‘volontaires de la simplicité’, qui commence à passionner la presse nationale. En attendant, on peut lire ce reportage paru dans le numéro de janvier de O, le magazine d’Oprah Winfray.

Pour sauver la planète, sortez du capitalisme d’Hervé Kempf - éd. du Seuil - 14€.
The Bridge at The Edge of the World de James Gustave Speth - Yale University Press - 320p., env. 28$.

Illustration : Che Guevara écolo (Audrey Cerdan et Yann Guégan).

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  • A déménagé le 9-8
    • Posté à 15h16 le 08/01/2009
    • Internaute 5710

    Apparemment, Sarkozy n’a pas lu ces bouquins...

    • teych
      teych répond à A déménagé le 9-8
      insoluble dans le libéralisme
      • Posté à 15h32 le 08/01/2009
      • Internaute 36309
        insoluble dans le libéralisme

      Sarkosy n’a lu aucun bouquin.

      Même pas ceux dont il prétend être l’auteur.

      • spartacus1
        spartacus1 répond à teych
        • Posté à 16h10 le 08/01/2009
        • Internaute 26095

        C’est vrai, il n’a lu aucun bouquin, mais il a des excuses.
        Il y a quelques années (2 ou 3 je crois) sa bibliothèque a brûlé, ce fut une vraie catastrophe, Sarko n’avait pas fini de colorier le deuxième livre.

         5 autres commentaires
    • Lp
      Lp répond à A déménagé le 9-8
      situation
      • Posté à 18h22 le 08/01/2009
      • Internaute 60420
        situation

      Au secours, arrêtez cette fixation ridicule, on parle de Sarkozy là ?

    • Aldric
      Aldric répond à A déménagé le 9-8
      lutte desesperement contre la (...)
      • Posté à 20h45 le 08/01/2009
      • Internaute 64379
        lutte desesperement contre la (...)

      Ras le bol de voir la tronche de ce bouffon sanguinaire.....
      Ernesto Guevarra....Il y a bien que les vieux communistes, les bobos, les incultes ou les ados boutonneux pour l’aduler..

      • hedona
        hedona répond à Aldric
        retraitée
        • Posté à 22h57 le 08/01/2009
        • Internaute 49346
          retraitée

        Merci de le faire remarquer. En effet, il y en a marre de voir toujours la même photo circuler depuis des décennies.
        J’espère que beaucoup ont vu les ruines de La Havane sur Arte récemment. La ville est totalement en ruine, rien n’est réparé ou entretenu ; les gens manquent toujours de tout. Et le type qui a pris la photo je crois ne s’est même pas fait de tunes avec.

         
        • Teberli
          Teberli répond à hedona
          Enseignant
          • Posté à 00h29 le 09/01/2009
          • Expert 48108
            Enseignant

          C’est vrai, les libéraux-capitalistes en ont marre, mais alors vraiment marre.

          Un révolutionnaire, ... il ne faudrait pas que la jeunesse se mette à la politique et que, comme le CHE elle veuille changer le monde capitaliste, un monde où tout va pour le mieux comme le sentent clairement les travailleurs et les chômeurs de ce pays, d’Europe et du monde.

          Y en a marre de ces volontés de changement radical. C’est pourtant pas compliqué de travailler plus pour que les boss s’enrichissent plus et ensuite délocalisent plus pour gagner plus.

          Et ce parti qui monte, qui monte, ce NPA qui veut tout changer avec les citoyens pour les citoyens, un parti qui ose se déclarer anticapitaliste comme le CHE.

          Heureusement qu’hedona veille au grain capitaliste et libéral ! hedona vous le dit, cette photo est moche, très moche, et en plus, elle n’a pas rapporté de grosses sommes d’argent à son auteur, « le type qui a pris la photo je crois ne s’est même pas fait de tunes avec. » hedona voudrait comprendre pourquoi on peut aimer une photo qui n’a pas rapporté de tunes, y a-t-il un ou une volontaire pour l’éclairer ?

          • albinlemarin
            albinlemarin répond à Teberli
            • Posté à 05h55 le 09/01/2009
            • Internaute 25159

            On a bien regardé toutes les pubs sur Rue 89, lu, relu les articles sur le SM, trouvé des surnoms super-droles à Nicolas et on nous dit qu’on ne fait pas avancer les choses ! ! ! ...
            On va se faire engueuler vous allez voir ! ...

          • jmal
            jmal répond à Teberli
            • Posté à 11h12 le 09/01/2009
            • Internaute 28067

            le type qui a pris la photo je crois ne s’est même pas fait de tunes avec. » hedona voudrait comprendre pourquoi on peut aimer une photo qui n’a pas rapporté de tunes, y a-t-il un ou une volontaire pour l’éclairer ?

            A ce niveau là, je penes qu’il y a tout à refaire. Ce n’est plus du volontariat, c’est une vie de travail.

          • Yanick Toutain
            Yanick Toutain répond à Teberli
            Humain sur Terre
            • Posté à 20h26 le 09/01/2009
            • Internaute 30475
              Humain sur Terre

            GUEVARA CRACHERAIT SUR LE NPA !
            Lien

            Si l’égalitariste Ernesto Guevara était vivant, il cracherait à la figure de l’hypocrite propriétaire immobilier qu’est le clown Olivier Besancenot.
            Si Ernesto était vivant, il serait libéral égalitariste : partisan d’un monde où le salaire serait UNIQUE : la LCR ( et DONC le NPA) sont des organisations de protections des gros salaires des salairiés exploiteurs de l’Afrique.
            Après la troisième révolution (celle qui renversera les partisans du NPA) nous rendrons aux Africains 1000 milliards d’euros par an, la moitié du PIB annuel de la France : les salaires français sont largement suffisant pour distribuer 1000 euros par mois à tous les Français.
            1000 euros pour 63 millions de personnes sont égaux à 63 milliards d’euros.
            En douze mois cela fait 756 milliards d’euros.
            Conservons 244 milliards d’euros pour investir et nous aurons de quoi vivre largement.
            Ce sont les salariés riches qui exploitent les salariés pauvres.
            Et les patrons exploitent les Africains. (Michael Agbor au Cameroun pour 50 euros par mois)
            Quant au
            « parti qui ose se déclarer anticapitaliste comme le CHE. »
            Effectivement, le NPA se DECLARE anticapitaliste.
            Mais, depuis 1995, il sabote toutes les tentatives de construire des SOVIETS : cela fait plus de 10 ans que les coordinations interprofessionnelles, intercatégorielles qui étaient des soviets déguisés ont été abandonnées par les réformistes de la LCR.
            Krivine, Sabado, les vrais chefs de la LCR, après qu’ils aient viré leur aile gauche en 1979, poursuivent leur ligne de dégénérescence politique : ils ne veulent pas plus la révolution anticapitaliste en France, en 2009 qu’ils ne la souhaitaient en 1979 au Nicaragua, quand ils soutinrent l’emprisonnement des révolutionnaires de la brigade (internationaliste) Simon Bolivar.
            CEla fait 69 ans, depuis la mort de Trotsky, que les épigones de la 4° Internationale sabotent systématiquement toutes les tentatives de réaliser des révolutions.
            La liste est longue :
            Ceylan en 1960, Mai 68, Portugal, Nicaragua, France etc...
            La femme de Trotsky, dans une lettre soigneusement passée sous silence par les pseudo « trotskystes » leur avait craché à la figure en les dénonçant comme les petits larbins du stalinisme.
            L’explication est simple : la base sociale de Staline et de Besancenot est la même : la classe formoise, les salariés exploiteurs.
            La formoisie préfère vivre à l’ombre de l’Etat bourgeois qui prend en charge l’exploitation coloniale : allez demander aux crapules infirmières de la prétendue « coordination infirmière » quelle commisération elles portent à nos cousins d’Afriquequand elles exigent un salaire d’embauche supérieur à 1500 euros !
            Elles ont fait le choix de prendre dans leur poche le fric qui aurait du servir à embaucher 50 % d’infirmières en plus.
            C’est ça la « révolution » du NPA !
            Un « toujours plus » quand les SDF meurent dans les rues !

            L’abjection réformiste !
            Guevara cracherait à la figure du NPA !

            • Teberli
              Teberli répond à Yanick Toutain
              Enseignant
              • Posté à 00h08 le 10/01/2009
              • Expert 48108
                Enseignant

              Yanick Toutain a trouvé les responsables de la faillite du système libéral-capitaliste, attention , c’est nouveau et absolument incroyable mais puisqu’il nous le dit avec force crachats, il faut l’écouter avant de se laver la figure : les responsables de l’exploitation honteuse d’une grande partie de l’humanité, contrairement à ce que vous avez cru jusqu’à ce jour, ce ne sont pas les puissances financières, pas les patrons esclavagistes, pas les banques, pas le FMI, non, non, non et non ! Ce sont ... « allez demander aux crapules infirmières de la prétendue “ coordination infirmière ” quelle commisération elles portent à nos cousins d’Afriquequand elles exigent un salaire d’embauche supérieur à 1500 euros ! »
              Elles ont fait le choix de prendre dans leur poche le fric qui aurait du servir à embaucher 50 % d’infirmières en plus. »

              Il fallait y penser, c’est fait, Toutain l’a fait.

              Et le NPA ne plaît pas du tout à Yanick, pas assez révolutionnaire à son goût, pas assez radical. Alors, si vous voyez Toutain en train de faire la révolution (contre les infirmières si j’ai bien compris son discours) essayez de le suivre, mais il risque de vous laisser sur place, il a tellement d’avance sur son temps. Sinon, à un rythme plus facile à suivre, vous pouvez participer à la lutte anticapitaliste en joignant vos forces et vos idées à celles du NPA. RV le 29/01/ dans la rue, partout en France.

              • Yanick Toutain
                Yanick Toutain répond à Teberli
                Humain sur Terre
                • Posté à 23h23 le 10/01/2009
                • Internaute 30475
                  Humain sur Terre

                Lien
                bonjour
                J’ai cherché un argument dans votre texte.
                Je ne l’ai point trouvé.
                Au débat qui opposait Léon Trotsky et Yvan Craipeau en 1938, ma réponse est, depuis 1993 (celà fait 15 ans déjà) :
                OUI, en URSS il y avait une classe exploiteuse.
                Et cette classe exploiteuse est la base sociale du NPA : la formoisie.

                Mais il est vrai que la « promotion Lénine » qu’est le NPA pour la LCR vise à noyer la gauche de celle-ci dans une masse d’ignares en histoire, justes occupés à réclamer « nos 1500 euros ».
                Savez vous quel est le PIB mondial actuel ?
                Non ?

                Naturellement, vous voulez ignorer que vous êtes un EXPLOITEUR DES AFRICAINS.

                Les 50 euros de Michael Agbor permettent à votre leader bien aimé d’être devenu propriétaire immobilier.

                Quant aux crachats de Guevara sur la NPA, je supporte bien pire, depuis 15 ans, de la part des LCR et des ex LCR.
                Allez demander à mon camarade de cellule Dominique Delahaye et à sa camarade de cellule Marie Hélène Alliard quelles manigances ils entamèrent pour obtenir du sous-préfet bourgeois mon internement d’office.
                Allez demander à toutes ces crapules - qui, avec la candidate NPA Syvie Vérin - menacent d’aller porter plainte dans les tribunaux bourgeois... quelle importance relative est pour eux leur PETIT PAVILLON CHERI et LEUR GROS SALAIRE D’EXPLOITEUR par rapport à la REVOLUTION pour laquelle ils prétendent lutter.

                Je vous rend grâce de ce que votre commentaire décrit assez fidèlement comment je vous vois tous : les petits larbins politiques d’une classe exploiteuse qui a ... mangé son pain blanc.

                La bourgeoisie des actions règle maintenant son compte à la bourgeoisie des diplômes.

                La révolution se développera -cf Trotsky 1905 - sur les décombres de vos querelles d’exploiteurs se partageant le butin de l’Afrique.
                La révolution sera PERMANENTE et une transcroissance de celle que vous prétendez mener dans votre petit parti de clowns réformistes stalino-menchéviques.

                Salutations égalitaristes = 1000 euros pour tous les Terriens

                Libellés : formoisie, Olivier Besancenot, propriétaires immobiliers, rue89, révolution anti-formoise, révolutions sociales, Tiberli, Yanick Toutain

        • Milarepa-voyageurdanslespace
          Milarepa-voyageurdanslespace répond à hedona
          retraité
          • Posté à 11h40 le 09/01/2009
          • Internaute 47205
            retraité

          A toutes fins utiles, je signale a Hedona que le CHE est mort excuté par l’armée Bolivienne entraînée par la CIA et donc pas du tout responsable de l’état de délabrement de la Havane ! ! Il faudrait ne pas, a cause d’une haine viscérale, tout mélanger. Pour moi, cette photo du Che, (même s’il a soit disant commit des erreurs) - je me méfie avec ces anti-communistes primaires-, représente la liberté, l’espoir d’un monde meilleur et c’est certainement pas votre photo -ni la mienne d’ailleurs- qui peut véhiculer une telle image ! ! !

        • bruno boucq
          bruno boucq répond à hedona
          vrai militant
          • Posté à 14h45 le 09/01/2009
          • Internaute 65441
            vrai militant

          Ne confondez pas communisme et socialisme ! Jamais aucun pays au monde n’a été communiste ! AUCUN. Le communisme c’est l’individualisme pour la collectivité, le socialisme c’est l’état (et hélas ceux qui le dirigent !)pour l’individu avec toute les dérives qu’on connait. Les pays que vous dites communistes ont tous été socialistes dirigés par des gens qui n’ont jamais rendu l’appareil productif au peuple ! On en est resté au stade des nationalisations, point ! Vous confondez donc Socialisme, stalinisme et COMMUNISME !

          • Yanick Toutain
            Yanick Toutain répond à bruno boucq
            Humain sur Terre
            • Posté à 20h51 le 09/01/2009
            • Internaute 30475
              Humain sur Terre

            decembre 1921 et le communisme
            Lien

            Bonjour
            Vous faites erreur : en décembre 1921, un ouvrier et un ingénieur touchaient le même salaire.
            L’Etat russe était un Etat organisant la voie vers le communisme (et le dépérissement de l’Etat)

            En janvier 1922, l’écart commence à se creuser : les braillards Besancenotistes de l’époque commencent à hurler au « respect des qualifications acquises », les ancètres de la « coordination infirmière » commencent à réclamer d’avoir un salaire supérieur à celui des non qualifiés.

            C’est l’erreur tragique de la NEP qui a ouvert la porte à la resurgence de la classe formoise qui avait soutenu les menchéviques korniloviens au début 17, s’étaient planqués après Octobre, avaient fait grève en 1918 (enseignants, cheminots etc ...).

            Après 1922, comme ni Krivine ni Besancenot n’étaient nés, ils ont pris ce qui venait : leur nouveau leader défenseur des privilèges des salariés : Joseph Dougachvili Staline.

            C’est à partir de 22 que ça dégénère, s’aggrave en 27 par la persécution des radicaux formois que sont les trotskystes de l’époque et fini en Etat formois.

            C’est cela que nous préparent les LCR NPA.

            C’est pourquoi leur pratique est le baillon et la censure.

            C’est pourquoi je peux écrire cela sur Rue89 mais pas sur leur site « revolution celonet ».
            La censure stalinienne y règne déjà !

            Quant au « communisme » : la chemise ayant été salie, il s’appelera « égalitarisme » et consistera à verser 1000 euros par mois à chaque Terrien.
            L’investissment sera collectivisé individuellement (300 euros par mois versé par citoyen pour investir : l’anti-impôt)
            Et ce sera le libéralisme intégral pour la formation des prix de consommation et l’attribution des logements.

            • Teberli
              Teberli répond à Yanick Toutain
              Enseignant
              • Posté à 00h19 le 10/01/2009
              • Expert 48108
                Enseignant

              Cher Yanick Toutain, vos leçons d’histoire cojuguée passé-présent sont bien confuses.

              Pour votre information et l’information des riverains, le site du NPA est :

              Lien

              ... et les comités locaux du NPA accueillent bien évidemment les citoyens qui en ont assez du capitalisme et des partis de fausse gauche, de vrai centre droit et de droite.Vous trouverez leurs coordonnées sur le site.

              Jusqu’à ce jour, les électeurs ont été piégés par une manoeuvre très habile : Ils avaient le choix entre des partis de droite défenseurs du libéralisme-capitalisme et de partis de fausse gauche eux aussi défenseurs du libéralisme capitalisme. Ne parlons pas du centre girouette qui a toujours été de fausse gauche et de vraie droite suivant les courants d’air.

              • Yanick Toutain
                Yanick Toutain répond à Teberli
                Humain sur Terre
                • Posté à 23h29 le 10/01/2009
                • Internaute 30475
                  Humain sur Terre

                Où est l’arguement sur la NEP.

                Quant à écrire sur le site du NPA, je suis déjà censuré sur celui de la LCR révolution celeonet.
                Si vous avez un pouvoir de modération, je vous engage à copier coller mes textes de références sur le site du NPA.
                VOus m’avertissez et je mettrai un lien vers ce texte.
                Merci d’avance.

                (je conseille : Manifeste materialiste
                30 thèses pour une révolution pdédagogique
                pour les autres tapez
                Lien

        11 autres commentaires
  • parousnik
    • Posté à 15h17 le 08/01/2009
    • Internaute 18991

    Les états unis en assistant financièrement les banques et autres instituts financière a réduit le capitalisme a ce qu’il est « un parasite » qui se nourrit sur le dos des populations...laborieuses. comme tous les autres systémes monarchique féodaux...

    • kawouede
      kawouede répond à parousnik
      • Posté à 17h33 le 08/01/2009
      • Internaute 27995

      Oui, les gouvernements de l’autre côté de l’Atlantique et de celui-ci n’ont pas vraiment suivi la voie d’un développement durable.

      Aux peuples de les contraindre à agir autrement ; chacun peut y contribuer en votant aux européennes prochaines pour une révolution écologique véritable.

      Pour commencer on peut faire signer l’appel (bientôt 5 000 signatures) Lien

      • Milarepa-voyageurdanslespace
        Milarepa-voyageurdanslespace répond à kawouede
        retraité
        • Posté à 19h05 le 08/01/2009
        • Internaute 47205
          retraité

        A force se signer des pétitions, je n’ai plus d’encre dans mon stylo ; et ça a apporté quoi ? rien ! les pétitions c’est la dernière, mais vraiment la dernière façon de manifester son mécontentement ! Déjà qu’ils se moquent (les gouvernants) quand on descend en nombre trop peu important dans la rue, alors imaginons pour quelques signatures. La pétition est l’arme des faibles et des petits bourgeois, bien calés dans leur canapé, qui disent en regardant la télé : la, je suis pas d’accord, d’ailleurs j’ai signé une pétition pour manifester mon mécontentement ! !
        Continuer, signez, pendant ce temps eux, ils agissent.

         
        • Teberli
          Teberli répond à Milarepa-voyageurdanslespace
          Enseignant
          • Posté à 00h35 le 09/01/2009
          • Expert 48108
            Enseignant

          Essayez de savoir où et quand se réunit le comité NPA le plus proche de votre domicile, vous pouvez, j’en suis sûr y trouver une façon d’agir qui vous conviendra, si vous voulez changer le monde au lieu de signer des pétitions à la chaîne.

          Bonne Année 2009

          Le 29 Janvier, dans la rue, vous aurez l’occasion de les rencontrer.

        3 autres commentaires
      • kestiontoi
        kestiontoi répond à kawouede
        travailleur forcé
        • Posté à 20h50 le 08/01/2009
        • Internaute 30798
          travailleur forcé

        « Pour sauver la planète, il faut sortir du capitalisme, en reconstruisant une société où l’économie n’est pas reine mais outil, où la coopération l’emporte sur la compétition, où le bien commun prévaut sur le profit. »

        Le respect de la nature ne doit-il pas passer par le respect de l’Homme ?
        Capitalisme et respect de l’Homme peuvent-ils cohabiter ?

        A travers nos choix de vote, n’orientons-nous pas les futurs choix politiques et économiques ?
        Avons-nous pris une direction écologique ?
        Avons-nous pris une direction politique qui nous permettra de sortir du capitalisme ?

  • solstice
    solstice
    pigiste
    • Posté à 15h23 le 08/01/2009
    • Internaute 38451
      pigiste

    Il faut surtout sortir de l’individualisme COMME du collectivisme : les premières grandes catastrophes écologiques « visibles » sont celles de l’ex Union Soviétique (Mer d’Aral et autres Tchernobyl).

    Pourtant, je crois que c’est individuellement que l’on peut agir : limiter les achats idiots (une imprimante moins chère que ses cartouches), consommer près de chez soi des produits locaux et de saison, chauffer moins...

    Relocaliser nos productions ne se fera pas que parce que les coûts logistiques explosent : il faut que cela vienne de nos comportements. On peut choisir maintenant quelques gestes « décroissants » sans attendre que nos gouvernements nous l’imposent.

    Je préfère l’utopie d’un Al Gore à tous les Aquoibonnistes qui gravitent autour. La décroissance soutenable est une thèse bien plus maligne que trois achats de bonne conscience chez Nature et Découverte (de l’eau chaude).

    • Chris.A
      Chris.A répond à solstice
      Ni pour,ni contre,bien au (...)
      • Posté à 15h41 le 08/01/2009
      • Internaute 32905
        Ni pour,ni contre,bien au (...)

      Désolé élève solstice, je crains que vous n’ayez pas tout compris ! J’en veux pour preuve l’allusion à l’ex Union Soviétique.
      Je n’ose même pas évoquer la prétendue utopie d’un Al Gore...

      Zéro pointé :)

    • None
      None répond à solstice
      • Posté à 15h58 le 08/01/2009
      • Internaute 23194

      Hello Solstice,

      « Pourtant, je crois que c’est individuellement que l’on peut agir : limiter les achats idiots (une imprimante moins chère que ses cartouches), consommer près de chez soi des produits locaux et de saison, chauffer moins… »
      -> Ceci ne fonctionnerait que si c’était « faisable » par tous. Cependant il me semble qu’aujourd’hui « consommer près de chez soi des produits locaux et de saison » coûte plus cher que d’acheter des produits importés.
      Donc sans réèl soutient politique (incitation par des aides aux producteurs locaux, taxation des « polueurs », etc...), les individus choisiront toujours le plus avantageux. Ce n’est pas un choix (tout le monde veut sauver la planète), certaines personnes ne peuvent tout simplement pas acheter bio près de chez eux...

      • nico07
        nico07 répond à None
        nico
        • Posté à 17h24 le 08/01/2009
        • Internaute 5782
          nico

        « des produits locaux et de saison » ne veut pas dire forcément bio !
        Acheter des produits aux agriculteurs du coin coute moins cher. C’est un fait. Je vous invite à aller faire un tour dans un marché quelconque pour vous en rendre compte !
        Sinon, vous pouvez également lire le dernier livre de JP Coffe qui l’explique très bien, en proposant de se nourrir pour 9€ par jour pour 4 personnes.

         
        • Gilles31
          Gilles31 répond à nico07
          Gaucho
          • Posté à 17h40 le 08/01/2009
          • Internaute 57081
            Gaucho

          Effectivement ! Les marché sont bien moins cher que les grandes surfaces...sauf que même dans les marchés la plupart des étals sont des maraichers qui vendent des produits du monde entier, pas des producteurs locaux

          Pour répondre à Solstice

          L’URSS c’était kif kif les capitalistes sur ce point là. Le but était de produire toujours plus, augmenter la croissance et comme le déplore l’auteur du bouquin, ils étaient lancés dans une course à celui qui pisse le plus loin avec les USA...et l’URSS qu’était ce autre qu’un capitalisme d’Etat ?

          • solstice
            solstice répond à Gilles31
            pigiste
            • Posté à 10h45 le 09/01/2009
            • Internaute 38451
              pigiste

            Exact, Gilles, j’ai pris cet exemple pour renvoyer dos à dos les tenants du capitalisme comme du collectivisme et ai largement autant d’exemples (Monsanto...) de l’autre côté. Concernant les marchés, il est très facile de repérer le (il y en a rarement beaucoup) producteur local en regardant ses conditionnements...
            A priori, les pesticides et autres étant très chers, celui qui a un circuit « court » en a moins besoin que celui qui produit à des dizaines de milliers de kilomètres de nos étals. C’est bêtement économique avant d’être écologique, comme tout raisonnement « durable » devrait l’être...

        2 autres commentaires
      • hedona
        hedona répond à None
        retraitée
        • Posté à 23h08 le 08/01/2009
        • Internaute 49346
          retraitée

        Exact. Avoir un réflexe citoyen c’est déjà énorme. La démocratie ou l’écologie commencent chez soi. Ce que l’on peut regretter, c’est que les chaines de télévision ne soient pas plus éducatives et n’incitent pas le citoyen à avoir les bons réflexes.
        Le fait de ne pas acheter certains produits, c’est déjà bien. Je suis en rogne de ne voir par exemple plus que des ananas du Costa-RIca, qui ont été modifiés (plus sucrés) et poussent sur des terres gorgées de pesticides interdits et fongicides (vu sur Arte). Les eaux sont polluées, les enfants ont des maladies de peau et certains villages sont ravitaillés par des citernes d’eau. Merci l’American Fruit COmpany. Malheureusement, les Costa-Ricains ont suivi le mauvais exemple et le gouvernement n’ose pas réagir.

        Ce serait peut-être bien que rue89 donne la liste de toutes les marques françaises d’aliments qui comme Nestlé, préfèrent les kilomètres pour leurs transporteurs (je me trompe peut-être de marque), plutôt que de faire travailler les producteurs de lait voisins.
        En tout cas concernant Nestlé, je boycotte depuis toujours, à cause de la publicité en Afrique, qui vantait leur lait, et a entrainé la mort de nourrissons, car le lait était mélangé avec de l’eau polluée.

        Ne parlons pas de tous les fruits qui viennent de pays, où ils sont cueillis verts, surpesticidés pour la conservation.
        Il faut relancer « les petits jardins ».

         
        • Teberli
          Teberli répond à hedona
          Enseignant
          • Posté à 00h52 le 09/01/2009
          • Expert 48108
            Enseignant

          L’écologie, comme la démocratie relèvent de choix politiques et il est bien impossible d’échapper à la pollution des voitures par exemple si l’on ne dispose pas de transports en commun pratiques.

          Le choix du tout nucléaire engage tout le monde à supporter les conséquences (stockage des déchets, pollutions diverses, accidents etc)

          Oui, chacun peut avoir une attitude plus écologique mais dans un cadre plus ou moins favorable dicté par l’organisation de la société.

          Le capitalisme-libéralisme laisse faire des profits à court terme (biens non-durables à renouveler souvent, nourriture de mauvaise qualité qui rend malade, médecine qui soigne au lieu de faire de la prévention (ça rapporte beaucoup, mais pas à la société) etc

          Il faut éliminer le capitalisme pour avoir une chance de vivre dans une société écologique et juste.

          Recycler un réfrigérateur serait une bonne chose mais si ça ne rapporte pas tout de suite, on le broie pour le métal et tant pis pour la couche d’ozone et les cancers de la peau, ces derniers vont bien rapporter de l’argent à certains, non ?

          Si vous voulez un monde en paix, juste et respectueux des hommes comme de la planète, pour vous ou vos enfants, il faut agir politiquement et sans tarder.

          • hassancehef
            hassancehef répond à Teberli
            pourfendeur de neuneus
            • Posté à 11h00 le 10/01/2009
            • Internaute 27308
              pourfendeur de neuneus

            Mais bien sûr. C’est vrai que Cuba ou la Corée du Nord sont des paradis écologiques.

        • solstice
          solstice répond à hedona
          pigiste
          • Posté à 10h49 le 09/01/2009
          • Internaute 38451
            pigiste

          Oui, oui, oui et oui, Hedona. Pour ma part, il y a longtemps que j’ai fait ce choix et, je commence à voir les « fruits » de mes campagnes anti pesticides auprès de mes rencontres de marché : nous avons de moins en moins de bananes et autres fruits exotiques lourds d’empoisonnements locaux car, dans notre petit marché, il y a moins de demande...
          Bien sûr qu’un coup de pouce gouvernemental serait une bonne chose mais c’est au consommateur d’être moins con et de chercher des produits à faible impact écologique et prix raisonnable...
          Et vivent les AMAP !

        3 autres commentaires
      • solstice
        solstice répond à None
        pigiste
        • Posté à 10h39 le 09/01/2009
        • Internaute 38451
          pigiste

        Mais si, on peut faire quelque chose, à tous niveaux, sans attendre béatement que nos gouvernants gèrent notre vie.
        Bien sûr, que manger bio, c’est le top mais pas accessible partout mais, franchement, entre des plats tout prêts (et chers) emballés et suremballés et un bon gros plat maison fait avec des produits de saison et congelés pour deux ou trois repas, il n’y a pas photo.
        Idem pour les achats autres que de bouffe : vêtements, électro-ménager etc... Tout a un impact écologique est peut être pesé.
        J’ai un budget serré mais nous arrivons à nous en sortir en mangeant bien, bon, pas cher et raisonné (pas tout bio, c’est vrai). Ce n’est pas un luxe, c’est une nécessité financière et morale.

    • karlM
      karlM répond à solstice
      Précaire
      • Posté à 19h06 le 08/01/2009
      • Internaute 21378
        Précaire

      C Levy Strauss appelle ça la mpdération, au Québec c’est la simplicité volontaire pour d’autre c’est la décroissance conviviale.

    • Milarepa-voyageurdanslespace
      Milarepa-voyageurdanslespace répond à solstice
      retraité
      • Posté à 19h31 le 08/01/2009
      • Internaute 47205
        retraité

      AhAhAh ! ! ! pendant qu’on ferme le robinet le temps de nous laver les dents, les avions de chasse et autres bombardiers ou avions espions, les fusées, les grands prix de F1, le dakar etc continue de polluer avec l’assentiment de beaucoup de gens ! pendant que l’on consomme nos produits locaux, les agriculteurs polluent a tout va sans que l’on ne puisse les arréter ! Pendant que l’on défend notre terre, une guerre sans merci s’ouvre pour s’accaparer l’artique et ses richesses.... pendant tous ce temps, nous pauvres humains croyons ce qu’on nous dit sur TF1, et les industries prospèrent, enrichissent toujours les mêmes et polluent, polluent, polluent......Et nous rejetons ce qu’ils nous vendent, que nous payons une deuxième fois pour le recyclage. Je crois que si nous voulons sauver notre planète, c’est pas le petit voisin smicard qu’il faut dénoncer.

      • fantome de la nuit
        • Posté à 20h32 le 08/01/2009
        • Internaute 50069
          insomniaque

        T’as raison mon pote ! J’aurais pas dit mieux ! Marre de l’écologie politique transformée en morale individuelle écolo petite-bourgeoise à deux balles !

  • Thomas_Ashland
    Thomas_Ashland
    quenelle déracinée.
    • Posté à 15h22 le 08/01/2009
    • Internaute 55056
      quenelle déracinée.

    « Pour sauver la planète, il faut sortir du capitalisme »

    Une évidence.

    Croire en une croissance infinie (l’accumulation de capital, alpha et omega de l’idéologie capitaliste) dans un système fini (la Terre) relève de la pure et simple indigence intellectuelle, mélangée à une pulsion auto-destructrice.

    Comme si la planète peut supporter les instincts gloutons d’un mode de vie occidental et étendre la société de consommation capitaliste à tous ses milliards d’habitants. Sauf que la perspective, en cas d’absence de modification de trajectoire, est tellement effroyable, que l’on préfère ne même pas y penser. Ca promet.

    • pablico
      pablico répond à Thomas_Ashland
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 15h37 le 08/01/2009
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      on en est pas sorti.

      l’écologie est devenue le patrimoine génétique du capitalisme. c’est la seule branche qui peut rapporter de l’argent actuellement si on l’exploite correctement…

      l’écologie est devenue ou est en passe de devenir un nouvel eldorado..

      les libéraux vont monter l’écologie en bulle (c’est leur défaut : ils génèrent toujours des bulles) et cela éclatera bêtement…comme d’habitude.

      dommage.

      • Humain
        Humain répond à pablico
        • Posté à 16h05 le 08/01/2009
        • Internaute 21387

        Effectivement :

        Il suffit de regarder à qui profique réellement le developpement durable !

      • kawouede
        kawouede répond à pablico
        • Posté à 17h39 le 08/01/2009
        • Internaute 27995

        Oui mais ça c’est au sens « écologie » = environnement, domaine à exploiter, histoire de se faire une image « verte », etc. (greenwashing) et de tirer profit des ressources naturelles (commercialiser le vivant, faire des économies d’énergie, vendre de l’air bientôt ?)

        Il y a un autre sens qui est celui de l’écologie politique : un vrai projet, voire une utopie concrète qui à mes yeux est l’héritière des visions de gauche (socialisme, dans une moindre mesure communisme) du passé. Lutte contre les puissants, pour une égalité réelle à la fois économique et écologique, pour une justice à la fois sociale et environnementale. Et le tout dans un cadre libre, libéré d’une partie des servitudes du marché et de l’oppression - répression des Etats. C’est tout le projet de l’économie sociale et solidaire : voir la charte des biocoops, les expériences d’échanges locaux, de régies de quartier, etc.

         
        • nzl
          nzl répond à kawouede
          architecte petit
          • Posté à 21h27 le 08/01/2009
          • Internaute 65370
            architecte petit

          attention : « utopie concrète » c’est le nom du mouvement lancé par Roland « from Mao to Sarko » Castro pour sa candidature aux dernières présidentielles...
          Ce qui est intéressant par ailleurs dans l’article c’est de mettre en lumière l’effervescence anglo-saxone autour d’une approche assez radicale et ancienne de l’écologie (mais qui est moins visible dans la sphère publique qu’en europe peut être ?). Pour les anglophiles jetez vous aussi sur les stimulantes publications annuelles du worldwatch institute Lien et pour ceux qui aiment la science plus vraiment fiction les scénarios du futur de l’humanité sur Lien

        1 autres commentaires
    • Pseudo
      Pseudo répond à Thomas_Ashland
      Enfin libre : -)
      • Posté à 16h29 le 08/01/2009
      • Internaute 25947
        Enfin libre : -)

      Je suis tout à fait d’accord avec vous, mais ça ne me rend pas heureuse.

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