Patrick Jarreau

La course à l'Elysée et autre actualité politique vue par l'ancien directeur de l'information du Monde.

Automobile : la résurrection de l'Etat-patron

Patrick Jarreau
Journaliste
Publié le 19/01/2009 à 17h17

La crise de l’industrie automobile réunit certaines des principales questions posées aux responsables politiques par la crise. Faut-il aider les constructeurs avec de l’argent public ? Puisque la réponse ne peut être que oui, quelle forme doit prendre cette aide ? Quelles conditions et contreparties y mettre ? Les gouvernements doivent-ils n’avoir en vue que les intérêts nationaux immédiats ou préparer l’avenir dans un cadre européen ? Est-il normal qu’une entreprise aidée verse des dividendes à ses actionnaires ?

Il y a trente ans, alors que Valéry Giscard d’Estaing était président de la République et Raymond Barre premier ministre, la droite avait nationalisé de fait la sidérurgie en la renflouant. La situation des constructeurs d’automobiles français n’est pas celle des maîtres de forge, qui avaient mené leurs entreprises au bord de la faillite par une politique d’endettement inconsidérée, dans un contexte de concurrence internationale de plus en plus vive. Néanmoins, Renault surtout et PSA de façon moins pressante se tournent vers l’Etat pour qu’il les aide à surmonter le peu d’appétit des acheteurs potentiels et la répugnance des banques à financer un secteur dont l’avenir est incertain.

Les « états généraux » organisés, ce mardi, par le gouvernement vont montrer où en sont les discussions entre les constructeurs et le gouvernement d’une part, entre celui-ci et la Commission européenne d’autre part. Günter Verheugen, commissaire à la concurrence, y sera présent. Christine Lagarde, ministre de l’économie, a demandé à Bruxelles un assouplissement des règles, qui permette à l’Etat de soutenir directement les entreprises en difficulté. La réponse a été négative parce que d’autres pays de l’UE refusent ce qu’ils considèrent comme une rupture d’égalité.

« Il faut sortir d’une Europe où la concurrence est l’alpha et l’oméga de toutes les politiques, pour aller vers un système de stratégies coopératives et de solidarité », a déclaré aux Echos Bruno Le Maire, le nouveau secrétaire d’Etat aux affaires européennes.

Derrière ce langage pointe une menace : si la coopération et la solidarité ne sont pas au rendez-vous, chacun reprendra ses billes. Pour demander davantage à la Banque européennes d’investissement, qui soutient déjà des programmes de recherche et développement, et réclamer des marges de manœuvre supplémentaires pour les Etats, le gouvernement peut faire valoir que Washington se prépare à aider ses propres industriels avec un plan de 14 milliards de dollars (10,5 milliards d’euros).

Vers une montée dans le capital des constructeurs

Luc Chatel, secrétaire d’Etat à l’industrie, n’exclut pas une « montée dans le capital » des constructeurs qui recevraient des aides publiques. L’Etat est toujours actionnaire de Renault à hauteur de 15% et pourrait le devenir de PSA. Il est aussi question d’apport de fonds propres aux sous-traitants. Le comité stratégique, mis en place par Luc Chatel le 19 décembre et auquel participent notamment plusieurs syndicats, a avancé dans l’élaboration de mesures qui devraient être officialisées d’ici la fin du mois.

Si l’Etat se retrouve ainsi en position de décideur dans une industrie qui emploie au total 2,5 millions de personnes en France, que va-t-il y faire ? Quelle stratégie va-t-il adopter ? Quelle politique sociale ? Nicolas Sarkozy a proclamé, le 15 janvier, que les bénéficiaires d’aides publiques devraient s’interdire de délocaliser leurs activités. Mais si la France est aujourd’hui importatrice nette d’automobiles, c’est bien parce que celles qui sont construites ou assemblées hors de son territoire coûtent moins cher.

Les socialistes, qui vont rendre public leur « contre-plan » de relance mercredi, ne disent pas grand-chose pour le moment. Ils ont approuvé la prime à la casse, pour encourager les propriétaires d’une vieille voiture à en acheter une neuve, et ils plaident pour une intervention dans les relations entre les sous-traitants et les constructeurs.

La question reste entière : comment la collectivité doit-elle agir dans ce qui va ressembler, d’une manière ou d’une autre, à un vaste secteur d’économie cogérée, sinon administrée ?

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  • Pépé61
    Pépé61
    Enterré vivant
    • Posté à 17h30 le 19/01/2009
    • Internaute 31199
      Enterré vivant

    Il serait intéressant de pénétrer un peu plus avant dans les comptes des constructeurs afin de connaître précisément quelle a été la part de leur activité qui a été consacrée à la recherche et au développement. Probablement beaucoup moins, hélas, que celle dédiée aux investissements dans les pays où la main d’oeuvre est moins coûteuse. Venir en aide à des crânes d’oeuf surpayés et qui ne regardent que les profits a court terme est parfaitement scandaleux aujourd’hui. Sans contrepartie en terme de sauvegarde, voire de création d’emplois, l’effort demandé aujourd’hui aux contribuables et à leurs descendants est inacceptable.

  • mon petit doigt
    • Posté à 18h09 le 19/01/2009
    • Internaute 64887
      sans

    Vive le capitalisme fou furieux

    • pablico
      pablico répond à mon petit doigt
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 19h39 le 19/01/2009
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      c’est là qu’on touche le fond et la limite du capitalisme libéral.

      leur maitre mot : le profit à court terme.

      Donc on délaisse l’avenir, car la bataille entre eux et les actionnaires se passent à court terme, et le profit de l’année doit tendre vers les 2 chiffres (comme ils disent).

      Tous de précipitent vers la bonne affaire du moment, et cela gonfle et créait un bulle.
      comme toute bulle cela s’avère sans consistance et elle éclate. et on se rue pour en créer une autre..

      on commence à comprendre le mécanisme lapidaire.

      Et le long terme là dedans ?
      L’avenir qui doit plonger ses fondations dans le présent ?

      quand on ne prévoit pas l’avenir à long terme, il y a crise.

      c’est là le ventre mou du capitalisme libéral.

  • azerty69
    azerty69
    ExecutieveBranleur
    • Posté à 18h43 le 19/01/2009
    • Internaute 42089
      ExecutieveBranleur

    A - L’état investit dans l’auto avec comme objectif, l’emploi et l’industrialisation française. Si les constructeurs concurrents délocalisent leur production dans les pays a bas coûts, les français ne vendront plus. Ils seront trop cher.

    B - L’état investit dans l’auto avec comme objectif, l’aide du financement à court terme des constructeurs. Un scénario a l’alstom. Quand les choses iront mieux, l’état sortira du capital avec une plus value et puis c’est tout.

    A est le fantasme des anti capitalistes. B est la probable réalité.

  • parousnik
    • Posté à 18h43 le 19/01/2009
    • Internaute 18991

    Ils n’ont pas cessé de nous vanter le libéralisme pour « privatiser » c’est a dire offrir les bénéfices de l’intégralité de la production française avion train automobiles etc alors ce ne peut être qu’a ces mêmes petits moyens gros et trés gros actionnaires de payer la faillite du systéme qu’ils vantent et qui a déchiré le tissu social ... Le libéralisme assisté ? Pourquoi carrément ne pas offrir un revenu permanent et a vie a ces actionnaires parasites...ce serait moins hypocrite...mais j’oubliais l’hypocrisie est une valeur politicienne...

  • in_rainbows
    in_rainbows
    suspect de souche
    • Posté à 20h19 le 19/01/2009
    • Internaute 19473
      suspect de souche

    « Privatiser les profits et socialiser les pertes... » comme d’hab’ !

    Comme forcement ceux qui vont payer plein pot les difficultés économiques d’une entreprise se sont les salariés ça sera difficile de ne pas renflouer l’industrie automobile d’une façon ou d’une autre...

    Ca passe son temps à vouloir moins d’Etat, à dénoncer l’ « assistanat » et ça vient demander de l’aide à chaque crise...

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 20h27 le 19/01/2009
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Chouette , j’ espère qu’ils vont virer Goshn , recréer la RNUR ( Régie Nationale des Usines Renault ) , ressortir des 4L à pas cher a la place de leurs voitures stupides de maintenant avec leur gadgets idiots et reconstruire une Usine sur l’ Ile Séguin pour accompagner la démondialisation .
    Il vaut mieux re désespérer un peu Billancourt que provoquer des cohortes de suicides au TechnoCentre , ça me semble évident .

    Bon , je ne comprend pas très bien leur politique d’ Étatisation pour sauver le capitalisme , mais bon . C’est peut être des cons , ce serait l’explication ..

    • Adéménagé le 3 janvier 2011
      • Posté à 20h44 le 19/01/2009
      • Internaute 29846
        menuisier

      Non non, N°6, pas des cons :

      Ces escrocs de haut vol réalisent devant nos yeux LE hold up des deux derniers siècles, à savoir faire payer aux pauvres les primes et salaires faramineux qu’ils se sont versés et continuent -en France_ à toucher depuis quinze ans.

      Les Monney Maker, ne « faisaient » pas un centimes, ne créaient rien d’autre que de la dette pour payer leurs revenus démentiels.

      Et cette dette, on commence à la rembourser, bien gentiment.

      Parcequ’il en va d’un devoir nationnal, de la survie de la France quasi.

      • Numerosix
        Numerosix répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 21h01 le 19/01/2009
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        Oui , mais moi je crois pas que c’est ceux qui nous ont foutu dans la merde qui vont nous en sortir .Outre que ce serait paradoxal et immoral , ca ne pourra jamais marcher . Il va falloir les changer , d’ une manière ou d’ une autre , non ?

         
        • Adéménagé le 3 janvier 2011
          • Posté à 22h35 le 19/01/2009
          • Internaute 29846
            menuisier

          Ah, mais on est bien d’accord.

          Ce sont ceux qui ont semés le chaos qui nous enjoignent de payer, pour leurs fortunes acquises et pour le maintient de celles-ci.

          Qu’on leur reprenne leurs privilèges.

          Comme un quatre aout.

          • the cat
            • Posté à 23h57 le 19/01/2009
            • Internaute 54940
              étudiant

            Et oui, triste constat.
            Mais sans parler de Révolution, il aurait pu en être autrement très simplement. Avec un gouvernement plus intelligent et moins (faussement) naïf.

            En effet, reprenons l’exemple des banques. Sarkozy leur a offert, avec l’argent des contribuables, des milliards d’euros afin de les sauver de la faillite et d’éviter le « credit crunch ». Seulement, ce n’étaient que des prêts, l’Etat n’est pas rentré dans le capital de ces banques, à l’inverse de la Grande-Bretagne. Sarkozy s’est donc rendu compte qu’il n’avait aucun moyen de pression sur les banques, et elles ne se sont pas gênées. Elles n’ont pas joué le jeu de la relance du crédit.
            Et lorsque Sarkozy a demandé à leurs dirigeants de ne pas toucher de bonus pour l’année 2008 (histoire de faire bonne impression), la plupart ont refusé. Ces bonus juteux que s’offrent les dirigeants incompétents et malhonnêtes sont à gerber, sachant que ce sont les contribuables qui les payent.
            Voilà comment on se fait entuber. Par la faute d’un gouvernement mêlant incompétence, complicité avec les dirigeants, et mépris du peuple.

            Vive la France.

        2 autres commentaires
    • Keldan
      Keldan répond à Numerosix
      Now future & karpe diem
      • Posté à 18h20 le 20/01/2009
      • Internaute 5164
        Now future & karpe diem

      Pourquoi pas, vu que ça fait des années que cette île est un terrain vague, autant y construire une usine.
      Niveau pollution ça gênera pas vu qu’on est coincé entre le périf et les bords de Seine.
      Seul point noir, il y aura plus de monde dans le métro qui est déjà assez plein, et surtout les prétendants à la mairie n’auront plus de sujet de débat vu que la seule chose qui les préoccupe est de décider ce qu’ils vont faire de cette île.

  • sinclair
    • Posté à 23h50 le 19/01/2009
    • Internaute 2580

    Trop tard il y a un moment que la production est délocalisée, reste en France les modèles quasi invendable.

    Donc gosses découverte la France importe plus de voitures qu’elle n’en produit et pour cause elle importe nombre de vehicules dont la production est delocalisee.

    De fait les primes a la casse sont une source d’augumentation des importation de vehicules, la majorite des voitures achetees dans ce cadre sont des petits modeles, les operation semblable de ces dernieres annees ont connu le meme phenomene

    On va donc aider une industrie qui fait surtout travailler l’etranger et qui delocalise en provoquant la faillite en cascade des sous traitants.

  • Bruno Rèbufie
    Bruno Rèbufie
    Logisticien
    • Posté à 00h34 le 20/01/2009
    • Internaute 3870
      Logisticien

    La VRAIE question est : quelle sera, dés lors, la stratégie industrielle de l’état ?
    Avant de savoir à quelle allure on doit aller, il faut d’abord savoir vers où on se dirige.
    Autrement dit avant de se poser la question sur le devenir de la gestion d’une entreprise, encore faut il réfléchir sur son devenir et surtout ce qu’elle fabrique et comment.
    Sinon, cela ne ressemble qu’à une construction intellectuelle peu étayée.

    Quand à la question du cout de fabrication des voitures à l’étranger, ce n’est pas une question franco-française, mais bien européenne.
    D’abord parce que TOUS les constructeurs majeurs européens ont délocalisé vers les pays baltes, par exemple, comme ils l’ont fait dans les années60/70 vers l’Espagne et le Portugal.
    Ensuite parce que l’enjeu est bel et bien la mise en concurrence avec les pays « low cost » dans la CE des salariés de l’Europe de l’ouest. Le risque est de niveler par le bas des salaires.
    La politique néo libérale de la CE est bien en cause.

    La prime à la casse est un désastre pour l’emploi en subventionnant des véhicules fabriqués à l’étranger, y compris de marques française.
    Personne ne peut chiffrer précisément l’impact sur l’emploi mais il est vraisemblable qu’il est négatif.

    Alors qu’Obama semble vouloir impliquer son administration en ré orientant les axes de développement des big three, via les voitures vertes, rien n’est précisé pour l’industrie automobile française qui a un évident retard en ce qui concerne les voitures hybrides par exemple.

    En misant sur le tout diesel, au détriment d’autres alternatives, PSA et Renault ont commis est une erreur majeure en négligeant d’autres pistes.Nous allons devoir payer ceci avec nos impôts.

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 03h59 le 20/01/2009
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    L’automobile,verte ou rouge, en tant que moteur de l’économie - capitaliste -, c’est fini.
    Reste le grand nombre de salariés qui vont ainsi rester sur le carreau. Et on compte sur l’Etat pour jouer les ambulances pendant que les capitalistes, grace à l’argent donné aux banques - notre argent - continueront leurs magouilles financières autrement plus juteuses.

  • Dominique52
    • Posté à 09h32 le 20/01/2009
    • Internaute 53166

    Pourquoi l’Etat entrerait il dans le capital des constructeurs qui ne demandent qu’à faire tourner leurs usines, alors qu’il ne rentre pas dans le capital des banques à qui il reproche de ne pas faire leur boulot ? ? ? ?

    • Lugi
      Lugi répond à Dominique52
      • Posté à 10h50 le 20/01/2009
      • Internaute 28945

      Quelle est l’intérêt économique de venir aider Renault et PSA alors qu’il n’y a plus que la façade qui participe à l’économie du pays ?
      J’ai pas l’impression qu’avec la faillite de l’un ou l’autre la France perde beaucoup.

      En tout cas rien qui justifie d’arroser de milliards leurs actionnaires et patrons incompétents.

  • Chevalier De Monlac
    Chevalier De Monlac
    Chevalier en mousse
    • Posté à 10h55 le 20/01/2009
    • Internaute 66559
      Chevalier en mousse

    Encore une fois Sarko est pragmatique en soutenant une grande industrie de notre pays.

    Mais je pense que ce serait une grande erreur de rentrer dans le capital de ces entreprises.

    Ces entreprises ont crée enormement d’emploi il est normal que l’etat leur donne l’argent necessaire pour surmonter la crise.

    Je suis pour qu’on le donne sans contrepartie,et surtout pas de limitation de salaire des PDG car c’est à cause de tel mesures communistes qu’on casse un pays.

    D’ailleurs si la crise est la c’est à cause des pauvres qu’on a voulu aider aux USA.

    Vive Sarko 2012

    • Dominique52
      • Posté à 12h35 le 20/01/2009
      • Internaute 53166

      « ...surtout pas de limitation de salaire des PDG car c’est à cause de tel mesures communistes qu’on casse un pays. »

      Si l’écart des salaires était proportionnel à l’écart des capacités des dirigeants, je serais heureux qu’on les paye si cher car je n’ose imaginer les merveilles dont ils seraient alors capables !

      Hélas, si c’était le cas cela se saurait....

      Qu’ils se barrent en Suisse tous ces cerveaux, il se trouvera bien quelqu’un pour les remplacer pour moins cher.
      D’ailleurs, combien de ces martyrs sont revenus payer leurs impots en France après que l’on ait mis en place ce fameux bouclier fiscal ?

    • the cat
      the cat répond à Chevalier De Monlac
      étudiant
      • Posté à 22h17 le 20/01/2009
      • Internaute 54940
        étudiant

      Euh... Tu déconnes là ?

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 18h34 le 20/01/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Franchement, c’est une honte.
    Une entreprise trop incompétente pour sortir des produits qui plaisent aux clients et qui lui permettent de survivre doit mourir !
    De quel droit on sauverait deux pauvres boites qui font des voitures pourries, et on laisserait couler les autres ? Il était où l’état qui sauveur quand ma première boite à couler ?
    Et encore, si c’était avec son fric, ça irait, mais non, c’est mon fric qu’il va leur donner, le gros tas de fric que je file à l’état !

    Qu’on les laisse crever, qu’ils mettent la clef sous la porte et basta, finis de jeter l’argent par les fenêtres. Et qu’ils fassent un truc intelligent avec tous ces milliards : subventionner les localités pour démanteler, assainir et reconstruire des entreprises modernes produisant des choses dont on a vraiment besoin et qu’un indien à l’autre bout du monde ne peut pas faire (ou pas nous faire) ; subventionner les fournisseurs pour les aider à changer leur production ou trouver de nouvelles filières de commercialisation (genre les entreprises nouvellement créées) ; payer le salaire de tous les chômeurs créés, leur payer une formation (une vraie, pas ces pantalonnades de l’ANPE) et créer des emplois modernes dans les entreprises précédemment citées.

    Ça va peut être couter plus cher que filer de la thune aux industries automobiles cette fois-ci, mais à terme ce sera moins onéreux qu’en filer tous les cinq ans ; les employés seront plus heureux de savoir que leur usine fermera pas du jour au lendemain ; les actionnaires seront plus rassurés car la production sera plus rentable car plus adaptée à son époque ; les localités seront plus heureuses car ça changera leur image de marque (l’industrie lourde, pas top pour le tourisme) et redynamisera le secteur (appel de nouveaux diplomés, augmentation du niveau de vie et rajeunissement de la population) et l’état sera plus content car cela fera plus d’impôts, moins de chômage et il pourra mettre « à la pointe de la technologie » sur ses prospectus de l’office du tourisme et de l’immigration.

  • Villo
    Villo
    Dessinateur
    • Posté à 13h31 le 21/01/2009
    • Internaute 42217
      Dessinateur

    « Plan automobile », « plan banlieue » : Deux poids, deux mesures...
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