Passage Benbassa

Le blog de l'historienne Esther Benbassa, Sénatrice Europe Ecologie Les Verts

« Importer » le conflit de Gaza en France. De quoi parle-t-on ?

Esther Benbassa
Sénatrice, Europe Ecologie - Les Verts
Publié le 18/01/2009 à 20h13

A Paris le 10 janvier, manifestation contre l’opération israéelienne à Gaza (Benoit Tessier/Reuters)

L’offensive terrestre d’Israël dans Gaza a remis à l’ordre du jour la fameuse question de « l’importation » sur le sol français du conflit israélo-palestinien. La dualité juifs-musulmans s’est immédiatement installée dans l’esprit des politiques et dans les médias. Et nous voilà entrés de plain-pied dans une guerre des religions. Un schéma classique en France, lié à son histoire aussi bien avec les juifs qu’avec les musulmans. Comme si les deux religions s’affrontaient, et pour quoi faire ?

Les religieux, pompiers des temps de tension ?

Les poignées de mains entre imams et rabbins viennent couronner cette vision de la société qu’ont les pouvoirs publics et qui relève de leur obsession du « communautarisme », que finalement ils renforcent par leurs actes et leurs discours.

On ferait sans doute mieux de développer de vraies campagnes d’information et de formation dans les poches où les frictions se développent avec le plus de facilité. On préfère cependant attendre la dernière minute pour dénoncer les heurts et demander aux religieux de jouer les pompiers.

Or les religieux n’ont rien à voir dans cette affaire. Une guerre se déroule au Moyen-Orient entre Israël et le Hamas. Le peuple palestinien paye le prix fort. Israël aurait pu au moins éviter l’offensive terrestre et se contenter de l’aérienne pour dissuader -éventuellement– le Hamas de lancer ses roquettes.

A supposer qu’une telle « dissuasion » puisse fonctionner vraiment et durablement. Il n’y a pas de guerre juste, il y a les vies des hommes, des femmes, des enfants confrontés à la douleur et à la mort. Les Palestiniens sont entre le marteau et l’enclume, démunis devant un Fatah affaibli, des pays arabes impuissants, une armée israélienne surpuissante et un Hamas arrivé au pouvoir d’abord par les urnes mais dont la légitimité politique a toujours été niée.

Qui n’a pas le sentiment que le vrai motif de cet affrontement –résistance des uns, autodéfense des autres– est surtout électoral et clientéliste, d’un côté comme de l’autre ?

L’engagement sécuritaire fait gagner les élections, on en a l’expérience en France. Si 91,4% des Israéliens trouvent cette guerre juste et se disent fiers de leur armée, Richard Prasquier, le président du Crif, affirme que 95% des juifs de France la soutiennent. Le grand rabbin de France lui-même ne s’est pas ménagé pour signifier son adhésion à la cause.

La déclaration de M. Prasquier n’est peut-être pas totalement fausse, mais elle tombe à pic pour donner un coup de pouce à la propagation d’un antisémitisme qui n’avait nullement besoin de ça et dont tous les ingrédients se trouvent par ailleurs réunis : crise économique, affaire Madoff, guerre à Gaza...

L’argent et le sang, du pain béni pour les antisémites. Que Madoff ait ruiné d’autres juifs et que tous les juifs du monde ne soutiennent pas ce que fait l’armée israélienne à Gaza n’y change hélas rien. Cette confusion entre juifs et Israéliens, comment y échapper si le Crif la cautionne ?

Il reste les 5%. Mais qui sont-ils ? Leurs voix ne comptent-elles pas ? Une seule voix qui s’élève contre les tueries devrait pourtant compter bien plus que ces 95% à qui on n’a sûrement pas demandé grand-chose et qui soutiennent Israël pour des raisons affectives.

Ceux-ci, si on leur parlait face à face, n’admettraient probablement pas qu’on tue à Gaza des enfants, des vieillards, des simples gens qui cherchent à nourrir leur famille et à la protéger.

Etre juif et soutenir les Palestiniens

Nous sommes peut-être une poignée, mais nous sommes déchirés entre notre attachement à Israël, notre opposition à sa politique actuelle et notre soutien à la cause palestinienne. Notre impuissance à faire cesser cette guerre, à stopper le carnage, à obtenir qu’on discute avec le Hamas, le Fatah, les puissances européennes, et qu’on emprunte enfin la voie diplomatique jusqu’à ce qu’on trouve une solution viable pour un Etat palestinien, nous plonge dans le plus grand des désespoirs.

Aussi parce que, pour ne parler que de mon entourage et de moi, nous n’avons pas le cœur de défiler là où l’on s’en prend globalement aux juifs, où l’on établit une équivalence entre croix gammée et étoile de David, pas plus que de manifester devant l’ambassade d’Israël avec nos frères juifs.

Moi, être humain choqué par la souffrance des Palestiniens, et qui connaît par les récits de famille et par mon expérience d’historienne des juifs ce que mon peuple a souffert, je ne peux pourtant pas fermer les yeux.

Ce n’est guère par pacifisme que je dis : « Arrêtez, ça suffit. » Je le dis parce que je ne veux pas porter sur ma conscience le poids de tous ces civils morts et parce que trop, c’est trop. Cette guerre est devenue sale, si elle a jamais été « propre ». J’ai mal, mais je ne veux pas non plus qu’on m’attaque parce que je suis juive.

Je peux crier, dénoncer et même pleurer, mais je ne suis pas responsable de cette guerre et de ses morts. Leurs images, le peu que j’ai vues, je les porte en moi, comme ces photos de famille qui ne vous quittent jamais.

Antisémitisme et islamophobie

Tout compte fait, on ne peut pas reprocher aux Arabo-musulmans de s’identifier à l’opprimé. Le conflit israélo-palestinien n’est pas « importé ». Il est là depuis de longues années et ce n’est pas le fameux dialogue interreligieux qui règlera les problèmes.

L’hostilité entre juifs et musulmans après la Seconde Guerre mondiale est liée à la naissance d’Israël et à la décolonisation. C’est l’histoire, et c’est ainsi. Ces événements vont provoquer de grandes vagues d’émigration juive vers la France, Israël et le Canada. Mais ce à quoi nous assistons depuis la seconde Intifada en France et en Europe –la montée de l’antisémitisme–, est lié aussi aux problèmes inhérents aux pays européens et en l’occurrence à la France.

S’il y a identification à l’opprimé de la part de ceux qui sont discriminés au quotidien, y compris lorsqu’ils sont nés sur le sol français, voilà qui ne peut qu’encourager le rejet du juif qui lui fait partie, même démuni et pauvre, des « intégrés ».

Je ne sache pas qu’on arrête les juifs pour contrôler leurs papiers d’identité. Mais un Arabo-musulman ou un Noir, oui, ça se voit tous les jours. Certes, tout cela disparaîtra dans quelques décennies. Mais aujourd’hui, en période de crise économique, ces inégalités de traitement sont vécues avec plus d’acuité encore et le juif, confondu avec l’Israélien, devient le réceptacle des colères, des rejets, des injustices, des rancœurs.

Ce comportement est certes irrationnel, mais l’antisémitisme a été plus souvent un rejet irrationnel qu’une idéologie structurée. Il n’est d’ailleurs pas assuré que l’antisémitisme aujourd’hui soit seulement le fait des populations opprimées, on le retrouve aussi bien chez l’extrême droite que chez de bonnes gens qui prennent prétexte de ce qui se passe à Gaza pour déverser leurs idées antijuives en les habillant d’oripeaux justificateurs nouveaux. Gaza, le détonateur est là, et le feu peut embraser les esprits.

Une pédagogie de l’apaisement

Faisons un tri pour comprendre l’antisémitisme et l’islamophobie qui, de surcroît, progressent de concert ces jours-ci. Au lieu de jouer aux pyromanes, mettons en place une pédagogie active ne serait-ce qu’à l’école afin d’expliquer ce qu’est un juif, un Israélien, un immigré, un Arabo-musulman, créons des clubs de jeunes –de ceux-là mêmes qui s’affrontent dans l’ignorance– qui les réunissent autour d’activités de loisirs, des centres aérés sur le même modèle, organisons des rencontres de parents appartenant aux différents groupes de la société française pour entamer un rapprochement, élaborons des outils pédagogiques ayant d’autres thèmes que le conflit israélo-palestinien ou la Shoah et qui relatent aussi une histoire riche de partages.

Les initiatives peuvent être nombreuses et ne pas partir seulement de ce qui nous oppose et nous divise.

Commençons par éviter de jouer de terminologies trop connotées et impropres pour rendre compte des souffrances du peuple palestinien. L’expression, par exemple, de « génocide du peuple palestinien » crée une symétrie trompeuse avec le génocide des juifs et ne fait pas mieux comprendre sa situation d’aujourd’hui.

Au contraire, elle détourne du problème, au lieu de faire avancer le débat. Finissons-en avec la comptabilité des graffitis et les prises de position à la va-vite, faites sous le coup de la colère et de l’indignation parfois juste. Lorsque des centaines de Palestiniens ont été tués (tous n’étaient pas des terroristes), dénonçons avec plus de pondération l’antisémitisme, certes impardonnable. Ce dernier ne peut pas couvrir les morts de Gaza.

Dire qu’on « importe » le conflit sert à justifier qu’on se gargarise tant sur l’antisémitisme. Si d’autres guerres intéressent moins le monde chrétien que celle entre Israéliens et Palestiniens (« juifs et musulmans »), c’est aussi parce que ce même monde chrétien a ses racines religieuses dans cette partie du monde. Qu’on soit pratiquant ou pas, on n’oublie pas que Jésus est né et mort là-bas.

Gaza est devenu le symbole des opprimés, des laissé-pour-compte, des faibles et des discriminés. Non seulement cette guerre renforce les identités des uns et des autres en raison de leur soutien aux Israéliens ou aux Palestiniens, mais elle remplit un vide, celui d’une société individualisée, sans attache à des partis, sans revendications claires, consumériste, qui se cherche des ancrages.

Ces grandes manifestations dans le monde pour soutenir les Palestiniens en sont l’illustration. Elles sont la preuve aussi qu’on a besoin de grandes causes. Sans tomber dans les dérives habituelles, après tout ce que l’humanité a vécu dans ce XXe siècle meurtrier, se révolter pour défendre ceux qui pâtissent des stratégies politiques aussi bien du gouvernement israélien que du Hamas honore, quoi qu’on dise, ceux qui en sont encore capables.

A lire aussi :
Richard Prasquier à Parlons Net : le grand écart du Crif
Défiler en tant que juif contre l’opération israéelienne à Gaza
Israël-Palestine : les élus locaux doivent-ils prendre position ?

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  • expat
    • Posté à 20h27 le 18/01/2009
    • Internaute 25627

    On peut comprendre l’attachment des juifs a la mythologie juive, le temple de Jerusalem, je refuse de comprendre (je suis anticolonialiste primaire !) qu’on puisse s’attacher si fort a une colonie, l’Algerie francaise (un grosse plaie dans le coeur de certains qui pensent aimer plus l’Algerie que ses habitants autochtones !) ou Israel.

    Je ne comprend pas qu’on soit partage face a une politique d’extermination aussi horrible (denonce meme par l’ONU !) et la derniere boucherie ! Je suis catholique, je n’ai qu’horreur et mepris pour l’inquisition et la papaute actuelle, que m’importe que nous partagions une religion, une culture, nationalite, couleur de peau ! Quand mes concitoyens approuvent la guerre en Afghanistan ou en Iraq, que m’importe je les condamne ! Nous mettons bien en prison en France des francais de souche ( ! ! ?) blanc, catholique, etc...

    • homolaique
      homolaique répond à expat
      calme
      • Posté à 09h15 le 19/01/2009
      • Internaute 64840
        calme

      La contribution de Malika SOREL me semble apporter au débat encore un peu plus de hauteur sur la question qui est posée.

      Si vous le pouvez, faites connaître le travail remarquable de cette femme « issue de la diversité »... c’est le moment non ? Alors avançons objectivement avec la réflexion qu’elle engage.

      Lien

    • register.
      register. répond à expat
      republicain
      • Posté à 11h00 le 19/01/2009
      • Internaute 65765
        republicain

      Soutenir Israel parce qu’on est juif ou les Palestiniens parce qu’on est musulman est une démarche primaire certes, cest soutenir le clan, la communauté, ne nions pas qu’elle existe mais elle est très minoritaire. La majorité des citoyens ont pris une position « politique » : soutenir les victimes contre les bourreaux. De meme qu’ils défendent les palestiniens aujourdhui, ils défendaient les irakiens hier, et avant hier résistaient au nazisme qui exterminait les juifs.

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 20h32 le 18/01/2009
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    L’importation a déja eu lieu.
    On essaye simplement d’éviter d’en ouvrir le couvercle,
    attendant que le flacon se remplisse un peu plus encore,
    jusqu’à ce que le point de non retour soit franchi.

    • Gisor
      Gisor répond à Pierrrrre
      semeur de troubles
      • Posté à 21h46 le 18/01/2009
      • Internaute 33512
        semeur de troubles

      Je me souviens qu’en 1973, pendant la guerre du Kippour, j’avais été pris à parti par une bande de collégiens d’origine maghrébine à la sortie d’un collège de la banlieue nord de Paris. Ils me reprochaient, persuadés que les armée arabes allaient défaire Tsahal, de ne pas aller mourir avec mes compatriotes. J’étais à cent lieues de ce conflit et cette épisode m’a déniaisé.

      L’hostilité entre arabe et juifs ne date pas de la création de l’état d’Israël même si elle s’est accélérée à partir de cette date. Les juifs ont toujours été en terre d’Islam des citoyens de seconde catégorie (dihmmis) soumis à des mesures discriminatoires et vexatoires. Et ces communautés ont subi la fureur assassine des foules musulmanes enragées. Le pogrom le plus connu fut celui d’Hébron en 1929 Lien(1929) mais il y en eu bien d’autres.
      Pourquoi cette minuscule parcelle de terre, grande comme deux départements français suscitent-elle tant de passion (72 % de la Palestine sous mandat britannique constitue aujourd’hui la Jordanie) et chez beaucoup une haine farouche ? Je reste persuadé que l’antisionisme radical tel qu’il s’exprime sur ce site et sur d’autres est le dernier avatar en date de l’antisémitisme multi-millénaire.

      Un détail : beaucoup de juifs « arabes » émigrés en France ou leurs enfants sont loin de ressembler aux « européens ordinaires » et ont eu a subir aussi des contrôles fréquents au faciès de la police.

      • louarn
        louarn répond à Gisor
        chomage
        • Posté à 22h44 le 18/01/2009
        • Internaute 29523
          chomage

        Les israéliens « non juifs “ , c’est a dire qui ne sont pas de religion juive sont aussi discriminés par l’état d’Israel .
        Par : juifs ‘ arabes vous devez entendre sans doute les gens d’origine sémite qui ont adopté la religion juive .Il est vrai aussi qu’il y a des gens de religion juive qui ne sont pas sémites comme une bonne partie des gens originaires de l’Europe du Nord par exemple .
        Il me semble avoir compris depuis longtemps que les religions ne se transmettent pas par les gènes , mais je suis peut ètre niais ou inculte .

         
        • Azza
          Azza répond à louarn
          Ingénieur en informatique (...)
          • Posté à 14h20 le 19/01/2009
          • Internaute 25467
            Ingénieur en informatique (...)

          Une bonne partie des musulmans ne sont ni semites, ni arabes.

          Il faudrait arreter de s’emmeler les pinceaux avec tous ces raisonnements ethnistes. En afrique du nord, la majeure partie de la population, qu’elle soit juive ou musulmane est d’origine berbere... La plupart des gens qu’on appelle « arabes » en France ne le sont pas, et nombreux sont ceux qui ne parlent meme pas l’arabe.

          Un jour j’ai voulu faire le malin devant une amie algerienne en lui sortant une expression arabe pur sucre (le shoukran ale wajib). Elle a fronce les sourcils en me demandant : ca veut dire quoi ca ? Et son fils lui a repondu « c’est rien Maman, c’est de l’arabe »...

          L’dentitee, ce’st un peu plus complique que tous ces trucs.

          Quand au terme « semite », qui est avant tout un terme de linguistique, il a un sens quand on parle des akkadiens ou des babyloniens de l’antiquite. Son seul sens moderne (a part le fait de designer une famille de LANGUES) est celui que les pseudo scientifiques du XIXieme siecle on cru lui trouver en cherchant a identifier les peuples d’aujourd’hui avec ceux d’il y a 3000 ans. Ils ont ressorti du fin fond de l’Histoire les « semites », les « Gaulois » etc... Bref, de la bouillie pour Nazillon en debut d’apprentissage.

          S’il vous plait, evitez de trop employer ces termes.

        • ruelle55
          ruelle55 répond à louarn
          desperate husband
          • Posté à 15h49 le 20/01/2009
          • Internaute 54846
            desperate husband

          juif,sémite,sionniste...israelien arabe,juif arabe,arabo-juif...déjà que le conflit en lui même me dépassait ,mais là ! Quelqu’un peut-il m’expliquer ces trois premiers termes ? merci.

        2 autres commentaires
      • Le flou stoique
        Le flou stoique répond à Gisor
        Cf fiche n°15673B
        • Posté à 00h01 le 19/01/2009
        • Internaute 58563
          Cf fiche n°15673B

        Pourquoi personne n’est capable de faire la différence entre « arabe » et musulman » : un arabe est quelqu’un originaire de la péninsule arabique, et un musulman un croyant. Ainsi un arabe n’est pas forcément musulman, et un musulman n’est pas forcément arabe (L’Indonésie est le premier pays musulman au monde et que je sache elle ne se trouve pas en Arabie). C’est fatiguant ce genre de préjugés qui font qu’aujourd’hui chaque pensée, chaque chose doit être étiqueté dans un groupe bien délimité. C’est la même chose pour ce qui est de la distinction entre antisionisme et antijuif (un terme totalement erroné aussi d’ailleurs). Un antisioniste n’est pas forcément antijuif : vouloir essayer de confondre les deux choses comme aime à le faire l’Etat d’ Israël et ses antennes en France sous des prétextes démagogiques et politiques est un processus qui ne revient au final qu’à les faire confondre encore plus aux yeux des spectateurs.

      • racbey
        racbey répond à Gisor
        cadre fonctionnaire
        • Posté à 14h38 le 20/01/2009
        • Internaute 65585
          cadre fonctionnaire

        gisor....votre petite contribution historique manque d’ impartialité ...et ce n’est pas votre amnénie selective qui aidera à comprendre ce conflit......

      • hedona
        hedona répond à Gisor
        retraitée
        • Posté à 23h31 le 20/01/2009
        • Internaute 49346
          retraitée

        Je crois, en effet que lorsqu’on pense à Israéliens, c’est aux ashkenazes ; quant aux séfarades, il est vrai qu’ils sont plus proches des arabes et qu’on peut les confondre et leur manière de vivre est elle aussi, plus proches des Arabes, puisqu’ils viennent du Maroc, de la Tunisie etc..

        Quant à pourquoi cette petite pièce de terre suscite tant de passions ? Il faudrait le demander aux medias qui nous en parle depuis maintenant 60 ans, mais par contre ignorent des massacres dans des pays africains.

        Quant à ce petit morceau de terre, il est stratégique ! c’est bien pour cela, que les USA aident depuis toujours financièrement et militairement Israël ; quant au massacre des Palestiniens ; il est programmé depuis 48. Encore deux décennies, et il n’y aura même plus de problème palestinien ; ils seront tous massacrés ou expulsés.

    • Servais-Jean
      Servais-Jean répond à Pierrrrre
      43
      • Posté à 01h50 le 19/01/2009
      • Internaute 4591
        43

      Qu’est ce qui dit pi5r ?

      • Hemenate
        Hemenate répond à Servais-Jean
        • Posté à 02h43 le 19/01/2009
        • Internaute 856

        Franchement ce type d’interpellation qui vise la personne en ne faisant aucune référence au fond fait de plus en plus penser à une bande de préadolescents désoeuvrés.
        Cela pourrit systématiquement les fils de discussions à en devenir insuportable.

        Si ce genre de contribution ne vous est pas trop addicitive, je vous serai très reconnaissant d’espacer les doses.

  • Rick75
    Rick75
    restaurateur
    • Posté à 20h36 le 18/01/2009
    • Internaute 65599
      restaurateur

    Les médias, principaux responsables, ont des comptes à rendre .

  • toots
    toots
    void
    • Posté à 20h37 le 18/01/2009
    • Internaute 15123
      void

    Merci !

  • apollon
    apollon
    prof.
    • Posté à 20h38 le 18/01/2009
    • Internaute 63402
      prof.

    Tout d’abord il faut distinguer « juif » et « israélien », le problème que les palestiniens ont est avec Israél et non pas avec les juifs du monde, le souci c’est que certains de ces juifs, qui par ailleurs ne sont pas israéliens, souvent ils sont plus sionistes que les sionistes eux même, d’ailleurs, cece s’applique aussi aux nons juifs qui sont loyaux, quelque soit les cas, à la politique israélienne.
    partons donc d’ici pour décoder un peu le problème : exemple, en France, le CRIF, qui se dit réprésentant des juifs français, défile avec les drapeaux israéliens pour soutenir les massacres de Gaza, dans l’esprit de certains, les notions de juif et d’israélien sont confonues et donc on identifie chaque juif en étant israélien, et donc coupable...
    d’où le malaise de ces juifs qui condamnent l’occupation israélienne de la Palestine.
    pour moi, qui suis très lié à la question palestinienne, je trouve alors scandaleux de s’y prendre aux symboles juifs en France ou ailleurs, des imbéciles qui pensent servir la cause palestinienne par ces agissements, il se trompent royalement.
    demander à n’importe quel palestinien sensé, il vous dira qu’agresser les juifs en Europe ou ailleurs déssert la cause du peuple palestinien.
    à mon modeste avis, ce qu’il faut faire pour arrrêter ces confusions de genres, c’est que le Crif arrète de s’y prendre pour le réprésentant de l’état d’Israél en France, comme si le CFCM se disait répresenter l’Iran ou l’arabie saoudite ! !

  • regard_d_ailleurs
    regard_d_ailleurs
    étudiant
    • Posté à 20h55 le 18/01/2009
    • Internaute 64787
      étudiant

    l’absence de neutralité des journalistes est le nœud du problème, c’est pourquoi, Je pense réellement comme je l’ai souligné la dernière fois que certains éditorialistes de nos médias méritent d’être débusqués car ces derniers nous parlent de communautarisme et d’importation du conflit israélo-palestinien. Ils critiquent les petits jeunes de banlieues lorsqu’ils partent pour le jihad en Afghanistan, en même temps ils font un accueil triomphal à Arno Klarsfeld après son service militaire en Israël (CheckPoint dans les territoires occupés) sans oublier la publicité pour son livre « Israël Transit ».
    Si je me rappelle bien, il a été reçu sur 6 plateaux télés, vous pouvez vérifier sur You Tube (canal+, France 2 etc)…
    Comment voulez-vous atténuer le mécontentement de l’opinion public ?

    • ruelle55
      ruelle55 répond à regard_d_ailleurs
      desperate husband
      • Posté à 16h01 le 20/01/2009
      • Internaute 54846
        desperate husband

      « »...certains éditorialistes de nos médias méritent d’être débusqués ... » ».Débusqués comme quoi ? Même si tu as complètement raison sur le fond,attention à la forme,moi,personnellement ça me choque.Quant à arno klarsfeld, « le chasseur de Noirs » (pour sa contribution à la lutte contres les clandestins dans les écoles),c’est quoi cette histoire de service militaire ? c’était quand ? moi qui ne rate aucune émission de ce mange-merde,ça me dit rien.

      • racbey
        racbey répond à ruelle55
        cadre fonctionnaire
        • Posté à 17h30 le 20/01/2009
        • Internaute 65585
          cadre fonctionnaire

        « c’est quoi cette histoire » c’est l’histoire d’un français« klarsfeld » qui va faire son service militaire dans un pays étranger et oui ça existe.....comme le militaire israelien capturé par le hamas ..shalit il est aussi français c’est à n’y rien comprendre....la france n’est pourtant pas en guerre contre la palestine que je sache ? ?

  • iJer
    iJer
     ? ?
    • Posté à 20h56 le 18/01/2009
    • Internaute 63550
       ? ?

    « arrétez ça suffit », dites vous. Certes ! Je trouve le cri un peu lêger, l’exposition publique bien faible (pas de manif). Mais à qui criez vous cela ? Pas un nom dans votre article n’est clairement désigné. Personnellement, ce que je regrette des 5%,et bien plus, c’est une non identification clairement exprimée des auteurs de la tragédie récente. Or très peu s’engagent à dénoncer publiquement les coupables, qu’ils soient religieux ou non, ce qui finalement s’apparente à un soutien global des communautés juives aux horreurs commises et donc â la montée d’un sentiment antisémite. Je pense qu’il faut des voix fortes de la communauté pour dénoncer nominativement les vrais coupables et ceux qui les soutiennent, sans quoi tout membre peut être identifié comme complice des criminels de Tel Aviv.

    • Hemenate
      Hemenate répond à iJer
      • Posté à 21h26 le 18/01/2009
      • Internaute 856

      « Personnellement, ce que je regrette des 5%,et bien plus, c’est une non identification clairement exprimée des auteurs de la tragédie récente »

      Les juifs français ne sont pas israéliens, et n’ont pas plus à se positionner par rapport au conflit israelo-palestinien que n’importe qui.

      Idem pour les français musulmans.

      • andriouchka
        andriouchka répond à Hemenate
        • Posté à 21h34 le 18/01/2009
        • Internaute 34387

        je vous approuve entièrement.

      • iJer
        iJer répond à Hemenate
         ? ?
        • Posté à 00h11 le 19/01/2009
        • Internaute 63550
           ? ?

        Faisant cela vous vous faites compmice des atrocités en ne dénonçant jamais rien ni personne. La posture est aisée, mais je ne vois pas alors comment les commjnautés juives de l’étranger pourraient ne pas souffrir d’un sentiment de complicité, interprétable en antisémisme.

        Enfin votre sentence que les juifs francais n’ont pas à se positionner, manque un peu d’arguments. Je vous soumets une hypothèse non provocatrice mais qui peut aider à faire un paralèle : Les crimes de guerre nazis opérés en Allemagne n’auraient pas du être dénoncés en France, et la france de vichy avait finalement rzison de collaborer, ce qui se passait dans les camps allemands et hors de France ne la concernait pas ? Meme similitude france/étranger, éclairez moi donc SVP.

         
        • Hemenate
          Hemenate répond à iJer
          • Posté à 01h24 le 19/01/2009
          • Internaute 856

          Vous ne m’avez pas compris, j’ai dit que les juifs français ne sont pas israéliens et qu’ils n’ont pas PLUS à se positionner par rapport aux conflits que n’importe qui.

          Ce sont des citoyens français, qui comme tous les citoyens PEUVENT choisir de s’exprimer ou non sans qu’on leur fasse de procès d’intention.
          Et peuvent également s’exprimer en tant que citoyen français, et non en tant que juif.

          En les obligeant à se positionner, vous les écartez de la communauté nationale, vous les ramenez à leur simple condition « de juifs ». Et surtout, vous conditionnez leur opinion au fait qu’ils soient juifs.

          Penser que des personnes doivent se positionner sur ce conflit parce qu’elles sont juives est une approche communautariste contraire à l’esprit républicain auquel je suis attaché.

          Pour résumer mon opinion :
          En quoi une personne juive qui ne prend pas position devrait-elle être plus soupçonnée d’avoir tel avis qu’une personne non-juive ne prenant pas position ?
          Si la réponse est « parce qu’elle est juive », c’est une approche racialiste...

          Même principe pour les musulmans, ect...

          « , condamnez vous donc clairement le président du CRIF qui positionne 95% de la communauté en faveur des récentes opérations »
          Je trouve qu’il est intolérable que de tels propos soient tenus.
          Je pense que l’écho donné par les médias et les pouvoirs publics à des associations telles que le CRIF, le CFCM, le CRAN... qui s’autoproclament représentantes de communautés alors qu’elles ne représentent, comme toutes les associations, que leurs adhérents, est très problématique. Et amorce un virage communautariste contraire aux principes républicains.
          Si un Comité Représentatif des Associations Blanches ou un Conseil Représentatif des Institutions Chrétiennes de France, se formait et avait un tel poids dans les médias et la sphère publique ce serait scandaleux.
          C’est, à mon sens, la même chose pour le CRIF, le CFCM, ou le CRAN.

          • iJer
            iJer répond à Hemenate
             ? ?
            • Posté à 01h27 le 19/01/2009
            • Internaute 63550
               ? ?

            Pour répondre à votre question contenue dans votre message : quand des représentants de la communauté parle au nom de l’ensemble pour soutenir ou défendre, sans que personne ne se démarque clairement de ceux qui agissent ainsi, on serait logiquement amené à penser que l’ensemble de la communauté soutient les propos et les actes. Alors qu’un membre d’une autre communauté religieuse, sociale ou autre dont les représentants ne se sont pas exprimés en des termes aussi tranchants et définitifs, on ne que moins présuposer de leur opinion. Comprenez moi bien, je fais reposer la faute sur les réprésentants de la vommunauté juive et non sur ses membres ! Votre dénonciation est franche et vlaire, ce que je reprochais de ne pas être à l’auteur de l’artivle tout comme à d’autres voix fortes de la communauté.

            Pour ce qui est de la dénonciation des actes de l’Etat d’israel qui ne serait pas plus importants à emettre pour un juif que pour un non juif, mon raisonnement est similaire. Tout membre de la communauté est à priori marqué du seau de la complaisance vis à vis de Tel Aviv, ce qui n’est pas le cas d’un non juif, car les représentants politiques ou relihieux ici ou la bas parlent au nom de tous sans que personne jamais ne s’en offusque. Si vous me permettez ce paralelle, on a pu lire que les représentants palestiens étaient le pire ennemi de leur peuple, je pense que l’on peut écrire la même chose des communautés nationales juives, dont les propos trop rarement dénoncéclairement et à haute voix entraine avec eux chaque membre, dans le soutien inconditionnel, entrainant losqu’il y a massacre rejet de ce soutien, de ceux qui le proclame et de ceux qui ne s’en distancient pas !

            • Hemenate
              Hemenate répond à iJer
              • Posté à 02h32 le 19/01/2009
              • Internaute 856

              On en revient à ce que je disais à propos du crédit qu’accorde les médias et les pouvoirs publics au CRIF.

              La France est une République indivisible qui ne reconnaît pas les communautés.
              Le CRIF est une simple association qui ne représente que ses adhérents.
              Le membres du CRIF ne sont pas élus par les juifs de France, ils sont élus, comme n’importe quelle association, par quelques adhérents (juifs ou non-juifs) qui ont payé une côtisation.

              Les juifs ne France n’ont pas à se sentir engagés par les déclarations du CRIF, ils n’ont donc pas plus de raison que vous et moi d’éprouver le besoin de se distancier d’une association qui ne les représente pas.
              En France les citoyens s’exprime individuellement ou par l’intermédiaire d’associations auxlaquelle ils adhèrent et côtisent, pas par « communauté » interposée.

              « les représentants politiques ou relihieux ici ou la bas parlent au nom de tous sans que personne jamais ne s’en offusque »
              En israël, les représentants politiques parlent au nom des israéliens (( des juifs et des arabes israéliens) car ils ont été élus.
              Sinon en France, une association juive (UJFP je crois) était présente lors d’une manifestation pour la paix « pro-palestinienne » à Paris.
              Sinon dans le Parlons Net de cette semaine, un journaliste se présentant comme juif, prend à parti le président du CRIF à ce propos (et notamment de la déclaration sur les 95%)

              Vous raisonnez en terme de communautés, raisonnement que je refuse et qui est contraire aux principes républicains, c’est en cela que nous divergeons.

              • ruelle55
                ruelle55 répond à Hemenate
                desperate husband
                • Posté à 16h09 le 20/01/2009
                • Internaute 54846
                  desperate husband

                Le CRIF a appelé à voter sarkozy en 2007.sarkozy a imposé la shoah à tous les enfants de 10 ans.vous en pensez quoi.

                • racbey
                  racbey répond à ruelle55
                  cadre fonctionnaire
                  • Posté à 17h32 le 20/01/2009
                  • Internaute 65585
                    cadre fonctionnaire

                  je pense que c’est pas la dernière bétise qu’il va faire....pour montrer sa bonne volonté....

        • Yawn
          Yawn répond à iJer
          amateur d'eau
          • Posté à 16h45 le 19/01/2009
          • Internaute 35717
            amateur d'eau

          Votre parallèle n’est pas pertinent dans le cas présent. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, la France ne s’est pas contentée de ne pas dénoncer les exactions des nazis. Elle a mené une politique soutenant ces exactions, d’abord en mettant en oeuvre ses propres mesures antisémites (Statut des Juifs, port de l’étoile jaune), puis en contribuant directement au projet d’extermination des juifs par leur arrestation par la police française puis par leur déportation avec des trains de la SNCF.
          On est donc loin des juifs qui ne se positionnent pas quant aux morts civils à Gaza.
          Par ailleurs, si on suit votre raisonnement, il faudrait défendre le développement d’un sentiment anti-français en 1945 suite au massacres de Sétif et Guelma qui n’ont suscité aucune réprobation en Métropole (le PCF ayant même condamné les émeutiers algériens).

          Au fait, si ce qui s’est passé à Gaza est un génocide, comment appeler ce qui s’était passé à Setif et Guelma (45 000 morts en 2 semaines) ?

        6 autres commentaires
      • iJer
        iJer répond à Hemenate
         ? ?
        • Posté à 00h23 le 19/01/2009
        • Internaute 63550
           ? ?

        Si les francais juifs, n’ont pas à se positionner, condamnez vous donc clairement le président du CRIF qui positionne 95% de la communauté en faveur des récentes opérations sans jamais comdamner ou avoir un seul mot de remord pour les victimes innocentes sans parler des manquements aux règles de la guerre, telles que devraient lrs suivre un Etat dit démocratique ?

      • Lairderien
        Lairderien répond à Hemenate
        • Posté à 09h47 le 19/01/2009
        • Internaute 22751

        Il n’y a pas de ’Juifs français’ c’est un abus de langage insupportable qui entretien et encourage la discrimination et le communautarisme entre les français.

        Diriez vous d’un chrétien qu’il est ’Catholique français’ ou ’Protestant français’ ? ? ?

        Il n’y a pas les français de religion catholique, protestante... et les juifs français, ou les arabo-musulmans français (c’est encore pire)

        IL y a des français de religion/culture juive, comme il y a des français de religion/culture chrétienne.

        Partant de la, vous comprendrez aussi, que je ne puisse cautionner les paroles d’un représentant de la communauté religieuse/culturelle juive, de nationalité française qui soutien Israël sans condition et défile avec le drapeau israélien pour soutenir la cause israélienne.

        A qui par exemple va d’abord la fidélité de M. Prasquier, président du Crif, citoyen français issu de la communauté juive et ’sioniste depuis 1967’ comme il l’affirme lui même.

        A qui va sa fidélité ? ? ? A la France dont il est citoyen, ou à un Etat étranger quel qu’il soit ? ? ?

        Imaginons (en rêve) que la France, un jour avec d’autres pays décide d’intervenir pour imposer la paix au moyen orient éventuellement sans l’accord d’Israël, qui tenterait de s’y opposer .
        Que ferait M. Prasquier et ceux qui pensent comme lui ? ? ?

        Voila aussi le fond du problème que pose le soutien inconditionnel d’une trop grande partie de la communauté juive envers Israël et évidemment l’amalgame qui se fait entre Israël et juifs.

         
        • Hemenate
          Hemenate répond à Lairderien
          • Posté à 10h30 le 19/01/2009
          • Internaute 856

          Abus de langage de ma part, vous avez raison.

          • Lairderien
            Lairderien répond à Hemenate
            • Posté à 13h47 le 19/01/2009
            • Internaute 22751

            Merci, d’avoir compris cela. D’autant que cette formulation couramment utilisée renforce à mes yeux le communautarisme et le repli de ceux qu’on désigne de cette façon.

        2 autres commentaires
  • Infovite
    Infovite
    info-espress.over-blog.com
    • Posté à 20h57 le 18/01/2009
    • Internaute 8783
      info-espress.over-blog.com

    Les « stratégies politiques » dont vous parlez sont effectivement peu soucieuses du respect des vies humaines.
    Il est plus que temps que les peuples « se choisissent » des représentants politiques qui se considèrent comme citoyens du monde.
    L’homme est perfectible... à nous de le prouver !
    Lien

    • Hemenate
      Hemenate répond à Infovite
      • Posté à 21h34 le 18/01/2009
      • Internaute 856

      « citoyens du monde. »

      La notion de « citoyen du monde » implique que vous ou moi, ou les israéliens, avons autant de droits que les palestiniens sur la terre de Gaza.
      Vous êtes d’accord avec ça ?

      Se considérer comme « citoyen du monde » a pour corollaire « chez vous, c’est chez moi », bref le renouveau moral du colonialisme...

      De toute façon, vous vous contredisez vous-même puisque dans la même phrase vou mélangez « LES peuples » et « citoyen du monde ».

      • Infovite
        Infovite répond à Hemenate
        info-espress.over-blog.com
        • Posté à 21h39 le 18/01/2009
        • Internaute 8783
          info-espress.over-blog.com

        Vous avez raison... vous , vous ne mélangez rien... ni personne .

         1 autres commentaires
      • Chris.A
        Chris.A répond à Hemenate
        Ni pour,ni contre,bien au (...)
        • Posté à 22h28 le 18/01/2009
        • Internaute 32905
          Ni pour,ni contre,bien au (...)

        Des peuples citoyens du monde, ça vous convient ? Ou alors vous estimez que les peuples ne doivent pas se mélanger afin de préservez leurs identités respectives et continuer de se mettre dans la gueule ?
        Après tout, cela ne concerne que vous. J’aime mieux être citoyen du monde, et avoir une certaine identité.

         
        • Hemenate
          Hemenate répond à Chris.A
          • Posté à 23h55 le 18/01/2009
          • Internaute 856

          Je suis pour l’autodétermination des peuples.
          Ainsi je pense que c’est à chaque « peuple » de déterminer à quelle échelle il conçoit la citoyenneté, et que nul n’est habilité à le faire à sa place.

          S’autoproclamer « citoyen du monde » dénote d’une totale absence de prise en compte de l’avis des autres « citoyens du monde », ce qui me semble très paradoxal, et plutôt en contradiction avec l’idée de citoyenneté...
          Enfin bref cela me semble être une base assez bancale pour un nouveau contrat social.

          Cela dit, vous soulevez un réel débat : la paix n’est-elle possible que dans l’huniformisation totale des modes de vies, de la culture, de la langue... ?
          SI tel est le cas la paix serait bien triste.

          • Infovite
            Infovite répond à Hemenate
            info-espress.over-blog.com
            • Posté à 05h47 le 19/01/2009
            • Internaute 8783
              info-espress.over-blog.com

            Vous parvenez à ériger des « frontières » là où elles n’existent pas.

            • Hemenate
              Hemenate répond à Infovite
              • Posté à 10h37 le 19/01/2009
              • Internaute 856

              L’autodétermination des peuples implique que chaque peuple puisse décider de sa destinée, il y a donc bien des « frontières ».

              La notion de citoyen du monde nie ces frontières sans demander leur avis aux intéressés au nom de valeurs morales, exactement comme l’ancien colonialisme, voilà en quoi c’est un néo-colonialisme intellectuel.

              De plus dans un tel monde, où la planète serait à tout le monde, qui s’en sortirait le mieux ?
              Les puissants, les multinaltionales...
              Encore une conséquence qui n’est en général pas du goût des « citoyens du monde », et qui ne fait qu’illustrer le goût de notre époque à se targuer de grands principes, sans même se poser la question de qu’ils recouvent.

          • Yvon le Zébulon
            Yvon le Zébulon répond à Hemenate
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
            • Posté à 13h06 le 19/01/2009
            • Internaute 65781
              L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

            Votre raisonnement tient la route, mais lorsqu’on dit :

            « Citoyen du Monde »

            il s’agit d’un doux euphémisme pour émettre le souhait que les hommes de la planète arrêtent de se foutre sur la gueule à propos de tout et de rien, de tout et de tout, de rien et de rien.

            Il ne s’agit pas de demander à un haïtien de vivre forcément en alsace ni à un alsacien de s’exiler aux malouines.

            Pour ma part, je n’ai rien à faire au Groenland !

            C’est juste un hymne à la paix universelle....et à la tolérance globale.

          • hedona
            hedona répond à Hemenate
            retraitée
            • Posté à 23h34 le 20/01/2009
            • Internaute 49346
              retraitée

            Racontez cela à un Brésilien, cela va le faire hurler de rire. Le Brésil a su créer un syncrétisme des religions et un métissage et aujourd’hui, s’en porte très bien !

        6 autres commentaires
  • Pragmatix
    Pragmatix
    Allogène
    • Posté à 21h04 le 18/01/2009
    • Internaute 64201
      Allogène

    Je vous fais remarquer, chère Esther, que ceux qui soutiennent la cause palestinenne , aujourd’hui, et qui manifestent par milliers dans nos rues, ont l’indignation bien sélective. Je m’étonne par exemple que l’historienne que vous êtes, tout en rappelant fort justement l’arrivée du Hamas au pouvoir, par les urnes, vous omettiez qu’ils ont chassé le pouvoir légal pour créer un Hamastan et ce, au prix de centaines de morts, parmi les civils, qui n’étaient pas tous du Fatah, simplement parce qu’ils protestaient de la nature totalitaire de ce mouvement. Personne n’est descendu dans les rues, que je sache pour clamer son indignation et son refus de cette idéologie totalitaire. Je m’étonne également que vous ne fassiez pas état de la nature confessionnel de ce mouvement, qui invite les musulmans du monde entier, de concert avec le Hezbollah et l’Iran à se retourner non pas simplement contre Israël, mais contre l’Occident, les USA et tous les régimes arabes modérés et laïcs. Cet appel au djihad trouve un certain écho parmi les communautés, maltraités économiquement, et qui pense trouver leur salut dans la religion et la guerre sainte, comme une réponse à leurs difficultés d’intégration qu’ils transforment de ce fait, en refus. Que le monde ait besoin de grandes causes à défendre, je n’en doute pas, mais souvenez-vous qu’au nom de ce principe, nous avons défendu Pol Pot, Mao et avant eux Staline et j’en oublie. Je n’ai jamais vu, de mémoire d’homme, des manifestations aussi grandioses descendre dans les rues pour dénoncer le massacre de millions d’innocents perpétré au nom de ces idéologies criminelles. Qui ne dit mot consent, dit l’adage. Si l’antisémitisme peut ainsi s’exprimer de manière ouverte, à l’occasion de ce conflit, je n’y vois pas là, personnellement, l’importation d’un conflit en terre étrangère mais bien l’activation d’un réseau d’intolérance, menant, si on n’y prend garde, à l’instauration d’un régime de type fasciste. Vous n’êtes en effet, pas sans savoir, en tant qu’historienne que les vagues d’antisémitisme précèdent ou accompagnent, en général, l’arrivée de tels régimes au pouvoir. En omettant volontairement de dénoncer la nature d’un mouvement, le Hamas, censé représenter la juste lutte d’un peuple opprimé, et en prenant sa défense, les organisations qui ont appelé à manifester ont prêté caution au fascisme islamique. Loin d’apaiser les tensions, ces manifestations « pour la paix au Proche-Orient », n’ont fait que conforter les idées de ceux qui appellent au djihad, quelque soit le pays dans lesquels ces communautés ont trouvé refuge. Ce n’est donc pas l’« importation » d’un conflit exterieur auquel nous avons assisté mais bien à l’« importantion » de l’intolérance et du rejet auxquels les non-musulmans sont soumis dans l’idéologie des radicaux islamistes. Dans ce cas spécifique, antisémitisme et fascisme sont les deux visages d’un même projet.

    • kdb
      kdb répond à Pragmatix
      • Posté à 21h20 le 18/01/2009
      • Internaute 29729

      exacte ! je connais des juifs qui auraient bien défiler en soutien mais vu la tournure religieuse que ca prend ils ont pas envi de ce faire Bolosser

      • Naradamuni
        Naradamuni répond à kdb
        sans
        • Posté à 21h42 le 18/01/2009
        • Internaute 30050
          sans

        Faux ! des juifs non sionistes ont défilés aux cotés de palestiniens, vos connaissances ne sont pas une généralité !

        Beaucoup défilent hors raisons religieuses, contre le massacre ignoble d’une population déjà affaiblie par un blocus.

        Pas envie de se faire Bolosser, Késako ?

    • lioe
      lioe répond à Pragmatix
      berlin
      • Posté à 22h21 le 18/01/2009
      • Internaute 6423
        berlin

      Bonsoir Pragmatix !

      Citer l abscence de mouvement populaires concernanat d autres conflits n est qu une mainiere, plutot habile, de se cacher derriere son petit doigt !

      Vous considerez que si mouvement il y a, celui ci tient ses racines dans l antisemitisme, dans la promotion du Hamas et du fascisme !

      Sans nier, effectivement l existance de ce phenome, celui ci n est que tres minoritaire dans ce mouvement ! Concentrer son analyse simplement sur les antisemites et le Hamas detourne de la realite de ce conflit qui dure depuis 60 ans dont le peuple Palestinien en est la premiere victime ! Je n ai , egalement jamais vu de memoire d homme un peuple en suspension n ayant ni terre ni droits ! Massacres sous les yeux d instances Internationales qui sont dans l incapacite de faire appliquer des resolutions depuis 60 ans !

      A chaque fois que des voix s elevent pour la cause palestienne, les gouvernements successifs d Israel nous parlent de « l existence d Israel », comme si lexistance de l un devait se faire au depent de l existence de l autre ! Avec un seul but invoquer sa defense et la justifier !

      Vous preferez vous focalisez sur les actes atisemites ou les vomissement de quelques cretins, en faisant toujours appelle a des references historiques qui n ont aucun rapport de pres ou de loins avec ce qui ce passe aujourd hui ! Faire semblant de ne pas comprendre, c est s accomoder de la situation de Palestiniens !

      Vos inquietudes concernant la nature du pouvoir politique dont heriteraient les Palestiniens , sont certainement justifiees ! Mais faut il vous rappeler le role d Israel dans son apparition et son developpement pour affaiblir le fatah de Arafat et l exclure ce dernier du champ politique !
      De plus ce n est pas a Israel de decider quels seront les formations politiques qui dirrigeront les pays qui lui sont voisins !

      Qu ils commencent deja, par permettre un tout un peuple de vivre sur une terre viable et d avoir un Etat digne de ce nom !

      • lifka
        lifka répond à lioe
        • Posté à 13h13 le 20/01/2009
        • Internaute 37623

        Et votre réponse n’est-elle pas une façon d’éviter de répondre à cette question : pourquoi si peu de monde dans la rue contre les fascismes qui sévissent ici et là et en particulier quand le Hamas a pris le pouvoir à Gaza de façon aussi brutale. Et une façon de ne pas vous interroger sur votre propre responsabilité.

        Quant à la légende d’Israël favorisant la Hamas, elle a la vie dure, mais ne correspond à aucune réalité.

        Israël a favorisé le Hamas à un moment où ce mouvement se présentait comme uniquement caritatif et non armé. Mais cette légère distinction importe peu à tous ceux qui trouveront toujours une responsabilité pour tout à Israël.

        Comme si l’islamisme avait commencé en Palestine et n’était pas un phénomène qui gangrène tous les pays musulmans depuis des décennies. Soyons sérieux. L’islamisme est une maladie de l’islam qui n’a aucun rapport avec Israël - même si ce conflit l’alimente à propos - mais avec la fermeture des pays musulmans dans lesquels la seule opposition au pouvoir ne peut venir que des imams.

         
        • hedona
          hedona répond à lifka
          retraitée
          • Posté à 23h49 le 20/01/2009
          • Internaute 49346
            retraitée

          Parce que les religieux n’ont aucune influence en Israël ? Pourquoi il faut demander l’autorisation à un représentant religieux juif, quand on est Israélien pour louer sa maison à un Palestinien ? Ce qui m’étonne toujours c’est que personne ne parle du racisme ambiant qui existe en Israël. Vous savez très bien, si vous y avez vécu, qu’entre Ashkenazes et Séfarades, il y a autant de mépris qu’entre Israéliens et Palestiniens. Il suffit d’étudier la répartition des kibboutzim.
          Un Israélien sincère vous dira, que « l’on est unit, que lorsqu’il y a la guerre », sinon on se déteste.

          Si l’islamisme est une maladie pour l’Islam (encore une qui fait un amalgame entre arabes et religion islamique) ; qu’en est-il de faire croire depuis 60 ans, que cette terre appartient au peuple d’Israël, alors que cet état n’a été créé que comme « tête de pont » occidentale, pour satisfaire les USA, la Grande-Bretagne et la France.
          Un peuple qui s’installe sur la terre déjà peuplée s’appelle colonisateurs, et si’il avait vraiment eu la volonté de vivre en paix avec les Palestiniens, il se serait intéressé à son mode de vie, aurait respecté la propriété de ces gens et auraient essayé de vivre en harmonie plutôt que de les parquer dans des camps.

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