Chez Philippe Madelin

Les questions de sécurité analysées par un expert, Philippe Madelin, ancien journaliste et auteur de nombreux ouvrages sur le sujet.

Prud'hommes : la secrétaire réclame son licenciement à LVMH

Philippe Madelin
Journaliste
Publié le 24/01/2009 à 13h17

Devant la 6e chambre du Conseil des Prud’hommes de Paris ce 21 janvier, s’est plaidé une très surprenante affaire opposant une assistante de direction, Mme Odile N.A., défendue par Me Raphaël Mayet, et Louis Vuitton Services, filiale de LVMH représentée par une collaboratrice de Me Jacques Valluis.

Le montant énorme des indemnités réclamées retient l’attention : au total : 559 585 euros. Un montant qui n’est pas banal, surtout pour une assistante de direction, un poste l’on a coutume de considérer comme du « petit personnel ». Donc d’extraordinaires indemnités, pour solder une affaire qui est encore moins banale, à dire vrai une histoire folle, et une histoire de fou au sens strict du terme. Il faut dire que l’adversaire est tout aussi peu banal puisqu’il s’agit de la Société Louis Vuitton Services, une des pièces du puzzle LVMH – Louis Vuitton Moët Hennessy contrôlé par un des hommes les plus riches de France, Bernard Arnault et sa famille.

Le fond de l’affaire est encore plus singulier, puisque la plaignante reproche à son employeur… de ne pas l’avoir licenciée. Et de ce fait de la priver d’une foultitude de droits sociaux et financiers qui auraient découlé d’un licenciement en bonne et due forme.

A première vue, cette histoire est ahurissante, et même difficilement crédible dans un groupe financier et industriel aussi puissant, sans aucun doute peuplé des plus fins juristes possibles. Et pourtant…

On lui demande de transcrire sur son ordinateur un document antidaté…

Les faits bruts sont assez simples : secrétaire de direction chez Moët Hennessy, Mme Odile N.A est mutée en mai 1997 à la société Louis Vuitton Services. Dans ce cadre, selon la plaignante, il lui est demandé de transcrire sur son ordinateur un document relatant un important montage financier, en l’antidatant de cinq ans. La qualité de faux sera reconnue par la COB.

En juin 2003, la plaignante est convoquée par la médecin du travail de son employeur, sous le prétexte qu’on ne retrouve pas un certificat de visite devant ce médecin. Laquelle écrit aussitôt une lettre à un confrère psychiatre pour lui demander d’examiner cette personne au motif, dit-elle, qu’elle manifesterait des symptômes de paranoïa en ne cessant de se plaindre d’être épiée, surveillée, suivie, ses communications téléphoniques interceptées. Le tout à la demande de son employeur, soutient-elle, qui craindrait qu’elle révèle avoir participé à la fabrication d’un faux en écriture utilisé pour des opérations financières surveillées par la COB. Autrement dit, pour éviter qu’elle ne témoigne, on voudrait tenter de la faire passer pour folle.

Le psychiatre recommandé par la médecin du travail opère à l’hôpital Sainte-Anne de Paris, principal centre de traitement des maladies mentales. Il délivre un certificat médical sur la foi duquel Mme Odile N.A. est immédiatement internée dans le cadre d’une « hospitalisation à la demande d’un tiers » au sein de l’établissement public de santé Maison Blanche, situé à Neuilly-sur-Marne.

Elle y reste un peu moins d’un mois, du 26 juin au 23 juillet 2003. Dès sa libération, elle entreprend de démontrer que cette hospitalisation était illégale. Elle obtiendra l’annulation par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise du certificat d’hospitalisation, par décision du 16 novembre 2006, rectifiée le 28 décembre 2006. Avec à l’appui, en référé-provision près le tribunal de grande instance de Paris, une indemnisation de 7500 euros. Pas d’appel, donc décision définitive.

Placée en invalidité, elle continue de toucher un salaire de zéro euros

Peu de temps plus tard, la Sécurité sociale va placer Mme Odile N.A. en invalidité de deuxième catégorie au motif qu’elle ne pourrait pas se réintégrer dans la vie professionnelle.

Deuxième phase capitale de l’affaire : cette déclaration d’invalidité aurait dû entraîner de facto la rupture du contrat de travail de la plaignante, avec pour conséquence tous les droits afférents classiques, en particulier une proposition de reclassement, des indemnités de licenciement, la liquidation de ses parts d’intéressement, la délivrance d’un certificat de travail, etc.

Or non seulement la société LVServices n’a pas licencié Mme Odile N.A., mais encore l’a placée en « congé sans solde » hors de toutes les procédures, lui délivrant chaque mois un bulletin de paie de 0,00 euros, évidemment sans aucun point de retraite. Elle prive ainsi sa salariée de très nombreux droits, au premier chef de son salaire mais encore la bloque complètement dans sa vie personnelle et professionnelle. La motivation de l’internement pour troubles mentaux lui interdit bien sûr la recherche de tout nouvel emploi. De façon assez contradictoire, l’employeur soutient que le contrat de travail est suspendu tant qu’aucune visite médicale n’aura permis à la société de constater la situation d’invalidité.

Il est également reproché à Mme Odile N.A. de n’avoir jamais sollicité sa réintégration. Et l’employeur nie, par la voix de son avocat, avoir participé d’une manière quelconque au processus d’internement. Sans pouvoir le démontrer d’une façon quelconque l’employeur soutient que Mme Odile N.A. n’aurait pas obtempéré à des convocations de la médecine du travail qui auraient permis de régulariser la situation et d’ouvrir la voie à une procédure de licenciement pour inaptitude au travail.

En clair, et en quelques mots : la salariée de LVServices reproche à son employeur de refuser de la licencier pour éluder ses devoirs définis par le code du travail. Suffit-il de soutenir qu’elle n’a pas demandé de retravailler pour s’exonérer de toutes les charges liées à l’exécution du contrat de travail ?

Habituellement, on se plaint d’être licencié sans vraie raison. Il apparaît pour le moins étrange que dans cette affaire, Mme Odile N.A. soit contrainte de demander au tribunal des Prud’hommes la résiliation en justice de son contrat de travail. C’est presque sans précédent, en tout cas à ce niveau. C’est en tout cas le monde à l’envers.
Une tentative de conciliation a échoué. Décision le 21 mars.

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  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 14h16 le 24/01/2009
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    Certes la justice prudhommale ne donne pas toujours satisfaction.
    Il faut un temps considérable avant qu’une affaire soit jugée. Et l’on a dit que c’était simplement le Droit du Travail qui y était énoncé. Droit qui est finalement émanation du droit de l’Etat et donc des plus forts.
    Mais dans le contexte actuel de démantélement dudit Droit du Travail qu’a entrepris le gouvernement Sarkozy, on ne peut que défendre les faibles remparts face à l’assaut des exploiteurs, des capitalistes aux abois.
    Le fait rapporté ici est anecdotique, peu significatif de ce que peuvent vivre une majorité de salariés, coup journalistique pour faire du « sensationnel ».
    La corruption arrive vite quand il s’agit détouffer une affaire.
    Madame Parisot, jadis dirigeante de l’Ifop, aujourd’hui présidente du Médef, eut maille à partir avec quelques employés de sa filiale PhoneCity qui étaient exploités par voie de CDD. Certains employés en obtinrent jusqu’à une trentaine sans arriver cependant à un CDI.
    Quand l’affaire fut sur le point de passer aux Prudhommes, comme par magie, la principale plaignante retira sa plainte...
    Les accords avec Gauthier-Sauvagnac et ce genre de pratiques montrent l’hypocrisie et l’absence totale de morale de ces grands patrons, quoiqu’ils peuvent proclamer dans les médias.

    • Ph.Madelin
      Ph.Madelin répond à nemo3637
      écrivain
      • Posté à 16h47 le 24/01/2009
      • Internaute 61629
        écrivain

      Ce papier n’est pas un « coup journalistique » ni recherche du sensationnel. J’ai été informé de cette affaire et j’en rends compte. En effet, par l’ampleur des indemnités en jeu, ce dossier est peu significatif des Prud’hommes. Encore que le même jour j’ai vu traiter un dossier à 450 500 euros, dans un litige opposant un directeur technique de l’Opéra de Paris et l’Opéra lui-même.

      • nemo3637
        nemo3637 répond à Ph.Madelin
        Déchoukeur
        • Posté à 21h07 le 24/01/2009
        • Internaute 44521
          Déchoukeur

        Dont acte. Je retire ce que j’ai dit (« coup journalistique »). Cependant il semblerait tout aussi pertinent de rapporter ce que vivent la majorité des plaignants qui viennent devant les prudhommes. Elles ne traitent pas que d’affaires très particulières, engageant de telles sommes, mais d’abus à caractère récurrent, scandaleux jusrement par leur répétition (absence de paiement du salaire...).

  • FabiendeMénilmontant
    FabiendeMénilmontant
    journaleux - blogueur
    • Posté à 15h35 le 24/01/2009
    • Internaute 14145
      journaleux - blogueur

    c’est la crise pour tout le monde : LVMH renonce à son projet japonais…

    que s’est-il passé de mai 97 (entrée à LVMH services) à 2003 (convocation médecine) ?

    quand la COB (puisqu’elle s’appelait ainsi jusqu’en 2003…) a-t-elle parlé de faux ? et dans quel cadre ?

    comment peut-on dire que cette dame est à la fois « sans droits » et « invalide 2e cat. » ? un invalide de 2e catégorie a les droits sociaux de tous les invalides !

    il y a divers points que je ne pige pas, même si globalement je comprends l’absurdité d’un non-licenciement, ayant déjà vécu cette situation et ayant dû ramer plus de trois ans pour me faire reconnaître licencié, alors qu’un inspecteur du travail me suivait et m’avait « contrôlé » les fois où je lui demandais de se déplacer. même avec ses témoignages, un contrat de travail, des journaux où j’étais dans l’ours, et des fiches de paie, les prud’hommes rechignaient à me licencier.

    • Philippe73
      Philippe73 répond à FabiendeMénilmontant
      Employé Sécu
      • Posté à 16h28 le 24/01/2009
      • Internaute 67043
        Employé Sécu

      La rente d’invalidité 2e cat. représente 50 % de la tranche A, soit 30 à 35 % de l’ancien salaire net. S’il y a un contrat de Prévoyance, le complément est dégressif dans la durée.
      Les points de retraite représentent rarement plus que 4 % de ce qu’ils auraient été en situation salariée.

      Vu le nom de l’adversaire, il est à craindre que le Conseil prud’homal subisse de fortes pressions. L’ex-COB a dû en subir également : les nominations s’y font par l’Elysée et j’ai cru lire dans les hebdos que LVMH et l’Elysée s’entendent bien.

      En gros, pour les filatures/écoutes dont la plaignante a été victime, ce sont les actionnaires qui ont payé (frais généraux, pseudo-budget Sécurité, ...).

      Et pour l’internement abusif et l’invalidité, ce sont nous, les assurés sociaux, qui avons payé et payons encore.

      La 1ère Fortune de France fait financer par les assurés sociaux les conséquences de ces faux en écriture.

      C’est lamentable ...

      • Ph.Madelin
        Ph.Madelin répond à Philippe73
        écrivain
        • Posté à 16h42 le 24/01/2009
        • Internaute 61629
          écrivain

        Je me suis abstenu de porter un jugement, qui aurait encore compliqué l’exposé.

      • FabiendeMénilmontant
        FabiendeMénilmontant répond à Philippe73
        journaleux - blogueur
        • Posté à 17h25 le 24/01/2009
        • Internaute 14145
          journaleux - blogueur

        Tout comme Philippe Madelin, je m’abstenais de tout commentaire là-dessus, étant moi-même présentement un « sans droits ». Je n’ai que mon 100 % pour une ALD, et pas le reste pour le régime général depuis le 1er janvier, et ne peux prétendre à la CMU ni à quoi que ce soit d’autre.
        De même que, lorsque j’étais en arrêt-maladie, si le médecin de ma CPAM avait accepté que je sois indemnisé de octobre 2006 à octobre 2009 au maximum, les techniciens -eux- ont suspendu tout paiement depuis le 01/01/2007, malgré l’avis, aussi de l’assistante sociale de la Cramif.
        C’est pourquoi je me permettais de dire que cette dame n’était pas une sans-droits, même si sa situation n’est pas normale et que (peut-être) la CPAM pourra par la suite se retourner contre l’employeur pour récupérer quelques mensualités.

         
        • Philippe73
          Philippe73 répond à FabiendeMénilmontant
          Employé Sécu
          • Posté à 18h08 le 24/01/2009
          • Internaute 67043
            Employé Sécu

          Fabien, je ne peux répondre que pour le cas de cette dame puisque nous avons les détails de l’affaire : je pense que dans le cas évoqué ici, la Sécu va soit se constituer partie civile contre l’employeur soit -et c’est plus fréquent- déclarer une faute inexcusable de l’employeur. Dans la mesure où le Tribunal a reconnu l’internement abusif, l’employeur sera contraint de déclarer la maladie professionnelle, apparentée à un accident du travail. Les circonstances de cet internement et ses conséquences (versement en invalidité) étant directement liées au travail. L’invalidité est d’ordre psychiatrique, donc c’en est fini de la vie professionnelle. C’est sûrement ce qui explique les D.I. que la dame demande.

          • FabiendeMénilmontant
            FabiendeMénilmontant répond à Philippe73
            journaleux - blogueur
            • Posté à 20h17 le 24/01/2009
            • Internaute 14145
              journaleux - blogueur

            J’entends bien.
            Le directeur de la CPAM de Nantes excellait dans ce genre de recouvrements…

        2 autres commentaires
      • sanxuan
        sanxuan répond à Philippe73
        préretraité
        • Posté à 21h18 le 25/01/2009
        • Internaute 61964
          préretraité

        La pension d’invalidité 2éme catégorie peut être « provisoire » (IPP) ou « absolue » (IPA). La première n’entraîne pas systématiquement le licenciement puisque, médicalement parlant, il existe une possibilité de guérison. C’est le médecin de la sécurité sociale qui décide de la classification.
        Par ailleurs dans un cas comme dans l’autre, le régime de retraite complémentaire des salariés (Arrco) attribue les 4/8éme des points acquis au cours de l’année qui précéde l’arrêt de travail pour maladie, ce qui fait 50 % et non 4 %. Le régime des cadres attribue 100 % des points.
        Enfin le contrat de Prévoyance n’est pas systématiquement dégressif dans la durée. Il s’agit d’un contrat privé, individuel ou collectif, et le complément ainsi versé est fixé au moment de la signature du contrat.

         
        • Philippe73
          Philippe73 répond à sanxuan
          Employé Sécu
          • Posté à 21h57 le 25/01/2009
          • Internaute 67043
            Employé Sécu

          Sanxouan, j’adhère totalement à la 1e partie de votre exposé (IPP ou IPA). Dans le cas évoqué ici, ce sera malheureusement une IPA à cause du passage par la case Asile psychiatrique (la possibilité de réinsertion professionnelle est totalement compromise).
          Pour les 2e et 3e parties, pardonnez-moi, je suis un peu moins d’accord. Peut-être parce que je suis « dedans » à longueur d’année. L’ARRCO ne va distribuer qu’une seule fois les 4/8e des points acquis au cours de l’exercice précédant l’AT. Ensuite, l’on tombe à 4 % des points. Si la victime a 58 ans, elle perdra très peu. Si elle a 40 ans, elle va se retrouver avec une retraite portion congrue.
          Le régime de Prévoyance peut, dans le meilleur des cas, assurer un complément allant jusqu’au maintien du salaire. Mais pas dans la durée. L’assurée sera systématiquement versée à la retraite à 60 ans. Là aussi, si elle a 58 ans, elle ne sera pas inquiétée. Si elle a 40 ans, la Prévoyance (indépendante de la Sécu) saura lui signifier au bout de quelques années ... qu’elle va beaucoup mieux.
          Excusez-moi, Sanxouan, d’être un peu docte. Je traite plusieurs centaines de dossiers d’invalidité chaque année.
          L’employeur aurait pu licencier sa salariée (en lui inventant une faute, il ne doit pas manquer d’idées). Là, il lui a totalement barré toute possibilité de retrouver un emploi.
          Lorsqu’une personne -que l’on devine peu fortunée- vend sous le manteau un faux Vuitton, elle paie une forte amende et prend de la prison ferme. Quand c’est LVMH qui fait des faux en écriture, c’est la secrétaire qui va en asile et qui a sa carrière grillée.

          • sanxuan
            sanxuan répond à Philippe73
            préretraité
            • Posté à 20h05 le 26/01/2009
            • Internaute 61964
              préretraité

            Je ne vais pas entrer dans une polémique avec vous sur ce qui n’est qu’une petite partie des problèmes, bien plus importants, évoqués dans l’article mais sachez, que moi aussi je connais bien le problème.
            Pour ce qui est des points gratuits je vous invite à consulter le lien suivant : http : /Lien
            Vous y lirez notament que l’attribution des points maladie est illimitée dans le temps à un montant constant seulement errodé entre 1997 et 2000 pour tenir compte de l’évolution du salaire de référence ( prix d’achat du point) pour les actifs, précisions que vous trouverez en consultant les fiches, plus techniques agirc-arrco.
            Pour le montant de la pension invalidité versée en complément à celle de la S.S, pour ceux qui ont la chance d’avoir une couverture de ce type, je persiste et signe : ce montant n’est dégréssif dans le temps que si les clauses spécifiques du contrat le stipulent. C’est loin d’être une généralité et pour vous le prouver je pourrais vous communiquer un contrat qui le prouve mais je ne veux pas faire de publicité indirecte pour qui que ce soit.Ce contrat stipule aussi que la pension est dûe tant que la pension de base est versée par la S.S et l’organisme de Prévoyance ne peut, en aucun cas, décider arbitrairement ou « médicalement » que vous êtes..guéri ! !

            • Philippe73
              Philippe73 répond à sanxuan
              Employé Sécu
              • Posté à 20h42 le 26/01/2009
              • Internaute 67043
                Employé Sécu

              Je suis assez d’accord, Sanxuan, pour ne pas entrer en polémique. D’abord ce n’est pas le lieu et il n’y a pas sujet à polémique : vous avez votre expérience et j’ai la mienne. Nous n’avons, ni vous ni moi, les détails des conditions d’invalidité de la personne. Et surtout par respect pour la victime. Les problèmes qui découlent du drame engendré par son entreprise vont bien au-delà de sa situation matérielle.
              Je reste médusé par la méthode. Il était si simple d’inventer une faute ou de pousser à la faute, de licencier la salariée et de lui permettre de rebondir dans une entreprise où l’air aurait été plus « respirable ». Là, il y a eu volonté manifeste de casser l’individu et de l’isoler socialement. C’est pour le moins paradoxal pour un Groupe glamour.

        3 autres commentaires
    • Ph.Madelin
      Ph.Madelin répond à FabiendeMénilmontant
      écrivain
      • Posté à 16h41 le 24/01/2009
      • Internaute 61629
        écrivain

      Entre 1997 et 2003, cette personne a travaillé régulièrement, on ne s’est pas soucié d’elle sauf à la mettre au placard. Je ne connais pas la date exacte de la constatation de faux par la COB, mais il semble que ce soit le fait générateur des ennuis qui ont suivi. Quand la situation a dégénéré, la plaignante a été écartée suite à la l’hospitalisation d’office. L’invalidité ouvre droit à une rente d’invalidité, en effet complétée par un complément de la Caisse de prévoyance, mais pour autant la déclaration d’invalidité ne se substitue pas au licenciement pour les droits directement liés au contrat de travail : indemnité de licenciement, entre autres, versement de la part d’intéressement aux résultats de l’entreprise, procédure de reclassement, remise du certificat de travial permettant de trouver un autre emploi, etc.
      J’en profite pour remercier Fabien de Ménilmontant de suivre mes contributions avec assiduité.

      • FabiendeMénilmontant
        FabiendeMénilmontant répond à Ph.Madelin
        journaleux - blogueur
        • Posté à 17h19 le 24/01/2009
        • Internaute 14145
          journaleux - blogueur

        Pas si assidû que cela Philippe… lorsque j’y pense, sur le blogue ou ici (à condition que ce soit en évidence).
        Bonne année.

        Donc si je pige bien, il y aurait eu une mise au placard AVANT le passage devant la médecine du travail, ce qui constitue un ’bon point’ pour les magistrats prud’homaux, si tant est qu’elle puisse être attestée (si personne ne s’est défilé entre temps).

        Il est ’logique’ que l’employeur se débarrasse d’un salarié gênant. Cependant, dans ce genre de cas, l’indemnité transactionnelle (que notre « grand » maître à tous tante de nous faire passer pour une nouveauté et que j’ai perçue… en 1987 pour quitter une filiale du Groupe Hersant) est le meilleur moyen, surtout pour éviter de faire des vagues.

        Je suis bien conscient que la PI2 ne se substitue pas aux salaires, indemnités, primes et autres « avantages » liés au contrat de travail et à sa rupture, mais un certificat de travail n’est pas une pièce essentielle pour « trouver un autre emploi ». C’est une pièce utile. En revanche, avoir des bulletins de paie à 0,00 € (après en avoir eu des normaux, au moins égaux au SMIC équivalent temps plein) empêche toute recherche « officielle » d’emploi (ANPE) et donc d’indemnisation (Assedic). C’est à bon escient que je n’emploie pas le terme de « Pôle Emploi ». Cette dame ne peut compter dans ses démarches que sur elle-même et financièrement que sur sa pension.

        Je ne suis pas certain que sa démarche trouve à terme une issue heureuse en termes pécuniaires (indemnités, préjudice moral…), mais pour ce qui est des salaires AU MOINS jusqu’à son dernier jour travaillé et son licenciement, cela prendra -hélas- le temps nécessaire mais aboutira. Je vois mal les conseillers prud’homaux la réintégrer au sein de la société.

        (PS : pour l’amateur de « fichiers », un nouveau en vue ce samedi sur mon blogue, rubrique « Société »)

         
        • DBL8
          DBL8 répond à FabiendeMénilmontant
          Retraité
          • Posté à 13h23 le 25/01/2009
          • Internaute 19562
            Retraité

          OUI ... cela prendra du temps, c’est là-dessus qu’il compte car nombreux sont ceux qui laisse tomber en cour de route par lassitude.
          Dans certains cas, il faudrait des délais maxi de jugements.

        1 autres commentaires
  • jexiste
    jexiste
    si, si
    • Posté à 16h50 le 24/01/2009
    • Internaute 53099
      si, si

    Très drôle.

    J’ai un autre dossier aussi abracadabrantesque à vous proposer, terme que n’ont pas hésité à utiliser certains juges pour le qualifier.

    Il présente des similitudes avec celui-ci, et aussi quelques différences.

    Pour ce qui est des similitudes : il met de même en scène une salariée aux prises avec des patrons voyous et corrupteurs qui tentent de la faire taire par tous les moyens, et la font notamment surveiller, harceler et agresser de diverses manières.

    Au rayon des différences : ayant dû porter plainte avec constitution de partie civile après avoir été licenciée, ses anciens employeurs continuant à la poursuivre de leurs harcèlements divers et variés, elle a été internée illégalement et dans des conditions rocambolesques (également moins d’un mois) sur ordre de ces derniers afin que l’information judiciaire ouverte à leur encontre tourne court, que la plaignante ne puisse plus jamais déposer plainte à raison des exactions diverses et variées dont elle est toujours et restera victime tant qu’elle sera en vie, et bien entendu, que son témoignage contre ces patrons voyous ne puisse en aucun cas ni aucun temps être pris en considération par qui que ce soit.

    L’internement a été suivi d’une période d’arrêt de travail pour cause de maladie consécutif aux dégradations physiques subies par la victime dans le cadre de cet internement abusif, lequel arrêt s’est soldé par une expertise psychiatrique ordonnée par la Sécurité Sociale.

    Les psychiatres ayant procédé à l’internement sur ordre des patrons voyous avaient développé pour la défense de ces derniers une thèse en vertu de laquelle la prétendue maladie mentale de la victime la rendait inapte au travail comme à toute vie sociale, et justifiait par conséquent que ses anciens employeurs interviennent absolument partout pour la faire exclure de tout tissu social, et surtout, bien entendu, pour l’empêcher de retrouver un quelconque emploi, une quelconque activité, salariée ou non.

    Or, qu’a conclu l’expert psychiatre désigné par la Sécurité Sociale, au vu du dossier d’internement, et à l’issue d’un entretien avec la victime ?

    Qu’elle est parfaitement apte à l’emploi !

    Celle-ci se retrouve donc dans une situation assez paradoxale, où elle n’a jamais pu rentrer dans son droit au travail, n’a donc aucun salaire ni aucune sorte d’allocation de chômage, et ne peut non plus bénéficier d’aucun autre revenu de substitution, comme par exemple une pension d’invalidité.

    Au-delà des contradictions apparentes, le but poursuivi par tous les fonctionnaires et autres professionnels corrompus au service des patrons voyous est toujours le même : priver leurs victimes de tout moyen de subsistance.

    • Ph.Madelin
      Ph.Madelin répond à jexiste
      écrivain
      • Posté à 16h55 le 24/01/2009
      • Internaute 61629
        écrivain

      Je ne me suis pas étendu sur l’ensemble des détails, mais ils sont extrêmement proches de la situation que vous exposez. Le problème est de démontrer le lien de cause à effet entre les relations sociales difficiles dans l’entreprise et la procédure d’internement.

      • jexiste
        jexiste répond à Ph.Madelin
        si, si
        • Posté à 18h30 le 24/01/2009
        • Internaute 53099
          si, si

        Dans le cas que j’évoque, et de façon assez surprenante (on pouvait s’attendre à davantage de dissimulation ou d’affabulations), le diagnostic de maladie mentale n’est étayé que par le dépôt de plainte, et reprend presque textuellement les arguments fallacieux de la partie adverse, lesquels sont amplement contredits par les faits, établis autant par les éléments de preuve fournis par la victime elle-même que par les résultats d’enquêtes judiciaires confortant ses dires.

        La relation de cause à effet est donc évidente.

        Les démonstrations ne posent aucun problème.

        Ne manque qu’une volonté, quelque part...

    • DBL8
      DBL8 répond à jexiste
      Retraité
      • Posté à 13h36 le 25/01/2009
      • Internaute 19562
        Retraité

      Après de telles lécture, comme être étonné & ne pas comprendre que des ouvriers fasse justice eux-même ! !

      Lorsqu’un patron délocalise en mettant tout le monde sur le pavé, comment font les ouvriers pour ne pas tout faire bruler ?
      Il y a une similitude entre ses cas, l’un ce tire avec arme et bagage, l’autre met sur le pavé un ouvrier qui ne ce pli pas à ses ordres !

  • Anthropia
    • Posté à 18h34 le 24/01/2009
    • Internaute 17441

    On ne sait quoi penser de la situation. En tout cas on comprend qu’elle ne se soit pas rendue chez le médecin du travail vu qu’elle avait été internée d’office lors du dernier rendez-vous. Ce qui est bizarre, c’est que le médecin du travail n’ait pas rempli un certificat d’inaptitude vu ce qu’il pensait de la situation.

    Lien

    • Philippe73
      Philippe73 répond à Anthropia
      Employé Sécu
      • Posté à 19h19 le 24/01/2009
      • Internaute 67043
        Employé Sécu

      L’article dit que l’employeur ne démontre pas que l’employée ne se soit pas rendue chez le médecin du travail. Donc, l’employée n’a jamais été convoquée. Les convocations se font par écrit pas par téléphone. Il est facile de présenter ces convocations à la barre.
      Si le médecin du travail la déclare inapte, la dame obtient derechef son licenciement. C’est ce que ne veut surtout pas l’employeur. Licenciement = paiement des indemnités.

      • DBL8
        DBL8 répond à Philippe73
        Retraité
        • Posté à 13h38 le 25/01/2009
        • Internaute 19562
          Retraité

        Le fait que l’employeur soit très connu le met-il à l’abri de la presse audio-visuel ?
        Pourquoi ne n’en avons nous pas entendu parler ailleurs ?

         
        • Philippe73
          Philippe73 répond à DBL8
          Employé Sécu
          • Posté à 14h00 le 25/01/2009
          • Internaute 67043
            Employé Sécu

          La réponse est dans la question : l’employeur est très connu.
          Et surtout très puissant. Ce n’est pas la classe possédante qui est à la botte des politiques. Ce sont les politiques qui sont à la botte de la classe possédante.
          Le patron de LVMH est propriétaire dans les média, donc silence des média. Il fournit gracieusement la garde-robe de la Ministre de la Justice, donc silence de la Justice. Il assiste à la soirée d’intronisation au Fouquet’s, donc silence de l’Elysée. Et donc de la COB. Etc, etc.
          Les politiques devraient avoir conscience de la contrepartie demandée lorsqu’ils acceptent des cadeaux...
          J’aimerais savoir si le Président de l’ex-COB a renoncé à son bonus.

        1 autres commentaires
  • multicompte e
    • Posté à 19h09 le 24/01/2009
    • Internaute 65247
      eee

    C’est dramatique pour cette personne, car voir un médecin du travail diagnostiquer de la paranoïa, l’envoyer à un confrère, et se retrouver internée... Là vraiment...
    Je trouve que les indemnités demandées et reçus ne sauront jamais à hauteur du préjudice réel subi.
    Et tout cela pour avoir refusé de commettre un faux en écriture ?
    Décision, le 21 mars : pourquoi ? Les décisions sont communiquées en général le soir même, et disponibles dès le lendemain.
    Cette pauvre femme, on lui en veut beaucoup : je crains que ces « soit-disants » troubles de paranoïa soient plutôt des troubles de trop grande lucidité, et trop grand honnêté.
    En plus, bulletins de salaire délivrés pour zéro centime... mais il n’est pas très « classe » cet employeur : dommage pour la marque, qui évoque bien autre chose dans notre imaginaire collectif.

    ***

    Une « assistante de direction » : petit personnel ? ? ? ?
    Où avez-vous été voir cela ? Théoriquement, dans les PME, c’est l’assistante de direction qui est à même d’assurer et de coordonner la direction de l’entreprise en cas d’indisponibilité du chef d’entreprise.

    ***

    Je crois que les « assistantes de direction », je parle des vraies, celles à responsabilités, vous en sauront gré, Monsieur Madelin !

    ****

    Bonne idée de faire des petits aperçus des audiences prudhomales : elles donnent la réalité de l’état du monde du travail actuel...

    • Ph.Madelin
      Ph.Madelin répond à multicompte e
      écrivain
      • Posté à 22h03 le 24/01/2009
      • Internaute 61629
        écrivain

      La désignation « petit personnel » relevait bien sûr d’un mauvais humour. On sait bien que les assistantes sont des chevilles ouvrières dans les entreprises !

      • multicompte e
        multicompte e répond à Ph.Madelin
        eee
        • Posté à 23h51 le 24/01/2009
        • Internaute 65247
          eee

        Elles ont plus de pouvoir que vous ne le saurez jamais...

        Ceci dit, il y a encore beaucoup de malentendus quant aux vocables utilisés... Dans l’administration, un/une secrétaire est responsable d’une équipe...

        Hélas, des films humoristiques rendent souvent ce « personnel » complètement idiot, ou sautant sur les genoux du patron, ou inversement...

        Attention, c’est le métier numéro 1 en nombre en France avec des niveaux très distincts. Je ne voudrais pas que vous vous attiriez les foudres de ces femmes discrètes, mais très puissantes...

        Je me demande encore dans votre histoire jusqu’à quel point le médecin du travail a outrepassé ses prérogatives. C’est fatalement traumatisant pour la personne. Les Prud’hommes sauront-ils l’appréhender à sa juste valeur cette affaire !

        Pourquoi n’a-t-elle pas essayé un référé pour récupérer ses billes au niveau salarial ?

        LMVH se fait une très mauvaise publicité avec cette histoire, si ces dirigeants passaient d’aventure par là, je ne saurais que trop leur conseiller de temporiser.

      • unouveaucompte
        • Posté à 10h36 le 25/01/2009
        • Internaute 39715

        ZYVA PARLE A MA TEUTEU MA TIBEU EST EN LOUCEDE
        LEFT§§§

        Apparemment, c’est Lesage qui, en 1715, utilise le premier la métaphore que nous connaissons aujourd’hui où la cheville ouvrière désigne en général une personne devenue indispensable à la bonne marche de son organisation.

        –––-

        Dans le contexte du début du XXe siècle, les abonnés sont surtout des gens fortunés qui ne supportent pas que le « petit personnel » ait autant d’influence sur leurs affaires. Pourtant, des concours d’efficacité sont organisés pour améliorer la qualité du service : on met en compétition des opératrices pour assurer le maximum de connexions à l’heure. Les records sont de l’ordre de 400 établissements de connexion à l’heure, qui correspond à une communication toutes les dix secondes.

        –––-

        souvent l’étymologie explique les incultures des mots ou les approximations (y comprises les clichés, idées reçues et aussi les tentatives d’humour)...

        –––-

        vos réponses monsieur madelin semblent vous arracher des doigts sur le clavier....

        –––-

        une assistante de direction est une personne présente pour l’organisation technique et met en oeuvre les moyens pour bien fonctionner.
        L’autonomie se fait par la délégation et la qualité de la personne.

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 21h13 le 24/01/2009
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    Je trouve certaines contributions très éclairantes, permettant de compléter notre information.
    On en est donc redevable à l’article de Monsieur Madelin qui a permis un tel échange. Qu’il continue donc les rapports de ce genre.

    • Philippe73
      Philippe73 répond à nemo3637
      Employé Sécu
      • Posté à 22h01 le 24/01/2009
      • Internaute 67043
        Employé Sécu

      Oui Nemo, je suis bien d’accord avec vous. Comme souvent, Monsieur Madelin fait montre d’un grand courage. Les journalistes de cette trempe sont bien rares. D’ordinaire, ce sont langue de bois et autocensure qui assurent le pain de nos quotidiens.
      Ce rapport d’audience prud’homale fait le jour sur de nombreuses questions sociétales graves : méthodes coercitives et délinquance sociale des grands patrons, internements abusifs, médecine du travail inféodée aux entreprises qui les rémunèrent, etc.).
      Et puis les échanges afférents sont constructifs. Excellent article, Monsieur Madelin.

      • jexiste
        jexiste répond à Philippe73
        si, si
        • Posté à 11h10 le 25/01/2009
        • Internaute 53099
          si, si

        Entièrement d’accord. On souhaiterait d’ailleurs en lire plus souvent. Le riverain moyen aurait vite fait de s’apercevoir que ces cas ne sont pas aussi particuliers ou isolés qu’il n’y paraît quand personne n’en parle.

  • multicompte e
    • Posté à 23h58 le 24/01/2009
    • Internaute 65247
      eee

    Pour les résiliations de contrat en justice, cela me rappelle une société qui devait être liquidée, mais une possible reprise avec de nouveaux actionnaires se profilait à l’horizon : donc certains membres du personnel ont été licenciés « sauf reprise »...

    Trois/quatre mois plus tard, ils ont été rappelés par la nouvelle structure (c’était des ingénieurs en informatique), ils sont allés voir un avocat pour leur demander comment faire, car finalement, ils avaient pris goût à la liberté et avaient d’autres projets.

    L’avocat consulté a dit que même si la mention « sauf reprise » sur la lettre de licenciement économique n’avait pas de valeur juridique, il ne se voyait pas présenter un dossier aux Prud’hommes pour demander la confirmation du licenciement de ces personnes.

    Donc, ils ont dû réintégrer la nouvelle structure.

    Comme quoi, on trouve dans des situations absolument ubuesques. Et il paraît que les Conseillers Prudhomaux en voient tous les jours « des vertes et des pas mûres », de celles qui dépassent l’imagination !

  • omar75
    omar75
    intermittent
    • Posté à 09h25 le 25/01/2009
    • Internaute 66687
      intermittent

    UN VRAI CASSE TETE ou comme toujours le personnel se défend seul et les patrons utilisent l’argent de la boite pour payer les avocats ;
    le pot de terre contre le pot de fer...

  • la fouaise
    la fouaise
    INFIRMIERE
    • Posté à 11h07 le 25/01/2009
    • Internaute 27786
      INFIRMIERE

    Alors comme çà ,LMVH fait basculer la vie d’une secrétaire aux fins fonds de la folie et de la précarité et le motif ne fait réagir personne ?
    Certes,le calvaire de Mme Odile N.A mérite amplement l’excellent et très documenté article que vous lui avez consacré,mais j’avoue que je suis estomaquée de ne voir aucun commentaire sur la fraude financière commise sciemment,je dirais même « classiquement“par la sociéte LOUIS VUITTON SERVICE
    (on a l’impression que ce genre de ‘subterfuge’ est courant puisque confié à une simple secrétaire)
    Ils antidatent de 5 ans un montage financier,la COB admet le faux en écritures et cette pauvre entreprise ,victime de la crise,va ou a déjà reçu l’aide de l’état au nom de la sauvegarde de l’emploi ! ! ! ! !
    je rêve ! ! ! !
    j’ai évidemment beaucoup de sypathie à l’égard de Odile N.A,mais combien d’autres obscures victimes LMVH fait-elle ailleurs ?
    Si ma mémoire est bonne,il y a des Légion d’Honneur récentes chez LMVH.....
    Ce n’est pas un certain SARKOZY qui fustigeait les ‘patrons voyous’ ?

    • jexiste
      jexiste répond à la fouaise
      si, si
      • Posté à 11h49 le 25/01/2009
      • Internaute 53099
        si, si

      Les salariés qui refusent de s’exécuter subissent le même traitement, et sans aucun délai.

      Le cas des fonctionnaires complices d’internements abusifs ou d’autres exactions commises pour le compte de patrons voyous à l’encontre de leurs salariés ou anciens salariés m’interpelle bien davantage.

      Ceux-là ont quand même une garantie de l’emploi et le soutien de puissants syndicats qui devraient leur permettre de refuser d’obéir à des ordres illégaux (c’est leur devoir) beaucoup plus facilement.

      Je serais personnellement très intéressée par le témoignage d’une infirmière ayant traité cette femme ou toute autre victime d’internement abusif durant son hospitalisation en psychiatrie.

      A celles qui me lisent : vous rendez-vous compte que vous êtes perçues par ces personnes comme des bourreaux ? Et c’est effectivement votre seul rôle à leurs côtés.

  • TOUFIOU
    TOUFIOU
    LIBERTE EGUALITE FRATERNITE
    • Posté à 16h09 le 25/01/2009
    • Internaute 61807
      LIBERTE EGUALITE FRATERNITE

    bas pour en arriver la, sa doit vraiment être une boite de MERDE.

  • Hamourabi.2000
    Hamourabi.2000
    Chef d'entreprise
    • Posté à 16h29 le 25/01/2009
    • Internaute 67139
      Chef d'entreprise

    Ne vous laissez pas surprendre, ce style de comportement est notoirement congénital :

    Une pluie d’articles dans des publications diverses ont décrit comment ce groupe de £uxe a continuellement étranglé des créateurs d’entreprises débutants, au moment du premier foisonnement de l’internet : Par le moyen de contrats impossibles à réaliser (objectifs de croissance non tenus = abandon gratuit de toute participation dans sa propre affaire...). En fait le Grand Investisseur a tellement découragé ses « protégés », que tout a péréclité, il a lui-même perdu touites ses mises...

    Mais le « congénital » remonte à beaucoup plus longtemps, quand un certain Monsieur Racamier, patron fort respecté dans la communauté des affaires, eut la malencontreuse idée de prendre sous son aile protectrice un « employé de haut niveau » chez Boussac à Roubaix ; pour l’aider à se lancer lui-même sur la place de Paris. Cette histoire est généralement décrite sous le nom que tout le monde comprend, de Coucou (virant les oeufs du nid qu’il est venu squatter). Car l’ambitieux débutant prouva d’abord son talent en prenant le contrôle de l’entreprise de ce Monsieur R. et en se débarrassant de lui prestement.

    Quand j’ai créé ma première entreprise, un certain Joe Rodgers, ambassadeur des u.s.a. en France (et entrepreneur de travaux publics à travers le monde), offrit un petit-déjeuner à un groupe de jeunes dont je faisais partie. Et nous persuada que « In the long run, there is NOTHING ABOVE INTEGRITY ». Je me sens plutôt bien d’avoir toujours été loyal envers lui et les autres, même si cela, bien sûr, a son prix assez souvent.

  • EccePoix
    EccePoix
    Ouvrier Textile
    • Posté à 17h02 le 25/01/2009
    • Internaute 66892
      Ouvrier Textile

    Quel article, Monsieur Madelin ! L’une des ouvrières d’Ecce (Poix-du-Nord) était montée à Paris, lors de l’AG de LVMH, pour demander aux actionnaires de renoncer à leurs dividendes pour sauver les 147 emplois menacés par l’expatriation en Pologne de la production. Et voilà que, grâce à vous, l’on en apprend de belles. Ah ça alors ! Le grand chef fait antidater ses montages financiers, fait épier puis enfermer sa salariée dans un asile de peur qu’elle ne parle ! De plus, une personne qui travaille pour lui depuis des années !
    LVMH, zone de non-droit ? Ou plus exactement au-dessus du Droit ?
    Vous êtes le seul à lever le voile sur une affaire concernant ce Groupe. On parle beaucoup -et c’est bien qu’on en parle- des suicides dans l’industrie automobile. On ne parle jamais des suicides (nombreux) chez LVMH.
    Quel courage pour la victime d’aller en justice contre un grand patron ! Si elle avait fait justice elle-même, le public aurait dit « C’est une désaxée ». Là, au moins à Poix-du-Nord, on dit « C’est une icône ».

  • moa98
    moa98
    la France d'en bas
    • Posté à 21h29 le 25/01/2009
    • Internaute 52884
      la France d'en bas

    Les prud’hommes : juste un truc pour faire croire que les salariés ont des droits. Vaste fumisterie. Je m’y suis grattée, je m’y suis brûlée. J’ai été mise plus bas que terre par ma patronne, mais il faut savoir qu’il y a toujours, mais toujours, une haute fonction (avocat, huissier, médecin, et autres grosses têtes peu scrupuleuses ... enfin que des petits) qui défend notre cause. J’y ai perdu ma santé, ma confiance en moi, et mon envie de continuer à vivre. Je ne parle que de ce que je connais.... le petite France profonde tenue par des intellos, mais pas franchement humains, mais riches de vivre sur la misère de ceux qu’ils enfoncent dans la terre, telle l’autruche. Cachez cette misère que je n’aime pas voir, mais que j’aime voir bosser.

    • Eliott
      Eliott répond à moa98
      • Posté à 08h19 le 26/01/2009
      • Internaute 24550

      Malheureusement, il s’agit d’une triste réalité et même si les prud’hommes sont une justice accessible, souvent tous les moyens sont bons pour les patrons pour continuer la casse.

      Avoir gain de cause coute, prend du temps et tout ce passe bien lorsqu’on tombe sur des véritables avocats spécialisés.

      Malheureusement, trop d’avocats généralistes profitent de la misère des gens pour se faire de l’argent facile sur leur dos

  • Eliott
    • Posté à 08h31 le 26/01/2009
    • Internaute 24550

    Ce type d’histoire est malheureusement de plus en plus fréquente.

    La justice sera de moins en moins là pour protéger les plus faibles.

    On nous bassine avec les droits de la femme, les droits des enfants... Mais tout est fait pour ne pas respecter le droits des Hommes qui travaillent.

    Aujourd’hui même lorsque le salarié à gain de cause, souvent les prud’hommes s’alignent sur le minimum légal (6 mois), et même avec cela les patrons n’hésitent pas à faire appel. Eux ils s’en fichent car ils ne paient pas avec leur portefeuille, mais celui de la société.

    Il suffirait qu’il y ait une simple réforme, qui oblige les patrons à payer avec leurs argents, demain il y aura beaucoup moins de licenciements abusifs.

    Et puis même si ils sont condamnés, cela leur coutera toujours moins que si ils avaient dû payer lorsque la personne est salarié (ils économisent au minimum les charges patronales).

    Concernant les sections cadres aux prud’hommes, c’est simple on a l’impression qu’on a 4 employeurs ’au lieu de 2 employeurs/2salaries). Parfois même les salariés CGT sont plus patronaux, que le collège employeur... c’est peu dire. Et ces joyeux gais lurons qui font croire qu’ils connaissent la loi, sont incapables de rendre une décision fondée sur le droit.

    • jexiste
      jexiste répond à Eliott
      si, si
      • Posté à 11h27 le 26/01/2009
      • Internaute 53099
        si, si

      « On nous bassine avec les droits de la femme, les droits des enfants… Mais tout est fait pour ne pas respecter le droits des Hommes qui travaillent. »

      Vous m’inquiétez un peu, là.

      Les femmes travaillent, ont les mêmes droits que les hommes, et sont bien plus souvent qu’eux victimes d’injustices dans ce domaine - comme dans les autres.

      Par exemple, elles sont bien plus qu’eux victimes de harcèlement moral, lequel se double souvent pour elles de harcèlement sexuel.

      C’est le premier des moyens mis en oeuvre par les patrons pour éviter les Prud’hommes.

      Quand une procédure est néanmoins engagée, une des ficelles les plus classiques pour obtenir qu’elle s’éteigne avant le procès est de jouer du report. Les conseillers prud’homaux le savent et n’aiment pas le procédé, qui les indispose d’autant plus que c’est le défendeur qui en use ostensiblement. Le bon truc est donc de faire demander le report par l’avocat du salarié. Il refuse rarement. Entre confrères, on se rend volontiers ce genre de service. Après plusieurs reports successifs, l’affaire est fatalement radiée, et seuls les plus téméraires vont secouer leur avocat, en changent, ou reprennent leur dossier eux-mêmes et remettent l’affaire au rôle.

      Mais l’avocat du salarié peut aussi être payé pour travailler contre son client à l’insu de celui-ci.

      Les conseillers prud’homaux, et notamment le président de la formation, peuvent aussi être achetés.

      Enfin, en cas de condamnation, si la société n’est pas trop importante, il est toujours possible de la liquider frauduleusement et de la remonter sous une nouvelle appellation tandis que court l’appel.

      Tout ceci sans compter que tous les acteurs concernés ont plus ou moins tendance à considérer qu’une femme n’ayant rien à faire dans le monde du travail n’a pas non plus à se plaindre d’y être flouée dans tous ses droits.

      En corollaire : certains patrons sollicitent plus volontiers des femmes que des hommes pour des tâches ou des actions qui ne relèvent pas de leurs attributions et sont passibles de poursuites judiciaires pour leurs auteurs. Ils savent que dans tous les cas de figure (acceptation ou refus), elles ne pourront pas se défendre.

      Il est toujours très facile de faire passer une femme pour une folle, de la faire agresser sans que personne ne s’en soucie.

      • Eliott
        Eliott répond à jexiste
        • Posté à 14h16 le 26/01/2009
        • Internaute 24550

        Je ne critique pas les femmes, je considère que les droits de l’homme ne sont simplement pas respectés.

        Je ne sais pas si les femmes sont plus victimes ou pas du harcèlement moral, par contre ce que je constate c’est que les harcelés sont souvent des caractères forts.

         
        • jexiste
          jexiste répond à Eliott
          si, si
          • Posté à 14h35 le 26/01/2009
          • Internaute 53099
            si, si

          Les seules statistiques connues en matière de harcèlement moral montrent que les femmes en sont plus victimes que les hommes, les employées plus que les autres, et font en outre apparaître un pic à la quarantaine passée, ce qui signifie clairement que l’on n’attaque pas de la sorte des salariéEs inexpérimentéEs ou incompétentEs.

          Pour le reste, vous avez raison.

        1 autres commentaires
  • Keloglan
    • Posté à 09h36 le 26/01/2009
    • Internaute 11536

    Ma perception des faits tels qu’ils sont exposés est que l’employeur s’est comporté comme une vraie crapule.
    Mon sentiment est-il assez courtoisement exprimé ? Il me semble qu’une telle affaire devrait quitter le terrain prud’hommal et être correctionnalisée.

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