Infusion de sciences

La science est une activité très sérieuse dont il est fondamental de parler (aussi) avec dérision

Les nanotechnologies ont aussi leur côté obscur

Damien Jayat
Médiateur scientifique
Publié le 27/01/2009 à 14h11

Le hasard fait bien les choses ! J’ai assisté à une conférence, vendredi matin, dont le sujet donnera du grain à moudre aux riverains qui regrettaient l’absence de critique des nanotechnologies dans mon dernier article.

La conf’ était donnée par Laury Gauthier, du laboratoire d’écologie fonctionnelle à la fac de sciences de Toulouse. Ce dernier est « écotoxicologue », c’est-à-dire qu’il étudie l’impact des produits chimiques sur la santé des écosystèmes. Parmi les produits étudiés par ce labo : les nanotubes de carbone (NTC).

On produit autour de 500 tonnes par an de nanotubes, qu’on retrouve notamment dans les vêtements et équipements sportifs (battes de baseball, cadres de vélo…), les pneus, les écrans d’ordinateur. Il paraît qu’on veut éviter les mêmes crises, les mêmes scandales du genre amiante, vache folle ou OGM.

Mais on voudrait se remettre exprès dans la mouise qu’on ne s’y prendrait pas autrement. C’est presque plus inquiétant avec les nanos : on sait déjà, au moment même où on les fabrique, qu’ils nous péteront au nez un jour ou l’autre !

Les nanotubes de carbone intoxiquent la grenouille xénope

C’est ce qu’indiquent les résultats obtenus au labo de Laury Gauthier. Chez le xénope, grenouille fétiche des chercheurs, c’est clair : les NTC sont toxiques à fortes concentrations, et des NTC modifiés chimiquement (comme cela pourrait leur arriver une fois rejetés dans la nature) le sont encore plus. Entre autres inconvénients, ils bousculent le développement des larves et ont tendance à s’agglomérer dans leur intestin.

Des essais menés sur des cellules humaines en culture suggèrent aussi un risque potentiel. Impossible bien entendu de faire des essais sur un humain entier, à moins que certains d’entre vous se portent volontaires. Ce que je déconseille vigoureusement.

Les risques liés aux nanos ne sont donc pas oubliés par les scientifiques. Le magazine Nanotoxicity ne publie même que des articles sur le sujet. Mais ce ne sont pas les mêmes qui inventent et qui utilisent, et les scientifiques, on l’a vu, sont régulièrement dépossédés de leurs travaux pour des utilisations catastrophiques.

Problème : tant qu’on n’a pas mis la main au feu, on ne sait pas si ça brûle. Alors que faire ? Entre principe de précaution et course à l’innovation, entre risque annoncé et espoir technologique, le débat est immense et ne se résoudra pas de sitôt.

D’ici là, les études restent indispensables, la réflexion aussi. Mais tout cela ne servira à rien, je suis sûr que vous en conviendrez, tant que l’homme verra dans le progrès technique un moyen de s’enrichir en jouant avec la vie de ses semblables.

A lire aussi sur Rue89
Soigner avec les nanoparticules, ces merveilles infiniment petites
L’invasion irrépressible des nanotechnologies fait débat
Faut-il avoir peur des nanotechnologies ?

Ailleurs sur le Web
Le site du laboratoire d’écologie fonctionnelle de la fac de sciences de Toulouse
Le site du magazine Nanotoxicity

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  • 71 réactions
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  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 15h39 le 27/01/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Que faire ? Tout simplement tester !

    On s’assure bien qu’un pont ne va pas s’écrouler avant de l’ouvrir à la circulation, qu’un programme ne va pas perdre ses milliards, qu’un engin électrique ne va pas frire ses utilisateurs ou qu’un médicament ne va pas empoisonner son patient.

    Le but de le science est de découvrir et expliquer, pas de vendre, et on ne devrait jamais lui prendre ses jouets avant d’en comprendre les risques. C’est à ça que sont destinée les souris blanches.

    En plus, si on laisse les cupides faire n’importe quoi, ça va recommencer comme pour Monsanto et ses OGM, et les ignares vont sortir les fourches dès qu’ils entendront les mots génétiques ou nanotechnologie, et on va passer à coté d’une des plus phénoménales avancées technologiques du moment.

    • Moundy
      Moundy répond à Keldan
      • Posté à 13h42 le 28/01/2009
      • Internaute 40055

      Si vous considérez les OGM comme une avancée phénoménale, je vous conseille de vous documenter un peu plus largement sur le sujet. Je crois que les OGM destinés à être cultivés en plein champ seront la pire invention de l’humanité, pire que la bombe atomique. Voyez déjà en Inde où la culture du coton BT est en place depuis 3 décennies, les ravages que cela cause.

      • siko
        siko répond à Moundy
        capitaliste révolutionnaire
        • Posté à 14h45 le 28/01/2009
        • Internaute 38962
          capitaliste révolutionnaire

        Il s’agit de Monsanto. Pas des OGM. Le problème se pose lorsqu’une entreprise commercialise un produit qui n’est pas sûr et dont il en prend le monopole. On pourrait aussi se demander si un OGM peut être commercialisé, certains scientifiques pro-OGM, déclarent que cela devrait être de l’ordre de la recherche fondamental et les découvertes liées, des connaissances à partager. Il ne faut pas du fait de notre mauvaise expérience condamner ce domaine à jamais.

         
        • Moundy
          Moundy répond à siko
          • Posté à 15h36 le 28/01/2009
          • Internaute 40055

          Je ne parlais pas des problèmes socio-économiques liés à Monsanto en Inde mais de la destruction irréversibles des sols, de la résistance de certains insectes qui demandent d’avantage de pulvérisation, de la fertilité du sol appauvri qui demande des quantités faramineuses d’engrais et autres amendements qui au final coutent plus chers. Le rendement des cultures OGM s’épuise en quelques années (conséquence du sol appauvri) et le bilan global pour tenir un rendement correct est désastreux après quelques années. Les sols improductifs sont pollués d’avantage pour terminer à l’abandon car plus rien ne peut pousser dessus.

          • Tyrian
            Tyrian répond à Moundy
            Informaticien
            • Posté à 16h50 le 28/01/2009
            • Internaute 61861
              Informaticien

            Le problème est encore une fois Monsanto. Une technologie en elle-même est neutre. De ces OGM, on peut faire des saloperies comme de l’humanitaire. Mais faire de l’humanitaire, ça ne rapporte rien. Faire les saloperies, ça rapporte, car ça inféode les clients. Et bien sûr, en bonne entreprise moderne, Monsanto n’a qu’une vue à court terme.

            • Shevek
              Shevek répond à Tyrian
              petit jedi bondissant
              • Posté à 10h06 le 29/01/2009
              • Internaute 54224
                petit jedi bondissant

              Comment peut-on dire qu’une technologie est neutre ? Puisqu’elle est conçue par l’homme ; c’est absurde, même les plus durs des scientifiques savent que l’objectivité n’existe pas.
              Par ailleurs, la dimension d’intrication entre le technologique et le biologique, que ce soit pour les OGM ou les NTC exclut toute idée de neutralité, l’impact est évident sur la nature, sans que nous en sachions déinitivement ni la nature ni l’étendue.
              Qui a dit que le progrès technologique était le salut de l’humanité ? Pas moi en tout cas, qui dit que c’est bien pratique au quotidien, mais que pour le reste c’est un outil de domination économique ou politique/et ou mieux encore de meurtre de masse.

        • pierrot123
          pierrot123 répond à siko
          • Posté à 21h46 le 28/01/2009
          • Internaute 10449

          Mais c’est Monsanto qui a inventé et mis au point les OGM...
          (Au départ,c’était juste pour créer des plants résistants au produit-phare de Monsanto, qui a fait leur fortune : le désherbant « Round-Up », pour vendre plus de ce désherbant ...C’est seulement après qu’il ont vu que les OGM étaient un Jackpot...)

          • Illuminati
            Illuminati répond à pierrot123
            insurgé
            • Posté à 01h36 le 29/01/2009
            • Internaute 63113
              insurgé

            Ne pas confondre « plante OGM » et OGM... OGM, ça veux dire plein de chose.

            A DIFFUSER LARGEMENT !

            Lien

        5 autres commentaires
  • rino le chamo
    • Posté à 15h47 le 27/01/2009
    • Internaute 38685

    Salut,
    article intéressant et préoccupant à la fois.
    J’ai assisté à une conférence de J.M Hermann (chercheur à l’ IRCE de Lyon) il y a quelques mois. Cela fait des années qu’il travaille sur les processus photocatalytiques ( basé sur l’activation du dioxyde de titane par la lumière U.V).
    Pour améliorer l’efficacité de ce procédé l’idée est de réduire la taille des particules de TiO2, donc de faire des nanoparticules. Hermann nous a soutenus que si des nanoparticules sont libérées de leur substrat (et peuvent donc agir sur les écosystèmes). Ces particules s’agglomèrent alors, ce qui limite les risques de pénétrations dans les organismes...
    A l’heure où l’on parle de pénétration directe dans le sang (nanoparticules de carbone via les alvéoles pulmonaires) je ne sais pas si cette vision du phénomène est toujours d’actualité.
    Avez vous des infos sur les nanoparticules de TiO2 en particulier, mais également sur la manière dont sont réalisés les tests d’écotox ?
    Merci

    • Damien Jayat
      Damien Jayat répond à rino le chamo
      Médiateur scientifique
      • Posté à 17h58 le 27/01/2009
      • Internaute 20409
        Médiateur scientifique

      Je n’ai pas acquis de compétences spécifiques, au cours de mes recherches, sur les particules d’oxyde de titane. Si ce n’est comme vous des infos sur leur toxicité potentielle, et le fait qu’on en retrouve dans la plupart des produits cosmétiques...

      Pour les recherches en écotoxicologie, un des principes est de mettre en présence, à des concentrations croissantes, le produit que l’on veut tester et des êtres vivants sur lesquelles on effectue alors un suivi sanitaire. Cela donne une idée de la toxicité : plus les effets sur la santé arrivent à des concentrations faibles, plus c’est dangereux. On cherche aussi à savoir quel type de toxicité est mise en oeuvre, et notamment si des modification génétiques sont induites (risques de cancers et de transmissions plus fortes). Ces expériences sont en général réalisées en labo.

      D’autres expériences sont réalisées à des échelles essayant de mimer un milieu naturel, et là on teste comment le produit réagit avec l’écosystème et l’environnement qu’on a reconstitués en partie. Enfin, l’écotoxicologue fait des études de terrain et va ramasser dans la nature des échantillons d’être vivants pour faire le point sur leur santé. Et j’en oublie peut-être...

      • Melinster
        Melinster répond à Damien Jayat
        Pédant galvanisé
        • Posté à 21h45 le 27/01/2009
        • Internaute 61559
          Pédant galvanisé

        Très bonne explication.
        Une seule chose que je rajouterai : La toxicologie n’est absolument pas quelque chose de linéaire. C’est très important, trop souvent mal compris, et parfois pas pris en compte par les modèles statistiques. Comme on dit, c’est la dose qui fait le poison, et il n’y a pas de proportionnalité.

         
        • Moundy
          Moundy répond à Melinster
          • Posté à 13h50 le 28/01/2009
          • Internaute 40055

          Ce n’est pas toujours la dose qui fait le poison. L’exposition à répétition ou la synergie entre différentes molécules forment aussi le poison.

        1 autres commentaires
      • rino le chamo
        • Posté à 00h30 le 28/01/2009
        • Internaute 38685

        Merci pour vos précisions sur l’élaboration et les protocoles des tests.
        En appoint de mon baratin sur le dioxyde de titane...
        le lien de la fédération française de photocatalyse :
        Lien
        on a uniquement le point de vue pro-TiO2, mais ce sont toujours des sources d’infos intéressantes.

      • Entre_Deux-1-Continents
        Entre_Deux-1-Continents répond à Damien Jayat
        Franco-Québécois... et de + en (...)
        • Posté à 20h20 le 28/01/2009
        • Internaute 60503
          Franco-Québécois... et de + en (...)

        C’est un double post et je m’en excuse, mais l’autre est au fond de la derniere page invisible.
        Donc voici ce que j’ai déjà écris :

        La nanotechnologie est également utilisé pour réduire la consommation des moteurs de voitures :
        Lien
        Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres, il existe d’autre marque proposant plus ou moins la même chose.

        Que pensez-vous de cela ?
        Quelle est l’impact sur l’ environnement, l’ homme et la voiture ?
        Je n’ai trouvé que peu de critiques objectives sur ces produits.

        Quelqu’un en a t il entendu parlé d’un point de vue scientifique, étude à l’appuie car on trouve surtout de la propagande marketing et peu d’étude sérieuse la-dessus.

        Merci et au plaisir.

         1 autres commentaires
  • Éric  Perrin
    Éric Perrin
    Ginkonaute
    • Posté à 17h41 le 27/01/2009
    • Internaute 51185
      Ginkonaute

    Et oui surtout qu’avec les nanothecnologies on nous ressert la meme soupe qu’avec les OGM : Mais mon bon monsieur, on va vous en faire des médicaments miracle, c’est fantastique ! Sauf que 98% sont des OGM pesticides ou résistants aux pesticides. Meme arnaque pour les nanothecnologies ! Qu’ils fassent ce qu’ils veulent dans les laboratoires tant que toutes ces saletées ne se retrouvent pas dans mon assiette ou dans l’air que je respire.

    • Hulk -bloqué-
      Hulk -bloqué- répond à Éric Perrin
      Gros con de droite
      • Posté à 17h58 le 27/01/2009
      • Internaute 65737
        Gros con de droite

      Obscurantisme...

    • Melinster
      Melinster répond à Éric Perrin
      Pédant galvanisé
      • Posté à 21h48 le 27/01/2009
      • Internaute 61559
        Pédant galvanisé

      Je cite : « Sauf que 98% sont des OGM pesticides ou résistants aux pesticides »

      Faux, faux et refaux ! Soyez-contre les OGM si c’est là votre conviction, mais essayez au moins de vous baser sur des choses vraies. C’est dingue quand même d’en arriver a raconter n’importe quoi ...

      • Moundy
        Moundy répond à Melinster
        • Posté à 13h54 le 28/01/2009
        • Internaute 40055

        Pour les cultures commerciales en plein champ, c’est généralement des OGM BT ou Rundup ready. La masse cultivée de mais, coton ou soja doit confirmer la part des 98%. Je ne connais pas le chiffre exacte mais ça me parait plus que crédible.

         
        • Éric  Perrin
          Éric Perrin répond à Moundy
          Ginkonaute
          • Posté à 18h21 le 28/01/2009
          • Internaute 51185
            Ginkonaute

          Merci d’avoir rectifié, j’avais fait un racourci. C’est le bon chiffre.

        • Melinster
          Melinster répond à Moundy
          Pédant galvanisé
          • Posté à 19h19 le 28/01/2009
          • Internaute 61559
            Pédant galvanisé

          Je maintien, et avec certitude puisque cela fait partit de mon métier, que ce n’est pas 98% des OGM qui produisent des pesticides ou sont résistant. Et vous venez de le prouver.
          OGM= « Plante qu’on cultive pour manger » ? Non ...
          Revoyez vos termes, c’est à l’opposé de la réalité. Vous parlez en surface de champs, où est le reste ?

          Pour reciter tout le message histoire de bien le lire dans son contexte :
          « Et oui surtout qu’avec les nanothecnologies on nous ressert la meme soupe qu’avec les OGM : Mais mon bon monsieur, on va vous en faire des médicaments miracle, c’est fantastique ! Sauf que 98% sont des OGM pesticides ou résistants aux pesticides. Meme arnaque pour les nanothecnologies ! Qu’ils fassent ce qu’ils veulent dans les laboratoires tant que toutes ces saletées ne se retrouvent pas dans mon assiette ou dans l’air que je respire. »
          Vous parlez donc d’OGM pour « les médicaments » et annoncez un chiffre imprécis « OGM végétaux de consommation cultivés plein champs ».
          Quand bien même vous auriez voulu comparer les 2, comment vous y prendre pour comparer la production médicale de milliards de milliards de Bactéries en cuve avec la production végétale de consommation ? Au passage, la première application des OGM fut médicale (production d’insuline, l’insuline de porc se révélant allergène et difficile a produire en masse). Application commerciale médicale donc. C’était il y a 25ans, bien avant que l’on parle du Maïs BT. Depuis ... ce sont toujours ces bactéries GM qui produisent l’insuline utilisée en médecine, et ce en quantités extrêmement importantes.

          Donc dire « xx% des OGM sont ... »
          Et dire « xx% des OGM cultivés plein champs pour l’alimentation sont ... »
          C’est loin, très très loin d’être la même chose. Réflechissez-y.
          Sinon, pour le Soja ou le coton, effectivement on ne doit pas être loin des 95-98% de plantes OGM cultivés résistantes.

          Rien de personnel contre vous, mais les gens ayant tendance a croire tout ce qu’ils lisent ... je ne pouvais pas vous laisser dire ça.

          • Moundy
            Moundy répond à Melinster
            • Posté à 11h47 le 29/01/2009
            • Internaute 40055

            Je suis 100% contre les OGM en culture mais je suis 100% en accord avec vous concernant la technologie des micro-organismes OGM. La différence est de taille. Les fermenteurs sont confinés et le risque de dissémination environnementale est quasi nulle. La problématique des végétaux est toute autre. Ce sont deux sujets totalement distincts. Dans le cas d’un fermenteur, vous faites l’extraction et la purification de la molécule que vous cherchez à produire. Le reste est éliminé.
            Dans le cas d’un végétal, vous consommez l’entièreté de la plante. Si cette plante se met à fabriquer une molécule x, toxique mais inconnue vous l’absorberez avec. Cela est possible car lorsqu’un génome est interrompu pour y insérer un gène extérieur, on ne sait pas exactement comment vont se comporter les gènes adjacents. Quelle fonction acquièrent-ils ?
            Et pour terminer, le génome d’un E.coli est vachement plus simple que celui d’une plante.

        3 autres commentaires
    • Tyrian
      Tyrian répond à Éric Perrin
      Informaticien
      • Posté à 08h16 le 28/01/2009
      • Internaute 61861
        Informaticien

      Je rejoins Hulk sur la qualité du commentaire. Ces technologies ne sont pas destinées à rester en laboratoire, ça serait idiot. Comme le décrit l’article, il faut tester, analyser, comprendre. Les OGM peuvent réellement apporter quelque chose. Le problème est la main mise de certaines entreprises dessus qui en font n’importe quoi, pas la technologie elle-même. Réagir violemment à cette technologie, en mettant toutes les applications dans le même sac, c’est effectivement de l’obscurantisme, le degré zéro de la réflexion, malgré pourtant des commentaires intéressant et très clairs juste au-dessus. Mais il devient de plus en plus à la mode de taper sur la science.

      • Moundy
        Moundy répond à Tyrian
        • Posté à 13h57 le 28/01/2009
        • Internaute 40055

        Pouvez-vous apporter un argument concret et irréfutable confirmant un progrès réel de la culture OGM. Attention, cet argument doit être vérifiable à long terme.

         
        • Tyrian
          Tyrian répond à Moundy
          Informaticien
          • Posté à 17h03 le 28/01/2009
          • Internaute 61861
            Informaticien

          La plupart de notre agriculture provient de croisements empiriques, que ce soit animale ou végétale. Les OGM permettent d’accélérer cette phase et bien plus. Des médicaments peuvent être produits par les OGM. Certaines variétées ont également été développées pour une plus grande résistance à la sécheresse. Le problème est encore une fois, qu’à l’heure actuelle ça ne rapporte rien. Ca n’intéresse donc pas l’entreprise qui en produit.

          De plus, comme toutes recherches, on ne peut pas savoir tout ce qu’on pourrait en faire. C’est un vaste champ d’étude. Donc condamner tout un champ d’étude parce qu’une entreprise (à vocation non-humanitaire, et à l’éthique douteuse) ne produit qu’un moyen d’arnaquer ses clients sur du court terme, c’est réducteur et simpliste.

          • Éric  Perrin
            Éric Perrin répond à Tyrian
            Ginkonaute
            • Posté à 18h45 le 28/01/2009
            • Internaute 51185
              Ginkonaute

            Mais bien sur, vive la recherche sous toutes ces formes ! dire le contraire serait débile.....Pour le reste : « Certaines variétées ont également été développées pour une plus grande résistance à la sécheresse », depuis quand, hier ? , lesquelles ? . « Des médicaments peuvent être produits par les OGM », parfait mais ça ne justifie pas le reste ! Quel modèle d’agriculture veut on ? , c’est ça la question. Pour l’intant les OGM sont dévelorppés pour l’agro -industrie qui on le sait bien va resoudre la crise alimentaire ..... Le jour ou ce sera différent on en reparlera.

            • Tyrian
              Tyrian répond à Éric Perrin
              Informaticien
              • Posté à 18h57 le 28/01/2009
              • Internaute 61861
                Informaticien

              Je n’ai jamais dit que les capacités potentielles des OGM justifiaient les usages qu’en fait Monsanto. Contrairement à beaucoup ici, je fait le distinguo entre la branche générale d’une recherche et ses usages en pratiques. Chaque usage est différent. Certains seront positifs, d’autres négatifs. Un scalpel peut tuer, mais il sert bien souvent à sauver des vies. Alors oui, les variantes de Monsanto sont des immondes saloperies particulièrement dangereuses. Comme certaines nanotechnologie donneront probablement des résultats désastreux si utilisé de manière inconsciente... et ils seront. Mais ce n’est pas la technologie qui est en cause. Ce sont et se seront des hommes.

              Pour les OGM au sujet de la sécheresse : Lien (un exemple).

              Pour le modèle d’agriculture, ce n’est pas la question. La question est combien d’humains peuvent vivre confortablement sur notre planète pendant une très longue durée. La réponse est clairement : un nombre largement inférieur au nombre actuel.

              • Éric  Perrin
                Éric Perrin répond à Tyrian
                Ginkonaute
                • Posté à 19h16 le 28/01/2009
                • Internaute 51185
                  Ginkonaute

                Pour les OGM au sujet de la sécheresse : j’ai raison y’en a pas encore. Pour le reste on est globalement du meme avis. Pour le modèle agricole je parle est celui de monsento et consort ......Pour le reste, vive la science ! ( je suis un grand fan)

              • Shevek
                Shevek répond à Tyrian
                petit jedi bondissant
                • Posté à 10h25 le 29/01/2009
                • Internaute 54224
                  petit jedi bondissant

                Je cite « Pour le modèle d’agriculture, ce n’est pas la question. La question est combien d’humains peuvent vivre confortablement sur notre planète pendant une très longue durée. La réponse est clairement : un nombre largement inférieur au nombre actuel. » Voila un commentaire bien dangereux, que proposez-vous, M Malthus ? Une suppression du surplus humain ? Le problème avec la posture de scientifique, c’est que dès qu’elle se mêle d’autre chose, ça fait tout de suite peur, par ailleurs, il y a dans cette assertion une imposture énorme : d’une part, le confort dont vous parlez, s’agit-il du vôtre, de celui d’un Etatsunien, de celui d’un éleveur Mongol ? S’il s’agit de celui d’un Mongol, on peut tous vivre confortablement. Second point, comme le niveau de « confort » détermine l’impact écologique, ceux dont le confort est le plus élevé sont bel et bien ceux qui constituent le danger pour notre espèce... soyez aussi exigeant pour tous vos raisonnements, ça évitera les bévues...

                • Tyrian
                  Tyrian répond à Shevek
                  Informaticien
                  • Posté à 14h37 le 29/01/2009
                  • Internaute 61861
                    Informaticien

                  Ce que je propose ? Pas grand-chose, tout va se régler par sois-même, par un immonde carnage composé de milliards de cadavres au cours de ce siècle. On y arrive petit à petit. Pour la méthode, un petit mélange de guerre pour les ressources, de famines et d’épidémies, avec crises climatiques etc.

                  En quoi ce que je dis est une imposture ? Votre éleveur Mongol n’a pas un style de vie compatible avec 7 milliards de personnes. Avec son style de vie, la population humaine tomberait à quelques millions. On ne pourrait pas produire assez de nourriture. Pour fournir de la nourriture à 7 milliards de personnes, on est obligé de progressivement épuisé les sols et nos réserves d’eau. On ne pourra pas maintenir ce rythme éternellement. Dans vôtre raisonnement, vous ne voyez qu’un instant T actuel. Il est des plus limité.

                  Pour finir, si votre rêve de civilisation est une société où l’on recule de 1000 ans technologiquement et en terme de conforts, allez rejoindre vos mongols. Je ne vois pas quel est l’intérêt de faire vivre 7 milliards de personnes comme des esclaves, pauvrement et sans confort (quasiment la situation actuelle au final, nous faisons parti d’une minorité bien lotie) alors que nous pourrions vivre à quelques dizaines de millions avec un confort maximum. Continuer à favoriser une civilisation avec des milliards d’individus, c’est promouvoir une civilisation qui se nourrit de milliards d’esclaves pour une petite minorité de gens très riche (et le petit paquet d’intermédiaires dont nous faisons partie).

          • Éric  Perrin
            Éric Perrin répond à Tyrian
            Ginkonaute
            • Posté à 18h45 le 28/01/2009
            • Internaute 51185
              Ginkonaute

            Mais bien sur, vive la recherche sous toutes ces formes ! dire le contraire serait débile.....Pour le reste : « Certaines variétées ont également été développées pour une plus grande résistance à la sécheresse », depuis quand, hier ? , lesquelles ? . « Des médicaments peuvent être produits par les OGM », parfait mais ça ne justifie pas le reste ! Quel modèle d’agriculture veut on ? , c’est ça la question. Pour l’intant les OGM sont dévelorppés pour l’agro -industrie qui on le sait bien va resoudre la crise alimentaire ..... Le jour ou ce sera différent on en reparlera.

            • Melinster
              Melinster répond à Éric Perrin
              Pédant galvanisé
              • Posté à 20h37 le 28/01/2009
              • Internaute 61559
                Pédant galvanisé

              Donc, si je vous ai bien suivis, vous ne faites pas de distinction entre recherche, politique agricole, et capitalisme. C’est grave.

          • Moundy
            Moundy répond à Tyrian
            • Posté à 11h37 le 29/01/2009
            • Internaute 40055

            Je crois que vous vous trompez lourdement. Comparer le croisement et la modification génétique c’est totalement absurde. Cela revient à comparer le croisement de deux races de chiens et le croisement entre un chien et un éléphant. J’ai fais de la génétique et je peux vous dire que le bombardement d’un gène au beau milieu d’un génome de manière aléatoire ne conduit pas à A+B. La démonstration est trop longue mais je vous conseille d’aller voir comment on fabrique un OGM.

          • Moundy
            Moundy répond à Tyrian
            • Posté à 14h46 le 29/01/2009
            • Internaute 40055

            C’est bien ce que je pensais, vos arguments ne tiennent pas la route. D’abord car les OGM résistants aux sècheresses n’existent pas, vous confondez croisement et modification du génétique, car vous confondez culture in vitro (fermenteurs à médicaments) et culture in vivo.
            Donc, personne n’a encore apporté un exemple concret et durable du bienfait des OGM destiné à l’agro-alimentaire.

        10 autres commentaires
    • Seinjytouche
      Seinjytouche répond à Éric Perrin
      Monde
      • Posté à 11h27 le 28/01/2009
      • Internaute 67464
        Monde

      Bonjour,

      A l’attention de ceux qui souhaitent s’informer sur les risques des nanosciences, sur l’état de développement des nanostechnologies je signale ce site :

      Lien

      Ce site, tenu par des Grenoblois, publie de très nombreux articles sur le dossier des nanosciences & nanostechnologies.
      Leur position, bien qu’en apparence très opposée aux nanosciences & nanostechnologies, consiste en fait et surtout à attirer notre attention sur leurs risques sanitaires et environnementaux avérés et sur le peu de moyens mis à disposition pour la recherche préventive.

      Je vous recommande également la lecture du rapport comis par le COMETS (comité d’éthique du CNRS) « AVIS - ENJEUX ETHIQUES DES NANOSCIENCES ET NANOTECHNOLOGIES
      (rendu le 12 octobre 2006) » dont on peut être supris qu’il ait disparu du site du CNRS mais que vous trouverez tout de même sur internet.
      Extrait de ce rapport :
      « La précaution s’impose plus encore que les stratégies classiques de prévention des risques, dans la mesure où les nanotechnologies, comme nous l’avons vu, sont un pari sur l’imprévu et sur l’émergence de propriétés nouvelles, inédites, inimaginables. Les incertitudes ne sont donc pas un effet marginal ou secondaire mais font partie intégrante de la recherche. Que faire face aux possibles incertains ? Comment gérer ce que l’on ignore ? On peut dans ce domaine difficilement mettre en œuvre l’approche, désormais classique en Europe, qui vise à proportionner les mesures, en pesant bénéfices et dommages. Pour explorer les futurs possibles mais incertains, la simulation et même la fiction sont nos seules ressources. Les
      scientifiques doivent donc désormais compter avec des scénarios futuristes, et les prendre au sérieux, au lieu de les discréditer. Sur ce point, le débat peut et doit s’ouvrir avec le public, pour un examen raisonné et une évaluation comparative des scénarios.
      A cet égard, le regroupement d’un ensemble disparate de recherches sous le terme générique de “nanotechnologies” – qui fonctionne si bien pour attirer des fonds et financer les recherches – pourrait devenir un piège. Car les incertitudes et angoisses qui concernent un domaine particulier sont susceptibles de “contaminer” d’autres domaines, entraînant ainsi une condamnation globale et sans discrimination. Plus sérieux encore, le programme de convergence entre “nano”, “bio”, “info”, et les sciences cognitives (NBIC), qui promet l’avènement d’une nouvelle ère technologique, avec des humains “ augmentés ” ou dopés, pourrait bien freiner l’essor des nanotechnologies, tant il défie toute prudence. »

      Tout le rapport est vraiment intéressant et très instructif.

    • vinsang
      vinsang répond à Éric Perrin
      électronicologue
      • Posté à 19h48 le 28/01/2009
      • Internaute 61710
        électronicologue

      il est vrai qu’il faut se méfier des nouvelles technologies, principalement en vue de l’utilisation qu’on en fait, les gens avaient ce genre de réaction au début de l’électricité ou du n’importe qu’elles choses qui changent leurs quotidien.
      Le problème pour moi, c’est que les nouvelles technologies sont investie par des compagnies qui cherche à faire de l’argent,il faut bien comprendre que la rentabilité est l’ennemi de l’écologie.
      après il faut faire plus ou moins confiance au scientifiques...

  • tlaloc
    tlaloc
    Retraité
    • Posté à 18h27 le 27/01/2009
    • Internaute 47359
      Retraité

    Comme d’habitude on va trop vite de la recherche à la commercialisation. Un procés dans 15 ans ?

    • rino le chamo
      rino le chamo répond à tlaloc
      • Posté à 00h18 le 28/01/2009
      • Internaute 38685

      Bonsoir,
      je suis d’accord avec vous sur les risques potentiels et l’importance du principe de précaution sur ce genre d’avancées technologiques.
      Mais attention, un enjeux important de la science met en oeuvre des nanotechnologies, c’est pour cela que je suis pour toutes les expérimentations en labo (zones confinées). Il faut toutefois se méfier et controler (si les gouvernements des différents pays le permettent) leurs utilisations...
      je pense particulièrement aux enduits autonettoyants sur les batiments ( nanoparticules de TiO2 formulées avec les peintures)

  • Melinster
    Melinster
    Pédant galvanisé
    • Posté à 21h51 le 27/01/2009
    • Internaute 61559
      Pédant galvanisé

    L’important c’est que les gens, et surtout, SURTOUT les médias fassent bien la part des choses entre les nano« particules », les nano« technologies », la recherche, l’expérimentation, et l’utilisation commerciale. Pas de miracle, il faut se documenter ...

    Ce débat étant encore jeune même à l’échelle mondiale, cela permettra d’éviter d’entendre et de voir autant d’âneries que dans le débat sur les OGM, et donc de se diriger vers l’essentiel dans un débat efficace.

  • Servais-Jean
    • Posté à 22h06 le 27/01/2009
    • Internaute 4591
      43

    Vous abordez la partie toxique de la nano-technologie et c’est trés bien mais ce n’est que l’une des faces des problèmes soulevés par ces petites bêtes.
    Je pense aux applications plus élaborées qui en découleront obligatoirement, que ce soit en médecine où on nous annonce un nano-robot capable d’effectuer de la nano-chirurgie a but plus ou moins avouable, ou aux applications plus vicieuses qui permettront de « marquer » à son insu un individu pour pouvoir le suivre à la trace.

    • Damien Jayat
      Damien Jayat répond à Servais-Jean
      Médiateur scientifique
      • Posté à 22h23 le 27/01/2009
      • Internaute 20409
        Médiateur scientifique

      N’exagérez pas non plus ! Dans mon article précédent j’expliquais tout le bien qu’on pouvait espérer des nanos, j’en ai pris plein la g.... car je ne faisais pas état de leur côté sombre.
      Cette fois j’en parle, et vous me dites que je n’en dis pas assez de bien ? Z’avez qu’à lire les deux articles, tiens !

      • Servais-Jean
        Servais-Jean répond à Damien Jayat
        43
        • Posté à 04h06 le 28/01/2009
        • Internaute 4591
          43

        J’ai écrit que ce que vous avez dit est trés bien et je persiste, j’essayai simplement d’élargir l’horizon de ceux qui n’avaient pas lu votre prcédent article.
        Et je n’y vois pas d’exagération.

    • Duncan
      Duncan répond à Servais-Jean
      • Posté à 22h33 le 27/01/2009
      • Internaute 981

      Non les nano-robots ne sont clairement pas le problème. A l’heure actuelle et pour très très longtemps (voir définitivement), ils resteront un objet de science fiction.
      Le problème principal est bien la toxicité éventuelle de ces particules dans les objets de consommation courante.

      • sup. à la demande du riverain 24.09.09
        • Posté à 12h30 le 28/01/2009
        • Internaute 30981

        Non, certains scientifiques américains sont très prêts d’aboutir à un nano robot sous la forme d’un véhicule monté sur roues. reste à faire tenir les roues...
        Lien

         
        • Duncan
          • Posté à 19h56 le 28/01/2009
          • Internaute 981

          Pas du tout je maintiens ce que je dis.
          Il y a un monde entre les annonces et la réalité de la recherche. Votre article ne fait que dénombrer les spéculations.

          Il y a un gigantesque fossé entre savoir donner un mouvement de rotation à une molécule grâce à un microscope à effet tunnel par exemple ici (Lien ) et fabriquer un robot, c’est à dire une entité autonome énergétiquement capable d’un minimum de décision.
          Pour faire un robot il faut un système de déplacement, un système d’alimentation, des capteurs et un centre de traitement des données. Il faut bien sûr pouvoir connecter tout ça, protéger ces élements des agressions extérieures pour préserver l’intégrité de cette machine et enfin si l’on souhaite en faire commerce, trouver un moyen de produire de telles machines.

          Je le repète on en est loin, très loin.
          Niveau capteur on découvre à peine comment faire des antennes de réception avec des nanotubes de carbone, pas encore d’émission.
          Pour la propulsion, on arrive à faire tourner une molécule : la rotaxane sous la pointe d’un STM (voir le lien ci dessus). Le précédent article de Damien montrait également une autre tentative de moteur moléculaire. Pour ce cas précis que je connais bien, on arrive à construire un petit bout du moteur qui se détruit au bout de quelques utilisations seulement
          L’alimentation est pour le moment hors de portée. Je ne parle même pas d’un système de traitement des données.

          Donc non, mille fois non, les robots à l’échelle nanométrique ne sont absolument pas prêt d’aboutir.
          En se perdant dans des craintes infondées, on perd de vue les vrais problèmes actuels qui sont de toute autre nature.

        1 autres commentaires
  • Clem
    Clem
    Bobo sous nicotine.
    • Posté à 22h29 le 27/01/2009
    • Internaute 3295
      Bobo sous nicotine.

    Ne devrait on pas vulgariser la nanotechnologie pour en connaitre toutes les catégories pour les adopter ou les refuser une à une ?
    Les NTC, que je découvre aujourd’hui (et j’en remercie Damien Jayat) seraient dangereux, soit. Ils seraient à bannir, soit.
    mais les critiques des nanotechnologies ont ils peur du Gore-Tex ? Pourtant les qualités respirantes d’un tissu ne proviennent que des reliefs nanométriques des fibres.
    le terme de nanotechnologie est devenu soit un paravent pour masquer des horreurs soit un épouvantail pour effrayer de progrès.
    Dans les deux cas, cela ne veut dire que « technologie du tout petit »

    faisons sauter ce mot qui ne dit rien et renseignons nous sur tout ce que ça comprend

  • Marx_attracts
    Marx_attracts
    Intermittent de la recherche
    • Posté à 03h07 le 28/01/2009
    • Internaute 67086
      Intermittent de la recherche

    A propos de l’article, il faudrait préciser que les exemples d’utilisation de nanotubes dans l’industrie sont « moyennement » nanotechnologiques. On utilise beaucoup de nanofils à la fois, pour les propriétés qu’ils ont en tant que « paquets de nanotubes » (propriétés mécaniques bien souvent).

    L’utilisation de nanofils uniques pour leur propriétés individuelles est beaucoup plus prometteuse mais ne sera possible qu’à bien plus long terme.

    Ceci dit, les utiliser en paquets, ce n’écarte pas du tout le danger évoqué dans l’article. On trouve des nanotubes dans l’industrie parce que leur intégration dans les procédés de fabrication devient abordable. Les problèmes peuvent intervenir à ce moment là : pour que cela devienne abordable, on prend des raccourcis, notamment du point de vue de la sécurité, avec des ouvriers peu qualifiés, peu sensibilisés, peu de contrôle, et dans des pays en développement par exemple.

  • unjourpeutetre
    unjourpeutetre
    salarié
    • Posté à 11h11 le 28/01/2009
    • Internaute 66846
      salarié

    Je propose l’instauration d’un systeme obligatoire :

    que ceux qui defendent l’utilisation de nouveaux produits dont on ne connait pas les effets sur l’homme soient enfermés dans un sas etanche et commencent par en manger pendant un an, en roti, en sauce, en brochettes, en daube, en petit fours, en gateaux etc...

    si au bout d’un an le cobaye volontaire est toujours vivant et que les tests medicaux sont concluants... là seulement, on autorise !

  • Humain
    • Posté à 13h42 le 28/01/2009
    • Internaute 21387

    Ces technologies, comme beaucoup de nouvelles technos ne sont souvent pas testée en environnement « grandeur nature »…
    Simplement parce que le moteur de ces technologies n’est rien d’autre que le profit à court terme.
    (Un exemple en est la « vache folle »… Une idée non réellement testée en « grandeur réelle ».

    Par ailleurs nous savons que si l’amiante a été déclarée nocive, c’est sprès que l’on ait mis au piont des solutions de remplacement… Mais qu’en était-il de la silicose ou maladie des mineurs de charbon ,)

    Par ailleurs nous luttons contre l’effet de serre et les emissions de CO2, c’est bien, certes.

    Mais savons nous que depuis quelques années c’est la charbon qui est redevenu la source principale d’énergeie dans le monde pour la production d’électricité ?

    Par ailleurs, les nouvelles technologies sont avides de nouveaux matériaux, comme le Coltan qui entre dans le fabrication de téléphone, Ipod et autres portables.
    Mais savons nous quel en est le coût en termes de vies humaines et d’exploitation de la misère.

    Lorsque nous achetons un nouveau produit, ici dans notre monde occidental, nous posons nous la question de savoir quel est le coût, en vies humaines, exploitation, et émission de CO2 de ces produits ?

    Je ne le pense pas.
    C’est dommage.

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