En pleine culture

Chaque semaine, une chronique sur l'économie de la culture par Françoise Benhamou, professeur d'économie à Paris-13.

Alain, Edwy et Jean-Marie sont dans un bateau. Qui tombe à l'eau ?

Françoise Benhamou
Professeur d'économie à Paris-XIII
Publié le 21/02/2009 à 19h38

C’était en 2003. Pierre Péan et Philippe Cohen venaient de publier « La Face cachée du Monde ». Quelques temps après cette publication qui fit grand bruit, on voyait côte à côte, à la télévision, Alain Minc, alors président du conseil de surveillance et de la Société des lecteurs du Monde, Edwy Plenel, directeur de la rédaction du quotidien, et Jean-Marie Colombani, président du directoire du groupe Le Monde. Tous trois tentaient de répondre aux allégations qui figuraient dans le livre.

Il est intéressant de suivre les trois itinéraires qu’Alain Minc, Edwy Plenel et Jean-Marie Colombani ont respectivement empruntés. Edwy Plenel ? Il fonde et dirige depuis mars 2008 Mediapart, journal payant d’information accessible sur Internet. Jean-Marie Colombani quitte Le Monde en juillet 2007. Il vient d’ouvrir un site de presse en ligne gratuit, intitulé Slate, sur le modèle du Slate américain. Quant à Alain Minc, certes pour toute petite partie de son temps, il participe à un journal papier gratuit, Direct Soir, comme éditorialiste.

Trois choix stratégiques sur la presse : le journal en ligne payant, le journal en ligne gratuit, la presse papier gratuite. Trois choix qui questionnent l’avenir d’une activité qui peine à retrouver ses marques, celle de la vieille presse papier, payante, que l’on trouve au kiosque du coin, ou du moins à ce qu’il en reste. La presse est en effet à la peine : le chiffre d’affaires de la presse quotidienne nationale est à peine égal à celui de 1990. Il diminue depuis huit années consécutives.

La presse papier payante est concurrencée de tous côtés. Face aux effets de la crise et à la réduction du volume des investissements publicitaires, qu’il faut partager avec d’autres médias, on voit bien le caractère stratégique de la réflexion sur les différentes formes de presse. Nul ne connaît le modèle qui triomphera, et peut-être verra-t-on durablement coexister -plus ou moins pacifiquement- l’ancien modèle de la presse papier, et les trois nouveaux modèles de la presse papier gratuite et de la presse internet -gratuite ou payante.

On peut s’interroger sur le bien-fondé de cette remarque de Bruno Frappat, qui présidait le pôle consacré à l’avenir des métiers du journalisme lors des Etats généraux de la presse, et qui écrit dans Le livre vert rédigé en conclusion de ces Etats généraux :

« Peu importe, au fond, le débat sur les “supports” : papier ou pas (cela restera sans doute longtemps une question de goût, ou d’habitude…), la presse écrite aura à être écrite. »

Je ne paye pas ce journal que je contribue à produire

Certes, l’écrit demeure, mais le support n’est pas neutre, il change le style du journaliste et le mode de lecture. Parce qu’elle va de pair avec de nouveaux modèles économiques dans lesquels le nombre des journalistes est parfois très réduit, la migration du payant vers le gratuit et d’un support vers un autre transforme le travail d’investigation et d’analyse que le journaliste peut fournir. Sur certains sites, ce travail est partagé avec les lecteurs devenus reporters et journalistes amateurs au service de médias professionnels. Les rôles en viennent à se confondre entre le travail du lecteur et celui du journaliste.

Ce qui est passionnant, c’est cette capacité de la presse virtuelle à faire émerger un dialogue et une sorte de coproduction du média avec son audience. Certes, le courrier des lecteurs ne date pas d’aujourd’hui, mais l’interactivité s’est amplifiée au point de devenir un modèle auquel il est difficile d’échapper. Ce modèle appelle la gratuité : je ne paye pas ce journal que je contribue à produire.

Des trois modèles qui se trouvent sur un bateau, voguant au gré des bourrasques conjoncturelles et du gros temps qui caractérise structurellement la presse, il semble ainsi que celui qui risque de tomber le plus vite à l’eau est le modèle payant. Celui qui oppose radicalement l’acheteur et le journal, en deux rôles séparés, alors que l’hybridation entre les fonctions n’est à présent plus à démontrer.

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  • C. Creseveur
    C. Creseveur
    D'actualité, de dessin surtout
    • Posté à 20h00 le 21/02/2009
    • Internaute 7715
      D'actualité, de dessin surtout

    Pour la trajectoire de Minc c’est un peu limite de le réduire à « éditorialiste dans un gratuit ».
    Mais il est exact de le rapprocher du plan loose, car comme toujours depuis De Benedetti qu’il avait presque ruiné, MInc est un vrai tocard des affaires.
    Ce qui ne l’empêche pas de continuer à sévir et à donner ses junk conseils jusqu’à l’Elysée, puisque Sarkozy en est friand. C’est ainsi grâce à l’un de ses junk conseils que France Television a perdu sa pub après 20h et la moitié de son budget, et que TF1 a qui ça devait profiter vient de prendre le bouillon en bourse !
    Minc c’est le Attila de la finance.
    S’il devenait ministre de l’économie et des finances la France serait en faillite dans les deux ans !
    A se demander d’ailleurs si l’endettement massif dans lequel Sarkozy nous plonge ne serait pas secrètement signé ?

  • C. Creseveur
    C. Creseveur
    D'actualité, de dessin surtout
    • Posté à 20h09 le 21/02/2009
    • Internaute 7715
      D'actualité, de dessin surtout

    NB. Je remarque que vous dispensez vos chroniques un peu partout, mais je remarque aussi que vous répondez assez peu aux posts quand paradoxalement vous vantez « cette capacité de la presse virtuelle à faire émerger un dialogue et une sorte de coproduction du média avec son audience ».

    • mick69
      mick69 répond à C. Creseveur
      • Posté à 10h55 le 22/02/2009
      • Internaute 2907

      Je pense que l’auteur de ce blog ne répond pas car en tant qu’économiste, elle n’est pas dans le trip de bosser gratuitement !

      Au contraire, comme de plus en plus d’éditorialistes, elle vend la même chronique à 2 medias : France Culture puis Rue89

      • Yann Guégan
        Yann Guégan répond à mick69
        Avec les doigts http://bit.ly/ (...) Rue89
        • Posté à 19h40 le 23/02/2009
          éditeur
        • Journaliste 1836
          Avec les doigts http://bit.ly/ (...)

        Précision : en tant que blogueuse sur Rue89, Françoise Benhamou n’est pas rémunérée. Nous encourageons tous les contributeurs de Rue89 à réagir avec Rue89, mais ces derniers sont libres de le faire ou non, selon leur disponibilité et leur goût pour ce type d’échanges.

  • egide
    egide
    Littéral
    • Posté à 20h23 le 21/02/2009
    • Internaute 45067
      Littéral

    Je ne crois pas qu’il soit temps d’enterrer un modèle d’information payante en ligne.

    L’un des problèmes qui est posé à toutes les entreprises de presse, c’est la valeur du contenu.

    Il ne tient pas de la qualité d’écriture, il ne tient pas non plus de la figure du journaliste, on ne peut le déduire des demandes supposée des lecteurs.

    Il viendra d’une qualité de l’information délivrée supérieure à ce qu’elle est pour le moment.

    Il est temps que les directions des entreprises de presse réalisent qu’ils sont à la tête d’une entreprise et qu’il doit vendre de l’information.

    S’il vendent ce qui constitue le cœur de leur métier, les recettes
    de la publicité feront le gras qui justifie le pari de l’investisseur.

    L’interactivité avec les lecteurs maintient la tension entre l’offre de contenu et la satisfaction réellement ressentie d’apprendre quelque chose de nouveau.

    Et si les entreprises historiques de la presse n’améliore pas le contenu d’elles- mêmes, des nouveaux venus le feront, qui rafleront la mise !

    Un très sale temps se profile pour les politiciens !

    Le gouvernement, avec, sans doute, ses très gros clients, l’a bien compris qui propose de circonvenir la presse par des subventions supplémentaires.

  • sup. à la demande du riverain 29 juin
    • Posté à 20h34 le 21/02/2009
    • Internaute 58127
      bye bye ...

    Article intéressant même si j’ai quelques points de désaccord.
    Le support ne change pas le style du journaliste. Celui-ci conserve ses anciens (mauvais) réflexes. L’état actuel de la presse papier n’est pas seulement du aux actionnaires ou au manque de pub. Il est aussi le fait de la dérive du traitement de l’info pour coller aux manières de la TV (y compris se regarder le nombril). Cette dérive se retrouve sur le net et reprend l’info spectacle, le people et faits divers.

    Il n’existe pas de réel dialogue pas plus que d’interactivité ou de coproduction.
    Donner un avis ne change pas le contenu (l’orientation) d’un site ni la manière (l’angle) d’aborder un sujet. Le journaliste choisit (et trie les sujets qui lui sont soumis), au lecteur de s’accrocher ou d’abandonner : la presse papier en sait quelque chose, beaucoup de lecteurs sont partis chercher ailleurs… ce qu’ils font aussi sur le net où l’offre est beaucoup plus large (mondiale). Même si l’on se contente de la presse francophone la presse française ne fait plus le poids (papier ou net).

    En fait c’est cette multiplicité de sources qui fait l’intérêt de la presse sur le net. Le lecteur remplace en ce sens le journaliste en recoupant et en confrontant les sources.

  • UsagerPs54
    • Posté à 20h24 le 21/02/2009
    • Internaute 10548

    Il me semble qu’une bonne information ne peut pas être gratuite.
    La gratuitée n’est qu’apparence, elle se paie au prix de l’indépendance, donc de la complaisance donc un peu d’intox.
    Les « donneur d’info » sans pub ont parfois des allures un peu vieillote(comme le Canard) pas de couleur etc..
    Mais que recherche le lecteur ?
    Ensuite, le support, le mode de diffusion est affaire de technologie.

  • sashimi
    sashimi
    poisson cru
    • Posté à 20h26 le 21/02/2009
    • Internaute 70949
      poisson cru

    « Les rôles en viennent à se confondre entre le travail du lecteur et celui du journaliste. “

    La confusion n’est pas encore totale lorsqu’on lit certaines contributions.

    ‘les lecteurs devenus reporters et journalistes’

    Le prix Pulitzer pour l’auteur du premier commentaire ?

  • Elisée
    Elisée
    Who knows
    • Posté à 21h34 le 21/02/2009
    • Internaute 46765
      Who knows

    C’est un peu étrange de mettre Alain Minc/Direct Soir sur le même plan que Slate.fr ou que Mediapart. D’un coté, on a un homme d’affaire qui n’a cessé de monnayer l’influence qu’il faisait mine d’avoir au sein du Monde et qui aujourd’hui dispose d’une tribune dans la feuille dont se sert un industriel (Vincent Bolloré) pour faire plaisir à ses clients (Omar Bongo & co) ; de l’autre, on a deux projets que l’on peut critiquer mais qui sont réellement des projets journalistiques. Rien à voir donc.

    Pour le reste, je ne vois pas de modèle pur : Slate va monnayer ses services à Orange et sûrement à d’autres, Mediapart est en bonne partie de consultation gratuite (toute la partie club), Bakchich mêle aussi les deux, Arrêt sur images propose de contenu d’utilité publique gratuits à coté de ses émissions payantes, Rue89 a recours à la charité publique avec son récent mur. Bref, tout cela est un peu plus complexe que ce que vous décrivez.

    La coproduction lecteurs/journalistes alors ? « Je ne paye pas ce journal que je contribue à produire »... Mais qui dispose d’un blog sur Rue89 ? Quelle proportion d’abonnés produisent effectivement des articles sur Mediapart ? Et combien de chroniqueurs non appointés sur Slate ? La doxa participative relève largement du fantasme sur les sites d’information française. Et ce qui n’est « plus à démontrer » selon vous (l’hybridation des fonctions), me semble bien devoir l’être.

    Dernière chose : vous écrivez « Nul ne connaît le modèle qui triomphera ». Et pourtant vous concluez que vous le connaissez : « celui qui risque de tomber le plus vite à l’eau est le modèle payant ». Pourtant :
    - les chiffres cités ici Lien par Mediapart invalident vtre analyse,
    - les echos.fr annoncent 93.000 abonnés s’acquittant de 6 à 15 euros par mois,
    - le site du Wall Street Journal a vu le nombre de ses abonnés payants augmenter de 7% en 2008,
    - le directeur du général du New York Times envisage très sérieusement de faire payer les internautes.
    Et ce ne sont là que les exemples qui me viennent sous les doigts.

    Aujourd’hui, l’évidence du gratuit a pour le moins du plomb dans l’aile. Au point que les débats ne portent plus, dans la presse spécialisée, sur la question « gratuit ou payant », mais « payant à la pièce ou payant au forfait » (Lien).

  • Etoile polaire
    Etoile polaire
    Bipolaire
    • Posté à 21h39 le 21/02/2009
    • Internaute 57421
      Bipolaire

    (...) « il semble ainsi que celui qui risque de tomber le plus vite à l’eau est le modèle payant. »

    Eh bien rien n’est moins sûr, et je crois même qu’à long terme c’est ce modèle-là qui tiendra le plus longtemps. En fait tout dépendra de la qualité du contenu, et sur le long terme, ce pari-là sera gagnant. Sans compter que certains lecteurs exigeants, anciens grands lecteurs de presse écrite, cherchent avant tout des analyses fondées sur des bases journalistiques respectant l’éthique du métier (vérification des sources avant propagation etc), sans parler du style, de la richesse du vocabulaire, et de temps en temps, cela ne fait pas de mal : de l’expertise. Certains lecteurs aiment aussi se retrouver (je pense à Mediapart qui a trouvé son lectorat et l’augmentera). Payer son journal fut-il virtuel engage le lecteur, plus volontiers je crois que n’importe quel journal (papier) gratuit. Par contre, pour ce qui est de Rue 89, je crois à son succès à long terme parce que sa formule est unique, plein de défauts certes, mais bourrée de qualités grâce à certains de ses journalistes mais surtout à ses lecteurs bouillonnants ! ! ;)

  • Elisée
    Elisée
    Who knows
    • Posté à 22h10 le 21/02/2009
    • Internaute 46765
      Who knows

    Une rapide recherche montre que Jean-Marie Colombani ne participe pas à Slate.fr : deux articles depuis le lancement (Lien), aucune mention dans le flux RSS (qui ne mentionne qu’Eric Leser, Johan Huffnagel, Charlotte Pudlowski, Cécile Dehesdin et Quentin Girard. Avec ça, vous avez l’ours complet).
    Mais alors, pourquoi accoler son nom à ce projet ? Pour disposer d’une vitrine respectable et d’une image de marque au service des nombreuses activités de lobbying de JMC Conseil, comme le montre cet article Lien

    • padiran
      padiran répond à Elisée
      Chroniqueur Grolandais
      • Posté à 22h46 le 21/02/2009
      • Internaute 5159
        Chroniqueur Grolandais

      Co fondateurs de slate.fr
      Jean-Marie Colombani, ex-patron du groupe Le Monde. Pour cela, il se s’est entouré de Eric Leser (ancien correspondant du Monde à New York), Eric Le Boucher (Enjeux Les Echos), Jacques Attali et Johan Hufnagel (ancien rédacteur en chef du site 20 minutes) »

      Toutes ces personnalités, participent financièrement au lancement de slate mais n’apportent pas forcément leur plume au quotidien

  • Utilisateur désinscrit à sa demande
    • Posté à 22h24 le 21/02/2009
    • Internaute 70482
      nc

    C’est aller un peu vite en besogne, de parler de ’coproduction du média’, Françoise...

    Pour l’heure, un journal tel que rue89 est encore un machin hybride : les journalistes et les blogueurs sont deux entités bien séparées, même si la devise est « L’Info à trois voix ». Ce n’est que très partiellement vrai : quelques blogueurs publient en effet sporadiquement quelques billets, mais sinon, c’est les journalistes en haut, et les blogueurs en dessous.

    Alors oui, je comprends bien : c’est vous qui menez la barque et c’est normal... sauf qu’il se passe des tas de choses intéressantes dans les soutes, au point que la plupart des lecteurs filent droit aux commentaires dès l’article lu. C’est qu’un forum, c’est populaire. Très ; parfois plus que l’article lui-même... À la limite, les forum se suffit presque à lui-même : vous pourriez vous contenter dans certains cas d’écrire uniquement le titre et le sujet, qu’il y aurait dix mille lecteurs et trois cent commentaires. J’exagère à peine : -)

    Dans les soutes, il y a de grandes plumes, des comiques tordants, des poètes fabuleux, des conteurs-nés, d’authentiques philosophes, des analystes pointus... une foule de talents. D’ailleurs le public ne s’y trompe pas : la Rue doit une belle part de son succès à son forum, où une sacrée bande s’en donne à cœur-joie, au point que ça se sait vraiment, un peu partout.

    Mais il n’existe pourtant qu’une frêle passerelle entre nous ; c’est une faiblesse.

    • jac le rat
      • Posté à 22h55 le 21/02/2009
      • Internaute 29819
        aventurier

      oui, Cyp,
      dans les soutes !
      toutes pleines de tous ces gens !
      ça bouillonne, ça excite,
      ça vit...
      de plein de vérités et de conneries toutes brutes !
      ça dépasse tous les formatages
      qui nous ont tant pris pour des cons !

      L’élégance du journaliste, ici...
      qui ouvre la porte à toutes ces voix,
      pour s’en prendre en plus
      plein dans la gueule !
      pas mal.....................................

    • Camille
      • Posté à 02h26 le 22/02/2009
      • Internaute 48427
        Mauvais genre

      Sporadiquement... c’est bien la peine que j’y passe mes nuits tiens !

      • Utilisateur désinscrit à sa demande
        • Posté à 12h04 le 22/02/2009
        • Internaute 70482
          nc

        Tu te plains de tes nuits, Camille ?

        Sois sporadique : c’est moins épuisant que l’acharnement sexuel lubrique que tu infliges à tes parties honteuses à un rythme lapinesque.

        La sporadicité, c’est la santé !

    • dulconte
      dulconte répond à Utilisateur désinscrit à sa demande
      Mordu par un fachogarou
      • Posté à 06h29 le 22/02/2009
      • Internaute 250
        Mordu par un fachogarou

      Parfois même il m’arrive de lire les commentaires et pas l’article.

    • C. Creseveur
      C. Creseveur répond à Utilisateur désinscrit à sa demande
      D'actualité, de dessin surtout
      • Posté à 17h43 le 22/02/2009
      • Internaute 7715
        D'actualité, de dessin surtout

      Bien d’accord Cyp. Il m’arrive aussi fréquemment d’aller aux commentaires en survolant à peine l’article, un peu comme si je filais direct au salon sans dire bonjour. C’est pas très poli, mais c’est là où il y a de la vie.
      Il ne faut toutefois pas faire de généralisation : la plupart des journalistes ici se donnent la peine de répondre aux posts, donc de faire vivre ces « passerelles ». Mais il y en a quelques uns qui te balancent leur article , à l’ancienne, comme s’ils étaient les détenteurs d’une analyse unique et que leur mission serait de nous la révéler impérativement.
      Ceux là n’ont rien compris à l’intérêt de l’infoweb, même quand ils nous flattent à coup de « coproduction ».

  • Adéménagé le 3 janvier 2011
    • Posté à 22h41 le 21/02/2009
    • Internaute 29846
      menuisier

    « Ce qui est passionnant, c’est cette capacité de la presse virtuelle “

    Ce qui est drole est que vous confondiez le média et ce qui est véhiculé par lui.

    La ‘presse virtuelle’ n’est ‘virtuelle’ que par son support.
    Par ailleurs, les infos, l’angle, le discours, les options et les partis pris ne sont pas plus virtuels que sur support papier par exemple.

    Ce qui est ‘passionant’...

    Vous confondez nouvelle technologie et progrès, mais passons.

    ‘Coproduction du média’.
    JF Coppé dit la même chose à propos de la ‘coproduction législative’.
    Qu’est ce que cela recouvre concrêtement, mis à part les émanations d’un plan média ?
    Rien.

    ‘l’interactivité s’est amplifiée au point de devenir un modèle auquel il est difficile d’échapper.’
    Une assertion définitive, assénée comme une évidence..
    En quoi, s’il vous plait, un long texte argumenté, charpenté à l’ancienne, devrait-il se retrouver être ringardisé par rapport à une ‘interactivité’ supposée supérieure ?
    N’y aurait-il pas là, une bonne excuse à la fainéantise, sous couvert de modernité ?

    Depuis quand le lectorat serait-il être supposé à la fois cossard et crétin ?

    ––

    Le dernier paragraphe est du moux pour félidés pas difficile.

    ––

    Tout ça pour dire que le médium n’est RIEN ! ! ! !

    Le ton, l’angle, l’intelligence, le contre-pied et le talent,la liberté, la sauvagerie et la mauvause humeur :

    Là se trouve l’avenir de la presse.

    Qu’il soit virtuel ou de papier, on s’en branle.

    C’est la cervelle qui compte.

    • yoruk
      yoruk répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
      au fil de l'eau
      • Posté à 07h27 le 22/02/2009
      • Internaute 57383
        au fil de l'eau

      « C’est la cervelle qui compte »

      et le coeur...
      et le souffle...
      et la passion...

      Yoruk

  • A déménagé le 1-6
    • Posté à 22h33 le 21/02/2009
    • Internaute 61755

    quant à moi qui ne travaille pas le vendredi matin...je dois me taper et colombani et val sur paris inter de bon matin....enfin, c’est l’heure à laquelle je préfère passer l’aspi et écouter dead kennedys...ben quoi ? ton sur ton ça le vaut, non ?

  • jissé
    jissé
    Ingé retraité
    • Posté à 22h56 le 21/02/2009
    • Internaute 23393
      Ingé retraité

    B’soir.

    Mes sources d’info sont le matin la « presse suisse », Tdg et Le temps.(rubriques ’international’. )

    En théorie payants pour les suisses, ils semblent « faire une fleur » aux estrangers. (M’étais inscrit -gratos - pour commenter sur la « Tribune de Genève », - bien avant l’existence de ’LaRue’ - maintenant je le reçois par courriel. « Offert ».

    Eurékart, j’ai un compte en Suisse !

    Merci à eux.

    Kifkif avec « Cyberpresse » (Quebec). On y trouve des tas de blogs intéressants mais pas de commentaires. (faut tenir compte du décalage horaire, « Cyberpresse » en fin d’aprèm’ .. )
    Gratos itou. Pour ne parler que des sites francophones.

    Entretemps : « LaRue » .. Et son aimable ’fouillis’.
    Mais elle est trop polluée .. Des fois 6 pages de Kongueries, trop c’est trop !
    Le racisme - principalement anti-arabe, sous-jacent ou revendiqué ..
    Ralibol.

    Bon Dim’.

    Jc

  • supprimé à la demande du riverain 27.02.09
    • Posté à 08h44 le 22/02/2009
    • Internaute 69200

    Hier, j’écoutais Alain Minc sur France culture, c’était comme toujours un véritable régal de l’intelligence. Il a stigmatisé dans la nouvelle presse tous ces courriers des lecteurs et autres blogs qui prolifèrent de manière obscène et qui sont parfaitement inutiles. Il a fait un portrait très élogieux de Sarkozy. Quelle bouffée d’air pur ce discours loin de tous les poujadismes de gauche plus ou moins rouge-brun qui encombrent les blogs et autres courriers des lecteurs !

    • Juanita Pablo de Tagéno
      • Posté à 10h35 le 22/02/2009
      • Internaute 65591
        Epouse virtuelle de Tagada

      Que c’est beau mais que c’est beau ! ! ! !
      D’un autre côté n’en fais pas trop Paul-Marie chéri, on dirait un éloge funèbre et ce pauvre Alain est encore très frétillant d’autosuffisance.
      De plus certains vont penser que tu as sorti la lustreuse électrique en véritables poils de marmotte de ta mère.
      bésitos

    • Banana ex de juanitoto
      Banana ex de juanitoto répond à supprimé à la demande du riverain 27.02.09
      Je déteste rue89, tous les (...)
      • Posté à 12h09 le 22/02/2009
      • Internaute 67910
        Je déteste rue89, tous les (...)

      « Hier, j’écoutais Alain Minc sur France culture, c’était comme toujours un véritable régal de l’intelligence. Il a stigmatisé dans la nouvelle presse tous ces courriers des lecteurs et autres blogs qui prolifèrent de manière obscène ... »

      tu as raison toto migu-oi
      c’est pourquoi,
      éclaire-moi,
      je m’étonne soudain
      de t’y croiser comme ce matin...

  • admirateur-
    • Posté à 09h00 le 22/02/2009
    • Internaute 32111

    Un papier lu sur France culture est-il plus audible écrit sur Rue 83 ?

    • zénon denon 84
      zénon denon 84 répond à admirateur-
      Bonne
      • Posté à 10h34 le 22/02/2009
      • Internaute 30028
        Bonne

      réponse : non .
      Il est vrai que françoise nous donne chaque semaine
      son avis ,sur pas mal de sujets,souvent vite traités.
      Mais je dois dire que du temps ,si elle en voulait
      pour approfondir elle l’obtiendrait sans doute .La est
      un autre problème .
      Pour faire court ,la radio est un média chaud .L’ imaginaire
      est énorme ,il parle seul...
      Mais ,bien sur, avec du temps ,et de la respiration on avance .
      Mieux .
      Ce que cherche aujord’hui le citoyen lamda
      c’est comprendre : or tout est fait pour l’embrouiller
      afin bien entendu « qu’il » ne se pause pas de questions essentielles ! ! ! diable : Ou irait -on ?

      Une dernière pour la voyage ....
      Vous avez-vu chers voisins de RUE
      le nombre de réactions sur
      « Le manifeste des neuf intellectuels antillais “
      __________________________________
      15 ,–20 pages ,
      10 000 visites –-que nenni
      Un petite cinquantaine tout au plus .
      ça vous fait quoi ,quand on veut réfléchir sur l’essentiel,
      le vital ,la poésie, l’art ?
      J’ai mal qq part .
      Pendant ce temps ,le quidam va se ruer au grand palais
      zieuter la ‘collection’ du grand Yves Saint-Laurent .

      A quoi pense-t-il en regardant ses OEUVRES .
      produites par des hommes ...

  • comptebloqué 27 juillet 2009
    • Posté à 09h58 le 22/02/2009
    • Internaute 24906
      .

    Lire le livre sur BOLLORE ANGE OU DEMON
    Nous retrouvons l’ami’MINC aux côtés de Bolloré « ami de Sarkozy », ceci explique la présence de Minc à Direct8

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