En attendant les élèves, des millions de questions à poser

Igor Rossi
Professeur certifié stagiaire
Publié le 05/09/2007 à 15h22

L’été est rythmé par différentes étapes qui me font progressivement passer du statut d’étudiant à celui d’enseignant. Après l’affectation en académie (début août) et l’affectation en établissement (fin août) arrive enfin, début septembre, la rentrée. Ou plus exactement la pré-rentrée en établissement et la rentrée en IUFM, car la rentrée des profs précède celle des élèves.

Punir n’est pas une chose évidente pour moi

Ma pré-rentrée en établissement a eu lieu le 3 septembre, la veille de l’arrivée des premiers élèves. Les nouveaux sont accueillis en premier. Certains se présentent déjà, devant leurs collègues, comme ils le feront sous peu devant leurs élèves : « Monsieur Untel » ou « Madame Unetelle » , sans mentionner leur prénom. J’imagine que c’est pour s’habituer au rôle qu’ils tiendront désormais. Une nouvelle forme de socialisation est en effet à construire, un autre rapport à l’interlocuteur.

On prend également connaissance des règles qui régissent la vie scolaire, et notamment des pratiques disciplinaires : on n’exclue pas un élève de son cours sans lui donner du travail à faire par exemple. D’ailleurs l’exclusion, aveu d’échec absolu, doit rester exceptionnelle.

Certes, ce n’est pas là l’aspect le plus important du métier, mais punir n’est pas une chose évidente, pour moi en tout cas, et ces quelques consignes me seront peut-être utiles.

C’est le moment enfin où l’on découvre sa classe : je savais déjà que j’aurais une sixième, mais je sais maintenant qu’ils seront vingt-quatre (les classes ne sont pas surchargées ici), douze filles et douze garçons, avec deux redoublants.

J’en suis très content, le groupe est bien composé, et le programme est amusant, qui fait étudier Homère, les contes merveilleux, ou encore la fable. Mes premiers cours ont lieu vendredi et samedi, ce qui me laisse un peu de temps pour les mettre au point.

Dans ma poche, la petite clef que l’on rêve de dérober

La prochaine étape consiste alors à se réunir par équipes pédagogiques, pour ma part avec mes collègues de français. Les projets de la documentaliste, nombreux, se retrouvent très vite au centre de la discussion.

Normalement ç’aurait dû être l’occasion de commencer à parler à mon tuteur, chargé de m’encadrer et de me guider, mais personne ne souhaite remplir cette fonction. L’inspection académique va devoir trancher.

Mais le moment le plus fort est sans doute celui où l’on obtient le passe qui permet d’entrer dans sa salle. Cette petite clef que l’on rêve de dérober lorsqu’on est élève, eh bien maintenant je l’ai. Hélas, à un âge où je ne peux plus faire de bêtises avec...

Ma salle est un endroit essentiel : je vais y vivre et y travailler avec mes élèves, c’est là qu’ils vont apprendre et s’épanouir avec la littérature. Il faudra la décorer, en faire un lieu convivial et motivant.

Un professeur stagiaire est encore un peu un élève

De quoi le stagiaire est-il le plus assuré au moment de la rentrée ? D’avoir des millions de questions à poser. Car si les notions générales de didactique (transposition d’un savoir théorique en démarches concrètes, par exemple de règles de grammaires en exercices) peuvent se réviser pendant l’été après l’épreuve du concours qui leur est consacrée, la pédagogie et les aspects pratiques du métier ne peuvent que lui échapper en grande partie pour quelque temps encore.

Comment utiliser le cahier de textes ? Le carnet de correspondance ? Questions secondaires encore, mais qui permettent d’inscrire sa pratique dans un cadre fixe, de trouver des repères. De plus, chaque établissement a ses habitudes de gestion, dans le relevé des absences par exemple. J’apprendrai tout cela au fur et à mesure, en posant des questions autour de moi.

J’apprends à construire mon autorité auprès de la classe

Et l’IUFM dans tout ça ? Il est chargé de l’enseignement des pratiques pédagogiques, deux journées par semaine, en plus des cinq heures où j’enseigne pour l’instant.

Je trouve mon formateur en pratique disciplinaire, c’est-à-dire spécifique à ma matière, assez génial, et surtout très utile. Il nous a tout de suite donné quelques conseils pour notre premier cours, nous montrant ce qu’il avait lui-même fait dans sa carrière d’enseignant et qui avait fonctionné avec les élèves. Il nous a aussi décomplexés sur nos inquiétudes, et enseigné des méthodes pour les vaincre.

Enfin, il nous a montré comment construire notre autorité (éviter de mettre en scène les conflits avec un élève devant toute la classe par exemple, pour qu’il ne cède pas à l’envie de faire le fanfaron), qui n’est jamais donnée naturellement, et doit à mon sens se mériter : il faut être vraiment compétent dans sa discipline et juste pour commencer. Autant de trucs et astuces qui permettent à tous, élèves et profs, de passer la meilleure année possible ensemble.

Une anecdote pour finir : mon IUFM est un peu excentré, situé en banlieue sud de Lille. Et il me faut bien avouer que je me suis un peu perdu la première fois que je m’y suis rendu, le 4 septembre. Qui m’a alors accompagné là-bas ? Un élève de cinquième en route pour faire sa rentrée, qui m’a guidé à travers champs et voies ferrées jusqu’à la rue que je cherchais.

Mohammed en a profité pour me confier, en réponse à mes questions, qu’il avait trouvé le programme de français en sixième facile, et qu’il avait obtenu quinze de moyenne.

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  • Anonyme

    Avoir une classe de sixième pour débuter dans le métier constitue une véritable chance pour un jeune enseignant.
    En effet, ce « niveau » se caractérise généralement par des élèves ayant une spontanéité dans l’expression orale qui est remarquable et aisément « exploitable » par un professeur de français.
    Quant à la nécessaire autorité, elle s’installe dans un premier temps presque naturellement, par la qualité du travail proposé par l’enseignant.
    Même si cette étrange alchimie n’est due à aucune recette particulière, elle se réalisera assurément dès lors qu’un explicite contrat basé sur un respect mutuel est présent.
    Respect à la fois partagé et appliqué entre élèves mais aussi et surtout dans le complexe et passionnant rapport élèves/enseignants.
    Contrairement aux idées reçues, les enfants ont un sens quasi intuitif de ce qui est juste et de ce qui ne l’est pas.
    Enfin, l’ambiance générale dans la classe est un élément important pour la « réussite » des élèves. Cette ambiance, qui doit devenir studieuse, n’interdit aucunement l’humour qui peut devenir un élément de cohésion supplémentaire à condition de maintenir une « barrière » visible par tous et qui fait comprendre que le « prof » n’est et ne sera jamais un « copain ».
    Bonne rentrée !

  • Anonyme

    Bon courage, de la part d’un ancien collègue. Je crois que vous avez la principale qualité qui permette de faire ce métier : la capacité à se poser des questions.
    Vous êtes prof de français ? Bienvenue au club !

    Thomas GREDAT

  • Infovite
    Infovite
    info-espress.over-blog.com
    • Posté à 19h25 le 05/09/2007
    • Internaute 8783
      info-espress.over-blog.com

    Complètement d’accord avec M.Gredat.
    Se poser des questions,c’est reconnaître courageusement que l’on ne détient pas toutes les réponses.
    Vous êtes déjà « un bon Prof » !
    Bonne rentrée.

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 22h07 le 05/09/2007
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    Bonne rentrée, Igor. Vous vous y voyez déjà. Bon signe.

    J’aime bien comme vous racontez votre expérience de « nouveau ».

    A très bientôt

  • Anonyme

    « Un professeur stagiaire est encore un peu un élève »

    oui !

    rien n’est plus vrai !

    et il ne faut jamais cesser de l’être !

    bonne carrière !

    Fab (certifié Lcl)

  • Anonyme

    Je ne suis pas prof mais mère d’élèves et votre article me réconforte grandement sur la motivation de « nos » jeunes enseignants. Entendre X. Darcos ce matin sur France-Inter s’exprimer notamment sur la suppression du collège unique m’avait donné un sacré coup de blues.
    Très bonne rentrée et donnez-nous de vos nouvelles !

  • zoblugubre
    • Posté à 11h46 le 06/09/2007
    • Internaute 4511

    vous nous tenez au courant de la suite ?

    • Igor Rossi
      Igor Rossi répond à zoblugubre
      Professeur certifié stagiaire
      • Posté à 14h16 le 06/09/2007
      • Expert 15529
        Professeur certifié stagiaire

      Bien sûr : ce blog est censé rendre compte de ma première année d’enseignement, il devrait donc durer jusqu’à la fin de l’année scolaire.

  • Anonyme

    Champs et voies ferrées avec Mohammed pour aller à l’IUFM de Loos les Lille ? ? ? Cela fait déjà subtilement à la fois bon prof beatnik et merveilleuse carte postale d’un Nord à la Zola ...
    Vous êtes passé par où pour aller à Loos (s’il s’agit bien de Loos) ?
    Cordialement

    • Igor Rossi
      Igor Rossi
      Professeur certifié stagiaire
      • Posté à 14h52 le 06/09/2007
      • Expert 15529
        Professeur certifié stagiaire

      Cela donne surtout un aperçu de la réalité de la réussite d’un enfant issu de l’immigration dans une discipline emblématique, et forme une parabole sur la complémentarité des élèves et des professeurs. Mais vous vouliez parler d’aménagement du territoire.

      • Anonyme répond à Igor Rossi

        Nom d’une pipe, vous dérapez dès votre second post !
        Je ne suis pas certaine que Mohammed apprécierait, s’il vous lisait, d’apprendre que sa réussite (puisqu’il est un « enfant issu de l’immigration »), est exemplaire...Dans sa famille, il est peut-être (et certainement) NORMAL, de parfaitement maîtriser la langue Française.

        L’ « origine » (sociale ou culturelle ou autre) de vos élèves n’est pas sensée influencer l’appréciation que vous pouvez avoir de leur difficultés ou de leur mérites !

        Aîe ! ... rien que le « et forme une parabole »...

        Ena

         
        • Anonyme

          Désolée...trop de « s » ou pas assez !

        • Anonyme

          Il est malhonnête de chercher à piéger un jeune enseignant et à lui donner mauvaise conscience en laissant croire qu’il fait de la discrimination sous couvert de bons sentiments, et qu’il laisse percer je-ne-sais-quel esprit colonialiste de Blanc supérieur. Ce n’est pas la première fois que je lis ce genre d’argument dont ceux qui l’émettent n’ont même pas l’excuse de la bêtise.
          Heureusement, les internautes de bon sens sauront faire la part des choses.
          Le cas de ce jeune Rachid est en effet exemplaire. Peut-être pas par rapport à sa famille, souhaitons-le, mais par rapport à d’autres jeunes qui éprouvent tant de difficultés en classe, et auxquels on laisse entendre encore et encore qu’ils « doivent s’intégrer ». Pourquoi vous amusez-vous à détourner un message d’espoir, alors que ces jeunes en ont besoin ? Y a-t-il quelque chose là-dedans qui vous gêne ? J’ose espérer que non.

          Thomas GREDAT

          • Anonyme

            Thomas j’apprécie vos posts, et cette réaction (la mienne) est très « épidermique »...Le peu que je connais de vous et que vous nous avez livré, me laisse à penser que vous savez très bien combien en ces temps nos vies peuvent être changeantes et nos « statuts sociaux » tout autant !
            Le problème (et je parle de ce que j’ai pu éprouver en temps que parent d’où ma réaction surévoltée)), c’est que bien souvent, le comportement d’un enfant en classe où sur la cours de récré, est interprété par l’enseignant en fonction de ce qu’il croit savoir de son milieu de vie.
            Je voulais juste dire que ce n’est pas parce qu’on s’appelle Mohammed et que l’on vit à Lilles, qu’il est « méritoire » de trouver le programme de français de 6ème facile...je le répète ce n’est pas parce que vous êtes « issu de l’immigration », parce que vous avez des parents RMIstes, que votre mère ou votre père vous élève seul(e) ou je ne sais quoi encore...que votre milieu de vie est culturellement, pauvre ! !

            « IL » fait, je le réaffirme, de la discrimination sous couvert de bons sentiments : je ne dis qu’« il » s’en rend compte ! !

            Bon, Bisous...je n’ai vraiment-vraiment pas envie de me fâcher avec vous ! :)

            • Anonyme

              Cependant Thomas...« ce jeune Rachid » est un jeune...Mohammed ! ;)

              Et Zut... Ena (vérifié)

            • Anonyme

              Au temps pour moi : ma mémoire m’a joué des tours et m’a fait prendre Mohammed pour Rachid. Peut-être ai-je eu tort de voir malice dans vos propos, et moi non plus je ne souhaite pas me fâcher avec vous. Je ne peux malheureusement m’empêcher de penser que, pour des raisons qui vous appartiennent, et peut-être sans vous en rendre compte (comme vous le supposez pour Igor Rossi), vous allez chercher la discrimination un peu loin.
              Vous avez raison dans votre troisième paragraphe. Mais c’est justement ça qui est formidable : on peut s’appeler Mohammed, Abdelatif ou... Rachid, et réussir en classe. Ou j’ai (encore) mal lu, ou il me semble que mon jeune collègue (nous le sommes d’une certaine manière) ne dit pas autre chose.
              Mais comme je ne sais pas si nous tomberons d’accord, il ne me reste qu’à prendre congé.
              Cordialement,

              T. G.

          • Anonyme

            Bonjour M.Gredat. Je désire juste vous signaler, comme ça en passant, que Mohammed ne s’appelle pas Rachid. Bonne journée !
            Ida Ludwinski.

            • Anonyme

              Voir mon post du 8/09 à 10H41, celui qui est juste au-dessus du vôtre.
              Bonne journée.

              T. G.

        7 autres commentaires
  • Anonyme

    Oui, les instits avaient du mal à réaliser que la fille d’une mère pauvre et célibataire n’était pas « immature » mais au contraire un peu « surdouée », certains allaient même jusqu’à soupçonner ensuite un « gonflage » fabriqué à la maison, alors que je n’ai jamais (sauf au moment de l’acquisition de la lecture) pu me mêler des devoirs de ma fille (je pensais trop lentement pour elle).
    C’est toujours désagréable d’être mis dans des cases avant d’avoir vraiment fait connaissance ! et la case « rachid-mohamed » ne doit pas être agréable non plus !
    Dans la ville que j’habite, 25 % d’« origine maghrebine » et regroupés au centre, les choses évoluent très vite : les fortunes se font, et j’ai entendu récemment deux petits de 10 ans discuter sur le nombre d’années d’étude après le bac pour avoir une licence ! Une classe moyenne se dégage, fonctionnaires, propriétaires immobiliers, ...et les générations se suivent très vite aussi !
    (le verbe exclure est du troisième groupe, non ?)

  • Igor Rossi
    Igor Rossi
    Professeur certifié stagiaire
    • Posté à 21h19 le 10/09/2007
    • Expert 15529
      Professeur certifié stagiaire

    Il y a je crois un malentendu. Il est tout à fait vrai que mon anecdote relative à Mohammed peut prêter à confusion. Mais mon intention était simplement de tordre le coup à certains préjugés : tous les enfants d’origine étrangère ne sont pas en échec scolaire, notamment en français. Cela peut paraître évident, et c’est tout à l’honneur de ceux qui le pensent, mais nous savons que ce n’est pas le cas de tout le monde.

    • Anonyme répond à Igor Rossi

      Mohammed n’est peut-être pas plus « d’origine étrangère » que la plupart des commentateurs de ce blog. Tout cela est bien « naif » et simpliste. Plein de « bien pensance » culturelle très datée.

      • Anonyme

        « Tout cela est bien ’naïf’ et simpliste. Plein de ’bien pensance’ culturelle très datée. » Dommage que vous vous arrêtiez là, alors que vous auriez pu développer, expliquer en quoi les choses sont plus compliquées et ne peuvent pas être réduites à une vision « simpliste ». Que vous auriez pu nous ouvrir les yeux, à nous, pauvres naïfs. Que vous auriez pu, à l’aide d’arguments bien sentis, tordre le cou à notre bien pensance culturelle datée. Vous avez raison : le karcher, c’est plus à la mode.
        Et dire qu’il faut foutre les pédophiles en taule, sinon c’est insulter les victimes et mettre la société en danger, qu’est-ce que c’est ? Est-ce que c’est simpliste ou bien pensant ?
        Enfin ! Heureusement que vous êtes plus intelligent que « la plupart des commentateurs de ce blog » !

        Thomas GREDAT

         
        • Anonyme

          Ne vous énervez pas, Thomas Gredat, mon commentaire d’hier soir était certainement beaucoup trop lapidaire et expéditif, c’était une réaction épidermique, favorisée par l’heure tardive et le type d’expression sur internet. Mais par ailleurs, cela n’avait rien à voir avec le karcher, la taule, etc... là, vous vous emportez... Ce que je voulais dire, à peu près, c’est que la « bonne volonté culturelle » du jeune enseignant qui arrive en « banlieue » pour son 1er poste est bien sûr très estimable et tout à fait nécessaire, mais pourquoi cette anecdocte sur le jeune Mohammed ? en quoi faut-il encore une fois « différencier » ce jeune Mohammed des autres élèves ? Un autre commentateur l’a déjà souligné, je crois. Bien sûr c’est très bien que ce jeune garçon soit très fort en français, etc, mais n’y a-t-il pas là une forme de condescendance inconsciente ? C’est une interrogation sociologique, pas une volonté de polémique stérile. Par ailleurs, la naïveté, c’est certainement une qualité, un attribut de la jeunesse, mais quant à l’image générale de « l’enseignant ami du peuple », je voudrais juste suggérer qu’elle est probablement un peu réductrice. Bien sûr, je ne parle pas là d’Igor Rossi (avec mes excuses pour la touche méprisante de mon commentaire d’hier soir), que je me permets moi aussi d’encourager chaleureusement en ce début d’année scolaire, mais je parle plutôt de l’enseignant comme « type social » de la France de 2007.
          un collègue.

          • Anonyme

            Je vous avoue que je préfère nettement le ton de ce post-ci, plus ouvert, et qui ne me donne aucune envie de m’« emporter ». Quant à savoir s’il s’agit d’une forme de condescendance inconsciente, c’est possible. Mais est-ce à vous ou à moi de le dire ? Je crois qu’Igor Rossi sait se poser des questions et tenir compte des remarques que l’on peut lui faire. C’est donc à lui seul d’en décider.
            Cordialement,

            T. G.

        2 autres commentaires
  • Igor Rossi
    Igor Rossi
    Professeur certifié stagiaire
    • Posté à 17h45 le 17/09/2007
    • Expert 15529
      Professeur certifié stagiaire

    Bonjour à tous ceux que mon anecdote sur Mohammed a fait régir. J’ai prêté beaucoup d’attention à ce que vous avez dit, mais le fait est que c’est lui que j’ai rencontré, pas un autre. Alors je souligne le symbole fortuit, simplement. Bien sûr quand je donne mes cours, je vois bien que les choses sont infiniment plus complexes et que des catégories comme celles qu’impliquent l’anecdote n’expliquent pas grand chose. C’est pour cela que ce n’est qu’une anecdote, exemplaire certes, mais pas une analyse ou une explication. Et surtout pas une vision du monde. J’essaierai d’être plus explicite dorénavant.

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