Chez Philippe Madelin

Les questions de sécurité analysées par un expert, Philippe Madelin, ancien journaliste et auteur de nombreux ouvrages sur le sujet.

Procès Colonna : la piteuse position de l'intime conviction

Philippe Madelin
Journaliste
Publié le 22/02/2009 à 19h33

Maître Sollacaro avec Christine et Stéphane Colonna, le frère et la sœur de l’accusé (Philippe Madelin)

Déjà extravagant, le procès Colonna a failli basculer dans l’absurde. Ça s’est passé jeudi matin à la Cour d’assises de Paris, devant laquelle comparaît depuis le 9 février Yvan Colonna pour l’assassinat du préfet Erignac.

La semaine dernière, Didier Vinolas, témoin surprise, avait assuré que des hommes ayant participé à l’assassinat étaient encore dans la nature, et il avait affirmé avoir rencontré comme informateur, parmi d’autres, un ancien commissaire des RG, dénommé Quilichini, sans préciser son prénom. Sans attendre, le président Wacogne convoque le Quilichini en question pour le confronter à Vinolas. Probablement avec l’intention de déconsidérer Vinolas, dont le témoignage gène beaucoup l’accusation dans la mesure où il met en lumière le fait que de nombreuses pistes de recherches n’ont pas été explorées. Volontairement ?

Et voici Quilichini à la barre. François Quilichini. Question du président, avec autorité : Le reconnaissez-vous ? Réponse de Vinolas : Oui, l’homme que j’ai rencontré était comme celui-ci petit, cheveux blancs, lunettes. Question au témoin : connaissez-vous Vinolas ? Réponse : non, je ne l’ai jamais rencontré…

Et Vinolas de convenir finalement que le Quilichini présent dans le prétoire n’était peut-être pas celui qu’il avait rencontré. On a ferraillé pendant une heure pour s’apercevoir que l’homme à la barre n’avait rien à voir avec celui qui s’est présenté sous le nom de Quilichini lors d’une rencontre secrète avec Vinolas. Il a fallu une heure pour éclaircir une « non affaire », c’est-à-dire pour découvrir que le témoin Quilichini -François- n’était probablement pas celui qui devait être convoqué ! Impression d’audience : l’huissier se serait-il trompé ? Non, proteste-t-il, c’est la police. On va de surprise en surprise.

Cet interrogatoire témoin contre témoin a été caractéristique de l’enquête menée en temps réel par le président dans le prétoire, des confrontations menées à plusieurs reprises, une enquête contradictoire comme de mémoire de chroniqueur judiciaire on n’a jamais vu dans un procès d’assises.

Il s’agissait d’éviter à tout prix la requête pour supplément d’information demandée à répétition par la défense de Colonna, qui considère que les enquêtes policières et les instructions ont été fortement défaillantes. Une demande de supplément rejetée avec non moins de constance par le parquet et les parties civiles.

Cette confrontation grotesque entre Didier Vinolas et François Quilichini est en vérité caractéristique de ce procès où l’on parle de tout sauf du fond, à savoir de la culpabilité supposée de l’accusé Yvan Colonna.

L’intime conviction, c’est-à dire-l’absence de preuve…

Un des épisodes les plus surréalistes d’un procès surréaliste : trois enquêtes de police, des « pistes » multiples, certaines farfelues, d’autres inexploitées, comme celle du casino d’Ajaccio évoquée par le commissaire Frizon. Trois instructions qui ne démontrent rien. Plus une quatrième instruction pendant le procès, à la barre, menée par le président Didier Wacogne. Quatre procès, et toujours pas de preuve formelle d’une quelconque implication d’Yvan Colonna. On en reste sur la piteuse position de l’intime conviction, c’est-à-dire de l’absence de preuves.

Au fil des audiences, le procès a évolué de façon étonnante. Pour traiter l’affaire initiale de Pietrosella -l’attaque et la destruction d’une gendarmerie-, on restait dans le schéma classique des assises, mais avec le surgissement de Vinolas, tout a été bouleversé.

C’est à ce stade précis que Didier Wacogne a pris l’initiative d’entamer une nouvelle instruction, un complément d’information, justement ce que réclamait depuis une semaine la Défense sans pouvoir l’obtenir. Le procureur général Jean-Claude Kross me déclare :

« Cette session d’assises renvoie toute la procédure classique aux rayon des vieilleries. On entre vraiment dans le mode accusatoire, à la manière des grands procès de droit américain. »

Même si le Président joue encore un rôle important, souvent il n’est qu’un arbitre entre des thèses carrément opposées soutenues par l’accusation, les parties civiles -au demeurant souvent absentes du débat- et la Défense soutenue par cinq avocats.

C’est Didier Wacogne qui dans une démarche d’une grande originalité l’a voulu en confrontant systématiquement à la barre Vinolas et ses différents contradicteurs. En acceptant un vrai débat sur l’opportunité de reprendre tout ou partie des enquêtes et des instructions qui ont conduit Colonna dans le box, dans sa cage de verre. Même si le président donne souvent l’impression de marcher à reculons, il est sur un terrain inconnu, peut-être marécageux puisqu’il semble que jamais la procédure contradictoire s’est aventurée jusque-là.

Naguère, le président était le maître de son audience. Désormais, l’offensive est animée par la défense, l’essentiel se passe dans le prétoire.

Prouver que l’accusation ne tient pas debout

La défense est beaucoup plus… offensive, et même agressive que dans le premier procès Colonna. Parfois on a même l’impression que ses avocats sont les vrais magistrats instructeurs. Et, toujours à la manière des procès américains, ils multiplient les incidents juridiques, pour pointer la moindre faille dans l’accusation.

Il s’agit de montrer que les enquêtes policières -trois- et les instructions -trois aussi- ont été mal menées. Et finalement que l’accusation ne tient pas debout.

Les parties civiles s’acharnent à refuser toute enquête supplémentaire, en ridiculisant les témoins qui vont au secours de la Défense. Un acharnement qui ne paie pas : même le parquet et la partie civile ont fini par céder, comme saisis par le doute, par un malaise. Le président Wacogne a donc décidé de renvoyer à quatre jours la suite du procès.

Quatre jours pour trouver et prouver ce qu’on n’a jamais cherché, donc jamais trouvé. Vainqueurs sur le principe d’un renvoi pour information, les avocats de la Défense dénoncent évidemment ce délais ridicule pour une tâche d’une telle ampleur.

L’essentiel est ailleurs : il tient au fait que ce renvoi très temporaire finalement obtenu est le résultat d’un débat totalement contradictoire. Voulu par le président. Lequel doit en fin de compte en tirer les conséquences.

Le procès Colonna n’est pas seulement extravagant : il est totalement novateur. Il conduit le monde judiciaire français vers la raison : ne plus fonder la procédure sur l’aveu et le témoignage flou, mais sur des preuves. Il serait temps que les juges entrent dans le monde moderne.

On aimerait qu’une même rigueur préside à la recherche d’éléments bien réels qui conduisent à un jugement fondé sur des faits, et non sur des impressions et sur des aveux dont au moins une partie ont été obtenus sous la contrainte. Pour l’heure, hormis ces aveux d’acteurs par ailleurs condamnés, aucune preuve formelle n’a jusqu’ici été articulée pour impliquer Yvan Colonna.

► Corrigé le 23/02/2009 à 10h41 suite aux protestations de l’huissier, renvoyant l’erreur sur la police.

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Photo : Maître Sollacaro avec Christine et Stéphane Colonna, le frère et la sœur de l’accusé (Philippe Madelin)

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  • eskimo
    • Posté à 20h10 le 22/02/2009
    • Internaute 24163

    effectivement ce procès sombre dans l’extravagant et l’étrange. Cela ne me passionne pas mais je n’ai pas pu éviter d’entendre qu’une expertise conduit à préciser que le tireur mesure certainement 15 cm de plus, qu’un proche de Colonna affirme avoir été avec lui au moment du meurtre, qu’une voiture a démarré en trombe, que personne n’a vu Colonna à l’endroit du meurtre, que les personnes qui l’accusaient se sont rétractés, etc ...

    Et à charge je n’ai effectivement rien entendu.

    Donc comme tout citoyen soucieux du respect du droit de chacun à un procès équitable, je m’interroge.

  • zorbeck
    • Posté à 20h15 le 22/02/2009
    • Internaute 9110

    « Et voici Quilichini à la barre. François Quilichini. Question du président, avec autorité : Le reconnaissez-vous ? Réponse de Vinolas : Oui, l’homme que j’ai rencontré était comme celui-ci petit, cheveux blancs, lunettes. Question au témoin : connaissez-vous Vinolas ? Réponse : non, je ne l’ai jamais rencontré…Et Vinolas de convenir finalement que le Quilichini présent dans le prétoire n’était peut-être pas celui qu’il avait rencontré. »

    Question : qu’est-ce que ca prouve ? Beaucoup d’esbroufe pour bien peu de chose. Une confirmation de plus que ce procès est rempli de mensonges tous plus gros les uns que les autres. Et c’est certainement pas ce genre de péripétie de procédure qui me convaincra de l’innocence de l’accusé, qui a formellement été désigné comme responsable par plusieurs complices. Maintenant, s’il n’y a personne qui a les couilles de revendiquer le meurtre du préfet - ce qui est assez significatif de la grandeur de la cause - tout le monde s’en contente tout aussi lâchement en s’abstenant par exemple de dénoncer le vrai coupable. Et c’est là le nœud de l’hypocrisie a laquelle je refuse d’adhérer, et que l’article ci-dessus passe parfaitement sous silence.

  • comptesupprimé19.03.09
    • Posté à 20h27 le 22/02/2009
    • Internaute 70109
      Essayiste

    Triste constat....

    Les intellos dans notre pays, de ce genre comme celui qui a écrit cet article, on les ramasse à la pelle.

    Universités, journaux et éditeurs ne savent plus qu’en faire...
    On l’a bien vu par leurs prises de positions contre Israël...

    En prenant de l’âge, certains gauchistes souffriraient d’un ramollissement du bulbe concomitant avec le gonflement de leur compte en banque....

    Un adage célèbre de la pensée gauchiste énonce qu’on évalue le degré d’évolution d’une société à la façon dont sont traités les criminels.

    Je dirais plutôt qu’on devrait observer comment sont traités les honnêtes gens....

    On nous rabat les oreilles de tel ou tel suicidé en prison.

    Mais les médias se scandalisent-ils quand un chef d’entreprise, accablé de charges et/ou en proie à des attaques incessantes de malfrats, en vient à se suicider ?

    Pointe-t’on l’Etat du doigt ? Jamais !

    On cherche à nous faire nous apitoyer sur le sort du criminel terroriste anti France Colona, logé et nourri à nos frais ...

    Ces terroristes indépendantistes nous ont déclarés la guerre ...

    Qu’ils soient traîtés comme il se doit ...
    Pas d’état d’âme pour les terroristes de tout poil...

    Le préfet assassiné doit être vengé, il en va de l’honneur de la France...
    Que la justice soit impitoyable envers tous ces odieux criminels ...

    C’est ce qu’attend le peuple de France ...
    Le criminel terroriste Colonna doit payer pour ses crimes ...
    Il faut commencer par lui ..
    Tolérance zéro pour ces criminels..

    Qu’il en soit ainsi ...

    dixit Casimir...

    • eskimo
      • Posté à 20h27 le 22/02/2009
      • Internaute 24163

      vlà l’invasion des mégalos justiciers ...

    • yoruk
      yoruk répond à comptesupprimé19.03.09
      au fil de l'eau
      • Posté à 20h37 le 22/02/2009
      • Internaute 57383
        au fil de l'eau

      et plus, ce con s’auto note au top
      Pffuuiiii...

      Yoruk

    • 101.7
      101.7 répond à comptesupprimé19.03.09
      Promeneur
      • Posté à 20h46 le 22/02/2009
      • Internaute 59121
        Promeneur

      « On nous rabat les oreilles »

      ça doit faire mal, non ?

      Dites faut arrêter avec le mot « gauchiste », dites simplement « citoyen » qui s’interroge, vous verrez ça ne fait pas d’aphtes.
      Gaffe ! Les faucilles finiront par vous rendre marteau.

    • freakfeatherfall
      • Posté à 20h49 le 22/02/2009
      • Internaute 21024
        moonchild

      « Le préfet assassiné doit être vengé, il en va de l’honneur de la France… »

      Très juste ! ! !
      Bombardons la Corse ! ! !

    • erqzor
      erqzor répond à comptesupprimé19.03.09
      Détecteur de Greenwashing
      • Posté à 22h27 le 22/02/2009
      • Internaute 69919
        Détecteur de Greenwashing

      J’ai du mal à comprendre comment on peut perdre le temps d’écrire de tels inepties.

      En tout cas, j’espère que Casimir31 n’est que le pseudo que vous utilisez sur ce site. Fini pour vous les joies du tourisme dans l’île.

       :)

    • ganima
      ganima répond à comptesupprimé19.03.09
      chomeur de longue durée furtur (...)
      • Posté à 01h02 le 23/02/2009
      • Internaute 55513
        chomeur de longue durée furtur (...)

      bonsoir,

      alors toi ta vraiment suivie l’affaire et t’as vraiment tout compris !

      dèjà colonna n’est pas un independentiste, en plus ce n’est pas non plus un terroriste !

      c’est un bergers corse !

      généralement les imbécilités et affirmations gratuites sont de l’ordre de ceux que tu critiques » la presse », regarde toi dans une glace avant de juger les autres !

      puisque tu parles de la France et de son honneur, saches qu’ici on ne veut pas de la dictature ! ni dans la justice inique de nos anciens monarques !

      l’honneur de la france c’est de trouver la vérité si elle y arrive, en tout les cas condamner un coupable, pas un mec au hasard par une poignet d incompétent qui ont la vague intuition que cest lui ; et encore moins de se venger comme des sauvages pas civilisés, en plus sur le premier venu ! comme des psychopathes traumatisés par leurs enfances malheures !

      apparement dans ta tête c’est pas l’ile aux enfants, ou alors t’es tellement primaire comme individu que tu n’as jamais depassé le stade de l’école primaire « oeil pour oeil , dent pour dent », surtout reste dans ton petit monde, paradis de gentil qui sont en realité des petits monstres, dont tu es le parfait reflet !

    • zorglub
      zorglub répond à comptesupprimé19.03.09
      insulaire en exil
      • Posté à 11h38 le 23/02/2009
      • Internaute 3665
        insulaire en exil

      que ce scandale politico-étatique cesse et que la lumière soit faite sur ce procès pour qu’Yvan Colonna ressorte libre après ces ,bientôt, 6 années de captivité.

      Mis à part dans la tête de « notre » omniprésident qui veut à tous prix faire croire à Mme Erignac que le Cargèsien le plus célèbre de France est coupable, il n’y a pas grand chose de conséquent dans un dossier pour le moins vide.

      Head will roll, mais pas celle que l’on croit : -)

    • Philippe Madelin
      Philippe Madelin répond à comptesupprimé19.03.09
      Journaliste
      • Posté à 11h01 le 23/02/2009
      • Journaliste 6366
        Journaliste

      Pour Casimir 31 : même le plus violent des procureurs n’oserait pas aller aussi loin que vous ! Mon fils, qui a été juré il y a quelques années, ne cesse de me rappeler que la majorité des jurés ne cessaient de réclamer la peine de mort, le Président de la Cour leur rappelant que la peine de mort n’est plus applicable en France depuis longtemps. Merci Badinter.C’est bien de condamner comme ça un terroriste. Mais connaissez-vous le dossier ? Connaissez-vous l’appareil de preuves ?

    • marta
      marta répond à comptesupprimé19.03.09
      luciole
      • Posté à 12h46 le 23/02/2009
      • Internaute 48283
        luciole

      vous et vos semblables ont envoyé Christian Ranucci à la guillotine !
      saisissez-vous et - réflechissez !

    • fouqs-
      fouqs- répond à comptesupprimé19.03.09
      cadre du BTP
      • Posté à 23h32 le 24/02/2009
      • Internaute 28729
        cadre du BTP

      ta connerie aussi ainsi soit’il

    • noynoy66
      noynoy66 répond à comptesupprimé19.03.09
      naïf lucide et gueux
      • Posté à 06h30 le 25/02/2009
      • Internaute 36676
        naïf lucide et gueux

      Colonna ne demandait rien et surtout pas l’hébergement à nos frais. Mais il mérite, comme tout être humain, un vrai procès avec des vraies preuves.
      C’est ce que je vous souhaite si vous avez un jour des démêles avec la justice.
      Pas de preuves, pas de justice.

  • General Subverciòn
    General Subverciòn
    viva Makhnovchtchina
    • Posté à 21h46 le 22/02/2009
    • Internaute 47117
      viva Makhnovchtchina

    d’habitude,je vous conspue quelque peu mais là,je salue vu que je suis entièrement d’accord avec le contenu.
    La justice française est devenue un grand n’importe quoi,pas seulement sur cette affaire mais la liste n’est pas exhaustive des conneries de procédures ou des procès à charge totalement orientés.Une bonne petite révolution....

    • ganima
      ganima répond à General Subverciòn
      chomeur de longue durée furtur (...)
      • Posté à 01h08 le 23/02/2009
      • Internaute 55513
        chomeur de longue durée furtur (...)

      bonsoir,

      ouais !

      commence donc par la faire tout seule !

      nous on te regardera faire le terroriste corse !

      • General Subverciòn
        General Subverciòn répond à ganima
        viva Makhnovchtchina
        • Posté à 18h50 le 23/02/2009
        • Internaute 47117
          viva Makhnovchtchina

        Breton,pas corse,je ne suis ni maffieux ni nationaliste de droite...quand à ta terminologie sarkoziste qui te fait traiter les gens de terroristes je m’en beurre la tartine...Les résistants pendant la guerre,les nazis les appelaient aussi comme ça...dans ce cas là,c’est plutôt honorifique comme appellation. Cire bien les pompes,Futur travailleur,Sarko distribue des cacahouètes à tout va en ce moment,tu pourras peut-être gratter quelque chose...

         
        • fouqs-
          fouqs- répond à General Subverciòn
          cadre du BTP
          • Posté à 23h45 le 24/02/2009
          • Internaute 28729
            cadre du BTP

          je serai plutot d’accord avec toi,je ne suis ni maffieux ni corse,je suis breton et fier de l’etre ,nos parents étaient des terroristes pour les nazis ; mais des résistants pour bon nombre de français
          mis a part les collabos de vichy et d’ailleurs dont on retrouve cette saloperie de regetons nazillon sur nos blogs . qu’ils aillent se faire enc...... Il reste assez de gens intelligents pour ne pas adherer à leurs idées ingnobles

        1 autres commentaires
  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 22h33 le 22/02/2009
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    « ne plus fonder la procédure sur l’aveu et le témoignage flou, mais sur des preuves »

    mais je croyais que c’était la norme. Aurais-je été naïve à ce point ? Ne serait-ce pas les magistrats qui jugent sans preuves réelles qui sont « hors normes » ?
    C’est vrai que dans des procès « politiques » les lettres de cachet ne sont pas loin.

  • Servais-Jean
    • Posté à 22h39 le 22/02/2009
    • Internaute 4591
      43

    Rendre un jugement en écoutant son intime conviction ma semble un peu archaïque, et son concept même n’est destiné qu’à satisfaire un public qui demande un coupable à tout prix. En effet comment ne pas mêler à sa conviction la partie subjective de tout être qui est influencé par sa propre histoire, ses préjugés, l’image que donne de lui l’accusé, l’ambiance du procès, la certitude ou le doute que montrent volontairement ou pas avec plus ou moins de talents les magistrats et les avocats, les mines des autres jurés ....
    Cette intime conviction n’est que le moyen pour quelques ténors du barreau de se mettre en valeur et de démontrer que l’issue d’un procés dépend trés largement de leur talent.
    Tout le monde se souvient du discours prononcé devant les députés par Me Badinter qui a conduit le législateur à l’abolition de la peine de mort contre la volonté populaire.
    C’est cette intime conviction et elle seule qui rend possible les erreurs judiciaires.
    Les preuves seules semblent être la condition d’une vraie justice.

  • parousnik
    • Posté à 00h01 le 23/02/2009
    • Internaute 18991

    Pourquoi une cour d’assises spéciale pour juger un crime ? La stalinisation de la justice française est un viol des droits de l’homme...

    Cinq mois après le verdict condamnant le nationaliste à la détention à perpétuité pour l’assassinat, en février 1998, du préfet de Corse Claude Erignac, la Fédération internationale des ligues de droits de l’Homme (Fidh) publie son rapport sur le procès [1]. Vous pourrez prendre connaissance de ses conclusions ci-dessous.

    La Fidh avait envoyé des observateurs au procès, qui s’est déroulé à Paris du 12 novembre au 14 décembre 2007. Elle dénonce « un ensemble de manquements dans les règles présidant au respect de la présomption d’innocence, des fautes ou des imprécisions dans l’instruction et la fragilité des éléments retenus à charge ». Elle exprime également des réserves sur le système de la cour d’assises spéciale, composée uniquement de magistrats, pour les affaires de terrorisme.
    Lien

  • xavier-xavier
    xavier-xavier
    muntagnolu
    • Posté à 07h03 le 23/02/2009
    • Internaute 23086
      muntagnolu

    Vous écrivez « l’intime conviction, c’est-à-dire l’absence de preuves ».
    La question de l’intime conviction ne se présente apparemment, pour beaucoup de spécialistes, pas tout à fait comme cela.

    Par exemple chez Jules (Diner’s room) :

    sur la preuve :
    « En droit pénal, la France adopte un système de preuve dite “morale”. (...), mais seulement que le juge apprécie librement la valeur des moyens de preuve qui lui sont soumis. Autrement dit, un moyen de preuve ne devient preuve que lorsque le juge admet avoir été convaincu par elle. »

    et, sur l’intime conviction :
    « L’intime conviction est la conséquence naturelle d’un système de preuve morale. C’est au juge qu’il appartient de déterminer, librement et en conscience, si les preuves qui lui sont présentées emportent sa conviction. »

    (Lien)

    • Philippe Madelin
      Philippe Madelin répond à xavier-xavier
      Journaliste
      • Posté à 10h42 le 23/02/2009
      • Journaliste 6366
        Journaliste

      Votre précision est fort pertinente, je la joint à mon billet qu’elle complète avec bonheur.

      • -Candide-
        -Candide- répond à Philippe Madelin
        Jardinateur
        • Posté à 19h09 le 23/02/2009
        • Internaute 40778
          Jardinateur

        Académie française, 8ème édition. :
        Conviction :
        Effet qu’une preuve évidente produit dans l’esprit, certitude que l’on a de la vérité d’un fait, d’un principe.

        Il reste maintenant à espérer que les jurés ont bien compris et intégré le sens du mot conviction.
        Ce mot étant souvent galvaudé dans le langage courant :
        On parle ainsi abusivement de « conviction » religieuse au lieu de parler de foi.
        On se dit aussi « convaincu » par un discours politique...

  • supprimé à la demande du riverain 27.02.09
    • Posté à 07h37 le 23/02/2009
    • Internaute 69200

    Je trouve dégueulasse et particulièrement incivique et immoral la manière dont tous ces gensdegauche, en particulier des journalistes, prennent la défense de Colonna. Cela n’a rien d’étonnant. Papa était député socialo : il fait partie de la famille ! Donc il est innocent, quoi qu’il ait fait !

    • Banana ex de juanitoto
      Banana ex de juanitoto répond à supprimé à la demande du riverain 27.02.09
      Je déteste rue89, tous les (...)
      • Posté à 09h25 le 23/02/2009
      • Internaute 67910
        Je déteste rue89, tous les (...)

      paulo, toto, mimi, je te sens courroucé
      et ce n’est pas très bon après le déjeuner ;
      fusse-t’il petit et néanmoins complet,
      en fait ce qui te fâche, c’est que dans ce procès
      les propos de sako se trouvent discutés :
      n’était-ce point lui, premier à déclarer
      « nous avons arrêté l’assassin du préfet » ?

    • Philippe Madelin
      • Posté à 10h46 le 23/02/2009
      • Journaliste 6366
        Journaliste

      Pour Paul -MarieQue savez-vous de Philippe Madelin pour le qualifier « de guche » parce qu’il analyse au fond la question de l’intime conviction. La semaine dernière, avant l’ouverture d’une audience, le Procureur général Kross m’interpelle : « Philippe, toi qui est convaincu de l’innocence de Colonna… » Je l’ai immédiatement arrêté, lui rétorquant : « Je ne suis conviancu de rien du tout, j’ignore si Colonna est innocent ou non. En revnche, je constate que les preuve accumulées contre lui ne tiennent pas.“Ensuite nous avons glissé sur le caractère de ce procès, évoqué dans mon billet. 

  • lisandru
    • Posté à 07h41 le 23/02/2009
    • Internaute 5708

    Apparemment pour le « vulgus gallicus » Colonna est coupable car sa majesté Nico 1st l’a claironné et en a « l’intime conviction » ! Si d’aventure une voix discordante s’élève (merci Madelin) on crie haro sur l’intello ! Race bien futile et inutile, pleine de rancoeur et d’amertume que ces intellos, dont le seul tort est de faire fonctionner leur bulbe Rachid...ien ! Quant aux fromages qui puent... prière de parler d’autres choses, car il me semble que votre odorat est très sélectif et ne sent pas monter les vapeurs nauséabondes de l’arbitraire, du népostime (attention à l’écureuil populaire), du populisme outrancier et du fascisme néo capitaliste-socialisant. Les corses ont leurs défauts (nombreux sans doute)... mais qu’en est-il de vous tous, moralisateurs, va t’en guerre, vindicatifs et autres xénophobes primaires ? « Tuer Colonna », ne rendra pas plus vivante la démocratie française qu’elle ne ressuscitera Erignac...

  • BernardG76
    • Posté à 10h13 le 23/02/2009
    • Internaute 18851

    Tant l’affaire que le procès sont de plus en plus flous. D’abord les circonstances de l’arrestation d’Yvan Colonna, après multes rebondissements entre les services de police et gendarmerie, la pression de Sarkozy qui l’a tout de suite désigné comme l’assassin. Puis ces témoins non entendus et que les juges n’avaient pas envie d’entendre, tout a été fait pour démonter l’intervention de l’ex collaborateur du préfet Erignac.
    Dans ces conditions, il serait incompréhensible de condamner Yvan Colonna à la perpétuité sans apporter de preuve formelle.

  • Un compte supprime
    • Posté à 10h14 le 23/02/2009
    • Internaute 21837
      nc

    Il serait bon et bien qu’en France on n’inculpe qu’’une fois nque la preuve de la culpabilite ait ete clairement etablie par des faits incontestables.

    Il serait egalement bon et bien que l’administration francaise se base sur un principe similaire de presomption d’innocence ; or tout se passe de facon exactement inverse.

  • Eliott
    • Posté à 10h39 le 23/02/2009
    • Internaute 24550

    C’est tout le problème de la cour d’assise et du jugement sans preuve qui est basé sur l’intime conviction.

    Il serait vraiment temps qu’il y ait une réforme de la cour d’assise, car même si on ne coupe plus la tête,, il y a trop d’innocent en prison à cause de l’intime conviction, surtout qu’il n’est pas obligé qu’elle fasse l’unanimité.

    Lorsqu’on sait que les présidents, influence directement les jurés en disant dès le début « ne vous inquiétez pas si on arrive en cour d’assise c’est qu’on est coupable », la majorité des jurés se sent libre et perd toute responsabilité par rapport à son vote.

  • Jaycib
    Jaycib
    Désagrégé de l'Université
    • Posté à 11h50 le 23/02/2009
    • Internaute 37053
      Désagrégé de l'Université

    Le procès Colonna actuel, et les initiatives du président Wacogne, démontrent au moins la vacuité du concept de l’intime conviction, qui minimise l’importance de la preuve et place, ce faisant, une responsabilité énorme sur les épaules du juge. Ce dernier est en effet appelé à se prononcer sur la culpabilité (ou non) de l’accusé même en l’absence de preuves tangibles. Cette intime conviction repose donc sur le principe d’une sagesse du juge supérieure à celle du commun des mortels, rappelant ainsi certaines caractéristiques des tribunaux de l’Ancien Régime. La déclaration de culpabilité dépend en effet de ce que peuvent penser des « sachants » censés disposer de facultés de jugement supérieures participant de l’« essence » même de la fonction de juge. C’est un système contraire au principe de raisonnement établi (et incontesté) depuis le Discours de la Méthode de Descartes.

    Le président Wacogne a au moins le mérite de remettre en cause le dogme de l’intime conviction – il admet que le système de la preuve est, en l’occurrence, défaillant – tout en ne le reconnaissant pas explicitement.

    Je ne me sens pas compétent pour formuler un avis sur la supériorité du système judiciaire accusatoire par rapport au système inquisitoire (j’ai souvent entendu des juristes américains déplorer que le juge d’instruction ou « examining magistrate » soit absent du système judiciaire des Etats-Unis). Mais le droit anglo-saxon a au moins le mérite de fonder tout jugement sur le principe du « doute raisonnable ». Tant que le doute subsiste, le jugement doit bénéficier à l’accusé. On est loin de l’intime conviction, qui a toutes les apparences de l’arbitraire.

    Si j’étais juré dans l’affaire Colonna en l’état actuel des preuves, je ne pourrais que me prononcer en faveur de l’innocence de l’accusé. A mon sens, les inconséquences et les lacunes des « enquêtes » qui ont été menées ne peuvent que conduire à cette conclusion.

    • xavier-xavier
      xavier-xavier répond à Jaycib
      muntagnolu
      • Posté à 13h05 le 23/02/2009
      • Internaute 23086
        muntagnolu

      Je ne suis guère compétent en justice criminelle, mais je ne suis pas convaincu que l’intime conviction renvoie à des « sachants » par essence et qu’elle soit comme vous l’écrivez « un système contraire au principe de raisonnement établi (et incontesté) depuis le Discours de la Méthode de Descartes ».

      Si j’en crois quelques lectures (par exemple Lien’est-ce_que.htm) l’intime conviction a d’une part été introduite sous la Révolution, donc contre la justice d’ancien régime rendue au nom du roi, et d’autre part veut précisément faire appel à la Raison (de Descartes et autres).
      Il s’agit de passer au crible de la raison toutes les composantes du dossier, chaque élément de preuve, chaque moyen de défense, ceci dans une procédure contradictoire et publique.
      Est-ce que cette conception est obsolète ? Pour ma part je n’en sais rien.

      • Jaycib
        Jaycib répond à xavier-xavier
        Désagrégé de l'Université
        • Posté à 15h01 le 23/02/2009
        • Internaute 37053
          Désagrégé de l'Université

        Je ne souhaite pas m’embarquer dans un argument concernant la justification de l’intime conviction en soi. Le législateur révolutionnaire a pu considérer que l’intime conviction relevait de la conscience du juge, A CONDITION qu’il lui ait été présenté tout un ensemble de preuves, d’indices, de témoignages et d’aveux, et qu’il se prononce en conséquence. En ce sens, la démarche préconisée ne serait guère différente de celle qu’ont adoptée les pays anglo-saxons, pour lesquels la vérité des faits doit apparaître au juge par delà tout « doute raisonnable ».

        Il en découle que le système de justice criminelle doit être fondé sur la primeur de preuves matérielles incontestables, non sur des indices tels que les aveux, considérés par trop d’« enquêteurs » comme l’équivalent d’une preuve. En l’occurrence, les « aveux » d’Alessandri et consorts, rétractés par la suite, ont été montés en épingle et sont de fait les seuls éléments dont disposent les juges (je glisse sur les conclusions des experts, d’autant plus sujettes à caution qu’elles ont, elles aussi, été remises en cause par leurs auteurs). De tels aveux ne peuvent avoir la force de preuves matérielles. Il s’ensuit qu’il ne peut y avoir d’intime conviction au sens du législateur révolutionnaire – soucieux avant tout d’exclure toute décision arbitraire telle que la justice de l’Ancien Régime en recélait à foison – dans de telles circonstances. Les preuves matérielles sont manquantes. Il s’ensuit que le juge doit entretenir bien davantage qu’un « doute raisonnable » et, par conséquent, exclure la culpabilité de l’accusé.

        Je retiens qu’entre la quête d’un coupable à tout prix, optique qui semble bien être celle de l’accusation et des parties civiles dans cette affaire comme dans beaucoup d’autres, et le principe du doute raisonnable, c’est ce dernier qui doit prévaloir à tous les coups et bénéficier à l’accusé. La notion d’intime conviction du juge est vide de sens à partir du moment où les enquêtes ont failli à établir l’existence de preuves incontestées.

        Nota : On semble être ici dans un cas de figure proche de celui de l’affaire Agnelet : cf. Lien, ou encore de l’affaire Dominici, beaucoup plus ancienne.

        Je crois, pour finir, que nous aurions bien besoin des lumières de Maître Eolas.

         
        • xavier-xavier
          xavier-xavier répond à Jaycib
          muntagnolu
          • Posté à 19h33 le 23/02/2009
          • Internaute 23086
            muntagnolu

          Je ne suis pas certain, pour ma part (mais je m’en appelle comme vous à Maître Eolas), que le droit criminel français soit fondé sur la primeur des « preuves matérielles incontestables », mais il me semble au contraire, que tout élément peut être une preuve de nature à entrainer la conviction (« la loi ne prescrit pas aux juges des règles desquelles ils doivent faire particulièrement dépendre la plénitude et la suffisance d’une preuve » article 353 du Code de procédure pénale). C’est, peut-être, discutable, mais pour l’instant c’est ainsi.

          Par ailleurs je crains que l’existence de preuves incontestables, d’une sorte d’hyper-preuve absolue, ne soit en matière criminelle qu’une illusion ; même l’empreinte ADN peut être contestée.
          Par exemple, il n’y avait aucune preuve matérielle incontestable contre les condamnés du premier procès Erignac, aucune : pas de trace ADN, pas d’empreinte, les témoins oculaires n’en ont pas reconnu un seul... Seuls étaient présents les aveux d’une partie d’entre eux (mais les aveux ne sont pas des preuves absolues), et les relevés de téléphonie qui attestaient de la présence de certains d’entre eux (mais pas de tous) aux environs du lieu de l’assassinat, relevés qui ne sont pas des preuves absolues non plus (ça prouve juste que certains d’entre eux étaient dans les parages, c’est tout).

          Quant à Yvan Colonna, l’essentiel des charges contre lui est effectivement constitué par les dénonciations (précises, concordantes, réitérées tout de même) de membres du commando et de trois de leurs compagnes, dénonciations rétractées 18 mois plus tard. En première instance, cela a semblé suffire pour fonder l’intime conviction de sa culpabilité pour le jury ; il est vrai que les prestations à la barre des membres du commando et de leurs compagnes n’avaient pas donné le moindre soupçon de début d’explication rationnelle à leur attitude (autre que la véracité de leurs dénonciations).
          Les choses repartent à zéro et peuvent changer, attendons leur audition.

        1 autres commentaires
    • JAMBON.BEURRE
      JAMBON.BEURRE répond à Jaycib
      « Soyons realiste , demandons l (...)
      • Posté à 13h41 le 23/02/2009
      • Internaute 16073
        « Soyons realiste , demandons l (...)

      Je ne suis pas d’accord avec vous , je pense qu’un juge doit condamner un homme uniquement si il est sur de sa culpabilité, si il a le moindre doute il dois l’acquitter,c’est ça la vrai justice .
      Ensuite condamné collona uniquement pour ne pas faire passer sarko pour le con qu’il est,c’est digne d’une république bananière..

  • coco
    • Posté à 06h43 le 24/02/2009
    • Internaute 15834

    Rappelez vous.Le 5 juillet 2003 le ministre de l’intérieur de l’époque annonce l’arrestation de l’assassin présumé du préfet Erignac.Si je vous dis que le 5 juillet est la veille du 6 juillet vous ne me contredirez pas ,mais si je vous précise que le 6 était le jour du réferendum (sur le statut de la corse)organisé par le même ministre de l’intérieur et que le résultat fut le rejet par la corse de ce projet vous aurez un élément supplémentaire qui vous permettra de mieux apprécier la problématique de ce procès.
    En effet je n’irai pas jusqu’à vous préciser que ce ministre de l’époque n’était autre que le nain de jardin qui nous sert de Président de la république aujourd’hui et qu’il serait malvenu de lui déplaire en ne condamnant pas,je le cite, » l’assassin présumé« du péfet.La seule chose que l’on sache à ce jour c’est que l’on ne sait rien et que personne ne peut affirmer si Colonna est coupable ou innocent.

  • seulesurlesable
    seulesurlesable
    architecte intérieur
    • Posté à 10h09 le 24/02/2009
    • Internaute 69539
      architecte intérieur

    On a l’impression que tout est mis en place pour embrouiller le déroulement de ce procès, comme si des enjeux financiers gouvernementaux devaient être étouffés. Pourquoi cet acharnement qui semble parfois peu ou pas sérieusement fondé ?
    Cette confusion n’est pas fait pour donner une image incorruptiblede la justice.

  • yenaassez
    yenaassez
    responsable association
    • Posté à 11h18 le 24/02/2009
    • Internaute 70992
      responsable association

    Quand un ancien ministre comme Chevènement est intimement convaincu que Colonna est l’assassin car sur les murs de Corse il a pu lire « gloire à toi Yvan » ça laisse supposer que ceux qui auront à décider in fine se laisseront convaincre par des « preuves » aussi piteuses.

  • fouqs-
    fouqs-
    cadre du BTP
    • Posté à 23h25 le 24/02/2009
    • Internaute 28729
      cadre du BTP

    bravo ,pas de preuve pas de culpabilite possible force doit rester au droit . on ne nous parle pas non plus des traces adn qui aurai fait parler l’arme du crime bizzare ,a moins que cela n’etait pas encore au point ,bon c’est plus politico que juste ah j’oubliai que le nabo etait partie prenante et que les justiciers font dans leurs frocs,ah mais oui c’etait donc ça ! Il est vrai que si ont avait pu le transferer a guantanamo on aurais surement obtenu des aveux .

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