Cabinet de lecture

L'actualité des livres, par Hubert Artus.

Blog, Facebook, MySpace : des romanciers devenus geekrivains

Publié le 10/03/2009 à 23h14

Cette année, Rue89, partenaire média du Salon du Livre de Paris, s’associe aussi avec l’hebdomadaire Vendredi pour produire un supplément sur la présence du livre et des écrivains sur la Toile. Aujourd’hui, radiographie des habitudes des romanciers sur Facebook et MySpace.

Dans les Lettres, il est un paradoxe : de nombreux romanciers disent ne pas être sensibles au livre électronique, ce nouvel acteur, et aux choses de la communication virtuelle. Pourtant, en France, beaucoup auteurs se trouvent sur Facebook, après avoir été sur MySpace. Et surtout, la plupart de ceux qu’on y rencontre étaient, auparavant, des blogueurs.

De plus en plus de romanciers disent déserter leur blog pour Facebook. François Bon, qui fut un des premiers auteurs de France a véritablement réfléchir sur les nouvelles données littéraires, temporelles et technologiques de la Toile pour un écrivain (voir son site « Le Tiers Livre »), écrivait il y a peu que Facebook était « une forme en soi ».

Lorsque j’ai commencé à travailler sur cette question des romanciers et de la toile, Luis de Miranda, romancier (« Paradaïza », Plon, rentrée 2008) et essayiste-pamphlétaire (« Ego Trip – La société des artistes sans œuvres », Ed. J’ai Lu) m’a dit tout de go : « Facebook va tuer l’autofiction en librairie ». En effet, Facebook a l’avantage, pour un auteur, de pouvoir servir de journal –un peu- intime autant que d « interface de communication (fonction Tchat, annonces rapides à écrire, etc).

J’ai alors questionné les auteurs qui, en France, ont une réelle présence sur la Toile pour tester les habitudes de cette “communauté”. A peu d’exceptions près (Sarah Chiche, Karine Tuil), les auteurs sont sur MySpace en même temps que sur Facebook, mais privilégient ce dernier.

Facebook contre MySpace

Tatiana de Rosnay (Ed. Héloïse d’Ormesson) : “FB est plus convivial, plus rigolo et plus efficace, l’interface est moins lourde, moins compliquée.”

Sarah Chiche (Grasset) : “MySpace semble très lent à télécharger. Mais ça reste un espace de premier choix pour les artistes qui font de la vidéo, des photos, les chanteurs etc. Facebook est plus simple d’utilisation. Plus rapide.”

Serge Joncour (Flammarion) : “Sur MySpace, on devenait trop parasité par la musique, les vidéos, moins propice à l’échange épistolaire.”



David Foenkinos.

David Foenkinos (Gallimard, Flammarion) : “Facebook a tué MySpace où nous n’étions que des écrivains sandwich, utilisés pour faire la pub des musiciens. Facebook, c’est beaucoup plus sexy comme design. Très pratique aussi pour dialoguer avec les lecteurs du monde entier.”

Valérie Tuong-Cuong (Stock) : “J’ai démarré des collaborations grâce à FB. Je précise que je ne laisse aucune info privée sur FB, j’essaie d’être très vigilante là-dessus.”

Romain Slocombe (Fayard, Serpent à Plumes) : “MySpace est plus riche, plus délirant. On plonge vraiment à l’intérieur du cerveau des gens, c’est assez fascinant. On risque d’y passer des heures et de perdre contact avec la réalité de son propre environnement...”

Le rapport auteur-lecteur sur la toile

Sarah Chiche : “J’ai été très surprise d’être contactée par des gens que je ne connaissais absolument pas, qui ont lu ‘L’Inachevée’ et qui ont aimé. Une jeune femme m’a écrit un très beau message pour me dire que juste après avoir lu mon livre, elle a recontacté une personne avec qui elle était brouillée depuis dix ans. Elles se sont réconciliées.”

Serge Joncour : “Au début que je publiais, je mettais une demi journée pour répondre à une lettre, trouver le timbre. Mais, le plus marquant, c’est aussi de communiquer avec d’autres auteurs, suite à un livre, un passage dans les médias, ou à la publication d’une nouvelle... alors qu’avant, sans FB, je ne le faisais qu’avec les proches. Illusion, sinon d’une fraternité, d’un corporatisme.”



Karine Tuil.

Karine Tuil (Grasset) :

“J’ai des nouvelles de ma première traductrice italienne que j’avais perdue de vue, d’un lecteur algérien, d’une romancière israélienne que j’aime beaucoup. Je corresponds effectivement avec mes lecteurs mais aussi des journalistes, des producteurs, le lien est plus direct.”

Eliette Abecassis (Albin Michel) : “J’aime Facebook pour les messages des lecteurs. On ne sait pas ce que pensent les gens, ils ne l’écrivent pas et là, on a accès à ce qu’ils pensent, ce qu’ils apprécient et c’est très agréable de se sentir compris, apprécié, aimé”. Pour autant, l’auteure avoue : “je ne dialogue pas vraiment avec mes lecteurs, je n’ai pas le temps de le faire, je me contente de recevoir les messages et j’envoie parfois un petit signe.”

Facebook peut-il tuer l’autofiction ?

Luis de Miranda (Plon, Max Milo) : “L’auteur en savates, qui depuis qu’il peut écrire sur son statut ‘je suis en savates’ ne l’écrira peut-être plus dans ses romans donc voici ma prophétie : Facebook va détruire l’autofiction en librairie...”

David Foenkinos : “Je pense surtout qu’après cet excès d’accès à tout, ça va relancer la mythomanie. Mais c’est juste : plus on est dans l’ouverture, et le manque de mystère, plus cela réduit le champ de l’autofiction. Mince, je comptais m’y mettre justement.”



Serge Joncour.

Serge Joncour :

“Je me suis mis sur MySpace, à cause de la lettre L, mademoiselle L L, qui habitait alors de l’autre côté de l’atlantique et qui me disait que ce serait mieux que le téléphone. Soit. Après je me suis mis sur Facebook parce que L L, depuis chez elle, m’y avait inscrit ; je suis resté des mois avec la version en anglais. On s’écrivait de plus en plus.
Il y a six mois, L L est venue habiter à Paris. Depuis on ne se parle plus. Aucune nouveL.”

Maxime Jakobowski (auteur polar érotique, libraire à Londres, souvent présent dans des festivals en France) : “Facebook semble un peu plus littéraire vu que je ne suis pas un musicien et n’ai pas de video à montrer le monde. J’aime bien toute la musique sur MySpace, mais Facebook a un meilleur interface pour communiquer et tous les jours je découvre un ou deux lecteurs, ou plutôt ce sont eux qui me découvrent.

Et mon ‘Facebook vice’ principal est d’espionner tous mes amis, qu’ils écrivent ou non, et de voir ce qu’ils sont en train de faire ou ne pas faire. Fascinant... Et, hélas, il y a aussi cet amour perdu, dont je peux voir la photo à chaque visite mais qui refuse de m’accepter comme ‘friend’ et dont je ne sais rien de l’existence sans moi. Au moins cela me donne des idées pour des récits sur la vie imaginaire de G. après moi... No one is perfect”

Les geekrivains seront un des thèmes de la rencontre “ Bloggy Monday ”, organisée par Rue89 et Vendredi, lors de la journée professionnelle du salon du Livre. Le lundi 16 mars à 14 heures, sur le stand de la région Ile-de-France.

Les Amériques à l’heure d’Obama - Bientôt ici, la présentation de
la rencontre animée par Rue89 le vendredi 13 mars, au Salon du Livre.

Aller plus loin
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  • 27 réactions
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  • ysengrimus
    • Posté à 23h23 le 10/03/2009
    • Internaute 12674

    Parler des ses textes de fiction sur la toile, c’est toujours un merveilleux moment d’échange

    Lien

    lit qui veut, librement, et la rencontre est toujours absolument captivante.

    Paul Laurendeau

  • Adibou
    • Posté à 23h59 le 10/03/2009
    • Internaute 19888

    Pour parler d’un sujet que je connais un peu, je suis un aspirant écrivain/poète (mais je ne prétendrai jamais au Nobel de Littérature) et je laisse ma trace sur la toile, par ci, par là.

    J’ai créé deux blogs dédiés à mes écrits et à mes photos et je dois dire que, globalement, ils recueillent de bons échos de la part du public que je « vise » (littérature jeunesse).

    Honnêtement, en ne publiant que les premières pages d’un écrit, cela permet aux lecteurs de se faire un avis sur la production mais aussi, et c’est cela que je recherche, de créer une attente.

    Je n’espère pas grand chose de ces « e-publications » si ce n’est de recueillir des avis et des critiques sur ce que j’écris ou ai pu écrire.

    En tout cas je suis assez content de voir que la littérature puisse se diffuser par le biais d’internet, même si rien ne vaut un vrai livre que l’on s’approprie en l’annotant, le feuilletant, le déchirant, le maltraitant ou le soignant.

  • BenReilly
    BenReilly
    Etudiant
    • Posté à 00h26 le 11/03/2009
    • Internaute 49548
      Etudiant

    Que je regrette de bosser à l’heure de cette conf’ au salon du livre.
    Idem, apprenti ecrivaillon, mon rapport au blog et a facebook est très fort. Les rencontres, les retours, les soutiens, sans ça je continuerai à me saouler au coca black au milieu de la nuit devant Word.

  • Stephane MOT
    Stephane MOT
    Author & Chief AtoZ Officer
    • Posté à 01h06 le 11/03/2009
    • Internaute 17943
      Author & Chief AtoZ Officer

    Facebook un peu plus « litteraire » que MySpace, cela va de soi.
    Tout comme TF1 est un peu plus « litteraire » que NRJ TV.

    Cela dit, la toile s’avere un prolongement aussi naturel que vital. A mon avis elle est d’ailleurs nee dans le cerveau de Borges.

    D’un cote, c’est du jetable, de l’autre, ca s’accumule desesperement dans le fond du fond d’une bibliotheque sans fond.

  • Guy MASAVI
    Guy MASAVI
    citoyen dessinateur pour de rire
    • Posté à 07h00 le 11/03/2009
    • Internaute 55858
      citoyen dessinateur pour de rire

    Il existe un site exceptionnel sur la toile, qui s’appelle inlibroveritas, Ce site existe depuis 2005 ,avec plus de 1000 auteurs inscrits, plusieurs milliers d’oeuvres d’auteurs de talent, souvent en LAL. Mais aussi des milliers d’ œuvres du domaines publics. c’est aussi une maison d’édition avec un viviers d’auteurs. Il méritait d’être cité sur cet article.
    Lien

    • melina nilles
      melina nilles répond à Guy MASAVI
      poétesse et écrivaine
      • Posté à 12h36 le 11/03/2009
      • Internaute 63072
        poétesse et écrivaine

      bonjour cher ami !
      j’ai mis un petit mot plus bas...

  • Pitigling
    Pitigling
    étudiant-chercheur, professeur- (...)
    • Posté à 07h21 le 11/03/2009
    • Expert 60912
      étudiant-chercheur, professeur- (...)

    Combien de fois le tag « facebook » doit figurer sur votre site par semaine pour que vous touchiez (beaucoup j’espère ? !) une rémunération pour ce « placement produit » ?
    L’avenir de journalisme, non pas le reportage indépendant... non, le publi-reportage ! ... Triste triste époque.

    • Marie-Sophie Keller
      Marie-Sophie Keller répond à Pitigling
      Ex-Rue89 mais toujours fan
      • Posté à 10h55 le 11/03/2009
      • Internaute 26936
        Ex-Rue89 mais toujours fan

      Bonjour,
      vous noterez que l’article n’évoque pas que Facebook mais aussi les blogs et MySpace. A nouvelles technologies, nouveaux usages, devrait-on les passer sous silence ?
      Nous ne touchons bien sûr pas un centime, pas plus que lorsqu’on publie plusieurs papiers sur Total, l’Afpa ou EDF à quelques jours d’intervalle. C’est un « hasard de l’actualité ».
      Bonne journée à vous

    • Albedo
      Albedo répond à Pitigling
      • Posté à 00h15 le 13/03/2009
      • Internaute 7121

      « Sarkozy » apparait beaucoup aussi, vous pensez qu’il les paie ? Faut étudier un peu plus et chercher un peu moins hein, ça évite de dire n’importe quoi.

  • steed1
    steed1
    Franco-Breton
    • Posté à 08h19 le 11/03/2009
    • Internaute 29140
      Franco-Breton

    J’écris depuis un an à peu près, un roman terminé, un autre en cours, une foule de short stories, j’ai diffusé sur un blog, j’ai ainsi pu toucher des gens d’un peu partout qui m’ont suivi au fur et à mesure que mes histoires avançaient. Ils m’ont encouragés, corrigés parfois, mais j’en suis resté là. pas de facebook ou de myspace. ça m’a permi de faire la connaissance d’autres auteurs, d’avoir des échanges sur l’édition en général, sur les agents littéraires, même si je n’avais pas pour ambition de publier.
    Mais il faut voir les choses en face, les blogs littéraires ne font pas partie des catégories les plus visitées. Vous toucherez plus de monde avec un minable blog de cul !

  • Ga
    Ga
    Dessineux
    • Posté à 09h06 le 11/03/2009
    • Internaute 16780
      Dessineux
    • skalpa
      skalpa répond à Ga
      actif et militant ?
      • Posté à 09h18 le 11/03/2009
      • Internaute 7181
        actif et militant ?

      Y’aurait-il des petits soucis entre la Rue et les dessinateurs ?

      • Ga
        Ga répond à skalpa
        Dessineux
        • Posté à 22h20 le 11/03/2009
        • Internaute 16780
          Dessineux

        meuh non.

    • Guy MASAVI
      Guy MASAVI répond à Ga
      citoyen dessinateur pour de rire
      • Posté à 09h54 le 11/03/2009
      • Internaute 55858
        citoyen dessinateur pour de rire
      • melina nilles
        melina nilles répond à Guy MASAVI
        poétesse et écrivaine
        • Posté à 12h37 le 11/03/2009
        • Internaute 63072
          poétesse et écrivaine

        TOUJOURS EXCELLENT.

  • pedanius
    pedanius
    Producteur
    • Posté à 09h29 le 11/03/2009
    • Internaute 72633
      Producteur

    Adibou, il y a un autre exemple d’interaction entre roman et web. Frédéric Lepage, qui écrit pour la jeunesse, comme toi, fait vivre sur le site de sa collection « Micah et les voix de la jungle » les personnage de ses romans. Tentative assez intéressante car, du coup, ses histoires se déclinent sur deux supports : écran et papier.
    Lien

  • jyr
    jyr
    ou jean-yves rousson..artiste ? (...)
    • Posté à 10h49 le 11/03/2009
    • Internaute 60613
      ou jean-yves rousson..artiste ? (...)

    bataille,discussion,guerre entre l’âme et le corps,la coutûme.
    entre les larmes et le le fait..d’être un costume.
    on amasse pour ne pas être seul..on amasse à cause du corps..on accepte,on devient servile..
    on devient au service,on atteint l’esclavage.
    on..elle a cru céder..elle pensait panser sa plaie..(il fallait penser tout au plus)
    elle s’est donné (trop peu)..a donné du plaisir..(toujour trop..)
    elle s’est fait désiré..elle a joué ..elle savait qu’elle aurait sa part..c’était facile (trop) facile...
    une partie dont les deux protagonistes connaissaient l’issue..
    et toi..
    tu as régardé ce vers flasque ..entre tes mains,entre tes lèvres,au centre de ton ventre comme tu aurais regardé..la vie s’éfiler..et se liquéfier..il a jouit,mais en même temps il t’a deçu comme tout les autres..
    tu sais ceux qui ne sont pas là pour te contrer ceux qui sont uniquement là..parcequ’il n’ont plus de place ailleurs,parcequ’ils te trouvent agréable.
    ceux dont l’esthétique parfaite ressemble à leur l’âme.les sans défaut..
    (il faudrait écrire les cent défauts)
    ceux que la peur d’’être face à toi « transcende inversement.. »
    ceux qui te considère comme un effet...et qui implique à leurs mouvements le contraire de ce que tu voudrais te voir imposer..
    ceux dont tu ne veux plus et lui qui t’aime..

    et moi je m’aime et si nous echangions ensemble
    ici
    Lien

  • Oudinot
    Oudinot
    llanoddr yffr â gastell caedidd (...)
    • Posté à 10h59 le 11/03/2009
    • Internaute 24903
      llanoddr yffr â gastell caedidd (...)

    tous ces romanciers ont évidemment fait des études classiques avec une licence en latin et en geek...

  • melina nilles
    melina nilles
    poétesse et écrivaine
    • Posté à 12h29 le 11/03/2009
    • Internaute 63072
      poétesse et écrivaine

    Bonjour !
    il existe un site encore plus littéraire que tout cela : In Libro Veritas.
    Venez y faire un tour... c’est gratuit, et plein de promesses !
    C’est le meilleur moyen de vous faire votre idée personnelle...
    Lien

    LienLien « alt=“Mes oeuvres sur In Libro Veritas”

    • Guy MASAVI
      Guy MASAVI répond à melina nilles
      citoyen dessinateur pour de rire
      • Posté à 17h50 le 11/03/2009
      • Internaute 55858
        citoyen dessinateur pour de rire

      Je ne peux que confirmer ! Allez donc là :

      Lien

  • Tyb
    Tyb
    (par ici, par là)
    • Posté à 14h52 le 11/03/2009
    • Internaute 24914
      (par ici, par là)

    MySpace s’est surtout perdu en chemin à cause de son design dégueulasse, qui laisse trop de place à l’utilisateur pour modifier sa page et manque du coup d’unicité et de sobriété.

    Et aussi pour son ergonomie qui n’est pas parfois pas super claire ni très pratique

  • liberationdelevangilepopulaire
    liberationdelevangilepopulaire
    sans mandat du ciel ni de (...)
    • Posté à 21h33 le 11/03/2009
    • Internaute 71809
      sans mandat du ciel ni de (...)

    Tout préjugé est frappé d’inintelligence.
    Lien

  • Don_Lorenjy
    Don_Lorenjy
    Ecriveur à Annecy
    • Posté à 09h39 le 12/03/2009
    • Internaute 20427
      Ecriveur à Annecy

    OK, Myspace c’est lourd, Facebook c’est super pour le copinage... mais c’est grâce à Wizzz que mon prochain bouquin à trouvé son éditeur.
    Mise en ligne d’extraits, rameutage sur forum, articles de blog, tout est bon.
    La toile est maintenant le meilleur moyen pour toucher du monde (lecteurs ou pro de l’édition), il faut se jeter à l’eau partout, sans comparer les bassins : ce qui compte au final, c’est que le « produit littéraire » proposé son bon (= lisible/intéressant/vendable...). Et assumer le ridicule d’une certaine surexposition pas exempte de possible dérapages, aussi ;)
    Lien
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  • jyr
    jyr
    ou jean-yves rousson..artiste ? (...)
    • Posté à 11h17 le 12/03/2009
    • Internaute 60613
      ou jean-yves rousson..artiste ? (...)

    il sait,il est convaincu qu’il doit reintégrer son corps « même.. »
    l’autre lui avait pourtant affirmé que l’appréhension n’etait que passagère,mais le malaise est toujour,aussi puissant.
    il sait,il intégre..avec méthode l’espace entre sa peau et ses muscles..
    il se glisse,se contorsionne,espére..que son âme sera là..sous le derme à la surface de ses tendons..
    vat-il être obliger de se mordre pour se prouver qu’il est en vie ?

    Lien

  • FaDiTo
    FaDiTo
    Professeur
    • Posté à 21h04 le 12/03/2009
    • Expert 66083
      Professeur

    L’internet a ouvert sa porte à tous ceux qui souhaitent écrire, qu’ils soient doués ou non, qu’ils soient diplômés ou non. C’est une forme de contre-pouvoir.
    Le contre-pouvoir à la toute puissance des maisons d’édition, au pouvoir régalien des directeurs de collections et des comités de lecture.
    Tout geekrivain, grâce aux blogs, à FB ou autre, caresse l’espoir d’être lu. Souvent ce n’est plus un rêve, mais une réalité.
    J’ai créé un blog de chroniques et je suis surprise et émerveillée de constater le nombre de mes lecteurs. Mon optique quotidienne a changé : je suis à l’affût d’un sujet qui donnera lieu à une chronique. Je pense en fonction du lectorat. Je cherche ce qui pourra l’intéressé.
    Ecrire sur internet, c’est penser dans l’immédiat, créer dans l’immédiat. Pas besoin d’envoyer son prototype aux maisons d’édition. Pas besoin d’attendre des bons à tirer et des délais d’impression. Aujourd’hui est déjà demain.
    Les textes sont là devant nous ; la sanction est immédiate : lecteurs or not lecteurs. Les compteurs ou les statistiques sont les grands arbitres... ou les nouveaux tyrans.

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    • melina nilles
      melina nilles répond à FaDiTo
      poétesse et écrivaine
      • Posté à 11h55 le 14/03/2009
      • Internaute 63072
        poétesse et écrivaine

      Bien vu...

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