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L'actualité espagnole commentée depuis Madrid par Elodie Cuzin.

La guerre des drapeaux agite à nouveau l'Espagne

Elodie Cuzin
Journaliste
Publié le 10/09/2007 à 18h42


Drapeaux sur l’Alhambra : Europe, Andalousie, Espagne, Grenade (blackwaterpark/Flickr).

Les couleurs sang et or de l’étendard national ne sont pas du goût de tous les Espagnols. Alors que la Catalogne célèbre cette semaine sa fête nationale, la plupart de ses frontons municipaux ne devraient arborer que le drapeau de la région, la Senyera.

Là, comme au Pays Basque et en Navarre, de nombreuses communes se passent de l’emblème national toute l’année, au grand dam du parti populaire (PP, opposition) et de la presse conservatrice. Une polémique ancienne ravivée cet été par une décision du Tribunal suprême

Le jugement en question concernait le cas particulier d’une école de police basque. En réaffirmant l’obligation légale de faire flotter le drapeau espagnol « tous les jours » sur les bâtiments officiels, le tribunal a renforcé les arguments de ceux qui se plaignaient depuis des années de l’application aléatoire de la loi, dans ces régions à forte sensibilité indépendantiste.

Les drapeaux espagnol et européen cachés derrière un rideau

Le quotidien El Mundo (centre-droit) a ainsi enchaîné les gros titres sur le sujet pendant tout l’été. Ce week-end, il dénonçait les communes du Pays Basque, de Catalogne et de Navarre qui ne laissent flotter que le drapeau de la ville sur leurs bâtiments publics, comme c’est le cas à la mairie de Saint-Sébastien (Pays Basque).

L’ensemble des médias espagnols a, en outre, rapporté la semaine dernière le geste de défi d’un conseiller municipal de Pampelune (Navarre), membres du parti indépendantiste ANV, qui a pris soin de faire disparaître derrière un rideau les drapeaux espagnol et européen avant de commencer une conférence de presse.

Pour couper court au débat dans ces régions, d’autres municipalités préfèrent imaginer d’ingénieuses stratégies. En Catalogne, on retire parfois tous les drapeaux pour se contenter d’envelopper le balcon officiel de la Senyera. Certaines communes ne montrent simplement aucun emblème, et d’autres vont jusqu’à ôter les mâts de leurs façades officielles.

Une question de bon sens, selon Eduard Ortiz, adjoint au maire socialiste de la commune catalane de Reus, où les supports ont ainsi été retirés, et qui expliquait dimanche dans El Mundo que « n’arborer aucun drapeau est un signe de respect pour tout le monde, car puisque personne n’est d’accord, mieux vaut travailler pour les citoyens […] que de se disputer pour des sottises. »

La maire d’une ville basque menacée de mort

« Sottises » : Regina Otaola, maire (PP) de la ville basque de Lizartza, frémirait sans doute en l’entendant, elle qui brave les insultes depuis vendredi pour avoir hissé le drapeau espagnol sur la mairie aux côtés de l’ikurriña -le drapeau basque. Dès l’aube suivante, l’étendard avait été recouvert du drapeau basque... et de l’inscription « geurea » ( » le nôtre » ). Menacée de mort, elle est devenue l’héroïne de son parti et plus largement des partisans de l’application stricte de la loi.

Mariano Rajoy, chef du PP et candidat au poste de président du gouvernement lors des prochaines élections générales, a ainsi souligné son courage samedi, avant d’affirmer que la défense des symboles patriotiques formerait l’un de ses thèmes de campagne. Le Parti socialiste (PSOE) lui a également offert son soutien par la voix du ministre de la justice, Mariano Fernández Bermejo.

La « guerre des drapeaux » avait agité violemment le Pays Basque dans les années 1980 avant de s’assoupir. Le sénateur du Parti national basque (PNV) Iñaki Anasagasti a d’ailleurs comparé dimanche la récente décision du Tribunal suprême à un coup de pied dans un « nid de guêpes » .

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  • k_reno
    k_reno
    Voyageur
    • Posté à 20h02 le 10/09/2007
    • Internaute 15813
      Voyageur

    Chacun sa croix, en France, durant les présidentielles, c’était plutôt la surenchère au drapeau tricolore...

    Il me semble que le Pays Basque espagnol a été agité par un peu plus qu’une guerre des drapeaux...

    Pour mémoire, ce sont les indépendantistes, essentiellement basques et catalans, qui refusent le drapeau national, et les indépendantistes pointent du doigt l’ombre des années franquistes qu’ils voient dans les plis de la bannière nationale.

    • Anonyme répond à k_reno

      De toute façon, les régions espagnoles font partie de l’Europe qui représente l’ensemble.
      Que l’Espagne se morcelle ce n’est pas grave, le morcèlement fait comme même partie de l’Europe.
      La Belgique va connaitre bientôt le même sort.
      Peut-être que la France va le connaitre avec la Corse.

      Tous ses régionalismes font une guerre d’arrière garde car ils vont se fondre dans l’Europe.
      Mais bon, le régionalisme montre bien que le pays dans lequel il est fondu, n’est pas homogène.

  • Lemmy_Nothor
    Lemmy_Nothor
    - Gone fishing !
    • Posté à 20h14 le 10/09/2007
    • Internaute 12434
      - Gone fishing !

    Barcelone, lundi soir...
    Je préfère de beaucoup la décision de n’en montrer aucun. J’ai vécu aux Etats Unis......ils en foutent partout, a toutes les sauces.
    Quant a Mariano Rajoy.....le pauvre, il est vraiment mal barré en Catalogne.....tout ce qu’il touche se transforme en desastre, et il ment aussi mal que son triste predecesseur.

  • Anonyme

    je n’aime pas ce regain de nationalisme régional un peu partout en europe : c’est le signe qu’on ne veut plus vivre ensemble et ça n’augure vraiment rien de bon !

    • k_reno
      k_reno
      Voyageur
      • Posté à 22h46 le 10/09/2007
      • Internaute 15813
        Voyageur

      Paradoxalement, dans l’exemple de l’article, même le drapeau de l’union est oculté, alors qu’il est possible de penser que l’entrée de l’Espagne dans la CEE a permis aux nationalisme régionaux de gagner du terrain.

      En revanche, peut-on réellement comparer les nationalismes régionaux de pays en pays ? Au sein même de l’Espagne, est-il possible de comparer les mouvements mafieux qui sacrifient des civils à ceux qui expriment démocratiquement leurs idées ?

    • Anonyme

      Le nationalisme régional n’est qu’une réponse au nationalisme national. Si les identités locales et régionales étaizent mieux prises en compte par l’Etat central, il n’existerait pas.
      Quant au vivre ensemble, si une population ne le souhaite pas faut-il la forcer ? Et si oui faut-il s’étonner qu’elle se rebiffe un jour ?

    • Anonyme

      Et le nationalisme français t’en fais quoi ?

  • Anonyme

    Juste un petit détail... Madame la Mairesse de Lizartza n’est pas du patelin, n’a été élue que par 28 électeurs qui ne résident pas dans le village... Tout le village s’est abstenu de voter parce que beaucoup de candidats de la gauche patriote n’ont pas pu se présenter alors que cette même gauche est largement majoritaire depuis des décennies mais ... la justice interprèste la loi, scrogneugneu ! Même quand elle est inique.
    En fait, elle a été désignée par Madrid ; maintenant qu’elle assume ! A quoi s’attendait-elle, la parachutée fasciste et franquiste ? à des haies d’honneur ?

    • Anonyme

      de gauche et nationaliste, chez moi ça ne passe pas.

      • Anonyme

        Navré de devoir te contredire : je suis fermement de gauche et tout aussi fermement catalaniste ! Au passage, je me permets de faire remarquer que le parti indépendantiste en Catalogne s’appelle Esquerra Republicana de Catalunya, à savoir Gauche Républicaine de Catalogne ! Et ils sont vraiment de gauche, et appliquent un nationalisme intégrateur, à l’exact opposé de ce qu’on entend généralement par « nationalisme » en France, qui évoque immédiatement le FN. Il faut bien comprendre qu’en tout cas en Catalogne, le nationalisme est indépendant des idées politiques !

        D’autre part, je me permets de signaler à ceux qui s’obstineraient à utiliser le mot « régionalisme » par peur de reconnaître trop d’importance à ce phénomène que le nouveau Statut d’autonomie catalan reconnaît (enfin !) « l’identité nationale » catalane ; ça faisait trop mal aux Espagnols de reconnaître le terme de « nation », qui avait été voté par 90% des voix par le Parlement de Catalogne...

    • Yémanja
      Yémanja
      Dans l'eau
      • Posté à 14h19 le 11/09/2007
      • Internaute 15640
        Dans l'eau

      Attention : du nationalisme régional (que l’on peut comprendre dans un cadre Européen) au fascisme la frontière est très mince et les glissades fort nombreuses.
      Par expérience le nationalisme basque est plus souvent un fascisme (rouge ou noir) qu’autre chose. Ce n’est plus l’ETA d’il y a 20 ans (ou même 10) du temps de Txomin par exemple.
      J’y ai vécu plusieurs année, maintenant on entend très souvent un discours sur la pureté de la race basque !
      Moi ça me fait très peur et je préfère le drapeau de l’Europe (avec tous les défauts de l’Europe actuelle) à celui de n’importe quelle région ou automonie.

    • Anonyme

      je suis desolée de devoir t’informer : les gens du village on voté « nul » car ils donné sa voix a une liste electorale illegale, vu qu’elle avait des liens avec l’ETA. excuse nous de ne pas vouloir des terroristes dans nos mairies. le reste du village a voté blanc, car le PNV, ayant peur de reprendre la mairie face a lla liste illegale, a demandé a ses partisans de voter blanc. donc les seuls votes valables etaient ceux de 27 personnes. j’aurais cru q’empecher a l’ETA de gouverner et de se nourrir de l’argent municipale etait un bon but, mais en fin, a toi de voir...

  • Anonyme

    pas besoin de hurler au fascisme pour dénoncer une situation effectivement injuste, comme les interdictions de listes ou les fermetures de médias au Pays basque ces dernières années. La dernière phrase enlève de sa crédibilité au reste de votre intervention. C’est dommage, mais c’est trop courant chez la « gauche patriote », et cela me semble contre-productif.

  • Anonyme

    Le seul drapeau qui importe pour les peuples dans leurs diversités,c’est celui de la Liberté et de la Justice sociale et ce drapeau il est multicolore.
    Même si les jours de grandes colères,il vire légitimement au Rouge !

  • Anonyme

    Ils ont bien raison de ne pas se laisser imposer le drapeau espagnol.
    Catalogne, Pays Basque, ... doivent pouvoir bénéficier de leur propre indépendance.

    Et ne nous voilons pas la face le problème en France est le même... Bretagne, Corse, PB Nord, etc. la solution passe par l’autodetermination.

    • Anonyme

      Absolument.Dans mon propre domicile, mes grands ados viennent de voter l’indépendance de leur chambre. Et ma femme celle de la cuisine.Je tiens quant à moi le bureau et les toilettes.Nous négocions actuellement l’accès au salon et à la salle de bains ainsi que les droits de passage dans le couloir central.Chacun chez soi,dans des espaces sûrs et reconnus,nos identités goûts et croyances respectives étant préservés, nous serons certainement beaucoup plus heureux qu’avant.Mais comme on ne sait jamais,je pense néanmoins m’être montré prudent en conservant -secrètement- notre vieux martinet : ma femme,elle, dispose d’un rouleau à patisserie qu’elle exhibe fièrement le Samedi, jour de la fête nationale de sa cuisine ; et les jeunes ont très certainement planqué un lance-pierres dans leur chambre. Je pense à une alliance préventive avec le chien qui occupe, lui, la buanderie, et qui m’a toujours été fidèle.
      A suivre...

      • Anonyme

        Merci d’avoir apporté un peu d’air frais dans ses histoires aux odeurs douteuses.

        NB : l’alliance avec votre chien est une excellente stratégie : il peut assurer votre sécurité en cas de visée expansioniste...

    • Anonyme

      Oui et comme çà bientôt chaque village revendiquera ensuite son territoire, imposera des droits de douane à l’entrée, livrera bataille au village d’à côté, et on reviendra au moyen-âge ! ! Ca donne envie. Qu’est ce que çà va être bien !

      PS : que vous le vouliez ou que vous le redoutiez l’avenir est à la globalisation c’est le mouvement de l’histoire. Les nationalismes sont des soubresaults locaux qui finiront emportés par le mouvement d’ensemble.

      • Anonyme

        Une solution est l’application de l’article 155 de la Constitution Espagnole. Suspendre l’Autonomie, jusqu’a ce qu’elle respecte les fondements de cette Constitution qui lui donne vie et raison d’être.

         
        • Anonyme

          Excellente idée ! Je propose aussi d’arrêter de tenir des élections pour ne plus entendre ce que les gens souhaitent ; c’est-à dire en Catalogne et au Pays Basque, d’arrêter d’être assimilés de force à une culture qui n’est pas la leur ! Je pense, que dans la même ligne, on pourrait essayer de réveiller Franco ou confier le pouvoir à sa petite-fille ! Vive la démocratie grâce à des gens comme vous !

        1 autres commentaires
    • Anonyme

      Oui et comme çà bientôt chaque village revendiquera ensuite son territoire, imposera des droits de douane à l’entrée, livrera bataille au village d’à côté, et on reviendra au moyen-âge ! ! Ca donne envie. Qu’est ce que çà va être bien !

      PS : que vous le vouliez ou que vous le redoutiez l’avenir est à la globalisation c’est le mouvement de l’histoire. Les nationalismes sont des soubresaults locaux qui finiront emportés par le mouvement d’ensemble.

  • Leclere gérald
    Leclere gérald
    paysagiste
    • Posté à 08h03 le 11/09/2007
    • Internaute 9130
      paysagiste

    Chère Elodie Cuzin, j’aime bien quand vous écriver que la « guerre des drapeaux “ au pays basque s’est assoupie. Est-ce que cela nous réserve de futurs feux d’artifices. On a réussi à attenuer le nationnaliste au niveau de l’europe, j’ai bien dit atténuer, pas éradiquer et maintenant il faut se taper les régions. Tous cela ne démontre pas l’intélligence des êtres humains. C’est bien d’ètre indépandent avec l’argent européenne. Au risque de facher certaines personnes qui sont pour la liberté d’expression, certainnes sanctions devraient ètre appliquer pour calmer tous cela.

    • Anonyme répond à Leclere gérald

      Si l’Espagne ne souhaitait pas « se taper » les régions, elle n’aurait qu’à les laisser partir ! Elle sait très bien qu’elle n’y a pas intérêt ; on ne parle pas de la Corse, qui coulerait sans les subventions de l’Etat français, mais de régions qui seraient probablement capables de s’en sortir, mais qui ne demandent pas mieux que de rester dans une Espagne fédérale qui assumerait son identité plurinationale ! Mais tant que les Espagnols continueront de vouloir faire croire au monde entier qu’en Espagne tout le monde parle espagnol, et va à la corrida avant d’aller manger une paella (mot catalan !) en buvant une sangria... Il y a des limites à l’hypocrisie !

      • Anonyme

        T’es juste un raciste ou une vrai pute extrémiste toi ? ? ! Moi je suis un vrai espagnol et je le revendique ! ! pourtant je suis catalan ! ! ! De quel droit tu généralise comme ca batard ! t’es croit peut-etre que t’es d’origine espagnol (la catalogne est en espagne bouffon) mais en vrai, t’es qu’une pute gabachisée ! ! ! Enculé de fasciste de merde ! ! !

         
        • Manel
          Manel
          fils d'immigrés...
          • Posté à 22h45 le 10/10/2007
          • Internaute 19047
            fils d'immigrés...

          Alors... Je ne suis pas raciste, loin de là, pas pute non plus, d’ailleurs je ne vois pas ce que ça vient faire là, et quant à l’extrémisme, ça dépend de ton point de vue !

          Quant au bâtard, à l’enculé et au fasciste, j’ai failli les signaler en tant que contenu illicite mais j’ai finalement préféré y répondre moi-même.

          Donc oui, je suis catalan et catalaniste, mon père est né à Barcelone, mon grand-père a combattu sur le front de l’Ebre dans la « lleva del biberó »... Tu veux d’autres garanties de mon non-fascisme ou ça va ?

          Je continue : je ne me sens pas du tout espagnol mais bien catalan, la Catalogne n’est pas qu’en Espagne, il y en a un bout en France...

          I per gabatxo, em sembla que tú n’ets un gros ! Parles català, almenys ? Perquè sinó no sé perquè m’emprenyes ! Apa, adéu !

          Et inscris-toi si tu veux me répondre, que je sache à qui je parle.

          Manel

        1 autres commentaires
  • Mimi92
    • Posté à 09h37 le 11/09/2007
    • Internaute 11992

    je dois être complètement dépassée, mais ces histoires de drapeaux me paraissent dater d’un autre temps... Ceci dit, je connais très mal l’histoire espagnole... un peu plus de détails dans l’article serait-il nécessaire ?

    J’ai effectivement vu en pays basque espagnol de nombreux drapeaux basques sur les façades accrochés à la fenêtre ou au balcon des appartements. Bon. Faut croire que c’est important pour eux.
    Pour ma part je ne me verrai accrocher ni un drapeau français, ni auvergnat à ma fenêtre (ne parlons pas du drapeau francilien, ma région d’adoption, je ne sais même pas s’il en existe un et quelle tête il peut bien avoir).
    Je préfère parler aux gens de nos ressemblances que de brandir une « différence identitaire » tel un obstacle préalable à la discussion.

    (Quant à l’autodétermination, cela me fait bien rire... je me demande même pourquoi les régions ne l’organise pas ce référendum, à part le cout de la consultation... ça calmerai tout le monde. Déjà, j’imagine les discussions pour savoir qui peut voter, mouaaarfff ! les bretons nés en bretagne et y vivant (voire nés en Bretagne de parents bretons !) ? les gens qui y habitent mais qui n’y sont pas nés ? ceux qui y sont nés mais qui se sont exilés à Paris parce que pas de boulot sur place ? c’est quoi être un « breton » ou un « corse » au XXI° siècle ?)

    • Anonyme répond à Mimi92

      « (Quant à l’autodétermination, cela me fait bien rire... je me demande même pourquoi les régions ne l’organise pas ce référendum,...) »

      En ce qui concerne le Gouvernement Autonome d’Euskadi (Biscaye, Alava, Guipuzcoa), un référendum sur l’autodétermination est prévu (ou en tout cas sur beaucoup plus de compétences qu’aujourd’hui). Cependant, ce référendum ne peut pas être réalisé car il ne respecte pas la Constitution espagnole. Il est donc bloqué par la justice de Madrid car il n’est pas constitutionnel ( !).

      Le même problème se poserait certainement en France aussi, si la Corse, la Bretagne ou le Pays Basque Nord souhaitait l’autodétermination.

  • Prolo du livre
    • Posté à 09h58 le 11/09/2007
    • Internaute 12784

    Pourquoi confondre nationalisme (notion puante) et autodétermination (notion que personne n’oserait blamer) ?

    Les basques et les différents groupes indépendantistes espagnoles ont été les seuls à lutter contre le franquisme après la défaite de la révolution espagnole de 1936, tandis que les différents gouvernements, et surtout le gouvernement français, collaboraient avec Franco, en livrant des etara et traquant tout les « rouges » (communistes, anars, et j’en passe).

    A la chute de Franco, la société civile et politique espagnole a gentiment demandé à ces indépendantistes de la boucler et de rentrer à la maison, sans aucun respect pour leurs actions, qui ont pourtant permis la transition presque démocratique du parti franquiste au roi.

    Alors, effectivement un drapeau est un symbole niais, mais le besoin de reconnaissance, notamment des basques, est légitime.

    • Anonyme répond à Prolo du livre

      Merci d aller jusqu au bout de l histoire : depuis les etara n ont fait que perpétrer des attentats iniques, tuant civils, militaires et officiels avec la meme gourmandise, racketant toute entreprise basque ou autre, refusant le moindre dialogue et se drapant dans leur passé.

      on sent un manque d obejctivité dans votre propos.

      amaya

      • Prolo du livre
        • Posté à 12h34 le 11/09/2007
        • Internaute 12784

        Bien sur que je ne suis pas objectif ! ! !

        La révolte et le sentiment d’appartenance n’a rien d’objectif !
        Quant à « refuser le dialogue », le gouvernement espagnol n’a rien à envier à l’ETA : Interdire Batasuna au moment où une transition de l’ETA était possible, est le contre-exemple parfait de la politique anglaise (que je n’approuve pourtant guère) avec l’IRA, le Sinn-Fein ayant permis les différents cessez-le-feu qui ont amenés à une démilitarisation.

        Se draper dans son passé n’est pas forcément une mauvaise chose, se souvenir d’où l’on vient et de sa culture peut permettre d’avancer. Voir son passé nié ne peut conduire qu’à une révolte : Arménien, Créoles, Maghrébin, Amérindiens, etc.

        Pour les Etara, il faut regarder quels ont été leurs actions, même si souvent condamnables dans les années quatre-vingt, sur presque soixante ans. Même dans la résistance française contre l’Allemagne.

        L’identité est lié à la langue (toujours utilisée au pays-basque, tandis qu’en france...) et à la culture, ne pas la respecter amène forcément les gens à la révolte.

         
        • Anonyme répond à Prolo du livre

          Que les basques aient été les seuls à lutter contre le franquisme, soit.
          Mais le franquisme n’est plus ! Franco est mort ! ! !

          Imaginez un peu le tableau en France... 1945 : le nazisme est éradiqué, Vichy n’existe plus. Chaque réseau de résistants demande l’indépendance de sa région d’origine ? !
          Bien sûr, je caricature, mais bon : revendiquer l’indépendance (l’ETA ne demande pas l’autonomie... puisque le Pays Basque l’a déja !) comme contre-partie à la lutte contre le franquisme c’est presque de la caricature aussi !

          Se souvenir de ses racines, de son passé, est important.
          Se draper dedans pour justifier des assassinats et une idéologie extrémiste, c’est autre chose.

          Vous prenez quelques exemples comme les :
          - les arméniens - victimes d’un génocide ;
          - les créoles - victimes de l’esclavagisme ;
          - les maghrébins et amérindiens - victimes de la colonisation européenne ;

          Je ne vois pas bien le rapport avec le Pays-Basque espagnol actuel, la région européenne la plus autonome de toute l’Europe, qui fait partie d’un pays démocratique.

          Vous parlez du refus du dialogue de l’état espagnol, de l’interdiction de Batasuna, du modèle anglais avec le Sinn-Fein.
          Oui mais dans le cas du Sinn-Fein, quand sa direction a dit stop au terrorisme, ils ont muselé les membres de l’IRA récalcitrants !
          Batasuna, au contraire, n’a jamais voulu refuser ou condamner la violence d’ETA et les trèves annoncées ont toujours été rompues unilatéralement par l’ETA.

          Enfin, quand vous finissez en liant l’identité à la langue, vous référant au basque qui est toujours utilisé au Pays-Basque espagnol mais plus en France...
          Ce devrait donc être aux basques français de se révolter, or ce sont bien les basques espagnols qui se révoltent, réclament leur indépendance, crient à l’oppression et au non-respect de leur identité, posent des bombes, assassinent, rackettent leurs frères...

          L’ETA n’est plus ce qu’elle était, elle est devenue un groupe armé mafieu qui justifie son action par une idéologie extrémiste.
          Il faut à un moment savoir accepter la fin d’un conflit, l’obtention d’une grande autonomie et la reconnaissance de la langue Basque aurait dû être cette opportunité...

          • Lemmy_Nothor
            Lemmy_Nothor
            - Gone fishing !
            • Posté à 15h34 le 11/09/2007
            • Internaute 12434
              - Gone fishing !

            Je vous cite : « Que les basques aient été les seuls à lutter contre le franquisme, soit.
            Mais le franquisme n’est plus ! Franco est mort ! ! ! »

            Primo, il n’y a pas eu que les Basques. Les Catalans y étaient aussi au casse pipe.

            Deuxio, depuis 8 ans que j’habite en Espagne, je peux vous dire que le franquisme est loin d’être mort, et il montre sa sale gueule très souvent, très souvent drapé du fameux drapeau espagnol, et aussi au PP, parti politique fondé par nul autre que Manuel Fraga, ministre de l’information sous Franco. Et qui est toujours en politique.

            • Anonyme répond à Lemmy_Nothor

              Soit : les basques n’ont pas été seuls à lutter contre le franquisme. Les catalans et autres mouvances indépendantistes l’ont également combattu.
              (désolé pour l’erreur de lecture des propos de « prolo du livre »).

              Mais cela ne change rien à l’affaire !
              Le franquisme est mort avec Franco et ce n’est pas parce qu’aujourd’hui encore il y a des nostalgiques de ce régime que ce régime existe toujours !
              Que je sache, l’Espagne est une démocratie non ? Et, bien qu’une partie des fidèles de Franco sont visiblement toujours en politique, le régime de Franco a disparu et n’est pas près de revenir !

              Quant à vos histoires de franquisme se drapant du drapeau espagnol... le drapeau espagnol a pris ses couleurs en 1843 !

              C’est comme si l’on disait que, sous prétexte que l’Etat Français du régime de Vichy avait conservé le drapeau tricolore ou que Le Pen se drape dedans à tout va, on ne devait plus hisser le drapeau Français nulle part.
              Ce drapeau a une histoire propre qui ne doit pas être confondue avec l’instrumentalisation que certains essayent d’en faire.

              Enfin, sachez que certains pourraient être choqués par l’utilisation qui est faite du drapeau basque de la part d’une organisation terroristo-mafieuse au discours extrémiste...

            • Anonyme répond à Lemmy_Nothor

              Soit : les basques n’ont pas été seuls à lutter contre le franquisme. Les catalans et autres mouvances indépendantistes l’ont également combattu.
              (désolé pour l’erreur de lecture des propos de « prolo du livre »).

              Mais cela ne change rien à l’affaire !
              Le franquisme est mort avec Franco et ce n’est pas parce qu’aujourd’hui encore il y a des nostalgiques de ce régime que ce régime existe toujours !
              Que je sache, l’Espagne est une démocratie non ? Et, bien qu’une partie des fidèles de Franco sont visiblement toujours en politique, le régime de Franco a disparu et n’est pas près de revenir !

              Quant à vos histoires de franquisme se drapant du drapeau espagnol... le drapeau espagnol a pris ses couleurs en 1843 !

              C’est comme si l’on disait que, sous prétexte que l’Etat Français du régime de Vichy avait conservé le drapeau tricolore ou que Le Pen se drape dedans à tout va, on ne devait plus hisser le drapeau Français nulle part.
              Ce drapeau a une histoire propre qui ne doit pas être confondue avec l’instrumentalisation que certains essayent d’en faire.

              Enfin, sachez que certains pourraient être choqués par l’utilisation qui est faite du drapeau basque de la part d’une organisation terroristo-mafieuse au discours extrémiste...

        4 autres commentaires
  • Anonyme

    La couleur occultée, c’est le violet.

  • Anonyme

    Les deux provinces autonomes que sont le Pays Basque et la Catalogne, sont aussi ceux qui font vivre Madrid. Il s’agit des deux provinces les plus riches, sans eux les habitants de Madrid ne pourraient plus faire la sieste.
    Quant au drapeau Espagnol, il est plutot un symbole d’oppression pour les Basques et les Catalans. Ils en ont bavés un serieux coup durant le régime de Franco.
    J’ai connu bien des Catalans qui ont passé beaucoup de temps en prison. Leur crime ? S’être exprimer dans leur langue maternelle.
    Sans compter les nombreux espagnols internés en France.......la honte ! ! Merci la France......pour le soutient . A Franco........ ! !

    • Anonyme

      Ouais ! à Madrid personne ne travaille !
      En plus, les basques et le catalans sont les SEULS qui ont subis l’oppression franquiste ! Aucun madrilène, aucun galicien, aucun castillan, aucun andalou, aucun aragonais, aucun cantabre, aucun asturien, aucun navarre, aucun valencien, aucun baléar, aucun estrémegne, aucun canarien, aucun murcien !
      Pourquoi un basque, un navarre ou un catalan doivent avoir plus de droits que quelqun d’autre ? Parce qu’ils parlent une autre langue ?
      En France les corses et les bretons paient moins d’impôts que les parisiens, par exemple ?
      S’il vous plaît, un peut de sens commun : en principe, tout ce qui unit est positif, tout ce qui sépare est négatif.
      PS : Pourquoi si elles sont les régions les plus riches emploient-elles un discours si victimiste ? Le nationalisme est une gros affaire économique.

      • Lemmy_Nothor
        Lemmy_Nothor
        - Gone fishing !
        • Posté à 17h10 le 11/09/2007
        • Internaute 12434
          - Gone fishing !

        Vous nous dites : « En plus, les basques et le catalans sont les SEULS qui ont subis l’oppression franquiste ! Aucun madrilène, aucun galicien, aucun castillan, aucun andalou, aucun aragonais, aucun cantabre, aucun asturien, aucun navarre, aucun valencien, aucun baléar, aucun estrémegne, aucun canarien, aucun murcien ! · »

        Vous aurez surement mal lu l’article. Pour l’instant on n’y parle que de la Catalogne et du Pays Basque. Restons sur le sujet svp.
        Personne n’a osez dire qu’il n’y a pas eu d’abus ailleurs.
        Ils demandent plus de droit ? ? Pas du tout, il en veulent pour leur argent, pas plus. Si le Pays Basque et la Catalogne se cassent de l’Espagne, c’est surement pas les Madrilenes qui feront vivre le reste. Je dis ça parce que chaque fois que je vais a Madrid, je les vois roupiller toute la journée, parce qu’ils ont fêtés toute la nuit. Ah pour ça, il y a beaucoup d’ambiance le soir, moins pendant la journée. Arriver en retard à un rendez vous est considere normal........pas cinq minutes en retard, je parle de une heure ou deux.
        Quant au discours victimiste, vous dites....je me marre......moi ici, j’ai jamais entendu personne jouer la victime, ils travaillent trop.
        Ceux qui jouent la victime en ce moment c’est les types du PP.....ils l’ont au caca, et il font une tronche pas possible.
        Alors Manuel, ce qui unit est bon, et le contraire est mauvais ? On croirait entendre Louis XIV.....tous à Versailles !

         
        • Anonyme répond à Lemmy_Nothor

          Ils ne demandent pas plus de droit ? !
          Vous tenez un scoop là !

          « Ils en veulent pour leur argent »...
          Non, pas du tout, lisez mieux la propagande de l’ETA ! Ils veulent leur indépendance parceque l’état fasciste Espagnol les persécute : « arrestations » de meurtriers, de personnes détenant des explosifs... « torture et (par) toutes sortes d’autres formes ! ». (extraits du communiqué d’ETA du 5 juin 2007)

          Oui sinon, c’est bien connu... les basques et les catalans travaillent et les autres dorment ! Surtout les madrilènes : ils dorment carrément en pleine rue avec leur Mojito de la veille toujours en main !

          Vous, vous aimez bien les clichés et les raccourcis... non ?
          Et c’est vrai que pour ce qui est de l’ambiance la nuit, Barcelone n’est pas très réputé...

        • Nicole Muchnik
          Nicole Muchnik répond à Lemmy_Nothor
          Journaliste à Madrid
          • Posté à 18h20 le 11/09/2007
          • Journaliste 1475
            Journaliste à Madrid

          Quelle bêtise ! un tel aperçu, tellement superficiel, tellement touristique, sur la Communidad de Madrid qui concentre la plus forte progression économique d’Espagne...
          Les madrilènes sont tous dans la rue, c’est vrai, et adorent la fête c’est vrai, mais ils sont au travail à 9 heures du matin dans les bureaux et à 8 heures ailleurs.Et qui intègre le plus de travailleurs immigrés !
          Par ailleurs, faire des provinces basque et catalane les seules martyrs du franquisme est aussi une contrevérité.

          • Anonyme répond à Nicole Muchnik

            Commentaire « touristique » ? Ça fait dix ans que je vis en Espagne, ceci après avoir vécu dans quatre pays bien distinct, et il ne m’est jamais arrivé d’être en retard à un rendez vous .Par contre, à Madrid, ou le boulot m’y a amené a plusieurs reprises, mon experience à moi ( pas des trucs que j’ai lu dans un bouquin, ou dans un magazine chez le coiffeur) et bien elle est plutot desastreuse.
            Sur 37 rendez vous, et j’ai minutieusement vérifié sur mes agendas) 24 étaient en retard d’environ une heure, 6 de plus d’une heure et demie. Aucun, et j’insiste la dessus, aucun, ne m’a téléphoné pour me prevenir. Et je ne suis ni Catalan, ni Espagnol, ni Français. Je ne suis ici pour défendre personne. Mais je trouve bizarre cette manière d’être. En dehors des affaires, c’est pire. Si j’invite qqu’un a bouffer à la maison, c’est guère mieux......vaut mieux pas preparer un roastbeef, à moin de l’aimer calciné.
            Et pour répondre à celui qui me dit plus haut que lui il arive jamais en retard . Je note aussi qu’il est stagiaire. Eviedemment qu’il ne peut etre en retard, il se ferait lourder. Moi je parle des chefs d’entreprises, et des representants d’entreprises. Ça c’est mon expérience à moi, je ne l’invente pas.
            En cinq années de boulot à New York, si mes interlocuteurs savaient qu’ils seraient en retard, et c’est arrivé aussi, mais ils m’ont toujours telephonés pour me prevenir.
            Je ne sui sjamais touriste.........je ne prends pas de vacances, quand je vais dans un pays étranger, c’est pour y travailler. Les vacances, je les passe chez moi à rien foutre.

            Quant à la reflexion sur les victimes de franquisme, à aucun moment je n’ai dit que les Basques ou les Catalans avaient été les seules victimes. Vous semblez lire ce que vous avez bien envie de lire. Tenez vous en à ce que j’ai écrit.......de grace, ne supposez rien.

            Lemmy...........( j’avais pas envie de m’enregistrer)

          • Anonyme répond à Nicole Muchnik

            Plus forte progression économique, en partie, il faut bien le dire, grâce au déficit chronique que les différents gouvernements espagnols se sont appliqués à entretenir vis-à-vis de la Catalogne... C’est-à-dire qu’en proportion des impôts payés, la Catalogne est l’autonomie où l’investissement est le plus faible. Serait-ce une stratégie d’affaiblissement de la « région » traditionnellement la plus dynamique de l’Etat depuis les révolutions industrielles ? Mais non, voyons, encore de la paranoïa et du « victimisme »...

            D’autre part, effectivement, la Catalogne et le Pays Basque sont loin d’avoir été les seules parties de l’Etat espagnol à avoir souffert de la répression franquiste : Madrid était un repère de « rouges », Valence et Sarragosse aussi... Mais qui osera nier que la répression y a été d’autant plus forte que Franco voulait y gommer toute velléité de nationalisme autre qu’espagnol ? Le « Habla cristiano » (Parle chrétien !) des franquistes n’est pas une légende, et l’administration espagnole, notamment judiciaire, l’emploie encore parfois, bien que sous d’autres termes !

            (Au fait... faut-il rappeler que le premier à se déclarer « roi d’Espagne » était un Français ? Il s’appelait Joseph Bonaparte et sa famille n’était pas vraiment un modèle de décentralisation... En revanche, la Catalogne ne faisait pas partie de son royaume, puisque son frère l’avait annexée à la France et rétabli le catalan comme langue officielle pour se concilier ses habitants !)

        • Anonyme répond à Lemmy_Nothor

          ce cliché...
          je travaille a madrid et mes retards ne sont pas toléré, je bosse 11h par jour, et a la semaine environ 45h, tout ca en étant stagiaire.
          c est vrai j avais sans doute oublé le courage heroique et la force de travail des independentistes....

        • Anonyme répond à Lemmy_Nothor

          Vous m’avez peut être mal compris. Je reste sur le sujet on dissant que, même en ayant plus d’argent et en parlant une autre langue un basque ou un catalan ne devraient pas avoir plus de droits qu’un andalou. De la même manière qu’un corse ne devrait en avoir plus qu’un bordeaulais, en France ; ou un milanais, plus qu’un napolitain en Italie (excusez-moi pour m’avoir tellement écarté de l’article).
          Malheureusement, pour l’instant je ne connais pas assez l’histoire de la France. Je ne sais pas si Louis XIV amait plus l’unité que Robespierre ou que Napoléon. Je pensais plutôt à la difference entre un divorce et un marriage, entre les pays de l’ancienne Yougoslavie et l’actuel Allemagne, entre la fission nucléaire (putain de bombe atomique) et la fusion nucléaire. Il ne s’agit pas d’aller tous à Versailles, mais tous a Strasbourg ! ;)
          Manuel

        6 autres commentaires
      • Anonyme

        Je parle basque, je mange de la cuisine basque, je joue à la pelote basque, je pratique des danses basques, je porte un nom basque (certes francisé),... Et depuis que je suis né, om me dit que je suis Français.

        Il n’y a pas quelque chose qui cloche dans tout ça, à part ma volonté d’être basque ?

        Parfois, je me dis que cela aurait été bien plus facile de naître Français ou Espagnol. Vous ne croyez pas ?

        Et après, vous me parlez d’affaire économique ?

  • Anonyme

    Cette guerre des drapeaux fait peur, et je suis le premier à la craindre. Si fière que l’on puissse appartenir à une identité, le respect de l’autre est certainement un préalable à toutes autres revendications.

    Qu’on le veuille ou non, le peuple basque existe, au même titre que le peuple espagnol ou français. Ce sentiment d’appartenance à une communauté est peut être fort, cependant il doit veiller à ce que tous les gens qui vivent dans ce pays se sentent respectés : beaucoup de Français et d’Espagnols (et d’autres) habitent en effet le Pays Basque.

    Alors, bien évidemment et malheureusement, les agressions de chaque côté attisent les nerfs des uns et des autres. L’énumération des aggressions serait bien trop longue, mais pour en revenir à la guerre des drapeaux, voilà un bel exemple d’intolérance.

    D’un côté des mairies qui n’affichent uniquement les couleurs locales sur leur balcon depuis des décennies, car le drapeau espagnol leur rappelaient celui du fascisme et l’ikurriña celui de la transition (pour faire simple). Mais celles-ci ne se sont jamais posées la question si une minorité de citoyens aurait souhaiter voir le drapeau espagnol sur leur balcon. Et comme je pense, que chaque minorité a aussi son mot à dire,...

    Du côté du pouvoir central espagnol amené par le secteur nationaliste du PP, l’imposition de mesures par la loi est devenu monnaie courante. Pour arriver à ses fins, le pouvoir madrilène impose par les tribunaux ce qu’il n’arrive pas à réaliser dans les moeurs. Cela passe par cette loi sur les drapeaux, mais aussi par la loi sur les partis (contre Batasuna). On en vient à des situations où le village de Lizartza (cf. article) qui historiquement reporte ses voix à la gauche indépendantiste se voit attribuer une mairesse espagnole du PP.

    Ce sont ces agressions de chaque côté qui gangrène la situation déjà assez compliquée. Je pense que cette question de respect devrait être moins prise à la légère.

    A bon entendeur salut

  • Anonyme

    Le monde humain et la Nature dans son ensemble, depuis toujours et jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un ou rien, sont en guerre perpétuelle. La vie est une lutte cyclique et changeante, contre la mort, le retour au néant.

    La paix est une vue de l’esprit, un leurre, une duperie monumentale pour les esclaves pulsionnels et les faibles d’esprit, au profit de leurs élites parasitaires et élitistes, élues ou parvenues, elles-même exploitées par un dessein qui les dépasse.

    Toute frontière a été créée par la guerre et sera modifiée par la guerre, ouverte ou discrète.

    Les langues, les cultures, les adn, les peuples, les races, les espèces, les galaxies, les microbes, les structures complexes ou simples, sont exterminés quotidiennement, exponentiellement au profit de majorités de circonstance. La majorité n’a pas forcément toujours raison. La démocratie n’est pas une fin, un modèle sacré ou respectable. Il n’y a pas d’eau ni de lumière pour toutes les graines.

    Les états - ces monstres de corruption et de gabegies multipliées - pour subsister, cherchent à tuer leurs individualités et leurs diversités avant que de s’en prendre aux groupes voisins, pour les phagocyter à leur tour sous peine d’être phagocytés en premiers... L’interdiction de la langue des signes ou de l’esperanto, le lien universel qui pourrait faire cohabiter et dialoguer les particularismes et les régionalismes au diapason, illustre cette tendance d’hégémonie totalitaire et finale, d’un groupe sur tout le reste.

    Vivre implique de manger l’autre, lui voler son énergie, sa puissance, son existence. Nonobstant, ne pas arriver à recycler ses déchets conduit à l’auto-destruction par famine, par disparition inéluctable de la matière première.

    Médias, politiques et marchands font tout pour occulter cette vérité première, éliminer les éclairés récalcitrants et les éclairants subversifs, asservir les autarciques et assoupir l’instinct d’émancipation, l’instinct de progrès.

    La société actuelle est basée sur l’aveuglement,les tabous, les stratégies de tromperie, de négation, de camouflage, autant dire sur la sauvegarde de la faiblesse et de la médiocrité de leurs constituants. Aucun capitaine, aucun cap, aucune direction, aucune vue à long terme et à longue portée. Cette pyramide autiste et rouillée, est condamnée.

    Le « sentiment » de liberté et de progrès, tel qu’enseigné, est une escroquerie, une prison dorée pour les cloportes de l’humanité.

    Plus la structure étatique devient grande, moins la veille responsable et le contrôle salutaire par les citoyens, peuvent s’exercer. Les macro-organisations, les fusions-acquisitions contre nature, les monopoles castrateurs, sont la plaie du monde moderne, le cancer qui le fera retourner au néant.

    Vive l’union collaboratives des micro-collectivités librement consenties.

    Certaines grandes nations prospères, ne sont pas géographiquement plus étendues qu’une petite région de la glorieuse France, laquelle s’est pris des branlées dans toutes ses dernière guerres depuis Napoléon, jusqu’à la dernière contre ces va nus pieds d’Argentins.

    Vive l’Europe des Régions et des libres-expressions individuelles.

    A bas le règne des ploutocracies, des oligarchies, des népotismes et des appareils.

    Chacun lutte pour sa survie, son droit à la différence, sa potentialité, sa chance.

    Franco n’a pas réussi, comme la France ses Vendéens, Poutine ses Tchéchènes, l’Amérique ses Indiens, le Moyen Orient ses Chrétiens, à éradiquer Basques et Catalans : ces derniers auront droit d’être eux-mêmes.

    Quand on fait une guerre, c’est pour éliminer toute descendance de son ennemi, sinon gare au retour de flammes.

  • Anonyme

    Quelle bande de cons
    et ce sont les régions les plus modernes qui retournent à des pulsions grégaires ...
    quelle tristess que ce régionalisme élitiste, méprisant et dangereux

    • Anonyme

      Pas plus élitiste, méprisant et dangereux que le centralisme énarquien de la civilisation française. Il est vrai que c’est un pur bonheur que d’être un veau parmi les veaux dans la joyeuse étable, s’abreuvant au 13h00 de TF1 et tétant goulument à la mamelle sécuritaire de l’état providence.

      Un extrême appelle un autre extrême, c’est pour cela que le maître te dit de tendre la joue droite et d’aimer ton prochain comme toi-même.

  • Anonyme

    En Suisse, lors de la fête nationale, les bâtiments officiels, et beaucoup d’habitations de particuliers, sont ornés et du drapeau suisse et du drapeau du canton, et apparemment ça ne pose pas de problèmes...

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