Cabinet de lecture

L'actualité des livres, par Hubert Artus.

Littérature sur le Net : création, médiation ou cacophonie ?

Publié le 16/03/2009 à 11h08

C’est en plein Salon du Livre de Paris, et en public, qu’a été enregistré le nouveau numéro de l’émission « Parlons Net » de David Abiker, dont Rue89 est partenaire. Le sujet était l’influence d’Internet sur l’édition, l’écriture, la promotion des livres, la télévision : plusieurs invités, dont Eric Naulleau et l’éditeur Gilles Cohen-Solal, et un débat très vif.

Depuis deux ans, Internet et le livre électronique sont nettement plus mis en avant au Salon du Livre de Paris : la création, l’an passé, d’un espace « Lectures de Dem@in », endroit fréquenté, en témoigne. Pierre Haski y sera d’ailleurs invité à une table ronde mardi : « Presse en ligne : contenus gratuits ou payants, illusion ou réalité ? » Depuis, de nombreux autres espaces s’ouvrent à ce sujet. Témoin, la rencontre « Bloggy Monday », que le Cabinet de lecture animera ce lundi, en partenariat avec le MOTif et la revue Vendredi.

Internet, l’édition, la critique littéraire

Samedi 14 mars, sur le stand de Radio France, le livre et le Web, ses dérivés sémantiques et matériels étaient au centre de l’émission « Parlons Net », le « club de la presse numérique » de France Info (dont Rue89 est partenaire).

Contrairement à la formule habituelle (un invité, plusieurs journalistes intervieweurs), l’émission avaient deux animateurs (David Abiker et moi-même) et plusieurs invités : Eric Naulleau (éditeur et chroniqueur star chez Laurent Ruquier), Gilles Cohen-Solal (éditeur aux Eds Héloïse d’Ormesson et blogueur), Laurence Biava (Buzz littéraire.fr), Michaël Nahan de la firme Bookeen (qui commercialise le CyBook, livre électronique), Michel Eltchianinoff de la revue Philosophie Magazine.

Avec Eric Naulleau, l’émission entrait de plein pied dans son thème : depuis cette semaine, il est en effet chroniqueur au sein de la nouvelle émission « Dans le texte », sur le site d’Arrêt sur images. Nous pouvions donc parler du traitement du livre à la télévision.

Et élargir à la critique littéraire en général. Ce, avec la multiplication des blogs : de journalistes (le Cabinet de lecture, Didier Jacob, Pierre Assouline), de fans, de lecteurs. Si, pour l’éditeur Cohen-Solal, la « critique littéraire se trouve aujourd’hui sur Internet et dans les blogs », Naulleau fustige ce paysage critique passé de la verticalité (quelques journalistes qui font autorité) à l’horizontalité (tous les avis se valent, il n’y a donc plus d’avis). Le leurre de la démocratie participative.

L’édition sans éditeur ?

En pleine semaine de la loi Hadopi, nous devions aborder la question du téléchargement –légal ou illégal : « Non seulement le téléchargement illégal ne me fait pas peur, mais en plus cela me fait rire ! » Et du risque que la mise en ligne de manuscrit directement sur Internet –un risque plausible, mêle si ce n’est pas une solution de qualité littéraire- peut engendrer pour le travail des éditeurs : une édition sans éditeurs ?

Les instants les plus vifs du débat ont concerné l’objet apporté par Michaël Nahan : le CyBook. Qui, aujourd’hui, sert à lire des livres numérisés. Mais qui, bien sûr, demain, sera aussi un objet permettant de commander sa pizza, jouer à la Playstation, et autres consumérismes.

C’est contre cela que s’élevaient les éditeurs du plateau, et en faveur de cela que plaidaient les autres invités, pour qui cela ne pouvait que ramener de vrais lecteurs vers les romans, quels qu’en fussent les conséquences marketting.

Concernant les blogs qui deviennent des livres, Gilles Cohen-Solal répondait en fin d’émission à notre récent article.

Une table ronde radio très vive, un bien agréable moment de Salon ! A regarder ici :


A noter :

Rencontre Bloggy Monday, organisée par le MOTif, Rue89 et la revue Vendredi. Animée par Hubert Artus, avec : Isabelle Aveline (du site Zazieweb), Christophe Claro (auteur, traducteur, éditeur, blogeur), Marc Vuillemain (auteur, blogueur), Pierre Ménard (bibliothécaire, animateur de blogs). Lundi 16 mars, sur le stand de la région Ile-de-France.

Rencontre « Presse en ligne : contenus gratuits ou payants, illusion ou réalité ? », avec : Aymeric Bauguin (directeur général de Hachette Distribution Services), Ludovic Blecher (rédacteur en chef de Liberation.fr), Pierre Haski (président, directeur de la publication de Rue89.com), Philippe Jannet (PDG du Monde Interactif), David Lacombled (directeur de l’Antenne et des Programmes de Orange Portail). Mardi 17 mars, 16h00 – Espace « Lectures de dem@in ».

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  • julienm2
    • Posté à 12h12 le 16/03/2009
    • Internaute 30776

    Dailymotion étant censuré en Chine, je ne peux pas voir la majorité des vidéo de Rue89 : (

    • La mouche du coche-
      La mouche du coche- répond à julienm2
      diptère
      • Posté à 09h17 le 17/03/2009
      • Internaute 45466
        diptère

      Chaque éditeur qui tombe est comme une prison de la Bastille qui s’effondre. Ils étaient autrefois les aristocrates de la parole publique, mais aujourd’hui, grace à Google, tout à changé. Nous sommes les sans-culottes de la pensée. Nous sommes moches et vulgaires, mais nous sommes l’avenir du texte.

      Voir dans cette vidéo ces éditeurs expliquer leur vision du livre est à mourir de rire ! Ecoutez-les nous expliquer que les manuscrits sont nuls, internet est nul, les blogs littéraires sont nuls, les livres qu’ils présentent à la télé sont nuls. Du pur bonheur !

      Allez, pour la route, Proust a éditer son « coté de chez Swann » à compte d’auteur. Ah-ça-ira.

  • lioe
    lioe
    berlin
    • Posté à 12h31 le 16/03/2009
    • Internaute 6423
      berlin

    Bonjour Hubert

    J ai eu toutes les peines du monde a aller jusqu au bout ! Non pas que le sujet ne soit pas intéressant ( bien au contraire ), mais la présence de ces deux macro de la littérature que sont Nolleau et Cohen-Sollal m a plus qu indispose ! Ces élitistes, méprisant qui déversent leurs haine parce qu il perdent le « contrôle » de ce qui devrait etre lu ou pas ! Qui fustigent et moquent ceux qui ne lisent pas et ceux qui lisent « mal » ! Ils se croient proprietaire de la bonne pensée littéraire mais n hésitent pas a participer a des émissions qui sont a des années lumière de ce que peu etre l intelligence !
    La littérature va mal ? Si elle reste entre les mains de ces types la, ce n est pas près de s arranger !

    Merci en tous cas Hubert pour votre article !

    • ysengrimus
      ysengrimus répond à lioe
      • Posté à 12h53 le 16/03/2009
      • Internaute 12674

      La web-édition marque le déclin de ce genre d’élitiisme. C’est ce que Daniel Ducharme et son équipe ont nommé : la menace du dillettante

      Lien

      C’est pour cela qu’ils ont les boules... Tant pis pour eux...

      Paul Laurendeau

    • funkystefffff
      funkystefffff répond à lioe
      écolo antipathique
      • Posté à 00h52 le 17/03/2009
      • Internaute 55257
        écolo antipathique

      tu veux dire « ces deux maquereaux... » ?

      • lioe
        lioe répond à funkystefffff
        berlin
        • Posté à 08h10 le 17/03/2009
        • Internaute 6423
          berlin

        Maintenant que vous le dites ! « les deux mon Général »

    • desnouvellesdumonde
      desnouvellesdumonde répond à lioe
      Blogueur
      • Posté à 04h27 le 19/03/2009
      • Internaute 73395
        Blogueur

      +1

      Le débat était intéressant, mais les deux éditeurs (qui ont largement monopolisé la parole) sont complètement à la masse. Ils ne comprennent absolument rien à internet, ni aux évolutions du monde actuel.

      Ceci dit, je suppose que quand Gutenberg est arrivé en disant « Hey les mecs, je viens d’inventer un truc super cool pour fabriquer des livres beaucoup plus facilement et rapidement, ca s’appelle l’imprimerie », les moines copistes lui ont répondu « heu, ca marcheras jamais ton truc, des bibles écrite par des machines c’est pas des vrais bibles, personne ne voudra les lire, toutes les lettres se ressemblent, et en plus ton encre elle tâche. »

      Par contre, le vrai sujet est le passage d’une littérature imprimée à une littérature numérique, et non pas la question de savoir si l’ebook va marcher ou pas. J’écris actuellement sur un ebook, mais moi j’appelle ça un ordi ultraportable. Ebook, epaper, ordis téléphones, livre, journal, papyrus, plaque de marbre gravé au silex ou paroi d’une grotte, le support change, les mots restent les mêmes.

  • A déménagé le 21-11-2011
    • Posté à 13h25 le 16/03/2009
    • Internaute 73102
      non connue

    Nous sommes tous des philosophes et des critiques littéraires, n’en déplaise aux tenanciers show-businessisés de la « vraie littérature » genre Naulleau ou de la philosophie bien-pensante genre BHL.
    Vive Internet, que nos critiques horizontales renversent ces nuisibles prétentieux.

  • liberationdelevangilepopulaire
    liberationdelevangilepopulaire
    sans mandat du ciel ni de (...)
    • Posté à 13h33 le 16/03/2009
    • Internaute 71809
      sans mandat du ciel ni de (...)

    « création, médiation ou cacophonie »

    tout ça en même temps !
    notre capacité de jugement a de quoi s’exercer !

    Malgré toutes tes aversions, fais-toi Amour de tous les hommes, sens profond du prochain que tu abrites en toi ; quelles ques soient ses surprenantes ou répugnantes façons, sans parler de la bêtise qui nous divise, dont salivent les sifflements mis en mots, - cherche et trouve ce qui en vous se ressemble, parce qu’une fois reconnu, cela aussi s’assemble - te voilà frère !
    La Terre, quoi qu’on en dise, a besoin uniquement d’Amour. Mais ce besoin a tant crié, hurlé dans les siècles - que même l’écho s’en est tu.
    En ce silence comme une cathédrale, accueille en toi comme une joie le berceau et le sein.

    pour une insurrection poétique ;
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    et pour une insurrection existentielle
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  • YoshiL7
    • Posté à 14h00 le 16/03/2009
    • Internaute 29840

    Dame Albanel aurait pu etre invitée autour de la table pour donner son point de vue éclairé en tant que ministre de la culture ? mais, c’est vrai qu’il semble qu’elle n’ait pas mis les pieds à ce principal salon qui traite de la culture... pas assez bien ? pas assez partisan ? pas assez en confiance pour se confronter au public ?
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  • vol19
    • Posté à 14h31 le 16/03/2009
    • Internaute 13492

    Un débat qui a couvert pour le moins que l’on puisse le souligner un nombre de thème et d’avis très divers, tout de même dominé par les représentations d’institutions... littéraire, médiatique telévisuel, que le net tente timidement de concurrencer.

    Concernant l’Ebook, la question vu d’une optique des sciences humaines est surtout relative à « la négociation du cadre d’usage » d’un objet technologique nouveau. L’objet Ebook ne s’est pas encore institué et on ne sait pas encore comme celui-ci sera approprié par une multiplicité de public. Assurément, ajouter une fonction de jeu vidéo serait une confusion du cadre d’usage. Pour les médias éphèmères : journaux, magazine, revues thématiques, c’est tout de même intéressant... après, le débat élitisme/vulgarisation... (choix des termes d’ailleurs est éclairant), l’un n’exclut pas l’autre a priori. Et puis demain, s’il devient possible de prendre des notes, copier des citations dans des presses papiers...
    Le problème de nos jours à tout niveau d’ailleurs est bien un problème de MEDIATION/INTERMEDIATION qui sans doute va se redéfinir dans les années à venir. Il n’est pas faux que l’on puisse être assez frustré par rapport à l’offre de critiques sur tout ce qui sort, ou encore par les modes de distribution.
    La question du combat... sauver, le livre, la lecture, le libraire, l’éditeur, toutes ces questions sont posées en même temps, mais tout est posé en terme très global et semble par moment mélanger réel et symbolique.
    Ce débat m’évoque dans ma collection de vieilles revues, (qui me font éternuer quand je les ouvre, et m’inquiète de leur dégradation à chaque usage) avoir lu un texte amusant écrit en 1903 par un sociologue Suisse qui s’inquiétait sur l’usage naissant de... la bicyclette, à savoir que le temps consacré à celle-ci allait inévitablement concurrencer.... le temps consacré à la lecture, le livre, les journaux... Alors que l’on a peu vu à l’époque les répercussion sur l’appropriation de l’espace, de la liberté, du corps, tant pour les hommes que pour les femmes (ce qui a posé nombreux débats à l’époque)...
    Ce qui est plus inquiétant avec l’édition électronique, c’est la conservation de la mémoire... Par contre, la possibilité d’un accès aisé d’un large choix bien référencé de textes, journaux, romans ... à un coût raisonnable pour chacun reste, il faut le dire, de nos jours, pas évident...même pour quelqu’un de motivé.

  • Orientaliste
    Orientaliste
    intermittent de la recherche
    • Posté à 14h32 le 16/03/2009
    • Internaute 73107
      intermittent de la recherche

    Etonnant cette idée que le ebook ne sert que pour la littérature de gare. Combien d’étudiants y liront des classiques, de la philosophie, etc. Les livres sont chers, sans doute pour de bonnes raisons mais dans un petit budget ça pèse pareil. Une bibliothèque dans un loft à Saint-Germain c’est très chic, mais dans une chambre de bonne ça envahit...Plein d’arguments pour cet outil. On y perd du charme, certainement, mais de là à tout nier sous le seul argument de « ce n’est pas fait pour çà », je trouve ça un peu léger.

  • Courageux-Anonyme
    • Posté à 14h40 le 16/03/2009
    • Internaute 24212

    « Littérature sur le Net : création, médiation ou cacophonie ? »

    Bibliothèque ? Lien

  • Utilisateur désinscrit à sa demande
    • Posté à 14h59 le 16/03/2009
    • Internaute 70482
      nc

    Ouais bof...

    Je me suis farci l’émission jusqu’au bout. Ouf.

    Toujours les mêmes à causer des mêmes choses entre eux : aucun intérêt.

    Un blog littéraire, pour eux, c’est sur Facebook. Le web indépendant n’existe pas, tout simplement.

    Je n’ai jamais été sur aucun des réseaux ’propriétaires’ et je n’irai jamais : pour moi c’est eux qui n’existent pas. Nous sommes dans deux galaxies parallèles qui ne se rencontreront jamais, pour notre plus grand bien mutuel.

    Vous avez parlé de tout, sauf de l’essentiel – bien qu’Hubert Artus ait tenté un petit peu au tout début d’aborder le sujet – : la nouvelle forme d’écriture qui naît en ce moment sur l’internet.

    Continuez vos débats stériles, c’est bien ; ça vous occupe.

  • pradoc
    pradoc
    Aucune
    • Posté à 15h29 le 16/03/2009
    • Internaute 61194
      Aucune

    « Mais qui, bien sûr, demain, sera aussi un objet permettant de commander sa pizza, jouer à la Playstation, et autres consumérismes. » (dixit)

    Juste une réflexion en passant. L’édition aujourd’hui est aussi consumériste que n’importe quelle industrie. Lire du Guillaume Musso ou commander une pizza, c’est exactement pareil.

    Ensuite, cette histoire de verticalité (autorité contre goût de masse) ne tient pas la route. C’est de la rhétorique. Le talent critique est par nature une exception. Même sur France Culture ou sur le site du Monde, certaines chroniques sont ratées...

    De plus, en manière de littérature, la sélection présentée chez Ruquier par Naulleau, est quand même un bel exemple d’horizontalité...
    Par ici, la bonne soupe !

  • pradoc
    pradoc
    Aucune
    • Posté à 16h24 le 16/03/2009
    • Internaute 61194
      Aucune

    Ceci dit, l’émission est plutôt lucide sur les changements qui s’opèrent. Même si le débat est assez orienté sur le combat qui existerait entre presse, radio et télé.
    Ce qui est marrant c’est le pessimisme général ! ! !
    Enfin, j’aime plutôt bien entendre ces chroniqueurs qui se sentent directement concernés dans leur profession, leur avenir.
    Merci d’avoir gardé une petite part d’inquiétude...

    • Utilisateur désinscrit à sa demande
      • Posté à 16h29 le 16/03/2009
      • Internaute 70482
        nc

      C’est ce que je te disais l’autre soir, Pradoc : ils ont chaud au cul.

      Alors que nous, libres écrivains du net et du pas net, on se raffermit le fessier dans la cuvette, comme Rika Zaraï.

      • pradoc
        • Posté à 16h44 le 16/03/2009
        • Internaute 61194
          Aucune

        Bah non. Ils sont assez confortablement installés et discutent tranquilles.

        Là, où ils m’ont fait peur, c’est quand l’un d’entre eux a dit du bien du blog de Juan Asensio, cet abominable catholique-monarchiste qui vomit des pavés.

        Après mon petit avis, on s’en fout, non ?
        Mais je suis un peu gêné par leur protectionnisme territorial. En même temps, j’ai des amis qui sont dans un rapport de complète marginalité face au système mais qui pensent aussi que le web est en partie une poubelle...

         
        • Utilisateur désinscrit à sa demande
          • Posté à 17h10 le 16/03/2009
          • Internaute 70482
            nc

          Ascencio ? C’est une crapule infâme de type Rebatet.

          Genre le Zacharias qui sévit chez Isabelle des Charbinières... au point que je me demande si c’est pas le même.

          Ouais : pour eux, c’est ça, la littérature de l’internet : un facho péteux et grandiloquent.

          Tes amis ont raison : le net est une benne à ordures. Mais comme j’aime l’effluve des poubelles...

          Tes amis ont probablement aussi des ordinateurs reliés à l’internet, je suppose. Si c’est le cas, ils ont l’air vachement fin de dire ça...

          • pradoc
            • Posté à 17h32 le 16/03/2009
            • Internaute 61194
              Aucune

            Cet ami pratique la poésie, un art qui a besoin de retrait. Il est normal que le net lui paraisse une poubelle. Il passe ses journées à trier dans son langage...

            Moi, je me fiche que le net soit une poubelle. C’est très utile une poubelle pour y jeter son cerveau.
            Et honnêtement, je ne trouve pas la qualité sur le net si basse, j’ai des centaines de bookmarks très lisibles, certains carrément excellents.

            Le problème est plutôt la littérature en tant que telle, sur le net ou ailleurs. C’est en fait, ça le sujet.
            Les écrivains n’existent plus, alors que tout le monde fantasme encore sur les « grands auteurs ». Surtout les télés, elles qui y comprennent moins que rien.

            Bref, de quoi être pessimiste, en effet.

        2 autres commentaires
  • La mouche du coche-
    • Posté à 23h30 le 16/03/2009
    • Internaute 45466
      diptère

    Hubert Artus est le seul qui a dit des choses intéressantes et vraiment éclairées. Son idée sur facebook a le parfum de la vérité.

    Mais bon sang Hubert exprimez-vous avec plus de force ! Ne les laissez pas vous marcher sur les pieds ! N’oubliez pas que ce ne sont que des EDITEURS ! donc des frustés, des célibataires du texte.

  • rich31
    • Posté à 02h03 le 17/03/2009
    • Internaute 30126

    Difficile d’écouter des gens, excellents éditeurs par ailleurs, mais qui feraient bien de le rester, qui n’ont pas un discours sur l’évolution technique plus poussé que « C’est mal, c’est de la démocratisation culturelle. »
    Perso, j’écoute encore des disques vinyles, parce que le son est incomparable, mais je ne nie pas l’existence des vilains CD ou des horribles mp3, qui sont dans les moeurs depuis longtemps, ce n’est pas que ça me fasse plaisir, mais je fais avec.
    « L’e-book, ça n’existe pas, ça n’existera jamais, ce ne sera jamais un outil viable, ceux qui s’en serviront seront des imbéciles... Des victimes de la publicité... Et d’ailleurs, la lecture publique, on s’en fout... »
    C’est pas comme ça qu’on avancera. Je précise que je suis bibliothécaire, et très directement préoccupé par l’évolution des supports. Mais Nolleau et Cohen-Solal me font l’effet de créationnistes - the Holy Book is the Only Book... Rien à tirer de leurs discours - j’ai hésité à employer le pluriel - prévisibles et autocentrés, voire corporatistes, qui par exemple n’hésitent pas à présenter le « manga » (« bande dessinée » ou plutôt « paralittérature d’expression graphique » en japonais) comme un genre réservé aux garçons suractifs entre 5 et 7 ans.
    J’ai déjà dit qu’il s’agissait par ailleurs d’excellents éditeurs de romans classiques européens ?

  • thurobgl
    thurobgl
    etudiant
    • Posté à 05h12 le 17/03/2009
    • Internaute 63204
      etudiant

    En tout cas moi je préfère largement des types comme naulleau ou comme cohen solal qui sont des grandes gueules qu’à une nana qui veut soi disant démocratiser la lecture en faisant la promotion de la chick-lit.
    Honnêtement la littérature n’a pas pour vocation de devenir une succession de blog avec des conseils pour savoir comment s’épiler le maillot ou comment faire ses courses chez carrefour grace à l’ebook.
    ET PIS C’EST TOUT

  • Coulaut
    Coulaut
    Responsable Bibliothèque (...)
    • Posté à 10h18 le 17/03/2009
    • Internaute 73160
      Responsable Bibliothèque (...)

    Participant depuis 5 ans avec un groupe d’amis auteurs et amoureux des mots à la rédaction et la correction commune de textes par le biais d’internet, les plusieurs centaines de textes ainsi écrits ont reçu le support du papier très récemment avec la parution par les Editions de la Madolière d’une nouvelle revue « Scribulations ». Cette participation m’ayant permis d’être invité au salon du livre, j’ai pu y constater, à écouter certains débats, combien le monde du livre semble ne pas voir les profondes mutations en cours dans la conception et la transmission des idées et de la création.
    M’occupant par ailleurs d’un lieu de Culture virtuel, c’est à dire dont l’existence n’est liée qu’à la conservation de pixels dans un ordinateur, en l’occurrence la Bibliothèque Francophone de Second Life et du métavers, je suis bien obligé de constater combien et comment la création artistique prend possession de ces nouveaux supports que représente ces mondes virtuels en 3D (Si Second Life est le plus connu et le plus élaboré de ces mondes d’autres monde sont en gestation et commencent à émerger).
    Plongé dans cette Culture immersive, où les mots, les images, les sons deviennent de plus en plus multidimensionnels de par les recherches de nombreux artistes et techniciens, en écoutant ces dinosaures j’ai vraiment l’impression de plonger dans la préhistoire et de regarder un monde en train de couler alors que les mots ont tant besoin de vivre.
    En illustration et comme un clin d’oeil à Courageux-Anonyme
    qui cite la Fondation Gutenberg, un objet de notre Bibliothèque adopté par le réseau des universités américaines « Alliance 2.0 », permet en visualisation 3D d’accéder à l’ensemble des titre du projet Gutenberg.
    (un de nos regret actuel est de ne pas pouvoir en faire autant avec des projets français tels que Gallica)
    Lien

  • Isam
    Isam
    écrivain
    • Posté à 12h38 le 17/03/2009
    • Internaute 73173
      écrivain

    J’ai trouvé ce débat très intéressant. Dommage cependant que certains aient plus parlé que d’autres... Et il ne faut pas sous-estimer les critiques littéraires du net : si le site de professionnels comme Assouline est bcp visité, je ne pense pas que l’on suive forcément ses orientations de lecture... Pour cela, personnellement, je ferais davantage confiance aux diverses critiques chez d’autres blogueurs, moins vus, certes, mais plus crédibles à mes yeux. Comme quoi ...

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