Visa pour l'image : la Palestine, prison à ciel ouvert
Visa pour l’image, le grand rendez-vous annuel du photojournalisme à Perpignan, se tient jusqu’au 16 septembre. Parmi les travaux à ne pas manquer cette année, l’exposition de Raed Bwayah, photographe palestinien.
« Raed Bawayah, 36 ans, est revenu dans son village natal du Qutanna, près de Ramallah, pour y décrire les conditions d’enfermement des villageois qui n’ont qu’un espace restreint pour vivre.
“Cette problématique de l’enfermement de la société palestinienne, le photographe la démontre en suivant les travailleurs s’exilant en Israel.
‘La fin de son grand reportage est sur des internés un hopital psychiatrique, lieu de solitude et de misère psychologique, conséquence collatérale’ des conflits sans fins sur des hommes et des femmes palestiniens...”
► Vivre en Palestine, exposition de Raed Bawaya (commande du Centre national des arts plastiques) - église des Dominicains, Visa pour l’image, Perpignan - jusqu’au 16 septembre - plan.
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A mon avis, l’un des faits marquant de ce 19ème festival fut la naissance de l’agence Noor (Lien ) sous la forme d’une coopérative. C’est à mon avis une très bonne nouvelles pour le photojournalisme. Les objectifs affichés de qualité sont ambitieux (Voir plus de détails ici : Lien ) et la volonté d’indépendance est claire. Les photographes sont reconnus pour le sérieux de leur travail. L’un deux, Kadir van Lohuizen, a justement été récompensé samedi par le Visa d’or dans la catégorie « news » pour son travail sur le Tchad pour Le Monde 2.
Parmi les très nombreuses expositions présentées, certaines m’ont plus particulièrement touchées comme « A marche forcée » de Samuel Bollendorf pour Oeil Public., « A 20 km de la tour Eiffel » de Eric Hadj pour Sipa Press, « Le dernier empire - 20 ans après » de Sergey Maximishin, « Mineurs en peines » de Lizzie Sadin qui a reçu le Visa d’or dans la catégorie « magazine » pour ce travail.
Des images souvent fortes, parfois terifiantes mais jamais gratuites et toujours poussant à la réflexion.
La surprise est venue pour moi de la projection samedi soir d’une serie de photos couleurs de Robert Doisneau, tirées d’un reportage publié en 1961 par le magazine américain Fortune. Du Paris populaire en N&B à la très chic station californienne de Palm Springs il y a un océan (Atlantique). Une facette du travail de Robert Doisneau insoupsonnée. Et surprenante.
Le festival Visa pour l’Image reste ouvert au public jusqu’au 16 seprembre.
Antoine




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