Patrick Jarreau

La course à l'Elysée et autre actualité politique vue par l'ancien directeur de l'information du Monde.

L'Etat a-t-il vocation à fixer les salaires ?

Patrick Jarreau
Journaliste
Publié le 26/03/2009 à 21h00

L’indignation soulevée par les primes que s’attribuent les dirigeants d’entreprises recevant une aide publique met en question le droit de propriété.

Le débat a lieu au Royaume-Uni, en Allemagne et aux Etats-Unis comme en France. Aux Etats-Unis, la Chambre des représentants a voté à une écrasante majorité (démocrates et la moitié des républicains) une surtaxe sur les primes des dirigeants d’établissements financiers bénéficiant de l’aide publique, mais le Sénat hésite à la suivre.

En France, des députés envisagent une loi sur les stock-options et les parachutes dorés. Nicolas Sarkozy menace aussi le patronat d’un projet de loi, à l’automne, sur la répartition des profits dans l’entreprise.

Copé laisse les « patrons voyous » à Sarkozy

La majorité est loin d’être unanime sur cette question. Lors d’un débat organisé à la Bellevilloise, à Paris, mercredi soir, par la Fondation Terra Nova et le Nouvel Observateur, Jean-François Copé, opposé à François Hollande, a tenu à se démarquer de Nicolas Sarkozy. « Je n’ai pas parlé de patrons voyous », a observé le président du groupe UMP de l’Assemblée nationale, arrivé avec trente-cinq minutes de retard à cause de la réunion convoquée à l’Elysée sur ce sujet.

Au cours de cette réunion, il a été question d’un décret, plutôt que d’une loi, pour fixer les règles de rémunération dans les entreprises qui reçoivent une aide de l’Etat.

S’agissant des gratifications des dirigeants dans toute les entreprises, Copé pense qu’il faut seulement séparer les fonctions de mandataire social et de direction, généraliser les stock-options à l’ensemble du personnel et voter les rémunérations des patrons en assemblée générale des actionnaires plutôt qu’au conseil d’administration (la seule obligation existante est aujourd’hui, pour les sociétés cotées en Bourse, d’informer l’assemblée générale).

Pour ce qui est des entreprises bénéficiant d’une aide publique, le problème des gratifications allouées aux dirigeants n’est pas simple à résoudre quand ces derniers n’y renoncent pas, comment dire ? , spontanément. Les primes, parachutes ou stock-options figurent dans leurs contrats. Le gouvernement ou le législateur peuvent-ils annuler un contrat ? La réponse n’est pas évidente au regard de l’Etat de droit.

Naturellement, si ces entreprises étaient mises en liquidation, la question serait réglée : plus de « stock », donc plus d’options, et adieu les primes ! Mais si elles sont aidées, c’est bien pour leur éviter de faire faillite et leur permettre d’honorer... leurs contrats.

Parler de situation révolutionnaire serait exagéré. Le régime de la propriété n’est pas en cause. Mais l’Etat ou le gouvernement envisagent quand même de s’arroger un droit d’intervention inhabituel dans la marche des entreprises ou, au moins, de celles d’entre elles qui reçoivent un soutien de la puissance publique.

Le partage de la valeur ajoutée

S’agissant des entreprises en général, Nicolas Sarkozy a répété, mardi, à Saint-Quentin, qu’il veut parvenir à une règle de répartition des profits, soit par la négociation entre patronat et syndicats, soit par une loi. Une telle position peut-elle être prise au sérieux ?

Jeudi matin, sur RTL, Patrick Devedjian, ministre en charge de la mis en œuvre du plan de relance, déclarait que « l’Etat n’a pas vocation à fixer tous les salaires du pays ».

C’est en lisant, l’an dernier, « Conscience of a Liberal », de Paul Krugman, prix Nobel d’économie et chroniqueur au « New York Times » - publié en France par Flammarion sous le titre « L’Amérique que nous voulons » - que j’ai compris l’un des facteurs de l’émergence d’un salariat confortable, aux Etats-Unis, à partir des années 40.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, pour parer le risque d’inflation, Franklin Roosevelt avait soumis l’augmentation des salaires à une autorisation administrative. Combiné avec un mouvement syndical alors en expansion, ce régime autoritaire, mis en œuvre par un président de gauche, a eu pour effet d’améliorer la rémunération des salariés du bas et du milieu de l’échelle et de limiter celle des dirigeants et des cadres supérieurs.

Il n’est donc pas sans exemple qu’un gouvernement démocratique se mêle de la répartition des richesses dans les entreprises. Mais on n’est pas en temps de guerre. En outre, l’évolution du rapport entre salaires et revenus du capital est une question très disputée. Jean Peyrelevade, l’ancien PDG du Crédit lyonnais et partisan de François Bayrou, mène ce débat avec vigueur sur son blog.

La polémique sur ce sujet du « partage de la valeur ajoutée » rappelle une vieille histoire des années 50. En plein dans ce qu’on n’appelait pas encore les Trente Glorieuses, Maurice Thorez, secrétaire général du Parti communiste, avait soutenu que, loin de voir leur condition s’améliorer, les travailleurs subissaient une « paupérisation relative et absolue ». Les statistiques ont fait justice de ces charlataneries.

Il faudra bien qu’il augmente les impôts

Le débat d’aujourd’hui, qui est le même, finalement, n’est pas clos. La recherche constante de rentabilité maximum du capital n’entraîne pas nécessairement une diminution de la part des salariés dans la répartition globale des profits.

Mais qui peut croire, de toute façon, que le Parlement va fixer une clé de répartition universelle des profits des entreprises ? Une autre hypothèse est que Sarkozy cherche à faire pression sur le patronat et les syndicats pour qu’ils définissent cette règle entre eux. Ce serait entrer dans une forme de cogestion que les uns et les autres ont toujours refusée.

La gauche se garde bien d’emboîter le pas au Président dans cette logique douteuse. Les socialistes préfèrent parler de fiscalité, domaine dans lequel l’action redistributive de l’Etat est à la fois possible et légitime. C’est aussi celui où Sarkozy est le plus mal à l’aise.

La Commission européenne lui a donné rendez-vous en 2011 pour ramener les déficits publics à 3% de la richesse nationale. Le pourra-t-il sans augmenter les impôts, bien qu’il n’ait « pas été élu pour ça », comme il ne cesse de le répéter ?

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  • admirateur-
    • Posté à 21h04 le 26/03/2009
    • Internaute 32111

    Si la question de la rétribution des « grands » patrons en ces périodes de crise pose crûment la question morale du libéralisme, cela n’en reste pas moins un hochet que l’on agite pour masquer l’essentiel : pour assurer des profits et tenter de sauver un système qui ne profite qu’à quelques-uns, on va licencier, rien qu’en France, des centaines de milliers d’ouvriers, employés, cadre, fermer les services publics les uns après les autres.
    D’ailleurs pour les bas salaires, c’est bien l’État via le Smic qui fixe les salaires.
    Par ailleurs, plutôt que de faire semblant de s’occuper des quelques salaires des patrons (une goutte d’eau dans l’océan des milliards qui servent à camoufler leurs pertes), il devrait, et cela il le peut d’une simple loi, INTERDIRE LES LICENCIEMENTS.
    Cela limiterait automatiquement les salaires que se versent nos « grands » patrons

    • Keldan
      Keldan répond à admirateur-
      Now future & karpe diem
      • Posté à 15h22 le 27/03/2009
      • Internaute 5164
        Now future & karpe diem

      Faudrait qu’un jour on m’explique comment on peut concrètement interdire les licenciements...
      Il suffit de créer une autre entreprise, de mettre la première en faillite, de virer tout le monde et de vendre biens immobiliers et matériel à la nouvelle.
      Et là on a même plus le droit à son petit parachute en cuivre avec ses indemnités, son préavis et ses congés.

      • PauLo anarcho-patriote
        • Posté à 17h49 le 27/03/2009
        • Internaute 38801

        Redonner du pouvoir d’achat… oui, comment ?

        C’est toujours le mot d’ordre, le refrain des concurrents socialogaullistes en période électorale. Le tamtam merdiatique le colporte et l’amplifie. Les instituts de sondage qui prétendent connaitre l’opinion des citoyens mesurent l’attente.

        Tous prennent les Françaises et les Français pour des crétins.

        Comme si l’État, dans une démocratie, une république, avait mission et pouvoir de « donner du pouvoir d’achat » aux citoyens ?

        Comme si l’État créait la richesse ?

        Il est vrai que depuis près de cinquante ans, la France, la Corse et l’Outre Mer sont de moins en moins en démocratie, ni en république.

        Le régime installé par les socialo-gaullistes, de dirigiste est devenu totalitaire, siphonnant toujours plus de fric aux uns pour distribuer des miettes aux autres, et surtout préserver et accroitre simplement son propre train de vie.

        Ce système socialo-gaulliste ne mène qu’à la ruine et à la misère du plus grand nombre.

        Pour redonner du pouvoir d’achat aux citoyens, il suffirait mais SURTOUT il faudrait :

        > en finir avec un État pléthorique, mammouth d’un autre âge,

        > supprimer de nombreux fonctionnaires ou les amener à un travail productif et rentable,

        > supprimer les impôts imbéciles, car injustes et destructeurs d’activité,

        > supprimer les gaspillages et la triche.

        Bref,

        faire tout le contraire des socialogaullistes.

        Faire le bien commun des citoyens, notamment :

        > Supprimer et dissoudre toutes les institutions inutiles, inefficaces et budgétivores.

        > Démonétiser, c’est-à-dire tout payer (comme à Singapour) par carte bancaire ou virement, sans pièces de monnaie ni billets de banque, ce qui supprime les trafics en tous genres, la fraude et la triche ruineuses pour les finances publiques et sociales.

        > Diminuer très sérieusement la TVA, taxe perverse qui détruit l’emploi et engendre les délocalisations d’industries : 10% au lieu de 19,6%.

        > Instaurer un impôt faible mais égalitaire sur tous les débits financiers, « prélevé à la source ».

        > Supprimer l’impôt sur le revenu, lourd, coûteux à administrer, compliqué par son lien avec la situation familiale des contribuables et inégalitaire par ses multiples niches fiscales à vocation clientéliste, tout en plafonnant les salaires de la fonction publique et en maintenant une contribution « prélevée à la source » sur les hauts salaires et les hautes retraites.

        > Supprimer les droits de succession pour les héritiers réservataires (les enfants principalement) et unifier les autres.

        > Supprimer l’impôt sur la fortune qui taxe essentiellement la patrimoine immobilier et le logement locatif, et fait fuir les créateurs d’entreprises.

        > Maintenir et uniformiser l’impôt sur les plus values et les revenus d’actions et d’obligations.

        > Supprimer la redevance audiovisuelle qui n’a rien apporté à la culture ni au pluralisme des idées, bien au contraire.

        > Supprimer la taxe foncière qui frappe injustement et d’abord les plus modestes, qui est plus chère dans les quartiers pauvres que dans les quartiers riches.

        > Enlever à l’État l’énorme patrimoine productif (ou qui devrait l’être) qu’il a accaparé ou constitué avec l’argent des contribuables.

        > Restituer ce patrimoine aux citoyens qui en toucheront directement les dividendes.

        > Diminuer l’impôt sur les artisans, petites et moyennes entreprises.

        > Supprimer toute forme d’aide aux entreprises tout en diminuant certaines charges qu’elles n’ont aucune raison de supporter.

        Oui, un régime amaigrissant pour l’État mais redonnant aux citoyens la liberté de vivre normalement et de disposer du fruit de leur travail, de leur entreprise et de leurs biens, tout en réinstallant l’égalité et la fraternité en diminuant ou supprimant certains privilèges indus et les atteintes à la solidarité.

        Ceci redonnerait de l’activité à l’économie, du pouvoir d’achat aux citoyens et un retour fiscal juste et équitable à un État rétréci et centré sur les vraies fonctions de gouvernement, les fonctions régaliennes.

        Encore faudrait-il, auparavant, en finir avec le socialogaullisme et ne plus se laisser berner par la propagande de ces 2 partis totalitaires, des merdias et instituts de sondage qui leur sont inféodés ?

         
        • d.antoniovski
          d.antoniovski répond à PauLo anarcho-patriote
          citoyen qui réfléchit
          • Posté à 09h47 le 29/03/2009
          • Internaute 43167
            citoyen qui réfléchit

          Vaste programme !
          Garde-le pour 2012 ! On sait jamais...

        • Keldan
          Keldan répond à PauLo anarcho-patriote
          Now future & karpe diem
          • Posté à 10h59 le 30/03/2009
          • Internaute 5164
            Now future & karpe diem

          Dans la série des réponses qui ne répondent pas du tout à la question, celle là est pas mal...

        2 autres commentaires
  • Kereven
    • Posté à 21h05 le 26/03/2009
    • Internaute 29900

    En gros, ils vont généraliser les stock options à tous le personnel, pour contourner la loi. 1% pour tous les salariés (taxé à 50%) et 99% pour le patron taxé à 50% aussi, moins les niches fiscales. C’est une autre manière de présenter les choses.

    « Que peut-il ? Tout.

    Qu’a-t-il fait ? Rien.

    Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France,
    de l’Europe peut-être.

    Seulement voilà, il a pris la France et n’en sait rien faire.

    Dieu sait pourtant que le Président se démène : il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ;
    c’est le mouvement perpétuel ; mais, hélas ! cette roue tourne à vide.

    L’homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux.

    Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir.
    Il a pour lui l’argent, l’agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort.

    Il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve pas quelque surprise.

    On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l’insulte et la bafoue ! Triste spectacle que celui du galop, à travers l’absurde, d’un homme médiocre échappé “.

    Victor HUGO, dans ‘ Napoléon, le petit .

    • PauLo anarcho-patriote
      • Posté à 17h54 le 27/03/2009
      • Internaute 38801

      Monsieur le Président,

      Avant d’être le patron des patrons d’entreprises et de devoir vous préoccuper de leurs rémunérations, vous êtes le PATRON DES FONCTIONNAIRES n’est-ce pas ?

      En présence d’une crise qui s’annonce terrible… qui détruit l’emploi et le pouvoir d’achat des travailleurs producteurs du privé…

      ne pensez-vous pas que… BAISSER de 15% LES TAXES, les impôts, les contributions, les contraventions… devrait être votre priorité ? …

      Et pour y arriver… ne vous faudrait-il pas décider de BAISSER de 20% LES TRAITEMENTS ET PENSIONS DES FONCTIONNAIRES sur la tranche au-delà de 1000€ ?

      Ce serait une mesure forte et vertueuse qui redonnerait du pouvoir d’achat aux travailleurs et qui contiendrait l’inflation, non ?

  • désinscrit-
    • Posté à 22h04 le 26/03/2009
    • Internaute 736

    généraliser les stock-options à l’ensemble du personnel
    il serait de bon ton que les syndicats hurlent à cette supercherie, des stocks options aux salariés qui n’ont aucun pouvoir de décisions, c’est se tirer une balle dans le pied ! !
    Si on te demande un effort supplémentaires (travailler le dimanche, par exemple) et que tu refuses on te dira, « bah mon gars tu vas perdre de l’argent, les actions vont baisser, alors que si tu acceptes, hausses des parts de marché, profits, montées des actions .... “ Qu’elle connerie.

    Le taux maximal de rémunération fixe devrait être fixé par la loi (10 fois le salaire minimal de l’entreprise, par ex.) et les bonus des dirigeants acceptés par les salariés et actionnaires tous les ans avec une personne = une voix (si l’on présuppose qu’on continu avec ce système pourri ! !)

    • PauLo anarcho-patriote
      • Posté à 18h00 le 27/03/2009
      • Internaute 38801

      Vie chère ?

      POUVOIR D’ACHAT confisqué par les SEULS FONCTIONNAIRES & ÉLUS.

      Les autres… Toutes & Tous Pauvres !
      Les travailleuses et travailleurs, elles et eux, ont du mal à « boucler leurs fins de mois’… “tirent le diable par la queue’ !

      Partout… maintenant… les ‘trop nombreux’… fonctionnaires (a avoué le Président…) et les non moins trop nombreux élus… pompent et sucent… l’énergie des travailleurs.

      C’est le résultat de 50 ans de socialogaullisme… de longue date ‘ débridé ’ Outre-mer… désormais ‘ décomplexé ’ en Métropole !

      Faut d’urgence…

      > BAISSER les TRAITEMENTS et PENSIONS des FONCTIONNAIRES… baisser les indemnités des élu(e)s...

      > pour BAISSER la T-V-A… et TOUS les IMPÔTS, TAXES, CONTRIBUTIONS…

      > ce qui redonnerait enfin leur pouvoir d’achat aux travailleurs…

      > et lutterait contre l’inflation et la gabegie de l’État !

      Ça ne se fait pas… l’État va droit… à la banca rotta !

      ‘DÉLIVRANCE’… très bientôt… du socialogaullisme… Lueur d’espoir !

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 21h37 le 26/03/2009
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    Comme ADMIRATEUR n’ose pas militer pour son parti, je vous le dis :
    Le Parti Ouvrier Indépendant organise un peu partout des comités départementaux pour faire une marche sur Paris pour obliger la légifération interdisant les licenciements.
    Il appelle à l’unité sur ce seul mot d’ordre, remettant à plus tard les luttes fratricides.
    Ca a l’air de prendre, même si seul le PCF autorise ses ouailles à bosser ponctuellement avec le POI.
    Pour ceux qui ont la trouille des robots trotskards, sachez que depuis qu’ils fricotent avec Schivardi et autres bonsensistes, ils se sont dérouillés sans rien perdre de leur redoutable efficacité.
    Sans compter que dans les comités, il y a aussi des PCF et des sans-parti, qui, même si les trotystes nous remettent toujours sur l’ouvrage, n’oublient pas de maintenir une ambiance rigolarde.

    Quand on aura obtenu la fin des licenciements, on restera à Paris pour imposer un smic à 1500 euros net, histoire que « du travail pour tous » signifie « une vie décente pour tous ».

    Salutations révolutionnaires.

    • admirateur-
      • Posté à 22h12 le 26/03/2009
      • Internaute 32111

      si c’est le mot d’ordre du poi tant mieux mais je n’en suis pas membre ; je dois être comme schivardi : un bonsensiste. bonne soirée camarade

    • PauLo anarcho-patriote
      • Posté à 18h15 le 27/03/2009
      • Internaute 38801

      Monsieur le Révolutionnaire,

      Pour empêcher la ruine des Françaises et Français (en première ligne les épargnants et, faut-il le souligner, les salariés du secteur public) par la faillite inéluctable de l’État en raison du système du... toujours plus du socialogaullisme...

      il y a nécessité vitale de réduire les hauts revenus de fonctionnaires et d’élus et le train de vie de l’État et des collectivités territoriales dans leurs dépenses de fonctionnement.

      Pour ce motif, le C-A-P (collège anarcho-patriote) préconise :

      • le plafonnement à 4 SMIC (quatre fois la valeur annuelle du SMIC) des salaire, prime, avantage en nature et indemnité d’activité cumulés versés par l’État ou les collectivités territoriales à l’un quelconque de leurs salariés ou à un élu ; ceci vaut tant pour le président de la République que pour l’employé communal ;

      • le plafonnement à 2 SMIC des pensions et retraites cumulées versées, par l’organisme national unique de versement des pensions et retraites publiques et privées (qui devrait par ailleurs être mis en place) pour le compte de l’État ou des collectivités territoriales à l’un quelconque de leurs anciens salariés et/ou à un ancien élu.

      Qu’en pensez-vous, Monsieur le Révolutionnaire ? C’est urgent n’est-ce pas ?

      • Oeillet rouge
        Oeillet rouge répond à PauLo anarcho-patriote
        rêve générale
        • Posté à 08h01 le 28/03/2009
        • Internaute 72489
          rêve générale

        Burk, burk, burk....

      • Autist Reading -
        Autist Reading - répond à PauLo anarcho-patriote
        In enculo cum vibro
        • Posté à 17h18 le 28/03/2009
        • Internaute 73535
          In enculo cum vibro

        Cher collègien anarcho-mes youk,

        tu perds ton temps à essayer de mettre de l’ordre dans une comptabilité maffieuse qui se règle à coup de flics.

        Mais disons que dans une période transitoire vers un monde économiquement communiste et politiquement libertaire, on commencerait sûrement par mettre le smic à 1500 euros net +1500 euros en salaire différé pour provisionner les organismes de solidarités
        Le smic pour tout le monde et les moyens de faire correctement son travail pour tous.

        Il me semblait qu’un anarchiste était un antipatriarcal n’ayant que fratrie...
        Mais bon, le président du FMI est bien socialiste ! ! !

  • liberationdelevangilepopulaire
    liberationdelevangilepopulaire
    sans mandat du ciel ni de (...)
    • Posté à 21h52 le 26/03/2009
    • Internaute 71809
      sans mandat du ciel ni de (...)

    C’est à nous tous, organisés en assemblées non hierarchiques, de décider posément s’il est utile d’avoir un salaire unique ou non, et si non, de fixer l’écart des revenus, guidés par la simple décence, qui fait totalement défaut aujourd’hui.
    C’est simple.
    Tout le reste n’est - et ne sera - que poursuite de l’iniquité.
    Lien

  • corbeau deciitre
    corbeau deciitre
    Educateur spécialisé
    • Posté à 22h46 le 26/03/2009
    • Internaute 71752
      Educateur spécialisé

    ça fait longtemps que l’état fixe les salaires ! longtemps !

  • Warp
    • Posté à 23h14 le 26/03/2009
    • Internaute 26414

    l’État a un rôle à jouer car il doit promouvoir l’unité nationale et donc réduire les inégalités

    que cela passe par la redistribution, par le SMIC ou par une corrélation des salaires des patrons avec ceux des employés de leurs entreprises, l’important est le résultat

    et le résultat actuel est mauvais : les inégalités salariales ont fortement augmenté ces dernières années car l’État n’a pas joué son rôle

    dans ce contexte de crise, il serait donc légitime que l’État intervienne et fixe les salaires au vu des abus de la part de certaines entreprises qui sous-payent leurs employés pour satisfaire leurs actionnaires et dirigeants

    • PauLo anarcho-patriote
      • Posté à 18h05 le 27/03/2009
      • Internaute 38801

      Pour empêcher la ruine des Françaises et Français (en première ligne les épargnants et, faut-il le souligner, les salariés du secteur public) par la faillite inéluctable de l’État en raison du système du... toujours plus du socialogaullisme...

      il y a nécessité vitale de réduire les hauts revenus de fonctionnaires et d’élus et le train de vie de l’État et des collectivités territoriales dans leurs dépenses de fonctionnement.

      Pour ce motif, le C-A-P (collège anarcho-patriote) préconise :

      • le plafonnement à 4 SMIC (quatre fois la valeur annuelle du SMIC) des salaire, prime, avantage en nature et indemnité d’activité cumulés versés par l’État ou les collectivités territoriales à l’un quelconque de leurs salariés ou à un élu ; ceci vaut tant pour le président de la République que pour l’employé communal ;

      • le plafonnement à 2 SMIC des pensions et retraites cumulées versées, par « l’organisme national unique de versement des pensions et retraites publiques et privées » qui devrait être mis en place, pour le compte de l’État ou des collectivités territoriales à l’un quelconque de leurs anciens salariés et/ou à un ancien élu.

      • zorbeck
        • Posté à 20h07 le 27/03/2009
        • Internaute 9110

        Le poujadisme de gauche ne vaut pas mieux que celui de droite, et toutes les réactions que je lis ici vont dans le même sens. En prenant un peu de recul, les bonus ou salaires élevés ne me scandalisent pas, pour autant qu’ils aillent à ceux qui font vraiment profiter l’entreprise, le problème n’est pas là.

        Ce qu’il y a de vraiment scandaleux, c’est que tous ceux qui ont pris des décisions foireuses qui ont amené des pertes considérables - il y en a forcement, sinon nombre d’entreprises ne seraient pas en difficulté - ne se retrouvent pas au chômage mais dans le meilleur des cas (ou dans le pire, c’est selon) prennent la porte de sortie avec un parachute doré, le tout agrémenté de licenciements secs pour faire remonter l’action. Mais envisager une loi qui responsabiliserait les postes décisionnels en faisant véritablement payer ceux qui prennent les mauvais choix reste malheureusement une vue de l’esprit, surtout dans la France étatique ou la culture de l’irresponsabilité s’accommode fort bien du copinage ...

  • Airinys
    • Posté à 23h47 le 26/03/2009
    • Internaute 52467

    L’Etat fixe un salaire minimal, pourquoi n’y aurait-il pas un salaire maximal ?

  • Lairderien
    • Posté à 00h27 le 27/03/2009
    • Internaute 22751

    Pourquoi la collectivité, donc l’Etat et ses représentants ne pourrait elle pas fixer une échelle de salaires avec un minima et un maxima ? ? ?

    Mais il est certain que la première mesure que doit prendre l’Etat pour rétablir une certaine justice sociale et éviter les dérives de la goinfrerie sans bornes de nos élites dirigeantes, c’est l’impot progressif avec, au dela d’un certain niveau de revenus des taux quasi confiscatoire de 80 ou même 90%.

    Il ne faut pas oublier dans le même temps de réviser l’ensemble des niches fiscales et même réformer l’ISF, en en excluant par exemple la résidence principale.

  • Unstern
    • Posté à 01h20 le 27/03/2009
    • Internaute 26295

    Sur la question des salaires et bonus versés aux patrons mais aussi aux traders, Frédéric Lordon vient de publier sur son blog une passionnante analyse, intitulée Bonus et primes : le (résistible) chantage des « compétents ».

    Lien

    À lire d’urgence !

  • flixp
    flixp
    Aboyeur
    • Posté à 01h46 le 27/03/2009
    • Internaute 34063
      Aboyeur

    Pourtant cela ne semble pas compliqué de fixer un salaire :
    Age, expérience, capacités, responsabilités, diplômes..., les règles établies par la société capitaliste existent. Dès lors que l’on sort du cadre du bon sens on peut en effet se poser la question si nous n’avons pas perdu la tête.

    Ensuite on peut imaginer vivre dans un monde où l’on serait payé à la hauteur de nos besoins. Mais le débat sous-jacent au salaire quel qu’il soit est le besoin viscéral de toujours gagner plus et derrière cela l’objet de la vie. Parce que vivre pour travailler ou travailler pour vivre non merci !

    Me revient un lointain slogan : « Ce n’est pas le temps de travail qu’il faut changer mais l’emploi de la vie ».

  • Bargeocrea
    Bargeocrea
    Création multimédia
    • Posté à 08h06 le 27/03/2009
    • Internaute 70694
      Création multimédia
  • désactivé à la demande du riverain
    • Posté à 08h55 le 27/03/2009
    • Internaute 73962
      ...

    Le problème, c’est que nous sommes dans une démocratie lbérale et non dans une république soviétique. Seule la démocratie libérale sait créer des richesses et permet ainsi de réduire les inégalités. La république soviétique ne sait que garantir aux citoyens la misère la plus noire, à l’exception d’une bourgeoisie socialoparde qui se partage les bons morceaux. Et elle offre en plus aux citoyens, dans le paquet cadeau, une société flicarde, avec des flics à tous les étages !

    • outside-closer
      outside-closer répond à désactivé à la demande du riverain
      point de suspension
      • Posté à 10h08 le 27/03/2009
      • Internaute 69651
        point de suspension

      « Seule la démocratie libérale sait créer des richesses »
      >>> Affirmation non fondée : c’est l’activité humaine qui crée des richesses, le modèle social les redistribue selon ses principes.
      « et permet ainsi de réduire les inégalités »
      >>> Causalité nulle, puisque les inégalités ont explosé dans le cadre du libéralisme.
      Pour rappel la « démocratie » est un régime où la souveraineté est exercée par le peuple, il s’agit encore pour le moment d’une utopie. Merci de vous en tenir aux faits !

      • désactivé à la demande du riverain
        • Posté à 10h40 le 27/03/2009
        • Internaute 73962
          ...

        Vous exagérez : Monsieur Nicolas Sarkozy a été élu par plus de 53% des Français et avec une abstention dérisoire de 15%. Il est de manière absolue « légitime » et il a raison d’user de ses pouvoirs. C’est quelqu’un qui en « a », pas un eunuque, comme la politique en compte tant, en particulier à gauche !

         
        • dodu
          • Posté à 11h48 le 27/03/2009
          • Internaute 67365
            Slow burn

          « Monsieur Nicolas Sarkozy a été élu par plus de 53% des Français... »
          Tiens , je ne savais pas qu’on avait abaissé l’âge du vote aux premiers jours de la vie , à moins que vous ne considériez les mineurs comme non français

        • Banana ex de juanitoto
          Banana ex de juanitoto répond à désactivé à la demande du riverain
          Je déteste rue89, tous les (...)
          • Posté à 12h50 le 27/03/2009
          • Internaute 67910
            Je déteste rue89, tous les (...)

          chéri, chéri ! pose un peu ton plumeau ,
          tu nous saoûles de vive sarko,
          tu cours en bon trollinet
          pour bien des conneries affirmer !
          laisse où elle est l’union soviétique
          tique tic et, s’te plaît , change de musique.
          essaie de donner à tes arguments
          le poids qui manque à ton jugement.

        • outside-closer
          outside-closer répond à désactivé à la demande du riverain
          point de suspension
          • Posté à 14h21 le 27/03/2009
          • Internaute 69651
            point de suspension

          Il est légitime selon la constitution de la Vème République Française.

          Je ne condamne pas ici un système ou une constitution en particulier, je dis simplement qu’il est abusif de parler de « démocratie » puisque le peuple n’a pas de moyens véritables de prendre en charge son destin.
          Il est vrai que cet abus de langage est pratiqué un peu partout, aucun pays ne va officiellement se présenter comme « dictature populaire » ou « oligarchie parlementaire »...

        3 autres commentaires
    • LG240
      • Posté à 11h27 le 27/03/2009
      • Internaute 23978

      Si vous avez bien lu l’article, vous nous expliquez donc que l’Amérique de Roosevelt était une république soviétique ?

  • Olif _archipolak
    Olif _archipolak
    varsolidaire a la bonne cause
    • Posté à 09h35 le 27/03/2009
    • Internaute 34150
      varsolidaire a la bonne cause

    Si on passe aux parachutes argentés, c’est résoudre a moitié le probleme !

    • YoshiL7
      • Posté à 10h53 le 27/03/2009
      • Internaute 29840

      Quand il n’y aura plus de parachute principal, ils prendront leur parachute de secours... il y en a toujours un quand on saute !

      En attendant, cette polémique sur les salaires & co, c’est la meme polémique qu’il y a déjà eu il y a quelques temps... et rien n’a été fait... il y a eu les memes discours, les memes paroles... alors, rien ne sera fait à nouveau !
      Lien

  • woh
    woh
    • Posté à 09h52 le 27/03/2009
    • Internaute 25902

    L’Etat n’a pas vocation à fixer les salaires dans le secteur privé. Mais il peut en modifier la fiscalité. Si ce foutu bouclier fiscal disparaissait, et que dans le même temps, tous les gros avantages des dirigeants étaient, non pas interdits, mais supertaxés, ils disparaitraient d’eux mêmes.

  • du_rhum_des_femmes
    du_rhum_des_femmes
    (pascontent)
    • Posté à 10h19 le 27/03/2009
    • Internaute 54926
      (pascontent)

    La question des bonus et stock-options n’est là que pour faire du sensationnalisme politique, de grandes annonces et encore une fois de nouveaux textes règlementaires et/ou législatifs sans véritable intérêt.
    Bien sur c’est choquant ces rémunérations, mais cela fait des années que ça existe, on en parlait déjà quand Messier c’est fait virer, quand Forgeard s’est barré d’Airbus avec un beau pactole et peut-être bien un délit d’initié, etc... la question revient à la lumière de la crise et c’est tout. On constatera l’hypocrisie des politiques sur la question, rapide à s’insurger contre ces rémunérations le matin mais qui le soir se font une bonne bouffe sur le Yatch du pote milliardaire qui justement a droit à une magnifique rémunération.

    Et au titre de l’article je répondrais, pour être un peu provoc’ : « Le marché doit-il fixer les salaires ? ».

  • Guy Valte
    Guy Valte
    Parisien abonné au gaz
    • Posté à 10h43 le 27/03/2009
    • Internaute 24462
      Parisien abonné au gaz

    Faites ce que je dis de faire, ne faites pas ce que moi je fais.
    Je trouve une similitude entre ce que font certaines boîtes et la pratique politique du gvt actuel : puisque des boîtes choisissent d’offrir des montagnes de fric en bonus à certains de leurs dirigeants et de licencier du personnel tout en demandant à être assisté avec l’argent public, il y a une là image évidente de vases communicants. Quand le gvt s’obstine avec le bouclier fiscal, il offre là aussi des bonus avec l’argent public, et d’un autre coté en radiant les chômeurs à tour de bras des listes de l’ANPE. pour ne pas avoir à les assister il y a une là aussi image évidente de vases communicants.

  • YoshiL7
    • Posté à 10h50 le 27/03/2009
    • Internaute 29840

    Le gouvernement se dit toujours incompétent pour fixer certains salaires... par contre quand il est question de tendre les salaires vers le bas pour les salariés, la, le gouvernement trouve toujours vocation à le faire ! Ecoutez un peu les gens du gouvernement vous parler d’actions à entreprendre à l’avenir pour le retour à l’emploi de certains, la formation des autres, de je ne sais quoi etc... pour en finir par dire que le salaire idéal serait alors le smic ou un peu moins en contrepartie des aides qu’une entreprise pourrait toucher en embauchant ces personnes ensuite... bref, entre le déclassement de nombre de demandeurs d’emploi, les conditions de l’offre préalable à l’emploi, les bons conseils du gouvernement etc... on est doucement en train d’instaurer le smic comme salaire idéal !
    Lien

    • désactivé à la demande du riverain
      • Posté à 10h51 le 27/03/2009
      • Internaute 73962
        ...

      C’est faux : les prix baissent, donc les salaires augmentent. Je te signale que dans plusieurs pays d’Europe, on a baissé les salaires des fonctionnaires. J’espère que ça va venir en France !

      • du_rhum_des_femmes
        • Posté à 11h25 le 27/03/2009
        • Internaute 54926
          (pascontent)

        Allez encore un allergique des fonctionnaires !

        Je pourrais savoir pourquoi vous voulez baisser les salaires des fonctionnaires ?
        Vous savez combien ils touchent ? la grille indiciaire des catégories C par exemple ?

      • Pas lolo
        • Posté à 13h13 le 27/03/2009
        • Internaute 29635
          fasciné

        Je parie que vous êtes contre le protectionnisme au nom des sacro-saintes leçons de 29 ?
        La pire connerie est effectivement de baisser les salaires, enfin si on tient tant que ce soit à éviter la déflation et donc la dépression.
        Incroyable que ce soit des états qui enquillent direct dans cette connerie monumentale. Mais bon, c’est sur que quand on a parié sur le dumping fiscal et social, on en est plus à un pari débile prés.

      • outside-closer
        outside-closer répond à désactivé à la demande du riverain
        point de suspension
        • Posté à 14h27 le 27/03/2009
        • Internaute 69651
          point de suspension

        « les prix baissent, donc les salaires augmentent »

        Vous avez soit un grave problème de vocabulaire, soit un grave problème de logique, soit les deux.

  • Cabocla
    • Posté à 11h38 le 27/03/2009
    • Internaute 15965

    Le maître de la démagogie

    Encore une fois, Sarko est le maître de la démagogie, le maître incontestable de grandes annonces. Il a fait de la communication son principal instrument pour gouverner. Le vibrionner aime la stigmatisation, la provocation.
    Il fallait agir dès le début de la crise, mais, Il existe une complicité tactique entre Sarko et ses amis patrons. . Mais même avec ses amis il n’a pas de classe, il est vulgaire, en faisant de la démagogie et du populisme il risque d’exploser la révolte populaire.
    Si Sarko avait des bonnes intentions de finir avec le bonus, les paradis fiscaux, les stocks-option, les parachutes dorés, etc. Pourquoi il n’a pas mis de solutions sur la table tout suite ? Pour un fait divers il sort une loi en 24 heures ! Mais pour mettre des règles à la gouvernance il met ses pieds sur les freins, il hésite, il fait des zigzags.
    Il fallait réunir le patronat, ses amis grands patrons pour agir dans le sens de l’éthique face les difficultés du pays. En France les écarts de salaires sont inacceptables et ils creusent les inégalités. Sarkozy a augmenté son salaire de 200% au moment où il a dit que les caisses de l’Etat étaient vides ! Elle est ou le moral
    Notre maître de grandes annonces a fournir des aides de l’Etats sans aucune contre-partie ! Si aujourd’hui il s’agite s’est à cause des pressions, des grèves, des protests même dans son camp politique. C’est aussi l’effet Obama ! Le Président Obama a su mobiliser l’opinion publique américaine contre les inégalités, il fait passer des messages d’espoir et de verité, tout le contraire de Sarkozy. Il a demandé d’aide dans cette bataille sans cacher les difficultés, sans dire des mensonges. Même la gauche française est devenir « obamane » pour dire que le Président Sarkozy était immobile face à la crise. Là l’ego de Sarko a explosé et il est obligé de fustiger aujourd’hui ses amis patrons. Mais lui manque la crédibilité ! ? Le recours symbolique de la loi serait-il nécessaire au moment que le peuple ne croire plus à proliférations des lois sans effet ?

  • Pas lolo
    Pas lolo
    fasciné
    • Posté à 13h31 le 27/03/2009
    • Internaute 29635
      fasciné

    « Pendant la Seconde Guerre mondiale, pour parer le risque d’inflation, Franklin Roosevelt avait soumis l’augmentation des salaires à une autorisation administrative. Combiné avec un mouvement syndical alors en expansion, ce régime autoritaire, mis en œuvre par un président de gauche, a eu pour effet d’améliorer la rémunération des salariés du bas et du milieu de l’échelle et de limiter celle des dirigeants et des cadres supérieurs. »

    Foutage de gueule de première.
    Le fait est que pendant la guerre, le manque de main d’oeuvre (forcément, avec quelques millions de gugus entre 20 et 45 ans en vadrouille...) crée des tensions sur le marché du travail et pour les postes de base, les huiles on en trouve toujours assez et il faut quand même être sacrément jobard pour croire que les dirigeants d’entreprise se trouvent parmi les classes soumises à conscription.
    Du coup, pour effectivement limiter l’inflation Roosevelt va quasiment encadrer les salaires, des ouvriers essentiellement tout en développant, en parallèle, les bénéfices de la sécurité sociale.

    Ca n’a strictement rien à voir avec une limitation des salaires des dirigeants qui auraient un impact sur l’inflation.
    D’ailleurs, les vingt-cinq dernières années sont là pour nous confirmer que l’explosion des revenus d’une certaine caste ne sont pas corrélés à une inflation notables ;

    En clair, quand les ouvriers se sont trouvés en position de force, la loi a été utilisée pour limiter leur capacité de négociation.
    Pour les dirigeants, il n’est pas envisageable d’utiliser la loi pour régir des relations contractuelles.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 15h16 le 27/03/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    L’état se mêle de tant de choses dans l’entreprise qu’une de plus ne changera pas grand chose.
    En effet, c’est déjà la loi qui gère le salaire minimum, le temps de travail, les congés, les heures supplémentaires, etc.
    Donc pourquoi pas le salaire maximum, l’intéressement et les stock options ?

  • ganima
    ganima
    chomeur de longue durée furtur (...)
    • Posté à 17h19 le 27/03/2009
    • Internaute 55513
      chomeur de longue durée furtur (...)

    bonjour,

    quel rapport entre le salaire et le droit de propriété ? ? ? ? ? ? ! ! ! ! ! !

    hors mis le fait que si tu n’as pas de salaire tu peux rien acheter et encore moins devenir propriétaire à moins d’hériter !

    par ailleurs il est normal que les sociètés ayant fait appel à des fonds publiques soient controlées et mème rorienté !

    surtout, si ils ne sont pas capable de gérer eux mêmes !

    moi si je donne ou prete de l’argent je veux qu il soit utilisé à bon escient , et pour le savoir il faut ouvrir les yeux !

    de plus la question des salaires et absurde !

    le salaire dans l’absolue n’a aucune signification si ce n’est pas rapporté, relié au travail qui est effectué en compensation !

    une personne ne peut à lui tout seul , effectuer le travail de production ou de service que font tout les employés même avec des machines à toutes les étapes, de production !

    donc la force de l’entreprise c’est son personnel !

    depuis que la socièté est passée, du service de gestion du personnel aux services ressources humaines, tous les problèmes ont commencé !

    l’humain a été relégués au rang et à la considération d’une machine ! et quand une machine est moins performante ou ne fonctionne plus comme on le voudrait et bien on la casse et on la jette !
    voir même on la recycle !

    notre socièté n’est plus qu’une logique mathématique et comptable qui s’applique à tous et à rien et même à n’importe quoi ! pour de la rentabilité absolu !

    mais malheureusement les machines ne vont pas aux supermarchet, ne dépensent pas d’argent , le mange pas, le son pas malade, ne prennent pas de vacance , n’achète pas de voiture et de maison etc......

    conclusion les imbéciles s’appauvrissent eux même ! en ne tenant pas compte du facteur humain !

    ils ont cié la branche sur laquelle ils étaient tous assis, maintenant ils vont tous tombés, dans un plus ou moins proche avenir !

    moi je me fais pas de soucis, je risque pas de tomber de haut !
    surtout qu’en plus je me suis toujours appliqué a respecter ceux qui me respecte !

  • antinabot
    antinabot
    tuyauteur anancy
    • Posté à 18h36 le 27/03/2009
    • Internaute 28059
      tuyauteur anancy

    dieu a dit les hommes seront egaux les riches auront a manger et les pauvres auront de l appetit

  • N.MARECHAL
    • Posté à 09h20 le 28/03/2009
    • Internaute 9175

    Il fallait une crise comme celle ci pour voir ou passe l’argent et qui en profite réellement et ce n’est probablement qu’un début.

    Pour rester compétitif, on limite les salaires dans une logique de ménagère. Alors qu’en réalité, d’autres centralisent les bons résultats pour eux-même et le tour est joué.

    Maintenant si dans un contrat de travail, le rapport est de 1 à 500 fois le salaire de base, c’est qu’il y a un problème dans la conception même du libéralisme.

    On comprend pourquoi ces gens la ne vous disent pas bonjour, c’est déjà trop cher...

  • N.MARECHAL
    • Posté à 09h20 le 28/03/2009
    • Internaute 9175

    Il fallait une crise comme celle ci pour voir ou passe l’argent et qui en profite réellement et ce n’est probablement qu’un début.

    Pour rester compétitif, on limite les salaires dans une logique de ménagère. Alors qu’en réalité, d’autres centralisent les bons résultats pour eux-même et le tour est joué.

    Maintenant si dans un contrat de travail, le rapport est de 1 à 500 fois le salaire de base, c’est qu’il y a un problème dans la conception même du libéralisme.

    On comprend pourquoi ces gens la ne vous disent pas bonjour, c’est déjà trop cher...

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