Mon journal de grève

La grève à la SNCF suivie pour Rue89 par un délégué syndical CFDT.

Pourquoi me reproche-t-on de travailler à la SNCF ?

danielfi
Syndicaliste SNCF
Publié le 13/09/2007 à 18h43

Et pourquoi on me reproche de travailler à la SNCF ? Ce n’est pas moi qui ai demandé de partir à la retraite à 55 ans. C’est bien un avantage donné par mon employeur, la SNCF. Je n’ai jamais reproché à quiconque sa convention collective qui est, la plupart du temps, largement meilleure que notre statut. Pourquoi on m’accuse d’être cheminot ?

Pourquoi ne dit t-on pas que la SNCF gère son personnel par la mise à la retraite d’office à 55 ans si on a plus de vingt-cinq ans de cotisations ? ? ? Pourquoi ne dit-on pas que jamais je n’arriverai à avoir le taux plein de cotisation, vu que la SNCF a parfaitement le droit de me mettre d’office à la retraite à 55 ans ?

Pourquoi ne dit-on pas que les années que j’ai cotisées dans le privé ne seront prises en compte qu’à l’age de 65 ans, car il n’y a aucune passerelle entre la Cnav et notre Caisse de retraite ? Pourquoi ne dit-on jamais que nos cotisations retraites (salariales et patronales) représentent 42,86%, soit grosso modo 12% de plus que dans le privé ?

Pourquoi ne dit-on jamais que nous n’avons pas de retraite complémentaire obligatoire ? Pourquoi ne dit-on jamais que nous cotisons chaque jour que nous travaillons et que chaque jour, mois, année est contributive, alors que dans le privé, il suffit pour valider un trimestre d’avoir cotisé sur la base d’un salaire brut égal à 200 fois le Smic horaire en vigueur au 1er janvier de l’année considérée.

Pourquoi ne dit-on pas... Il y a encore plein de choses qu’on ne dit pas. Mais à quoi bon, il faut trouver, et ils l’ont trouvé, le bouc émissaire : les régimes spéciaux. Combien d’entre les détracteurs des régimes spéciaux ont refusé de venir à la SNCF, à la RATP ou ailleurs au prétexte que les salaires étaient trop bas par rapport aux conditions de travail (3 x 8, pas d’horaires, dormir à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit...) ?

Je me battrai car s’il y a une chose que je refuse c’est bien que, plutôt que de se battre pour améliorer les choses pour tout le monde, une partie de la population est prête à tout faire pour que l’autre partie soit elle aussi dans la mouise. Ce n’est pas comme cela que je vois la vie et l’avenir.

Ce papier est une réaction à l’article « Régimes spéciaux : marchander pour mieux réformer »

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  • Anonyme

    Et pourquoi ne dit-on pas que 20% des pensions à la SNCF sont inférieurs à 1100 euros brut par mois. Que le taux de remplacement moyen qui est le rapport entre le dernier salaire d’activité et la pension est de 63% à la SNCF contre 73% pour le régime général. Que l’age moyen de départ à la retraite est 55ans et 1 mois à la SNCF et seulement 57ans au régime général. Que les retraités des catégories professionnelles comme les exploitants agricoles, les salariés agricoles, les artisants, les commerçants perçoivent tous ensembles 90% de la compensation généralisée (c’est un système de transfert d’argent entre régimes pour compenser le déficit des caisses propres à ces professions )
    Et pourquoi ne parle-t’on pas de la différence d’espérance de vie à 60 ans entre un ouvrier/technicien (public ou privé), un cadre, un commerçant, un agriculteur, un chef d’entreprise.
    Etc..........

    • Anonyme

      le sarkosisme c’est quoi, c’est distribuer à ses amis les plus riches et montrer du doigt les acquis sociaux comme étant des scandales.Le scandale c’est que l’on demande aux gens de travailler encore plus longtemps alors que leurs enfants sont chômeurs où doivent bosser pour des salaires de misère malgré leurs diplômes. Pour faire avaler la pilule de la suppression des régimes spéciaux, ce brave hyper président nous fait le paralèlle avec les retraites du monde agricole. N’oublions pas que la plupart des agriculteurs cèdent leur outil de travail pour un joli capital avant de partir, ce qui leur garantit généralement des revenus décents. De plus, il ne faut pas oublier que de nombreux agriculteurs ont refusé, par souci d’économie, de cotiser ; les cotisations pour le régime agricole des exploitants ont été longtemps optionnelles. J’admets que certaines régions agricoles méritent d’être aidées mais ne mélangeons pas l’agriculteur de montagne avec le gros céréalier.Je ne suis pas un bénéficiaire des régimes spéciaux mais j’ai peur à la France quand j’entends les raisonnements simplistes de notre président, sa façon de dresser les catégories les unes contre les autres et la manipulation relayée par les médias de ses amis. Pendant que l’on parle du « scandale » soi disant des régimes spéciaux, le train de la spéculation, des primes faramineuses et du pillage des richesses par quelques amis du pouvoir continue à avancer tranquillement

    • Anonyme

      Et pourquoi surtout ne cite-t-on dans les « régimes spéciaux » que la SNCF, RATP, GDF, EDF... et presque jamais les députés, sénateurs, et autres faisant partie des Ministères ? Bercy par exemple ? Et du cumul edes retraites : Sénat + Conseil Général + Maire + sans doute participation à des Conseils d’Administration et peut-être même Maires (Mais là ça ne doit pas rapporter gros !). Ce qui choque ce n’est pas les régimes spéciaux... c’est le fait que dans le même organisme il y ait une égalité de traitement alors qu’il y a sans nul doute un monde entre celui qui est chargé de l’entretien des voies ferrées par exemple et le guichetier ; Je parle de la pénibilité du travail. Mais au nom de notre belle devise : Liberté, Egalité, Fraternité, qu’est-ce qu’on entretient comme inégalités. Suzb.

    • Anonyme

      La retraite par répartition est un « ciment » du pacte de solidarité sociale en France, et cela nous honore. Pour préserver ce pacte, il est nécessaire de trouver un compromis visant une plus grande équité : cela suppose donc pédagogie, volonté de dialogue (de tous les acteurs) et négociations donnant-donnant (et non pas des diktats ou chantages). Après tout, nous et nos descendants sont sur le même bateau France.

      Or les dirigeants politiques actuels, dont le premier d’entre eux, ont adopté une démarche complètement démagogique, pointant du doigt certaines populations afin de faire oublier des mesures qui ne favorisent qu’une faible part de leur clientèle électorale et les erreurs de leurs choix. Comment pourront-ils après réclamer des efforts aux autres avec des déséquilibres aussi flagrants ?

      Je suis usager régulier du transport public (métro, RER), je suis conscient de la pénébilité de certains métiers au sein de la SNCF et RATP (conducteur, maintenance en conditions opérationnelles) et ils ont du mérite d’assurer la sécurité de transport des millions de personnes par jour. D’ailleurs, la loi sur le service minimum est pure démagogie, car il est plus important d’avoir un service ponctuel, ce qui nécessite d’abord organisation et moyens adéquats : les retards qui pénalisent au quotidien les usagers sont dus aux pannes fréquentes (et non pas au grève même s’il y a parfois un petit groupe d’extrêmistes), sans doute à cause de la vétusté des matériels et un relâchement de la maintenance par manque de budget.

      On devrait imaginer un système qui attribue un coefficient pondérateur aux points retraites, favorisant certains métiers pénibles plutôt que traiter de manière uniforme tous ceux qui font partie d’une convention ou secteur.

      Mais, demander uniquement aux salariés de supporter seuls ces efforts n’est pas équitable. Il y a tant d’autres formes de revenus qui sont exempts de tout effort de solidarité : je n’ai guère d’illusion sur les dirigeants actuels et il faudra attendre encore cinq ans.

    • Anonyme

      parce -ce - que ceux qui gouvernent notre pays,se moquent éperdument des braves qui travaillent jusqu’à des heures indues,pour gagner de quoi faire leurs achats pour manger dans des « hard discount“nos vies de famille,ils n’en ont rien à faire.ce qui compte,c’est leurs ambitions personnelles ! alors les retraites des fonctionnaires ,elles servent à monter les français les uns contre les autres ,DIVISER POUR MIEUX RèGNER ! c’est bien connu ! mais avec SARKO c’est le ‘pomponne lachez pas,tenez bon on est avec vous !

    • Anonyme

      On ne vous reproche pas de travailler à la SNCF. Ce que vous reproche, c’est de ne pas travailler... beaucoup, en fait. Et de vous faire entretenir par le reste de la communauté nationale.
      Vous seriez handicapé, ce serait acceptable, mais de grands costauds comme vous, allons, soyons sérieux deux secondes.

    • Anonyme

      Et pourquoi jamais aucun journal (dont cela semble pourtant être le métier) n’a-t-il affiché de tableau comparatif ?

    • Anonyme

      Excusez moi mais je ne suis pas sûre de tout comprendre ?
      Je comprends bien les histoires de cotisations retraites plus importantes à la ratp ou sncf qu’ailleurs avec notamment la partie patronale qui est nettement plus importante que dans le privé, mais au final qui finance le budget de ces entreprises publiques ? là je me trompe complètement mais le budget de ses entreprises vit des financements publics et c’est bien normal puisque ces entreprises assurent des missions de service publique mais donc de fait qd je lis que c’est la sncf qui finance intégralement la retraite » , bah ok mais qui finance la sncf ?
      donc là je me trompe peut être mais je veux bien qu’on m’explique si quelqu’un sait....

      • danielfi
        danielfi
        Syndicaliste SNCF
        • Posté à 18h03 le 17/09/2007
        • Internaute 1458
          Syndicaliste SNCF

        Très bonne question, mais la réponse laissera très certainement un mauvais goût à celles et ceux qui sont déja entrain de fourbir les arguments suranés du style, vu que c’est nos impôts qui finance la SNCF, et bien travaillez plus ! ! !

        Je vous propose plutôt que de rentrer dans des explications qui seront forcément dirigées, d’aller visiter la bonne page web à savoir : Lien (le sénat, vous savez ce dangereux nid de gauchistes extrémistes ! ! !) ainsi que la page de la SNCF : Lien

        Vous y trouverez très certainement votre bonheur.
        Cordialement

         
        • Anonyme répond à danielfi

          Merci beaucoup de ces élèments
          Dopnc je vous rejoins si la SNCF avec ses propres deniers décident d’un système de retraite avantageux et bah je ne vois vraiment pas où est le problème
          Encore une fois les journalistes ne font pas leur travail, c’est pas compliqu » d’expliquer cela clairement qq part
          les gens partent plus tôt touchent plus MAIS cotisent plus et la sncf ne doit rien à personne elle a décidé d’offrir cet avantage là
          basta
          Merci beaucoup de ces informations

          • Anonyme

            monsieur quand vous aurez compris que la presse ,la télévision et la radio (sauf pour le moment france inter)appartiennent à la junte qui nous exploite,alors vous comprendrez que les journalistes sont des employés vulnérables comme les autres et qu’ils ne peuvent pas dire la vérité.
            nous vivons une démocratie dictatoriale depuis longtemps mais avec notre empereur nouvellement élu nous allons vivre la monarchie de ses parents Hongrois par pur soucis de vengeance vis à vis de tout ce qui peut se rapprocher d’un monde gauchiste (ou communiste)
            posez vous la question suivante : pourquoi le père de notre président a fuit avant que la justice communiste le rattrape(dernière guerre mondiale et collaboration... ?).

        2 autres commentaires
      • Anonyme

        decidement, certains ont la dent dure ! !
        j’aimerais que vous me donnier des arguments et preuves de ce que vous avancez ! !
        je suis cheminot et depuis de nombreuses années, notre entreprise ( qui au passage, n’est plus ! ! puisqu’elle fait parti d’un groupe composée de 725 entreprises env., toutes de droit commun )n’a jamais perçus de fonds publics.
        maintenant si vous voulez parler des divers versements faits par les Regions afin de faciliter le transport public, dans ce cas, ce sont des sommes allouées permettant de pratiquer des tarifs permettant un accès pour tous au transport.si vous deviez payer le cout reel d’un billet par exemple, celui ci serais quasi innabordable ! ! , mais n’avez vous vous meme jamais perçu d’aide pour la garde d’un enfant de la « CAF » ou bien le financement de travaux via « les impots » ? ?
        c’est exactement la meme chose !
        une partie des cotisations de tous les français « actifs » est redistribué dans « un porte monnaie » social et c’est tant mieux pour la France. et comme indiqué plus haut, nous pouvons en etre fier
        ce n’est pas en supprimant de plus en plus d’emplois et en allongeant la durée de travail que nous reglerons le probleme du financement, mais bien en redistribuant et prelevant sur d’autres sources ( marchés financiers « par exemple)
        pour finir, je ne crois pas que ce soit un peu moins de 160000 cheminots qui regleront le probleme d’environ 21 millions de retraités en France !

      • Anonyme

        la sncf depuis 1893 est une EPIC ’entreprise publique et commerciale’ les recettes des billets de train financent la sncf tout simplement. Pour ce qui est des infrastuctures (voie,ouvrage d’art, gares..) c’est RFF ’réseaux ferré de France’ qui en a la responsbilité. RFF est financé par l’état.

    • Anonyme

      Et voilà le piège ! En arriver à se justifier.Ce Sarko arrive à ses fins en mettant sur la table ce qui devrait rester des non-sujets : les retaites, la maladie, la filation (tests ADN )... enfin tous les jours quelque chose de nouveau .Comment arriver à faire pour ne pas culpabiliser face à ce manipulateur ? Telle est la question, à laquelle il faudra bien répondre !

  • Anonyme

    Retraité du régime général, je suis indigné de voir les prétendus bénéficiaires des régimes spéciaux désignés ignominieusement à la vindicte publique .
    La casse programmée de ces régimes de retraite ne protégera en rien les autres salariés de la destruction prévisible de l’ensemble du système.
    Quels débiles profonds peuvent croire que, malgré la baisse continue de la base cotisante, les pensions resteront à un niveau acceptable.
    Sans doute se consoleron-ils quand tout le monde sera assujetti à 45 annuités.Dont bien peu bénéficieront d’ailleurs car l’allongement de la durée de vie ne saurait se poursuivre, avec un système de santé totalement privatisé à brève échéance. (voir ce qui se passe à cet égard aux USA).
    Je suis solidaire de votre combat, malgré la cécité ambiante.

    • Anonyme

      Le problème c’est que les gens sont tous jaloux des autres. Comme dit le proverbe, « L’herbe est toujours plus verte chez le voisin ». On préfère sacrifier ce que les autres ont pour qu’ils soient comme nous, même si ca ne change strictement rien à notre situation.

      • Anonyme

        Je crois cher anonyme que le problème est encore plus insidieux que cela. Le fait est que les gens ressentent un malaise profond. En effet, je dirais que les classes moyennes et ouvrièrs occidentales sont tirraillés entre leurs propres problèmes (perte du pouvoir d’achat, précarité, difficultés du quotidien,...) et ceux des autres ( pauvres de france, miséreux des cinq continents, la planète,...). Ils profitent de moins en moins de la société, ils ne décident plus de rien, bref ils subissent ; comme tout le monde me direz-vous ? Oui mais eux ils s’en rendent plus ou moins compte. Et quand le monde s’ecroule sous nos propres yeux, on cherche un coupable quel qu’il soit, le principal étant que ça soulage. Alors tant qu’à faire, autant faciliter les choses, tapons sur le faible : « l’étranger qui vole notre pain, le RMIste qui, c’est bien connu, reste scandaleusement le cul dans son fauteuil en attendant qu’on lui verse MES impots, et le salopard de la SNCF qui va partir à la retraite à 55 ans alors qu’il est toujours en grève ; je l’sais, ils l’ont dit sur la première,... ». Paranoïa, boucémissarisation, pessimisme ambiant, ..., tels sont les maux récurrents des sociétés sans avenir. Cf Berlin 1930

      • Anonyme

        JE TRAVAILLE AU GUICHET SNCF DANS UNE GARE DE PROVINCE ET LA PHRASE QUI REVIENT PRATIQUEMENT TOUS LES JOURS EST : VIVELENT QUE VOUS SOYEZ PRIVATISE MAIS JE LEUR REPOND QU4IL NE VONT PAS TARDER A LE REGRETTER DEJA LES CHANGEMENT DE TARIF LE 07 OCTOBRE OU TOUT VA ETRE PAYANT. sINON JE LEUR EXPLIQUE QU4ILS SONT JALOUX ET QUE SI ILS AVAIENT PU TRAVAILLER A LA SNCF ILS SERAIENT A MA PLACE.

         
        • Anonyme

          tuas raison les gns voient tjs la paille dans l oel du voisin jamais la poutre qui est dans le siens

        1 autres commentaires
  • Anonyme

    Je crois que vous avez mis le doigt sur le problème.
    Les régimes spéciaux de retraite ne sont pas forcément des régimes plus avantageux que le régime général, cela est un raccourci trop vite fait pour « monter » une partie de la population contre les autres et faire passer des réformes peu avantageuses pour tous les salariés.
    Il faut tordre le coup aux régimes spéciaux,mais en nivellement le niveau de retraite vers le haut....

  • Anonyme

    Moi aussi je suis solidaire de tous ceux qui se battent pour conserver les acquis sociaux. Rien que pour ceux qui sont morts pour ça.

    Mais là, j’ai du mal à comprendre. Si votre statut est encore plus pourri que celui du régime général, pourquoi refuser l’alignement ?

    Merci d’avance à celui qui peut m’expliquer.

    • danielfi
      danielfi
      Syndicaliste SNCF
      • Posté à 21h32 le 13/09/2007
      • Internaute 1458
        Syndicaliste SNCF

      Pourquoi refuser l’alignement ? Très bonne question à laquelle forcément ma réponse sera imparfaite, partiale. En tout cas je vais essayer d’y répondre.

      Lorsque j’ai été embauché à la SNCF, c’est bien mon employeur qui m’a proposé dans mon contrat de travail,la retraite à 55 ans. C’est vrai à 18 ans cela n’étais pas mon souci, la seule chose qui m’importait c’était de gagner suffisamment d’argent pour me permettre de payer ma voiture à crédit, de pouvoir sortir en boite le samedi soir, bref rien d’extraordinaire.
      Et lorsque je comparais mon salaire avec celui de mes copains, je me disais qu’on était, déjà, pas beaucoup payé. Mais bon j’avais un boulot !

      Plus tard, je constatais toujours un décalage entre mon salaire et celui de mes copains travaillant dans le privé. Mais là encore, culture de l’entreprise aidant, je me suis toujours dit qu’en fait j’avais la garantie de l’emploi, la retraite à 55 ans, mes copains non, et que quelque part cela se paye aussi.

      Aujourd’hui, après 27 ans d’ancienneté, avec beaucoup plus de connaissance du monde du privé qu’à l’age de 18 ans, je tiens à mon statut (convention collective pour le privé !).
      Il est certes, prévu que je puisses prétendre à prendre ma retraite à l’age de 55 ans, mais il est aussi prévu que mon employeur puisse me mettre d’office à la retraite à 55 ans à condition que j’ai 25 ans d’ancienneté. ET il l’utilise, cette possibilité mon employeur ! ! !
      Or, les mathématiques sont évidentes dans la grande majorité des cas des cheminots : Imaginons un cheminot qui commence pile à ses 18 ans à cotiser au régime propre à la SNCF, régime qui n’accepte pas de cotisant avant l’age de 18 ans.
      Celui-ci, à 55 ans aura 37 ans de cotisations. Il lui manquera 6 mois pour arriver au max des cotisations. Mais la SNCF gère son personnel en le mettant à la retraite d’office à 55 ans. Donc ce cheminot n’atteindra jamais le taux de cotisation maximal, à savoir 37,5 ans pour toucher
      75% de son salaire brut comme pension nette.
      C’est mon cas.
      Et pourtant, j’ai accepté, durant toutes ces années, une culture d’entreprise qui faisait comprendre, qu’on ne pouvait pas avoir une retraite à 55 ans et en même temps des hausses de salaires comparables à celles du privé, à entreprise égale, car il naturellement impensable de comparer la SNCF avec la petite entreprise métallurgique du coin...
      Bref, arrivé à 45 ans, je vois autour de moi des cheminots cassés par le 3X8, je vois des cheminots atteints d’ulcéres d’estomac, énormément de divorces à cause de leurs horaires...
      S’il est vrai que le charbon est révolu, le stress lié à la vitesse pour les roulants, vaut largement le charbon.
      S’il est vrai qu’aujourd’hui le TGV est roi, la sécurité des circulations des trains est toujours notre « bible ».

      Pour faire bref, je tiens à mon statut comme d’autre à leurs contrats de travail. Avec les 27 ans d’ancienneté, je touche 1500 euros brut de salaire de base, à laquelle viens se rajouter 180 euros de brut de prime de travail, soit en net 1500 euros. Je suis payé sur 12 mois, je n’ai pas d’autres primes, si ce n’est une prime de fin d’année qui correspond à l’équivalent d’un salaire brut de 1500 euros. je suis à l’équivalence d’un ouvrier hautement qualifé, juste l’étage en dessous d’un agent de maitrise.

      Mon employeur et moi cotisons à hauteur de 7,85 % pour moi et 22,49 % plus 11,96 % pour mon employeur, pour les retraites. Soit un total de 42,3 %. Combien cotisez vous dans le privé ?

      Pourquoi accepter quelque chose qui n’est pas au moins égal à ce que j’ai à l’heure actuelle ?

      L’équité, tel que demandée par le Comité d’orientation des retraites (COR) est largement en notre défaveur.

      Effectivement nous coûtons 4,5 M d’euro à l’Etat, car c’est lui qui paye pour s’équilibrer les comptes des retraites. Mais si nous sommes reversés dans le régime général, vous croyez que la SNCF va continuer à surcotiser pratiquement 12 % en plus par rapport aux entreprises privées ? Et là, vous, nous, cotisants du Régime Général, ce n’est plus 4,5 M d’euros à payer chaque année, mais plutôt 10 à 13 M d’euros ...

      De plus, la SNCF, si nous sommes reversés au Régime Général, va vouloir, pour gerer ses effectifs, licencier, ce qui n’est absolument pas légal pour l’heure.

      Donc ces longues phrases pour dire que si on touche à nos retraites, on touche aussi à tout notre statut. Et donc à notre contrat de travail, à tout notre contrat de travail, si on peut dire ainsi.

      Avoir entendu autour de moi toutes ces années, parler de conventions collectives largement meilleurs que la notre et entendre aujourd’hui, par ces mêmes personnes, que non seulement nous sommes des nantis, mais aussi des gens avec un statut indigne, me mets hors de moi. De quel droit on m’accuse de travailler pour la SNCF, de quel droit que je ne peux pas profiter des années d’apprentissage que j’ai cotisé au régime général, avant l’age de 65 ans (sans décote) ? De quel droit on me montre ainsi du doigt ?

      Pour toute ces raisons, et encore d’autres que je ne citerai pas car cela serai encore plus long, je ne peux accepter une remise en cause de mon régime de retraite. Même si au fond de moi je sais pertinemment que cela va couter cher, très cher. j’en prends le risque, car je pense que cela en vaut la peine.

      Et puis philosophiquement, je ne peux accepter ce monde qui voudrait que tout le monde soit ramené au plus petit niveau, alors qu’en principe on devrait se battre pour ramener tout le monde vers quelque chose de meilleur...
      Tirer tout le monde vers le haut et non niveler tout le monde par le bas.. Mais là, sans être extrémiste, je rêve beaucoup.

      Voilà, j’espère avoir répondu, en partie très certainement à votre question.

      Enfin, pour terminer, j’émets un souhait : que nos politiques arrêtent d’accuser leurs concitoyens de réussir à vieillir de plus en plus. J’en suis très content pour nos amis du 3ème age, voire du 4ème. Toute cette logique de coûts m’horripile. Profiter de la vie, alors que nos anciens ont connus les affres de la guerre, la reconstruction, les conflits régionaux, on peut tout de même leur souhaiter une fin de vie paisible et on doit arrêter d’accuser les gens de vieillir. Messages à nos politiques ! ! !

      • Anonyme répond à danielfi

        Je suis l’anonyme de 19h51 qui posait la question.

        Quand je travaillais encore dans le privé (plan social à 53 ans, au chômage depuis 2 ans), j’étais tout petit cadre et mes cotisations mensuelles dépassaient 30% sur mon brut et la boîte, c’était au moins le double.

        Là, j’ai 55 ans et pas la moindre chance de retrouver du boulot dans ma spécialité (35 ans de cotisation).

        Alors pour ne pas crever de faim à la fin de mon indemnisation, j’essaye d’inventer un métier que je puisse exercer en indépendant...

        Mon beau frère qui était cheminot profite bien de sa retraite, quant à lui depuis un an. Il voyage beaucoup et gratuitement...

        J’espère avoir répondu à votre question.

         
        • Anonyme

          Je suis effaré par votre argument.

          J’ai 30 ans, cheminot depuis 4 ans. Si vous faites le calcul d’après les explications données plus haut, en partant à la retraite à 55 ans, j’aurais :
          55 - 26 = 29 ans de cotisations soit 58% de mon dernier salaire

          Est ce que vous imaginez ce que ca representera dans 25 ans mon petit môssieur ? ? ? Peut etre à peine 1000 €, dans 25 ans ATTENTION. C’est à peine le smic d’aujourd’hui. A entreprise égale, nous gagnons moins que dasn le privé.

          Vous me répondrez : « T’as qu’à travailler plus ! ». Je vous répondrais : « D’accord, mais ma boîte va me virer de toute façon, elle peut le faire, c’est dans mon contrat. »

          Et là, je me retrouve dans votre cas présent. C’est dur, c’est difficile, c’est même injuste. On en convient tous. mais pourquoi me souhaiter cet avenir ? Pourquoi, vous qui êtes en difficulté, me souaiter le même sort ? Et si j’étais votre enfant, quel avis aurez-vous sur la même sujet ?

          Laissez aux cheminots le droit de faire de beaux retraités tant qu’ils le peuvent, laissez votre beau frere profiter, il rend au moins votre soeur heureuse grace à sa retraite de privilègié.

          Il y a dans toutes les réactions des internautes beaucoup d’arguments qui doivent vous faire réagir. Les discours des politiques ne sont pas innocents. Ils ont réussi à vous mettre des oeillères.

          Nous cotisons plus et nous payons toute notre carrière le fait de partir à 55 ans. D’ailleurs pour info, les nouveaux contrats (depuis 2000 environ) stipulent le depart à la retarite « à l’age légal en vigueur ».

          Un dernier petit mot, dans les années 70, personne ne voulait travailler dans des boites comme la SNCF, ou EDF et les autres. Parce que ca payait moins. Vous avez bien gagné votre vie pendant ces 35 années de cotisations, plus que votre beau frere surement..... ben aujourd’hui lui il est pénard....

          A bon entendeur ! ! !

          « Ce n’est pas l’amour qui est aveugle, mais bien la jalousie. » [Lawrence Durrell]

          • Anonyme

            tu as raison moi aussi quand je suis entre a la sncf ma famille me riait au nez ainsi que mes amis tous gagnaient plus que moi ne travaillaient jamais le dimanche et les jours feries j ai passe pus de noel et de 31 decembre en gare que chez moi avec ma femme et mes enfants mes grands parents on eu la retraite a 65 ans 1 est mort a 67 ans l autre a 69 ans on n a qu une vie et je veux en profiter basta arretez de nous culpabiliser c est le monde qui ne ourne pas rond pas les cheminots

        • sinclair
          • Posté à 07h46 le 14/09/2007
          • Internaute 2580

          Pensez vous que ramener les regimes speciaux au niveau au niveau du regime general va ameliorer votre situation. ?

          Pensez vous qu’il ne faudrait pas plutot qu’il y ait uniformisation encore que ? Mais qu’elle permette a tous de vivre

          Vous venez de faire la demonstration que le regime general est mauvais et ne vous permet pas de vivre et vous demandez qu’il soit etendu a tout le monde ?

          • Anonyme répond à sinclair

            Où ai-je eu l’air d’être jaloux de qui que ce soit ? ? ?
            Je n’ai fait que comparer des situations, les conclusions que vous en tirez relèvent de la parano.

            Dans le privé aussi, on bosse sous contrat de travail, Code du Travail et Convention Collective (la mienne, la métallurgie n’était pas mal du tout).

            Sauf que dans le privé, quasiment plus aucun patron ne respecte la loi depuis des lustres, et plus personne n’accepte de lutter pour faire respecter ces contrats. Et même lorsque vous en trouvez quelques-uns qui acceptent de lutter, le patron trouve le moyen de vous vendre à un groupe étranger qui vous oblige à casser votre outil de travail en quelques mois.....

            A la SNCF, vous avez jusqu’à présent gardé un sens de la solidarité disparu ailleurs, et à chacune de vos grève, je me régale de voir la gueule des cadres sup que vous plantez sur les quais.

            Mais voilà, il parait que 82% des ouviers ont voté pour Sarko et que leur opinion demeure favorable à celui qui veut remettre les maîtres de forges en vente libre.

            • Anonyme

              certes 82% des ouvriers ont votés sarko mais on dit bien qu’il n’y a que les idiots qui ne change pas d’avis.

              Si les médias et certains journalistes ne racontaient pas n’importe quoi au journal parce qu’il faut voir ce qu’il dise ; ils sont peut-être payé à la connerie (le salaire doit être monumental).

              Sachez quand même que le président de la FNAUT qui défend les usagers a déclaré recemment que les retards de la SNCF sont dû à un manque de matériel, a du matériel vétuste, un manque de personnel et j’en passe. Les médias ont oublié d’en parler au journal télé, bizarre.

              On a aussi oublié de vous dire que quand on sera privatisé ce qui ne tardera pas, vous ne bénéficierez plus de certains avanges comme les cartes ’famille nombreuse’, ’militaire’, les réductions employeurs 25% (vous avez le droit 1 fois par an), les réductions avec les régions et je ne vous parle pas des abonnements qui vont être multiplier par 3 au minimum. sans parler que vous ne pourrez plus n’importe quel train puisque vous aurez un billet pour une certaine compagnie et que vous attendrez un train qui passera 2 heures après.

              quand à votre sécurité, il ne vaut mieux ne pas en parler enfin regarder le système anglais : ce sera d’ici peut chez nous. Moi, j’arrête de prendre le train ; je tiens à la vie.

              Bon courage aux usagers du train

        5 autres commentaires
      • Anonyme répond à danielfi

        Merci pour ce témoignage, je ne travaille pas à la SNCF mais je suis indigné quand j’entends un président de la république (voir discours devant les agriculteurs), montait les salariés les uns contre les autres, nous devons tous nous battre privés ou public pour le respect du contrat de travail.

    • Anonyme

      Ce n’est pas dure à comprendre, un départ à 55 ans est préférable à un départ à 60 ans voir plus même pour ceux qui ont commencé à cotiser aprés de longues études.ET si la pension est inférieur de 10 à 15% pour les cheminots travailler 60 mois de moins permet de profiter pleinement des derniéres années de pleine santé.De plus il n’est interdit à personne de vouloir rentrer à la SNCF.Tout français peut postuler.
      Tirer sur les régimes spéciaux ne resoudra en rien le probléme car la vrai question est : quelle part de la richesse nationale est on prêt à consacrer au financement collectif de la protection sociale ? ? ?

      un cheminot qui se battra pour conserver ses acquis

    • myriam09
      • Posté à 19h09 le 14/10/2007
      • Internaute 19364

      c’est un choix que l’on a fait au début de notre activité :
      - 55 ans pour la retraite (75% de notre salaire de base au final)
      - sécurité de l’emploi (assez important quand même)
      - mais salaire plus faible que dans le privé
      donc pourquoi maintenant nous demander de travailler plus sans gagner à la retraite autant que le privé.

      Chacun fait son choix au départ ou en cours de carrière mais que l’on ne nous change pas les donnes en cours de route.

    • Anonyme

      tout simplement : la réforme diminue le montant de la retraite avec un système de décote, qui contraint à travailler plus longtemps pour gagner la meme chose au départ (jusqu’en 2012) et moins par la suite.
      cette grève massive qui n’annonce n’est pas une partie de plaisir et contrairement à ce qui va se dire, les grèves n’ont jamais été payées par la SNCF.

  • Anonyme

    Arrêtez, arrêtez, vous aller nous faire pleurer.

    • Anonyme

      PLEURE PAS et vas travailler la françe a besoin de toi et moi de ta cotisation pour ma retraite

    • Judie
      • Posté à 22h23 le 13/09/2007
      • Internaute 14899

      Travaillant dans le privé, il semblerait que les régimes spéciaux offrent certains avantages...
      Néanmoins, je ne vois pas en quoi leur suppression améliorerait la situation des salsariés du secteur privé.

      Encore une belle façon de créer une « haine » entre public et privé et permettre à l’Etat de supprimer des acquis sans que cela fasse trop de bruit...

      • Anonyme répond à Judie

        Ca dépend dans quelle boite privée vous travaillez : dans la mienne, les salariés partent en retraite bien avant 60 ans (56 ans pour certains...)en touchant plus de 100% de leur dernier salaire net d’activité. Et il s’en trouve certains parmi ceux là (je les ai entendu et vous avez raison de parler de haine) pour réclamer la suppression des régimes spéciaux.

         
        • Judie
          • Posté à 22h53 le 13/09/2007
          • Internaute 14899

          Je suis parfaitement d’accord avec vous...
          Réclamer la suppression des régimes spéciaux est d’autant plus étrange dans ce cas d’ailleurs.

          Quoi qu’il en soit, supprimer les régimes spéciaux pour les uns ne devrait ni améliorer ni changer la situation des autres.

          Désolée, je me répète...

        1 autres commentaires
      • Anonyme répond à Judie

        moi aussi je travaille dans le privé et j’ai un régime spécial, je suis marin du commerce. Mais collègues pècheurs sont aussi dans le privé.

  • Anonyme

    bonsoir a tous
    et pourquoi pas l inverse la retraite a 55 ans pour tous .
    a force de suprimer les emplois il n y auras plus d actifs.
    Faire partir les gents a 55 ans .
    La c est une REVOLUTION

  • Anonyme

    Pour couvrir les frasques du clan Sarkozy (yacht à Malte, villa à Wolfeboro, Fringues de chez Prada, Scooter de Jean etc..etc..), il faut bien tirer sur ceux de la SNCF, alors que cette entreprise nationale a rationalisé plus de 100.000 places de travail les vingt dernières années.
    Enfin 53% ont voté pour le populisme dont voici le résultat.

  • Anonyme

    La réforme annoncée n’est qu’un contre-feu du gouvernement Sarkozy (Quid du 1er sinistre ?) qui donne régulièrement à manger à
    l’opinion pour éviter de parler de sujets qui fache (hausse des prix à venir, croissance en baisse, inaction gouvernementale, etc...).

    Les propositions de Sarkozy sur le sujet sont peu connues et pourtant.
    Il ne s’agit pas de repousser l’age de départ à la retraite mais d’augmenter la durée de cotisation de 37,5 à 40 annuités. En résumé, les cheminots (notamment) partiront toujours à 55ans mais avec une décote (réduction du montant de la pension de retraite) pour chaque année non travaillé. Décote pouvant aller jusqu’a 35%. « Ils auront qu’à travailler plus longtemps » me direz vous ? Le petit probleme, c’est que la SNCF (donc l’Etat) ne veut pas payer des salaires de cheminots de 56, 57,ou 59ans qui, avec une evolution de carrière moyenne (donc pas grand chose), ont des salaires forcement plus élevé que le petit jeune qui commence à 1050euros net(oui oui à la SNCF !).
    Le probleme est le même dans le privé où la moitié des salariés de + de 55ans sont au chomage ou en pré retraite. Seul 40% travaillent quand ils liquident leurs années de cotisations.

    CQFD = La fin des régimes spéciaux ne reglera pas le financement du regime général et solidaire par répartition. Au contraire, le gouvernement compte lui tordre le cou en 2008. Alors la oui, que feront les salariés du privé et du public quand il faudra faire une croix sur les vacances pour pouvoir bouffer une fois retraité ?

    Ne parlons plus de pénibilité car ce n’est pas la question. Depuis quand les possédants se préoccupent de la santé des travailleurs et de la dureté de certains métiers (cf : le batiment avec Bouygues et ses salariés tous déclarés, Peugeot et ses pauvres suicidés, SFR-Orange-Bouygues (encore)et ses télévendeurs harcelés,...) ?

    Je ne fais que poser une question ? Que veut réellement ce gvt ? La fin justifie-t-elle les moyens ? La faim de profits et de pouvoir justifie-t-elle largement un peuple en train de s’entretuer ?

    Reflexion certes un peu provoc’ cherche réponse argumentée et intelligente... c’est si rare pour un peuple aussi développé !

  • Anonyme

    Et que dire des salariés du privé qui sont « jetés » dehors à 51 ou 52 ans, ne retrouvent pas de boulot, sont indemnisés par les ASSEDIC puis par le RMI avant de toucher leur retraite ? ? ? ...c’est aussi nous qui payons tout çà...
    Alors, arrêtons de nous bouffer le nez entre salariés qui sommes tous dans la même galère (privée ou publique), et faisons front contre ceux qui gagnent un pognon fou sur notre dos et n’ont aucun problème de retraite ou de chômage !
    Mmo547

    • Anonyme

      Le fond du problème c’est ça !

  • Anonyme

    Au delà des régimes spéciaux, le problème des retraites se posent de façon très simple et prévisible : le nombre des actifs cotisants est de plus en plus faible alors que celui des retraités croît de façon exponentielle : on peut retourner le problème dans tous les sens, le niveau général des retraites ne peut que baisser et il est mathématiquement évident qu’ on s’ achemine vers une remise à plat générale du système existant de la répartition qui sera sans doute à terme une fiscalisation des retraites obligatoires avec un abaissement généralisé des pensions (avec différentes variantes possibles pour un résultat final identique) La remise en cause des régimes spéciaux n’ est que la première étape qui conduit à cette évolution inéluctable non pas en terme de financement des retraites mais pour faire accepter socialement cette évolution (l’ autre alternative étant de laisser de plus en plus de monde au bord de la route -sans ou avec peu de retraite- ce qui est socialement impossible en France).

    • Anonyme

      c’est epoustouflant,comme tout semble limpide dans votre explication.
      seulement,la seule reponse qui me semble appropriée,contrairerement à la votre,c’est qu’il faut trouver un mode de financement supplementaire pour les retraites...
      sinon,et c’est,il me semble,le bon sens,le chomage va exploser si l’on travaille plus lontemps,malgré la pyramide des ages qui serait plutot favorable au plein emploi.

  • Anonyme

    D’autres solutions existent, prendre l’argent là où il se trouve et le redistribuer pour le financement des retraites.
    Cela fait plus de 20 ans que le partage de la valeur ajouté (bénéfices+salaires) s’est réalisé au détriment de la rémunération du travail au profit de celle des actionnaires.
    En d’autres termes, entre 1960 et 2000, la part des richesses produitent (le PIB) pour financer les retraites est passée de 5,4% à 12,6%.
    Pour assurer des retraites de haut niveau,dans des conditions quasi-identiques à celles d’avant 1993 (c’était la refourme Balladur) il faudrait consacrer 20% de PIB d’ici à 2040.
    C’est le partage des richesses qui est en cause !

    • Anonyme

      Ce n’est pas avec Sarko XIV que cette solution sera envisagée : ses riches amis et les seigneurs de race doivent pouvoir se servir, et dans l’impunité.

  • nahera
    • Posté à 07h53 le 14/09/2007
    • Internaute 6180

    Prendre l’argent où il est, indispensable.
    Et puis peut-être se poser une autre question. Pour tout nous faire avaler, on nous explique que sinon ce sont nos enfants qui vont payer, qu’on ne peut pas leur faire ça et patati et patata.
    Et on leur a demandé leur avis à nos enfants ? ?
    Parce que de toute façon, quand on aura des retraites complètement dévaluées ne nous permettant pas de vivre,d’aller dans une maison de retraite décente, de nous soigner,... qui devra payer pour nous : nos enfants bien sûr,...mais individuellement là, pas collectivement. Et cela va faire mal ! ! !
    Ou alors, ils auront tellement bien compris la leçon du chacun pour soi serinée à longueur de temps qu’ils nous laisseront crever dans un coin ! ...On se consolera en pensant à ce que feront leurs enfants à eux ! ! ! !

  • Anonyme

    Cheminot de 25 ans, avec 2 ans d’entreprise, mon traitement es de 1168.74€ brut + une prime de travail de 185.20€ soit 9.26 € par journée travailler, en 3*8 je touche une prime de 2.03€ par heure de nuit (50 heures) 101.50€, dans le privé ont touche combien ? Une autre prime de dimanche et fêtes 4.22€ de l’heure (16 heures) 67.52 plus quelque autre prime, ce qui me fait 1422 € net a la fin du mois, pour avoir fait 50h de nuit travailler 2 dimanche, risquer de ce faire écrasé par un tgv, ou finir en prison si le travail es mal fait.
    En plus toute mes primes ne son pas prise en compte dans les cotisations retraite environ 300€ brute de moins sur le calcul chaque mois, un 13 emm moi qui ne prend pas non plus en compte les primes de nuit, de dimanche et de fête passer sans ça femme et ses enfants ! !
    Je suit pas contre que l’ont me dise que je verrais pas ma retraite a 55 ans ni même a 60 ans, en contre parti va-t-on augmenter mon salaire, va-t-on me faire une rétrocession de ce que je verse en plus comme cotisation, moi ça va, ça serais sur 2 ans mais le cheminot qui as cotiser 37 ans ont va lui rendre les milliers d’euro qu’il as versé en trop ?
    Très facile de taper sur les régimes spéciaux mais quand ont taperas sur le régime général, car dès qu’ils vont avoir fini avec les régimes spéciaux, le priver va y passer aussi et qui va allez dans la rue pour faire grève, ça seras plus la SNCF qui sort a chaque évènement social et qui prend en otage la France.
    Ont fait grève pour les autres, mais les autres ne font pas grève pour nous, c’est ça la solidarité ? En tous cas moi je ferais plus grève pour vous.

    • Anonyme

      J’ aimerai demander à ce cheminot quand est-ce qu’ il a fait grève pour revaloriser le minimum vieillesse (595 euros mensuel) qui concerne des millions de personnes dont une majorité de veuves ou contre les emplois aidés par le gouvernement pas moins pénibles que le sien pour 400 euros mensuels et qui ne permettent pas de cotiser à un régime rretraite... Alors l’ altruisme des cheminots et de la CGT... Au lieu de vous montrer ou non solidaire, essayez plutôt de réfléchir de façon globale et de réaliser que le gâteau des retraites se rétrécie alors que le nombre de parts à distribuer augmentent de façon inexorable. Peut-être pourra-t-on alors chercher une solution globale et plus équitable au lieu de toujours pleurnicher sur son cas.

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