Restez assis les enfants !

Le blog de Nestor Romero, ancien enseignant qui, toujours, cherche à penser l'école.

La mesure de la diversité, une humiliation pour les pauvres

Nestor Romero
Ancien enseignant
Publié le 10/04/2009 à 11h43

Suite de l’état des lieux proposé dans ma dernière note de ce blog : après la disparition (ou presque) du « Monde de l’Education », que je persiste à considérer comme un événement significatif, il me semble que le problème de « la mesure de la diversité » s’impose à plus d’un titre.

Constatons d’abord que la question ne vient pas d’être soulevée avec la nomination de Yazid Sabeg en tant que commissaire à la Diversité et à l’égalité des chances.

La minorité visible dans mes classes, c’était... moi

On peut se reporter, par exemple, aux actes du colloque Statistiques ’’ethniques’’ du 19 octobre 2006 (auquel participait d’ailleurs Yazid Sabeg) organisé par le Centre d’analyses stratégiques. On voit alors que les arguments échangés n’ont guère évolué.

De sorte que j’avoue ma perplexité. Ne faut-il pas, en effet, prendre en considération l’argument selon lequel « la dimension ethnique est contournée par la définition non de critères ethniques mais de critères territoriaux » ? N’est-il pas vrai en effet que les ZEP sont peuplées de ce que l’on nomme maintenant et si délicatement « les minorités visibles » ? Ne vaudrait-il pas mieux alors dire les choses comme elles sont, clairement ?

A propos, il me vient à l’esprit que dans mes dernières années d’enseignement en ZEP, la minorité visible dans mes classes, c’était... moi. Et tous les enseignants qui sont dans ce cas savent bien que le phénomène que l’on voudrait ainsi mettre en évidence par cette qualification s’estompe très rapidement : on ne voit plus des couleurs et des faciès mais on voit fort distinctement Karim, Amadou, Fouzia et Pierrot.

Le problème, c’est l’origine sociale et non ethnique

Ce n’est pas, alors, leur « visibilité » qui fait problème mais la mienne, c’est-à-dire le fait qu’ils soient tous là dans cette classe me conférant ainsi à moi, enseignant « blanc de peau », le statut de minorité visible.

Car ce qui fait problème, c’est leur origine sociale et non ethnique, c’est le fait qu’ils sont dans cette classe parce que issus d« un “milieu défavorisé”. Pour le dire adéquatement, c’est d’être économiquement pauvres, situation qui s’accompagne le plus souvent de difficultés extrêmes à pénétrer dans un monde culturellement riche.

Et c’est cela que le débat sur “la mesure de la diversité” à l’aide de statistiques “ethniques” tend, même avec les meilleures intentions du monde, à occulter.

Ainsi, par exemple quand Georges Felouzis, dont on connaît l’importance des travaux sur la question des inégalités dans le système scolaire, affirmait au cours du colloque de 2006 que “les statistiques font exister les inégalités en les faisant entrer dans le débat”, Gwénaelle Clavès (directrice scientifique du CAS) pouvait lui répondre par avance en présentant les tables rondes. “Tout ce qui fait progresser la connaissance n’est pas bon à prendre”, lançait-elle d’abord avant de poursuivre :

“Ce n’est pas parce qu’on peut qu’on doit. Même si on savait par le menu les chiffres des discriminations, le problème, qui est politique, n’en serait pas résolu pour autant.”

J’avoue, dans ma perplexité, être touché par l’argument. Il est en effet des statistiques largement diffusées (on trouve tout ce que l’on veut à la DEPP concernant les inégalités à l’école) et que pourtant l’Etat qui les diffuse prend fort peu en considération.

Par exemple, ces chiffres que tout le monde maintenant connaît et depuis longtemps : il n’y a pratiquement pas d’enfants de pauvres (on me concédera que l’emploi de ce mot n’est en rien de ma part une stigmatisation mais un constat clairement énoncé) dans les grandes écoles. Les enfants de familles économiquement et culturellement aisées ont de huit à dix fois plus de chances d’avoir un bac S que les enfants d’ouvriers.

Nous savons donc depuis longtemps cela et bien plus. Pourtant, les inégalités sont toujours là et, dit-on, ne cessent de se creuser. Il faut néanmoins continuer à le répéter mais en revanche que m’importe de savoir la couleur de ces pauvres ? Que m’importe leur “visibilité” ? Ce qui m’importe est ce qui est à faire pour qu’ils sortent de la pauvreté, pour que leurs enfants ne soient pas condamnés à fréquenter “l’école des pauvres”.

Vient alors l’argument des discriminations à l’embauche et en bien d’autres occasions de la vie quotidienne. Mais que m’importe de savoir les chiffres du phénomène puisque, n’y aurait-il qu’un seul cas de discrimination il n’en serait pas moins intolérable.

Le mérite fonde une idéologie proprement réactionnaire

De sorte que je ne peux éviter de penser que les mesures exceptionnelles qui permettent à des élèves issus de ZEP d’accéder à des classes prestigieuses, si elles sont bienvenues pour eux ne font nullement avancer la question de l’inégalité sociale.

(Au fait, il serait bon, me semble-t-il, de considérer que tous les élèves issus de ZEP ne sont pas pauvres, il faudrait y regarder de plus près et, par ailleurs, ne pas parler de lycées ZEP qui n’existent pas, les élèves qui parviennent en seconde générale sont les rescapés de l’élagage opéré à l’école et au collège qui seuls sont classés ZEP).

Ces mesures ne font pas avancer la question car elle s’autorisent d’une idéologie fondée sur le mérite et son corollaire la compétition ou vice versa comme l’on voudra.

Le mérite, notion éminemment contestable et contestée par des personnalités aussi peu extrémistes ou angéliques que John Rawls (“Théorie de la justice”) et tout au long de l’histoire de la philosophie occidentale puisque cette notion nécessite l’examen du concept de libre arbitre dont Spinoza, à l’inverse de Descartes, croit pouvoir montrer qu’il n’a aucune réalité (sur la complexité de la question : ’’Ethique’’, Livre IV, scolie II).

Et il se trouve que Yazid Sabeg n’a que ce mot à la bouche et au bout de son clavier agrémenté des éternelles et si subtiles métaphores de “l’ascenseur social” et de l’inépuisable “égalité des chances”.

C’est à cet instant précis, à l’instant où il est affirmé, faisant fi de la question du libre arbitre, qu’il est des méritants et des “déméritants”, que se trouve légitimé le traitement social réservé aux pauvres, “déméritants” par excellence puisque pauvres.

C’est à cet instant précis que l’idéologie du mérite qui, au XVIIIe siècle, se donnait pour objectif d’en finir avec l’héritage tend à restaurer celui-ci et à le légitimer par un discours simpliste et méprisant, humiliant pour toutes celles et ceux, l’immense majorité, insuffisamment méritants pour pouvoir embarquer dans “l’ascenseur social” dont on oublie de dire combien les portes sont étroites.

A cet instant précis l’idéologie du mérite se pose comme restauratrice sous une forme évoluée d’un passé dominé par la structure sociale de l’héritage. A cet instant précis elle se pose comme idéologie proprement réactionnaire.

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  • PauLo anarcho-patriote
    • Posté à 18h30 le 10/04/2009
    • Internaute 38801

    Comme tout régime totalitaire, le socialogaullisme (qui a accaparé et verrouillé tous les pouvoirs et centres névralgiques de la France depuis 1958) n’a créé que de la pauvreté.

    La misère dans laquelle il a plongé des millions de Françaises et Français a été sa seule et unique production mais avec quel succès, quel rendement !

    > Les socialogaullistes ont créé toujours plus de fonctionnaires, avec toujours moins d’efficacité pour le bien commun et toujours plus de dettes pour les générations futures.

    > Les socialogaullistes ont siphonné toujours plus de fric aux contribuables français pour, coquins et copains obligent, enrichir leurs amis et ruiner les travailleurs et épargnants français.

    Le résultat d’un demi-siècle de socialogaullisme est désastreux : des pauvres, Français d’abord, partout !

    Dès sa banqueroute, dès que le socialogaullisme sera enfin chassé du pouvoir, il faudra en priorité sauver et relever ces Françaises et Français réduits à la pauvreté et à la misère par ce régime calamiteux.

  • Jarrah
    Jarrah
    Pamphlétaire
    • Posté à 12h38 le 10/04/2009
    • Internaute 73506
      Pamphlétaire

    @ roméro....

    Il faut arrêter de raconter des âneries.

    Les Français, y compris ceux qui ont voté pour lui, n’ont jamais demandé à Sarkozy de relever le défi du métissage...

    Ces propos indignes d’un chef d’État montrent surtout que Sarkozy est incapable de relever le défi de la sécurité, de la liberté ou de la prospérité de la France qui s’enfonce dans une dette affolante...

    Yasid Zabeg, qui se trouve tant algérien...
    cette nouvelle trouvaille illustre l’obsession politiquement correct dans laquelle Sarkozy se vautre pour masquer de plus en plus difficilement les carences et les errements dans la politique qu’il mène...

    On ne doit rien à ces jeunes, et s’ils sont trop fainéants pour apprendre à l’école, ils ne peuvent s’en prendre qu’à eux même ......

    Et si l’école française n’en fait pas assez pour eux , ils peuvent aller s’installer chez leurs cousins de l’autre côté de la méditerranée.......

    Avant de parler de droits, il faudrait mettre les devoirs en premier....

    une petite vidéo qui vous mettra du baume au coeur...
    La vidéo du jour ...

    Lien

    La France où tout est possible....

    MDR

    • SiDi
      SiDi répond à Jarrah
      En état de choc
      • Posté à 14h08 le 10/04/2009
      • Internaute 24795
        En état de choc

      Tu es à côté de la plaque, et l’UMP te remercie. A priori, soit tu ne sais pas lire, soit tu ne sais pas réfléchir.

      L’injustice ne réside pas dans le fait qu’il y ait statistiquement moins de maghrébins (c’est bien eux que tu évoques, non ?) chez les riches que chez les pauvres, parce que quand bien même il y en aurait des riches (dont notre nouveau toutou de sarkozy), il en reste qui sont pauvres, non pas parce qu’ils manquent de talent, mais parce qu’ils ne peuvent pas (pour beaucoup de raisons sociales) exprimer le moindre talent.

      L’injustice sera réparée quand les riches seront riches non pas parce que nés riches, mais parce exceptionnellement plus talentueux que la moyenne, c’est ça, la méritocratie, pas ce système qui consiste à dire que ceux qui réussissent parce qu’ils sont bien nés ont plus de mérite que ces jeunes brillants qui ne peuvent pas se payer la fac, où ceux qui vont dans des collèges pourris parce qu’ils vivent en banlieue.

      PS : je suis le seul à avoir dépassé le bac dans ma famille, du côté paternel, dans lequel ils sont pourtant tous 100% français. Petit indice : ils sont presque exclusivement ouvriers.

      • Jarrah
        Jarrah répond à SiDi
        Pamphlétaire
        • Posté à 16h51 le 10/04/2009
        • Internaute 73506
          Pamphlétaire

        @ sidi....

        Pas besoin de faire la fac pour réussir dans la vie....

        Il y a des métiers manuels bien plus gratifiants et utiles que certains dits plus nobles comme sociologues, psychologues ...voir profs... ceux ci en surnombre....

        C’est plus utile ouvrier qualifié qu’un petit fonctionnaire scribouillard.....

        Un diplôme permet d’exercer un travail mais par forcément d’avoir un salaire supérieur....

        Le jour où il y aura trop d’ingénieurs, leur salaire rejoindra le smic ....

        compris le jeune étudiant .....

        hein ? ? ? ! ! !

         
        • Max.Steiner
          Max.Steiner répond à Jarrah
          Hors champs
          • Posté à 23h54 le 10/04/2009
          • Internaute 62429
            Hors champs

          Ouvrier qualifié ! lol
          Oui, on voit que tu as décidément tout compris à l’économie contemporaine.
          C’est sûr qu’Ouvrier qualifié, c’est un métier non seulement largement payé, mais surtout, un métier d’avenir en France.

          Quant à faire, tu devrais recommander aussi d’embrasser la carrière de paysan - en forte augmentation, comme chacun le sait - de glacier en Nord Pas de Calais - très demandé, particulièrement entre septembre et mai - de marin en marine marchande sous pavillon français - là aussi, une très forte augmentation des demandes, comme dans la marine Suisses - ou encore, les différents métiers textiles... Si tu trouves encore une industrie textile en France, hormis peut être une macro niche d’ultra luxe, et encore.

          Oui, c’est vrai pas besoin de réussir la fac pour réussir dans la vie (vu la qualité de l’enseignement, hem)...

          Pas besoin de bac non plus, hein !

          Mais une question, au lieu d’invoquer les magnifiques réussites, bien réelles, tant sociales que techniques voire qu’artistiques, de certains détenteurs de simple CAP dans certains domaines (je pense en particulier à la pâtisserie, à la gastronomie etc.) pourquoi venir mettre en exergue... l’ouvrier qualifié, l’espèce même en voie de disparition depuis trente ans !

          Tu vis encore dans l’immédiat après guerre ?

        • marie.sauvage
          marie.sauvage répond à Jarrah
          Apatoudi
          • Posté à 01h02 le 11/04/2009
          • Internaute 4448
            Apatoudi

          « C’est plus utile ouvrier qualifié qu’un petit fonctionnaire scribouillard. »
          C’est un ouvrir qualifié qui parle
          compris le vieil ouvrier.....
          hein ? ? ? ! ! !

        • ninas
          ninas répond à Jarrah
          retraitée
          • Posté à 15h54 le 12/04/2009
          • Internaute 65791
            retraitée

          Je crois que vous êtes à côté de la plaque en effet pourquoi seuls les enfants de l’élite et des grands de France pourraient suivre des études car ils ont en effet tous les pouvoirs ou est l’égalité des chances normalement en démocratie tous devraient avoir les mêmes droits sauf que depuis l’arrivée de ce gouvernement c’est la fin pour les enfants d’ouvriers pas de chance puisque les études seront payantes comme en Angleterre et aux états unis et des bourses pour qui devinez toujours pour les mêmes réveillez vous nos enfant s’ils n’ont pas de bonnes écoles iront grossir les rangs des chômeurs et ceux qui auront eu la chance de faire des études eux s’en sortiront mieux , alors ne dîtes pas n’importe quoi, j’ai trois enfants et ils ont fait des études ce qui leurs permets d’avoir la tête bien pleine et de ne pas avoir peur du lendemain !

        3 autres commentaires
      • dulconte
        dulconte répond à SiDi
        Mordu par un fachogarou
        • Posté à 04h14 le 12/04/2009
        • Internaute 250
          Mordu par un fachogarou

        c’est le genre d’individu qui aurait vomi de la même manière sur les italiens et les polonais en les traitant d’incapables et de fainéants quand nombres d’entre eux ont immigré en France.

        Les aigris absurdes, les peureux pathologiques, les haineux primaires de son genre existeront toujours. Hélas il faut qu’on en ait un sur le dos !

  • mamane
    mamane
    le futur c'était mieux avant
    • Posté à 13h59 le 10/04/2009
    • Internaute 44657
      le futur c'était mieux avant

    –-doublon

  • mamane
    mamane
    le futur c'était mieux avant
    • Posté à 14h02 le 10/04/2009
    • Internaute 44657
      le futur c'était mieux avant

    Moi je dirai que le problème est que la condition sociale est déterminée par l’origine ethnique.

    S’il y a beaucoup de pauvre noirs, arabes, portugais ce n’est pas parce que nous sommes trop bête pour nous en sortir mais, comme le dit l’article, parce qu’il a volonté politique de nous laisser au bas d l’échelle sociale.

    Et à la rigueur de laissé quelque uns avoir une meilleur condition pour :
    - se débarbouiller la conscience (si on en a une) à peu de frais.
    - laisser rêver les autres pour pas qu’ils s’agitent de trop.
    - pour tenter de casser de briser les liens de solidarités qui se créer naturellement entre personnes qui souffre d’une même injustice.

    l’objectif de ces statistiques ethniques est de mettre en place la discrimination positive. Et quelle est l’objectif d’une telle réforme si ce n’est faire semblant de lutter contre les injustices racistes tout en renforçant ce que je viens de décrire.

    La discrimination positive ne combat pas le racisme, elle apprend à vivre avec de manière décomplexée.

    • SiDi
      SiDi répond à mamane
      En état de choc
      • Posté à 14h09 le 10/04/2009
      • Internaute 24795
        En état de choc

      Laisser quelques uns accéder à une meilleure condition, c’est exactement la stratégie de la droite pour prétendre lutter contre les injustices, et surtout occulter la plus grosse de toutes : l’injustice sociale qui est faite à des millions de personnes en France, et à des milliards d’autres dans le monde..

      • mamane
        mamane répond à SiDi
        le futur c'était mieux avant
        • Posté à 15h33 le 10/04/2009
        • Internaute 44657
          le futur c'était mieux avant

        Tout à fait d’accord.

        sauf que je ne dirai pas quelques uns mais une légère poignée et que je n’attribuerai pas cela qu’à la droite, la gauche aussi use de ce genre de stratagèmes.

        Les dominations racistes, patriarcales, racistes etc... restent des dominations et les dominants usent de ruses semblables pour :
        - d’une rester en place
        - de deux faire perdurer la domination (nommer leurs successeurs qui fera de même)

    • SiDi
      SiDi répond à mamane
      En état de choc
      • Posté à 14h12 le 10/04/2009
      • Internaute 24795
        En état de choc

      A supprimer, doublon du à une connexion pas très stable.. :)

    • Hemenate
      Hemenate répond à mamane
      • Posté à 22h18 le 10/04/2009
      • Internaute 856

      « S’il y a beaucoup de pauvre noirs, arabes, portugais ce n’est pas parce que nous sommes trop bête pour nous en sortir mais, comme le dit l’article, parce qu’il a volonté politique de nous laisser au bas d l’échelle sociale. »

      Des précisions sur ce fameux système m’interésserait grandement.
      Si un pauvre « noir, arabe, portugais » travaille sérieusement à l’école et a de bons résultats scolaires, qu’est ce qui l’empêche de s’en sortir ?

      Franchement, à mon avis le « système » qui empêche les « “pauvres noirs, arabes, portugais” » de s’en sortir c’est avant tout l’idéologie victimaire que vous véhiculez, qui tend à leurs faire croire que c’est foutu d’avance.

      Si au lieu de pousser un enfant à faire son maximum vous l’entretenez dans l’idée que tout ses efforts seront vains, à votre avis que va-t-il faire ?

      • mamane
        mamane répond à Hemenate
        le futur c'était mieux avant
        • Posté à 03h46 le 11/04/2009
        • Internaute 44657
          le futur c'était mieux avant

        Je vais vous prendre quelque exemple pour vous expliquer.

        D’abord faisons un parallèle avec le patriarcat (la bête noire des féministes). Qu’est ce qui empêche une femme qui a le même travail, avec les mêmes diplômes et expériences similaires qu’un homme d’avoir un salaire égale ? en soit rien, mais les femmes sont toujours, en moyenne, payée entre 20% et 30% de moins qu’un homme. Dénoncer cette état de fait c’est être « victimaire » ?

        (terme qui reste d’ailleurs à définir, je ne sais pas ce que c’est être victimaire. Mais apparemment c’est quand un groupe victime d’une injustice la dénonce et agit pour faire cesser cette injustice. Alors, ceux qui ne sont pas lésés et qui ne voient pourquoi cela devrait changer parle d’« attitude victimaire »).

        Ce qui empêche les enfants de noirs, d’arabes, etc.. d’avoir une meilleurs conditions sociale même étant bardé de diplôme c’est une pensée structurante de la société (dans le cas du féminisme cité plus haut c’est pareil, ce serait alors : ce boulot est fait pour une femme, il est normal de moins payer une femme qu’un homme, etc...) qui abouti à de genre de choses :
        - Lien
        - Lien
        - Lien
        - Lien

        Il faut moins de temps à un arabe ou un noir pour trouver un emploie prolétaire que pour trouver un emploie de cadre (et d’expérience j’en sais qq chose)

        bref vous aurez remarquez que c’est une idéologie structurante raciste. Un bon exemple c’est « La Défense », le quartier d’affaire de l’est parisien. Dans le fast-food sous-terrain la plus part des servant sont arabes ou noirs, mais dans les tours, la quasi totalité des cadres et des dirigeant sont blancs.

        Vous aurez sans doute aussi remarqué que cette structure à lieu dès l’école. Je vous suggère de relire cette article et les commentaires d’internautes

        Vous dites également :

        « Franchement, à mon avis le “ système ” qui empêche les “ ‘pauvres noirs, arabes, portugais’ ” de s’en sortir c’est avant tout l’idéologie victimaire que vous véhiculez, qui tend à leurs faire croire que c’est foutu d’avance.

        Si au lieu de pousser un enfant à faire son maximum vous l’entretenez dans l’idée que tout ses efforts seront vains, à votre avis que va-t-il faire ? »

        Ne vous en fait pas ils le remarquent assez vite et d’eux même. Personne n’a besoin de leur expliquer cela, ils le voient et le vive tout les jours. Ils n’ont qu’à regarder leurs parents, frères, soeurs, amis, voisins ou eux-même pour se dire que c’est « foutu d’avance ».

        Encore que là je vais un peu trop vite. Car il y a aussi le fait que les discriminations (qui ne sont qu’un effet de la pensée qui veut que les basanés restent à la place sociale qui est assignée), par exemple, sont fortement tolérées. Ce n’est qu’après la révolte des quartier de 2005 que les politiciens ont commencé à « découvrir que cela existé » alors que tt les ans il reçoivent des rapports dessus (comme dans l’article tiens !) mais ne font rien. Et lorsqu’une entreprise est jugée coupable de discrimination (ça arrive pas souvent) la peine est de 1500 euros d’amende, c’est tellement ridiculement bas que c’est pour l’entreprise s’acheter un droit à discriminé. La HALDE est tenue par des chef d’entreprises, bref tout est fait que rien ne change et que les discriminants ne soient jamais puni ou dune façon ridiculement anodine.

        Mais de manière générale, je vos suggère de tacher de faire preuve d’un peu d’empathie envers ceux qui souffrent de mots que vous ne connaissez pas ou lieu de rester la tête renfermée dans votre bocale unipersonnel et de nier nos souffrances.

         
        • Hemenate
          Hemenate répond à mamane
          • Posté à 11h21 le 11/04/2009
          • Internaute 856

          « envers ceux qui souffrent de mots que vous ne connaissez pas “

          Qu’en savez-vous ?
          Vous pouvez ainsi devinez de la couleur de peau de quelqu’un rien qu’à son discours ?
          Ainsi il est impossible qu’une personne noire ou arabe puisse tenir un tel discours, c’est génétique ?
          Bref votre argumentaire repose sur un raisonnement racialiste, qui vous place assez mal en position de donner des leçons...

          Evidemment les dicriminations existent, elles ont trait à la couleur de peau, au sexe, à la religion, à l’âge, au handicap, au poids, à la beauté, à la taille, etc... Et soyons réalistes si il faut être en mesure de les amoindrir, elles ne disparaîtrons jamais vraiment.

          Maintenant c’est un système à double entrée, si on est en droit d’attendre des mesures de l’Etat, il est illlusoire de croire qu’il peut tout régler, a fortiori dans le champs des ‘idées’.

          Je constate simplement qu’une idéologie tendant à faire croire aux enfants noirs ou arabes que c’est foutu d’avance, d’une part fait la part belle aux racistes, d’autre part empêche de nombreuses personnes d’accéder à un meilleur statut social ; ce qui permet effectivement la reproduction d’un système.
          De toute façon selon moi, laisser penser à qui que ce soit qu’il est inutile de se casser le cul est stupide, et ce en tout état de cause.

          Le racisme est effectivement instrumentalisé à des fins politiques d’un côté comme de l’autre, et vous êtes le parfait relais du côté gauche.
          Votre discours qui tend à dissuader les jeunes noirs, arabes... de tenter de s’en sortir alimente la fabrique victimaire et garantit un solide contingent de victime qui reproduiront ce discours.
          Discours dont à besoin la ‘gauche morale’ pour se poser à peu de frais en gardien de la vertu aux fins de contourner les faiblesses de son projet politique.

          Dans la même veine, sur la question des dicriminations touchant les français, vous mettez un lien vers immigration.org.
          Encore un mélange des genres dévastateur : mettre dans le même panier les problèmes de discriminations touchant les FRANCAIS et les questions de politique migratoires, sous couverts de bonnes intentions (ou de cynisme calculateur pour certains) on établit un parallèle entre une partie de la communauté nationale et des étrangers, on assimile une partie des français à des étrangers.
          Vous m’accorderez que ça peut jouer un rôle dans les discriminations, non ?
          Etc...

          Evidemment cela ne justifie en rien le racisme, mais si on entend le combattre, il faudrait peut être y réfléchir à deux fois avant de se lancer dans une croisade totalement contre-productive qui n’a d’autre effets que servir la bonne conscience de certains, et les calculs politiques d’autres.

          ‘et de nier nos souffrances.’
          Phrase qui réflète bien à merveille l’ère du temps...
          A notre époque les individus se définissent avant tout par leur souffrance, c’est la course au statut de victime...

          PS : Victimaire : (Antiquité) Celui qui fournissait les victimes au sacrificateur

          • mamane
            mamane répond à Hemenate
            le futur c'était mieux avant
            • Posté à 13h37 le 11/04/2009
            • Internaute 44657
              le futur c'était mieux avant

            hein ? Attendez une minute. Je ne sais rien de teint et pour tout dire, et ne prenez pas mal, cela m’indiffère au plus haut point.

            Je n’ai fait que déduire de votre question « pourquoi qd on réussi à l’école ont aurait pas “d’ascension sociale” ? » le fait que vous ne souffrez pas et n’avez pas souffert (ou sinon oublié) de la violence raciste.

            Quand à votre dernier paragraphe, je vous dirais que comme un malade doit se reconnaître malade pou pouvoir se soigner (s’il pense qu’il n’est pas malade il n’ira jamais chez le médecin) la condition sine qua non pour lutter contre le racisme quand on en est victime c’est de s’en rendre compte.

            D’après vous pour lutter contre le racisme, il ne faut pas s’en plaindre et l’accepter ? Ou alors reconnaitre que la position sociale d’un noir, d’un arabe ou d’un musulman est défini selon des critères raciste, pour ensuite agir de manière à changer ces structures sociales ?

            • Hemenate
              Hemenate répond à mamane
              • Posté à 15h15 le 11/04/2009
              • Internaute 856

              « D’après vous pour lutter contre le racisme, il ne faut pas s’en plaindre et l’accepter ? Ou alors reconnaitre que la position sociale d’un noir, d’un arabe ou d’un musulman est défini selon des critères raciste, pour ensuite agir de manière à changer ces structures sociales ?
               »
              Blablabla... Amen.
              Vous êtes sérieux ?
              Bref, le schéma classique de la construction du « méchant » pour ne pas se remettre en cause.

              - Vous ne voyez pas une nuance entre être victimes d’acte/attitudes racistes et se considérer comme une victime par essence ?

              - Je ne vois pas en quoi être victime d’actes racistes implique nécessairement de baisser les bras, de se dire que c’est foutu, et ne même pas essayer de s’en sortir.
              A moins bien sûr de se considérer comme une victime par essence (d’où votre comparaison des plus hasardeuse avec une maladie...)

              Loin de tenir le discours que vous me prêtez, je constate simplement que si on veut lutter contre le racisme il est bon de réfléchir aux moyens qu’on utilise.

              En bref, si on veut rester dans les mauvaises métaphores médicales, on ne soigne pas une hémorragie avec une saignée.

              PS :
              « Je n’ai fait que déduire de votre question “ pourquoi qd on réussi à l’école ont aurait pas ‘d’ascension sociale’ ?” le fait que vous ne souffrez pas et n’avez pas souffert (ou sinon oublié) de la violence raciste. »
              Permettez moi d’en douter, il s’agit d’un procès d’un procès d’intention je vous l’accorde et m’en excuse.
              Par ailleurs vous utilisez une nouvelle fois d’un déterminisme.
              Et l’on voit encore que selon vous la Victime a le monopole de la parole légitime sur le sujet...

              • mamane
                mamane répond à Hemenate
                le futur c'était mieux avant
                • Posté à 15h44 le 11/04/2009
                • Internaute 44657
                  le futur c'était mieux avant

                Vous dites : « - Je ne vois pas en quoi être victime d’actes racistes implique nécessairement de baisser les bras, de se dire que c’est foutu, et ne même pas essayer de s’en sortir.
                A moins bien sûr de se considérer comme une victime par essence (d’où votre comparaison des plus hasardeuse avec une maladie…) »

                D’après vous il faut se ramasser des claques sans broncher ? Perso, je plaide plutôt pour avancer et rendre les claques à ceux qui m’en mettent.

                Vous dites : « - Vous ne voyez pas une nuance entre être victimes d’acte/attitudes racistes et se considérer comme une victime par essence ? »

                Je vous retourne le compliment car il semble que toute personne qui est victime de racisme, ou d’autre chose ( ?), ne doit pas s’en plaindre et tacher d’avancer malgré tout. D’expérience personnel, je sais que sa ne marche pas. Oui il faut avancer, mais le meilleur moyen reste d’avancer c’est de ne pas se laisser barrer la route par quelques nostalgiques du XIXe siècle.

                Vous dites : « Loin de tenir le discours que vous me prêtez, je constate simplement que si on veut lutter contre le racisme il est bon de réfléchir aux moyens qu’on utilise.

                En bref, si on veut rester dans les mauvaises métaphores médicales, on ne soigne pas une hémorragie avec une saignée. »

                Tout à fait d’accord. Mais on se soigne pas une hémorragie en regardant le sang couler en espérant que cela ne s’arrête tout seul. Il faut soigner la source de l’hémorragie.

                Vous dites : « “ Je n’ai fait que déduire de votre question ‘ pourquoi qd on réussi à l’école ont aurait pas d’ascension sociale’ ?’ le fait que vous ne souffrez pas et n’avez pas souffert (ou sinon oublié) de la violence raciste. ”
                Permettez moi d’en douter, il s’agit d’un procès d’un procès d’intention je vous l’accorde et m’en excuse. »

                On est en démocratie vous pouvez croire ce qui vous plait. Mais bon si une explication honnete et rationnelle ne cous convaint pas, c’est (et c’est mon avis personnel) que cette idée tiens surtout de votre idéologie victimaire à tendance paranoïaque : « on répond à mes interrogations mais je ne crois pas la réponse car en faites je suis attaqué ».

                Vous dites : « Par ailleurs vous utilisez une nouvelle fois d’un déterminisme. »

                C’est la base de tout raisonnement construit qui ne se mord pas la queue.

                Vous dites : « Et l’on voit encore que selon vous la Victime a le monopole de la parole légitime sur le sujet… »

                Les seuls personnes qui peuvent dire si un film est bon ou non son les personnes qui l’ont vu, qui en ont fait l’expérience.
                De la même manière, je dis que les personnes qui ont été victime de racisme sont les plus aptes à en parler par expérience.

                Mais permettez moi de vous posez une question : que signifie cette obsession de dire qu’une personne qui se dit victime de qq chose est damné à le rester tant quelle dira qu’elle en a été une ? Je veux dire par là que, par exemple, si on me braque mon appartement, j’irai porter plainte au commissariat, et je dirai que je suis « victime » d’un cambriolage. Mais ce n’est pas cela qui m’empechera d’aller de l’avant.

                Je me demande ce qui vous dérange tant là dedans ?

                • Hemenate
                  Hemenate répond à mamane
                  • Posté à 18h01 le 11/04/2009
                  • Internaute 856

                  « D’après vous il faut se ramasser des claques sans broncher ? Perso, je plaide plutôt pour avancer et rendre les claques à ceux qui m’en mettent. »

                  Je dis en l’occurence exactement l’inverse.
                  Par contre c’est exactement ce que vous me reprochez que vous plaidez, en colportant l’idée qu’il ne sert à rien aux jeunes noirs, arabes... de se donner à fond au niveau scolaire puisque, je vous cite « la condition sociale est déterminée par l’origine ethnique. »
                  NB : On tourne en rond c’est exactement le même point que sur le post précédent (fabrication de de l’ennemi...)

                  « il semble que toute personne qui est victime de racisme, ou d’autre chose ( ?), ne doit pas s’en plaindre et tacher d’avancer malgré tout. “
                  Encore une fois, je vais vous décevoir car ce n’est pas ce que je dis.
                  Je dis simplement qu’on est victimes d’actes, dont il est logique de se plaindre, ce qui n’équivaut pas à se considérer comme une Victime en tant que statut général.

                  ‘Tout à fait d’accord. Mais on se soigne pas une hémorragie en regardant le sang couler en espérant que cela ne s’arrête tout seul. Il faut soigner la source de l’hémorragie’

                  Ben oui, nous sommes d’accord.,
                  Mais tout à votre fabrication d’un ennemi imaginaire vous vous évertuez à vous persuadez que je dis l’inverse.

                  ‘cette idée tiens surtout de votre idéologie victimaire à tendance paranoïaque : on répond à mes interrogations mais je ne crois pas la réponse car en faites je suis attaqué ’.”

                  Non-argument, puisqu’on peut le renverser et l’appliquer à moi comme à vous.

                  “C’est la base (le déterminisme) de tout raisonnement construit qui ne se mord pas la queue.”

                  Vous ne savez pas ce qu’est le déterminisme.
                  ( “- Ordre des faits suivant lequel les conditions d’existence d’un phénomène sont déterminées, FIXEES ABSOLUMENT, de telles façon que ces conditions étant posées , LE PHENOMENE NE PEUT NE PAS SE REPRODUIRE‘( Grand Robert))
                  En l’espèce vous aviez un raisonnement déterministe car vous disiez en l’essence toute personne à qui il est arrivé ceci pense AUTOMATIQUEMENT cela’.
                  Le déterminisme est la base de toutes les généralisations abusives, et bien entendu est à la base de tout raisonnement raciste (ex : toute personne noire est comme cela).

                  ‘Les seuls personnes qui peuvent dire si un film est bon ou non son les personnes qui l’ont vu, qui en ont fait l’expérienceDe la même manière, je dis que les personnes qui ont été victime de racisme sont les plus aptes à en parler par expérience’

                  Ce qu’on pourrait retourner en disant que par nature la victime n’est pas objective...
                  Si on suit jusqu’au bout votreraisonnement :
                  - La victime est plus apte que le Juge à rendre la Justice (retour à la justice privé...)
                  - Une personne n’a aucune légitimité à critiquer la chasse tant qu’elle n’a pas chassé.
                  Etc...
                  Bref à mon sens un débat sur ‘l’aptitude’ à parler du racisme n’a pas grand sens.

                  ‘Je veux dire par là que, par exemple, si on me braque mon appartement, j’irai porter plainte au commissariat, et je dirai que je suis victime ’ d’UN cambriolage. ‘

                  Exactement, vous direz que vous avez été victime d’UN cambriolage( ou DE PLUSIEURS cambriolages).

                  En aucun cas vous n’allez pas dire que vous être victime DU cambriolage...
                  Et ici réside toutes la différence entre être victime de faits et se considérer comme un victime statutaire, se considérer comme une victime par essence quoi que l’on fasse.

                  • mamane
                    mamane répond à Hemenate
                    le futur c'était mieux avant
                    • Posté à 02h07 le 12/04/2009
                    • Internaute 44657
                      le futur c'était mieux avant

                    ma parole vous faites exprès de ne pas comprendre ce que je dis.

                    C’est vous qui tournez en rond.

                    • Quidamdidam
                      Quidamdidam répond à mamane
                      Etudiant
                      • Posté à 12h20 le 12/04/2009
                      • Internaute 69794
                        Etudiant

                      j’ai surtout l’impression que vous êtes d’accord sur le fond, mais que quelques détails de langages vous bloquent réciproquement. En définitive toutefois votre débat est très intéressant !

                      Si je résume Mamane considère qu’il faut la reconnaissance d’une situation de victime. Ce qui rejoint l’idée d’Hemenate qui considère que cette situation ne doit pas devenir un « statut » systématique.

                      Ce que dit Hemenate c’est qu’un noir, par exemple, ne subira pas forcément de la discrimination. Tandis que Mamane dit qu’une personne subissant une discrimination a de forte chance d’être une personne appartenant à une « minorité ethnique ».

                      En gros vous dites la même chose mais à des angles d’approche différents. Pour reprendre la métaphore sur les coup, Mamane dit qu’il faut savoir qu’on a reçu un coup pour vouloir riposter. Hemenate reproche à beaucoup de riposter en endossant un statut de martyr ce qui les laissent à la merci des coups. Donc en gros vous voulez la même chose... que les coups cessent !

                      Mais, désolé Mr Mamane, mais je n’ai pas vu « coco » pourtant je sais qu’il ne me plaira pas. De la même manière, je sais quels sont les conséquences sociale de la discrimination, et donc je sais qu’il est bien de lutter contre et que même si je n’ai pas vécu/expérimenté un tel phénomène ça ne m’empêche pas d’en parler. L’expérience est quelque chose qui peut en partie se partager et se réfléchir notamment par le biais du langage. Sinon un témoignage ne servirait à rien, et personne ne pourrais parler pour les morts.

                      Et de même Hemenate, il n’y as pas qu’uniquement le fait qu’une personne soit fataliste qui l’empêche d’agir. Etant donné que la personne n’est potentiellement fataliste que parce qu’il y a un problème à la base. L’individus n’est donc pas le seul responsable. Il faut aussi repenser le système. Certes il y aura toujours de la discrimination, mais le soucis est qu’actuellement celui-ci n’est pas qu’une pratique de quelques individus, mais une pratique d’un système sur les individus. Reste l’engagement politique général contre ce système pour s’en sortir. Ce que je crois, vous cautionnez tous deux.

                      • Hemenate
                        Hemenate répond à Quidamdidam
                        • Posté à 17h47 le 12/04/2009
                        • Internaute 856

                        A mon sens vous résumez très bien le débat.

                        Merci de cette intervention éclairée et éclairante.

                      • Hemenate
                        Hemenate répond à Quidamdidam
                        • Posté à 17h52 le 12/04/2009
                        • Internaute 856

                        Doublon.

  • survivant
    • Posté à 14h12 le 10/04/2009
    • Internaute 25864

    Alors pour répondre à votre article nous en revenons à votre précédente tribune La fin du « monde de l’éducation » : la pédagogie n’intéresse pas les profs. Et nous pouvons faire le constat que d’une : L’éducation nationale a bien changé de cap depuis 2003 en allant vers une police/éducation. Et de deux la pédagogie dont vous faisiez l’éloge (ce qui n’est pas un reproche) simplement ou vous n’avez pas suivit ce changement de cap de 2003 et vous en êtes resté à cette « fameuse pédagogie » qui il faut bien le rappeler devait mettre sur un même pied d’égalité les enfants de riches et les enfants de pauvres en leur offrant la même éducation quel que soit l’établissement fréquenté. D’où la carte scolaire activée par les socialistes supprimée par la droite. Nous vivons une autre époque nestor.

  • désactivé à la demande du riverain
    • Posté à 14h29 le 10/04/2009
    • Internaute 73962
      ...

    C’est vrai : ce serait très humiliant !

  • pedro66
    pedro66
    informaticien bon à rien
    • Posté à 15h13 le 10/04/2009
    • Internaute 25616
      informaticien bon à rien

    Et qui sont les tenants du collège unique , panacée de l’égalité pour tous , en fait, juste un nivellement effarant par le bas .

    • survivant
      survivant répond à pedro66
      • Posté à 15h35 le 10/04/2009
      • Internaute 25864

      C’est vrai qu’avec les CET(collège d’enseignement technique) instaurés par la droite ou la langue vivante n’était plus au programme pour être remplacée par la technologie du métier à apprendre. Ça c’était du nivellement par le haut dès la 5ème les gamins d’à peine 13 ans se retrouvaient sur des voies de garage pour ressortir de l’école à 16 ans CAP en poche et se retrouver arpète en usine. Belle évolution !

      • pedro66
        pedro66 répond à survivant
        informaticien bon à rien
        • Posté à 15h43 le 10/04/2009
        • Internaute 25616
          informaticien bon à rien

        Alors, juste par expérience, il vaut mieux sortir de l’école avec un CAP et savoir quoi faire de ses mains, et trouver du boulot,
        plutôt que trainer des années sur des bancs de facs à ne pas savoir que faire, pour finir bon à rien à l’anpe, sans la moindre qualification autre que bloqueur de fac patenté à 30 ans ...

         
        • survivant
          survivant répond à pedro66
          • Posté à 16h06 le 10/04/2009
          • Internaute 25864

          Oui mais ce que tu semble oublier c’est que nous ne sommes plus dans les 30 glorieuses ou tu pouvais chier sur ton tôlier en allant frapper à la porte d’en face et reprendre ton balai dans les mêmes conditions. Aujourd’hui CAP ou hautes études se retrouvent sur les bancs de l’ANPE. Alors à choisir autant aller pointer avec un bagage bien remplit au moins tu ne mourra pas idiot.

          • framboise92
            framboise92 répond à survivant
            je choisis la campagne, la (...)
            • Posté à 16h55 le 10/04/2009
            • Internaute 24519
              je choisis la campagne, la (...)

            exactement !

        2 autres commentaires
    • STEFFEN Louis
      STEFFEN Louis répond à pedro66
      ancien enseignant réformateur
      • Posté à 15h49 le 10/04/2009
      • Expert 25070
        ancien enseignant réformateur

      Le collège unique n’existe pas, sauf dans les discours du syndicat majoritaire des enseignants, le Snes, qui nourrit ses revendications corporatistes de mythes républicains. Il y a des collèges complètement tributaires de leur environnement social, quartiers résidentiels ou banlieues livrées à la culture médiatique et, dans chaque collège, des classes de niveaux qui reproduisent assez exactement l’origine sociale des élèves. La mixité sociale n’est guère plus présente dans les collèges que dans les villes. Quant au nivellement par le bas, c’est une autre légende, pas plus fondée que le collègte unique. il y a des collèges d’excellence qui préparent l’entrée dans des lycées « de la réussite », en général en centre ville, et des collèges de relégation qui ne permettent pas à leur population homogène de sortir de son ghetto parce que les formes d’enseignement et les principes didactiques qu’elle y trouve se fondent sur une idéologie élitiste, reproductrice, et sur des valeurs « culturelles » traditionnelles et socialement marquées, tout particulièrement dans l’apprentissage de la langue

  • Cratère
    • Posté à 17h12 le 11/04/2009
    • Internaute 19638

    On ne peut bien évidemment qu’être d’accord avec ce constat qui est aussi celui de Bourdieu dans « Les héritiers ».
    Mais cette observation s’applique t’elle au cas de la « diversité » ?
    En reprenant l’argumentaire de SOS Racisme vous prêchez en terre convertie, mais vous vous écartez également de l’esprit de ce projet.

    Les chances de réussite d’un « Pierrot le banlieusard » et celles d’un « Pierrot le bien né » sont bien évidemment sans commune mesure. Mais ces chances existent. La « savonnette à vilains » contemporaine peut effacer un cursus, une origine sociale, mais je doute qu’elle puisse « laver » une couleur de peau qui est en France porteuses des pires préjugés.
    Face à deux CV identiques, un patron prendra t’il « Pierrot le banlieusard » ou « Oussama le banlieusard » ?

    A force de personnaliser tout projet politique, les socialistes oublient que le but de ces démarches pour la diversité n’est pas de faire du piston pour quelques blacks chanceux, mais bien de parier sur l’avenir. Créer une tête de pont. Il s’agit ici de prouver aux jeunes des minorités, une population qui stagne socialement, que oui ils sont une partie de la France, et non le rap, le foot et le braquage ne sont pas les seuls moyens pour sortir du « quartier ». Donner des exemples de réussite.

    Il ne s’agit tout simplement pas du même sujet. Ce que vous observez (et qui est central) n’est pas opposé, mais bien complémentaire d’une démarche pour la diversité, car la France que l’on voit aujourd’hui, n’est pas représentative de la France qui est. ;)

  • survivant
    • Posté à 16h06 le 10/04/2009
    • Internaute 25864

    Oui mais ce que tu semble oublier c’est que nous ne sommes plus dans les 30 glorieuses ou tu pouvais chier sur ton tôlier en allant frapper à la porte d’en face et reprendre ton balai dans les mêmes conditions. Aujourd’hui CAP ou hautes études se retrouvent sur les bancs de l’ANPE. Alors à choisir autant aller pointer avec un bagage bien remplit au moins tu ne mourra pas idiot.

    • framboise92
      framboise92 répond à survivant
      je choisis la campagne, la (...)
      • Posté à 05h02 le 11/04/2009
      • Internaute 24519
        je choisis la campagne, la (...)

      Je pars en vacances pour oublier que partout sur les forums il y a des gens qui pensent mal.
      Vous n’en faîtes pas partie !
      Une survivante (vacances très méritées et pas chères, je me débrouille)
      bizzz, tiens !

  • Hemenate
    • Posté à 16h44 le 10/04/2009
    • Internaute 856

    La dernière partie de votre tribune est vraiment du grand n’importe quoi.

    Ainsi la discrimination positive (ZEP, places pour les grandes écoles...) relèverait selon vous de l’idéologie du mérite ?

    On aura vraiment tout entendu...

    Je dois avoir l’esprit obtu parce que personnellement un système bâti sur une réelle méritocratie dans laquelle chacun aurait ce qu’il mérite en fonction de sa « valeur » et de son travail... et bien j’ai du mal à trouver à redire à un tel système (qui est malheureusement forcément utopique).

    Seulement vous, vous avez effectivement un autre souci, celui d’une égalité forcenée qui voudrait gommer toutes les différences.
    Le problème que pose un système méritocratique aux partisans de l’égalitarisme, c’est qu’il leur faudrait accepter que malgré toutes les belles paroles et toutes les bonnes intentions du monde, non les hommes ne sont pas tous égaux.
    Ils sont en principe égaux en droit c’est tout.
    Cela n’a rien à voir avec l’origine sociale ou la couleur de la peau, mais les hommes naissent inégaux, c’est un fait. Ces inégalités de capacités pouvant cependant, et heureusement, le plus souvent être dépassées à force de travail.

    Bref au final c’est cette égalité messianique et inapplicable (à moins d’instaurer un régime abolissant les libertés individuelles...) qui permet la reproduction des élites, que seul un embryon de réelle méritocratie pourrait entraver.

    PS : Vous n’avez strictement rien compris ni à Rawls ni à Spinoza.
    Si ils ont atténué les principes de mérite et de libre arbitre (qui sont évidemment des idéaux types et sont donc forcément soumis aux « contingences naturelles ») ils ne les ont en ont en aucun cas invalidés.

  • hazele de cannes
    hazele de cannes
    documentaliste à cannes
    • Posté à 16h51 le 10/04/2009
    • Internaute 38791
      documentaliste à cannes

    tout à fait d’accord avec votre article .Documentaliste dans un lycée, à la rentrée j’ai tapé tout le listing des classes. Curieusement certaines classes, celles avec 37 élèves étaient très « colorées », une quinzaine de Mohamed, une quinzaine de Mamadou et les pauvres 7 « blancs » qui restaient n’avaient vraiment pas le choix avec des moyennes de notes entre 2 et 3.....
    Evidemment, ces fameuses classes étaient le cauchemar des profs, tu m’étonnes. Mais à part ça la discrimination ne commence pas dans les classes, c’est moi qui me fait des idées , c’est un peu comme la mixité sociale dans les ghettos et après c’est tellement facile de dire que ces communautés ne s’intègrent pas alors qu’on fait tout pour les parquer ! Ceci se passait à la dernière rentrée 2008/2009

  • framboise92
    framboise92
    je choisis la campagne, la (...)
    • Posté à 17h13 le 10/04/2009
    • Internaute 24519
      je choisis la campagne, la (...)

    Le salaire d’un prof est de moins en moins à envier. Nous nous rapprochons de ces familes, de toute façon, alors, je me sens mieux en Réseau d’Aide aussi pour cette raison. Les familles sont plus chaleureuses, moins méprisantes.
    La principale difficulté pour les élèves de Zep : le LANGAGE. On supprime les aides....Il faudrait au contraire avoir un maître de plus par école, des facilités pour travailler en petits groupes, etc...
    Mais bon...
    Bonne vacances. Il me faut un peu penser à autre chose pour ne pas devenir dingue (avant l’heure).
    ciaooooo

    • PauLo anarcho-patriote
      • Posté à 18h38 le 10/04/2009
      • Internaute 38801

      L’Educ’Nat’, c’est depuis longtemps « service minimum »...

      Qu’ils soient professeurs « des écoles », « des collèges ou lycées » ou « des universités », les profs ont... le moral... au minimum ! ..

      Pour bien comprendre, faut rappeler qu’ils ont investi l’ancienne « Instruction publique » et l’ont vraiment totalement transformée en ce que d’aucuns appellent « la fabrique de crétins ».

      C’est bien la seule « réussite » incontestée de la Vème République sous le régime socialogaulliste.

      En 50 années, environ 50 ministres de l’Éducation nationale, soutenus ou cornaqués par les enseignants et leurs puissants syndicats, ont totalement « déconstruit » l’instruction publique.

      Au point que nombre de diplômés, bacheliers ou issus des universités, ne savent pratiquement ni lire, ni écrire, ni compter. Et quand ils le savent, un peu, ont du mal à comprendre et maîtriser ce qu’ils font.

      Bien sûr lesdits « professeurs » ne sont pas les seuls fautifs : ils ont dérivé sous la férule des inspecteurs généraux et des fonctionnaires « assis » du ministère. Ces derniers, en psychologues, pédagogues et sociologues « avertis », leur ont imposé des méthodes actives et ludiques toutes aussi « performantes » et « efficientes » les unes que les autres. Le résultat est « incontournable », comme ils disent.

      Combien de générations françaises sacrifiées ? Sacrifiées par ces pédants et charlatans à leur idéologie et leurs mensonges.

      Des parents aidés de quelques enseignants, récalcitrants aux directives de ladite Éducation nationale et aux prouesses de ses fonctionnaires et professeurs, ont décidé de créer leurs propres écoles : des écoles libres, car « hors contrat » d’avec ce qu’un des nombreux ministres socialogaullistes qui se sont succédés, en responsabilité au moment de sa déclaration, a lui-même dénommé « le mammouth ». Cela donne le tournis à certains professeurs et fonctionnaires du ministère, lesquels cherchent bien sûr à torpiller ces initiatives citoyennes qui portent selon eux « atteinte » au monopole de leur « grand service public de l’éducation ».

      Cela démontre surtout qu’il est temps d’en finir avec le socialogaullisme et ses ravages commis contre la société et la République françaises.

      Lueur d’espoir ?

      De plus, ce qui n’est pas drôle pour certains professeurs mais reste symptomatique de la gangrène qui a atteint et corrompu ce « fleuron du système », c’est qu’ils commencent à recevoir personnellement en retour les fruits de leurs dérives : leurs élèves, collégiens, lycéens ou étudiants auxquels ils n’ont rien su enseigner, et surtout pas le respect, non seulement les méprisent depuis longtemps mais dorénavant les contestent, pire les agressent. Triste fin, pourtant annoncée.

      Enfin, ce qui est encore moins drôle pour ces professeurs (de même bien sûr que pour leur encadrement du ministère) et a de quoi leur saper définitivement le moral, c’est leur avenir.

      Les générations de Françaises et Français qu’ils ont sacrifiées sont dans l’incapacité physique et mentale de prendre la relève, de produire et de faire prospérer le pays. Incapables de créer la richesse, suffisante et, qui plus est, toujours croissante, nécessaire à la survie du système socialogaulliste. La prochaine faillite de l’État français, qui ne manquera pas d’être constatée dès le prochain « dépôt de bilan » du régime socialogaulliste ne permettra à aucun gouvernement, quel qu’il soit, de verser aux professeurs actifs et retraités de l’Éducation nationale leurs traitements ou pensions. La vente de tous les musées nationaux, Louvre compris, et des châteaux de la Loire n’y suffirait pas. Ils ne manqueront pas, comme co-auteurs du désastre, d’être sacrifiés par le peuple français. Peut-être même d’être traités en bouc-émissaire aux lieu et place de leurs amis, d’ailleurs souvent collègues : les politiciens socialogaullistes. Elles et ils seront tous logé(e)s à la même enseigne.

      Avenir bouché quoi qu’il arrive.

      Désespérant, non ?

      • framboise92
        framboise92 répond à PauLo anarcho-patriote
        je choisis la campagne, la (...)
        • Posté à 19h15 le 10/04/2009
        • Internaute 24519
          je choisis la campagne, la (...)

        et m...e, c’est désespérant ?
        bonnes vaaacannnnnnnnnnnnnces !
        Une profeignasse !
        pfffffffffffffffffffffffffffffffff

      • framboise92
        framboise92 répond à PauLo anarcho-patriote
        je choisis la campagne, la (...)
        • Posté à 20h02 le 10/04/2009
        • Internaute 24519
          je choisis la campagne, la (...)

        @ plus, je n’en peux plus d’avoir travaillé.
        Allez, à dans quinze jours.
        Cordialement ! !

  • framboise92
    framboise92
    je choisis la campagne, la (...)
    • Posté à 19h31 le 10/04/2009
    • Internaute 24519
      je choisis la campagne, la (...)

    Parce que nous descendons de l’ascenseur nous aussi ;
    Merci de me mettre inutile ou naze, c’est un compliment !
    Pensée des gens non concernés ?
    pffffffffffffffffffffffffffffffffff
    ciao pantin !

  • framboise92
    framboise92
    je choisis la campagne, la (...)
    • Posté à 19h53 le 10/04/2009
    • Internaute 24519
      je choisis la campagne, la (...)

    @ Nestor ancien enseignant,
    Moi, je continue.
    Poil aux nues !
    ciaooooo

    • framboise92
      framboise92 répond à framboise92
      je choisis la campagne, la (...)
      • Posté à 19h59 le 10/04/2009
      • Internaute 24519
        je choisis la campagne, la (...)

      parce que, justement, j’arrive à faire progresser ces élèves (ainsi que mes collègues) et à les hisser au plus haut niveau (même les plus les plus humbles !)
      Le LANGAGE, vous-dis-je, le LANGAGE !
      ça sert pour les examens ! ! ! !
      ça sert pour passer les étapes !
      Très fort, non ?
      bizzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz
      NB : ne postez que quand vous vivez dans le milieu , y compris Nestor qui a lâché ............
      Nestor, bonne continuation, mais je sois dire que vos articles sont sujets à polémique mic mic
      ciaooooooo

  • Weatherboy
    Weatherboy
    v2=notes articles en moins...
    • Posté à 22h57 le 10/04/2009
    • Internaute 38063
      v2=notes articles en moins...

    Nestor Romero, je dois vous dire que vous êtes vraiment un de ceux sur Rue89 dont j’ai le plus plaisir à lire les articles. Rien à rajouter ici, c’est vraiment l’un des meilleurs articles que j’ai lu sur le sujet, en mettant enfin les mots sur qqchose de perceptible mais de plus indicible, merci !

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 04h54 le 11/04/2009
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    Quand j’étais pion, des élèves de bep méca auto m’ont demandé d’écouter derriére la porte. Un prof s’amusait à faire des reflexiosn illégales racistes. Ses collègues, et la Vie Scolaire comme on dit en novlangue, m’ont dit qu’on allait pas saboter sa carrière à cinq ans de la retraite.
    Le mérite çà consiste à pas donner le biberon à un bébé qui n’a rien fait pour le mériter, ou à refuser de loger des trisomiques qui ne participent pas à l’économie.
    L’égalité des chances est un concept inventé par la Doctrine Sociale de l’Eglise pour anéantir le concept d’égalité, tout court.
    La plus grande manipulation de masse par les médias au XXème siècle, a été de faire croire à la planète entière qu’en 1945 le nazisme avait perdu en même temps que l’Allemagne.
    Enseignants, quittez immédiatement l’Education Nazionale, et refondez l’Instruction Publique.

    • framboise92
      framboise92 répond à Autist Reading -
      je choisis la campagne, la (...)
      • Posté à 05h09 le 11/04/2009
      • Internaute 24519
        je choisis la campagne, la (...)

      Tous les profs ne sont pas comme ça !
      Allez en maternelle écouter aux portes, vous verrez. J’ouvre la mienne ! Comme ça, vous pourrez aussi réparer la fuite de mon lavabo lol
      Quant à partir de l’EN ? Pas si facile ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
      Il faut plutôt se pencher sur le suivi après la maternelle. Qu’ils continuent sur notre lancée ! Dès le primaire, ça se gâte déjà.
      Moi, me reste 5 ans et plus. Alors, je ne vais pas refondre.
      ciaooooooooo

      • Autist Reading -
        Autist Reading - répond à framboise92
        In enculo cum vibro
        • Posté à 08h39 le 11/04/2009
        • Internaute 73535
          In enculo cum vibro

        Tu connais le chien qui remplace les lettres en clis ?
        Tu connais le FAIT religieux ?
        Tu connais un EN qui fasse pas les gros yeux quand un bipède s’intéresse à son corps ou à celui des autres ?
        Tu connais des Visco qui évitent de Surveiller et Punir ?
        Tu saisis pleinement le remplacement d’instruction publique par EN ?
        Tu sais que les hitlerjungen, après la maternelle, çà devenait craignos ?
        Mes propos sont violents, parce que je considère l’ instruction comme vitale et qu’aujourd’hui les enseignants compétants c-à-d qui se sont formés hors iufm, doivent se cacher de l’EN pour donner de l’instruction.
        Mais si tu tiens le choc sans pharmacopée, fais ta part et livres tes mômes à tes collègues Montessori...
        « Amour, travail et connaissance sont les sources de notre vie. Ils devraient donc la gouverner. » W. Reich
        Gros poutous...

  • franc parleur
    franc parleur
    anarchieevangelique.wordpress. (...)
    • Posté à 07h47 le 11/04/2009
    • Internaute 75335
      anarchieevangelique.wordpress. (...)

    Mesurés,
    comparés,
    surveillés,
    fichés,
    conditionnés,
    floués, rabaissés

    Pourtant, le monde entier est à NOUS,
    Désobéissons !
    Lien

    • Autist Reading -
      Autist Reading - répond à franc parleur
      In enculo cum vibro
      • Posté à 08h52 le 11/04/2009
      • Internaute 73535
        In enculo cum vibro

      Oui le monde est à l’eglise évangélique qui a sorti deubeuliou de l’alcool... Quand tu sors tes slogans à la jacques martin avec ses nous, tu nies la lutte des classes, et te situes ainsi de l’autre côté de la barricade.
      Et vends Gilles comme tu as vendu le reste des opprimés...

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