Cabinet de lecture

L'actualité des livres, par Hubert Artus.

Les galères des « intellos précaires », prolos du savoir

Publié le 14/04/2009 à 11h24

Anne et Marine Rambach mettent à jour leur portrait des chercheurs, profs, journalistes... sous-payés et surexploités. Entretien.


2001 : Anne et Marine Rambach publient le plaidoyer « Les Intellos précaires » (Fayard). Et donnent une existence concrète à un OVNI social : cette masse de pigistes, auteurs, nègres, salariés en contrat à durée déterminée, en contrat emploi-solidarité, chercheurs indépendants, professeurs vacataires, infirmières sans hôpital fixe.

Un mutant sous-payé, qui doit survivre et cumuler plusieurs emplois. Comme tous les précaires, il échappe à toutes les classifications. Comme les Rambach, éditrices bénévoles, auteurs de livres et dorénavant scénaristes télé.

2008 : c’est chez Stock qu’est publié la deuxième manche. « Les Nouveaux Intellos précaires » est écrit de façon aussi enlevée que le premier. Et passe en revue l’évolution du travail dans les secteurs de la presse, de l’édition, de la recherche, de l’Education et de la culture.

Pour un constat accablant : la précarité de cette « nébuleuse de travailleurs de l’intellect qui partagent un certain sort dans le monde du travail contemporain » s’est aggravée. Et les syndicats et les partis de gauche ne se sont toujours pas vraiment emparés du sujet.

« Excessivement libéraux, excessivement marginaux »

L’intello précaire, c’est la victoire du libéralisme, le rêve du Medef. Mais c’est aussi une des plus belles preuves de la survie de l’individu devant la barbarie libérale :

« Excessivement libéraux pour les analystes de gauche car ils se livrent à une concurrence sauvage dans un environnement largement déréglé, excessivement marginaux pour les analystes de droite qui voient en eux d’abord des opposants à la sacro-sainte culture d’entreprise. »

L’intello précaire est une excroissance du système en même temps qu’un antidote. Saviez-vous que 50% des RMIstes parisiens exerçaient une activité artistique ou intellectuelle ? C’est une des infos en or du livre, dont les plus grands mérites sont d’être précis, clairs et pour autant ne pas céder à la pleurnicherie. (Voir la vidéo)

L’intello précaire est un travailleur hard-discount. Il est auteur, éditeur en free-lance, journaliste pigiste, correcteur, nègre, photographe, enseignant non-titulaire, doctorant surdiplômé partant exercer à l’étranger. Souvent, il cumule plusieurs de ces « statuts ».

Il ne connaît pas les RTT, les remboursements de frais, les congés payés, les tickets resto, ni les arrêts-maladie, et ne les connaîtra plus jamais. Obligé d’avoir plusieurs activités en même temps, il est harassé par le travail mais ne gagne pas plus.

Il travaille pour garder du travail. Il a parfois des fréquentations mondaines, un sérieux prestige, une force d’abattage remarquable, et un style de vie apparenté bobo.

L’intello précaire est passionné, dopé à la survie. Il croit en la connaissance par le style, le goût, le courage et le distinction. Quand un intello précaire rentre seul d’un dîner en ville, il ne dort pas : il travaille.

« La liberté obligée devient libertée “choisie” »

« Sacrifier tout, ou au moins beaucoup de leur passion, au métier qu’ils aiment, c’est le choix de nombreux intellos précaires », écrivent Anne et Marine Rambach :

« La liberté obligée devient liberté “choisie”. Si le choix n’en est que relativement un, il enseigne une nouvelle manière de voir le travail, l’entreprise, l’institution, l’argent, le statut. » (Voir la vidéo)

Par mi les secteurs concernés, la presse. Pour les journalistes, les critères d’obtention de la carte –la majorité des revenus doivent être issus de la presse paritaire, celle qu’on trouve en kiosque et en ligne- excluent ceux qui sont obligés d’avoir une autre activité pour vivre.

De très nombreux pigistes doivent en effet recourir à d’autres métiers pour compléter leurs revenus : romanciers, correcteurs ou lecteurs dans l’édition, avoir recours à une activité au noir, travailler dans l’évènementiel, ou bien nègres littéraires.

Des activités qu’ils ont obtenu en étant repérés… par leur travail journalistique ! C’est, dois-je dire ici, mon propre cas depuis des années.

Le revers de la médaille : ce genre de journaliste doit travailler vite et bien. Mais les enquêtes, les sujets approfondis, une approche sereine du temps de préparation, la lecture d’un livre par jour en moyenne (dans mon propre cas), sont inconciliables avec ce « vite et bien ».

Qui convient mieux à un sprinter du 100 mètres qu’à un travailleur du cerveau. Un journaliste doit suivre le feu de l’actualité, mais le sérieux de son travail repose aussi sur la distance qu’il établit, dans son papier, entre l’actualité et la vérité, le réel et le compte-rendu du réel. Pour un pigiste, le compte ne sera jamais rendu. A lui de faire qu’il soit bon.

Ce qu’un journaliste précaire apprend sur lui-même : une nouvelle approche des notions de travail, de sérénité, de vie privée, d’espace-temps, de santé, l’importance du sport.

Le pigiste subit de plein fouet la contradiction de la crise du secteur : vu la multiplication des pigistes, il a plus de chances d’avoir des sujets à réaliser, sans participer autant qu’avant -faute de temps, car il doit travailler pour plusieurs publications- à la vie rédactionnelle et interne de ses journaux.

Les sites d’informations montrés du doigt

Une partie du livre est consacré à la mutation de la presse, aux nouveaux sites d’informations (nous y sommes évoqués, ainsi que Bakchich et Mediapart).

Si elles accueillent avec joie la révolution de la presse que sont ces nouveaux organes, Anne et Marine Rambach se rendent bien compte que, pour le moment, nous ne pouvons couvrir tous les champs de l’information, et sommes pour le moment un « contrepoint au flux dominant », entre l’actualité et la marge de l’actualité.

Elles pointent également le coût social considérable de la gratuité revendiquée sur le web, et le fait qu’il n’y a d’autres moyens pour le moment que d’avoir recours aux statuts vulnérables et au bénévolat. (Voir la vidéo)

Un même mouvement inquiétant semble en marche partout : la baisse quasi constante du prix du travail dans les secteurs intellectuels et culturels. Une démonétisation qui s’apparente à un vrai choix de société. Tout comme une tendance croissante à l’externalisation.

Dans l’édition notamment, chez les femmes en particulier. Même le Syndicat national de l’édition (SNE) ne peut fournir les chiffres des « travailleurs externes » de l’édition : correcteurs, éditeurs en free-lance...

Un cas d’école : la reprise d’Editis par le groupe Planeta

Cas d’école, détaillé dans le livre : le groupe espagnol Planeta, repreneur du français Editis en 2008 (ce qui a généré plusieurs conflits chez Plon, Robert Laffont, etc) qui, en optant pour le « travail à domicile » comprime les charges et s’offrent une main-d’œuvre discount.

Une pression qui se répercute sur les autres salariés. Et sur les éditions où le groupe n’avait qu’une participation : c’est le cas des éditions du Panama, qui durent fermer cet hiver.

Anne et Marine Rambach étudient également ce que des évènements récents (grève des scénaristes américains en 2007, réforme des lycées et de l’université) provoque sur la précarisation de ceux qui y travaillent.

Au final, pour les auteurs, l’identité du plus brutal employeur de précaires en France est claire : l’Etat. Par exemple, aucune entreprise ne peut légalement faire travailler une personne durant seize ans sans lui proposer un CDI. Sauf l’Etat.

► Les Nouveaux Intellos précaires d’Anne et Marine Rambach - éd. Stock - 450p. - 22.50€

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  • eudemon
    eudemon
    Intello-riche
    • Posté à 11h33 le 14/04/2009
    • Internaute 73877
      Intello-riche

    J’espère toujours mon allocation chômage que l’État me doit. Ils ne sont pas pressés.

  • L'amie
    L'amie
    de passage
    • Posté à 12h03 le 14/04/2009
    • Internaute 42829
      de passage

    ah c’est sur ! on est loin des banquiers !
    merci à tous ces intellos precaires pour leur travail et leur courage !

    • cabral amilcar
      cabral amilcar répond à L'amie
      peureux célèbre
      • Posté à 22h03 le 14/04/2009
      • Internaute 29973
        peureux célèbre

      pour les précaires intellos ... hip hip hip hourra !

      • solstice
        solstice répond à cabral amilcar
        pigiste
        • Posté à 23h50 le 14/04/2009
        • Internaute 38451
          pigiste

        Merci, à défaut de beurre dans les épinards, cela fait du baume au cœur !

  • Infovite
    Infovite
    info-espress.over-blog.com
    • Posté à 12h05 le 14/04/2009
    • Internaute 8783
      info-espress.over-blog.com

    La « spécificité » de la précarité des intellectuels n’est qu’une des facettes d’une situation plus « cohérente » et globalisante qu’il n’y parait de prime abord.
    En effet, une majorité de français dans leurs diversités catégorielles se retrouvent frappés indifféremment par une même logique politique et économique qui vise à l’enrichissement d’une petite minorité. Logique conduisant tous les autres sur les chemins sans issue d’une paupérisation sans cesse plus accrue.
    L’heure de la révolte est proche !

    • siko
      siko répond à Infovite
      capitaliste révolutionnaire
      • Posté à 13h09 le 14/04/2009
      • Internaute 38962
        capitaliste révolutionnaire

      Vous avez raison, ça fait bien longtemps que les « cadres » sont devenus de bons robots sous payés au même titre que n’importe quel employé ou ouvrier. Mais, quant à la révolte sociale, je l’espère comme vous. Mais, malheureusement la plupart des gens ne sont pas prêts, ils ont peur ! Et puis, vous oubliez qu’ils sont « cadre », en échange de ce titre honorifique (complètement bidon), ils ont un accord intrinsèque avec la direction pour ne jamais se rebeller, vous en connaissez beaucoup des syndicats de cadres ?

    • monisme
      monisme répond à Infovite
      clm
      • Posté à 11h19 le 15/04/2009
      • Internaute 52504
        clm

      Quand je vois les tombereaux de plébéiens qui se déversent en masse l’été dans les campings de la méditerranée, je sais que l’heure de la révolte s’éloigne.

  • le soudanais
    le soudanais
    ici et là
    • Posté à 12h07 le 14/04/2009
    • Internaute 16438
      ici et là

    Assez édifiant, cet article sur les nouvelles pratiques journalistiques, ou comment relancer un titre avec un budget proche de 0 euro... : !

    Lien

    Voila, 7 astuces, légales et honteuses :

    1/ La rédactrice en chef est stagiaire
    2/ Les rédactrices sont très jeunes
    3/ Les piges sont ridiculement basses
    4/ Les piges peuvent être payées au noir
    5/ Le paiement des piges est sans cesse repoussé
    6/ La rédaction est gérée sur MSN
    7/ Une rédactrice tombée en disgrâce est bloquée sur MSN

    • Oeillet rouge
      Oeillet rouge répond à le soudanais
      rêve générale
      • Posté à 10h01 le 15/04/2009
      • Internaute 72489
        rêve générale

      Oui tout à fait le soudanais. J’ai été journaliste pendant 15 ans, puis au chômage. Ce que vous dîtes est l’exacte vérité.

      En plus ils ont trouvé beaucoup mieux ; le journalisme citoyen et bénévole ! Bref le journalisme de ceux qui n’ont rien à faire dans la vie car le vrai journalisme ça prend du temps (documentation, enquête, interviews, etc...) et c’est un vrai travail, en train de disparaître...

      Depuis sa nouvelle formule inaugurée la semaine dernière, Agoravox ressemble ainsi un peu plus chaque jour à Minute.
      Les anciens internautes qui écrivaient sur le site ont déserté en quelques jours.

      Ces dernières 48 h, on a pu lire à la Une de ce site acquis aux idées de la droite la plus extrème (et alors quoi la liberté d’expression ?) :

      - un portrait du roi Louis XI,

      - une plaidoirie à la décharge du pape et de ses écrits dans un journal d’extrème-droite,

      - une thèse sur Fatima et l’Apocalypse,

      - « Dieudonné, un vrai républicain »,

      - une video probablement bidonnée sur une agression dans un bus suivie de 400 commentaires (multiplication de pseudos ?) nauséabonds

      - un article sur la liberté de filmer des actes de violence avec son téléphone portable

      - un autre sur la liberté de faire du révionnisme sur l’Holocauste...

      -encore un sur « l’incessante quête du féminisme politique », un brûlot machiste et raciste sur les femmes...

      On pourrait prolonger la liste...

      AGORAVOMIR est né le 9 avril 2009.

      J’ai choisi de vous faire lire un morceau de choix de cette prose raciste et haineuse qui font les gros titres de ce site où Lagardère fait sa com selon un article de Marianne

      (Lien)

      Voici la prose d’un des dignes représentants du nov’style d’AGORAVOMIR :

      Rencontres et discussions virtuelle : Les jeunes de cités croient-ils encore en la société ?

      Avec la présence (auto-virtuelle) d’un arabe, ex-pauvre de quartiers pauvres. Les jeunes de cités, contrairement à ce que l’on pourrait croire, ne sont pas la France d’en bas. Ils constituent le sous-prolétariat, la « sous-France-d’en-bas ».

      La France-d’en-bas travaille, essaie de survivre dans un cadre de souffrance diminuée par le paiement de crédits à perpétuité (situation de moindre mal et communément acceptée).

      La « sous-France-d’en bas », la classe sauvage pour être simple, vit et connaît uniquement la réalité, l’odeur de la pure merde. Les murs de bétons ne peuvent avoir une durée de vie supérieure à 60 ans, il n’est pas nécessaire d’avoir fait « ponts et chaussés » pour arriver à cette conclusion mécaniquement simple. Pour faire une belle recette, un bon produit, ajoutez une communauté de personnes manquant tristement de culture, qui n’a jamais pu goûter au minimum des choses agréables que la société occidentale propose.

      Combien d’entre-eux ont pu manger dans un restaurant, consécutivement à l’après-midi promenade-ciné avec les parents qui se tiennent la main ? Je peux y répondre : il n’y en a aucun. Cet exemple lyriquement pittoresque n’est qu’un minimum, il réside une somme de lieux dont l’existence n’est même pas connue (imaginable ?) par ces sauvages.

      Un théâtre, un cours de solfège, un cinéma, un restaurant, une bibliothèque, un cours de dessin, toutes ces activités, tous ces lieux, sont les inconnues d’une équation à résultat dans le corps des complexes.

      Il existe instinctivement trois réactions face à l’inconnu : la curiosité, l’ignorance et le rejet (classées par probabilités décroissante). Il y a chez ces gens une sous-évolution générée par l’ignorance et le rejet (une très faible partie saurant mettre en avant la curiosité). Je ne rentrerais pas dans les thèses conspirationnistes des gouvernements Mitterrand-Giscard qui ont volontairement mis cette situation en place….

      Les éléments agréables de la vie sont, pour eux, totalement inconnus et les bons souvenirs se limitent tristement aux moments de défonce, aux discussions en bas des tours, aux run en motos sans casques, aux embrouilles, aux derniers vols….

      Alors comment demander à de pauvres personnes pauvres, ignorant tout de la société, de bien vouloir comprendre que ce n’est pas si mal que ça, la société ?

      Au travers de discours politiques devenus un exercice de communication tellement soigné que l’on se demande si le seul intéressé n’est pas Mr profdecom de l’ENA ?

      Evidemment….NON

      Il n’y a qu’une seule solution, celle qui, par chance, m’a permis de ne pas devenir comme eux dans le même milieu : connaître la vie telle que les gens normaux la connaissent. (Facile à dire…difficile à observer, presque impossible à vivre)

      Mon école élémentaire, comme mon collège, étaient, par le hasard des déménagements, éloignés de mon quartier et mon choix chanceux de première langue vivante (allemand) m’a permis d’avoir des amis bourgeois, des gentils collégiens, petits gentils et bien éduqués qui m’ont montré…que chez eux la vie était largement plus intéressante.

      J’ai goûté, entres autres, au plaisir de pouvoir manger les cerises du jardin de mon meilleur ami, à nourrir son cheval, à bêcher la terre, à prendre le gouter avec du lait chaud et des biscuits de qualité, à plonger dans sa piscine, tout en conservant une grande politesse envers les parents si charmants.

      Sachant que la veille, nous étions avec mes amis du quartier à voler la planque de voleurs de parfums.

      De cette double vision, j’ai pu extraire une direction de vie (me fallait-il encore pouvoir voir ceci)

      La bourgeoisie c’est plus sympa (conclusion à faible valeur grammaticale mais tellement vraie) et la société ce n’est pas si mal que ça.

      Il ne restait qu’à me donner les moyens d’y arriver. Je suis passé par les études, moyen simple, adapté à ma structure mentale. Maintenant, il est facile pour moi de donner des leçons, dans la mesure où j’étais déjà bien fait pour les études. Mais prenons le cas d’un élève moins brillant, normalement constitué. Peut-il se contenter d’un travail à 1000 euros par mois ? Je suis presque à 2500 euros par mois et j’ai du mal à vivre. Alors l’unique alternative est de rester dans son quartier, jouer au foot et prendre le peu de plaisir accessible que la vie vous laisse.

      Il est réellement impossible de s’extraire d’une cité, l’environnement aux structures bétonnées pourries, les chiens tueurs, les motos, la drogue, les parents suicidaires et mortellement défaitistes, criblés de dettes, l’alcool, les voitures qui brûlent, les ascenseurs qui sont des pièges à bébés aux arômes de pisse pourrissante, les insultes, le manque de respect, le mutisme féminin, des religions sévères…Tout un tas de choses que j’ai connus et dont j’ai voulu m’extraire, pour pouvoir moi aussi manger les cerises de mon propre jardin.

      Ajoutons à ça, la frustration dans le domaine de la séduction, car il faut stopper le fantasme, les mecs de cités ne baisent pas, et ne violent pas plus que la moyenne du pays, ils portent leur frustration sexuelle, cela se voit sans même en parler.

      Un homme amoureux n’est jamais foncièrement méchant et le choix entre la combustion d’un véhicule ou la soirée restau avec sa petite chérie serait assez immédiat.

      Ajoutons aussi, qu’une femme n’aime pas un homme pauvre, surtout si il vient d’une cité (il en est de même niveau fantasme de la fille qui rêve du voyou, cela n’existe pas, ou c’est anecdotique). Il y a un fait incontestable : un homme amoureux aime pouvoir faire plaisir à sa belle et…..le plaisir se paye (oublions immédiatement l’utopie du couple heureux sans argent !), un homme sans argent se sent nu et faible, cela ne lui permet pas d’être à la hauteur psychologique d’une relation sentimentale.

      J’évitais d’inviter des filles dans ma cité universitaire, tellement elle était pourrie, je n’imagine même pas l’inviter dans mon ancien quartier.

      La masse sous-prolétaire n’a rien à perdre, car la probabilité de gagner est trop faible (nous ne pouvons pas tous être des Zidane), et la révolte gronde, la violence est palpable car elle résulte d’une somme de frustrations dans tous les domaines, et que la frustration n’aura jamais une autre expression que la violence : Faites les tagger les murs, ou bien jouer au foot…tant que ces gens n’auront pas un lieu de vie décent, avec un accès à la culture et aux plaisirs communément appréciés, ils resteront une masse dangereuse et violente, éduqués depuis la plus tendre enfance à détruire avant de perdre.

      Et si jamais une solution existait (je suis véritablement pessimiste), elle mettrait plus d’une génération à réussir, ce qui fait qu’il va falloir s’attendre à de beaux jours de guérilla urbaines, avec d’un côté la France-d’en-bas alliée à celle un-peu-au-dessus comptant les voitures qui brûlent, et d’un autre côté les sauvages que la France laisse s’autodétruire…sans trop rien dire (si…y’a des communication à base de Karcher…mais cela reste de la pub détournée il me semble…)

      Laissons les se droguer, laissons les accumuler les frustrations, observons-les comme des singes au JT, nous aurons droit à la rébellion animale car un zoo sans grilles physique (les grilles sont, pour l’instant, sociales), peut largement laisser échapper ses animaux …

  • désactivé à la demande du riverain
    • Posté à 12h11 le 14/04/2009
    • Internaute 73962
      ...

    Cette situation scandaleuse n’est rendue possible que parce que les syndicats défendent exclusivement leur clientèle ( EDF, SNCF, Air France, Mines, Renault, fonctionnaires, personnel médical...) et obtiennent pour elle toujours plus d’avantages au détriment de tous les précaires, des femmes seules avec enfants, des retraités pauvres, des intérimaires, des sans-papiers, des jeunes complètement sacrifiés... Et toute cette clientèle ventrue se goberge, après avoir raflé tous les bons morceaux !

    • expat
      • Posté à 12h30 le 14/04/2009
      • Internaute 25627

      Bravo, vous venez d’adherer a l’UMP courant Sarkozy !

      vos ennemis ne sont pas ceux qui profitent de vous, mais vos compagnons de misere plus « chanceux » , qui rappelons le, viennent de voir le temps de leur retraite repousse a plus tard, et leurs fameux « avantages » (cherement payes par ailleurs) passe a la trappe.

      • désactivé à la demande du riverain
        • Posté à 12h36 le 14/04/2009
        • Internaute 73962
          ...

        Le blabla d’extrême-gauche, on le connaît... Vous pouviez vous épargner d’écrire ce commentaire...

         2 autres commentaires
      • siko
        siko répond à expat
        capitaliste révolutionnaire
        • Posté à 17h44 le 14/04/2009
        • Internaute 38962
          capitaliste révolutionnaire

        Il n’a pas tort, les syndicats ne défendent pas les précaires. Ils n’existent d’ailleurs pas de syndicats pour cette catégorie de la population qui d’une part est de plus en plus importante et qui d’autre part en a de plus en plus besoin. C’est d’ailleurs un des projets de ma chère et tendre.

        La France n’est pas corporatiste peut-être ? Rien à voir avec l’UMP ou Sarko, juste la réalité... que vous devriez connaître mieux que moi n’étant moi-même pas français.

         
        • expat
          expat répond à siko
          • Posté à 18h23 le 14/04/2009
          • Internaute 25627

          C’est juste il n’y a pas de syndicat pour les precaires et les chomeurs, et c’est vrai les syndicats ont souvent du mal a se souvenir qu’ils representent leurs adherents, du coup leur nombre a chute et les syndicats ne representent bientot plus qu’eux memes.

          Pourtant ca ne veut pas dire qu’on ne peut rien faire, mais si on considere plus important de se battre contre nos compagnons d’infortune que de se battre pour ameliorer la situation en general nous faisont le jeu des pouvoirs en place.

          L’exploitation n’est pas limite a la France (ou vit ma famille), j’ai teste pour vous l’exploitation en Suisse, en Grande-Bretagne aux USA et n Scandinavie, pourtant je ne me plains pas meme si je preferais pouvoir faire des projets a plus long terme de temps en temps, au moins quand je suis paye j’ai un salaire suffisant pas comme beaucoup qui ont en face d’eux une longue vie (en CDI) a ne pas savoir comment joindre les 2 bouts ! Pour moi c’est la meme chose, je ne vois pas qui est privilegie parmis nous.

          • siko
            siko répond à expat
            capitaliste révolutionnaire
            • Posté à 01h18 le 15/04/2009
            • Internaute 38962
              capitaliste révolutionnaire

            Oui, mais peut-être ne vous êtes pas dit que vous êtes un privilégié parmi les précaires...

            Désolé, mais ce n’est pas rose pour tout le monde... Il faut en être conscient. Peut-être être-vous aussi extrêmement courageux. Je pense que le faible a aussi sa place dans la société, et ce n’est pas du tout le message actuel.

            Ceci dit, je suis tout ouï pour vous écouter parler de ce que peut-être un précaire dans tout ces pays. Peut-être un futur article passionnant sur RUE89 ?

        2 autres commentaires
      • Oeillet rouge
        Oeillet rouge répond à expat
        rêve générale
        • Posté à 01h26 le 15/04/2009
        • Internaute 72489
          rêve générale

        Reçu 5 sur 5 Expat !

        Les patrons de presse aimeraient bien qu’il n’y ait plus de syndicats du tout. Ca leur éviterait de tergiverser sur des broutilles, sur les droits des journalistes, la convention collective, les salaires, le code de déontologie... Tout ça à dégager !

        Prenez Agoravox par exemple : pas un syndicat, de faux journalistes bénévoles, un tuyau pour les pires idées nauséabondes, des videos bidonnées, des commentaires bidonnés, des votes bidonnés, un article en forme de thèse sur l’apocalypse et Fatima pour inaugurer la nouvelle formule,

        puis quelques textes sur la liberté de faire du révisionnisme, sur « Dieudonné, un vrai républicain », sur le pape pauvre victime des anti-fachistes, sur la liberté de filmer des actes de violence avec son petit téléphone portable... Et le tour est joué !

        Ni vu, ni connu, j’t’embrouille ! Agoravomir est né le 9 avril 2009.

    • Banana ex de juanitoto
      Banana ex de juanitoto répond à désactivé à la demande du riverain
      Je déteste rue89, tous les (...)
      • Posté à 12h38 le 14/04/2009
      • Internaute 67910
        Je déteste rue89, tous les (...)

      as-tu lu l’article ?
      ou n’est-ce que sur toi l’effet du titre ?

      fais comme tintin, pour une fois
      nestor tsoin tsoin de tagada !

      • Oeillet rouge
        Oeillet rouge répond à Banana ex de juanitoto
        rêve générale
        • Posté à 00h34 le 15/04/2009
        • Internaute 72489
          rêve générale

        Les fils de riches et ceux qui rêvent de devenir comme eux sont au clavier... ils n’ont que ça à faire !

         
        • siko
          siko répond à Oeillet rouge
          capitaliste révolutionnaire
          • Posté à 01h21 le 15/04/2009
          • Internaute 38962
            capitaliste révolutionnaire

          Ce n’est pas tout à fait vrai, vous n’imaginez pas le temps que je perds sur ces forums et le nombre de choses que je dois faire... plus de boulot que n’importe quel ministre.

        1 autres commentaires
    • Servais-Jean
      • Posté à 12h43 le 14/04/2009
      • Internaute 4591
        43

      Ce qui est étonnant c’est que certains « bons élèves » trouvent tout de suite des places de rève.
      Prenez par exemple Laurent Wauquiez qui a tapé dans l’oeil de Jacques Barrot et qui s’est trouvé propulsé député puis ministre et qui a remercié son généreux pistonneur en acceptant de devenir maire d’une commune que Barrot voulait conserver dans son escarcelle de baron local.

      Lien
      Lien

      Même au MEDEF ils n’ont pas un tel syndicat, en Sicile peut-être... ou dans la tête de norton ?

      • désactivé à la demande du riverain
        • Posté à 13h01 le 14/04/2009
        • Internaute 73962
          ...

        Mais vous auriez pu parler aussi de Monsieur Julliard, étudiant moyen, qui, d’un seul coup d’un seul, est passé de ses longues études à la mairie de Paris... Wauqier est sorti Major de l’ENA, pas comme Royal qui, elle, est sortie 95°...

         
        • I.P
          • Posté à 13h14 le 14/04/2009
          • Internaute 25391
            Flat4


          Mais vous auriez pu parler aussi de Monsieur Julliard, étudiant moyen, qui, d’un seul coup d’un seul, est passé de ses longues études à la mairie de Paris…

          Un élu d’arrondissement de 28 ans, engagé depuis longtemps en politique, qui finit adjoint au maire chargé de la jeunesse, quelle honte n’est ce pas ! Un homme de 50 ans major de l’ENA aurait sans doute été plus approprié je suppose ?


          Wauqier est sorti Major de l’ENA, pas comme Royal qui, elle, est sortie 95°…

          Si la compétence politique se mesure au rang de sortie de l’ENA je me demande ce qu’on doit penser de Sarkozy...

          • BobCat
            BobCat répond à I.P
            observateur
            • Posté à 19h48 le 14/04/2009
            • Internaute 71310
              observateur

             ; -)))

        • Servais-Jean
          • Posté à 13h23 le 14/04/2009
          • Internaute 4591
            43

          La différence c’est que Barrot avait à ce moment là besoin de Wauquiez pour maintenir la dynastie des Barrot dans leur fief alors que le PS n’a besoin ni de « lèche-culs » ni de « premier de la classe » pour perdurer.

          • désactivé à la demande du riverain
            • Posté à 13h38 le 14/04/2009
            • Internaute 73962
              ...

            La dynastie des Barrot est bien plus respectable que vous. Ils ont bcp fait pour la Haute-Loire et ce sont des personnes intrinsèquement honnêtes et bien catholiques ! Le petit garçon à sa maman devait être triste de voir que Wauquier avait battu à plates coutures sa maman...

            • poupouille
              • Posté à 13h56 le 14/04/2009
              • Internaute 57238
                ...

              « intrinsèquement honnêtes et bien catholiques ! »
              Des gens biens comme-y-faut, des gens biens sous tout rapport, des gens comme nous, de bons catholiques, des honnêtes travailleurs....
              Mais qu’est-ce qu’il m’arrive.... j’ai la gerbe... ça tourne...

              • barbouille
                barbouille répond à poupouille
                surfeuse
                • Posté à 14h32 le 14/04/2009
                • Internaute 62861
                  surfeuse

                RAAAAAAAOUUUUUUUUUUUUUUULLLLLLLLLLLLL

              • siko
                siko répond à poupouille
                capitaliste révolutionnaire
                • Posté à 01h24 le 15/04/2009
                • Internaute 38962
                  capitaliste révolutionnaire

                Elle est à toi cette chanson
                Toi l’étranger qui sans façon
                D’un air malheureux m’as souri
                Lorsque les gendarmes m’ont pris
                Toi qui n’as pas applaudi quand
                Les croquantes et les croquants
                Tous les gens bien intentionnés
                Riaient de me voir emmener
                Ce n’était rien qu’un peu de miel
                Mais il m’avait chauffé le corps
                Et dans mon âme il brûle encore
                A la manièr’ d’un grand soleil

            • Servais-Jean
              • Posté à 17h31 le 14/04/2009
              • Internaute 4591
                43

              Vous ne semblez pas savoir que votre « bien catholique et honnète » Barrot à bénéficié d’une prescription ou d’une amnistie pour quelques malversations financières bien connues en Haute Loire. Mais les français ont paraît-il la mémoire courte et plus particulièrement ses électeurs de droite, un peu comme ceux de Juppé qui doit être aussi un « bien catholique » pour vous.
              A toutes fins utiles sachez aussi que Julliard et sa famille sont catholiques et que je ne comprends pas ce qui vous pousse à mélanger la religion à vos élucubrations, seriez-vous un adepte des Monseigneurs Lefèbvre, le porte mensonge UMP et l’évèque ?

        • milou83
          • Posté à 14h18 le 14/04/2009
          • Internaute 69244
            neant

          vous parlez de julliard,de wauquier, vous croyer que ce sont des intellectuels. NON, ce sont des pigistes oportuniste ,aux ordres de leur parti politique.et de cet droite et de gauche en conivence .le « leader ship » en europe et ailleur ne passera pas part ces intello corromptu. la subvertion en france n’est pas de mise.

        • dulconte
          dulconte répond à désactivé à la demande du riverain
          Mordu par un fachogarou
          • Posté à 17h47 le 14/04/2009
          • Internaute 250
            Mordu par un fachogarou

          et le p’tit Jean S. (accidenté de scooter professionnel)

        • solstice
          • Posté à 23h53 le 14/04/2009
          • Internaute 38451
            pigiste

          Le copinage existe de tous les côtés, CQFD

        • Merak
          Merak répond à désactivé à la demande du riverain
          pré retraité
          • Posté à 01h04 le 15/04/2009
          • Internaute 59409
            pré retraité

          MAJOR de L’ena ! purée ... comme Haberer ? non ? comme Alain Minc ? quand même pas comme Pérol ?

          argument définitif s’il en est.

        12 autres commentaires
    • corigami
      • Posté à 12h51 le 14/04/2009
      • Internaute 76363
        inclassable

      juste un rappel du principe syndical se sont les employé qui s’organisent et élisent des représentants pour se positionner face a leur employeur.

      par principe les métier « libéral » ne peuvent pas se retourner contre leur employeur. un libéral est son propre patron. Après que se beau principe soit bafoué par leur besoin de manger c’est évident. mais explique moi la légitimité d’un syndicat prénom par exemple sud rail, certes puissant face a la sncf, que peut il faire face au directeur de rédaction indélicat les menacé d’une grève des train ?

      que les pigiste sorte leur croc, mordre la main qui nous nourrit quand elle nous affame volontairement est une preuve de bon sens. surtout quelle ne nous nourrit que grâce a notre propre labeur.

      • solstice
        solstice répond à corigami
        pigiste
        • Posté à 23h57 le 14/04/2009
        • Internaute 38451
          pigiste

        On ne naît pas pigiste, on le devient... ... et pas par choix !

        C’est un langage de repu, qui peut se passer de dessert...

    • Jack Sullivan
      • Posté à 13h06 le 14/04/2009
      • Internaute 42204
        en boule

      « Et toute cette clientèle ventrue se goberge, après avoir raflé tous les bons morceaux ! “

      Tandis que le MEDEF pratique l’ascèse, la flagellation (avec orties trempées dans de la moutarde forte), Madame Parisot ayant quant à elle un faible pour le cilice en guise de porte-jarretelles. Amen.

    • hemia
      hemia répond à désactivé à la demande du riverain
      voyagiste chauffagiste
      • Posté à 23h23 le 14/04/2009
      • Internaute 69398
        voyagiste chauffagiste

      J’adore ce genre de raccourci idéologique pur et ,bien sûr, mensonger....
      Ma femme est enseignante TITULAIRE depuis 21 ans ...Elle travaille à mi-temps ( soit 12 heures par jour comme dirait feu Coluche si vous connaissez le milieu des écoles primaires... ) pour 500 euros par mois !
      Vous connaissez les joyeuses plaisanteries des surcotisations pour les retraites histoire de précariser un peu plus ? ?

      Brazil c’est pour nous et maintenant cher chauffagiste voyagiste ....

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 12h26 le 14/04/2009
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    d’abord il faut savoir ce qu’est un intellectuel... c’est une définition bien trouble et fourre tout..
    pour moi c’est une source de savoir, qui génère un nouveau savoir (créativité).

    et pour vous ? ?

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 12h35 le 14/04/2009
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Constat accablant oui . Et pas seulement pour les intellos précaires .

    La plupart des autres travailleurs irréguliers et indépendants, qui n’ont pas de conventions collectives fortes et de representations syndicales ( saisonniers, intermittents, statuts artistiques etc ) ont vu « non solum » leurs revenus diminuer de 30 à 50 % depuis deux ou trois ans, « sed etiam » leur indemnités de chomages devenir ridicules ou impossibles à obtenir ...

    Ils n’ont plus pour rester libres d’exercer le métier qu’ils aiment qu’a faire du commercial, se prostituer ou mieux se mettre à la colle avec un ou une partenaire qui fait un vrai boulot protégé : Marchand d’arme, escroc international, Député de droite(ou Europeen) ou Sénateur ...

    Monde de cons ..

    • L'amie
      L'amie répond à Numerosix
      de passage
      • Posté à 13h49 le 14/04/2009
      • Internaute 42829
        de passage

      Cela me fait penser à Jhon qui disait : « Monde de Merde ! »

      • Ouzbek
        Ouzbek répond à L'amie
        • Posté à 14h08 le 14/04/2009
        • Internaute 25716

        Ah oui mais alors là non (ou nom, si j’puis dire).
        C’est Georges Abitbol, l’homme le plus classe de monde.
        Le John, y dit seulement « hyyhaaaaa ! ! ! » quand il savate son cheval pour aller flinguer des indiens !
        Sinon, ouais, « monde de merde »

    • Network 23
      Network 23 répond à Numerosix
      identité perdue dans mes papiers (...)
      • Posté à 16h56 le 14/04/2009
      • Internaute 23367
        identité perdue dans mes papiers (...)

      Députés ou sénateurs, mais pas assistant parlementaire !

      Lien

  • sccber
    • Posté à 12h27 le 14/04/2009
    • Internaute 27851

    Cela a été mon statut (dans les « bonnes » périodes) pendant des décennies. Actuellement, il me reste quatre mois de chômage, puis le minimum vieillesse (j’ai survécu financièrement trop longtemps avec des droits d’auteur, ou avec le RMI). Si c’était à refaire ? Dans la fable de la cigale et de la fourmi (écrite par un privilégié) c’est la cigale qui est dans le vrai : un très bon copain fourmi passe demain ses examens médicaux (comme tous les deux ans) comme travailleur ayant été au contact avec l’amiante : alors, à tout prendre... Un des meilleurs slogans de 68 a été le conseil situationniste : ne travaillez jamais.

    • Numerosix
      Numerosix répond à sccber
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 15h53 le 14/04/2009
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      ..et il date de 1953 !

      • patrick du 14-
        patrick du 14- répond à Numerosix
        de plus en plus naze
        • Posté à 19h56 le 14/04/2009
        • Internaute 40667
          de plus en plus naze

        étant né pas longtemps après je l’ais pris au pied de la lettre

      • monisme
        monisme répond à Numerosix
        clm
        • Posté à 11h31 le 15/04/2009
        • Internaute 52504
          clm

        Je connais des situs qui tiennent une entreprise, culturelle, et qui emploient des CES...

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