American Ecolo

Les débats sur l'environnement vus par Hélène Crié-Wiesner, spécialiste française vivant en Caroline-du-Nord.

Ecolo ou mangeur de viande ? Il faut choisir

Publié le 17/09/2007 à 23h05

Vous vous croyez écologiquement impeccable parce que vous pédalez, achetez bio, et choisissez votre boucher avec soin ? Raté ! Vous êtes plus dangereux pour la planète qu’un végétarien qui roule en 4 x4. Telle est la dernière antienne des environnementalistes américains.

Que manger de la viande soit une aberration énergétique n’est pas un scoop : on sait depuis les années 60 qu’il faut 10 kilos de céréales pour produire un kilo de bœuf ; qu’on utilise cinq fois plus d’eau pour produire des protéines de bœuf que des protéines de soja ; et qu’on a besoin de cinq à dix fois plus de sol pour générer des protéines animales que des végétales.

A cette liste de défauts déjà susceptible de filer la honte à n’importe quel carnivore socialement responsable, on doit désormais ajouter l’impact de l’élevage sur le changement climatique. Attention : pas seulement à cause des pets et des émissions des déjections des bestiaux (lesquels, on commence à le savoir, sont constitués de méthane et de protoxyde d’azote cinquante fois plus générateurs d’effet de serre que le CO2). La nouveauté, c’est qu’on a enfin mesuré avec précision la quantité de combustibles fossiles utilisée au cours de la chaîne de production alimentaire.

En novembre 2006, un rapport de l’ONU avait sonné l’alarme : l’industrie de la viande génèrerait plus de gaz à effet de serre que tous les modes de transport combinés. Le 12 septembre, la prestigieuse revue médicale The Lancet enfonçait le clou dans un dossier « Energie et santé »  : l’élevage des animaux destinés aux assiettes compte pour un quart des émissions de gaz à effet de serre de la planète.

L’un des auteurs, le docteur John Powles, de Cambridge University, nous informe au passage que la consommation moyenne de viande dans les pays développés est de 224 g par jour, contre 31 g en Afrique. Etonnant, non ?

Mais la première étude fouillée sur ce thème – et la plus intéressante, en date du 13 avril 2006, venait de l’université de Chicago : Gidon Eshel et Pamela Martin, tous deux professeurs de sciences géophysiques, publiaient leurs travaux dans la revue Earth Interactions. Aliment par aliment, les chercheurs comparaient la consommation d’énergie des modes de culture, d’élevage, de transformation, de transport et de distribution.

Sur cette base, ils plaçaient en vis à vis cinq régimes alimentaires type : complètement végétarien, ou principalement composé de viande rouge, ou de poisson, ou de poulet, ou « américain varié » (soit 72% d’aliments d’origine végétale, fut-ce surtout du ketchup, des patates, de l’huile, du sucre, le reste se partageant entre la viande, les œufs et les produits laitiers). Précision importante : chaque régime comportait 3 774 calories, la ration moyenne aux Etats-Unis.

A l’époque, cette étude avait été abondamment commentée dans les médias. Elle était pourtant ardue, pleine d’équations mathématiques et de courbes exponentielles. Mais elle contenait plusieurs messages choquants. Notamment celui-ci : en 2002, l’énergie utilisée pour la production alimentaire américaine a représenté 17% de la quantité totale de carburant consommé dans le pays (tous secteurs confondus). A lui seul, ce poste « alimentaire » est l’équivalent, en gaz à effet de serre, d’un tiers du poste américain « transports individuels » . Comme il faut ajouter à ces émissions de CO2 les quantités pharamineuses de déjections gazeuses du bétail, on voit l’importance du problème.

Autre énorme surprise : le régime poisson est à peine moins énergivore que le régime bœuf, ce que Pamela Martin explique ainsi : « Le poisson peut venir du ruisseau près de chez vous, et là tout va bien. Les sardines et les anchois abondent près des côtes et peuvent être récoltés avec une consommation énergétique minimale. Mais les espadons, les thons, les saumons et les morues, qui sont de loin préférés par les consommateurs, requièrent des voyages au long cours » .

Résultat : si vous tenez à la viande, mangez-en peu ou plutôt du poulet, ou devenez végétarien. Et avant de rayer la carrosserie d’un 4x4 pour crime de lèse planète, faites l’inventaire de votre propre frigo.

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  • Anonyme

    « si vous tenez à la viande, [...], ou devenez végétarien » -> c’est ce qui s’appelle laisser le choix !
    Ceci dit, quand les steaks de soja seront logiquement moins cher que du jambon, je me poserais peut être la question...

    • Anonyme

      On peut être écolo ET manger de la viande ; il suffit pour cela de chasser. C’est la façon la plus naturelle de se procurer de la viande. Malheureusement le gibier se fait rare..et les chasseurs plus nombreux et pas toujours bien éduqués.

      • Anonyme

        ah bon chasser est ecolo, non mais ca va vraimant pas mieux les assassins, 80% du gibier chassé provient d’elevage (source : la revue le chasseur français), oh que c’est ecolo ça ! ! ! ! sans parler que ça pollue genetiquement les animaux de souche sauvage.........et vos chers fusils ils contiennent que des matières ecolo, c’est sur ça ) :
        et quand on parle de CARNIVORE on parle des animaux qui tuent eux meme leurs repas, ce qui est loin d’etre le cas pour les humains, meme vous chasseurs vous n’y allez pas avec vos ongles et dents (comme le lion qui chasse la gazelle)dans le cas des humains, ils convient de dire CHAROGNARD

         
        • Anonyme

          il en faut aussi des charognards. C’est même un des maillons essentiels de la chaine alimentaire.

        • Anonyme

          je suis chasseur à l’arc et au piège et mange ce que je chasse.
          largement minoritaire d’accord mais garde tes insultes, je ne suis pas un assassin. Mais toi qui mange du poulet de batterie...

          • Anonyme

            et bien dommage pour vous, je suis vegan :)

            et si si assassin, et bien le nom qu’on donne aux personnes qui prennent du plaisir à tuer des êtres vivants, y’a juste la loi qui punit pas, c’est la seule différence, mais la loi ne punissait pas les colabo pendant la guerre, et maintenant elle le fait, espéront qu’un jour elle vous punisse aussi pour tous les massacres que vous avez fait

            peut etre à Dimanche sur le terrain ou j’ai bien l’intention de vous empecher de faire votre carnage habituel

        • Anonyme

          ou alors il reste la solution de lire tout ces arguments usés jusqu’à la corde, inspiré plus d’une education anthropomorphiste à la walt disney que d’une véritable connaissance de la nature. Par définition, on ne chasse pas dans un élevage. Le vrai scandale dans les élevage ce n’est pas qu’on tue les animaux, c’est la facon dont on les fait vivre.
          Un bon rire ca vaut un bon steak, merci pour ce repas.
          Et puisque visiblement vous aimez les sophismes je vous retourne la politesse avec cette info authentique :
          « Hitler était végétarien »

          • Anonyme

            Hitler n’était pas végétarien, petite précision ici Lien

            eric

            • Anonyme

              Certes je sais bien que l’argument est éronné, c’est un peu le principe du « sophisme ». C’était plus pour faire une réponse du berger à la bergere. En echo à cette étonnante comparaison au charognard qui me paraissait une « reductio ad Hitlerum » un peu facile.
              Je peux même par pure honneteté donner ce lien bien plus précis sur les pratiques alimentaires d’Hitler.

              Lien

              L’homme n’est ni végétarien ni carnivore, il est les deux, c’est un omnivore, et chercher a condamner ça, c’est déjà ne plus être en accord avec la nature.
              Les donneurs de leçons me fatigue, à plus forte raison quand la leçon est à coté de la plaque.

              • Anonyme

                Tout d’abord, merci pour le lien que vous indiquez.

                Ce qu’il faut voir, dans la reductio ad (« absurdum » ou « Hitlerum » peu importe), c’est que ce procédé argumentatif peut être valide - dans de très nombreux cas. Certes, la pertinence de ce type d’argument n’est pas automatique, parce que le procédé peut tourner au sophisme captieux, mais il s’avère utile pour faire saisir par un effet de loupe ce qui échappe à l’échelle ordinaire.
                Exemple : « Hitler était végétarien » (proposition vraie ou fausse, ici peu importe) ; donc le végétarisme est très dangereux. Si j’étais végétarien, je répliquerais : « Hitler respirait, avait une moustache et marchait sur ses talons », ce qui ne m’a jamais empêcher de respirer, de porter la moustache le dimanche soir ou de marcher sur les talons quand j’ai des ampoules sous les doigts de pied.
                Quant à « la loi de Godwin », comme on dit, c’est évidemment une blague de sociologue qui s’amuse - et s’agace - de certains usages : elle ne rend pas tabou le nom d’un x-ième sinistrissime personnage de l’Histoire. Ne pas prendre cette prétendue « loi » trop au sérieux, je veux dire ne pas la faire plus sérieuse qu’elle ne l’est.

                Maintenant, dire gravement « l’homme n’est ni végétarien ni carnivore, il est les deux, c’est un omnivore », fait l’effet d’une phrase frappée du coin du bon sens. Mais si l’on ose se demander : « d’où vient cette évidence ? », et que l’on réponde c’est écrit dans la Bible, ou c’est l’Arbre de la Science qui nous le dit - ces réponses font sourire.
                Car les mots changent de sens au cours de l’histoire. Un omnivore d’aujourd’hui, en Île de France, ne ressemble pas du tout au même omnivore au même endroit du temps où Paris n’avait pas encore reçu de nom. Disons qu’ils n’ont pas les mêmes aliments dans la panse. Le régime alimentaire d’un Eskimo n’est pas celui d’un Pygmée. Où est l’homme là-dedans ?

                Je veux dire une chose simple : ouvrir les yeux sur ce qu’on accepte de mettre dans sa bouche ou qu’on refuse au contraire de mettre dans sa bouche, est une expérience intéressante. On y apprend que « l’accord avec la nature » est une expression naïve, car nos modes alimentaires sont affaires de préférences individuelles, de normes culturelles et de choix de civilisation : nos goûts et nos couleurs ne tombent manifestement pas du ciel, et ne poussent pas plus du sol par génération spontanée.

                Questions pour la prochaine leçon.
                Sur un champ de 1 hectare partagé en céréales et légumineuses, combien fait-on vivre de végétariens ?
                Et si la même surface était destinée à faire de la chair (veau, vache, cochon, couvée et ce que vous voudrez), combien ferait-on vivre « d’omnivores » ?

                On en repalera à la prochaine occasion ; -)

              • Anonyme

                faut le systéme digestif et les dents démontrent depuis longtemps que l’êtres humains ! ! est omnivore ,le reste étant de la manipulations du lobby viande ,vous ignorez les effets négatifs de la viandes et les produits chimiques que vous ingurgités qui sont une des 1er causes de stérilités dans le monde etc etc..

          • Anonyme

            Hitler végétarien, l’rgument massue des gens qui voient qu’ils ne pourrot pas discuter sur ce sujet. c’est faux, bien sur, puisqu’il mangeait surtout de la viande blanche, mais quand bien même.
            après tout, Pol-Pot était un mangeur de viande

        • Anonyme

          Si seuleument tu savais : une bécasse...avec un Chambertin.Puis un bon Havane jouant l’harmonie avec un vieux cognac..si tu savais, ignorant, si tu savais !

          • Anonyme

            Si tu savais le cadavre faisandé de la mémé ... avec du bon jus de nourrisson si tu savais ...

            Perso je connais tres bien tous vos plaisirs bidochonesques qui ne me manque pas du tout. Mais vous vous ignorez tout de mon mode de vie, l’ignorance n’est pas du coté que vous pensez. En quand on vous met l’aberration energétique de l’elevage sous le nez vous repondez avec votre estomac ... pauvre petit esprit etriqué ... si seulement vous saviez ...

            • Anonyme

              Peut-être qu’en travaillant moins pour gagner moins, et en faisant moins d’enfants... Vous ne croyez pas ?
              C’est ce que j’ai choisi.

        12 autres commentaires
      • Anonyme

        « On peut être écolo ET manger de la viande ; il suffit pour cela de chasser »

        ...avec un arc et des flèches c’est mieux.
        Ah, pensez à récupérer vos flèches afin d’économiser les arbres !

        Bon, je vois que Sarko a tout loisir pour jouer le va-t-en guerre, les français sont très occupés ailleur : o(

        Les armes de guerre sont peut être moins polluantes, la flotte militaire à vapeur, les soldats végétariens...

      • Anonyme

        les chasseurs plus nombreux ? ils sont par chance de moins en moins nombreux à venir nous pourrir nos automnes !
        Tu te sens écolo parce que tu tires sur des bestioles lachées la veille ! ? ! ? ! ?
        Tu te sens écolo parce que tu répands dans la nature (toi et tes amis) des tonnes de plomb qui on le sait sont très bien assimilées par la nature.
        Soit tu es un humoriste de premier ordre, soit tu te fous de notre gueule.
        JP

      • Anonyme

        « il suffit pour cela de chasser »

        Vivement le permis de chasser les chasseurs, on verra s’ils font autant les flambards avec leurs fusils au plombs .
        Enfoirés d’assassins sans couilles ! ! !

         
        • Anonyme

          Hehe, pourquoi tant de haine ?

        1 autres commentaires
      • celine_auriolles
        • Posté à 15h50 le 18/09/2007
        • Internaute 16297

        Tiens, elle est bonne celle-là. En quoi aurait-on plus le droit de tuer des êtres vivants animaux plutôt que des humains ? Quand on tue un être humain on fait un TAPAGE, mais face au massacre quotidien des animaux, on est PASSIF ! Il est temps de se regarder dans la glace un peu.

        Et puis le plombs de ton fusil et de ses cartouches qui pollue les sols et les eaux, qui se niche dans les os des enfants et qui donnent le saturnisme, on s’en fout ? Car oui, l’organisme ne fait pas la différence entre le calcium et le plomb, alors après on s’étonne que des gens soient infectés et aient des troubles psychomoteurs. C’est honteux !

    • Anonyme

      Si vous tenez à la viande mangez en peu...
      Et si vous cognez votre femme, ne le faites pas trop souvent...

    • Anonyme

      Le problème n’est pas de choisir entre manger de la viande ou de la salade mais plutôt de choisir de manger ce qui est cultivé et élévé près de chez soi (et de préférence selon des méthodes agricoles respectueuses) plutôt que ce qui nous arrive de plusieurs milliers de kilomètres. Les vaches elles-mêmes ne se porteraient pas plus mal d’être élevées au pré et de n’avoir pas à parcourir des centaines de kilomètres en camion pour être abattues… On ne nous dit pas où pousse la salade et les patates que nous mangeons et l’on continue à nous faire croire que de telles méthodes de consommation sont bénéfiques à notre porte-monnaie à défaut de l’être à notre santé. J’invite chacun à faire un petit test comparatif et à voir combien il paie un kg de tomates + 1 kg de papates + 1kg de carottes (par exemple) dans son supermarché et combien il paierait les mêmes aliments en allant au marché…

      • Dany-de-montreuil
        • Posté à 11h24 le 18/09/2007
        • Internaute 8897

        Eh oui, j’ai vu des rapports de 1 à 3 entre le prix de légumes au marché et au Monop du coin. Et le plus drôle dans l’histoire c’est que le producteur n’est pas celui qui gagne le plus...

      • Anonyme

        tout a fait d’accord avec vous..

      • Anonyme

        En banlieue parisienne - tout du moins dans celle où j’habite, l’épicier du coin, le Monop ou le marché se fournissent tous à Rungis, je le crains... Et franchement, les prix sont bien pires au marché... Comme les produits sont franchement meilleurs (on trouve tout, à Rungis...), j’y vais quand même...
        Par ailleurs, je ne suis visiblement pas écolo, mais le kilo de tomates, je le préfère cultivé dans le midi ou en Espagne, qu’en Belgique, bien que ce soit plus près...

        Il y a une incohérence quelquepart... Faudra-t-il se résoudre à ne plus manger de produits exotiques ou simplement qui ne poussent pas près de chez soi... Faire pousser des tomates en Belgique, ça me pose un problème quelque part...

      • Anonyme

        ça c’est ben vrai !
        mais ça dépend des marchés

      • Adarshini
        Adarshini
        Idéaliste
        • Posté à 09h13 le 19/09/2007
        • Internaute 14044
          Idéaliste

        Je suis tout à fait d’accord...
        C’est un ensemble à prendre en considération, et en l’occurence, le problème n’est pas tant de savoir si l’Homme doit être omnivore ou végétarien ou végétalien, mais de savoir si notre système est éco-logique.

        Cette étude est américaine, et d’après ce que j’en ai vu (dans des reportages), l’élevage bovin aux US est vraiment intensif (et le mot est faible)

        Et en France s’est développé l’importation d’agneau de nouvelle-zélande.

        Allez dans un supermarché, et essayez d’acheter des légumes au moins français, à défaut d’être locaux...
        Dans les marchés, beaucoup de vendeurs de légumes achètent à Rungis, mais il existe encore des petits producteurs locaux (ça dépend aussi des marchés...) Ca permet aussi de redécouvrir des saveurs oubliées (le goût d’une tomate mûre), et de trouver des variétés anciennes.

      • Hervé_5
        • Posté à 19h08 le 19/09/2007
        • Internaute 1683

        « On ne nous dit pas où pousse la salade et les patates que nous mangeons et l’on continue à nous faire croire que de telles méthodes de consommation sont bénéfiques... »

        Aujourd’hui il y a des AMAP pratiquement partout.

        En achetant son panier de légumes, oeufs, poulets etc. dans une AMAP
        - non seulement on sait parfaitement d’où viennent les aliments (en général de moins de 50 Km),
        - mais on garantit aux producteurs un revenu « lissé » sur l’année, sans les aléas de la pluie au marché, et sans les intermédiaires transporteurs des supermarchés.

        En outre, les produits, sont extra-frais, ce qui fait une énorme différence de goût...

        Une adresse parmi bien d’autres :
        Lien

    • Anonyme

      Je suis végétarien depuis 2003 et je dois vous dire que mon budget n’a pas grimpé côté bouffe... que du contraire. Justement, vous parlez de steak de soja... on ne devient pas végétarien pour manger de la même façon... si comme si vous arrêtiez de fumer et que vous fumiez quand même quelques joints : -)

      Manger moins, manger mieux, manger plus varié, manger de saison.

      La grosse difficulté des végétariens aujourd’hui est cependant de savoir ce qui se cache derrière les étiquettes. Saviez-vous qu’il y a parfois des cochenilles dans la confiture de fraise (E120) ou des graisses animales de porc dans des yoghourt et évidemment de la présure animale dans pratiquement tous les fromages....

      Pour ceux qui s’inquiètent pour ma santé (je ne suis pas rachitique, sans énergie, mort de faim...), je ne me suis jamais senti aussi bien physiquement.

      Je ne le regrette pas. Maintenant, politiquement, il serait temps de mieux informer les gens et de cesser de dénigrer les végétariens qu’on présente souvent comme des « ayatolah de la carotte » (entendu sur une radio nationale)... parce que c’est une solution à mieux nourrir la planète et à équilibrer notre corps et à protéger l’environnement.

      Moi, j’ai décidé et je sais qu’on est de plus en plus nombreux.

      • Biondo
        • Posté à 14h10 le 18/09/2007
        • Internaute 4950

        Tout à fait d’accord, voilà qui est bien résumé !

      • Anonyme

        Il y a de la cochenille dans la confiture de fraise !

        Les protéïnes issues de l’elevages d’insectes sont loin d’avoir le même impacte ecologique que celui de la viande.
        Plutot que de bouffer des legumes hors-sol, transgéniques gavé d’engrais et pesticides, j’aimerais avoir acces à des aliments à base d’insectes.

        Très bon rapport energetique, faibles couts de production, faible impacte ecologique... (on peu même en elever chez soi) Pourquoi la farine de sautrelle est-elle introuvable en France ? Pourquoi cet alternative à la viande n’est-elle jamais evoqué serieusement ? De nombreuses cultures mangent des insectes, et nous mangeons bien les cochenilles (sauf vous CA de 11h10).

        Le végétarisme ca ne m’interesse pas, j’aime très peu de legumes et le temps de préparation est bien trops long pour moi. Je veut bien réduir ma consomation de viande mais contre du soja et des brocolis c’est hors de question par contre un bon pâté de scolopandre à la quinoa je dit pas non.

        Quant-est-ce qu’on va commencer à s’interesser aux insectes ? Plutot que de les exterminer stupidement en générant de la pollution, mangeons les !

         
        • Anonyme

          C’est scandaleux ! comment peut on faire du mal aux insectes ?
          Les insectes ont des sentiments, ce sont des êtres humains comme les autres...
          Puis en plus c’est pas terrible.

          • Adarshini
            Adarshini
            Idéaliste
            • Posté à 09h20 le 19/09/2007
            • Internaute 14044
              Idéaliste

            Comment savez-vous que c’est pas terrible si vous n’avez jamais goûté ?

            Ma chatte a goûté les fourmis fraîches à la sortie d’une fourmilière, et elle avait l’air de bien aimer !

            • Anonyme répond à Adarshini

              J’ai testé des insectes grillés en Thaïlande, faut aimer... Au-delà du côté blocage « culturel », ça a quand même un goût bizarre. Et je parle pas de la consistance...
              Enfin, bref, question de goût...

              Otto Naumme

      • Anonyme

        Les personnes qui, par souci des animaux, et en particulier de leur mise à mort, continuent de manger des produits laitiers commettent un non-sens. Une vache, ou brebis ou chèvre laitière, c’est un petit par an, engraissé et tué, et la mort pour la mère au bout de deux, trois ou quatre lactations dans la plupart des cas. On tue probablement en France davantage d’animaux en provenance d’élevage laitiers que d’élevage de viande.
        Par ailleurs, les cultures intensives et polluantes de maïs dans tout l’Ouest de la France servent aux élevages laitiers. En revanche, dans le Massif Central, les bovins à viande sont élevés quasi-exclusivement à l’herbe.
        Avant de devenir végétarien pour l’environnement et le bien-être animal, mieux vaut savoir ce qu’il y a derrière chaque produit.
        Un producteur de fromage de chèvre fermier.

    • Daniel R
      Daniel R
      Visiteur d'entreprise
      • Posté à 19h59 le 23/09/2007
      • Internaute 6667
        Visiteur d'entreprise

      Le problème comme toujours, s’est l’excès. Que ce soit l’excès de bouffe, d’alcool ou d’écologie.

      Vivre ce n’est pas plus s’empiffrer que se livrer à l’ascétisme.

      Manger et boire en se faisant plaisir mais sans se rendre malade, cela s’apprend.

      Faire régulièrement de l’exercice sans en faire une corvée, au lieu de s’écrouler devant la télé, même pour un match de rugby, un verre de bière dans une main et une barre sucrée dans l’autre, cela s’apprend.

      Prendre conscience que savourer des plats faits à la maison et qu’éviter autant que possible les produits alimentaires industriels, est probablement une question de vie ou de mort.

      La plupart d’entre nous ont la chance de pouvoir choisir alors faisons les bons choix et éduquons nos enfants.

  • Anonyme

    220 grammes de viande par jour ! ! ! A ce régime on vivra pas longtemps, donc on consommera moins.
    La nature est bien faite et s’autorégule, elle pousse par exemple les kouchner à s’autodétruire sur les champs de bataille iranien.

    • Anonyme

      Figurez-vous qu’à 31g en moyenne les africains crèvent de faim : faut pas pousser dans l’envie de démontrer des choses.
      Ils voudraient bien, les africains, augmenter leur moyenne.
      Ce sont des discours de personnes qui ont le ventre plein.

      • Anonyme

        C’est sûr que si ils donnent le peu de céréales qu’ils ont à leur bétail ça ne risque pas d’arranger les famines.

        Il faut aussi savoir qu’une bonne partie de la production de céréales dans les pays en voie de développement sert à nourrir le bétail dont on mange les cadavres ...

      • Anonyme

        De fait, la comparaison aurait été plus pertinente avec un pays comme l’Inde, dont la moitié de la population est rituellement végétarienne, végétalienne ou jaïniste (qui excluent en prime toute plante poussant *dans* le sol, donc pas de patates ou de carottes), et qui ne semble pas trop souffrir avec son milliard d’habitants.

      • Anonyme

        La grande majorité des africains ne crevent pas de faim malgré ces 31g en moyenne.
        Ce sont des discours de gens qui connaissent mal l’afrique.

  • Anonyme

    il y pas que le soja...
    Je n’en mange pas. Je mange des pois, du saitan et des oeufs.
    des laitages aussi. Mais pas en grande quantiter.
    Il y a tellement d’alternative à la viande.

    • Anonyme

      Oui il y a des alternatives à tout.
      Mais sortir cet article au moment où on ressort la problématique des pesticides, sans parler du soja transgénique, etc...
      Mieux vaut arrêter de bouffer.Tout simplement.

  • Anonyme

    Y a-t-il des correcteurs, chez rue89 ? Que la grammaire, la typographie et l’orthographe soient en général douteuses, passe encore, (c’est à la mode) mais quand le fond en lui-même pèche, c’est hélas tout l’article qui tombe en discrédit. Prenons un exemple :
    « L’un des auteurs, le docteur John Powles, de Cambridge University, nous informe au passage que la consommation moyenne de viande dans les pays développés est de 224 g par jour, contre 31 g en Afrique. Etonnant, non ? »
    J’ai beau la retourner, cette phrase ne veut rien dire.

    • Anonyme

      J’avais dit que cette phrase ne voulait rien dire, mais il y avait là une pointe de mauvais esprit, car, en réalité, cette phrase a un sens. En substance, elle dit que les pays développés consomment 224 g de viande par jour. Les lecteurs de rue89, qui sont intelligents, en auront déduit que ce chiffre est à considérer par habitant, et non pas, comme le dit la phrase, dans leur globalité.
      Ce que voulait dire mon précédent message que d’aucuns auront pris pour de la mesquinerie, c’est que quand on traite d’un sujet aussi sérieux, et en prétendant donner des leçons, on fait montre d’un minimum de rigueur dans son propos.
      Quant au fond de la question, puisque parler de la forme indispose, est-il vraiment « révolutionnaire » que de venir affirmer en faisant le bruit de la science que les africains mangent moins de viande que nous, et que la viande coûte plus cher que les tomates ? Quelle info !

      • Anonyme

        En fait, la FORME, c’est le FOND qui remonte à la surface , non ?

  • Anonyme

    Mangeur de viande, pourquoi ?

    • Anonyme

      Pourquoi ? Parce que c’est bon. Parce que l’humain est omnivore et mange donc, de ce fait, divers aliments dont de la viande. Et parce que j’en ai envie.
      Est-ce que je vous demande pourquoi vous n’en mangez pas (du moins je présume) ?

      Otto Naumme

      • Anonyme

        Personnellement je n’en mange pas pour que vos enfants puisse avoir un cadre de vie plus agréable (moins pollué, dirais-je)...

         
        • Anonyme

          Alors, là, deux balles la réflexion pseudo-altruiste et culpabilisatrice...

          Vraiment, on tombe bien bas...

        1 autres commentaires
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