L'ardoise

Le carnet de bord de Zacharia Dosseur, jeune prof de ZEP.

Ingrid prof de ZEP (III) : « On peut faire une heure d'orthographe ? »

Zacharia Dosseur
Enseignant en ZEP
Publié le 20/09/2007 à 10h57

Bonne semaine pour Ingrid. Expressive, cheveux en bataille à 17h30, elle repart le soir avec le sourire.

Elle m’a confié qu’elle dormait tout de même moins bien qu’avant, refaisant, défaisant la nuit les cours ou ce qu’elle avait dit aux élèves le jour ; mais que sinon ça allait très bien.

Elle ne pensait pas qu’elle aurait si vite la joie de transmettre, ce plaisir, une fois la porte fermée, d’utiliser sa liberté de faire le cours à ces adolescents si vivants.

Pendant une réunion de midi avec les collègues de lettres, Ingrid a lancé, l’air nonchalant : « Pour l’instant, il y a une chose que je trouve vraiment difficile à faire, c’est la langue. On a le droit de faire une heure entière d’orthographe ou de grammaire ? “

Bombe ! Pavé dans la mare ! Ingrid reste bouche bée, car l’assemblée remue anormalement.

- Bien sûr qu’on a le droit… C’est tout le sens des derniers textes officiels ! Moi je refais des heures entières de conjugaisons, en 6e comme en 3e, ils ne savent rien, alors faut bien agir ! non ? …

- Bah ça, Géraldine, si tu veux les dégoûter à vie de la langue française et les mettre en échec, tu peux pas mieux t’y prendre, d’autant que ce genre de cours magistral ça sert vraiment à rien pour des gosses qui ne parlent pas français chez eux. Faut les faire lire ! Leur faire pratiquer la langue à l’occasion des lectures en classe, ou des corrections d’écriture…

- Ne me dis pas que c’est ça qui va les faire progresser Jean-Charles ! Et puis j’ai pas dit qu’ils ne participaient pas à l’heure de langue ! Les élèves adorent chercher des exemples amusants et faire de l’analyse grammaticale, c’est toujours lié à ma séquence et c’est aussi créatif qu’autre chose, je te jure que ça les intéresse… Mais bon tu peux continuer à glaner quelques règles de grammaire au hasard des textes si ça t’amuse…

- …

- Si je comprends bien, a dit Ingrid au moment où j’allais intervenir, il n’y a pas de règles, on fait comme on le sent. Et pourquoi pas appliquer alternativement les deux méthodes, suivant la classe, l’heure ou l’intérêt des élèves ?

La question d’Ingrid déclenche un grand silence cette fois, jusqu’à ce que Jean-Charles lui lance, un peu dépité :

- T’as choisi un stage dans le plan de formation 2007-2008 Ingrid ? N’oublie pas de le faire…

A suivre…

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  • Anonyme

    Autrement dit : qui a LA solution ? Sarkozy, comme toujours (non, non ! Je déconne !).
    Ah ! l’orthographe ! Moi-même, j’avoue ne pas avoir de recette-miracle. J’ai essayé une chose avec mes élèves en cours particulier, cette année : après avoir fait une dictée, je leur demandais de voir où ils avaient pu faire des erreurs (je n’aime pas parler de « fautes d’orthographe »), d’expliquer en quoi ils avaient pu se tromper et comment corriger. C’est ma façon de m’inspirer de Freinet, qui avait compris que l’élève assimile quand la démarche vient de lui. Ingrid aurait-elle moyen d’intégrer ce genre de procédé, que, du reste, je ne fais que suggérer ?
    De toute façon, gé remarké ke kan, comm moà, on a toujour u une bone aurtaugraffe, cé tré dificil de la transmaittre au élaive. Mé jéspaire ke Ingrid elle va réucir !
    En tout cas, je suis content de voir que ça va déjà mieux pour elle. Je lui souhaite bon courage !

    Thomas GREDAT

    • Anonyme

      Renommer des fautes d’orthographes en erreurs.

      Soyons corrects, soyons lisses.

      Traduisez en français la phrase suivante.

      Une personne de petite taille, malentendante et dans l’âge d’or a dénoncé un SDF sans papiers.

      • Anonyme

        Si vous voulez commettre des « fautes » d’orthographe et vous sentir coupable, libre à vous, à supposer qu’on puisse se sentir libre en compagnie de ses fautes. Pour ma part, je n’ai pas envie d’imposer cette image d’eux-mêmes à mes élèves. Vous avez le droit de penser que je suis politiquement correct. Tout comme j’ai le droit de penser que vous n’êtes qu’un provocateur qui cherche à se rendre intéressant.

        T. G.

      • Anonyme

        Un vieux nabot aux esgourdes ensablées a baltringué une cloche. C’est bien ça non ? (merci à F. DARD).

  • Anonyme

    Dans l’absolu ca ne sert à rien.L’orthographe, la syntaxe ne sont plus pris en compte pour le Bac.

    • Anonyme

      « Dans l’absolu », elles sont encore prises en compte dans la vie (CV, lettre de motivation, documents administratifs, etc.).

      Thomas GREDAT

      • Anonyme

        Nous sommes donc d’accord sur l’importance de l’orthographe.
        L’orthographe porte aussi le sens du mot, ce n’est pas juste un règle contraignante.

    • gargamelle
      • Posté à 15h08 le 20/09/2007
      • Internaute 14123

      Magnifique !
      sans étude, il est possible de se cultiver et de s’enrichir (exemple) la littérature ! ! ! vous trouvez dans ses écrits toutes les réponses à vos questions, (qu’elle soit contemporaine, classique, philosophique)...... si vous ne savez ni correctement lire et écrire, c’est une porte qui se ferme....... encore une. Si peu que vous soyez nul en math, que faites vous ? Pardon, j’oubliais, il y a la télé.

      J’ai l’impression d’être un dinosaure ! ! ! !

      • vrman
        vrman répond à gargamelle
        • Posté à 08h10 le 02/10/2007
        • Internaute 16608

        Bonjour

        Je suis surpris de voir que seule la littérature contemporaine, classique,et philosophique cultive.
        Je pense que la littérature est un loisir pour les rentiers.
        Vous parlez de mathématique ou de français,mais dans la vie de tous les jours énormément de métiers
        n’utilise que la base de ces matières et pas plus ;
        savoir lire et savoir compter ( le BTP, commerce, artisanat,La fonction publique,ect)
        Dites moi quel métier fait appel à la littérature !

    • Anonyme

      Ben oui mais après.... à moins d’avoir une secrétaire à l’orthographe parfaite.... enfin on peut le supposer parce que si on n’y connait rien... difficile d’en être certain.... le terrain sera lourd....

  • Anonyme

    Une orthographe convenable - je ne parle pas d’être capable d’écrire une merveille comme Le dormeur du Val hein, mais simplement de ne pas faire « d’erreur » tous les trois mots (ou pire, à tous !) - est une forme de respect de soi et des autres, également. N’oublions pas que l’écriture est une façon de transmettre la pensée. Dire que dans l’absolu l’orthographe ne sert à rien, c’est faire preuve soit de cynisme, soit de découragement. Vous me direz, ce sont deux signes forts de notre temps...

  • Anonyme

    A lire cela je me dit que trop de gens à l’éducation nationale devraient arrêter de « fumer la moquette » voir de se « masturber » l’esprit ou autre chose car c’est aussi nocif !

  • FougerZ
    • Posté à 15h53 le 20/09/2007
    • Internaute 17148

    En soit c’est une très bonne initiative ... Après 2 ans en cycle universitaire je suis scotché du nombre de gens qui ne savent pas écrire correctement. Le FrenC part à vau-l’eau. L’orthographe ... pas dâge pour s’y mettre ! ! !

    • pikasso02
      pikasso02 répond à FougerZ
      • Posté à 17h17 le 20/09/2007
      • Internaute 10134

      Raison de plus pour ne pas prendre à la légère la lecture et l’écriture. Si ces deux matières étaient correctement enseignées par tous les profs et que ceux-ci soient attentifs à tous leurs élèves, nous ferions un grand pas en avant. Savoir comprendre ce qu’il vient de lire, est la seule façon d’amener l’enfant à lire. Les règles sont à apprendre « bêtement ». Toute règle n’est qu’une convention. Pourquoi se prendre la tête ? Le test de compréhension de la lecture devrait être instauré dans tous les établissements. Ne me dite pas que cela existe depuis toujours ! Comprendre ce que nous lisons est la seule façon pour aimer lire. Mais désire-t-on vraiment que tous les enfants aiment lire ? Merci aux profs de tout faire pour contredire cette idée stupide.Faite lire en classe tous vos élèves. Pourquoi j’insiste ? J’étais bon élève mais ne lisais pas. Il faut obliger les enfants à lire. Oui ! Obliger ! Ils diront merci plus tard. J’en suis sûr ! Personne ne m’a obligé à m’exprimer par la parole. Dommage ! Hier, je voyais à la télé, une expérience de théâtre pour tous, à Montpellier je crois, mais peu importe le lieu. Parler en public, comprendre ce que nous lisons et le monde ira mieux.

      • Anonyme répond à pikasso02

        Il ne faut pas obliger les enfants à apprendre à lire, il faut susciter en eux le désir de lire qui est en chacun de nous.

        Thomas GREDAT

    • pikasso02
      pikasso02 répond à FougerZ
      • Posté à 17h19 le 20/09/2007
      • Internaute 10134

      Raison de plus pour ne pas prendre à la légère la lecture et l’écriture. Si ces deux matières étaient correctement enseignées par tous les profs et que ceux-ci soient attentifs à tous leurs élèves, nous ferions un grand pas en avant. Savoir comprendre ce qu’il vient de lire, est la seule façon d’amener l’enfant à lire. Les règles sont à apprendre « bêtement ». Toute règle n’est qu’une convention. Pourquoi se prendre la tête ? Le test de compréhension de la lecture devrait être instauré dans tous les établissements. Ne me dite pas que cela existe depuis toujours ! Comprendre ce que nous lisons est la seule façon pour aimer lire. Mais désire-t-on vraiment que tous les enfants aiment lire ? Merci aux profs de tout faire pour contredire cette idée stupide.Faite lire en classe tous vos élèves. Pourquoi j’insiste ? J’étais bon élève mais ne lisais pas. Il faut obliger les enfants à lire. Oui ! Obliger ! Ils diront merci plus tard. J’en suis sûr ! Personne ne m’a obligé à m’exprimer par la parole. Dommage ! Hier, je voyais à la télé, une expérience de théâtre pour tous, à Montpellier je crois, mais peu importe le lieu. Parler en public, comprendre ce que nous lisons et le monde ira mieux.

    • pikasso02
      pikasso02 répond à FougerZ
      • Posté à 17h20 le 20/09/2007
      • Internaute 10134

      Raison de plus pour ne pas prendre à la légère la lecture et l’écriture. Si ces deux matières étaient correctement enseignées par tous les profs et que ceux-ci soient attentifs à tous leurs élèves, nous ferions un grand pas en avant. Savoir comprendre ce qu’il vient de lire, est la seule façon d’amener l’enfant à lire. Les règles sont à apprendre « bêtement ». Toute règle n’est qu’une convention. Pourquoi se prendre la tête ? Le test de compréhension de la lecture devrait être instauré dans tous les établissements. Ne me dite pas que cela existe depuis toujours ! Comprendre ce que nous lisons est la seule façon pour aimer lire. Mais désire-t-on vraiment que tous les enfants aiment lire ? Merci aux profs de tout faire pour contredire cette idée stupide.Faite lire en classe tous vos élèves. Pourquoi j’insiste ? J’étais bon élève mais ne lisais pas. Il faut obliger les enfants à lire. Oui ! Obliger ! Ils diront merci plus tard. J’en suis sûr ! Personne ne m’a obligé à m’exprimer par la parole. Dommage ! Hier, je voyais à la télé, une expérience de théâtre pour tous, à Montpellier je crois, mais peu importe le lieu. Parler en public, comprendre ce que nous lisons et le monde ira mieux.

      • pikasso02
        pikasso02 répond à pikasso02
        • Posté à 11h50 le 21/09/2007
        • Internaute 10134

        Juste pour vous dire que cette répétition en trois exemplaires de ma réaction ne vient pas de moi.

        Lien

  • Anonyme

    Un autre truc me dépite : au prétexte que dans la famillle le français passe après la langue natale, il faudrait les dispenser de l’enseignement grammatical.
    Ca revient un peu à les abandonner à leur triste sort.
    Pour caricaturer, c’est presque « Ben z’ont qu’a continuer à écrire en petit nègre ». Bravo Jean-Charles pour votre vision novatrice de l’éducation.

    • Zacharia Dosseur
      Zacharia Dosseur
      Enseignant en ZEP
      • Posté à 17h19 le 20/09/2007
      • Expert 38
        Enseignant en ZEP

      Je crois que ce que veut dire Jean-Charles, c’est que passer une heure entière à faire de la grammaire, c’est une heure de moins passée à lire, à écrire ou à manier la langue française à l’oral... C’est discutable en effet. Pas de recette miracle, comme le suggère T. Gredat plus haut ?  Si vous avez des idées, ou des pistes de réflexion pour mieux enseigner la langue, n’hésitez pas à les échanger ici. Le grand silence qui a parcouru la salle de travail après la remarque d’Ingrid en dit long sur la difficulté de cet enseignement en ZEP.

    • Anonyme

      Ma grand-mère bretonne a appris le français à l’école, oui je sais les méthodes étaient coercitives mais efficaces car elle parlait et écrivait un français parfait. A la maison on parlait breton, ses parents savaient à peine lire le français, dehors on parlait français.
      Parler et écrire correctement le français reste le premier pas vers une véritable autonomie économique dans notre société, c’est un marqueur social. Ne pas en enseigner les règles à des enfants sous prétexte que ce n’est pas leur langue maternelle est idiot ET dégueulasse car c’est leur imprimer un stigmate. Cela ne fait que creuser plus le fossé entre les classes, empêcher toute véritable intégration.
      Le bilnguisme est une richesse pas un handicap.

  • Anonyme

    Et en plus quand les présentateurs télé vous parlent du ’commissairiat’ comment allez-vous expliquer ensuite que le mot correct est commissariat ?
    Quand vous lisez un article « Monsieur Sarkozy a été... » Ben non, il est allé.

  • Anonyme

    Quand le prof de maths aura des états d’âme pour enseigner l’algèbre ou la géométrie à des élèves de ZEP, alors j’en aurai pour leur faire faire des dictées, de l’orthographe ou de la grammaire de façon systématique.
    Ce questionnement semble être la grande spécialité des enseignants de français...si on avançait un peu ?

    • Anonyme

      Heureusement qu’il y en a qui se questionnent : c’est ça qui fait avancer.

      Thomas GREDAT

    • Anonyme

      Les profs de maths ont des états d’âmes.
      Et l’incapacité à manier des nombres (chiffres pour les ignorants) est encore plus répandue que la mauvaise ortografe.
      A ce propos, juste une question pour rire :
      un produit augmente de 50% puis baisse de 50%.

      Combien d’entre vous trouvent la réponse, sans calculs laborieux (voir même avec) ?
      Ne lisez pas trop vite la réponse.

      Un prof de math.

      Ps : la réponse est une baisse de vingt-cinq pour cent.

  • Anonyme

    Pourquoi faire une heure d’orthographe ?

    Sleon une édtue de l’uvinertisé de Burexlles, l’odrre des ltteers dans un mot n’a pas d’ipmrotncae, la suele coshe ipmrotnate est que la pmeirère et la drenèire soeint à la bnnoe pclae.
    Le rsete peut êrte dans un dsérotde ttoal et vuos puoevz tujoruos lrie snas porlbème. C’est prace que le creaveu hmauin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmêe, mias le mot cmome un tuot.
    La peruve...
    Arlos ne veernz puls m’emêbter aevc les corerticons otrahhgropqiues.

  • Chandrakhala
    • Posté à 04h26 le 21/09/2007
    • Internaute 577

    A défaut d’avoir trouvé la méthode idéale, je transforme les dictées en « chasse à l’horreur », pour dédramatiser le problèmes des fautes et motiver les élèves. Une fois la dictée terminée, je donne à ceux qui le souhaitent le nombre de leurs erreurs, pour qu’ils soient plus attentifs en se relisant. Cela leur semble plus concret. Bien sûr, certains me diront que c’est leur mâcher le travail, mais ça les réencourage à se relire.
    Pour le reste, c’est de la cuisine perso entre heures de lecture et de langue, mais j’aime cuisiner !
    Merci pour ces articles intéressants et les commentaires tout aussi instructifs. Il faut débattre des problèmes de l’école, car nos élèves sont les citoyens de demain, et ils ont tous besoin des armes qui les aideront à affronter la société qui se dessine. Ils sont notre avenir.

  • Rosa L.
    • Posté à 14h00 le 21/09/2007
    • Internaute 15865

    Récemment retraitée,(je n’étais qu’instit) j’ai aimé faire travailler mes élèves à améliorer leurs « performances » (causons actuel) dans le « domaine de la maîtise de la langue » (causons officiel).
    D’abord, pour écrire sans erreurs, il faut écrire (n’apprend-on pas à marcher en mrchant ?). Alors textes libres, comptes-rendus de sorties, lettres aux correspondants, écriture à partir de nos lectures (ah ! le délicieux souvenir des cartes postales que Nils Holgersson aurait pu adresser à ses parents et que des enfants de CE2 avait rédigées), résumés personnels d’histoire , de sciences,... Les enfants disposaient en permanence, une fiche « La grammaire en une page », invention merveilleuse et tellement simple et efficace. Ils s’en servaient pour écrire et se relire mais aussi pour corriger.
    Travail épatant le soir : repérer les erreurs et les coder pour aider à leur correction, le lendemain
    Pas trop douée pour tout inventer, j’ai eu la chance de rencontrer les praticiens de la pédagogie institutionnelle et son immense « théoricien » (il aurait détesté le qualificatif), Fernand Oury.
    Je pense que les ouvrages de René Lafitte pourraient aider. En adaptant pour des collégiens.
    Bravo pour votre enthousiasme. Je souhaite « tout de bon » pour vous et vos chanceux élèves.

    • Zacharia Dosseur
      Zacharia Dosseur répond à Rosa L.
      Enseignant en ZEP
      • Posté à 14h42 le 21/09/2007
      • Expert 38
        Enseignant en ZEP

      Merci Rosa pour vos précieux conseils.

      D’accord avec vous sur l’importance de l’écriture, au centre de tout ce qu’on peut apprendre en langue, valorisante pour transmettre les règles permettant de mieux s’exprimer.Pourriez-vous nous éclairer sur cette fiche « la grammaire en une page » ?

  • Rosa L.
    • Posté à 18h23 le 21/09/2007
    • Internaute 15865

    Cette fiche présente 10 points essentiels qui aident à produire des textes convenablement orthographiés.
    10 étant bien sûr un nombre symbolique, chacun ajoutant au fil de l’année ses outils ou retirant ce qui est intégré.
    Je réécris en bref quelques uns de ces points.
    1. Je vois un nom, je cherche le déterminant.
    une pomme ; des pommes
    son jeu ; ses jeux
    2. je vois un adjectif, je cherche le nom qui commande.
    (On donne 2 exemples)
    3. je vois un verbe, je cherche le sujet.
    Pour ce point de conjugaison, donner l’indispensable
    Avec je -e ou -s (parfois -x)
    Avec tu toujours -s, parfois -x
    Avec il, elle, un groupe du nom au singulier -e ou -t
    4. Tableau des homonymies
    on différent de ont (avaient)
    etc,....
    Cette fiche n’est pas distribuée et « débrouille-toi, maintenant tu es armé ! » Son « installation » demande quelques séances (brèves). Elle doit être un référent, c’est-à-dire qu’on s’y réfère à chaque doute ou pour justifier de la présence ou non d’un -s final.
    Pour ce qui est des fautes lexicales, les éditions PEMF éditent un très pratique « 5000 mots » (pour lrs CE2 CM2qui répertorie les mots sous forme d’un gros répertoire. Ce n’est pas un dictionnaire (pas de définitions). La recherche des mots et rapide, ce répertoire est (pour ce qui est de vérifier l’orthographe) plus pratique que le dictionnaire.
    Par exemple hirondelle se trouve à « H » mais aussi à « i ».
    Pour plus amples explications, il faudrait que je fouille dans mes « archives » plutôt maogres puisque j’ai légué à de jeunes collègues désireux de se lancer dans une pratique plus ambitieuse que le recours au Bled (ou son détestable clone, ... LE Guion)
    Sur les sites PEMF, ICEM ou GFEN, vous trouverez des outils plus directement destinés à des collégiens.
    Un autre conseil, si vous me le permettez : ne restez pas seule, trouvez ou formez un groupe pour échanger et soutenir vos recherches et tâtonnements. Oui, oui, tâtonnements, ce n’est une insulte, c’est comme ça qu’on devient juste « assez bon prof ».

  • Anonyme

    Bref quelle que soit la méthode un vrai cours de grammaire...incompréhensible pour les « en difficulté » et pour les « précoces »...un vrai non cours « d’orthographe »...un cours classique quoi !

    • Rosa L.
      • Posté à 11h03 le 22/09/2007
      • Internaute 15865

      Quand on dit cours, on évoque peut-être une attitude passive de l’élève.
      Les profs sont à la echerche d’outils, de moyens qui autorisent l’élève à essayer, à construire leur savoir. c’est pourquoi tien n’est jamais perdu en français. Toute sa vie, il est possible de progresser.
      Autre réflexion que suscite votre message : écrire sans erreurs nécessite l’appropriation d’un code. Et ce code passe par des acquisitions incontournables : reconnaître les classes de mots, par exemple. Quand un enfant de 8 ans s’écrie : « J’ai compris, un nom, on peut le prendre en photo mais un verbe, il faut faire une vidéo », il nous donne une manière de classement. Des esprits chagrins souligneront que la photo de la République reste à inventer,...
      Et ce vocabulaire, ... « en difficulté » ou « précoce » a pour moi un relent de stigmatisation assez peu compatble avec la réalité : il n’u a guère de normalité dans les apprentissages. Et dans une classe organisée sans la compétition qui permet à quelques uns de mériter (ou subir) le qualificatif de « premiers de la classe », ceux qui comprennent plus rapidement ppeuvent tutorer (ce qui les amène à approfondir leurs acquis) ou alors à explorer d’autres choses (pourquoi le ciel est bleu ? Il y a quoi dans les nuages ? Ulysse écrivait-il à son fils ? Pourquoi y a-t-il une rue romaine dans le village ? ... ). Ils pourront partager leurs connaissances lors d’exposés à la classe...

  • Anonyme

    je faisais des jeux orthographiques, sur des petits ZX Saintclair, et on les refaisait toutes les conjugaisons, ils devaient donné les bonnes réponses, raisonner sur des exemples à trous.

    Mais j’ai quitté l’EN, parce que j’en avais marre de payer moi-même les ordi, de faire des projets pédagogiques, on préparait en classe des émissions de radio libre, il fallait écrire, commenter, débattre, faire le journaliste, qu’on allait diffuser en direct, mais le proviseur avait le mot qui tue, l’Etat est son propre assureur, façon de dire que s’il arrivait quelque chose, c’était pour ma pomme. Je ne parle pas du salaire misérable.

    Oui j’ai adoré être prof, mais c’était à mes risques et périls de bien faire le job... et cela avec en plus l’hostilité des « psycho-rigides ». Alors, avant de devenir vieille dans la profession, c’est à dire au choix hystéro ou ratatinée, j’ai choisi l’aventure de l’entreprise.

    Et finalement, je ne l’ai pas regretté.

    Lien

  • Anonyme

    Pas eu le temps de relire, le commentaire est parti tout seul, y a un donner qui s’est perdu.

  • Anonyme

    Je suis etudiante en ecole d’ingenieur avec, je pense, un niveau correct de francais mais pas parfait.

    Je vais etre honnete j’ai toujours trouve la majorite des cours de francais ennuyeux... Les seuls moments ou j’ai progresse c’est quand on a appris betement par coeur la conjugaison avec interro toutes les semaines, mon pire souvenir ? ? Mon instit de CM2 qui nous donnait 2 regles de grammaire a apprendre tous les soirs, le lendemain matin on avait des quarts de feuilles et on ecrivait les regles avec des exemples qu’on devait inventer. Tellement rebarbatif ! ! MAIS tellement efficace ! ! Aujourd’hui encore il y des regles dont je me souviens grace a lui.

    Mon avis ? ? la grammaire et la conjugaison ca s’apprend betement par coeur, apres on peut faire plein de choses autour mais y a toujours un moment ou il faut y passer...
    Voila vous voulez faire une heure de grammaire ou d’ortographe ? ? Allez y et plutot deux fois qu’une ! !

    Je dirai aussi que la lecture est tres importante, mais choisissez plutot Harry Potter que Mon bel oranger

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