Chez Jean Matouk

Un blog sur l’économie, la finance, et quelques autres sujets d’actualité, par Jean Matouk.

Sarkozy ne veut pas de hausses d'impôts, mais elles sont inéluctables

Jean Matouk
Economiste
Publié le 24/05/2009 à 13h58

La France est en récession économique, comme tous les autres pays développés, mais supporte celle-ci plutôt mieux que ses homologues. La baisse du PIB de 2009 sur 2008 pourrait être de -2,5% à -3%, alors qu’on envisage plutôt -5% pour l’Allemagne, -4,5% pour la Grande Bretagne, -4% pour la zone euro.

Prudemment, le gouvernement, pourtant coutumier de l’optimisme méthode Coué, vient d’annoncer une prévision -3%, par la voix de Christine Lagarde.

Qu’est-ce qui ferait que nous nous en tirerions plutôt mieux ? Réponse savante : nos « stabilisateurs automatiques », notamment les indemnités de chômage, dont la masse augmente évidemment avec la crise, mais aussi, plus généralement, toutes les dépenses d’assistance, les allocations familiales et l’emploi public plus élevé que dans nombre d’autres pays.

Toutes ces dépenses continuent, les unes et les autres, à alimenter le revenu disponible des ménages donc la consommation, laquelle, de 2008 à 2009, progresserait sans doute encore de 0,6% en volume.

Le système de la « France d’avant » nous protège

Pour le dire autrement, notre système social plus protecteur que nombre d’autres apparaît, en cette période de crise, économiquement plus performant.

Soyons honnêtes : en période de forte croissance, la protection sociale nous « plombe » un peu. Nous payons, en quelque sorte, par un demi-point ou deux tiers de point de moins de croissance que les anglais, cette sorte de bouclier social pour les périodes de « vaches maigres ».

Pauvre Nicolas Sarkozy ! Rappelons-nous ses discours de campagne... Le voila obligé de reconnaître les avantages de ce système de la « France d’avant », celui qu’il voulait à tout prix modifier, pour nous rapprocher des Anglais et des Espagnols.

Mais, restons objectifs : ce bouclier social entraîne un fort déficit des comptes publics. Pas plus qu’ailleurs, mais guère moins non plus. De -3,4% du PIB en 2008, il plongera à -6,2% en 2009 ; celui de la Grande Bretagne passera de -5,4% à -9,8% et celui de l’Allemagne, malgré la réticence initiale à la relance de sa chancelière, d’un quasi équilibre à -4%.

Les dettes publiques vont donc fortement augmenter. Et il faudra bien en venir à réduire ces déficits pour, ensuite, réduire les dettes.

C’est la logique du système : il faudra augmenter les impôts

Pour ce faire, il faut évidemment rééquilibrer sainement les comptes de la Sécurité sociale, retraites et assurance maladie. Mais concernant le déficit du budget de l’Etat, je ne vois que deux solutions saines et deux seulement : réduire ses dépenses courantes ou augmenter les impôts.

Il est clair aujourd’hui que la première solution a ses limites.

Les effectifs et les dépenses de justice sont honteusement bas par rapport aux autres pays développés. Les dépenses de police ne peuvent qu’augmenter puisque Nicolas Sarkozy-président de la République ne fait pas mieux que Nicolas Sarkozy-ministre de l’Intérieur pour freiner la délinquance dite « petite » qui pourrit la vie de millions de Français, ne serait qu’en les contraignant à être en permanence sur leurs gardes.

Lles violences à l’école contre les profs se multiplient et les flambées sporadiques dans les « cités » sont toujours là.

Les dépenses de défense ne sont guère compressibles dans la mesure où la France veut tenir un certain rang dans la géopolitique.

Quant aux dépenses d’éducation, les tentatives de les réduire par diminution des effectifs se heurtent au fait que la seule vraie solution durable pour rétablir la « paix » dans les collèges sensibles, serait -sera ? - d’y porter le nombre d’élèves à 10 ou 12 par classe.

La Révision générale des politiques publiques (RGPP), qui n’est pas en soi critiquable, se heurte vite à ces contraintes.

Il vaudrait mieux revenir sur le « bouclier fiscal » de 2007

La seule issue sera donc la hausse des impôts. Quand ? Pour l’instant, Nicolas Sarkozy se refuse à l’évoquer. Il n’a pas été élu, dit-il, pour ce faire. Dommage !

Car, pour la France, il vaudrait mieux qu’elle soit entreprise dés 2010, en commençant par revenir sur le « bouclier fiscal » de juillet 2007. Une telle hausse sera-t-elle seulement l’un des éléments du débat présidentiel de 2012 ? Ce n’est, hélas, même pas sûr. La démocratie a son coût... de démagogie.

Deux remarques à propos de l’impôt. Selon une litanie classique, nos impôts étaient parmi les plus élevés, avant les baisses récentes. Faux ! Ils étaient dans la moyenne de l’Europe de l’Ouest (Belgique 31% , Grande Bretagne 29,3%, Italie 28,7% France 27,3%, Espagne 22,7% Allemagne 20,6%, cf. les « Statistiques des recettes publiques OCDE » de 2005, soit avant nos deux vagues de baisses d’impôts).

Si nos « prélèvements obligatoires » sont parmi les plus élevés ( cinquième rang OCDE derrière Suède, Belgique, Danemark et Finlande) ils le doivent au poids des cotisations sociales. Pas des impôts ! Ce qui interdit toute hausse des cotisations pour équilibrer les dépenses de sécurité sociale. Mais pas qu’on s’interdise des hausses d’impôts.

Par ailleurs, du fait de la crise et des relances, nombre de nos partenaires ont augmenté ou augmentent les impôts directs sur les plus aisés. Une « contre-révolution » fiscale est en route par rapport à la période de baisses d’impôts sur les hauts revenus qui a débuté avec Ronald Reagan et Margaret Thatcher.

Le taux d’imposition de la tranche la plus élevée de l’impôt sur le revenu est ainsi de 50% au Royaume Uni, 45% en Allemagne, 43% en Espagne, 40% au Japon, 40% en France, les Etats-Unis ayant augmenté de 35% 2010 à 39,6% pour 2010.

Un gouvernement vraiment soucieux de l’intérêt général, du freinage du déficit et de la dette publique, et d’une paix sociale que les inégalités actuelles rendent précaire, n’hésiterait donc pas à augmenter les taux marginaux les plus élevés.

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  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 14h05 le 24/05/2009
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    on est déjà sous perfusion, il faudrait peut-être faire marcher la planche à billets, ou faire payer les riches..ou chiche, devenir un paradis fiscal : -)

  • marie 75
    • Posté à 14h12 le 24/05/2009
    • Internaute 3563

    La hausse ... On en discutera....

    DIMANCHE 24 MAI (ca avance depuis ce matin)

    Venez marcher avec nous ce dimanche ! ! ! Soyons nombreux ! ! !
    Apportez vos banderoles, tracts, instruments de musique, votre énergie et votre obstination ! ! !

    14h-16h Mairie de Neuilly.
    Ligne 1 : Sablon

    18h Louvre
    Ligne 1 : Palais-royal - Musée du Louvre

    à partir de 19h Beaubourg

    Devant le musée : Au pied du pilier qui supporte un pot de fleur doré …
    Ronde, rencontre, discussion interuniversitaire et interprofessionnelle sur des formes de continuation du mouvement

    Tous les secteurs en lutte sont invités à participer à cette marche, pas uniquement les universitaires. Hôpitaux publics, EDF/GDF, …

    C’est pourquoi la banderole de tête indique « Marche Obstinée » et ne met pas en évidence le mot « Universités ».

  • désactivé à la demande du riverain 18 juin
    • Posté à 15h03 le 24/05/2009
    • Internaute 80291
      Born again

    Les socialistes ont l’habitude de considérer que les citoyens les plus méritants et les plus utiles socialement sont des vaches à lait que l’on peut traire jusqu’à la dernière goutte. Moi, je pense que prélever plus de 50% des revenus d’un citoyen, c’est du racket, c’est immoral et c’est inciter ledit citoyen à frauder, à haïr sa patrie et à s’installer à l’étranger... Toutes choses égales par ailleurs, c’est la Révocation de l’Edit de Nantes et la fuite en Prusse de nos compatriotes les plus industrieux, les plus productifs, les plus utiles socialement, les plus créateurs de richesses... J’ai lu que les protestants français émigrés en Prusse avaient interdit à leurs enfants d’utiliser la langue française et les avait élevés dans la haine de la France. Un historien allemand va jusqu’à écrire que la cause principale des guerres entre la France et l’Allemagne est cette révocation de l’Edit de Nantes. Pour en revenir aux prélèvements obligatoires, je dirai que ni la Charité chrétienne ni la Fraternité républicaine ne nous prescrivent un tel dépouillement.

    • dan46
      • Posté à 15h05 le 24/05/2009
      • Internaute 62908
        gardé a vue

      Ce qui est immoral dans un pays qui a pour devise : Liberté-Egalité-Fraternité c’est que certains aient des revenus plus de 100 fois supérieur aux travailleurs de base qui triment pour le SMIC.
      Prendre plus de 50% des revenus des gens qui gagnent des centaines de milliers d’euros par mois me parait tout à fait justifié.
      Surtout qu’on à pu voir dans le cas des dirigeants des grandes banques que gros salaire n’allait pas de pair avec compétences professionnelle.

    • Di
      • Posté à 15h45 le 24/05/2009
      • Internaute 8231

      Eh ben ceux qui partiront ne manqueront à personne ! Qu’ils aillent donc voir ailleurs, si ça leur chante ! Ici, ça fera le ménage.

    • Sixpatte-
      • Posté à 16h21 le 24/05/2009
      • Internaute 77583
        Sur Mars

      Frère Tagada, votre contribution est intéressante à plus d’un titre :
      - Socialement, parce que les aspirations des pauvres ne sont pas très éloignées de la réalité des riches :
      Les riches, au fond, ne sont jamais qu’une minorité de pauvres qui ont réussi.
      - Politiquement, parce que ce sont des « socialistes » qui auraient émigré en Prusse sous la pression du fisc de l’époque, qui manquait bien de charité chrétienne :
      Les Huguenots ne sont jamais qu’une minorité de banquiers qui se sont appauvris.
      Pourtant il existe une solution simple, rapide à mettre en oeuvre et qui conviendra à tout le monde, y compris aux hémiplégiques (Qu’on soit de droite où de gauche...cf Raymond Aron)
      Il suffit de prendre aux riches pour donner aux pauvres.
      Et vice et versa.
      Et de déclarer la guerre à la Prusse.
      En temps de paix, les riches auront le droit de prendre la sueur au front des pauvres.
      En temps de guerre, les pauvres auront le droit de prendre la place des riches, au front également.
      Fastoche. (avec la complicité de Pierre Desproges)

      • Gotch
        Gotch répond à Sixpatte-
        • Posté à 18h28 le 24/05/2009
        • Internaute 15306

        Dés plorables (du terme pleurs) . Quand la « chance » sourit à quelques-uns, en grattant bien on découvre toujours, oui, toujours) la magouille qui a permis que....

        Pour que le niveau de tous devienne satisfaisant, il ne faut pas que certains accaparent la manne à laquelle tous ont droit, de par leur situation d’humains. Le gâteau est extensible, mais très lentement, et en respectant des règles. Ceux qui outrepassent cet aphorisme deviennent très riches, mais si leur pensée n’est pas troublée par la disparité entre eux et ceux qu’ils oppriment, c’est que ce sont des sociopathes, des fous dangereux. Au même titre qu’un Dutroux ou un Forniret, mais au niveau financier. Ce sont les pires, mais leur entregent leur interdit toute contrainte judiciaire, fiscale, sociale. Les monstres sont dans la ville, et la ville sort le tapis rouge pour eux. Cherchez l’erreur.

    • nanouD
      • Posté à 18h46 le 24/05/2009
      • Internaute 71941
        citoyenne

      Vous avez obtenu 11 votes :
      Y a-t-il ici tant de « vaches à lait » ? ? ?
      Quant à dire que les nantis sont les plus méritants des citoyens, c’est pousser le bouchon un peu loin.

      Il faut bien plus de mérite pour arriver à survivre avec le minimum vieillesse ou le Smic, quand on est encore actif.

    • 101.7
      • Posté à 19h20 le 24/05/2009
      • Internaute 59121
        Promeneur

      « Moi, je pense que prélever plus de 50% des revenus d’un citoyen, c’est du racket, »

      Tiens ça alors tagada tsoin tsoin boum-boum pipi-caca !

      Et que pensez vous quand dans le même espace temps on diminue les impôts des plus fortunés et on supprime pas mal de remboursements de médicaments et autres pansements pour des malades gravement atteints et on leur prélève une franchise fiscale sur le peu qui reste remboursable ? Plus un euro par ci par là pour les ambulances, les actes médicaux ou infirmiers ou de kiné, un ou deux euros par ci par là pour les analyses médicales ?

      Vous parlez en outre de Prusse, d’Edit de Nantes... vous êtes sûrs d’être en phase avec votre époque ?
      Pourquoi ne pas parler de Matusalem ou du Crétin des Alpes ? Vous semblez à l’évidence plus doué sur ces sujets introspectifs.

      Cracher sur les pauvres est la priorité de la droite et ce n’est pas d’aujourd’hui.
      Votre référence récurrente à la chrétienneté est une imposture, une usurpation de moralité.

    • Michel-Petit
      • Posté à 09h32 le 25/05/2009
      • Internaute 62964
        Retraité

      Je ne suis pas socialiste, et je ne suis donc pas touché au cœur par de telles certitudes, mais je pense que la crise devrait mettre un bémol aux affirmations d’une telle crétinerie !
      C’est quoi un « citoyen le plus méritant qui part à l’étranger “... ?
      Concrètement, monsieur Michelangelo ?
      Quelqu’un qui un beau jour s’écrie :
      Zut, ras-le-bol de la France, je m’en vais mettre mon super talent au service d’un autre pays, je vends tout ce que j’ai, et je ne reviendrai qu’en touriste !
      Ou bien quelqu’un qui va s’installer à Bruxelles, où en Suisse, et qui continue de gagner son fric en France en étant domicilié en banlieue de son Pays ?
      Soyons sérieux, et n’imaginons pas notre Johnny ex-national, nous faisant un concert en Suisse-Allemand le 14 juillet, pour une somme dérisoire heureusement nette d’impôt.
      Çà nous ferait une telle peine !

    • thorkil76
      • Posté à 13h07 le 25/05/2009
      • Internaute 71214
        Le viking vert

      Bonjour,

      tres drole vos affirmations
      parce que ceux qui vont en Belgique, envoient leurs enfants en France ou viennent s y faire soigner ( parasites ?)
      parce que nos elites du trading partis en Angleterre, une fois vires, reviennent en France pour y toucher les allocations chomages (de quelques 6000 euros), apres avoir travailler une journee en France...
      bref quand il faut « cracher au bassinet », on en profite pour cracher dans la soupe. en revanche quand ca va mal on est bien content de retrouver le bon vieux systeme francais

      « les citoyens les plus meritants », est ce a dire que les citoyens qui ne sont pas chefs d entreprise et qui participent honnetement a la creation de richesse ne sont pas meritant ? drole de conception du merite ! ! !

      l histoire « des fuites » d un pays est plutot celle de la misere que des riches oppresses par l impot cf la creation des USA, et plus recemment les refugies de tout poil Irak, Afganistan etc...

      bref le racket est a mon avis plus le fait de ces incompetents surpayes qui ont failli detruire le capitalisme

      le prix de nos impots c est aussi le prix des services que delivre l etat...et pour avoir bcp voyage, le rapport est excellent meme s il peut s ameliorer (voir la corruption en France et le classement de transparency international...). Notre classe politique fume et dilapide notre argent !

      meme si a mon avis tout le monde devrait payer des impots, il est normal de taper ceux qui en ont le plus (et souvent sans travailler !)

      Comme disent les anglais « small is beautiful », ie, vive les TPE, PME et PMI ou les desequilibres de revenu n ont rien avoir avec ceux des grandes entreprises geree par des mecs qui n ont rien invente (et qui ne prennent aucun risque personnel) !

      Des gens comme Ford (que l on peut difficilement traiter de communiste convaincu) pensait que le rapport entre le plus bas salaire et le plus haut devait etre de 30. l imposition peut aider a reguler cela...

      Concernant les vache a lait, je ne crois pas que l IRPP soit la principale ressource de l etat francais, par contre la TVA ...

      Votre discours ne tiens pas.

      C est sur payer payer la secu quand on est jamais malade ... un accident est si vite arrive ... (les assurances aussi)

      Aujourd hui tous nos politiques se rejouissent de l amortisseur qu est « le vieux systeme francais ». Et si nous ne l avions pas eu, dans une situation comme celle de l angleterre, l islande, l irland, et meme les US, et , avec la tradition revolutionnaire qui nous caracterise, je n aurais pas donne cher de la stabilite de la france et de la tete de ses riches...

      On pourrait aussi parler du racket des fabricants de medocs (qui profitent bien de la secu), ou des medecins qui passent de actes jamais effectues...Ou des mecs qui negocient leurs impots Ou des corses qui pour moitie ne paient pas l impot sur les societes ...
      que dire aussi de nos fabricants auto qui depuis des annees vont dans le mur (renault et son 4*4) et que l on soutient ... On aurait mieux fait d aider Bollore qui au moins essaie d innover...

      En bref, si un jour il vous arrive un accident de la vie (longue maladie, chomage, ou autres) vous serez bien content de vivre en France et de ne pas etre laisse pour compte... Et si vos economies sont en France vous serez bien content que l etat renfloue les banques pour sauver vos deniers

      votre analyse est ideologique et ne tient pas, d autant que la situation actuelle vous donne tord, et que certains pays parmis les plus liberaux lorgnent vers le modele francais.

      Bon vent

      le viking vert

  • thierry reboud
    • Posté à 14h58 le 24/05/2009
    • Internaute 20923

    Tenir l’impôt en suspicion préalable, comme le font aussi bien le discours de l’UMP que celui du PS, est à mon sens extrêmement préjudiciable à la qualité du débat politique. Ce n’est pas l’impôt qui doit poser problème, c’est sa justice ou son injustice, son efficacité ou son inefficacité, sa bonne ou sa mauvaise utilisation.

    De ce point de vue, lorsqu’en 1984 Fabius a endossé plus ou moins la vulgate du Trop d’impôt tue l’impôt, il a porté un coup sévère à ce que devrait être le débat entre deux (ou plus de deux) orientations. C’est bien dans la qualité de l’impôt que se situe le clivage droite-gauche. Comment l’asseoir, quel doit être son niveau, à quelles fins l’utiliser, voilà qui devrait constituer de réels sujets d’étripages politiques, un peu plus consistants (il me semble) que l’identité nationale ou le drapeau à sa fenêtre (oui, je sais : je caricature).

    Autrement dit, je me réjouis par principe de la prochaine et inévitable réhabilitation de l’impôt, parce qu’elle signifie le retour indispensable à un véritable débat sur les enjeux politiques qui s’offrent à notre société.

    Néanmoins, il existe un autre lieu de débat dans cette discussion sur les prélèvements obligatoires et le niveau des déficits, c’est celui des charges salariales.

    Or, à strictement parler, toutes les charges salariales sont à la charge du salarié. Les charges patronales, ça n’existe tout simplement pas.

    Attention, proposition YAKAFOKON : pourquoi ne pas envisager de transférer ce qui actuellement constitue les charges improprement nommées patronales dans le salaire brut, et d’en faire des charges salariales tout court ?

    J’y vois plusieurs avantages : le niveau des charges salariales cesserait d’être à la charge des employeurs, qui donc perdraient toute légitimité à les gérer. Adieu au MEDEF dans les instances paritaires de gestion, bonjour une gestion strictement syndicale. Dans cette optique, les salariés auraient un véritable intérêt à se syndiquer et à voter pour leurs mandataires sociaux. Dans cette optique toujours, l’augmentation du montant des charges sociales passerait nécessairement par de solides négociations salariales au niveau des entreprises, ce qui renforcerait encore le rôle es syndicats.

    Evidemment, je ne suis pas économiste, et j’attends avec intérêt les critiques d’une telle proposition mal dégrossie. Mais il me semble qu’il y a là une piste de réflexion intéressante. Non ?

    • Servais-Jean
      • Posté à 16h18 le 24/05/2009
      • Internaute 4591
        43

      Bien sûr que les charges salariales sont à la charge du salarié et si la notion de charges patronales existent c’est uniquement dans le but de garder un pouvoir sur les affectations des sommes énormes disponibles, il suffit pour s’en convaincre de voir la lutte au sein des industries électriques et gazières qui a permis aux syndicats de prendre en main, contre la volonté de la direction et avec bonheur, la gestion de leurs activités sociales.

      Cet exemple peut être étendu aux organismes de sécurité sociale et de retraites où le patronat n’a rien à faire sinon d’y peser en fonction de son nombre d’adhérents ce qui est insignifiant.
      Le choix entre la privatisation et la socialisation est dans les mains des politiques et les politiques sont entre nos mains.
      Servons nous de l’outil des élections pour nous faire entendre avant que ce soit la rue qui donne de la voix avec les conséquences qui en découleraient immanquablement

    • 101.7
      101.7 répond à thierry reboud
      Promeneur
      • Posté à 19h09 le 24/05/2009
      • Internaute 59121
        Promeneur

      « Les charges patronales, ça n’existe tout simplement pas. »

      évidemment !

      Tout ce qui résulte de la force de travail produite par un salarié et qui est soit disant une charge pour l’employeur n’est qu’un salaire différé.
      Parler de charges patronales est une escroquerie morale.

      Une chose qu’il faut toujours avoir en mémoire lorsqu’on parle de ce sujet c’est que sans employés qui donnent leur force de travail, leur sueur etc il n’y aurait pas d’entreprises.
      Sans actionnaires pour se sucrer sur cette force de travail il y aurait un peu plus pour chaque salarié et on pourrait même en donner à l’état pour faire fonctionner de manière plus performante les services publics.

      En gros il y a des parasites dans le système et ces parasites ne sont pas les gens qui travaillent, qui sacrifient leur vie et leur santé.

      C’est un peu con de répéter ça car c’est tellement évident, mais il y a encore pas mal de gens qui disent que si les patrons n’existaient pas ce serait la ruine du pays. Ils existent et c’est ça la ruine.

    • Xavier Denamur
      Xavier Denamur répond à thierry reboud
      Restaurateur
      • Posté à 22h03 le 24/05/2009
      • Internaute 48550
        Restaurateur

      Voilà une approche qui demande reflexion. Transferer les charges patronales sûr les salaries posent un problème de qui paye a la sortie. Virer le Medef l’idée est séduisante mais une société sans contre pouvoir nous amene a l’avènement de la politique actuelle. Reste le poids sur le travail qui empêche une véritable croissance et aujourd’hui relance sans oublier la stagnation des salaires. Je parle dans un commentaire ci-dessous de la solution par une hausse de la tva dite tva sociale qui permettrait la baisse du coût du travail et une meilleure redistribution des richesse sur les plus demunis.

  • pete_bondurant
    pete_bondurant
    Consultant
    • Posté à 14h57 le 24/05/2009
    • Internaute 78989
      Consultant

    Dans le paradis socialiste bien connu qu’étaient les USa d’avant 1980, le taux marginal d’imposition atteignait presque 80%. c’était une survivance du new deal de Roosevelt.
    Rendre l’impôt sur le revenu vraiment progressif et rétablir les droits de succession à un niveau décent, cela sembl deux voies nécessaire pour rétablir les finances publiques et assumer un minimum de redistribution... et d’équité social.

    • Naradamuni
      Naradamuni répond à pete_bondurant
      sans
      • Posté à 15h45 le 24/05/2009
      • Internaute 30050
        sans

      Et les niches fiscales qui permettent au plus nanti de passer en grande partie à côté de l’impôt.

      Il s’agit bien, comme l’écrit plus haut Thierry Reboud d’un problème de qualité d’imposition, d’équité social !

  • leo s
    leo s
    (...)
    • Posté à 14h59 le 24/05/2009
    • Internaute 73621
      (...)

    chouchou
    des sous
    chouchou
    des sous

    • désactivé à la demande du riverain 18 juin
      • Posté à 15h15 le 24/05/2009
      • Internaute 80291
        Born again

      Je croyais que la mendicité était interdite sur une voie publique comme Rue89...

      • leo s
        • Posté à 15h19 le 24/05/2009
        • Internaute 73621
          (...)

        faut pas confondre mendicité et revendication

        « les plus beaux chants sont les chants de revendication »
        chante Ferré le grand

      • Gastlag
        Gastlag répond à désactivé à la demande du riverain 18 juin
        flâneur | identi.ca/gastlag
        • Posté à 16h53 le 24/05/2009
        • Internaute 8274
          flâneur | identi.ca/gastlag

        Ce n’est pas de la mendicité mais une demande pour une autre gestions de l’argent publique et des impôts. Aux dernières nouvelles la république n’appartient pas à Naboléon mais aux citoyens de la république. Donc ce citoyen ne mendie pas, il participe à la démocratie : D

    • Bebert Cassandre
      Bebert Cassandre répond à leo s
      • Posté à 16h38 le 24/05/2009
      • Internaute 11910

      Pauvre Chouchou... On lui demande maintenant de se tirer une balle dans le pied... C’est à croire que tout le monde lui en veut... Pauvre Chouchou, lui qui se donne tant de mal pour nous consterner...

  • leo s
    leo s
    (...)
    • Posté à 15h01 le 24/05/2009
    • Internaute 73621
      (...)

    C’est la logique du système : il faudra augmenter les impôts ..

    donc annuler le bouclier fiscal

    ok

    • mauser
      mauser répond à leo s
      • Posté à 15h18 le 24/05/2009
      • Internaute 4683

      Comment dépouiller la bande du Fouquet’s mais qui va m’inviter cet été faire des ronds dans l’eau ?
      Non l’on va trafiquer les quotients familiaux ou les abattements fiscaux pour moyens pauvres qu’ils deviennent plus pauvres ils n’avaient qu’à ne pas m’écouter

  • Gastlag
    Gastlag
    flâneur | identi.ca/gastlag
    • Posté à 16h48 le 24/05/2009
    • Internaute 8274
      flâneur | identi.ca/gastlag

    Bonjour,

    vous parlez de stabilisateurs automatiques pour les dépenses sociales et leur rôle en temps de crise, c’est très bien car on n’en parle pas assez.

    Mais vous oubliez le rôle de ces mêmes stabilisateurs automatiques en temps de reprise. Qui dit reprises dit hausse des revenus et donc hausse des recettes fiscales... sans qu’on n’augmente les impôts. À cela s’ajoute un autre effet : la reprise entraine une baisse des dépenses sociales (moins de chômeurs etc.).

    Donc au final sans augmenter les impôts, sans les modifier, il y a un retour à l’équilibre qui se fait mécaniquement.
    Ainsi je trouve que c’est une erreur que de dire que les seules alternatives sont d’augmenter les impôts ou/et diminuer les dépenses publiques (une troisième solution est de cibler les dépenses publique vers des utilisations qui augmenterons la croissance et donc réduirons les déficits).

    Par contre il est vrai que le bouclier fiscal (sous sa forme actuelle et sous sa forme d’avant 2007) ruine les dépenses publique. En effet il empêche les stabilisateurs automatiques de jouer pleinement leur rôle sur les hauts revenus puisque qu’il tue la progressivité des impôts.

  • Gotch
    • Posté à 17h37 le 24/05/2009
    • Internaute 15306

    Revenir sur le bouclier fiscal, rétablir la progression de l’impôt sur le revenu jusqu’à 90% des tranches les plus élevées, garder l’impôt sur la fortune en relevant quelques tranches supérieures...

    Rétablir la taxe professionnelle, soutien essentiel des collectivités locales.

    Malgré l’évasion de quelques malotrus qui de toute façon seraient partis, la fiscalité française retrouvera une nouvelle jeunesse !

    • jmax
      jmax répond à Gotch
      • Posté à 18h55 le 24/05/2009
      • Internaute 3111

      la taxe profesionnelle est vraiment une taxe crétine !
      il y a d’autres moyens pour financer les collectivités locales.

  • virginie78
    virginie78
    Éteignez votre TV et apprenez à (...)
    • Posté à 17h44 le 24/05/2009
    • Internaute 25883
      Éteignez votre TV et apprenez à (...)

    merci pour votre article

  • leo s
    leo s
    (...)
    • Posté à 18h41 le 24/05/2009
    • Internaute 73621
      (...)

    L’obligation de payer ses impôts a été établie par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 :

    « Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés » (art. 13).

    En effet, la participation à l’effort commun est nécessaire, sinon aucun service publicService publicActivité d’intérêt général prise en charge par une personne publique ou par une personne privée mais sous le contrôle d’une personne publique.

    On distingue les services publics d’ordre et de régulation (défense, justice...), ceux ayant pour but la protection sociale et sanitaire, ceux à vocation éducative et culturelle et ceux à caractère économique. Le régime juridique du service public est défini autour de trois principes : continuité du service public, égalité devant le service public et mutabilité (adaptabilité). (police, justice, éducation, hôpitaux, ramassage des ordures...) ne pourrait être financé.

    Une société sans impôt impliquerait d’accepter une société dans laquelle tout service serait privé, éventuellement fort coûteux et inégalitaire en fonction des revenus ou de la localisation géographique de chacun.

  • nanouD
    nanouD
    citoyenne
    • Posté à 18h56 le 24/05/2009
    • Internaute 71941
      citoyenne

    Halte là ! ! !
    cet article parle d’impôt.
    Or il faudrait bien différencier les impôts directs sur le revenu,
    et toute une flopée d’impôts indirects, souvent bien dissimulés.

    En impôts directs, nous étions parmi ceux qui payaient le moins en Europe...
    Mais en impôts indirects, bonjour la facture ! ! !

    Or, les impôts sur le revenu sont les seuls qui soient JUSTES et qui touchent chacun en fonction de l’argent qu’il gagne.

    • Xavier Denamur
      Xavier Denamur répond à nanouD
      Restaurateur
      • Posté à 21h03 le 24/05/2009
      • Internaute 48550
        Restaurateur

      voilà la leçon que tout le monde récite a gauche et combat bêtement la droite. Posez vous juste la question pourquoi en suède ou danemark le choix d’une tva a 25% a permis une meilleure protection sociale et répartition des richesses ? Et ne me dites pas qu’il s’agit de petits pays avec une mentalité differente de la population.

      • ZonZon la MouChe
        ZonZon la MouChe répond à Xavier Denamur
        ni dieu ni maître !
        • Posté à 07h48 le 25/05/2009
        • Internaute 53182
          ni dieu ni maître !

        Effectivement en Suède la TVA est de 25%, mais sur les biens et services. Et c’est pour pour compenser la quasi-suppression des cotisations employeurs.
        La TVA sur les services touristiques (hôtels, remontées mécaniques) et la bouffe est de 12 %.
        La TVA sur les livres et les journaux ainsi que sur les voyages en avion ou en train, le sport, est de 6 %.
        Et les autoroutes sont gratos.

        Apparemment vous récitez à droite comme un perroquet atteint d’alzheimer.

         
        • Xavier Denamur
          Xavier Denamur répond à ZonZon la MouChe
          Restaurateur
          • Posté à 08h47 le 25/05/2009
          • Internaute 48550
            Restaurateur

          Mal recopier le passage d’un article sans checher a l’analyser avec objectivité est symptomatique d’un esprit libre... Donc dans l’article dont vous avez tire vos arguments, il était écrit que « la plupart des biens et services sont soumis a un tva a 25% » . Ce petit détail devrait vous amener a creuser le sujet.
          Me considérer comme un perroquet de droite repose sur la même méthode analytique, je ne rentrerai pas dans ce genre de polémique stérile

        1 autres commentaires
  • idëal_miguël_gabriël_raphaël
    • Posté à 20h48 le 24/05/2009
    • Expert 80629
      chercheur

    « Le taux d’imposition de la tranche la plus élevée de l’impôt sur le revenu est ainsi de 50% au Royaume Uni, 45% en Allemagne, 43% en Espagne, 40% au Japon, 40% en France, les Etats-Unis ayant augmenté de 35% 2010 à 39,6% pour 2010 »

    Du coup j’aurai besoin d’un éclaircissement sur le bouclier fiscal qui permet, selon moi jusqu’à présent, de ne pas payer plus de 50% d’impôts alors pourquoi 40% en France..... ?
    merci

    • Xavier Denamur
      • Posté à 10h39 le 25/05/2009
      • Internaute 48550
        Restaurateur

      En fait la tranche superieure est d’environ 44%, il s’agit de l’impôt sur le revenu. Le bouclier sert pour limiter a 50% le cumul avec les autres impôts d’après ce je sais. L’hypocrisie dans cette histoire c’est la meme que celle symbolisée par la petite vieille de l’île de Re avec son abattement de 30% sûr l’isf de son logement principale... Les plus riches profitent de ces choix stupides du gouvernement mais c’était surement le but recherche.... (désole accents suite utilisation iPhone )

  • Xavier Denamur
    Xavier Denamur
    Restaurateur
    • Posté à 20h54 le 24/05/2009
    • Internaute 48550
      Restaurateur

    L’augmentation des prélèvements directs
    est une voie limitée même si nécessaire. La vraie solution viendra de l’augmentation de la tva afin de réduire la pression sûr le travail et de faire participer les produits importes a notre protection et a la réduction du déficit . La politique actuelle va dans le sens inverse.

  • leo s
    leo s
    (...)
    • Posté à 21h05 le 24/05/2009
    • Internaute 73621
      (...)

    « Le secret bancaire, vous le savez est un droit de l’homme… riche. “

    D.R.

  • General Subverciòn
    General Subverciòn
    viva Makhnovchtchina
    • Posté à 23h13 le 24/05/2009
    • Internaute 47117
      viva Makhnovchtchina

    va quand même falloir qu’il les taxe les gens qui ont accaparé tout le blé...
    Au fait,on a des nouvelles des 9 trillions égarés par la FED aux USA dont on parle là ? :
    Lien
    comment ça se fait qu’on n’en parle pas en France et en europe,vu que si les ricains plongent,nous on les suit direct derrière dans le gouffre ?

  • moa98
    moa98
    la France d'en bas
    • Posté à 03h55 le 25/05/2009
    • Internaute 52884
      la France d'en bas

    Comme si on le croyait quand il disait ça. Le fait d’en parler c’est déjà qu’il y pense. Où peut il trouver autant d’argent pour aider ses copains si ce n’est dans le portefeuille de ceux qui n’iront nulle part en vacances ou au mieux en camping cette année et les années suivantes ? ? ? ? ? Une petite chambre pour 2 au Fort de Brégançon pour moi ?

  • jmc06
    jmc06
    chasseur de gorille
    • Posté à 07h59 le 25/05/2009
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    quel credit donner à se type, devant il vas vous dire blanc, aussitôt le dos tourner ça devient noir

    si vous auriez bien écouté l’type, avant les elecs de 2007

    vous vous seriez aperçus qu’il ne présentait pas son progr, si il était élu

    il vous a fait le mème coup que mitte,il a tout simplement plaidé sa cause

    pasque y en a qui se sont aperçu (é ouié) qu’il n’en avait rien a foutre d’ètre président

    ce qu’il voulait c’était le pouvoir,pour le pouvoir, pour assouvir ses frasques et vengeances

  • Eliott
    • Posté à 11h16 le 25/05/2009
    • Internaute 24550

    La diminution, pour la majorité des français, des impôts sur les revenus est anecdotique (quelques 10aine d’euros), par contre l’augmentation des impôts locaux et foncier c’est loin d’être le cas, l’année dernière nous avons eu un doublement de ces impôts et là on parle de plusieurs centaines d’euros. En reprenant les 5 dernières années des locaux et fonciers, c’est un triplement de ces impôts.

  • Simon147896325
    Simon147896325
    en lévitation au dessus du nain
    • Posté à 11h53 le 25/05/2009
    • Internaute 78808
      en lévitation au dessus du nain

    Et si vous lisiez le livre de François BAYROU : « Abus de pouvoir »...

    Après avoir lu ce livre intelligent et bien écrit, tous ne seront sans doute pas d’accord mais tous seront plus instruits de ce qui se passe chez nous, certains ne diront plus de bêtises et d’autres se rendront compte que ce qu’il pensent n’est pas si bête et qu’ils ne sont pas seuls à le penser.
    Lisez ce livre ; il y a urgence !

    • Xavier Denamur
      Xavier Denamur répond à Simon147896325
      Restaurateur
      • Posté à 12h34 le 25/05/2009
      • Internaute 48550
        Restaurateur

      Merci du conseil, j’en parlerai des que je l’aurais lu. De mon cote, permettez-moi de vous recommander le livre de Slama « la société d’indifférence “ chez plon. Slama n’est pas du même bord politique que moi mais je dois lui reconnaitre une grande pertinence. N’étant pro Modem, vous imaginez que ma lecture sera objective et la critique sans concession.

  • YoshiL7
    • Posté à 13h22 le 25/05/2009
    • Internaute 29840

    On prépare doucement l’opinion... il y a qq mois, c’était « pas de hausses d’impots, nous n’avons pas été élus pour ca »... entre temps, on parle de taxes et encore de taxes partout mais pas d’impots bien sur... puis la crise s’installe, il n’y a plus d’argent dans les caisses mais on en dépense... tout en disant à nouveau « pas de hausses d’impots, nous n’avons pas été élu pour ca »... hormis que tout le monde a très bien compris que le contribuable devra bien payé un jour l’addition mais chut, il n’y aura pas d’augmentation des impots... alors, dorénavant, on continue sur la meme lancée mais en changeant petit à petit le discours... « pas de hausses des impots, et si il y en a ce n’est pas de notre faute, c’est celle de la crise bien sur ! »... au final, on sait tous depuis le début que le contribuable payera évidemment... Parallement, les impots fonciers, taxes d’habitation flambent, mais pour cela, ca fait longtemps que le gouvernement a annoncé que cétait pas à cause de lui.... non non ! l’etat ne se déchargerait surtout pas sur les collectivités... mais c’est bien ces dernières qui sont trop couteuses et qu’il faut donc réformer... Reste l’impot sur le revenu, et la, il est l’heure pour le gouvernement est de s’attacher à surtout ne pas voir sa responsabilité engager dans les hausses à venir... Et puis, si d’ici les prochaines élections, les impots n’ont pas augmenté, ils seront le cadeau de bienvenue pour le prochain gouvernement à ce moment la... qui sera très vite impopulaire finalement car on aura bien vite oublié qui étaient ceux qui ont dépensé sans compter...

  • morova
    • Posté à 16h35 le 25/05/2009
    • Internaute 24254

    parti comme c’est parti dans moins de deux generations tout va crever sur la planete et surement pas dans la joie et la bonne humeur les riches les pauvres et ça sera plus dur pour les riches car ils ont plus a perdre patience ! ! ! ! ! et .... souriez demain sera pire ...

  • Airinys
    • Posté à 17h04 le 25/05/2009
    • Internaute 52467

    Bouclier fiscal ou impôt sur le revenu ?

    Il faudra bien agir sur les 2 leviers, sauf que pour l’impôt sur le revenu j’apprécierais vraiment un peu de justice et que le loyer parisien rentre en ligne de compte ... car il rentre de moins en moins en ligne de compte pour le salaire.

  • N.Ivanov
    N.Ivanov
    flamme de chambre
    • Posté à 01h32 le 26/05/2009
    • Internaute 31200
      flamme de chambre

    Le plus hallucinant dans tout cela est le point de vue des pays les plus libéraux, notamment le royaume-uni : les pays continentaux résistent mieux grâce à leur plus grande capacité d régulation, mais nous rebondirons mieux grâce à la flexibilité de notre économie.
    Ces gens encouragent indirectement aux travers qui nous ont tous menés là.
    A quand le crime vénal contre l’humanité ?
    Je ne sais pas grand chose, mais je sais que la croissance est une projection virtuelle, et que ses saints sont des illuminés.

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