Premiers cours et première question : faut-il sourire ?

Igor Rossi
Professeur certifié stagiaire
Publié le 23/09/2007 à 22h50

Le moment que j’attendais avec à la fois le plus d’impatience et le plus d’anxiété est enfin arrivé : j’ai donné mes premier cours. On ne peut pas savoir avant ce moment-là ce que c’est qu’être prof.

Bien sûr, on y pense en passant le concours, on y pense tout l’été après avoir été reçu, mais avec des références qui ne sont pas pertinentes : la fac, l’élève que l’on a été, le prof idéal que l’on voudrait être. Or la réalité est bien différente.

Faire de la discipline, un passage indispensable

D’abord, j’ai abandonné l’idée (idiote) que je serais tout de suite un prof génial. Indépendamment même de ses compétences d’enseignant, on a beau arriver avec plein de belles idées en tête, les élèves ne sont pas demandeurs de ce que l’institution veut leur apprendre. Ils font au contraire tout ce qu’ils peuvent pour retarder au maximum la mise au travail, et bien sûr ont des milliards de choses à se dire qui n’ont rien à voir avec le cours.

Dès lors faire de la discipline devient inévitable, quoi qu’on en pense : la « gestion de classe » est un préalable nécessaire à tout apprentissage. Même les classes qui semblent « faciles » au premier abord, comme la mienne, se révèlent ainsi très vite agitées si le prof n’impose pas immédiatement des règles.

On m’avait conseillé, comme à d’autres sans doute, de ne pas sourire les premières semaines. Mais moi, sûr de mon choix, j’avais décidé d’être un prof sympa d’emblée, préférant miser encore une fois sur la qualité de mes cours plutôt que sur ma sévérité pour obtenir l’attention de mes élèves. Or c’est pour le moins téméraire pour un stagiaire : ne serait-ce que la maîtrise didactique est une compétence difficile à acquérir, et il vaut mieux assurer ses arrières tant que la méthode n’est pas un minimum au point.

Donc pour l’instant j’essaye des choses, choisissant l’option qui me semble la plus pertinente pour commencer. Par exemple, je leur fais faire leurs travaux d’écriture en classe : de cette façon je peux les guider et je suis certain qu’ils ne se font pas aider. Mais le problème corollaire est que ceux qui ont fini les premiers s’ennuient très vite et perturbent le cours. Et tout se passe ainsi : je teste, ça réussit à moitié, alors j’essaye de corriger ce qui ne va pas ; et ainsi de suite. Le plus dur est sans doute de conserver face aux élèves une apparence de cohérence : on ne peut pas prévoir toutes les situations à l’avance, et improviser se révèle alors un exercice périlleux.

Instaurer des rituels à respecter au début du cours

Heureusement, il y a quand même certaines choses sur lesquelles on peut s’appuyer. Les éducateurs ont mis au point des méthodes efficaces pour contrôler une classe.

La première d’entre elles est la ritualisation des cours. Il s’agit d’instaurer un certain nombre de pratiques plus ou moins répétitives qui aident les élèves à faire la transition entre un espace de loisirs, la cour de récréation, et un espace de travail, la salle de classe. C’est par exemple la mise en rang, l’accueil des élèves au seuil de la classe...

Je crois également qu’il faut mettre les élèves au travail le plus vite possible. Ceux-ci savent en effet saisir chaque occasion de se disperser, de bavarder, ou encore de poser des dizaines de questions d’un air ingénu. Désormais, je garderai toutes les remarques annexes (questions de vie scolaire, information...) pour la fin du cours. Cela aura au moins l’avantage de retarder un peu les débordements que je n’arrive pas encore à circonscrire totalement, pour peu que cela soit possible.

De la responsabilité comme motivation

Ce qui me motive le plus au début de cette première année, hormis le plaisir d’enseigner et d’essayer de faire apprécier ma matière, c’est mon sentiment de responsabilité face aux élèves. C’est d’ailleurs le principe de mon stage, dit justement « stage en responsabilité »  : je suis leur seul professeur de français.

Cela signifie que si je rate mon année, si je ne parviens pas à instaurer un climat de travail dans la classe, si je ne leur transmets pas un certain nombre de savoirs, je leur fais rater aussi la leur. D’une certaine manière donc, je n’ai pas droit à l’échec.

Et c’est là justement que je me prends au jeu. J’ai envie que mes élèves réussissent, j’ai envie que tous progressent cette année, que les moins bons aient un niveau suffisant pour passer en cinquième, que les meilleurs exploitent toutes leurs possibilités. Si ceux qui en ont le plus besoin ne rattrapent pas leur retard maintenant, cela ne fera qu’empirer à l’avenir.

Par bonheur, une grande partie du programme de sixième est consacrée à la consolidation de compétences acquises en dernier cycle de primaire. Auxquelles s’ajoutent quand même plein de nouvelles choses à leur enseigner, mais finalement peu de temps pour le faire. Je n’ai donc plus qu’à retrousser mes manches et à faire de mon mieux : d’abord instaurer une discipline, puis les mettre au travail. Je (re)commence dès lundi.

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  • Anonyme

    Bon courage... mais essayez de sourire quand-même.

  • Humtoks
    • Posté à 23h50 le 23/09/2007
    • Internaute 14641

    sourire...
    pour faire plaisir...
    pour partager, pour montrer son contentement, son propre plaisir...

    froncer les sourcils pour montrer son mécontentement...
    sa motivation, pour occuper pleinement sa place...

    mais toujours regarder l’élève en face... dans l’oeil.

    marrant ces textes sur la rentrée des néo ou stagiaires...
    les conseils, les règles, c’est bien...
    mais rien ne vaut sa propre expérience !

    quitte à en revenir, à quelques nuances près, aux conseils reçus au départ.

  • Anonyme

    BEN Y A AUSSI LA METHODE FREINET MAIS FAUT PLUS DE COURAGE POUR METTRE EN PRATIQUE : L APPRENANT N EST PAS UN SEAU VIDE A REMPLIR ! L INSTRUCTION NATIONALE EST UN VASTE MERDIER SI LE PROF EST BON COUP DE POT POUR LES ELEVES SI IL EST NUL OU ABSENTEISTE TOUT AU LONG DE L ANNEE CATA ! ET PUIS LE « SYSTEME » EST DE PLUS EN PLUS CARCERAL : LES GOSSES PEUVENT MEME N AVOIR PAS LE DROIT D ALLER PISSER NI BOIRE ON NIE LES BESOINS FONDAMENTAUX TOUT EN DEMANDANT LE RESPECT DE L ADULTE : ILLEGITIME COMPORTEMENT ET ABUS DE POUVOIR EN TOUS GENRES. COMME LE REPETE A L ENVI UNE COPINE PROF JE LES HAIS (LES ELEVES ) MAIS HEUREUSEMENT IL Y A LES CONGES !

    • Anonyme

      Et si vous pouviez éviter de gueuler inutilement ça serait pratique !

      Si sur le clavier il y a une touche qui permet de passer du mode majuscule au mode miniscule ça n’est certainement pas pour rien ...

    • Humtoks
      • Posté à 18h31 le 24/09/2007
      • Internaute 14641

      parmi les témoignages de ceux qui vivent l’école sur le terrain, manquait la caricature !
      lorsqu’elle est intelligente, pertinente et nuancée elle fait mouche.

      pas quand elle renverse tout...

  • Glaber
    Glaber
    Enseignant
    • Posté à 08h55 le 24/09/2007
    • Expert 7732
      Enseignant

    Bonjour Igor,

    Merci pour vos billets, qui sont pleins de tendresse et de courage.

    Je suis aussi jeune prof, mais avec un peu plus d’années derrière moi.
    L’année dernière, pour la première fois, je me suis retrouvée en collège, après avoir enseigné à la fac pendant 4 ans et connu auparavant uniquement du lycée : un choc culturel sans accompagnement, pour le coup. Mes collègues m’ont fait partager leurs expériences tout au long de l’année et je me permets de retransmettre 2 choses.

    J’avais reçu le conseil « ne pas sourire, ne pas se faire aimer au début, passer pour une peau de vache, que les élèves soient impressionnés (par la crainte !) dès la première séance etc ». Soit, mais cela ne correspondait en rien à ma personnalité. J’ai néanmoins testé, persuadée de la validité de ce système qui fonctionne effectivement très bien chez certains collègues. J’en ai été mal à l’aise toute l’année. Et les classes ont été les premières à sentir l’incohérence entre le système que j’avais mis en place et ma manière d’être : ils ont vite exploité les failles. L’année n’a pas été horrible ou insupportable, dans un collège pas évident de SSDenis, mais j’ai terminé l’année épuisée.

    Pour cette rentrée, forte de mon année d’expérience ( !), j’ai compris au moins deux choses, qui pourtant ressemblent à deux portes ouvertes...

    Je peux sourire, me détendre avec les élèves dès le début de l’année, mais sans excès non plus. J’ai patiemment expliqué aux élèves lors du premier cours ce que j’attendais, en souriant, notamment en leur expliquant combien m’était désagréable le bruit des doigts qui craquent en classe (cela, aucun ne l’a oublié !). Quant au respect du silence, pour ma part je l’obtiens par 5-10 minutes de « bataille » au début de l’heure où je reprends tout, sans m’énerver mais systématiquement : ne pas se retourner, ne pas chuchoter, ne pas parler sans lever le doigt etc. Les 5-10 premières minutes de cours s’entrecoupent de « chut, Sandy taisez-vous, Dimitri retournez-vous, Keviiin ! (suivi d’un regard appuyé) etc. etc. » et j’ai découvert ensuite que le calme s’instaurait le reste de l’heure.

    D’où le second constat : il est possible, contrairement à ce que j’avais appris il y a des années en iufm et à ce que d’autres collègues ont pu me rapporter de leur pratique : on peut instaurer l’ordre en classe sans distribuer de punitions. Je pensais le contraire. Et cela libère mon esprit d’une gestion fastidieuse des punitions et des carnets. J’ai de ce fait une atmosphère bien moins tendue que l’année dernière, car je suis moins aux aguets et moins sanglée par le système de sanctions, forcément rigide, imposé. Par contre, il faut sans relache rappeler à l’ordre la moindre incartade et c’est vrai que c’est fatiguant nerveusement. Mais le plaisir en classe est bien meilleur.

    Le bémol : nous sommes à peine à la fin septembre, et j’attends tout de même de voir fin décembre dans quel état sera l’atmosphère de classe. Mais j’ai bon espoir, je suis plus assurée de ma position que l’année passée.

    Courage pour cette année. Je continuerai de lire vos billets, ils me rappellent les souvenirs de l’année dernière, iufm en moins. Et ils me font réfléchir par effet de miroir !

  • Anonyme

    c’est beau comme du cinéma français nombriliste commenté par Télérama

    • Humtoks
      • Posté à 18h36 le 24/09/2007
      • Internaute 14641

      c’est peut-être l’école vue par ceux qui la vivent de l’intérieur...
      peu de lieux pour en parler sans être pris pour un fainéant, un ss ou un soixante-huitard (et j’en passe...).

  • Anonyme

    Vous semblez bien vous débrouiller. J’aurais aimé pouvoir en dire autant. Vous vous prenez au jeu, c’est bon signe. Si je peux me permettre : ne vous interdisez pas l’échec, car l’échec est humain. En limiter les risques me paraît plus sage, et plus sûr vis-à-vis de vos élèves.
    Une question : les faites-vous travailler par petits groupes ? Cela créerait une dynamique de travail et permettrait aux plus « forts » de se sentir utiles en aidant leurs camarades, donc de ne plus s’ennuyer.
    Bon courage,

    Thomas GREDAT

    • Igor Rossi
      Igor Rossi
      Professeur certifié stagiaire
      • Posté à 18h39 le 24/09/2007
      • Expert 15529
        Professeur certifié stagiaire

      Je n’y avais pas pensé, mais mon tuteur m’en a justement parlé aujourd’hui. Puisque vous êtes tous les deux d’accord, je vais essayer. On verra si ceux qui se font aider ne le prennent pas mal.

      • Anonyme répond à Igor Rossi

        La coïncidence est peut-être heureuse, mais vous savez, je ne crois pas aux coïncidences.
        Je suis ravi que vous jugiez bon de suivre une suggestion que j’émets, de concert avec votre tuteur. Mais je me permettrai une question : qu’en pensez-vous vous-même ?
        J’ai déjà pratiqué cela dans ma (courte) carrière de maître-auxiliaire, et je le referai en tant que formateur pour adultes. J’y vois du positif, et du stimulant pour les élèves. Mais vous est-il venu à l’idée que nous pouvions être deux à nous tromper ?
        Je le laissais entendre : je n’ai pas été bon durant ma carrière de maître-aux’. Aussi je ne me permettrai qu’un conseil : tenez compte des suggestions, mais ne vous fiez qu’à vous-même.
        De tout coeur avec vous,

        T. G.

         
        • Igor Rossi
          Igor Rossi
          Professeur certifié stagiaire
          • Posté à 20h21 le 26/09/2007
          • Expert 15529
            Professeur certifié stagiaire

          Moi qui voulais vous faire plaisir ! Je sais bien qu’il ne s’agit pas de ça, que nous parlons avant tout des élèves, mais bon... Il est vrai que je me suis mal exprimé. Ce que j’en pense personnellement, c’est que je ne veux pas dresser les élèves les uns contre les autres, les bons contre les moins bons, et donner le sentiment aux seconds d’être inférieurs, d’avoir un statut différent. Autant que possible, je voudrais que tous se sentent égaux entre eux, avec seulement la figure du prof qui se détache. Ceci dit, pourquoi ne pas essayer ? Mes craintes ne sont pas fondées pour l’instant, je verrai avec mes élèves ce qu’ils en pensent. L’avantage en tout cas est que les bons se trouveront valorisés, et que les moins bons trouveront une aide à leur niveau, avec des mots qu’ils comprendront peut-être mieux que les miens. Mais comme d’habitude, aucune recette ne fonctionne avec tout le monde...

          • Anonyme répond à Igor Rossi

            C’est gentil de vouloir me faire plaisir, je suis sensible à votre attention. Je comprends vos raisons, mais je ne pense pas que vos craintes soient justifiées. Vous ne dresserez pas les élèves les uns contre les autres, et je pense que vous saurez leur faire comprendre vos objectifs.
            Pensez à eux, mais pas trop.
            Bien à vous,

            T. G.

        2 autres commentaires
  • Nicolas Bouchard
    • Posté à 15h28 le 24/09/2007
    • Internaute 2847

    Bravo pour ce compte-rendu de vos impressions.
    J’aurais juste voulu savoir ce que vous pensiez (la question s’adresse à tous les profs qui ont pris la parole ci-dessus) de la formation « théorique » qui vous a été dispensée dans les iufm, stages exclus...
    Merci de me répondre,
    Cordialement, NB.

    • Anonyme répond à Nicolas Bouchard

      L’année d’IUFM a été un réel plaisir car avec le groupe de stagiaires nous avons travaillé... Notre référent (prof de l’IUFM) était assez dur mais ses méthodes nous ont permis de progresser vite... Nombre de ses méthodes m’ont aidé à enseigner. Bien entendu quelques cours étaient pénibles en particulier ceux en amphi ou en groupe de plus de 25 stagiaires et surtout quand les formateurs n’avaient pas vu un élève depuis des années... Notre « référent » choisissait ses formateurs dans ses relations et ex-stagiaires, nous sommes plusieurs à l’en remercier...
      Je me demande ce que donne le rapprochement université / iufm...

  • Anonyme

    Bonjour à tous,

    Chacun appréciera à sa juste valeur l’ironie du Courageux anonyme de 09H08, qui ne mérite pas qu’on s’y arrête plus longtemps.

    « Vouvoyer les élèves ».« Ne pas sourire ».« S’habiller plus strictement qu’on ne le ferait spontanément »...
    Que de bêtises entendues à l’IUFM par des jeunes collègues légitimement inquiets. Cela s’appelle souffler sur le feu.
    Etre soi-même semble évidemment préférable mais ce n’est pas toujours possible : certaines personnalités s’inscrivent assez naturellement dans le type de relation qu’exige le métier alors que d’autres moins.
    Pour ma part (j’enseigne en lycée à Mantes-la-Jolie), le cocktail suivant fonctionne assez bien : assumer le fait d’incarner la règle et le faire savoir d’emblée, accrocher chacun du regard (et à plus forte raison en cas de conflit), « théâtraliser » un minimum le cours pour rattraper les attentions déclinantes, valoriser le travail et/ou les attitudes positives des élèves sans démagogie (=partir du bon sens et de l’intuition en montrant la nécessité d’affuter ses outils si l’on veut aller plus loin), éviter la langue de bois (égalité des chances ! Infaillibilité du prof ! ...), montrer qu’on aime ce qu’on fait (si tel est le cas...
    Rien que de très banal, mais que chacun doit justement doser et adapter en fonction de sa personnalité et des difficultés rencontrées. Pas de recette donc.
    Si le cinéma français nombriliste permet de partager l’expérience, d’éviter l’isolement, et de remettre ses pratiques en question sans honte, vive le cinéma français nombriliste !
    Et merci à Igor et aux autres de leurs témoignages sensibles et sincères.
    Pascal

  • sev
    sev
    • Posté à 18h56 le 24/09/2007
    • Internaute 10374

    A l’IUFM, on ne nous apprend pas ce qu’est un élève (« un apprenant »). On nous apprend à faire des cours, des leçons, à utiliser des outils...Pour le reste, on s’en remet « à l’expérience ». En clair,l’IUFM ne peut rien pour nous et c’est en pratiquant qu’on saura faire ; ça me laisse encore perplexe ! Je me souviens de mes angoisses assez paralysantes de mon année de stage et de ma première année de « vraie prof ». Comme beaucoup j’étais obsédée par l’aurorité, mon autorité ! comment je l’instaure, c’est naturel ? Il faut que je hurle dès les premiers cours ? Il faut que je m’ empeche de sourire pendant 6 mois(conseil d’un de mes profs de FAC) ? Il faut que je distribue des punitions à tour de bras ? Je veux qu’on me respecte, à tout prix ! ! ! mon égo ne supporterait pas le contraire !
    Alors j’ai tout essayé ! La prof tyrannique, celle qui n’accepte pas le moindre bruit, ou la prof qui se la joue cool, copine avec les momes...Je me rends compte qu’ils sont nombreux comme moi dans l’Education Nationale à avoir dérivé...puisqu’on ne nous apprend pas ce qu’est un enfant et comment il fonctionne...Depuis 2 ans je vais mieux ! je suis moi même : je souris le premier jour, mais je suis aussi capable de me facher ! C’est le conseil de je donne aux jeunes : ne cherchez pas à être quelqu’un d’autre car ça finit toujours en catastrophe !

  • Anonyme

    Bonjour Igor, Bonjour à tous,
    A mon humble avis d’enseignant d’histoire, rien ne vaut la pratique. Contractuel pendant 4ans avant de réussir le concours interne, je n’ai eu absolument aucune formation à l’IUFM. Tous ces conseils que tu évoques, je ne les ai jamais eu et ce n’est pas plus mal !
    Certes il faut solliciter les collègues pour des conseils (plus pour la pédago que pour autre chose), certes il faut tâtonner aux premiers cours, mais du coup, je suis naturel, je sais sourire et plaisanter avec mes élèves, me « lâcher » pour faire un cours vivant. Tout simplement car dans le même temps, les élèves ont compris les règles claires qui marquent les différents temps du cours. Cette ritualisation que tu pratiques me parait primordiale : quand toutes les règles sont nettes, on peut se permettre d’être naturel et donc de sonner vrai auprès des élèves !
    L’autorité naturelle existe : certains enseignants ont besoin de formes contraignantes pour les élèves et de jouer aux méchants, d’autres obtiennent par la modulation de la voix, voir un simple regard. A toi de trouver ce qui te correspond le mieux !
    Dans les règles que j’applique, la première est le respect. Classique sauf que j’insiste sur le respect que j’aurais pour eux ! C’est en échange de celui ci que je peux en exiger d’eux. Cette réaction peut paraitre prétentieuse et Je suis loin du prof parfait, mais pour le moment, mes élèves m’apprécient et réussissent correctement aux examens et moi je « m’éclate » dans ce boulot, sans jouer un rôle.
    Au bilan, sois toi même

  • Anonyme

    ben, on dirait que c’est prenant ce métier...
    enfin, c’est au début, parce qu’après, il y a de vieux routiers qui savent faire ça la tête dans le placard (authentique), ou en tournant avec précaution de vieilles feuilles jaunies (authentique aussi)...Qu’est-ce que j’ai pu perdre comme temps pendant mes années depuis la 6e jusqu’au bac ! Et ma fille, 40 ans après, a eu presque la même impression ! Quand laissera-t-on les gens qui en sont capables étudier presque tout seuls et à leur rythme ? Quand rendra-t-on ceux qui ont du mal à étudier capables d’apprendre presque tout seuls et à leurs rythme ? (j’ai vu mon frère en vraie école Freinet développer ses capacités d’organisation, sa curiosité, sa confiance en lui...c’était il y a 55 ans...et la pédagogie patauge toujours !) et nous en sommes encore au bon vieux cours ex cathedra ! (pourquoi pas en latin ?)
    aucun jugement personnel là-dedans ! juste une envie de bavarder à votre place, en attendant un vrai reportage live !

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