Chez Jean Matouk

Un blog sur l’économie, la finance, et quelques autres sujets d’actualité, par Jean Matouk.

Discours de Sarkozy : objectifs pertinents, mensonges fiscaux

Jean Matouk
Economiste
Publié le 24/06/2009 à 10h49

Qui peut contester qu’il faille réduire le nombre d’échelons administratifs en France ? On sait et on dit, de toutes parts, depuis longtemps, que sur nos 36 000 communes, plus de 30 000 n’ont pas les moyens de la moindre action économique et que l’échelon pertinent est l’agglomération, que dès lors, entre départements et régions, un échelon est de trop.

La proposition Balladur de les regrouper en une seule entité siégeant alternativement, est intelligente. Il est dommage qu’elle soit proposée en une période où la gauche détient 58 conseils généraux sur 94 et 21 conseils régionaux sur 22, car elle constatera évidemment que toute réforme va la léser. Il lui faudra donc beaucoup de grandeur d’âme pour ne pas pratiquer une opposition totale. Mais cet objectif général est pertinent.

Equilibrer le régime des retraites : oui

Nul ne conteste non plus qu’il faille, dès 2010, trouver la solution d’équilibre des régimes de retraite par répartition. J’ai moi-même avancé plusieurs fois qu’il faudrait pour ce faire, inévitablement allonger la durée de cotisation à 43 voire 44 années de cotisation, en plusieurs étapes, bien sûr, en tenant compte de la pénibilité.

Nicolas Sarkozy a donc eu raison de fixer cet objectif en évitant le chiffon rouge de l’âge de 67 ans pour le départ en retraite, qui n’est pas la solution pertinente. Ceux qui l’agitent, d’ailleurs, peuvent être soupçonnés de vouloir la mort de la répartition au profit de la capitalisation, dont les faillites récentes viennent pourtant de montrer l’extrême danger pour les retraités, mais qui allèche banquiers et assureurs.

« Programmer » des investissements, assurer la sécurisation des parcours professionnels : oui

On ne peut qu’approuver aussi l’idée de la vaste consultation menée par le gouvernement pour savoir où investir et combien. Non pas tant pour après la crise, que tout de suite, pour en sortir plus vite. J’ai osé, dans ces colonnes le mot de « plan incitatif ». Ne l’utilisons pas s’il fait peur mais faisons en un sans le dire !

Même approbation pour la promesse faite aux licenciés économiques de garder leurs salaires et bénéficier d’une formation pendant un an ; c’est très exactement ce que réclamaient le PS et le PC sous des formes différentes, depuis plusieurs années. Enfin, si la priorité « environnemental » affichée par les « Grenelles », et les « 600 000 emplois » restent à concrétiser, la confirmation d’intention d’une taxe carbone, pour remplacer la taxe professionnelle, si elle va au bout, est aussi pertinente.

Bref, pas grand-chose à reprocher aux propositions du discours de Versailles. Au passage, notons qu’il participe, pour partie au moins, de la « triangulation » des hommes et des idées que le Président pratique depuis 2007. Par « triangulation », entendez cette pratique, mis au point par Tony Blair et qui consiste à « piquer »des idées à l’opposition, et à la combiner avec les siennes, en débauchant éventuellement, pour des « maroquins », ou des présidences des commissions, des hommes de l’autre bord politique. Mais ne barguignons pas ! Sur ces objectifs, d’accord !

Maintenir les cadeaux fiscaux : non, trois fois non !

Là où l’opposition revient, et plus totale que jamais, c’est évidemment sur les moyens à mettre en œuvre pour financer ces objectifs. Non que l’idée d’un grand emprunt soit à rejeter. Emprunts caisse de l’énergie 1946, emprunt Pinay (1952) gagé sur l’or, emprunt Giscard (1973) gagé sur le lingot, emprunt Barre (1977) indexé sur l’ECU, emprunt Balladur (1993), la République, régulièrement, a fait appel aux Français pour financer la reconstruction ou des relances. Souvent, malheureusement, ils ont été, du fait de leurs modalités, très couteux pour le Trésor, notamment ceux liés à l’or.

C’est ainsi que l’emprunt Pinay émis à 36 francs, fut remboursé jusqu’à 1880 francs en 1981. Pour 6,5 milliards de francs empruntés, ce furent 55 milliards qui furent remboursés au titre de l« emprunt Giscard. On peut craindre aujourd’hui que l’emprunt Sarkozy, ne doive lui aussi, pour être attrayant, être très couteux. De plus la République le lancera(it) dans une période où la dette publique est déjà très élevée, puisqu’elle atteindra 80% du PIB.

Mais la théorie économique keynésienne, à laquelle notre Président, initialement admirateur des économistes ultra-libéraux anglo-saxons, s’est pragmatiquement converti à l’automne 2008, justifie un tel emprunt. Notre épargne nationale est élevée. Elle hésite beaucoup à s’investir, donc l’Etat doit la mobiliser par l’emprunt en faveur de l’intérêt général.

Mauvaise foi à tous les étages

Là où le Président, comme son ministre du Budget, sont de la plus parfaite mauvaise foi, c’est à propos des impôts. Et ils le sont à trois niveaux.

D’abord il est faux, et de mauvaise foi, de soutenir qu’augmenter les impôts aujourd’hui -revenir sur les baisses d’impôts consenties depuis 2002 et sur nombre de niches fiscales par exemple- serait pratiquer la rigueur. La moitié seulement des Français payent l’impôt sur le revenu. Seuls les plus imposés ont vu leur charge diminuer depuis sept ans. Ils épargnent ces sommes, ne les investissent que très marginalement dans l’économie -voir les études menées sur les 50 000 euros déductibles de l’impôt sur la fortune à condition qu’ils soient investis dans l’entreprise-, et ne les consomment pas. Les leur reprendre n’aurait donc aucun effet de “ rigueur ” économique. Mais du même coup, le Trésor pourrait réduire chaque année son déficit de 20 à 30 milliards d’euros.

Il est vrai que nos prélèvements obligatoires totaux, sont parmi les plus élevés de l’OCDE (43,6% du PIB 2007 - OCDE - Recettes publiques 2008), juste en dessous du Danemark (48,9), de la Suède (48,2%) et de la Belgique (44,4%). Mais, d’abord, ces dernières années, ces pays ne s’en sont pas portés plus mal.

Ensuite, si l’on détaille, ce sont nos charges sociales qui nous placent dans le peloton de tête. Du point de vue des seuls impôts (27,8%), nous sommes douzièmes sur les pays d’Europe de l’ouest et quatorzième du point de vue de l’impôt sur le revenu : 10,4% du PIB, contre Danemark 29,3%, Norvège 20,7%, Suède 18,7%, Belgique 16,9%, Italie 14,8%, Allemagne 11,3%). Nous avons donc de la marge “ concurrentielle ”.

Une crise bien utile à Nicolas Sarkozy

Au demeurant, l’impôt sur le revenu n’est pas ce qui nuit à notre compétitivité. C’est sur les charges sociales que doit porter l’effort d’économie, sur les retraites comme on l’a dit plus haut, mais aussi sur les dépenses de santé remboursées, en “ encadrant ” un peu mieux les revenus des médecins et des cliniques privés, plutôt “ clients ” de l’actuelle majorité, en limitant les frais de médicaments et en poursuivant sans faiblesse tous les abus.

Enfin, affirmer que nous rembourserons la dette sur les recettes de la reprise, est aussi de très mauvaise foi. D’autant que l’emprunt annoncé va plus encore creuser la dette. Récupérer, en 2011 ou 2012, 20 ou 30 milliards de plus sur l’impôt sur les sociétés, ramènerait le déficit à 70 milliards, c’est-à-dire encore bien trop haut pour être “ soutenable ” à moyen terme.

La rigueur, cette fois bien réelle, sera donc absolument inévitable en 2012 ou 2013, sans, bien entendu, qu’on l’ait évoquée pendant la campagne. La crise, en ce sens aussi, est utile à Nicolas Sarkozy. Elle lui permet de masquer les conséquences budgétaires de ses cadeaux fiscaux sous les effets de la crise, et de fidéliser sa clientèle électorale, pour laquelle les baisses d’impôt sur le revenu restent l’argument central.

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  • marie 75
    • Posté à 10h57 le 24/06/2009
    • Internaute 3563

    Farce et attrape tout !
    La 4ème est de retour !
    Si Versailles m’était compté .....
    Un incapable et ses godillots au pouvoir !
    Il n’y manquait que le si joli remaniement ....
    Voilà qui est fait : chaises musicales et casting ! ! ! !
    Elle n’est pas belle la viue, sous Sarko L’UMP ?

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 11h09 le 24/06/2009
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Travaillez plus ? plus longtemps ? Tous ? Et pour quoi faire ? Dans quel but ? Pour quel résultat ? pour conforter quel dominance ? Pour quel genre de société ?

    -C’est pour l’après crise !
    -Ha ben si c’est pour l’après crise, alors ..

    • morlar
      morlar répond à Numerosix
      nouvelle nuit du 4 aout
      • Posté à 05h49 le 28/06/2009
      • Internaute 40592
        nouvelle nuit du 4 aout

      Monsieur Matouk avezvous oublié que la démographie française n’est pas celle des allemands ou des japonais ? nos générations sont sauvées, la retraite par répartition aussi.
      Il suffit que la croissance revienne et les cotisations retraites reprennent le flambeaux.
      Il faut aussi arrêter les exonérations des entreprises qui ne riment à rien sinon à appauvrir le travail par rapport au capital.
      Une TVA sociale remettrait les comptes des retraites à flot.
      L’immigration est aussi une solution pour faire travailler de suite une génération de travailleurs jeunes et motivée.
      mais que veut-on ? faire mourir les français au travail ?
      Toute cette discussion sur les déficits est une escroquerie intellectuelle,il n’y a pas de déficit de la sécurité sociale ( 20 milliards sur 460 de budget ! ! !)mais un manque chronique de financement orchestré par tous les gouvernements de gauche comme de droit depuis plus de 30 ans.
      La main mise des libéraux sur tous ces gouvernements ont fait passé l’idée de solidarité au second voire au 3éme plan pour une seule idée : accroitre leurs profits.
      Arrêtons de parler pénibilté au travail pour noyer le débat des retraites afin ,comme toujours, d’opposer les français les uns contre les autres ! !
      La retraite à 60 ans est un droit ,l’allongement de la vie n’est pas un argument pour augmenter l’âge de la retraite.

  • SUP. à la demande du riverain 21.07.09
    • Posté à 11h13 le 24/06/2009
    • Internaute 83489
      ...

    Allons, Monsieur Matouk, le bouclier fiscal, qui est une mesure de Justice Sociale, ne vous en déplaise, ne représente que 300 millions d’euro de manque à gagner. Nos concitoyens riches, qui versent quand même généreusement à leurs concitoyens 50% de leurs revenus, n’ont plus le sentiment de subir un racket et sont moins tentés de haïr leur patrie et de s’expatrier !

    • Disciple ressucité
      • Posté à 11h25 le 24/06/2009
      • Internaute 71674

      C’est vrai, il faut garder nos riches. Ils s’occupent si bien des pauvres.

    • Pseudo
      Pseudo répond à SUP. à la demande du riverain 21.07.09
      Enfin libre : -)
      • Posté à 11h27 le 24/06/2009
      • Internaute 25947
        Enfin libre : -)

      « sont moins tentés de haïr leur patrie »

      L’amour de leur pays est donc une histoire d’argent ?

      • haiker
        haiker répond à Pseudo
        • Posté à 12h24 le 25/06/2009
        • Internaute 29253

        Quand on a de l’argent, tout est une histoire d’argent.

        Quelqu’un qui a un million est millionnaire.
        Quelqu’un qui a un centime est sentimental.

    • Jean Matouk
      • Posté à 12h47 le 24/06/2009
      • Internaute 1101
        Economiste

      Merci de m’avoir lu

      Je ne parle pas seulement du bouclier fiscal, mais de toutes les autres baisses d’impôts depuis 2002. Allez sur le site OCDE dans « recettes publiques ». Vous verrez la baisse de nos impôts par rapport aux autres pays depuis 1997. Je compte aussi les niches fiscales multiples, dont la Cour des comptes a dénoncé le manque dans le budget.

      Tout celà fait bien 20 ou 30 milliards €
      De plus, depuis la mise en ligne ( voyez l’article de Didier Migaud, Député Président de la Commission des finances) le déficit est évalué à 130 milliards€, donc 30 milliards de moins ne le rameneront qu’à 100, ce qui est encore moins soutenable que 70, comme dit dans ma chronique

      Enfin, sur le fond, le bouclier fiscal fabriqué au prétexte du petit propriétaire de l’Ile de ré, reste injuste dans son principe. Mais je pense qu’il faudrait que plus de 50% des français payent l’IRPP. Chaque français devrait en payer au moins, pour les plus pauvres,un ou deux € annuels.Dés liors, comme dans d’autres pays, les baises d’impôts apparaitraient moins injustes.

      Cordialement

      • tlaloc
        tlaloc répond à Jean Matouk
        Retraité
        • Posté à 12h56 le 24/06/2009
        • Internaute 47359
          Retraité

        en 2006 sous Chirac Villepin Sarkosy l’impôt sur le revenu a baissé fortement, + de 1000€ pour mon compte,je n’ai pas consommé plus, heureusement je l’ai placé en assurance vie, il aurait mieux valu à l’époque diminuer le déficit et la dette ce qu’ont fait les allemands Merkel et SPD.

      • morlar
        morlar répond à Jean Matouk
        nouvelle nuit du 4 aout
        • Posté à 05h44 le 28/06/2009
        • Internaute 40592
          nouvelle nuit du 4 aout

        Monsieur avez oublié que la démographie française n’est pas celle des allemands ou des japonais ? nos générations sont sauvées, la retraite par répartition aussi.
        Il suffit que la croissance revienne et les cotisations retraites reprennent le flambeaux.
        Il faut aussi arrêter les exonérations des entreprises qui ne riment à rien sinon à appauvrir le travail par rapport au capital.
        Une TVA sociale remettrait les comptes des retraites à flot.
        L’immigration est aussi une solution pour faire travailler de suite une génération de travailleurs jeunes et motivée.
        mais que veut-on ? faire mourir les français au travail ?
        Toute cette discussion sur les déficits est une escroquerie intellectuelle,il n’y a pas de déficit de la sécurité sociale ( 20 milliards sur 460 de budget ! ! !)mais un manque chronique de financement orchestré par tous les gouvernements de gauche comme de droit depuis plus de 30 ans.
        La main mise des libéraux sur tous ces gouvernements ont fait passé l’idée de solidarité au second voire au 3éme plan pour une seule idée : accroitre leurs profits.
        Arrêtons de parler pénibilté au travail pour noyer le débat des retraites afin ,comme toujours, d’opposer les français les uns contre les autres ! !
        La retraite à 60 ans est un droit ,l’allongement de la vie n’est pas un argument pour augmenter l’âge de la retraite.

    • kkadim
      kkadim répond à SUP. à la demande du riverain 21.07.09
      service public rhone alpes
      • Posté à 18h10 le 24/06/2009
      • Internaute 24768
        service public rhone alpes

      et d’où qu’elle vient la richesse des riches mon petit bonhomme ? si ce n’est des pauvres qui triment, au mieux, de leurs rentes plus généralement, quand ce n’est le pognon de papa en héritage.

    • Kereven
      • Posté à 22h19 le 24/06/2009
      • Internaute 29900

      Le bouclier fiscal ne les empêche nullement de se barrer, comme Johnny, Daniel Auteuil... Vous ne faites que répéter le discours ambiant, sans y réfléchir.

      • haiker
        haiker répond à Kereven
        • Posté à 12h26 le 25/06/2009
        • Internaute 29253

        Pléonasme : répéter le discours ambiant, c’est de facto ne pas y réfléchir.

    • Eliott
      • Posté à 10h21 le 25/06/2009
      • Internaute 24550

      En quoi le bouclier fiscale est une mesure de justice sociale ? C’est exactement l’inverse ! .

      ET si il représente si peu pourquoi le maintenir ? C’est vrai il faut être débile de maintenir une mesure aussi peu populaire lorsqu’elle ne rapporte rien (selon vous).

  • Coldo
    Coldo
    pas là
    • Posté à 11h20 le 24/06/2009
    • Internaute 40715
      pas là

    Attendez, que je comprenne bien... vous voulez augmenter les impots de 20 à 30 milliards d’euros ? ... Hop ! ... Comme ça... entre le dessert et le café ? ! ! !

  • ZonZon la MouChe
    ZonZon la MouChe
    ni dieu ni maître !
    • Posté à 11h35 le 24/06/2009
    • Internaute 53182
      ni dieu ni maître !

    Ouep je suis d’accord pour qu’on allonge la durée de cotisation pour la retraite. MAIS mais mais mais ... après que nos chers parlementaires aient supprimé en premier et tout de suite leur très avantageux régime de retraite.
    Ca éviterait qu’ils nous donnent des leçons peu légitimes.

    Ils peuvent cotiser double au cours des trois premiers mandats, ce qui signifie par exemple que dix ans de cotisation correspondent à 20 annuités.
    Pour sa retraite, un sénateur ou un député reçoit 1500 euros pour un mandat de 5 ans.
    L’Assemblée nationale est alimentée à 43% par les cotisations et les contributions de l’Assemblée, le reste (soit 57%) provient des subventions du contribuable

    Et hop !

    • kkadim
      kkadim répond à ZonZon la MouChe
      service public rhone alpes
      • Posté à 18h19 le 24/06/2009
      • Internaute 24768
        service public rhone alpes

      arrivant à un age mur (disons plus de 50 berges) un petit détail me préoccupe : travailler au delà de 60 ans, certes mais où, et à quel salaire : aujourd’hui je ne suis plus « rentable » et on me le fait bien sentir ; je suis suffisament agé pour appréhender les difficultés qui seront les miennes dans dix ans ( et oui j’ai vu ma mére veillir, et si elle est en pleine forme passé 70 ans, depuis longtemps elle mene une petite vie tranquille : la faire travailler le résultat serait simple : je ne lui donnerais pas une année de vie tant celà l’épuiserait ).
      alors toutes théories à la noix sur l’age de la retraite qui ne prennent pas en compte l’état de sante d’un être humain sont de la pure foutaise. et je ne bosse pas sur un chantier, ni à la chaine, non dans un bureau. juste pour réfléchir : imaginez vous à un guichet et en face de vous une personne de 70 ans ( parce 42 ans de cotisations pleines ça nous améne là en tenant compte des études, des périodes de chomage, mi temps, temps partiel etc ; ; ;), je vous souhaite bien du plaisir.
      celà ne tient pas la route un minute : le but est la suppression pure et simple des retraites par répartition, et tant pis pour les dégats.

    • Oeillet rouge
      Oeillet rouge répond à ZonZon la MouChe
      rêve générale
      • Posté à 19h30 le 25/06/2009
      • Internaute 72489
        rêve générale

      @ Zonzon,

      Je ne comprends pas pourquoi lorsqu’on parle de cadeaux fiscaux aux plus riches voire des dividendes faramineux des actionnaires, on nous ressort systématiquement les émoluements des députés et sénateurs...

      Certes ces personnes ont des avantages, certes il y a sans doute des abus... Et probablement des corrections à apporter et – pour les abus - faire en premier lieu respecter la loi,

      il faut également rappeler que les émoluements des parlementaires N’ONT AUCUNE COMMUNE MESURE AVEC LES DIVIDENDES DES ACTIONNAIRES (rapport 1 sur 100, 1 sur 1000, 1 sur 1 million d’€ ? , à vous de choisir...)

      C’est pourquoi, je suis farouchement contre l’allongement de durée de cotisations pour les retraites !

      Qu’on fasse payer ceux qui en ont les moyens et que les licenciements boursiers soient interdits !

      Je vous rappelle également que même si la majorité d’entre eux n’ont absolument pas ma confiance, les parlementaires sont des élus du peuple français. Les actionnaires absolument pas !

      • Oeillet rouge
        Oeillet rouge répond à Oeillet rouge
        rêve générale
        • Posté à 10h03 le 26/06/2009
        • Internaute 72489
          rêve générale

        Parfois je doute des positions de « gauche » des lecteurs les plus assidus de Rue 89...

        Pointez la responsabilité des actionnaires - les plus gros s’entend, les autres ne sont que les dindons de la farce qui croient jouer dans la cour des grands...- les actionnaires donc qui sont les grands gagnants de l’exploitation et de la spéculation...

        et attendez...

        Eh bien non, les abstentionnistes et « révolutionnaires » du clavier de Rue 89 s’autocongratulent entre eux pour le moindre jeu de mots mais ne voient dans le pouvoir exhorbitant des actionnaires aucune malice...

        Les actionnaires ? Circulez, il n’y a rien à voir... et chut ne le racontez pas sur tous les toits, moi aussi j’ai des actions, alors ?

  • marie 75
    • Posté à 11h38 le 24/06/2009
    • Internaute 3563

    Dette publique mercredi24 juin 2009, le temps ch
    Le « grand emprunt » français ou la réponse douteuse de Sarkozy
    Sylvain Besson
    Projet risqué du président français de financer les « priorités nationales » par la dette

    Boule de neige
    allez sur le site du temps : graphique montrant l’explosion de la dette fse : 68% (étude blomberg)

    Publicité Ce mercredi, la France aura un nouveau gouvernement. Et Nicolas Sarkozy lui a déjà donné son ordre de mission : « Son premier travail sera de réfléchir à nos priorités nationales et à la mise en place d’un emprunt pour les financer. » L’équipe remaniée, dont la composition doit être révélée aujourd’hui, aura trois mois pour procéder aux consultations nécessaires et identifier les projets qui assureront « l’avenir de la France ».

    On ignore tout du montant du futur emprunt, le premier du genre depuis 1993. Mais l’idée laisse déjà perplexes les économistes. « Si l’emprunt est levé sur les marchés financiers, alors c’est quelque chose qu’on fait tous les jours », note Patrick Artus de Natixis. « S’il est levé auprès du public, il coûte plus cher, car sa distribution représente environ 2% du montant total ».

    Décision opportuniste

    Patrick Artus reconnaît que le coup est « politiquement malin » – et qu’il pourrait même redonner confiance aux Français, qui auraient le sentiment de financer l’avenir de leur pays. Mais le projet lui semble « irrationnel » : il contribuerait à augmenter l’épargne, au moment où la crise impose de la réduire pour relancer la croissance.

    Publicité
    Mais Nicolas Sarkozy n’a peut-être pas le choix. L’Etat français est étranglé financièrement et n’a plus les moyens d’investir – un constat qui était déjà vrai avant la crise. Son déficit structurel de 3,5% du PIB « ne lui laisse aucune marge de manœuvre », avertissait début juin Philippe Séguin, le président de la Cour des comptes. En temps normal, ce trou budgétaire absorbe le quart des recettes de l’Etat. Cette année, ce sera le double. Emprunter pour investir est un moyen de desserrer l’étau. « Mais il ne faut pas que ce soient des pseudo-investissements », avertit le député Charles de Courson. « Par exemple, financer le déficit de l’Education nationale sous prétexte que l’éducation est un investissement. »

    Il faudra aussi éviter les embûches qui ont gonflé le coût des précédents emprunts. Dans les années 1950, Antoine Pinay, incarnation de la rigueur financière, avait offert une exonération des droits de succession pour attirer les épargnants. L’effet d’aubaine fut massif : « Comme disaient les notaires, on mettait la grand-mère en Pinay avant de la mettre en bière », s’amuse Charles de Courson. Dans les années 1970, Valéry Giscard d’Estaing avait été piégé par la montée des taux d’intérêt, sur lesquels son emprunt était indexé. En 1993, Edouard Balladur s’était de nouveau adressé aux Français pour financer un déficit qui dépassait déjà les 6% du PIB. Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget, en avait retiré une réputation de dépensier, finançant ses baisses d’impôts par l’explosion de la dette.
    (...)

    la suite sur le temps ch

    • tlaloc
      tlaloc répond à marie 75
      Retraité
      • Posté à 12h59 le 24/06/2009
      • Internaute 47359
        Retraité

      emprunt Giscard 1973 7 milliards , 80 milliards de remboursement.

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 12h34 le 24/06/2009
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    -le chiffon rouge de la retraite à 67 ans, c’est pour faire peur, et après on signera n’importe quoi, pourvu qu’on échappe à 67 ans.

    -l’emprunt national, va faire office de mini référendum, madame la garde veut en faire un emprunt bi. (international+ national)

    - la crise joue pour sarko, mais il faut qu’il se méfie du facteur temps.
    quand les états du monde auront tellement emprunté, que cette bulle éclatera d’elle même. Avec un peu de chance elle éclatera après 2012, il passera entre les gouttes..

    • karlM
      karlM répond à pablico
      Précaire
      • Posté à 20h18 le 24/06/2009
      • Internaute 21378
        Précaire

      info ancienne et tjrs d’actualité

      1/ Sur les recettes exonérées, visées par la Cour des Comptes :
      - La taxation immédiate des stock-options, qui, selon les termes du dernier rapport constituent « bien un revenu lié au travail, donc normalement taxable », qui ont ainsi entraîné une « perte de recette de 3 milliards d’euros » (année 2005).
      Ce rapport de la Cour des Comptes précise que : les 100 premiers bénéficiaires devaient toucher chacun une plus-value de plus de 500.000 euros et les 50 premiers de plus de 10 millions d’euros.

      2/ Sur les dettes de l’Etat :
      - Apurement de ses dettes, supérieures à 10 milliards d’euros, qu’il a cumulé à l’égard de la « Sécu » en ne compensant pas systématiquement les exonérations de charges (rapport Cour des Comptes).

      3/ Sur les recettes de privatisations :
      - Transfert des sommes non versées depuis 2002 vers le fond de réserve des retraites, comme la loi le prévoyait.
      A savoir que ce fond était abondé à hauteur de 30 milliards d’euros en 2002. Il aurait dû l’être à hauteur de 300 milliards en 2007, or 3% seulement des recettes de privatisations effectuées depuis ont alimenté ce fond de réserve. (dont une partie a été perdu en bourse ! ! !)

      4/ Sur les gains détournés des bénéfices du travail, vers les profits :
      - 8,4 points de valeur ajoutée depuis 25 ans (référence INSEE), représentant pour la seule année 2006, 134 milliards d’euro, au détriment des bénéfices du travail.
      Nous demandons avec force pour des raisons de simple justice et d’égalité des citoyens devant la loi, de morale républicaine, que le régime spécial de retraite des parlementaires soit réformé, pour l’aligner sur les critères que ces derniers décident, votent et font appliquer aux autres régimes de retraites des citoyens.
      A savoir :
      1/ passage à 40 années de cotisations au lieu de 37,5 années pour les parlementaires.
      2/ abandon du scandaleux privilège de la double cotisation qui ne se justifie en aucun cas, permettant aux parlementaires de bénéficier d’une retraite à taux plein au bout de 22,5 années seulement de cotisations.

      5/ Le syndicat des impôts précise : Une entreprise est visité tous les 69 ans, d’où une fraude de 40 milliards d’euros. Les niches fiscales représentent un manque à gagner de 20 milliards d’euros. (les plus riches les utilisent aussi un rapport 2008 de l’assemblée nationale estime la perte à 73 milliards. Marianne N°592)

  • michel 13
    • Posté à 12h51 le 24/06/2009
    • Internaute 49378

    Je ne pense pas que la proposition de Balladur soit si intelligente que ça. Il veut regrouper les régions, les communes c’est à dire concentrer un peu plus de pouvoirs dans les mêmes mains et cela est inacceptable et dangereux. Déja avec le cumul des mandats une poignée d’élus (parlementaires, conseillers généraux et régionaux, maires) détient tous les pouvoirs en France, alors que ce pouvoir devrait appartenir aux électeurs qui en sont de plus en plus dépossédés. Après, il ne faut pas crier au scandale si ces électeurs ne s’intéressent plus aux élections, car d’un côté il y a la caste des élus et de l’autre il y a le « bon peuple » à qui on demande juste de venir voter, puis de retourner vaquer à ses occupations habituelles.
    Un petit oubli dans votre papier : les causes exactes du déficit de la Sécu. Ce ne sont pas celles exprimées par les pouvoirs publics ou par les médias. Allez, un petit effort pour nous dire la vérité sur ce sujet.
    Concernant le discours de Sarkozy à Versailles, vous semblez d’accord sur les propositions. Vous croyez donc encore aux discours, c’est inquiétant car les actes concrets suivent rarement les discours généreux. Dommage que le remaniement soit passé, vous auriez pu être dans le bon wagon.

    • nanouD
      nanouD répond à michel 13
      citoyenne
      • Posté à 13h04 le 24/06/2009
      • Internaute 71941
        citoyenne

      Seule réaction critique à cet article...
      Merci, vous l’avez fait pour moi.

    • kkadim
      kkadim répond à michel 13
      service public rhone alpes
      • Posté à 19h35 le 24/06/2009
      • Internaute 24768
        service public rhone alpes

      c’est dailleurs amusant cette manie de vouloir de la « proximité » et de systématiquement fermer tous les services de proximité ( bureau de poste, petits hopitaux, écoles...) et maintenant les communes jugées trop petites.
      mais nous connaissons assez bien le processus : regroupons les communes, et les « trous perdus » passeront à la trappe. tant pis pour les ploucs, n’est ce pas.
      il est évident qu’il faut revoir complétement la hiérarchie des institutions locales (donnons leur ce nom) de la commune à la région. dans mon secteur c’est un vrai casse tête : le nord isére (qui dépend de grenoble sa préfecture) est historiquement lyonnais : c’est là naturellement que nous nous tournons ; l’agglomération de lyon déborde aussi largement sur l’ain, voire la loire. bref dés qu’un projet empiéte celà multiplie les démarches, les couts, les délais....
      je ne pense pas que le probléme soit au niveau de la commune, mais dans les niveaux supérieurs. ces 36000 communes c’est une chance à conserver. c’est dans l’orchestration au niveau supérieur des ces éléments de base qu’il faut améliorer, rendre plus souple, favorisant les agencements.
      mais ici la seule approche est purement comptable : faire des économies ( dans l’immédiat, pour l’avenir...) ce qui n’augure rien de bon.

    • jyeden
      jyeden répond à michel 13
      khmer vert ( age des caverne, (...)
      • Posté à 19h57 le 24/06/2009
      • Internaute 20631
        khmer vert ( age des caverne, (...)

      vous soulevez un point
      Mitterand disait : entre les elus locaux et ceux qui se présentent sur les listes adverses ça fait presque 3 millions de Français qui sont directement impliqués dans la démocratie
      ça fait un socle 3 millions de personne

      il y a un autre point. Si les petites communes (pas toutes déficitaires) sont regroupés, qui se souciera du sort de ces communes dés lors qu’elles ne seront plus autonomes

      celles situés en région touristiques seront surexploités

      les autres.....oubliés

      et ou à votre avis seront stockés les déchets nucléaires ? dans les anciennes carrières de gypse parisiennes ?

  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 12h58 le 24/06/2009
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    si sarko est de mauvaise foi sur l’impot, vous vous l’etes sur les retraites

    rallongé la duré de cotisation jusqu’à 64ans quand on sait qu’en France les « seniors » de 58ans ne travaillent plus que pour environ 30 pour cent d’entre eux (je n’ai pas vérifié les chiffres)
    cela veut simplement dire, a moins d’assurer le plein emploi des seniors : baisser le montant des retraites

    ce qui peut etre valable pour les cadres de haut niveau mais pas du tout pour les professions dites intermédiaires qui auront cotisé tout leur vie pour juste atteindre le minimum vieillesse

    bravo M. Matouk pour vote enfumage simplificateur
    je doute que vous meme partirez avec une retraite d’environ 1000 euros par moi

    des lors, il est confortable de parler de logique financière, de financement et de sacrifice
    que prenez vous la peine d’ecrire sur rue89, vous seriez si bien dans le gouvernement sarko

    • kkadim
      kkadim répond à jyeden
      service public rhone alpes
      • Posté à 19h45 le 24/06/2009
      • Internaute 24768
        service public rhone alpes

      ne vous inquiétez pas : je la vois arriver la réforme qui sous prétexte de favoriser le « plein emploi » des séniors justifiera des subventions, des allégements, voire des éxonérations, de charges patronales.
      tout celà pour notre bien, comme de bien entendu....

      • Kereven
        Kereven répond à kkadim
        • Posté à 22h52 le 24/06/2009
        • Internaute 29900

        Mais le gouvernement demandera au Medef d’embaucher....

        ..... Et le Medef débauchera, pour rembaucher des contrats un peu plus précaires, mais au final, le peuple n’aura gagné que plus de chomeurs et de déficit (Plan balladur de 90 milliards de FF 1994, plan de relance Sarkozy 2009...)

  • marie 75
    • Posté à 15h37 le 24/06/2009
    • Internaute 3563

    (...)
    Emprunt = danger (cf mediapart)

    En clair, la France est en situation financière gravissime. Et ce sont toutes les règles financières européennes édictées au travers du traité de Maastricht, puis du Pacte de stabilité, qui sont en passe d’exploser.

    Et que fait la France ? Nul besoin d’être expert en économie pour comprendre qu’elle devrait débattre de toute urgence de la meilleure politique économique à mettre en œuvre pour contenir ces déficits tout en soutenant l’activité, pour sortir le pays de la récession. Vaste et impérieux débat : faut-il ou non recourir à l’impôt ? Et qui devra le payer, s’il ne faut pas peser sur le pouvoir d’achat des ménages ? Pourra-t-on sauver la Sécurité sociale sans envisager aussi un prélèvement complémentaire, sauf à faire le jeu des systèmes d’assurances privés ?

    En outre, il est probable que le taux de rémunération du Livret A tombe à 1% le 1er août prochain. Alors le gouvernement peut-il prendre le risque de lancer un emprunt rémunéré aux environs de 4,5%, comme le fait actuellement EDF, voire plus, au risque de mettre encore un peu plus à mal ce Livret A, dont la collecte sert à financer le logement social ?

    Vastes débats que, dans sa grande imprévoyance, Nicolas Sarkozy veut à toute force éluder. Dans le seul but, avec ce dangereux emprunt, de ne soigner que sa propre popularité et de s’en servir comme un plébiscite.

    Caricature publiée par The Independant (22/01/2009)C’est un enseignement constant de l’histoire : dans la panoplie des dispositions dont raffolent les régimes bonapartistes, le référendum occupe toujours une place de choix. En d’autres temps, Napoléon III en avait joué : dédaignant les contre-pouvoirs, ceux du Parlement tout autant que ceux de la presse, et voulant instaurer un face-à-face direct avec le peuple, il avait eu recours à cette pratique du plébiscite, très peu respectueuse des prérogatives des élus de la nation. C’est cette tradition que Nicolas Sarkozy a, en quelque sorte, choisi de prolonger, en annonçant dans un fastueux happening indigne d’une grande démocratie, qu’il allait organiser lui aussi un plébiscite. Enfin presque. Napoléon le Petit organisait des plébiscites politiques. Sarkozy le Petit, lui, va lancer un plébiscite financier.

    • kkadim
      kkadim répond à marie 75
      service public rhone alpes
      • Posté à 18h44 le 24/06/2009
      • Internaute 24768
        service public rhone alpes

      juste deux petits points : les plébiscite de ce cher napoléon était pour le moins « arrangés » (éviction des plus pauvres du vote, obligation des administration de faire la propagande pour le pouvoir (quoique ici avec les grands médias nous n’en sommes pas loin), censure de la presse...).
      quant aux référendums : vous avez tout faux : si l’ex élu de neuilly adore parader, donner des lecons à la tribune (mais sans contradicteur ), le référendum il le laisse bien de coté : car là il y a un autre contre pouvoir qu’il craint : celui du vote démocratique populaire ; souvenez vous du résultat du référendum sur l’europe et la claque reçue par toutes nos élites.
      vous avez déjà une grande différence entre les deux hommes : l’un avait du courage (c’est une chose qu’on ne peut lui enlever, malgrés pas mal d’autre défauts ), l’autre n’est courageux que lorsqu’il sait ne rien risquer.

  • marie 75
    • Posté à 16h12 le 24/06/2009
    • Internaute 3563

    A Versailles, Guaino contre Séguin
    Le président de la Cour des comptes est devenu le premier opposant à la politique économique présentée lundi par Nicolas Sarkozy à Versailles.
    | mercredi 24 juin 2009 , cf sslate.fr

     : Cela ne vous a pas échappé : le discours de Versailles du président de la République a signé la victoire complète d’Henri Guaino. La rigueur est bannie, l’emprunt est béni. Le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy a écrasé son adversaire depuis deux ans : François Fillon, le rigoriste Premier ministre qui avait déclaré sitôt en place « la France est en faillite » et qui durant toute la crise a eu le pied sur le frein. La relance française de l’automne portera la marque de Matignon : doucement ! doucement ! on anticipe principalement des dépenses prévues. Le « stimulus » français est en effet le plus faible d’Europe après l’Italie, selon le FMI : 1,5% du PIB, contre 3,7% en Allemagne et 6,3% en moyenne (chiffre qui comprend le coût des nationalisations de banques). Récemment le Premier ministre a évoqué « la sortie de crise qui s’amorce » et la nécessité de, déjà, ramener la toile.

    Henri Guaino a bondi ! Immédiatement, il est allé dire sur Europe 1 que « la crise n’est pas finie » et qu’il n’était pas question d’abandonner les efforts de relance, au contraire. Il annonçait d’ailleurs qu’une semaine plus tard, à Versailles, le président Sarkozy allait fixer la ligne.

    La ligne, c’est la sienne. Nettement, clairement, le discours de Versailles est une défaite pour le Premier ministre qui, comme dans les républiques socialistes de naguère, reste en place pour faire la politique contraire à la sienne. L’emprunt annoncé est un deuxième plan de relance et, surtout, une manière de profiter de la crise pour oublier Maastricht et dépenser pour « financer l’avenir ». Ce qu’il n’a pas été possible de faire en mai 2007, dépenser, la crise le permet : vive la crise !

    Balladur contre Séguin

    Henri Guaino savoure sa revanche. Mais comme on n’est jamais trahi que par les siens, elle va être de courte durée. Car l’amusant de toute cette politique économique zigzagante que mène le pouvoir en place, est que l’affaire se joue entre amis, et, plus amusant encore pour le balladurien qu’est Nicolas Sarkozy, entre des ralliés du clan d’en-face, celui de Philippe Séguin. La mémoire vous revient ? Suivez le fil. Deux camps se disputent au RPR sous Jacques Chirac : Balladur à droite contre Séguin à gauche (pour schématiser). Le président du parti puis de la France, Jacques Chirac, alterne perpétuellement entre l’un et l’autre (la conduite économique à brusques coups de volant est une marque de fabrique du gaullisme depuis le Général qui n’a jamais eu de conviction bien nette en cette matière subalterne).

    Henri Guaino est du clan Séguin. Personnage méditerranéen sympathique, il a, lui, tenu une position plus stable que ses camarades, celle toujours ingrate car « celle des cocus » comme disait Edgard Faure, celle du « gaullisme social ». Nègre de Jean-Marie Messier pour les interviews de Chirac dans la campagne 1988, conseiller de Philippe Séguin président de l’Assemblée puis éphémère Commissaire au Plan, il entre à la Cour des comptes et devient le principal auteur des discours du candidat, puis du président Sarkozy. Il est gaulliste plutôt souverainiste : comme Séguin, il se prononce contre le Traité de Maastricht. Il est « de gauche », genre étatiste et dépensier, son modèle de ce côté-là est Chevènement.

    François Fillon est lui aussi au départ de l’écurie Séguin. Il faisait partie des « rénovateurs » de la droite au début des années 80, peu satisfaits du « looser » Chirac. Grâce à Séguin, il entre au gouvernement en 1993. Il bascule un moment pro-Balladur en 1995 mais revient auprès de Séguin, quand celui-ci est président du RPR en 1997 avec comme secrétaire général... Nicolas Sarkozy. On s’y perd un peu, j’avoue. Mais Fillon ensuite se tiendra à la ligne « raisonnable », comme dirait Balladur.

    La gifle du père

    Au Château (l’Elysée), Henri Guaino a eu des hauts et des bas (le fameux discours de Dakar), mais finalement il a su conquérir l’oreille de Nicolas Sarkozy, celui-ci ayant, au fond, des convictions étatistes et des reflexes dépensiers.

    Versailles, le refus de la rigueur, la distinction fumeuse entre « bons » et « mauvais » déficits, une nouvelle relance, c’est du Guaino. On rit un peu au passage parce que le dit Guaino avait, ces derniers mois, poussé à ressouder l’axe franco-allemand pour rejeter les demandes d’Obama et de Strauss-Kahn réunis (vous suivez toujours ? ?) pour des plans de relance plus forts en Europe. Mais à l’impossible cohérence de pensée, nul n’est tenu, voilà notre Henri Guaino revenu sur ses bases : la dépense.

    Et paf ! Voilà que papa le gifle ! Le lendemain de Versailles, et de l’annonce à coups de tambour d’un nouveau plan « d’investissements pour l’avenir », la Cour des comptes, présidée par Philippe Séguin, publie un rapport au canon. Feu sur ce qu’on doit appeler : « l’emprunt Guaino » ! Le rapport fait état « d’accélération » de la dégradation des comptes publics depuis 2008, début de la présidence Sarkozy. Dégradation « générale » et qui touche « toutes les administrations ». Le déficit atteindra 7% du PIB cette année et la crise n’est responsable que de la moitié : sans elle, le déficit serait déjà de 3,5%, au dessus de la barrière bien connue de 3% de Maastricht (oui, ce Maastricht honni de Séguin, vous suivez encore ?). Le trou est « bien au-delà des estimations du gouvernement », avertit le rapport. Un vrai tir de barrage.

    Alors que Guaino (Sarkozy) a rejeté toute idée de relever les impôts, Séguin jette qu’ « un ajustement est obligatoire », si l’on veut éviter que le déficit parte à la dérive et « que la dette s’emballe » à 90% du PIB en 2012 et 100% en 2018, voire de 200% en 2040, ajoute Séguin. Le rapport demande des coupes sévères de dépenses (70 milliards d’euros d’ici à 2012) et, comme c’est impossible, à défaut, un relèvement des prélèvements de la sécu et des impôts. En clair, la Cour des compte demande exactement un anti-Versailles et Philippe Séguin, qui n’a rien d’un facétieux, conclut : « il va falloir payer plus pour rembourser plus ».

    Le rapport n’aura qu’une destination, rassurez-vous : la poubelle. Mais à le lire, on s’amuse bien : les gaullistes sont de sacrés cocos.

    A défaut d’être sérieux.

    Eric Le Boucher

  • RIVIERE
    • Posté à 16h57 le 24/06/2009
    • Internaute 11842

    Comme nombre de « réfléchisseurs » vous pouvez faire quelques remarques pertinents, pour autant, vous ne dites pas l’essentiel : la France a élu le pire depuis 65 ans, déjà, les lois et pratiques iniques du ministère de l’immigration et de l’identité font que la France ne peut plus prétendre à être une démocratie du XXIème Siècle. Et si au XXIème sicèle, nous ne sommes plus capables de garder notre Humanité, nous sommes condamnés ! Quant on a entendu débattre un Monsieur Stéphane Heissel avec un Brice Hortefeux n’ayant d’autres mots à la bouche que « quota », on a tout compris, je sais mon histoire. L’Histoire aurait dû nous grandir, mais à ce jour, à la tête de ce pays, c« est la mascarade, la pire de toute puisqu’ils font fi de cette histoire et de notre patrimoine culturel.

    Ensuite, sur le plan mercantile de l’économie, quand soit disant les caisses sont vides, on commence d’une part à réduire de manière drastique, les salaires et dépenses tant du Chef de l’Etat, des Ministres, des Députés, des Sénateurs (pour cela il faut avoir la grandeur d’un De Gaulle auquel ils ont l’effronterie de se référer), et ON REVIENT sur leur système de retraite. ON ABOLIT les privilèges accordés à cesdits élus quand ils quittent leur mandat (ex. voiture et chauffeur à vie). Le Chef de l’Etat n’a pas besoin n’ont plus de X avions, de X voitures et chauffeurs ni d’une armanda de CRS pour ses déplacements, etc...., lui et ses ministres n’ont pas besoin d’être sapés comme des princes et princesses – d’autant qu’ils n’ont aucune grandeur de prince et de princesse !

    Par ailleurs, s’il y a des trous dans certains budgets : la Sécu par exemple, ce n’est pas dû au fait que nous ne travaillerions pas assez, ou que nous aurions trop d’arrêts de travail ! ! : ! c’est dû au fait qu’à ce jour, au bas mot entre les chômeurs, les précaires, les totalement cassés de la vie, incapables de travailler même avec la meilleure volonté du monde, nous devons avoisiner les 8 millions de personnes qui ne COTISENT PAS. Vous rajoutez à cela LES CADEAUX aux entreprises sous forme d’exonération de charge qui durent depuis des années et des années (combien de restaurateurs utilisent ce système par le biais de l’apprentissage- souvent ils n’ont QUE des apprentis auxquels ils confient TRES SOUVENT le travail d’un salarié, c’est du travail à pas cher, et quand l’apprentissage est terminé, “ au revoir je t’ai assez vu, je ne peux te donner un poste de salarié je peux pas payer ton salaire !” , et l’affaire de la TVA à 5,5% me ferait doucement sourire, si ce n’était tellement malhonnête).

    ON rajoute : l’argent que le MEDEF détourne depuis des lustres par le biais des CCPB et de l’IUNM... et d’entres endroits dont on n’a pas connaissance, argent fruit du travail du travailleur au sens noble du terme.

    J’allais oublié “ Home ” : financé par des bénéfices faramineux du groupe de luxe, c’est pas voler le fruit du travail de tous ces salariés de l’artisanat d’art à qui aujourd’hui on ne veut même plus donner de travail ! Mais “ l’écologiste YAB fait sont petit tour de TV et préfectures ”. Mais braves gens, dormez bien, il va sauver la planète ! pendant que vous trimez, ou pire encore que vous crever de faim, lui comme les dirigeants, pète dans la soie ! C’est à vomir !

    L’allongement du temps de cotisations et de travail en tenant compte de la pénibilité : de qui vous moquez vous ? Fillon, lors de sa “réforme” en avait fait un critère principal : pourquoi ce n’est pas fait depuis le temps ? Le MEDEF refuse de se mettre autour de la table pour en discuter, quant aux syndicats, à ce sujet et sur bien d’autres, je crains hélas, qu’ils soient aussi menteurs que les politiques.

    De tout temps, ce sont toujours les plus faibles qui ont ENGRAISSE les plus “forts”. Je ne crois plus un traitre mot de ce que nos dirigeants peuvent dire, et je répète que NS est le pire que nous ayons eu depuis longtemps et l’institution de monarchie qu’il utilise fonctionne bien puisque que ceux qui l’entourent ont perdu tout sens moral et humain. Et le remaniement ministériel d’hier ne laisse rien présager de bon.

    S’il y avait une vraie opposition, c’est-à-dire, des Humains au service d’autres Humains ayant pour seul souci, la plus juste répartition des biens de cette terre, c’est la destitution de NS qui aurait été demandée depuis longtemps !

    • michel 13
      michel 13 répond à RIVIERE
      • Posté à 17h37 le 24/06/2009
      • Internaute 49378

      Dans votre propos tout est bon, et je préfère 100 fois lire un papier comme le vôtre (reflet de la réalité que nous vivons tous les jours) plutôt que l’espèce de soupe tiède que nous sert Matouk. Faut dire aussi que lui et nous ne sommes pas dans la même catégorie. Professeur de fac, banquier, il peut avoir un discours très éloigné de ce que vit le peuple et croire encore (ou faire semblant) ce que dit Sarkozy. Ce n’est pas avec de tels « penseurs » que nous arriverons à une société plus juste, plus humaine.

  • JGorban
    JGorban
    proletaire
    • Posté à 19h36 le 24/06/2009
    • Internaute 69856
      proletaire

    « Nul ne conteste non plus qu’il faille, dès 2010, trouver la solution d’équilibre des régimes de retraite par répartition. J’ai moi-même avancé plusieurs fois qu’il faudrait pour ce faire, inévitablement allonger la durée de cotisation à 43 voire 44 années de cotisation, en plusieurs étapes, bien sûr, en tenant compte de la pénibilité. “

    Nul ne conteste .... ça commence tres mal : mais bon en tant que prof avoir un ton professoral ........

    remarquez on va revenir au bon vieux temps ( pour vous prof et aussi pour tous les bac ++++ ) où les ouvriers mourraient avant de toucher leur retraites ou ne vivaient leur retraite qu’un ou deux ans : c’était tout benef pour les cadres.

    la réalité est plus simple : l’objectif c’est d’empêcher un certains nombre de toucher une retraite ( ils mourront avant ) ou c’est de toucher une misère ( car ils n’auront pas suffisamant d’annuités)

    l’avantage c’est qu’on pourra baisser les charges : hein parce que vous comprenez la compétitivité ....

    30 ans qu’on bouffe votre loghorrée libérale pour quel résultat !

    Une autre société n’est plus possible, elle est necessaire

    Juste un rappel : dans le capitalisme, le profit n’apparait que s’il y a vente , donc la consommation à outrance est inerrante au capitalisme. Consommation à outrance dont on sait où elle nous mene.

    socialisme ou barbarie

    • kkadim
      kkadim répond à JGorban
      service public rhone alpes
      • Posté à 20h02 le 24/06/2009
      • Internaute 24768
        service public rhone alpes

      il serait interessant de rappeler systématiquement l’espérance de vie des differentes catégories sociales en tête de tout article sur les retraites ;
      ainsi l’espérance de vie en bonne santé ( ça existe : celà veut dire l’espérance de vie SANS INCAPACITE MAJEURE ) est de 62 ans pour un homme et 64 pour une femme. et on parle de retraite à 67 ans....... amusant
      quant à l’espérance de vie tout court : il faut regarder ce qu’est une vie à partir de 70 ans..... là encore entre un cadre supérieur et un ouvrier ( quand ce dernier n’a pas la chance d’avoir hérité d’une maladie professionnelle non reconnue) y a pas photo.

  • affreuxjojo
    • Posté à 20h48 le 24/06/2009
    • Internaute 29421

    Mr Matouk.
    Une critique de votre article revient souvent dans les commentaires. C’est la proposition d’allonger la durée des cotisations. Et cette critique me semble fondée. Quelle est la situation actuelle de l’emploi ?
    Nous sommes actuellement et sans doute pour plusieurs années dans une période de chômage massif.
    Une proportion importante de plus de 50 ans ne retrouve plus de travail.
    Le temps partiel est imposé (surtout aux femmes d’ailleurs) à des millions de français qui préféreraient un temps plein.
    Des millions de jeunes aimeraient accéder a un véritable premier emploi (stable et à plein temps) avant la trentaine.

    Je trouve paradoxal, totalement inadapté et humainement choquant d’imposer à certains de travailler plus longtemps pendant que des millions d’autres rêvent de travailler plus et plus tôt.

    Une véritable réforme serait d’augmenter les taux de cotisations retraites à un niveau permettant de maintenir les retraites pour 40 ans de cotisations et dès 60 ans. Ces départs en retraite plus rapides correspondant à autant d’emplois créés, il serait possible de diminuer les cotisations chômage. Le coût global des prélèvements sur le travail resterait sensiblement le même. Si le compte n’y est pas, il faudrait songer à intégrer dans les calculs les coûts sociaux annexes de l’inactivité de millions de Français : stages parking sans débouchés réels et non qualifiants mais montés à la sauvette pour baisser artificiellement les chiffres du chômage, coût du RSA, coût des aides sociales de personnes ne pouvant faute de travail accéder à l’autonomie financière, coût très indirect et difficile à chiffrer mais vraisemblablement important du non-travail (délinquance, dépressions...).
    Par ailleurs nos sociétés créent de la richesse. Le problème des comptes des caisses de retraites des salariés est une des nombreuses conséquences de la captation de ces richesses créée par les détenteurs de capitaux. En dehors de la répartition actif/inactif reste posé le problème de la répartition capital/travail.
    Il me semble donc qu’il reste de très nombreuses pistes autres que celle que vous évoquez pour résoudre la question des retraites.

    • LG240
      LG240 répond à affreuxjojo
      • Posté à 01h19 le 25/06/2009
      • Internaute 23978

      Rassurez-vous : aucun de ces zozos ne pensent que les gens vont effectivement travailler jusqu’à 67 ans (ou 43 de cotisations, c’est pareil). L’idée, c’est que les gens arrêtent de travailler avant (chômage ou incapacité), donc n’aient pas toutes leurs annuités pour toucher une retraite à taux plein, donc se contentent du minimum vieillesse...et c’est ce qu’ils appellent « sauver le régime de retraite par répartition » ! Magnifique, non ?

      • Sarko...file
        Sarko...file répond à LG240
        Grossiste a l'anpe
        • Posté à 11h51 le 25/06/2009
        • Internaute 74645
          Grossiste a l'anpe

        En effet dans quelques decennies, se tuer au travail prendra tout son sens...

  • Kereven
    • Posté à 22h33 le 24/06/2009
    • Internaute 29900

    Je ne veux pas vous décevoir, mais Sarko fait tout le contraire de ce qu’il annonce et que vous saluez.

    Pour l’instant il a surtout précarisé le travail et le sacrifiant sur l’autel de la rentabilité (ce qui va à l’encontre de la sécurisation du parcours porefessionnel), asphyxié les chomeurs (ce qui rend sa proposition d’un an de salaire assez comique), saboté l’emploi des jeunes et leur formation (par la destruction progressive de l’Education nationale, de la recherche, du CNRS, des IUT, de l’université... ), attaqué le système de santé pour le détruire, dépensé inutilement le fric de l’Etat tant dans ses déplacements que dans ses cadeaux aux riches (bouclier fiscal, plan de relance, vente des biens nationnaux à vil prix...), pulverisé la culture (réforme des intermittents, baisse des subventions, loi sur le bénévolat, destruction des structures et organismes d’aides aux arts « non-rentables »...), réduit nos libertés (plus de 30 lois sur la sécurité, loi sur les cagoules, les jeunes, ...), mis au pas l’information et la justice, dégradé l’image de la france et de sa fonction et porté atteinte à la démocratie (violation du referendum).

    Alors les bonnes intentions de son discours, le brillant constat de la situation actuelle me laissent perplexe. Quant aux solutions, elles ne peuvent être que mauvaises, compte tenu de ce qui s’est déjà fait.

  • jmc06
    jmc06
    chasseur de gorille
    • Posté à 09h37 le 25/06/2009
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    l’âge de 67 ans pour le départ en retraite,

    ben vaut mieux cotiser pour une bonne assurance obsèque

    que pour une retraite avant l’heure ,au boul’vard des allongés

  • aurel93
    aurel93
    artiste lyrique ; intermittent (...)
    • Posté à 10h03 le 25/06/2009
    • Internaute 32529
      artiste lyrique ; intermittent (...)

    Ben oui ça semble évident ; il faut revenir à un niveau d’imposition qui permettait quoiqu’on veuille nous faire croire, la croissance de l’économie.

    Malheureusement on est plutôt parti pour une diminution de la taille de l’état. Il va falloir faire fort pour absorber le surcoût de la dette de crise continuer à baisser les impôts (TVA, taxe carbone) et assurer l’équilibre budgétaire.

    Je dirai même que ça dépasse l’entendement. Les sommes en jeu sont tellement gigantesques qu’il faudrait 4% de croissance pendant 10 ans pour arriver à faire baisser la dette.

    Exigeons de Woerth des engagements chiffrés ! ! !

  • YoshiL7
    • Posté à 11h54 le 25/06/2009
    • Internaute 29840

    Pour les retraites, il faut savoir aussi que l’OCDE a de son coté donné la feuille de route à suivre pour la France concernant les retraites… Voila programme que l’on va tenter de nous faire passer en 2010 :

    « Faire machine arrière dans les réformes ou s’appuyer uniquement sur les régimes de retraites publiques par répartition, serait un pas dans la mauvaise direction. (…) La crise économique et financière a détourné l’attention des questions liées au vieillissement démographique auquel sont confrontés les systèmes de retraite. Mais ces questions n’ont pas disparu pour autant et elles devront être résolues rapidement. Cependant, pour empêcher tout retour en arrière, il faudra rétablir la confiance dans l’épargne-retraite privée. »

  • Taranis
    Taranis
    Enseignant
    • Posté à 12h14 le 25/06/2009
    • Expert 57174
      Enseignant

    Pourquoi un emprunt ?
    Parce que l’Etat français éprouve des difficultés à lever des fonds sur les marchés ? certainement pas . Cette opération s’effectue en permanence sans soulever la moindre difficulté.
    Alors pourquoi ?
    L’opération est politique . Tout comme on vote avec ses pieds, on peut inciter le citoyen à voter avec son carnet de chèques et toute acquisition d’obligation sera comptabilisée comme une adhésion à la politique sarkosiste....
    Une bonne affaire ? Pour qui ?
    L’emprunt sera un succès n’en doutons pas . Comment ? Il suffira de consentir des conditions avantageuses pour l’épargnant . Gageons que l’emprunt sera lancé à des conditions plus avantageuses que les conditions habituelles du marché pour un emprunt de l’Etat français. La réussite politique est à ce prix.
    Qui paiera la différence ? Le contribuable bien sur ! Tous les contribuables ? Non ! Il ne vous a pas échappé que certains échappent à l’impôt du fait du bouclier fiscal.
    Donc le bilan est simple : un emprunt couteux pour les finances de l’Etat , avantageux politiquement pour le pouvoir (d’autant plus que dans le désert de l’opposition aucune voix ne s’est élevée pour le dénoncer) qui enrichira les citoyens les plus aisés et payés par les citoyens les plus modestes.

  • expat
    • Posté à 14h28 le 25/06/2009
    • Internaute 25627

    J’ai toujours de la peine a comprendre en quoi allonger la duree de cotisation jusqu’a 44-50 ans pourrait avoir la moindre utilite, a part appauvrir beaucoup de monde. En effet en France les plus de 54 ans sont souvent au chomage donc c’est les autres travailleurs qui financent ce genre d’operation au lieu de la societe dans son ensemble.
    Deuxiemement si certains commencent a travailler a 16ans ils seraient normal qu’ils puissent partir une fois les 40+ annees de travail faites, pourquoi devraient-ils travailler plus longtemps ?
    Le travail est une necessite par pour nous, mais pour que la societe puisse fonctionner, pourquoi ne pas reconnaitre a ceux qui ont des travaux penibles de travailler moins et moins longtemps ?
    Plus loin pourquoi ne pas laisser plus de gens faire des etudes (le savoir n’est jamais perdu) et exercer des professions comme medecin, dentiste, etc... On les paierait moins mais leur profession se regie de la meme maniere que les les pompiers et autres personnes dont l’activites est necessaires a toute heures du jour et de la nuit.
    Pourquoi ne pas avoir plus d’enseignants pour les enfants ? Est–ce que toutes ses choses qui creent de l’activite utiles ne devraient pas etre encouragee plutot que la multiplication des banquiers, traders, et autres ?
    Pourquoi ne pas finalement reprendre l’argent et les proprietes de taille excessives de certains pour les redistribuer, la plupart n’ont eu qu’a naitre.
    Si Liliane Bettencourt peut distribuer 1 miliard d’euros a une seule personne, pourquoi ne pas mettre cet argent dans des choses plus utiles comme payer la dette de l’etat, les instituteurs, etc...
    si Monsieur Sarkozy a besoin (tout frais payes) de toucher 20 000 euros par mois, pourquoi avons-nous (et nos familles) besoin du dizieme de cette somme pour nous loger, nous nourrir, vetir et pour nos loisirs, il peut certainement reverser 18 000 euros a l’etat qui en a plus besoin que lui, c’est vrai aussi pour les ministres !
    L’argent et le travail sont la, ils suffit de vouloir les partager au lieu de trouver que certains doivent en avoir plus que d’autres !

    • morlar
      morlar répond à expat
      nouvelle nuit du 4 aout
      • Posté à 05h52 le 28/06/2009
      • Internaute 40592
        nouvelle nuit du 4 aout

      Monsieur avez oublié que la démographie française n’est pas celle des allemands ou des japonais ? nos générations sont sauvées, la retraite par répartition aussi.
      Il suffit que la croissance revienne et les cotisations retraites reprennent le flambeaux.
      Il faut aussi arrêter les exonérations des entreprises qui ne riment à rien sinon à appauvrir le travail par rapport au capital.
      Une TVA sociale remettrait les comptes des retraites à flot.
      L’immigration est aussi une solution pour faire travailler de suite une génération de travailleurs jeunes et motivée.
      mais que veut-on ? faire mourir les français au travail ?
      Toute cette discussion sur les déficits est une escroquerie intellectuelle,il n’y a pas de déficit de la sécurité sociale ( 20 milliards sur 460 de budget ! ! !)mais un manque chronique de financement orchestré par tous les gouvernements de gauche comme de droit depuis plus de 30 ans.
      La main mise des libéraux sur tous ces gouvernements ont fait passé l’idée de solidarité au second voire au 3éme plan pour une seule idée : accroitre leurs profits.
      Arrêtons de parler pénibilté au travail pour noyer le débat des retraites afin ,comme toujours, d’opposer les français les uns contre les autres ! !
      La retraite à 60 ans est un droit ,l’allongement de la vie n’est pas un argument pour augmenter l’âge de la retraite.

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 06h41 le 26/06/2009
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Franchement, vous ne pensez pas que vous pouvez lui faire confiance ?

  • morlar
    morlar
    nouvelle nuit du 4 aout
    • Posté à 05h51 le 28/06/2009
    • Internaute 40592
      nouvelle nuit du 4 aout

    M. Matouk a été banquier....cela explique tout alors ,encore un liberal de gauche ?

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