Europe, terre d'innovation

Le groupe Desir est un collectif réunissant chercheurs du public et du privé, consultants spécialisés sur les questions d'innovation, hauts fonctionnaires ayant l'expérience de la conception et de la mise en œuvre de politiques publiques, acteurs du financement de la R&D ou encore spécialistes du lien entre science, société et opinion publique. Interprètes diplômés ès langue de bois de notre système public de recherche, ils poussent parfois des coups de gueule. Incurables optimistes, ils pensent que des points de vue synthétiques et novateurs sur le lien entre universités, entreprises et secteur public, ainsi qu'un environnement favorable à la créativité individuelle peuvent contribuer à la (re)construction de l'Europe comme terre d'innovation.

Croissance verte : vers un monde sans déchets ?

Emilie Delouvrier et Julien Dossier
journaliste et fondateur de Quattrolibri
Publié le 28/06/2009 à 08h25


Un enfant joue sur une décharge de New Dehli (Buddhika Weerasinghe/Reuters).

1% seulement des matières produites et transformées sont encore en usage dans les six mois qui suivent leur vente, en Amérique du Nord, soit un taux de déchet de 99%. Le chiffre, avancé par Paul Hawken, Amory et Hunter Lovins dans « Natural Capitalism », est effrayant et renvoie aux images apocalyptiques de la montagne d’ordures d’Aterro de Gramacho à Rio -la plus grande décharge d’Amérique Latine- qui menace de s’effondrer.

Dans son film d’animation ludique et pédagogique, « The Story of Stuff » (« L’Histoire des choses »), la militante écolo américaine Annie Leonard dénonce l’absurdité de notre chaîne de production et de consommation qui conduit à surexploiter les ressources naturelles de la planète pour les envoyer presque aussitôt à la poubelle ! Au passage des tonnes de pollution sont produites...

Même le recyclage a ses limites

Le recyclage est indispensable mais il ne suffit pas : il a ses limites, dans la mesure où l’objet qu’on recycle n’est pas conçu pour être transformé. L’exemple du papier recyclé est instructif. En partant d’une fibre de cellulose « vierge », tirée du bois, on peut espérer sept cycles de recyclage avant que la fibre ne devienne si cassante qu’on ne puisse plus rien en faire. Et chaque étape de recyclage pose la question du traitement des résidus toxiques, chlore et encres. Au livre en papier recyclé, on peut opposer le « durabook » (livre durable) fait à partir d’un polymère entièrement réutilisable, sans perte de ses propriétés.

Le « durabook » est un objet durable : il n’a pas vocation à être jeté. Le « duraordinateur » reste encore à inventer. L’écodesign -qui conçoit des objets faits pour être réparés, recyclés, transformés- est en pleine expansion. Faut-il en conclure à l’avènement imminent d’un monde sans déchets ? Pas totalement mais les tenants de la croissance verte nous invitent à repenser entièrement nos modes de production et de consommation, selon deux axes. D’une part, il faut concevoir des objets destinés à avoir plusieurs vies. D’autre part, il faut valoriser les déchets, inévitables dans le processus de production.

A chaque lieu ses solutions. Dans les fermes-écoles Songhaï au Bénin, les déjections animales, les déchets végétaux et les eaux usées (douches, toilettes) servent à produire du biogaz -du méthane- qui alimente les cuisines en énergie. Dans son restaurant londonien, le chef anglais Arthur Potts Dawson utilise les épluchures pour faire du compost qui fertilise le potager adjacent. Une évidence, certes, mais Potts Dawson propose aussi de réutiliser de l’huile de friture comme combustible dans les taxis qui raccompagneront les clients chez eux.

Il s’agit de s’orienter vers le ré-emploi, la transformation d’objets et de ressources renouvelées, autour de circuits courts, de réparations et de réseaux sociaux plus denses et plus solidaires. La croissance verte suppose de revenir à des productions locales, limitant le coût financier et l’impact environnemental du transport. Chaque produit est alors défini en fonction des ressources et possibilités locales. Par exemple, on peut fabriquer du liquide vaisselle à base de sauge, cultivée sur des friches industrielles en proche banlieue parisienne, en créant au passage des filières d’emplois d’insertion.

Loin d’être une utopie, la croissance verte est un véritable défi en termes d’innovation et de créativité.

Photo : un enfant joue sur une décharge de New Dehli (Buddhika Weerasinghe/Reuters).

  • 17522 visites
  • 124 réactions
Vous devez être connecté pour pouvoir commenter : ou créez un compte
  • Di
    Di
    • Posté à 08h43 le 28/06/2009
    • Internaute 8231

    « on peut fabriquer du liquide vaisselle à base de sauge »

    Et comme dit le dicton : si la femme savait ce que la sauge fait à l’homme elle en planterait de Paris jusqu’à Rome. ; -)

    Aussi, nos grands-parents achetaient le lait, les boissons gazeuses etc., dans des bouteilles consignées, qui étaient ensuite stérilisées et servaient indéfiniment. Tellement de choses pourraient être vendues au kilo ou au litre dans des conteneurs consignés. Tout ce packaging, y en a vraiment marre - ça nous fait trop de poubelles.

    • ZonZon la MouChe
      ZonZon la MouChe répond à Di
      ni dieu ni maître !
      • Posté à 09h20 le 28/06/2009
      • Internaute 53182
        ni dieu ni maître !

      Bonjour Di
      Un doute m’habite (et ça me rend dubitative)
      mouarf.

      En ville où le loyer des petites boutiques est élevé, je ne sais pas si un petit commerçant voudra consacrer des m2 juste pour stocker les bouteilles vides consignées. Dans les grandes surfaces, le directeur objectera le coût de la maintenance lié à la dé-consignation.

      Ecologique ? Je ne sais pas car il faut utiliser des produits chimiques pour retirer les étiquettes de papier, solidement collées à la bouteille. Par ailleurs il faut penser aussi à la pollution au CO2 liée au transport des bouteilles vers le centre de lavage

      Bref, transporter, laver les bouteilles consignées et leur recoller des étiquettes est aussi polluant que d’utiliser du verre recyclé en vrac.

      Quant au verre pollué en vrac, il y a un problème lié à la valeur du verre. Pour fabriquer du verre, on utilise de la silice (trouvée dans le sable). Donc il ne coûte pas cher. Si le verre recyclé ou consigné coûte plus cher que du verre fabriqué, je vous laisse imaginer la conclusion que beaucoup en retireront.

      • Di
        Di répond à ZonZon la MouChe
        • Posté à 09h59 le 28/06/2009
        • Internaute 8231

        Pour fabriquer du verre, il faut faire monter la température très haut - c’est pas top non plus, beaucoup d’énergie utilisée. Ça pollue aussi, en dégageant des gaz nocifs pendant la fonte. Autant le fabriquer une fois pour toutes.

        Lien

        Il faut pas coller des étiquettes sur les bouteilles, les étiquettes peuvent être simplement sur les bouchons. Regardez les anciennes bouteilles de coca, par exemple, la marque était moulée dans le verre, il n’y avait aucune étiquette. Tout ce packaging moderne, c’est juste pour attirer l’oeil et ça coûte cher - nous le payons avec le produit et nous le jetons aussitôt.

        Demandez à votre grand-mère, vous verrez, à son époque les enfants allaient gaiement se faire leur argent de poche chaque semaine en rendant les consignes - parfois pour leurs voisins aussi. Si le petit commerçant du coin ne pouvait pas stocker les consignes, il les reprenait un jour par semaine par exemple, le jour où le camion venait le débarrasser. C’est juste une question d’organisation. La Terre le vaut bien, hein ? ; -)

        PS : et tout ce verre cassé que nous mettons dans les poubelles à verre, faut bien un camion pour venir le prendre, aussi, non ?

         
        • ZonZon la MouChe
          ZonZon la MouChe répond à Di
          ni dieu ni maître !
          • Posté à 13h19 le 28/06/2009
          • Internaute 53182
            ni dieu ni maître !

          Pas besoin de demander à ma grand-mère : j’allais moi même chercher le lait à la ferme (en ville oui il y avait des petites fermes au carré à l’époque) avec deux pots à lait tous les matins à pieds (avant 7H) en chouinant, puis je surveillais le lait sur le feu puisqu’il fallait le faire bouillir (depuis je déteste l’odeur de lait).

          Et je me tapais les consignes vides à rendre à la boutique du coin. A pieds. Non je n’y allais pas gaiement ! Et les voisins pouvaient toujours se gratter pour que je porte les leurs en plus des miennes.

          Quant à l’argent de poche, faut pas rêver : l’argent des consignes allait dans le porte-monnaie de mes parents, pas dans ma poche ...

          Ceci dit je suis contre les emballages à rallonge (pot plus carton plus plastique) mais pour le verre bof (j’habite au dernier étage sans ascenseur et ça pèse)

          Et les habits et sous-vêtements qui passaient de l’ainé jusqu’au petit dernier, quand ils ne venaient pas des parents, voire des grands-parents eux mêmes parce que i-nu-sa-bles ... Et les chaussettes reprisées ... Non décidément non, plus jamais !

        1 autres commentaires
      • InitiativeDharman
        InitiativeDharman répond à ZonZon la MouChe
        Berger dans les nuages
        • Posté à 17h54 le 28/06/2009
        • Internaute 56651
          Berger dans les nuages

        Rabat-joie !

         
        • kawouede
          • Posté à 20h54 le 28/06/2009
          • Internaute 27995

          Le plus rabat-joie c’est de se dire que même si on trie, dans certaines agglomérations comme l’Ile-de-France (Paris + banlieues à quelques exceptions près) seuls 15% des déchets sont recyclés, autrement dit le reste est porté directement aux dizaines d’incinérateurs que les collectivités territoriales ont fait construire et qu’il faut bien utiliser.

          Conclusion : la solution est collective à deux titres 1) réduction des déchets à la source (pression sur les producteurs) 2) choix politique d’amplifier le recyclage effectif des déchets.

          Rendez-vous aux régionales de 2010 pour faire gagner une gestion plus écologique de nos ressources et de nos déchets...

        1 autres commentaires
    • christobal0094
      christobal0094 répond à Di
      citoyen du monde
      • Posté à 11h26 le 28/06/2009
      • Internaute 77671
        citoyen du monde

      vous avez bien raison.
      et l’article est fort bien fait.

      les principes du traitement des ordures menageres doivent etre guides par :
      - reduire c’est le principal sujet de l’article
      - re-utiliser idem
      - recuperer ca concerne tout materiaux qui retravaille pourra a nouveaux servir comme matiere premiere. Generalement on accepte que la transformation en electricite est une recuperation d’energie.
      - recycler, a ce titre verre si non melange, papiers avec une forte proportion de fibre neuves, tissus ( une des plus vieilles recuperation) et plastiques recyclables mais rarement pour le meme usage.

      Les USA enfouissent ( landfills) les Francais incinerent, les pays pauvres entassent.

      Environ 5 millions de tonnes d’ordures menageres sont jetees chaque jour dans le monde.

      • valdere
        valdere répond à christobal0094
        • Posté à 19h43 le 28/06/2009
        • Internaute 84059

        En france, on recycle (environ 25%), on enfouit dans des Centres d’enfouissement Techniques et on incinère.

        A titre de comparaison les pays-bas recyclent à plus de 60%

        Les CET sont une catastrophe pour notre environnement, les nappes phréatiques, l’agriculture...

         
        • christobal0094
          christobal0094 répond à valdere
          citoyen du monde
          • Posté à 20h09 le 28/06/2009
          • Internaute 77671
            citoyen du monde

          petite precision :

          en france avec le tri selectif ( pleonasme connu) les citoyens recuperent gratuitement verres, papiers et plastiques.
          que Veolia revend en Asie , Chine principalement :
          - 250 USD la tonne de bouteilles plastiques en balle de 250 kgs, environ 5000 bouteilles.
          - 160 USD la tonne de vieux papiers non souilles.

          d’apres la Mairie de Paris sur les zilions de tonnes incinerees la recuperation en electricite est 5 % + eau chaude.

          veolia et consorts vous remercient de votre participation.

          • valdere
            valdere répond à christobal0094
            • Posté à 21h47 le 28/06/2009
            • Internaute 84059

            Jusqu’au 18 juillet, sur toute l’Ile-de-France, une enquête publique sur le Plan Régional d’Elimination des Déchets Ménagers et Assimilés (PREDMA).
            C’est le moment pour nous de prendre notre plume et de donner notre avis.
            Plus d’infos sur le site Lien
            A savoir également que la part des déchets ménagers représentaient en 2004 4% des déchets ; à comparer avec :

            BTP : 40%
            Déchets entreprises : 10%
            Agriculture et syviculture : 43%

            Bonne soirée

        2 autres commentaires
    • Sarko...file
      Sarko...file répond à Di
      Grossiste a l'anpe
      • Posté à 10h31 le 29/06/2009
      • Internaute 74645
        Grossiste a l'anpe

      Tout a fait, surtout que c’est relativement simple a mettre en place. Je vois aux Pays-bas, des qu’ont achete des boissons en bouteilles plastiques ou verres, on paye une consigne en plus, 0,15e pour le plastique et 0,10 pour le verre, et puis quand on retourne faire ses courses au supermarche, on vient avec ses bouteille vide, hop on met les bouteilles dans une sorte de machine qui les scan et vous donne un avoir, c’est tellement simple !

      Ce qui est formidable c’est qu’on en arrive a aller chercher ses bouteilles de bieres vides chez les potes pour « completer son panier » !

  • Weatherboy
    Weatherboy
    v2=notes articles en moins...
    • Posté à 10h14 le 28/06/2009
    • Internaute 38063
      v2=notes articles en moins...

    Voilà un cas d’école qui permet d’expliquer à quel point pour nos amis « écologistes », il suffit d’un petit coup de peinture sur tous les concepts capitalistes nous seulement pour les réinjecter et les recycler, mais mieux, pour en faire là une solution d’ « avenir ».

    « Par exemple, on peut fabriquer du liquide vaisselle à base de sauge, cultivée sur des friches industrielles en proche banlieue parisienne, en créant au passage des filières d’emplois d’insertion. »

    Dis de façon plus claire, en se proposant de faire perdurer le même système d’exploitation économique à la seule condition qu’il se vante de « protéger » l’environnement, on aboutit donc à une solution tout à fait acceptable.
    Rien sur la remise en cause du terme de « croissance » lui-même (depuis longtemps démonté par des gens comme Galbraith et Baudrillard de puis 40 ans comme étant fonction de l’ INEGALITE), rien sur la remise en cause du terme environnement (au dépend du terme Nature), rien sur les raisons qui poussent à produire tout un tas de marchandises complètement inutiles dont on se propose simplement de réformer la façon de les produire, rien sur le salariat, rien sur la finance et surtout absolument rien sur l’analyse du phénomène de pauvreté en général et de précarité, qui n’existe pour la seule raison que puisse exister des « riches ».
    Et que ceux-là, soient vert ou non, cela n’y changera strictement, rien.

    Vraiment j’admire la propension de nos écologistes à promouvoir ce monde idéal où l’on passerait devant les sans-abris en bicyclette pour aller produire son liquide vaiselle bio, tout en renvoyant les immigrés chez eux aller construire leurs héoliennes.
    A quand les produits Bio de L’Oréal soutenus par les chars de Dassault respectueux de l’environnement ?

    La bourgeoisie a définitivement trouvé ses nouveaux mythes, la nouvelle forme de sa propagande, et peut-être bientôt ses nouveaux prédicateurs.

    • karlM
      karlM répond à Weatherboy
      Précaire
      • Posté à 10h40 le 28/06/2009
      • Internaute 21378
        Précaire

      le bien-être de l’ humain doit guider nos choix, exemple du fachisme vert :
      l’europe subventionne le maintient de poumons verts (piège a co2) en Afrique pour l’on continu à rouler on vire des tribus de leur environnement séculaire.

      • a déménagé le 10 décembre
        a déménagé le 10 décembre répond à karlM
         ? ? ?
        • Posté à 11h44 le 28/06/2009
        • Internaute 42623
           ? ? ?

        comment subventionne t elle les poumons verts ? et le maintien de forêts n’est il pas justement l’inverse de « virer des tribus de leur environnement séculaire » par l’exploitation forestière non réglementée ?

         
        • ysengrimus
          • Posté à 12h55 le 28/06/2009
          • Internaute 12674

          L’écologie à grand déploiement mégalo, j’ai toujours eu mes doutes...

          Lien

          Ici, par exemple, l’objectif néo-colonial caché est patent.
          Paul Laurendeau

        1 autres commentaires
    • christobal0094
      christobal0094 répond à Weatherboy
      citoyen du monde
      • Posté à 11h11 le 28/06/2009
      • Internaute 77671
        citoyen du monde

      contrairement au grand reve d’un monde anti-capitaliste pour des lendemains qui chantent, l’ecologie propose aujourd’hui des changements acceptables et etayes par de solides etudes.

      - changement des habitudes de consomation
      - ca veut dire creation de produits durables, reparables, recyclables.
      - ca implique changement des methodes de production
      - ca aboutira aussi a un changement des methodes de distribution : des usines a vendre les produits de l’agro-industriel a des circuits directs de proximite.
      - ca permettra a ceux qui ne veulent pas/plus etre exploites et aussi a ceux dont personne ne veut de creer leur propre activite economique : fringues, savon, meubles, etc...

      pour faire simple l’ecologie analyse le futur et essaie d’une part d’enrayer les degats, d’autre part de batir une societe alternative.

      vous etes trop jeune pour rever aux splendeurs revolutionnaires passees et trop avide de lecture pour rester un integriste.

      amicalement

      • siegfried
        • Posté à 11h36 le 28/06/2009
        • Internaute 28908

        c’est bien joli ce que vous nous racontez en réponse à Weatherboy que vous taclez un peu au passage, mais pour que ce que vous décrivez devienne réel, l’anticapitalisme est une condition sine qua non.

        faire en sorte que l’industrie fabrique des produits réparables, quand bien même au jour d’aujourd’hui elle fabrique des produits qui ne le sont pas, et ce sciemment (à moins de payer plus cher le service après vente qu’une nouvelle machine), comment vous comptez vous y prendre ?

        vos idées, toutes celles énoncées dans votre post, sans l’appui de ces anticapitalistes que vous dénigrez, ne pourront pas devenir opérationnelles.

        un sparadrap sur un arbre.

        EDIT/ Biofredo, vous le dites mieux que moi :) : pas d’écologie sans sortir du capitalisme.

         
        • christobal0094
          christobal0094 répond à siegfried
          citoyen du monde
          • Posté à 12h20 le 28/06/2009
          • Internaute 77671
            citoyen du monde

          je tacle un peu, mais en chaussettes.

          si vous posez comme condition la fin du capitalisme, pour penser au sort de la planete (air, sols,eau, etc...) on va attendre longtemps.

          si vous pensez que le changement vers le respect de l’environment induira ces nouveaux modes dont je parle il s’agira d’une fantastique revolution industrielle et mondiale.

          par exemple le transport par containers du produit pas cher vers le acheter cher ( de 1 euro la casquette Nike au SL a 25 en boutique) ne sera plus acceptable.
          et avec le pic de production du petrole probablement pas rentable.
          Fin du marche global.

          par exemple les banlieues source d’une nouvelle culture, pourraient devenir des lieux de creation et production rien que pour eux.

          dans ce genre de bouleversements a venir vous pourrez creer et produire en cooperative, co-gestion, partager travail et ressources et echapper a la loi du capital.

          c’est un leger souffle de Proudhon pour remettre l’Etat a sa place et l’individu au centre.

          • siegfried
            • Posté à 14h29 le 28/06/2009
            • Internaute 28908

            pour être honnête, vos propos me font l’effet d’un joli dépliant publicitaire.

            vous parlez de coopératives, de co-gestion, d’échapper à la loi du capital .... mais vous dénigrez les positions anti-capitalistes, votre discours ne me paraît pas très cohérent.

            ( à tâcler en chaussettes, vous allez vous faire mal, surtout que je vous y reprends un peu plus bas, attention )

            je crains qu’avec vos propositions, et votre position, conserver le capitalisme (= recherche du profit, importance du capital, spéculation ..... ) on attende longtemps ....

            ceci étant, moi qui ne lis jamais les prospectus, j’ai pris la peine de lire le vôtre :)

            • christobal0094
              christobal0094 répond à siegfried
              citoyen du monde
              • Posté à 14h59 le 28/06/2009
              • Internaute 77671
                citoyen du monde

              Attention ?

              a ne pas denigrer les positions anti-capitalistes ?
              je ne pense pas les denigrer, j’ai tendance a les ignorer.

              sur, j’ai l’impression d’avoir a dialoguer avec un club de congratulation reciproque.

              desole je ne peux pas prendre au serieux le NPA.
              c’est aussi desuet pour moi que le catalogue Manu-France.

              mais si il y a quelque chose de nouveau je suis tout a fait ouvert a l’information.

        3 autres commentaires
      • JGorban
        JGorban répond à christobal0094
        proletaire
        • Posté à 12h06 le 28/06/2009
        • Internaute 69856
          proletaire

        c’est de l’écologisme pour autruche ; vous savez la tête dans le sable.

        le capitalisme est un système économique qui produit des PROFITS et rien d’autre : la preuve les maladies endémiques du sud n’interessent pas les multinationales pharmaceutiques.

        Donc qui dit profit dit acte d’achat : tant que le capitaliste n’a pas vendu sa camelote il n’a pas récupéré son profit.

        en clair développement durable, croissance verte, .... c’est de l’habillage de marketing pour continuer à soutenir l’acte d’achat.

        des améliorations il va y en avoir car certaines idées sont profitables mais le pire est devant nous : un écologisme fascisant car les nantis ne voudront jamais changer leur style de vie .....

         
        • christobal0094
          christobal0094 répond à JGorban
          citoyen du monde
          • Posté à 12h27 le 28/06/2009
          • Internaute 77671
            citoyen du monde

          la vie doit etre tres dure pour vous.
          chaque fois que vous achetez votre paquet de nouilles ou de clopes vous donnez de l’argent a des capitalistes.

          Quelle horreur !

          et les riches et encore plus les ultra-riches vous echaperont toujours.

          et justement l’ecologie vous propose et vous proposera encore plus de sortir de ce systeme.

          a vous de voir : agir ou subir ?

        1 autres commentaires
      • kestendi
        kestendi répond à christobal0094
        sur notre Planète
        • Posté à 18h01 le 28/06/2009
        • Internaute 83251
          sur notre Planète

        Tout à fait d’accord avec vous. Il ne s’agit pas de faire la guerre des capitalistes contre les anti-capitalistes... d’autant qu’on sait déjà qui va gagner. En revanche, on peut s’arranger pour que les capitalistes utilisent des méthodes plus raisonnables pour faire du profit. Puisque leur but c’est d’engranger toujours plus d’argent, pourquoi ne pas leur proposer des alternatives afin de réduire l’impact environnemental. Tout le monde y serait gagnant.

        * A ça je vous rejoins sur l’action locale. Utiliser les ressources de proximité, manger des produits de saison, favoriser la fabrication nationale. En bref changer nos habitudes de consommation.

        * Recycler et réutiliser au maximum. Le papier pour des questions évidentes de déforestation, coût de production et de transport, le verre pour baisser la facture énergétique et aussi le volume de la décharge. Les déchets organiques doivent être collectés pour créer du compost.

        * Trier, car nous sommes cernés par les déchets électroniques, piles, téléphones portables, écrans LCD, ordinateurs… avec des durées de vie toujours plus réduite. Il ne s’agit pas de jeter ses produits jetables à la rue pour que l’éboueur s’en débarrasse à la décharge : tous ont des substances chimiques toxiques qui pollueraient les sols, des eaux et au final se retrouveraient dans notre assiette.

        Et en adoptant certaines mesures, on déplace l’activité économique, on réduit des emplois dans certains secteurs (design, marketing, transport…) pour en créer dans d’autres (entreprise de recyclage, recherche scientifique pour développer technologie, agriculture… ). Mais biensur, il s’agit avant tout d’une volonté politique et de moyens économiques pour lancer la machine.

      • Fnork
        Fnork répond à christobal0094
        |
        • Posté à 21h49 le 28/06/2009
        • Internaute 47244
          |

        Votre commentaire est risible, et basé sur des exemples posés là, devant nous, sans la trace même de la moindre référence à quoi que ce soit, la grandeur de votre cause humaniste écologique vous octroyant j’imagine les pleins pouvoirs en la matière (alors que de « solides études » nous sont promises !). Sérieusement, on dirait un discours de Guaino. L’écologie telle que vous nous la vendez est donc l’éco-capitalisme fraîchement créé par les think-thank : arrimons bien quelques bobos paumés sur le concept du « mais la fin du capitalisme, c’est la fin du monde ! » et rajoutons donc à notre système de croissance perpétuel un joli emballage bio : les riches auront les mains propres, les pauvres auront un désert, mais durable.

        Et ainsi voyons nous sous nos yeux verts ébahis des thèses proprement ahurissantes, et pourtant admises en toute bonne fois par des défenseurs de la nature qui depuis leur tour d’ivoire n’y voient pas grand chose, mais aimeraient quand même bien aider la Terre, histoire de pas léguer un désert nauséabond aux mioches.

        1 : Changement des habitudes de consommation. Je suis d’accord. Problème : nos sociétés occidentales (le mot poli pour « capitalistes ») œuvrent depuis quarante ans à changer ladite consommation, et elles le font scientifiquement, techniquement, méthodiquement (marketing-pub-tout ça). Du coup, un changement énorme a été induit de force sur le peuple, à qui on dit maintenant qu’il faut qu’il trie ses déchets, ce gros porc, parce que la Terre crame et c’est de sa faute. Perdu. La faute n’est pas de lui. Inverser des tendances de consommation qui ont été artificiellement implantées dans les cerveaux occidentaux prendra du temps, à peu près autant que pour les y mettre. Et quand bien même, ça ne changera pas la mentalité du marketeur qui est là pour créer des nouveaux besoins, ni celle de l’industriel qui est là pour faire du fric, etc.

        2 : Création de produits durables, réparables, recyclables. Cf l’article, donc, et sinon un moyen pour calmer les déchets serait de briser le cercle du toujours plus, rester à notre niveau de vie qui est plus qu’acceptable dans nos pays pour ensuite pouvoir parler de cette histoire de produits durables. Parce qu’avec toujours plus d’innovation et de progrès, on crée toujours plus de masse de déchets, mais aussi de nouveaux types de déchets, toujours plus polluants. Les 3 mètres cubes de terre pollués par une toute petite batterie Li-ion de notre portable, par exemple, pourraient ne pas exister, si à la base ce produit défiant tous les principes de précaution était resté un gentil fantasme de Star Trek.
        Aujourd’hui, la création de ces produits durables ne pourrait de plus être imposée qu’aux fabricants, qui rendent des comptes à de plus grosses multinationale, qui ne voient que l’argent et cracheront sur cette idée saugrenue et contre-productive en plaçant 140 millions d’euros de plus sur leur budget comm’ qui a plutôt intérêt à amortir les pertes en bourrant le crâne des consommateurs.

        3 Changement des méthodes de production : à fond d’accord, allez-y on vous suit. Voir paragraphes précédents.

        4 : « ça aboutira aussi a un changement des méthodes de distribution ». Et oui, dans le monde écolocapitaliste de demain, le paysan du coin vous vendra en quasi-direct votre bouffe, le berger direct votre laine pour le tricot, et le derrick du coin vous fournira votre pétrole bio, alors que votre ipod-green sera fourni par l’apple store terroir de votre canton. Soyons réalistes : ce système de circuit direct nécessiterait tout de même un certain changement dans notre modèle de consommation, a.k.a. le capitalisme.

        5 : « ca permettra a ceux qui ne veulent pas/plus etre exploites et aussi a ceux dont personne ne veut de creer leur propre activite economique “.
        Alors, d’une, je ne pense pas que quiconque sur Terre ne veuille à l’heure actuelle être exploité. De plus, c’est pas notre impact sur l’environnement qui est responsable de cette exploitation humaine en constante progression, mais... (réfléchissons...) le modèle économique, la recherche de toujours plus de profit et de confort pour nos peuples au détriment des 2/3 de la planète qui eux prennent de plus en plus cher niveau sanitaire, famine, soif, pauvreté, etc... Cette histoire de circuit direct de consommation serait effectivement pas un mal pour les populations, SI ET SEULEMENT SI on change de système, parce que là on se dirige plutôt vers un schéma du genre : certains pauvres gens occidentaux seront sauvés et intégrés au système, pour tout le reste... Ben tant pis pour eux, on va pas se mettre à sauver des africains (bêêêrk, des noirs) non plus. Z’avaient qu’à rentrer dans l’histoire aussi.
        Deuxièmement, ceux dont personne ne veut pourront donc selon vous créer leur entreprise. Mais ils le peuvent déjà, le truc c’est que sur un marché concurrentiel à outrance et mondialisé, leur boîte ne serait pas rentable avec de fortes plus-values, terme synonyme d’existence pour une entreprise de nos jours. Donc ils ne le font pas, parce qu’ils s’y ruineraient pour rien.
        Qu’est-ce qui changerait leur situation si le système économique reste le même ? ? ? Avoir une aide du gouvernement si ils sont sages et qu’ils font du bio ? Voyons, nous autres jeunes avons tout un tas d’aides pour le seul prétexte qu’est notre âge, et la situation peut pas vraiment à l’heure actuelle être décrite comme admirable.

        L’écologiste n’analyse pas le futur. Confronté au dégâts du passé, l’écologiste doit par conviction faire tout ce qui est en son pouvoir pour changer la situation le plus rapidement possible.
        Je crains qu’à l’heure actuelle, considérant tous nos gouvernement, qui ont déjà dû faire ce qu’ils pouvaient pour rester la tête dans le sable le plus longtemps possible, puis faire des ‘leurres’ (Kyoto, grenelle...), puis ne pas respecter les maigres engagements qu’ils y ont formulé... Je crains que des pays dirigés par des gens pour qui la sécurité financière de leur pays passe avant la sécurité écologique du monde ne saura jamais relever le défi auquel nous faisons face. Qui est, je le rappelle pour ceux du fond, la disparition pure et simple de la majeure partie du vivant sur Terre. Les changements doivent être brutaux, et doivent toucher non pas la seule conception de la vie que le peuple doit avoir, mais aussi les conceptions de l’économie mondialisée et de la technique en paix avec la nature.

        Pour vous paraphraser un dernier p’tit coup, je dirais que vous êtes trop vieux pour être combatif mais trop avide de lecture pour rester un ignorant béat.

        Amicalement...

        PS : je n’ai jamais voté NPA, mes choix sont plus verts, mais néanmoins beaucoup plus sociaux que chez les verts.

         
        • bozox
          bozox répond à Fnork
          • Posté à 22h25 le 28/06/2009
          • Internaute 28752

          En général, on peut arrêter la lecture d’un post quand on y voit le mot « bobo ». Dommage, on le trouve très tôt dans votre long post... Tant pis !

          • Fnork
            Fnork répond à bozox
            |
            • Posté à 00h39 le 29/06/2009
            • Internaute 47244
              |

            C’est noté. Je vois à quoi vous faites allusion, effectivement depuis quelques temps utiliser « bobo », est strictement prohibé sous peine de sanction voire de débat à rallonge sur le sens des mots.
            Cela dit j’aurais bien remplacé ça par 2-3 termes marketeux bien sentis, mais je peux plus éditer mon post, tant pis.
            Va falloir que je m’y fasse, j’ai pas trop l’habitude d’exclure des éléments de mon vocabulaire.

        • christobal0094
          christobal0094 répond à Fnork
          citoyen du monde
          • Posté à 16h57 le 29/06/2009
          • Internaute 77671
            citoyen du monde

          vous vous enfermez un peu dans un systeme de raisonnment ou rien n’est possible si l’affreuse loi du profit perdure.

          a part ca vous parphrasez gentiment tout ce que j’expose et qui est un scenario assez raisonnable pour votre avenir.

          En gros vous etes d’accord mais il faut commencer par changer le systeme economique. C’est deja ca.

          A propos de gens desirant etre exploites.
          Excusez un peu de cynisme desabuse mais malheureusement les demandeurs d’emplois, chomeurs, cherchent un boulot et un salaire, et donc demandent a etre utilises, c’est a dire, dans les normes actuelles : exploites.

          A propos des pays pauvres.
          Ce sont eux qui sont les premiers frappes par les desastres ecologiques, notamenent le rechauffement climatique : dans les iles du Pacifique et Ocean Indien ou maintenant ils perdent du territoire, en Afrique avec les secheresses, par le rencherissement des energies.

          A propos de changements doivent etre brutaux.
          et malheur au vaincu ?
          ou bien on imagine maintenant les problemes et solutions de demain.

          Un conseil :
          ne parlez jamais de « nos peuples ».

          il y a un livre « le desert des tartares », je l’ai lu j’avais 12 ans.
          allez vous passez vos prochaines 40 annees a attendre la fin du capitalisme ?

        3 autres commentaires
    • Edilyon
      Edilyon répond à Weatherboy
      Décroissant au beurre et anti- (...)
      • Posté à 12h07 le 28/06/2009
      • Internaute 84033
        Décroissant au beurre et anti- (...)

      Oh mon dieu, enfin quelqu’un de raisonné, ça change !

      Pour l’auteur de l’article : expliquez moi comment un système de production « écolo » (c’est à dire où les objets durent vraiment longtemps) est compatible avec un système capitaliste ? On crée - et on garde - des emplois comment ?

      Tout ça pour dire que si l’on veut vraiment vivre en harmonie avec la Nature (et non avec l’environnement, concept aussi bidon que développement durable ou capitalisme vert, enfin bref...), c’est en changeant de fond en comble de système, pas en vivant dans une économie de marché verte...

      • bozox
        bozox répond à Edilyon
        • Posté à 22h36 le 28/06/2009
        • Internaute 28752

        Vous confondez capitalisme et économie de marché. On vit en économie de marché depuis bien avant l’invention de la monnaie métallique, au 7ème siècle avant J-C par les Grecs. Avant on utilisait des coquillages, ou autres breloques. Ca doit donc bien faire 5000 ans que l’économie de marché existe sur la planète, sans jamais avoir dégradé massivement celle-ci.

        Quand au capitalisme, caractérisé par la levée publique de financement par la bourse, il n’existe que depuis la fin du moyen age sous forme embryonnaire, et s’est massivement développé à partir du 18ème siècle. C’est là que commencent nos problèmes écologiques à l’échelle de la planète.

        Autant je comprends la remise en cause du capitalisme, autant j’ai du mal quand j’entends des arguments anti-économie de marché... Ou étiez-vous le 9 novembre 1989 ? Vous proposez quoi ? La dictature prolétarienne ? Vous pensez vraiment qu’une Trabant pour tous sera plus écolo qu’une Prius pour tous ?

  • Biofrédo
    Biofrédo
    travaillons moins, vivons plus (...)
    • Posté à 10h19 le 28/06/2009
    • Internaute 41386
      travaillons moins, vivons plus (...)

    Et voilà, vous mélangez « capitalisme vert », ou comment continuer à faire du business en polluant un peu moins, mais surtout sans remettre en cause nos modes de développement, de consommation, et le vrai discours écolo qui critique et remet en cause le capitalisme qui est le réel problème....

    Il n’existe pas d’écologie sans sortie du capitalisme ! !

    L’ écologie des auteurs consiste à ce que les pays du Nord continue de vivre grâce aux richesses des pays du sud....
    Ce n’est pas en réduisant les emballages (et pas packaging....nous sommes en France ! !) que nous ferons de l’écologie mais en consommant moins, beaucoup moins ! !

    Bref, un article bidon pour bobos en retard d’une guerre....

    • Di
      Di répond à Biofrédo
      • Posté à 11h39 le 28/06/2009
      • Internaute 8231

      Si vous avez des enfants, il y a un poste que vous aurez du mal à réduire, c’est celui de la bouffe. Alors autant exiger que nous puissions l’acheter sans tout cet emballage gaspillé, qui nous coûte probablement aussi cher que le produit et qui remplit nos poubelles. Bien sûr, vous me direz que les parents peuvent faire leurs yaourts etc. eux-mêmes, mais après une dure journée de labeur, c’est pas évident, non ?

      Par contre, toutes les machines que nous utilisons sont conçues pour ne durer que 5 ans, pour permettre d’en vendre constamment. Là, ça ne va pas.

      La sortie du capitalisme, elle est déjà en marche, vous croyez-pas ? Pour moi, il est déjà mort, ce gros bonhomme, mais il ne le sait pas encore, c’est tout. ; -)

      PS : mes excuses pour le « packaging »... vous êtes québécois par hasard ? ; -)

      • InitiativeDharman
        InitiativeDharman répond à Di
        Berger dans les nuages
        • Posté à 18h04 le 28/06/2009
        • Internaute 56651
          Berger dans les nuages

        Proposition d’augmentation significative du budget de la bouffe quand on a des enfants :
        -une télé par foyer pas par chambre.
        -un ordi pas dix.
        -une vulgaire TNT, pas de bouquet canal ou satellite.
        -une console de jeu qui change tous les deux ans, des jeux excessivement chers ? Pas indispensable...
        -un portable pour chaque enfant est sans doute dispensable.
        çà nous fait déjà une économie conséquente...
        Certains foyers (de très nombreux) dépensent en multimedia un quart de leur budget.

    • christobal0094
      christobal0094 répond à Biofrédo
      citoyen du monde
      • Posté à 19h45 le 28/06/2009
      • Internaute 77671
        citoyen du monde

      c’est un article a prendre pour ce qu’il est : un probleme et des pistes de solution.
      en attendant la disparition du capitalisme on peut essayer de laisser quelque chose de pas trop degeulasse aux suivants.

      dans le systeme actuel la consomation est consideree comme le moteur de la croissance.

      consommer pour etre est une totale alienation.
      la croisance sans redistribution est la grande injustice en plus d’etre un mirroir aux alouettes.

      je ne voie pas de vraies divergences a part sur les point d’exclamation ?

  • Xavier Denamur
    Xavier Denamur
    Restaurateur
    • Posté à 10h46 le 28/06/2009
    • Internaute 48550
      Restaurateur

    « Consommer intelligent, c’est préserver notre potentiel d’avenir » voilà ce qui est écrit sur mes sacs en papier issu de forêts éco-gérées des landes dont la fabrication en France limite coût carbone de mon entreprise sur ce sujet. Certes leur fabrication en Chine aurait coûtée 4 fois moins cher mais sensibiliser ma clientèle à cette démarche en l’imprimant sur mes sacs m’a sûrement permis de gagner des parts de marché. Mon choix depuis des années d’éviter de vendre de vin ayant parcouru plus de 1000 km dans ma cave découle de cette démarche. Avec près de 35 % de CA en plus l’année dernière, il semblerait que cette approche ne soit pas dénuée de sens même économique.
    Pour le recyclage des cartons, du verre, des graisses ou des matières organiques, je rappellerai tout d’abord que les CHR sont les commerces les plus polluants. Il est clair que d’engager son entreprise dans une responsabilité sociétale tant au niveau de son empreinte écologique que de sa politique salariale demande de faire des efforts que peu sont encore prêt à franchir le pas. Les pouvoirs publics et de nouvelles directives européennes devront dans un avenir proche orienter toutes les entreprises vers leur responsabilité de ce point de vue et les inciter à changer d’attitude.
    Mon combat contre le plus grande campagne d’intox de la mal bouffe au sujet de la baisse de la TVA dans la restauration milite dans ce sens. Je serai demain lundi 29 juin de 11H à midi sur BFM radio 96.4 en direct face au Président du directoire de Buffalo Grill pour dénoncer le triomphe provisoire de Tricatel car j’espère bien un réveil des citoyens pour empêcher une « Fast food nation » planétaire.
    Sur Lien retrouvez mes engagements et mes interventions pour comprendre que du choix des politiques fiscales ou sociales découle les démarches éco-responsables de la société.

    • Rensk
      Rensk répond à Xavier Denamur
      • Posté à 15h01 le 28/06/2009
      • Internaute 65029

      Vu ceci : Mon choix depuis des années d’éviter de vendre de vin ayant parcouru plus de 1000 km dans ma cave découle de cette démarche.

      J’ai juste une question bête (et éventuellement méchante) : vous vendez dans le monde entier ? Qu’en Europe ? Que dans vos r-1’000 Km ?

      • Xavier Denamur
        Xavier Denamur répond à Rensk
        Restaurateur
        • Posté à 18h21 le 28/06/2009
        • Internaute 48550
          Restaurateur

        Je ne vends qu’à Paris et ne livre qu’à partir de 60 bouteilles. J’attends avec impatience de pouvoir remplacer mon Patner pour un utilitaire purement électrique.

         
        • Rensk
          Rensk répond à Xavier Denamur
          • Posté à 18h50 le 28/06/2009
          • Internaute 65029

          Donc un vrai de vrai... mon amis qui fait dans les fruits secs et autres...

          Se limite à vendre que dans le pays... qui est plus petit que le vôtre (il n’y a qu’à voir le nombre d’excuses de l’armée dont le pilote a osé pour une fois mettre plein gaz... ont est déjà chez-vous !)

          Lui fait dans le naturel, dans « l’aide aux femmes » qui ont eu droit à un petit crédit dit micro... il a imposé sa règle ; le double du prix du marché de la ville (sans emballage ni transport) alors que d’autres (et de marques) (salut Max H.) ne payent que 15-20% de plus...

          Ici son lien... mais vous devrez insister très fort et sûrement payer à l’avance (ce qui n’est pas sur son site, il faut le demander par mail !)

          Lien

          • Xavier Denamur
            Xavier Denamur répond à Rensk
            Restaurateur
            • Posté à 19h14 le 28/06/2009
            • Internaute 48550
              Restaurateur

            Merci pour le lien, je vais le transmettre à mon chef et voir si certains produits pourraient nous servir dans l’élaboration de nos plats et voir la relation commerciale possible avec cette entreprise.

            • Rensk
              Rensk répond à Xavier Denamur
              • Posté à 20h40 le 28/06/2009
              • Internaute 65029

              De rien... car la / les saveur/s c’est la vie... Il fait aussi du pain au Goji avec un boulanger aventureux qui... a du succès... (et pas mal, une fois goûté !)

              Je vais en lui parler mercredi... quand je vais chez-lui pour voir qui n’a pas payé ces 15 derniers jours... A vous de le contacter, je vous soutiendrai pour vos démarches auprès du baba-coule !

        • Rensk
          Rensk répond à Xavier Denamur
          • Posté à 18h58 le 28/06/2009
          • Internaute 65029

          PS : J’ai oublié de préciser qu’il travaille aussi avec des vignerons encaveurs… Pour marier les deux saveurs… (A moins de 1’000 Km de Paris, le vignerons et Marco le séché !)

        4 autres commentaires
  • solstice
    solstice
    pigiste
    • Posté à 10h50 le 28/06/2009
    • Internaute 38451
      pigiste

    Durabook sed book ?

    La seule vraie solution reste la décroissance volontaire, celle qui se fait pas à pas dans nos caddies...

  • leo s
    leo s
    (...)
    • Posté à 10h50 le 28/06/2009
    • Internaute 73621
      (...)

    « Par exemple, on peut fabriquer du liquide vaisselle à base de sauge, cultivée sur des friches industrielles en proche banlieue parisienne, en créant au passage des filières d’emplois d’insertion. “

    Qu’entendez vous par ‘emplois d’insersion ?

    • Brédala
      Brédala répond à leo s
      NB : dernières lignes dans " (...)
      • Posté à 07h55 le 29/06/2009
      • Internaute 63792
        NB : dernières lignes dans " (...)

      Effectivement leo s,
      j’ai moi aussi noté cette petite phrase qui fait anthropo-tache dans le bio-paysage...

      Ce n’est pas la 1ère fois d’ailleurs qu’elle est à relever autant chez les personnes de droite que de gauche...

      Dès qu’il y a une cata quelque part, genre :
      marée noire, innondation et autre planète en péril...
      « Y’en a » toujours pour dire :
      « Z’ont qu’à prendre des chômeurs pour nettoyer ! »

      C’est ça, appelons donc Super-Chômeur à la rescousse, pour parer à notre insolente insouciance qui nous a mener jusque dans ce merdier.
      Super-Chômeur Rmiste de préférence, corvéable à merci, n’est-ce pas ? !
      Ben, de toutes façons, il a rien d’autre à faire !
      Aidons-le à retrouver le respect de soi-même !

      Son choix ? !
      Mais Super-Chômeur n’a rien à dire, il a déjà perdu toute sa dignité en franchissant l’entrée de l’ANPE, et depuis qu’il dort dans la rue, il n’y a plus guère que le regard des passants qui l’habillent pour l’hiver.

      Un bol de soupe, un petit abri, et Super-Chômeur te sauve l’humanité fissa.

      Mais non, ce n’est pas de l’esclavagisme !
      Qu’allez-vous chercher là !

  • vermisseau
    vermisseau
    étudiant ingénieur en (...)
    • Posté à 10h55 le 28/06/2009
    • Internaute 26276
      étudiant ingénieur en (...)

    les déchets sont un énorme problème
    le meilleur moyen de les réduire est d’acheter intelligent et de trier et composter tout ce qui peut l’être (je sais en ville c’est plus le bordel...)
    la diminution des déchets passe par le volontarisme des concepteurs, mais surtout et avant tout par la réflexion du consommateur

  • virginie78
    virginie78
    Éteignez votre TV et apprenez à (...)
    • Posté à 10h57 le 28/06/2009
    • Internaute 25883
      Éteignez votre TV et apprenez à (...)

    C’est à chacun d’être raisonnable dans sa consommation de produits manufacturés.

    Ma machine à laver le linge ne sera pas remplacé avant sa mort définitive. tant pis si entre-temps il y a un modèle méga-mieux avec des boutons mirifiques qui vient de sortir.

    Mes fringues ne suivent pas la mode. D’une part, j’achète autant que possible d’occaz et aussi je les utilise jusqu’au bout. Je me fiche de savoir que le vert anis n’est plus à la mode cette année.

    Pour l’entretien de mon appart’, j’ai un seul produit ménager et beaucoup d’huile de coude. Je veux que çà sente bon , j’utilise des huiles essentielles dont je mets quelques gouttes sur mon éponge ou serpillère.

    Je ne pense pas révolutionner ma vie, mais je fais attention. Je ne me lance pas dans la surconsommation hystérique de produits transformés et pour les fruits et légumes, çà sera ceux de saison.

    pas compliqué je pense.

    • guyome
      guyome répond à virginie78
      • Posté à 11h39 le 28/06/2009
      • Internaute 11884

      les fringues sont clairement une injonction contradictoire :
      la société vous dit : « soyez vous même et exprimez le ! » Ce que les gens font principalement par leurs fringues. ( On remarquera d’ailleurs que plus un pub de vêtement ne dis « notre tissu est de bonne qualité et bien taillé », mais « avec notre t-shirt tu seras un vrai rappeur/punk/play boy, etc... » ) Ensuite, la société nous dit : « Soyez écolo ! », ce que vous faite en consommant moins, notamment de fringue. Mais comment s’exprimer plus ( dire à tous que l’on est un punk ) en s’exprimant moins ( ne pas changer son t-shirt d’enfant sage, contre celui de punk ) ?

      À vouloir tout et son contraire, on fini schyzo.

  • guyome
    • Posté à 11h29 le 28/06/2009
    • Internaute 11884

    Moi, je veux bien faire du durable. Mais, outre que les entreprises ont un clair intérêt à ce que j’achète un maximum de fois la même chose, qui sera prêt, par exemple, à avoir des vêtements « durables » ? Vous savez ces vêtements qui d’ici quelques année seront totalement has-been, bien démodés, et que bien sûr plus personne de voudra portez. Y’a-til compatibilité entre mode et durable ?

    Enfin, sur les choses durables, comme les voitures, les entreprises ont trouvé la technique. Au moindre voyant qui s’allume, c’est la visite chez le garagiste de la marque qui ne vous loupe pas. Aussi, est-ce que le durable ne veut pas dire clients « durablement » captifs ?

    Pour la méthanisation, et le recyclage d’huile, y’a pas de pb, mais pour le reste ?

  • Vuedechezmoi
    Vuedechezmoi
    utopiste
    • Posté à 11h34 le 28/06/2009
    • Internaute 63037
      utopiste

    Les véritables causes de cet emballement des déchets, issus d’une sur-production d’environ 70 % d’inutilités ? .... la démographie galopante planétaire !
    Plus il y a du monde et plus la poignée de vrais nantis (les boursouflés du portefeuille, les obsessionnels des bourses - ! - les névrosés de la toute puissance...) s’accaparent les ressources. A ce rythme, dans 20 ans minimum, 80 % des gens seront devenus indirectement les employés des 5 ou 10 méga organismes industriels mondiaux.
    La prolifération d’une espèce dans un milieu totalement déséquilibré lui-même ne débouche jamais sur un « miracle technologique »....

    A méditer...

    • InitiativeDharman
      InitiativeDharman répond à Vuedechezmoi
      Berger dans les nuages
      • Posté à 18h11 le 28/06/2009
      • Internaute 56651
        Berger dans les nuages

      Ben oui mais toi aussi tu es le nanti du système brandi par ceux que tu dénigres ( moi aussi je te rassures ).
      Ainsi, tu bouffes pour quatre, consomme pour trois...
      A méditer.

  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 11h35 le 28/06/2009
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    parmi les 99 de matières premières produites il y a le carburant

    et là, vous ne pourrez jamais le récupérer

    le carburant s’est transformé en energie et en co2

    et c’est irreversible

    le problème c’est que les ressources et les reserves en carburants sont limitées
    c’est là le noeud du problème, car pour récuperer et recycler les autres matières premières il faut de l’energie

  • Go to the page
  • 1
  • 2
  • 3
Retour sur Rue89

Note Les notes de blogs ne sont pas toutes mises en forme par l'équipe de Rue89 contrairement aux articles du site.