Panamericana

L'actualité des Amériques de Valparaiso à Tijuana.

Honduras : le nombre de mandats, prétexte du coup d'Etat

Michel Faure
Journaliste
Publié le 28/06/2009 à 20h04


L’armée hondrienne bloque les accès à la résidence présidentielle de Zélaya (Oswaldo Rivas/Reuters).

Le président de la République Manuel Zélaya a été victime dimanche d’un coup d’Etat militaire comme on en avait pas vu en Amérique centrale depuis la fin de la Guerre froide. Il a été enlevé au palais présidentiel de Tegucigalpa, la capitale du Honduras, et emmené en avion militaire au Costa Rica voisin, où il aurait demandé asile.


Des partisans de Zelaya empêchent un véhicule militaire d’approcher la résidence présidentielle à Tegucigalpa (Reuters

Zelaya, un riche propriétaire terrien plutôt conservateur a été élu en 2006 et une fois au pouvoir a viré, de façon assez inattendue, à gauche.

Au Honduras, comme dans beaucoup d’autres pays d’Amérique latine, les élus ne peuvent accomplir qu’un seul mandat (au Honduras, il est de quatre ans) et Zelaya a voulu organiser ce dimanche un référendum non pour modifier la constitution, mais pour demander au peuple s’il veut convoquer dans un prochain scrutin une assemblée constituante afin qu’elle permette aux élus de briguer un second mandat.


Le président du Honduras, Manuel Zelaya, la veille du coup d’Etat militaire du 28 juin 2009 (Edgard Garrido/Reuters).

Il s’est heurté à l’armée, à laquelle il avait demandé, comme la loi du pays le prévoit, d’assurer la logistique du scrutin, à la cour suprême, qui a jugé son initiative contraire à la constitution, et enfin au congrès, dont la majorité (dont Zelaya est issu) est également contre un tel projet.

Zelaya évoque « un coup d’Etat technique » et a décidé de faire front, demandant à ses partisans d’ouvrir des bureaux de vote pour que ce référendum ait lieu. Il affirme que lui-même a pour seule intention de terminer son mandat en 2010 et de laisser à son successeur une constitution modernisée.

Le bon combat pour deux mandats

Zelaya a-t-il outrepassé ses droits ? Ce qui est sûr, c’est que le combat en faveur d’un deuxième mandat est, en Amérique latine, un bon combat.


Une femme vote symboliquement en soutien au président Zélaya (Oswaldo Rivas/Reuters).

Les constitutions démocratiques latino-américaines élaborées aux lendemains des dictatures ont cherché à limiter les risques de pouvoirs personnels et de caudillos indéboulonnables, dont la liste est longue dans l’histoire de la région et à laquelle Zelaya, peut-être, aimerait ajouter son nom. Tout ça me semblait donc fort raisonnable jusqu’à ce que j’interviewe un jour, pour L’Express en janvier 2001, le président de Colombie de l’époque, Andres Pastrana.

Cet homme de bonne volonté, élu en 1998, a sans douté été le président qui a été le plus loin dans la recherche d’un accord de paix avec les Farc et l’ELN, deux guérillas marxistes dont la plus importante, les Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie) s’était au fil du temps davantage consacrée au négoce de la coca et à celui des enlèvements qu’à la dialectique des lendemains qui chantent.

Pour tenter de mettre un terme à un conflit qui durait depuis quatre décennies, Pastrana avait entamé des discussions avec les Farc alors même qu’elles continuaient leurs actions et qu’aucun cessez-le-feu n’avait été conclu. Le président avait démilitarisé une zone - « grande comme la Suisse » était alors l’expression consacrée pour évoquer sa dimension - dont le centre était la ville de San Vicente del Caguan, au sud de Bogota, afin de mener ces pourparlers.

Quand j’avais rencontré Pastrana, il m’avait raconté les frustrations et l’impatience des Colombiens alors que les Farc avaient opté pour l’inertie, et je me souviens avoir pensé : ce type n’a plus qu’une seule année au pouvoir. Pourquoi les Farc lui donneraient-elles le cadeau de la paix alors que dans un an il n’est plus leur interlocuteur ? En Colombie, avais-je pensé, un seul mandat de quatre ans, c’est trop court. Une année pour se mettre en route, deux pour agir, et la quatrième est perdue car le président n’a plus d’avenir et les aspirants à sa succession sont déjà en campagne.


Copie du bulletin de vote pour une assemblée constituante (Edgard Garrido/Reuters

Sans surprise, à la veille du scrutin présidentiel de 2002, les Farc ont repris les attentats et Pastrana a repris le Caguan (c’est à cette occasion qu’Ingrid Bétancourt, se croyant protégée par je ne sais quelle immunité divine ou politique, est allée se jeter dans la gueule du loup en voulant rejoindre San Vicente par la route, et qu’elle a été enlevée avec Clara Rojas).

Les Colombiens, qui avaient cru en la paix, furent exaspérés et élirent Alvaro Uribe qui promettait la manière forte avec les guérillas. Lors de son premier mandat, Uribe a tenu ses promesses. Il a combattu -et affaibli- les groupes armés, y compris les paramilitaires. Sa popularité était telle qu’il a semblé opportun de lui permettre de poursuivre -sinon de terminer- au cours d’un deuxième mandat le travail entrepris au cours du premier. La constitution a été amendée et Uribe a été réelu en 2006 à la majorité absolue dès le premier tour de scrutin. Il est toujours difficile de dire aujourd’hui qu’il n’a pas rempli son contrat -mano dura ! - contracté en 2002 et en 2006 avec ses électeurs.

Résitance des élites contre ce frein à la corruption

L’utilité d’un deuxième mandat, en Colombie comme ailleurs, a d’autres vertus que le seul don du temps pour l’action politique. Elle offre l’expression d’un choix aux électeurs : garder ou sanctionner un élu. En ce sens, elle renforce la démocratie. Il est probable qu’elle constitue également un frein à la corruption, plus séduisante pour l’élu sans espoir de réélection que pour celui qui devra rendre des comptes pour conquérir un second mandat.
Pourquoi pas trois, quatre cinq mandats ?

Mais alors, si ce raisonnement vaut pour deux mandats, pourquoi pas pour trois ? Ou quatre ? Ou cinq ? Heureusement Hugo Chavez est là, et avec lui son rêve de réélection perpétuelle, pour nous rappeler que la démocratie est encore assez fragile en Amérique latine pour être un instrument facilement manipulable. Une presse de plus en plus docile, des amendes et des menaces pour les plus réfractaires, des juges prompts à chercher querelle aux opposants, du clientélisme parmi les plus pauvres et la lassitude ou l’exil des plus dérangeants... il est au fond assez facile -avec ou sans pétrole- d’être élu, puis réélu, encore et encore, déguisé en grand démocrate.


Des affiches à l’effigie de Chavez sont déployées en soutien à Zélaya devant l’ambassade du Honduras à Caracas (Montilva/Reuters

Autant quatre ans sont courts pour mener des réformes, autant huit ans me semblent être une limite raisonnable au-delà de laquelle les amoureux de l’état de droit devraient éprouver un léger vertige. C’est pour ça qu’Uribe serait bien inspiré de laisser à d’autres le soin de consolider ce qu’il a construit. Et c’est aussi pour ça que Zelaya a tenté -visiblement sans succès- de résister aux élites locales et de tenter de mener à bien son référendum.

Photo : le 28 juin 2009, à Tegucigalpa, l’armée hondrienne bloque les accès à la résidence présidentielle de Zelaya (Oswaldo Rivas/Reuters). Des partisans de Zelaya tentent d’empêchent un véhicule militaire d’en approcher (Oswaldo Rivas/Reuters). Le président Manuel Zelaya s’adresse à la nation le 27 juin, à la veille du coup d’Etat militaire (Edgard Garrido/Reuters). Une femme vote symboliquement en soutien à Zelaya (Oswaldo Rivas/Reuters). Copie du bulletin de vote pour une assemblée constituante (Edgard Garrido/Reuters). Des affiches à l’effigie de Chavez sont déployées en soutien à Zelaya devant l’ambassade du Honduras à Caracas (Edvin Montilva/Reuters).

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  • b££muse
    b££muse
    photographe
    • Posté à 20h14 le 28/06/2009
    • Internaute 78389
      photographe

    « un coup d’Etat militaire comme on en avait pas vu en Amérique centrale depuis la fin de la Guerre froide »

    et le coup d’état contre chavez en 2002 organisé par la cia et les bidasse ?

    • clive
      clive répond à b££muse
      • Posté à 21h09 le 28/06/2009
      • Internaute 27908

      non non
      ici
      Chavez « manipule la démocratie » « déguisé en grand démocrate »
      Et Uribe « construit » soutenu par « les amoureux de l’état de droit »
      C’est pas nouveau
      faut savoir
      c’est tout

      • clive
        clive répond à clive
        • Posté à 21h46 le 28/06/2009
        • Internaute 27908

        Tiens pour illuster le « clientélisme avec les plus pauvres », un exemple de programme social au Venezuela :

        meilleure qualité ici
        Lien

      • clive
        clive répond à clive
        • Posté à 21h57 le 28/06/2009
        • Internaute 27908

        Et encore un peu de bonne humeur...

         
        • freakfeatherfall
          freakfeatherfall répond à clive
          moonchild
          • Posté à 22h35 le 28/06/2009
          • Internaute 21024
            moonchild

          clive, el sistema existe depuis longtemps au vénézuela (les années 70-80 je crois) et n’a donc pas vraiment de rapport avec chavez et son soi-disant clientélisme dont parle l’article

          • clive
            clive répond à freakfeatherfall
            • Posté à 09h12 le 29/06/2009
            • Internaute 27908

            zutalors
            trop rapide, mal informé, sans vérifier...
            merci ami internaute pour la correction
            déformer la réalité pour qu’elle colle à mes personnelles convictions...
            ferai jamais carrière dans le journalisme, moi

        2 autres commentaires
    • -Géo-
      -Géo- répond à b££muse
      Tb
      • Posté à 23h53 le 28/06/2009
      • Internaute 51248
        Tb

      Le Venezuela se situe en Amérique du sud... et Michel Faure parle de l’Amérique centrale...

    • toots
      toots répond à b££muse
      void
      • Posté à 00h19 le 29/06/2009
      • Internaute 15123
        void

      Merci. Bien que j’apprécie de temps en temps les article qui donnent l’avis de leur auteur, et c’est le cas ici, mais cette omission est quand même la marque d’un parti pris un peu trop gros à mon avis... Surtout si l’auteur se prétend « spécialiste » de l’amérique latine...

      • Pascal Riché
        Pascal Riché répond à toots
        Redchef Rue89
        • Posté à 08h26 le 29/06/2009
          éditeur
        • Journaliste 7
          Redchef

        Mauvais procès. La phrase parle de l’Amérique centrale.

         
        • freakfeatherfall
          freakfeatherfall répond à Pascal Riché
          moonchild
          • Posté à 16h30 le 29/06/2009
          • Internaute 21024
            moonchild

          oui, enfin l’auteur parle d’amérique centrale, avant de parler d’amérique latine et de s’étendre sur la colombie et citer le vénézuela...

          donc normal si nous on est largué !

        1 autres commentaires
    • pierrejcallard
      pierrejcallard répond à b££muse
      http://www.nouvellesociete.org
      • Posté à 07h53 le 29/06/2009
      • Internaute 3366
        http://www.nouvellesociete.org

      Le coup d’État contre Chavez était de l’amateurisme. Le vrai modele, c’est Allende. Au Honduras, un pays que je connais tres bien pour y avoir, travaillé, passé des contrats et épousé une hondurienne, on est dans une autre dimension. Inexplicable. Lisez O’Henry.

      Voir ce texte. écrit après Mich, qui n’explique que l’une des facettes du problème,

      Lien

      Pierre JC Allard

      • pablico
        pablico répond à pierrejcallard
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 11h39 le 29/06/2009
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        la question qui se pose est :

        est-ce l’armée par les armes, ou le peuple par le vote, qui est le juge de paix, et le maitre de l’avenir du pays ?

      • Michel Faure
        Michel Faure répond à pierrejcallard
        Journaliste
        • Posté à 10h13 le 30/06/2009
        • Journaliste 82928
          Journaliste

        Pierre,

        Votre papier est très intéressant, mais j’ai quelques réserves, tout de même. Nous (les occidentaux), avons intérêt, de plus en plus, à avoir dans le monde des marchés solvables car la demande sature chez nous, et l’industrialisation du tiers monde se fait à la vitesse grand V, d’ailleurs au grand chagrin des salariés occidentaux qui ne peuvent lutter face aux délocalisations. J’ajoute enfin le phénomène de l’augmentation considérable, depuis deux décennies, du nombre de gens qu’on peut considérer comme entrant dans la classe moyenne du monde en déveoppement. Laquelle est la clé, généralement, de la croissance, de l’éducation et de la démocratie, et dans un deuxième temps, du progrès social. Bref, votre raisonnement est sans doute un peu trop mécanique, je crois que les choses se sont complexifiées avec l’explosion de la croissance des échanges et la mondialisation.
        Cordialement
        Michel

  • sup. à la demande du riverain 29 juin
    • Posté à 20h22 le 28/06/2009
    • Internaute 58127
      bye bye ...

    si j’ai bien lu le titre : « le nombre de mandats, prétexte du coup d’Etat “

    alors quelle est pour vous la vraie raison si tout ceci n’est qu’un prétexte ?

    • Pascal Riché
      • Posté à 20h32 le 28/06/2009
        éditeur
      • Journaliste 7
        Redchef

      euh, peut-être prendre le pouvoir ?

      • sup. à la demande du riverain 29 juin
        • Posté à 20h50 le 28/06/2009
        • Internaute 58127
          bye bye ...

        je vous remercie de nous faire partager votre brillante intelligence

        en fait je m’attendais à ce niveau de pensée de votre part.

        ps : j’ai édité ma précédente réponse, celle-ci n’atteignait pas votre profondeur.

         
        • Pascal Riché
          • Posté à 21h13 le 28/06/2009
            éditeur
          • Journaliste 7
            Redchef

          De rien. A votre service.

          • sup. à la demande du riverain 29 juin
            • Posté à 21h22 le 28/06/2009
            • Internaute 58127
              bye bye ...

            poussez donc votre service de larbin jusqu’au bout puisque vous n’êtes bon qu’à cela

            MERCI DE ME DESINSCRIRE et de
            SUPPRIMER TOUTES REFERENCES ME CONCERNANT

            • dulconte
              dulconte répond à sup. à la demande du riverain 29 juin
              Mordu par un fachogarou
              • Posté à 21h42 le 28/06/2009
              • Internaute 250
                Mordu par un fachogarou

              En v’la une bonne nouvelle vous vous cassez pour de vrai pas comme Tagada qui nous revient toujours ?

              promis hein !

          • Network 23
            Network 23 répond à Pascal Riché
            identité perdue dans mes papiers (...)
            • Posté à 21h34 le 28/06/2009
            • Internaute 23367
              identité perdue dans mes papiers (...)

            Bonjour Pascal et à ce propos (aigri de Waldo) merci à la rédac d’avoir effacé le post qui me traitait de négationniste, j’avais un peu de mal à avaler ce genre de trucs.

            Par simple curiosité, il me semble bien que Rue 89 prévoit le droit à l’oubli (c’est-à-dire à l’effacement de tous les posts) ?

            PS : j’espère que vous avez dans vos cartons une tribune de quelqu’un de brillant (du genre Esther Benbassa, E. Balibar ou autre, peut-être un juriste pour préciser où va la République quand elle impose un devoir d’identification généralisé pour raisons d’ « ordre public ») pour nous donner un autre point de vue sur la commission sur le niqab que ce qu’on a eu droit jusqu’à présent.

            ( Les « Indigènes » ont fait un article pamphlétaire intéressant sur le sujet, à écouter en musique - Lien - qui renvoie vers un article du Monde non moins intéressant sur le maire de Venissieux et l’état de la ville, après 20 ans de désintérêt des pouvoirs publics pour les quartiers, Lien )

        4 autres commentaires
  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 20h23 le 28/06/2009
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    « ......Cet homme de bonne volonté, élu en 1998, a sans douté été le président qui a été le plus loin dans la recherche d’un accord de paix avec les Farc et l’ELN..... »

    ► Comme les choses sont bien dites, afin de justifier la collaboration avec des Farcs marxistes, et pratiquant d’odieux chantages à la vie humaine plongeant des milliers de familles dans le désespoir...

    • ioio
      ioio répond à Pierrrrre
      tete de noeud
      • Posté à 20h43 le 28/06/2009
      • Internaute 80756
        tete de noeud

      « Comme les choses sont bien dites, afin de justifier la collaboration avec des Farcs marxistes, et pratiquant d’odieux chantages à la vie humaine plongeant des milliers de familles dans le désespoir… »

      ha bon
      ce ne serait pas plutôt la misère et des centaines de prisonniers politiques qui plonge des milliers de familles dans le désespoir

      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à ioio
        → → → → → → → le marché autant (...)
        • Posté à 20h46 le 28/06/2009
        • Internaute 23078
          → → → → → → → le marché autant (...)

        ► Les saloperies des uns étant là pour justifier les saloperies des autres..
        justification des saloperies communistes par l’existence des saloperies fascistes et vice et versa...

        Oui les Farcs sont des salauds,

        oui ceux qui soutiennent les Farcs le sont aussi..

        mais je vous l’accorde, ce ne sont pas les seuls salauds sur Terre

         
        • dulconte
          dulconte répond à Pierrrrre
          Mordu par un fachogarou
          • Posté à 21h44 le 28/06/2009
          • Internaute 250
            Mordu par un fachogarou

          Uribe est aussi un salaud ami de Pablo Escobar et sa famille est une des principales responsables du développement des paramilitaires qui ont rappelons le plus de 70% des morts du conflit à leur actif.

          • Pierrrrre
            Pierrrrre répond à dulconte
            → → → → → → → le marché autant (...)
            • Posté à 09h46 le 29/06/2009
            • Internaute 23078
              → → → → → → → le marché autant (...)

            « ....Uribe est aussi un salaud .... »

            ► Je me doute qu’étant l’ennemi des Farcs et les combattant sans merci,
            et qu’en plus étant l’allié l’Amérique plutôt que celui de Fidel Castro ou de Chavez,
            il ne doit pas vous être sympathique.

            • dulconte
              dulconte répond à Pierrrrre
              Mordu par un fachogarou
              • Posté à 16h09 le 29/06/2009
              • Internaute 250
                Mordu par un fachogarou

              Vous êtes tellement ridiculement réducteur.

              je n’aime ni Chavez, ni Castro et encore moins les Farcs.

              Alors arrêtez vos délires et cette vilaine habitude du manichéisme le plus bête qui soit.

              Uribe était maire de Medelin et ami de Pablo Escobar quand celui-ci est tombé, c’est un fait.

              La famille de Uribe est à l’origine des paramilitaires c’est aussi un fait.

              Les Paramilitaires sont responsables de 70 % des morts du conflits, ce qui n’empêche que les FARCS sont des salauds aussi peu respectables que le sentier lumineux.

              Uribe combat les FARCS tout en ayant donné des centaines de milliers d’hectares aux anciens paracos pour obtenir la paix, terre sur lesquels les paracos produisent de l’huile de palme et expulse tous les petits producteurs qui les gênent. Seul certains chefs paracos ont été extradés vers les USA ce qui permet qu’ils ne parlent pas alors qu’un procès en Colombie aurait montré les Implications de Uribe et des Paracos de manière claire et politiquement mortel pour Uribe.

              Uribe a acheté la paix aux paracos, alors qu’il massacre les FARCS aucune logique si ce n’est des intérêts personnels bien pensés.

              De nombreux parlementaires pro-Uribe sont en taule pour leur relation avec les paracos.

              Uribe a tenté de faire tomber la cour suprême qui lui refusait le droit à un 3ème mandat...

              Vous voulez que je continue ?

              Oui Uribe est un Salaud et à énormément de sang sur les main et que vous le vouliez ou non ce n’est pas le cas de Chavez.

              Sur Chavez j’espère de tout cœur qu’il perdra la prochaine présidentielle.

              • dulconte
                dulconte répond à dulconte
                Mordu par un fachogarou
                • Posté à 03h44 le 01/07/2009
                • Internaute 250
                  Mordu par un fachogarou

                une tite couche de plus sur le très démocrate Uribe : Lien

        4 autres commentaires
    • Network 23
      Network 23 répond à Pierrrrre
      identité perdue dans mes papiers (...)
      • Posté à 20h59 le 28/06/2009
      • Internaute 23367
        identité perdue dans mes papiers (...)

      La dialectique des lendemains qui chantent ne vous émeut pas, prrrrrrrrrr ? Moi je trouve cela très poétique, presque autant que la dialectique qui casse des briques...

      La politique n’est pas qu’idéologie (la collaboration avec les narco-paramilitaires ne vous émeut pas non plus ? c’est bizarre non d’accoler « narco » seulement aux guérillas...) , elle est aussi réalisme.

      Les patrouilles militaires conjointes du Venezuela & des Etats-Unis (et de quelques pays européens) contre la drogue (la Joint InterAgency Task Force-South ) devrait pourtant vous faire réaliser cela.

      De même que le pacte de 1973 entre Cuba et les Etats-Unis sur les détournements d’avions.

      Ou les rapports intéressés/intéressants de Reagan avec les ayatollahs iraniens (entre les otages & l’Irangate, y a de quoi jaser...) - décidément, eux ils « s’entendent » avec tout le monde, Etats-Unis, France ou Venezuela...

    • Lugi
      Lugi répond à Pierrrrre
      • Posté à 12h35 le 29/06/2009
      • Internaute 28945

      Ce que j’aime bien dans votre argumentation c’est qu’elle ne joue pas du tout sur l’émotionnel.

  • Simplicius Simplicissimus
    • Posté à 20h46 le 28/06/2009
    • Internaute 84029

    On peut admettre votre raisonnement sur le mandat unique de 4 ans, qui semble bien en effet être l’organisation méthodique de l’impuissance du pouvoir. On peut aussi admettre que les perspectives du président Zelaya étaient légitimes et bénéfiques sur le plan politique. Mais en persistant à organiser une consultation référendaire contre les avis de la majorité parlementaire et de la cour suprême, on dirait bien que le président Zelaya s’est mis dans le mauvais pas de se voir reprocher ce qu’il reproche à ses opposants, à savoir organiser une sorte de coup d’état institutionnel. (D’autant plus qu’il semble, à lire votre article, que le président hondurien soit élu par les parlementaires et non par le suffrage universel : est-ce exact ?)
    On dirait donc bien que le président Zelaya a donné les verges pour se faire battre, ce qui est au moins l’indice d’un sens politique peu évident. Même si les intentions de Manuel Zelaya étaient parfaitement pures, même si les intentions des opposants à Manuel Zelaya sont parfaitement impures, le résultat apparent est que l’armée a fait respecter la légalité démocratique que Manuel Zelaya se proposait de violer. Au minimum, il s’agit d’une erreur politique de première importance.

    • thierry reboud
      • Posté à 21h00 le 28/06/2009
      • Internaute 20923

      Ce que vous dites ne tient la route que sisi elle a, en destituant Zelaya, obéi à un ordre de l’une quelconque des institutions démocratiques que vous citez.

      J’ajoute que ça ne tient la route que si l’armée n’en profite pas pour exercer le pouvoir, mais ne fait que le rétablir aux acteurs civils.

      Là-dessus, l’article me semble un peu léger. A ces réserves près (mais elles ne sont pas minces ! ), je suis assez d’accord avec vous.

      • Network 23
        Network 23 répond à thierry reboud
        identité perdue dans mes papiers (...)
        • Posté à 21h01 le 28/06/2009
        • Internaute 23367
          identité perdue dans mes papiers (...)

        Vaut mieux être léger que s’appeler Elisabeth Tessier, non ?

         
        • thierry reboud
          • Posté à 21h05 le 28/06/2009
          • Internaute 20923

          Salut Network.

          Arghh, j’étais en train de corriger mon bidule, j’avais oublié un bout de phrase ! ! !

          Tu as raison, mais justement, j’aurais attendu que l’auteur de l’article fouille un peu de ces côtés-là : quelle procédure a été suivie, quelle est l’attitude des parlementaires et de la cour suprême et quelles sont les intentions déclarées des militaires.

          • Network 23
            Network 23 répond à thierry reboud
            identité perdue dans mes papiers (...)
            • Posté à 21h19 le 28/06/2009
            • Internaute 23367
              identité perdue dans mes papiers (...)

            Salut Thierry,

            selon la BBC il semblerait que ce soit la destitution du chef de l’armée qui ait provoqué les bruits de bottes... La Cour suprême semble donner son appui à l’armée (bref, les juges entérinent la rupture de la légalité - une procédure à laquelle la magistrature chilienne nous avait habitué...).

            Et, chose rare, de Chavez qui qualifie les militaires de « troglodytes » à Obama et Kirschner, en passant par Insulza le secrétaire de l’OEA, tout le monde condamne ce que la présidente argentine appelle « retour aux temps barbares ».

            Ah, sinon, à part la rupture de la légalité, pour le bord politique des militaires (en tout cas, de leur chef), il semblerait que le kidnapping des ambassadeurs cubains, vénézuéliens et costa-ricains donne quelques indices...

            Et c’est Michelleti, président du Congrès et membre du Parti libéral (centre-droit apparemment) qui s’est autoproclamé président.

            Bref, tout ça a l’air d’un petit putsch pour virer un président de gauche. Certains ont du mal à avaler la « vague rose » en Amérique latine...

            Lien

            et, déjà, Lien et un peu plus concis Lien

            • thierry reboud
              • Posté à 21h23 le 28/06/2009
              • Internaute 20923

              Ah merci, et sans restrictions ! Voilà des informations utiles et qui ne sont pas dans l’article ! Et tu as raison, pour le moment ça ressemble à un bon petit golpe à l’ancienne.

            • -Géo-
              -Géo- répond à Network 23
              Tb
              • Posté à 01h24 le 29/06/2009
              • Internaute 51248
                Tb

              Non, non, non, non, non... La Cour Suprême n’a rien entériné du tout et ne « donne » pas son appuie à l’armée. C’est la Cour Suprême - gardienne de la Constitution de la République au même titre et au même niveau que le Président de la République et que le Congrès - qui a demandé à l’armée de destituer le Président Zelaya après avoir constaté que ne respectait pas les décisions prises par elle et le Congrès de l’illégalité de cette consultation. L’armée hondurienne agit donc sur les ordres de la Cour et non l’inverse.

              Petit récapitulatif de la situation...
              - Zelaya est élu Président en 2006 sous la bannière du parti Libérale (centre-droit dirons-nous) face au candidat du Parti National (droite dure / ultra-libérale).

              - Face aux problèmes économiques que le Honduras subit à cause de la conjoncture internationale (si, si, rappelez-vous, la hausse des matières premières et surtout du pétrole), Zelaya décide de se rapprocher du Venezuela pour obtenir du pétrole pas chère (via Petrocaribe puis l’Alba). Il commence donc à suivre une « politique de gauche », fait totalement nouveau dans un pays n’ayant jamais été inquiété par le « péril marxiste » durant la guerre froide et n’ayant jamais connu de parti politique de gauche (même pas social-démocrate).

              - Zelaya décide d’organiser un référendum pour qu’aux prochaines élections présidentielles et législatives (et de magistrats il me semble) il y ait une « quatrième urne » pour que le peuple puisse décider ou non de la mise en place d’une assemblée constituante au vue d’une réforme de la constitution (dont la possibilité de renouvellement du mandat présidentiel).
              Donc pour récapituler il veut la mise en place d’une assemblée constituante une fois les élections présidentielles passées (il y aurait donc un nouveau président lorsque cette assemblée aurait fini ses traveaux... Zelaya n’aurait dont pas pu poursuivre son mandat).

              - Suite à l’opposition au référendum du Parti National et d’une partie de son propre camp, Zelaya décide d’organiser une consultation (et non pas un référendum donc) avec des moyens venus du Venezuela (urnes etc) et a demandé à l’armée d’organiser cette consultation - comme elle le fait pour les autres élections.

              - La Cour Suprême et le Congrès définissent cette consultation comme inconstitutionnelle et le chef d’Etat Major refuse d’organiser la consultation. Le tribunal suprême électoral - garant du bon fonctionnement des élections - se dit lui aussi contre l’organisation de cette consultation.

              - Zelaya vire le chef d’Etat Major et le ministre de la défense, que le Congrès et la Cour Suprême remettent immédiatement dans leurs fonctions. Dans le même temps, le matériel pour la consultation est retenu dans une base aérienne militaire, Zelaya parle alors d’un coup d’état technique et part lui-même chercher les urnes à l’aéroport.

              - La suite, vous la connaissez... l’armée capture Zelaya et l’expulse au Costa Rica (qui n’a jamais demandé l’asile politique). Une lettre de démission est communiquée au Congrès, alors que Zelaya dément l’avoir écrit, qui destitue le Président et élit Micheletti comme « président de transition » avant les élections de novembre prochain.

              A noter que demain lundi à lieu une réunion -prévue de longue date- de la SICA (Système d’Intégration Centraméricaine) au Nicaragua, où se trouve déjà Zelaya (il devrait y avoir une réunion de l’Alba cette nuit dans ce pays).

              • Network 23
                Network 23 répond à -Géo-
                identité perdue dans mes papiers (...)
                • Posté à 02h17 le 29/06/2009
                • Internaute 23367
                  identité perdue dans mes papiers (...)

                L’historique est intéressant, mais selon la BBC « Later the Honduran Supreme Court said it had ordered the removal of the president, who had been due to leave office next January.

                Texto, ça veut dire qu’ après le coup d’Etat la Cour suprême a dit qu’elle avait ordonné l’opération.

                On a donc que la parole de la Cour suprême - de toute façon, les juges se rendent coupable de participation à un coup d’Etat, ce qui n’est pas très glorieux.

                • -Géo-
                  -Géo- répond à Network 23
                  Tb
                  • Posté à 03h33 le 29/06/2009
                  • Internaute 51248
                    Tb

                  Ok, je n’avais pas compris que vous remettiez en cause la chronologie des déclarations pour soutenir que la Cour n’était qu’une poupée aux mains des « putchistes ». Thèse qui est renforcée par cette lettre de démission aux propos assez farfelus que Zelaya nie avoir écrit et qui décrédibilise leur honnêteté et leurs justifications de défense de la Constitution.

              • JahRastafari
                JahRastafari répond à -Géo-
                • Posté à 02h17 le 29/06/2009
                • Internaute 9177

                Magnifiquement résumé, merci.
                Je me permets de rajouter qu’apparemment, un membre du congrès pro-Zelaya s’est dores et déja fait assassiner :

                Lien

                hé oui faut savoir lire l’espagnol par contre !

                Par ailleurs, petite remarque en passant, tout pays qui reconnaîtrait le « nouveau président » serait de facto à considérer comme complice du coup d’Etat (Obama, on te surveille)

              • mass0
                mass0 répond à -Géo-
                athée et citoyen du monde
                • Posté à 09h57 le 29/06/2009
                • Internaute 21240
                  athée et citoyen du monde

                Tu as oublié que le vrai point problématique dans ce que propose Zelaya n’est pas la réélection du président pour un second mandat. Vu que dans tout les cas le référendum aurait eu lieu pendant l’élection présidentielle. (il n’aurait donc pas pu être réélu). Mais le point qui pose un gros problème aux classes dominantes et la possibilité avec la nouvelle constitution à un certains nombres de classes exclus d’y entrer.

        8 autres commentaires
      • Network 23
        Network 23 répond à thierry reboud
        identité perdue dans mes papiers (...)
        • Posté à 21h09 le 28/06/2009
        • Internaute 23367
          identité perdue dans mes papiers (...)

        Drôle de manière de protéger la « démocratie » en faisant un coup d’Etat...

        Que ce soit pour redonner le pouvoir aux « acteurs civils » - lesquels ? ceux de droite ? ou pour le garder, c’est jamais très démocratique les bruits de botte - ou ruidos de sabres comme on dit au Chili depuis les années 1920...

        Le président hondurien est élu au suffrage universel direct,à en croire wikipédia (pas envie de vérifier sur le site hondurien du ministère des affaires étrangères ou le CIA world book un dimanche !)...

        Et je ne vois pas trop ce qui est anti-démocratique dans le fait de vouloir faire voter l’ensemble des citoyens sur la constitution, ou non, d’une Assemblée constituante...

        Ne confondons pas « démocratie » et « gouvernement représentatif », J.S. Mill & la plupart des libéraux du 19e (et certains du 21e...) s’accommodaient très bien d’un régime libéral où seuls les propriétaires terriens (voire seul les Blancs, mâles bien sûr) étaient « citoyens actifs »...

        Les institutions représentatives qui caractérisent la démocratie libérale contemporaine sont nées, ne l’oublions pas, de l’aversion des élites envers les masses. Méfiance peut-être saine, mais sûrement pas très « démocratique »... que dire quand ce sont les juges qui font la loi, comme aux Etats-Unis et même en France...

         
        • thierry reboud
          • Posté à 21h19 le 28/06/2009
          • Internaute 20923

          Eh ben tu y es, sur mon bout de phrase manquant !

          Je voulais dire que le raisonnement du commentaire auquel je répondais ne valait que dans le cas où l’on était sûr que l’armée n’avait pas agi de sa propre initiative, mais qu’elle avait été mandatée par les institutions démocratiques, elles-mêmes apparemment malmenées par Zelaya. Parce que dans ce cas-là, et seulement dans ce cas-là, nous aurions une armée qui se plierait aux injonctions du pouvoir civil à travers ses institutions démocratiques (parlement ou cour suprême).

          Pour le reste, d’accord avec toi : ça ne suffit pas à faire du Honduras (ou de n’importe quel autre pays, d’ailleurs) un hâvre de démocratie pure. Mais c’est quoi, la démocratie pure ?

          • mass0
            mass0 répond à thierry reboud
            athée et citoyen du monde
            • Posté à 21h20 le 28/06/2009
            • Internaute 21240
              athée et citoyen du monde

            L’armée a agit parce que le chef d’état major a été renvoyé par le chef de l’état.

          • Network 23
            Network 23 répond à thierry reboud
            identité perdue dans mes papiers (...)
            • Posté à 21h24 le 28/06/2009
            • Internaute 23367
              identité perdue dans mes papiers (...)

            La BBC affirme que la Cour suprême a déclaré, après le putsch, qu’elle avait ordonné la destitution du président.

            Qu’elle l’ait fait ou qu’elle entérine a posteriori , ça reste un coup d’Etat en bonne et due forme. De quel droit les juges de la Cour suprême & l’armée se coalisent-ils contre un président élu qui ne fait qu’organiser un référendum ?

            Y a pas de démocratie pure, mais si on est content quand les juges sanctionnent ce qui ne nous plaît pas, on l’est moins quand ils s’arrogent le pouvoir de décréter légal ou non telle ou telle disposition.

            En France, des trucs comme la rétention de sûreté ça dérange pas trop la Cour suprême locale...

            Sinon je trouve l’article bien écrit & rafraichissant par son style, mais c’est vrai que savoir ces quelques détails (et notamment la condamnation unanime de l’ensemble des Etats américains) ça aide.

            • leconcombrevert
              leconcombrevert répond à Network 23
              La vraie vérité > : -))
              • Posté à 00h24 le 29/06/2009
              • Internaute 8843
                La vraie vérité > : -))

              Il ne s’agit pas pour moi de défendre le coup de l’armée ( ce serait bien la première fois de ma vie - sauf, ah oui, pour le Portugal), mais :

              Le fait d’organiser un référendum peut être parfaitement démocratique et constitutionellement « en règle », à condition, toutefois, d’être prévu et compatible par la constitution ...
              Or, d’après l’article, la Cour Suprême avait décidé que ce n’était pas le cas du référendum prévu.

              Donc, que le Président de la Republique du Honduras se mette à organiser un référendum hors du cadre légal de la constitution et à contrario d’un arrêt de la Cour Suprême, c’est quoi sinon un coup d’état, même si les intentions sont les meilleures du monde ?
              (Et je précise que je suis parfaitement d’accord : pour les raisons expliquées dans l’article, limiter l’excercice d’office à un seul mandat de quatre ans n’est pas un bon choix.)

              Maintenant, il faudrait savoir quelles sont les procédures prévues par la constitution en cas de ce type de conflit entre un arrêt de la Cour Suprême et le Président : La constitution prévoit-elle l’intervention de l’armée sur ordre de la Cour et dans quelle perspective ....
              Dommage que l’article ne repond pas à ces questions.

              Mais, bon, rien que le fait que l’armée s’en soit prise à des ambassades et qu’elle ait déporté le Président ne présage rien de bon. C’est donc effectivement très « préoccupant ».

              • Network 23
                Network 23 répond à leconcombrevert
                identité perdue dans mes papiers (...)
                • Posté à 02h22 le 29/06/2009
                • Internaute 23367
                  identité perdue dans mes papiers (...)

                Oui, c’est vrai, le président fait quelque chose d’illégal puisque la Cour suprême le juge illégal. Toute la question est de savoir quelle est la légitimité de ces magistrats à agir ainsi, à décréter un référendum illégal, et ensuite à entériner des moyens illégaux pour mettre un terme à cela.

                C’est un coup d’Etat au sens classique du terme : conflit institutionnel auquel aucune solution juridico-institutionnelle ne peut répondre.

                Je doute que la Constitution prévoie ce genre de conflits.

                Selon Zelaya, « ceci était un complot organisé par une élite très vorace, qui veut garder le pays dans un niveau extrême de misère ».

                Toutes les apparences pointent vers le caractère très vraisemblable d’une telle affirmation.

                • -Géo-
                  -Géo- répond à Network 23
                  Tb
                  • Posté à 03h24 le 29/06/2009
                  • Internaute 51248
                    Tb

                  Pour la légitimité, les magistrats de cette cours sont élus par le Congrès.

                  Pour la décision de décrété le référendum illégale, voir les articles 4, 373 et 374 de la Constitution :
                  4 : (...) L’alternance dans l’exercice de la présidence de la République est obligatoire. L’infraction de cette norme constitue un délit de trahison à la Patrie.
                  373 : La réforme de cette constitution pourra être décrété par le Congrès National, en session ordinaire, par les 2/3 des votes de la totalité des députés.(...)
                  374 : Ne pourront pas être réformé, en aucun cas, l’article antérieur, les articles constitutionnels référant à la forme de gouvernement, du territoire national, à la période présidentielle, à l’interdiction d’être de nouveau Président de la République.(...)

                  A noter que la qualité de citoyen se perd si l’on incite, promeut, ou appui la continuité ou la réélection du Président de la République (art.42) et que les Forces Armées sont constituées pour défendre, entre autre, l’alternance dans l’exercice de la Présidence de la République (art.272).

                  • leconcombrevert
                    leconcombrevert répond à -Géo-
                    La vraie vérité > : -))
                    • Posté à 06h30 le 29/06/2009
                    • Internaute 8843
                      La vraie vérité > : -))

                    Merci pour ces infos

                  • Network 23
                    Network 23 répond à -Géo-
                    identité perdue dans mes papiers (...)
                    • Posté à 15h25 le 29/06/2009
                    • Internaute 23367
                      identité perdue dans mes papiers (...)

                    Merci également pour ces infos, très intéressantes.

                    Elles montrent que la tentative de Zelaya (modifier la Constitution afin de permettre une ré-élection, via référendum) était nécessairement vouée à l’illégalité, puisque, sans parler de la forme, il est interdit de modifier la Constitution afin de permettre une ré-élection.

                    Si l’interdiction de ré-élection pose véritablement problème ou débat - ce que je ne sais pas, mais la volonté de Zelaya semble montrer qu’il y a bien débat - l’interdiction constitutionnelle d’évoquer ce débat semble problématique.

                    En d’autres termes, la Constitution elle-même prépare les conditions de la rupture de constitutionnalité.

                    Cela, bien sûr, vu de France et étant donné le contexte politique local. Car jusqu’à présent, on est bien content que la Constitution française interdise la modification du régime républicain.

                    Quoi qu’il en soit, c’est bien parce qu’une des normes supérieures du régime juridique est mise en question que le problème ne peut se résoudre selon des moyens juridiques.

                    Merci encore pour vos précisions

              • dulconte
                dulconte répond à leconcombrevert
                Mordu par un fachogarou
                • Posté à 02h31 le 29/06/2009
                • Internaute 250
                  Mordu par un fachogarou

                Je connais pas le Honduras, mais il faut savoir que de nombreuses courts suprême sur le continent ont soit été mise en place par les dictatures soit parfois par des régimes extrêmement conservateurs.

                Il serait intéressant de savoir ce qu’il en est au Honduras ce pourrait alors expliquer la décision du président de passer outre. Le fait que ce référendum à pour but de lancer une constituante est intrigant. Est-ce que cela pouvait impliquer une réforme de cette court comme l’a fait Kirchner en Argentine... A voir.

                De toute façon ça n’explique pas et excuse encore moins que l’armée sorte des casernes, surtout pas en Amérique latine.

        9 autres commentaires
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