Ivoire-Blog

Entre menaces et opportunités, l'Afrique se cherche et tente de réinventer son rapport à elle-même et au monde. Au-delà du catastrophisme stérile de certains, des Africains vivant sur le continent et ailleurs dans le monde imaginent les voies de l'avenir à travers les arts, les sciences, les technologies de l'information et l'innovation. Ce blog, animé par le journaliste franco-camerounais Théophile Kouamouo veut participer à mettre en lumière leurs initiatives pour un continent qui y croit et qui bouge.

De Sarkozy ou Obama, qui a le mieux parlé à l'Afrique ?

Théophile KOUAMOUO
Journaliste
Publié le 13/07/2009 à 11h33


Sarkozy à Dakar en juillet 2007. Obama à Accra en juilet 2009 (Pascal Rossignol. Finbarr O’Reilly/Reuters)

Immanquablement, la polémique devait avoir lieu. Au lendemain de l’allocution du président des Etats-Unis, la blogosphère et la twittosphère s’interrogent : entre Nicolas Sarkozy à Dakar (Sénégal) et Barack Obama à Accra (Ghana), qui a le mieux parlé à l’Afrique ?

Les deux interventions sont-elles radicalement opposées ? Non, pas vraiment. Les thématiques se rejoignent à plusieurs reprises. Sarkozy affirme :

« L’Afrique a sa part de responsabilité dans son propre malheur. »

Obama dit :

« Dans de nombreux endroits, l’espoir de la génération de mon père a cédé le pas au cynisme, souvent au désespoir. Il est facile de pointer du doigt les autres et de les blâmer pour ces problèmes. »

Barack et Sarko s’adressent tous les deux à la jeunesse africaine, à qui il revient de relever les défis de demain. « La renaissance dont l’Afrique a besoin : vous seuls, jeunes d’Afrique, pouvez l’accomplir parce que vous seuls en aurez la force », affirme Sarkozy.

Obama demande aux jeunes Africains d’assumer « la responsabilité de [leur] avenir. » Et évoque dans le détail les « maux » de l’Afrique, qui vont de la corruption policière à la rapacité des élites, de l’utilisation des enfants-soldats dans les conflits à la complaisance envers les trafiquants de drogue.

Obama prend le risque de plaider pour un projet datant de l’ère Bush et qui a suscité d’énormes réserves -l’installation d’une base militaire américaine en Afrique-, avec des termes que l’on peut considérer comme relevant de la langue de bois... Le président des Etats-Unis évite de parler des subventions agricoles américaines qui fragilisent les économies africaines, ou du fardeau de la dette.

Pourquoi les différences de perception ?

Et pourtant, ses propos ont été perçus de manière très positive sur le continent, alors que ceux du président français ont suscité une polémique. « Il faut avoir le courage de dire que cette grande différence d’accueil entre les deux discours n’est pas justifiée », s’agace Patrick Lozès, président du Conseil représentatif des associations noires (CRAN), sur son blog [sans parler, sur Rue89, de Hugues Serraf qui se demande si Obama n’a pas « téléchargé illégalement » le discours de Sarkozy, ndlr].

Alors, injustice ? Il est évident que Sarkozy et Obama n’arrivent pas sur le continent avec les mêmes atouts. Obama, président d’une Amérique qui sait faire rêver comme aucune grande puissance, est « un enfant du pays ». Après Mandela, c’est l’homme politique contemporain qui a le plus enthousiasmé l’Afrique.

Son histoire et l’histoire de sa famille font qu’il est difficile de faire peser sur lui le passé impérialiste que partagent la France et les Etats-Unis. Ses filles, Malia et Sasha, sont descendantes de personnes qui ont subi à la fois l’esclavage et la colonisation. Obama est, lui aussi, dépositaire des souffrances de l’Afrique, ce qui n’est pas le cas d’un Nicolas Sarkozy, qui a longtemps été vu comme l’ex-ministre préposé à l’expulsion des étrangers.

Mêmes discours, posture différente

Cela dit, il faut bien reconnaître que si Sarkozy et Obama tiennent dans le fond le même discours, ils ne le font absolument pas de la même manière. Déjà, Obama a tenu à choisir une destination africaine difficilement contestable : le Ghana. Alors que Nicolas Sarkozy s’est cru obligé d’aller, après son escale dakaroise, baiser la babouche de feu Omar Bongo Ondimba, symbole de longues relations incestueuses qui font que Paris sera toujours mal à l’aise dès qu’il s’agira d’évoquer le bilan des indépendances dans ses anciennes possessions coloniales.

De plus, alors que Sarkozy à Dakar n’a pas su rompre avec la rhétorique du clivage et de l’affrontement, qu’il affectionne tant, et s’est posé en grand professeur qui sait tout -disant à plusieurs reprises « le problème de l’Afrique, c’est que... »-, Obama a su utiliser l’art de la nuance, dénonçant l’Afrique de la honte pour mieux mettre en valeur, à travers de nombreux exemples, l’autre Afrique.

Comparons les figures qui ressortent des discours fondateurs des deux hommes.

Chez Sarkozy, il s’agit du « paysan africain, qui, depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature », et qui « ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. »

Obama, lui, évoque les « braves Africains » qui sont du bon côté de l’histoire : le pouvoir et l’opposition ghanéennes qui cohabitent harmonieusement, des policiers incorruptibles, des membres de la société civile engagés dans la fin des violences électorales au Kenya, etc. En bon « storyteller », Obama raconte, dans une sorte de roman d’anticipation, l’histoire d’une renaissance dont les Africains sont les héros.

Des discours aux inspirations littéraires différentes

En écoutant parler Obama, on a l’impression qu’il a lu des livres vivifiants comme The White Man’s Burden de William Easterly ou Dead Aid de l’économiste zambienne Dambisa Moyo, très critiques sur la pratique de l’aide au développement ces dernières décennies. On a l’impression qu’il a parlé avec les responsables américains des nombreuses fondations qui soutiennent des expériences innovantes sur le continent. On se dit qu’il a au moins survolé quelques-uns des passionnants blogs écrits en anglais et consacrés à l’innovation en Afrique.

En relisant le discours de Dakar, on se dit que celui qui l’a écrit -le conseiller présidentiel Henri Guaino- a beaucoup lu les romans africains d’il y a cinquante ans, et les récits des anthropologues de l’époque coloniale. Ce sont, à première vue, des détails, mais ils posent une question fondamentale : celle du renouvellement du regard de la France sur une Afrique contemporaine dont il s’agit de saisir le mouvement.

Photo : Sarkozy à Dakar en juillet 2007. Obama à Accra en juilet 2009 (Pascal Rossignol ; Finbarr O’Reilly/Reuters)

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  • Network 23
    Network 23 répond à Atlantis
    identité perdue dans mes papiers (...)
    • Posté à 17h14 le 13/07/2009
    • Internaute 23367
      identité perdue dans mes papiers (...)

    Mieux vaudrait oublier, se taire, censurer, et continuer à classifier les dossiers, n’est-ce pas ?

    Mieux vaut, en effet, s’abstenir de rappeler qu’hutus et tutsis n’étaient pas des ethnies rigides, qu’on passait d’une classe à l’autre, avant que les colons ne décide de hiérarchiser ces ethnies et de leur imposer des cartes d’identité...

    S’abstenir de rappeler ces vérités historiques permet en effet d’évoquer des « luttes tribales incessantes », alors même qu’elles peuvent trouver des causes bien réelles dans la colonisation, et ensuite se laver de sa propre responsabilité.

    Nier le réel, fût-il passé, est bien pire que de le décrire et d’en rechercher les causes complexes et multiples. Et faire de l’histoire n’a jamais empêché personne de s’engager au présent, avec une claire conscience des enjeux et des héritages de l’histoire, bien au contraire.

    • Atlantis
      Atlantis répond à Network 23
      Etudiant apolitique
      • Posté à 19h29 le 13/07/2009
      • Internaute 39710
        Etudiant apolitique

      Non, ce n’est pas ce que je dis.
      Seulement, le problème hutu-tutsi a ses origines dans la colonisation belge, qui a décidé de favoriser une ethnie par rapport à l’autre. Mais ce ne sont pas les ex-puissances coloniales qui ont fourni les machettes en 1994, malgré la lâcheté des forces de l’ONU, incapables de protéger les populations civiles.
      Et je ne fais en aucun cas l’apologie du secret ou de la dissimulation des faits « dérangeants ». D’ailleurs, vous saviez, comme fait dérangeant, que Mitterand était un fervent partisan de l’Algérie française ? Franchement, ça m’a encore plus écoeuré du personnage. Simplement, j’en ai assez de cette flagellation permanente, du styles « les français sont méchants, les africains gentils, nous sommes des ordures pour la colonisations et devons expier nos fautes jusqu’à la 15eme génération ». Si on suivait ce mode de raisonnement stupide, les Allemands devraient toujours demander pardon et payer pour le génocide juif. C’est stupide, personne ici n’est responsable des crimes coloniaux, que je ne nie pas, et personne n’en a à payer le prix, ni les particuliers, ni l’état.

  • Saheyus
    Saheyus
    Nightfall, quietly it crept and (...)
    • Posté à 14h21 le 13/07/2009
    • Internaute 28231
      Nightfall, quietly it crept and (...)

    Le président du CRAN, Hugues Serraf, voila de bien hautes autorités, insoupçonnables de Sarkozysme fantasmagorique.
    Je me sens tout convaincu, soudain.

    PS : J’aime beaucoup votre euphémisme pour dire que Sarkozy et Guaino sont racialistes.

    • ISAAC DE MKAZI
      ISAAC DE MKAZI répond à Saheyus
      Conseiller principal d'éducation (...)
      • Posté à 14h50 le 13/07/2009
      • Internaute 85102
        Conseiller principal d'éducation (...)

      Dommage de ne pouvoir lire l’exposé de votre pensée de manière plus étoffée.

      • Saheyus
        Saheyus répond à ISAAC DE MKAZI
        Nightfall, quietly it crept and (...)
        • Posté à 17h12 le 13/07/2009
        • Internaute 28231
          Nightfall, quietly it crept and (...)

        C’est ça, le problème, quand deux articles parlent du même sujet et disent (presque) la même chose.
        Enfin, non, je suis méchant, même si Théophile Kouamou parle beaucoup de la forme, il a l’honnêteté intellectuelle que d’autres n’a pas : à savoir le courage de pointer des éléments de fond, comme l’évocation par Obama de faits historiques et actuels bien précis ; et l’oubli sans doute volontaire de certains autres.

        Si vous voulez ma pensée sur ces deux discours, j’ai fait ce post-là sur l’article de Serraf : Lien
        Et je pense que sa longueur suffira à m’excuser de ma petite paresse sur cet article-là.

        Edit : Ah, concernant mon appréciation personnelle de Serraf et du président du CRAN, elle vient du fait que leur soutien à Sarkozy est tout sauf nouveau, il suffit de jeter un œil à leur palmarès.
        A tel point qu’ils finissent par accumuler plus de déclarations d’amour que de critiques circonspectes. Et cela, je ne l’appelle pas de la neutralité, encore moins de la subjectivité, mais une sensibilité de droite.

      • Saheyus
        Saheyus répond à ISAAC DE MKAZI
        Nightfall, quietly it crept and (...)
        • Posté à 18h20 le 13/07/2009
        • Internaute 28231
          Nightfall, quietly it crept and (...)

        Quelqu’un a osé mettre un naze à Isaac, et je m’élève contre cette pratique aveugle du nazage !
        Qu’on soit pro-discours de Dakar, ou anti, ou quoi que ce soit d’autre, une demande d’explication n’est jamais « naze ».

        D’où top. Hop.

  • ISAAC DE MKAZI
    ISAAC DE MKAZI
    Conseiller principal d'éducation (...)
    • Posté à 14h34 le 13/07/2009
    • Internaute 85102
      Conseiller principal d'éducation (...)

    comparaison n’est pas raison mais tout de même. si nous partons des citations suivantes ( je vous laisse le soin d’en reconnaitre l’auteur entre Monsieur OBAMA et Monsieur SARKOZY) : « je fais ce que je dis et je dis ce que je fais » ; « oui nous pouvons », il est manifeste que nous avons à faire à des personnalités se situant dans des paradigmes différents.

    d’un côté ( devinez lequel ?) la démesure et la toute puissance de la singularité individuelle la personnification du pouvoir, et nous n’ignorons pas que des singularités peuvent naitre des mondes nouveaux, de l’autre la recherche d’une co-action avec l’utopie d’une réalisation commune possible.

    sur le plan de la vision du monde cela peut nous faire penser que de la conception personnelle, suivie des directives descendantes naitra une action salvatrice, donc les autres sont considérés tels des exécutants, alors que de l’autre apparait comme un préalable une reconnaissance réciproque, d’où peut naitre un projet commun et une action commune. nous voyons bien que la différence est le rôle accordé à l’autre.

    en d’autres termes constatons qu’avec Monsieur SARKOZY nous sommes dans un paradigme mono-culturel qui a prétention à s’étendre, un BUSHISME modéré si l’on peu dire, alors qu’avec Monsieur OBAMA nous avons un multiculturalisme qui vise un inter-culturalisme civilisationnel.
    comparaison n’est pas raison disais-je mais tout de même.

  • Alex Engwete
    Alex Engwete
    Consultant
    • Posté à 14h41 le 13/07/2009
    • Internaute 45440
      Consultant

    Confusion dans votre article… L’U.S. Africa Command (AFRICOM)— le Commandement Afrique des forces armées américaines—n’a jamais visé « l’installation d’une base militaire américaine en Afrique », ce qui serait extrêmement onéreux. Il est basé à Stuttgart, en Allemagne (voir photo ci-dessous) et résulte d’une rationalisation administrative puisqu’il faisait auparavant partie du Commandement Européen, lui-aussi basé à Stuttgart.

    Lien

    Lien

    • Network 23
      Network 23 répond à Alex Engwete
      identité perdue dans mes papiers (...)
      • Posté à 17h07 le 13/07/2009
      • Internaute 23367
        identité perdue dans mes papiers (...)

      « Afrik.com : Africom est actuellement abrité par le siège de votre commandement européen à Stuttgart en Allemagne. Vous ne semblez pas être le bienvenu sur le continent, notamment auprès des pays que vous avez approchés, la Libye et l’Afrique du Sud. De même, vous avez aussi récemment démenti que la Mauritanie avait été choisie…

      Eric S. Elliott : Nous sommes toujours en consultation avec les pays africains. Par ailleurs, Stuttgart s’est imposé comme siège temporaire parce que le commandement européen s’occupait jusqu’ici de la majorité de nos opérations militaires en Afrique.

      Afrik.com : Que va devenir le camp Lemonier à Djibouti ? Sera-t-il attaché au nouveau commandement régional africain ?
      Eric S. Elliott : L’organisation d’Africom commence juste à se mettre en place. Le sort qui sera réservé à notre base djiboutienne n’a pas encore été décidé. »

      Lien (nov 2007)

      Le président mauritanien ne veut pas de base militaire américaine (AFRICOM) (nov 2007)

      Lien

      « Mettant à profit le refus de nombreux pays africains, dont l’Algérie, d’accueillir le siège du commandement militaire américain (Africom), le royaume du Maroc a négocié et conclu en douce avec les États-Unis l’installation de cette structure militaire sur son territoire.

      Mary Carlin Yates, la commandante adjointe civile de l’Africom, disait donc vrai en affirmant lors de sa vidéoconférence à l’ambassade américaine à Alger le 16 janvier dernier, que des pays africains postulaient pour abriter le siège de ce commandement militaire.

      En fin de compte, c’est le Maroc qui en sera la terre d’accueil. Le Maroc est sur le point de conclure un accord avec les États-Unis sur l’installation à Tan Tan d’une base du commandement militaire en Afrique (Africom). »

      Lien (janvier 2008)

  • Thierno Seck
    Thierno Seck
    ApprentiSorcier
    • Posté à 14h41 le 13/07/2009
    • Internaute 24434
      ApprentiSorcier

    Bon, je ne suis pas trop les débats sur la comparaison entre les discours de Nico et de Barack.

    le discours de Sarko a Dakar est un discours de paternaliste, de raciste insultant et je ne prends pas les gants pour le dire. Les racistes et les xénophobes aiment les grossières généralités sur les individus. L’homme africain, si tant est qu’il existe vraiment, n’a rien a faire de l’avis d’un inculte fut il président.

    Bon, j’avoue etre trés trés trés décu du discours de Obama. Je ne m’attendais pas a un miracle, mais a un discours fort et d’avenir. Grande aura été ma décéption.

    Je n’ai pas tout lu de la trandcription, mais derrière les bons mots biens choisis se cache une méconnaissance réelle de Obama, de celui qui rédige ses discours.

    Etant ségénalais ayant grandi au Sénégal et suivant l’actu politique de mon pays d’origine, je ne comprends pas un des points du discours de Obama.

    Jamais je n’ai entendu un leader politique sénégalais, jamais dire pretexter la colonisation ou l’esclavage sur nos proiblèmes de tous les jours. Bien entendu, on ne fera jamais table rase de cela, ceux qui pensent qu’on va tourner la page avec le sourire déchanteront. Plus jamais ca sera notre leitmotiv et mobilisera les intelligences du continent hétérogène.

    Obama sait que Tanja, ne se chache pas derrière la colonisation, ni Gbagbo, ni Wade, ni Jameh, ni je ne sais qui. A part lAlgérie qui a des problemes avec la France ce débat n’implique pas les politiques du continent.

    Alors pourquoi les occidentaux en parlent autant ? Volonté de nous prendre pour des cons ?

    Nou sne sommes pas des enfants et n’avons pas besoin de la compassion de qui qua ca soit, noir ou blanc qui n’est pas impreigné de nos réalités et qui en parle avec condescendance.

    De plus j’écirai surement à Obama directement pour le lui affirmer, il faut qu’il change de discours. Je croirai entendre un commis de la Banque Mondiale ou autres organismes destructeurs du continent.

    L’afrique doit se prendre en charge est un discours qui ferait sourire tellement c’est enfantin. Sur une télé comme la RTS ou les commis des orgabnismes ravageurs passent souvent, on entend cela des centaines de fois.

    Le pire du dicsours concerne l’engagement des US. Ce pays n’est pas encore vraiment engagé auprés du continent malgré l’AGOA ou d’autres programmes mineurs.

    Le conditionnement de l’assistance US ou occidental a une « bonne gouvernance » est une rigolade. On prend les africains pour de gros cons.

    Voila un discours qui commence a vieillir. Cela fait plus de 40 ans qu’on le prononce. Dans la réalité rien ne change. Obama sait que le cynisme guide les rapports entre Etats.

    J’ai enormément d’admiration pour l’homme mais je ne suis pas d’accord avec son discours. Il faut changer de discours et ne pas netoyer le contenant.

    Il est tant d’arreter de parler de l’Afrique comme un bloc homogène. Il y a je crois 53 pays en Afrique même si certains sont des Etats fantomes. Les réalités sont trés diverses.

    Melanger le problème du Zimbabwé avec celui de la Zambie ou de la Gambie relève de l’illusion.

    Critiquer la gouvernance et nos dirigeants est légitime même de la part de Sarkozy ou Obama. Ce qui ne l’est pas c’est cette propension des occidentaux a prévenir toute critique en prenant les devants et en nous ramenant l’esclavage et la colonisation.

    Pourquoi cette suceptibilité ?

    Les africains, les sénégalais, maliens, etc, se levent le matin et pensent a nourir et proteger leurs familles comme tout le monde sur cette terre. Ils ne cherchent pas d’excuses. De polus ils la chercheraient pourquoi faire ?

    Obama est bien sympa mais il devrait réinventer son discours sur l’Afrique. Ce n’est pas notre Messie et nous n’en n’avons pas. S’il vien nous repeter le Discours de la Baule, de la BM, du FMUI, il peut rester chez lui a washington.

    Pour le reste, que les occidentaux se rassurent, tant que nos pays sont si faibles et avec a leur tete des pantins, on encaissera sans broncher les remarques ridicules d’autres présidents limite parlant a des enfants de 5 ans. La roue tournera et on verra ce qui se passera.

    Bien a vous

  • Rodriguez
    Rodriguez
    Papa
    • Posté à 14h53 le 13/07/2009
    • Internaute 55516
      Papa

    Cher Théophile,

    Ce genre de comparaison me semble vraiment déplacée voire inutile. Nous n’avons nullement besoin de perdre notre temps en tant qu’Africain pour ça.

    On ne compare que deux choses comparables. Comment veux-tu qu’un Africain, président des USA, qui a passé son temps à lire l’Afrique à travers ses plus grands penseurs et historiens, qui connaît l’Afrique, qui vit avec une Noire, descendante d’esclaves, qui a cotoyé les pauvres en leur servant du repas et qui affirme qu’il a « après tout du sans africain dans les veines » aille dire des conneries Sarkozistes en Afrique ? Surtout au Ghana ? Je dis bien Ghana de Nkrumah, l’un des plus grands penseurs politiques africains de tous les temps.

    A mon avis, nous n’avons pas besoin de comparer le discours d’Obama à celui de Sarkozy. Nous en prenons acte et en tirons les conclusions qu’il faut. Et en celà, il serait mieux de chercher à expliquer le discours de Barack Obama à notre peuple que de s’engager dans cette voie de comparaison. C’est une oeuvre vaine et sans intérêt. Laissons ce travail à ceux qui en ont intérêt.

    Ce qui nous importe en tant qu’Africain c’est de travailler à résoudre nos problèmes. Notre peuple en a trop.

    Web. Lien

  • Alex Engwete
    Alex Engwete
    Consultant
    • Posté à 15h21 le 13/07/2009
    • Internaute 45440
      Consultant

    C’est assez étonnant de voir la leçon d’Obama aux dirigeants africains, suivie d’un clin d’œil à la jeunesse africaine, réduite à la portion congrue — aussi bien dans ces colonnes que dans celles d’Hugues Serraf. Américain, Obama est par-dessus tout pragmatique et présente dans sa leçon 4 chantiers bien délimités autour desquels l’Afrique peut espérer une coopération avec l’Amérique : 1) la bonne gouvernance (« le développement dépend de la bonne gouvernance ») ; 2) l’opportunité pour tous, qui nécessite la libération des énergies entrepreneuriales privées ; 3) la santé publique et 4) la résolution des conflits. Obama connaît intimement ces chantiers puisqu’il y a travaillé en tant que sénateur au sein du comité des relations étrangères. Il avait d’ailleurs introduit un projet de législation sur le Congo-Kinshasa qui conditionnait l’aide américaine à 4 conditions reprises dans son discours d’Accra. Il vient d’ailleurs de changer radicalement le programme américain de sécurité alimentaire en réorientant le financement vers les technologies agricoles à pourvoir directement aux paysans au lieu de la distribution de l’aide alimentaire. Comparer le discours d’Obama aux rodomontades de Sarkozy à Dakar ou prétendre qu’Obama ne connaît pas l’Afrique ou qu’il a survolé des blogs pour faire sa leçon aux dirigeants africains, c’est donc tout simplement passer à côté de la plaque.

  • Redroom
    Redroom
    La V2, une grosse merde.
    • Posté à 16h01 le 13/07/2009
    • Internaute 23589
      La V2, une grosse merde.

    L’article m’a plu, le sujet me gêne...

    Comparer les deux présidents de la république c’est comme comparer la France aux Etats-Unis c’est ridicule.

    La France ne sert à rien, d’autant plus que son président veut devenir l’homme le plus aimé de la planète et fait tout ce que lui offre sa fonction pour le faire...

    Obama représente un espoir pour le monde entier afin d’essayer de restaurer un ordre mondial particulièrement mis à mal par l’avidité de Bush et ses potes. La paix est en jeu, on ne rigole plus là, c’est du sérieux !

    Alors c’est vrai Obama va sauver le capitalisme, c’est regrettable, les ordures vont continuer à se faire du fric avec le sang des plus pauvres et c’est pas l’Afrique qui va en bénéficier, c’est évident mais que fait Sarkozy dans tout ça ? Il représente quoi ?

    Il incarne quoi ? Si ce n’est l’ambition démesurée que peut avoir un gamin particulièrement malheureux pendant son enfance et qui a décidé du coup de mettre tous les gens à ses genoux (putain d’ailleurs si je les tenais ceux qui l’ont martyrisé ils passeraient un mauvais quart d’heure !) ?

    Il faut comparer ce qui est comparable et arrêter de faire plaisir à l’Élysée...

    • Network 23
      Network 23 répond à Redroom
      identité perdue dans mes papiers (...)
      • Posté à 17h01 le 13/07/2009
      • Internaute 23367
        identité perdue dans mes papiers (...)

      La France a toujours fait le sale boulot de l’Amérique en Afrique, tout comme elle a disséminé la technologie nucléaire en suivant les conseils d’Oncle Sam.

      Ainsi le Pentagone pouvait se concentrer sur l’Amérique latine, atteint par la fièvre castriste, et qualifier tout mouvement de la société civile comme « communiste et athée », et donc préparer un énième coup d’Etat.

      Y aurait-il eu une allusion plus ou moins cachée au Honduras, dans le discours d’Obama, qui cite ces changements de Constitution ?

      Que faut-y lire au moment où Washington refuse de qualifier le putsch contre Zelaya de « coup d’Etat », afin, dit-il, de ne pas briser tout lien avec ce pays, déjà mis au ban de l’OEA ?

  • Palme
    Palme
    cadre
    • Posté à 16h11 le 13/07/2009
    • Internaute 65711
      cadre

    tournés vers l’avenir ?
    oui pour Obama qui parle politique , démocratie, gouvernance et qui accuse certains dirigeants africains d’aujourd’hui , comme certains responsables israeliens ou d’autres encore en raisons de leurs choix et non de leur histoire ou « nature »

    pour sarkozy ? j’e n suis moins sur d’une part en raison de la « nature africaine » décrite (à laquelle il croit !) et qui entraverait les capacités de progrès à l’occidental , de son coté condescendant ensuite qui soustend sa démarche et lui retire justement son cractère politique alors qu’il est président d’une ancienne puissance coloniale, le président d’un pays qui compte et pas un pseudo historien ou évangéliste exhalté

    sans parler qu’il n’est pas Obama et que cela change totalement la réception du discours
    il aurait mieux fait de ne rien dire , personne ne l’attendait , qu’il fasse son boulot dans les instances internationales pour les problèmes qui concerne l’Afrique et qu’il arrete les relations avec certains

    • Network 23
      Network 23 répond à Palme
      identité perdue dans mes papiers (...)
      • Posté à 16h58 le 13/07/2009
      • Internaute 23367
        identité perdue dans mes papiers (...)

      Qu’il arrête les relations avec certains ?

      Pour qu’Areva ne puisse plus vendre de centrales pour « désaliniser » l’eau de mer à Khadafi ?

      Ou pour qu’Areva cesse d’exploiter ses mines au Niger ?

      Allons, allons...

  • El doctor
    El doctor
    Citoyen errant
    • Posté à 16h36 le 13/07/2009
    • Internaute 67679
      Citoyen errant

    Pourquoi chercher à comparer Obama a Sarko ? Rien a voir.

    La question semble bien ridicule. C’est curieux comme sujet ont dirait une sorte de papier propagandiste lancé pour susciter un débat et faire de la pub supplémentaire a sarko qui cherche toujours a récupérer l’auréole des grands en faisant apparaitre son nom une fois de plus et pour rien sur un article sans intérêts.

    A croire que des gens sont payés rien que pour lancer des bruits, des rumeurs, de l’occupation médiatique avec son nom à la une sur des sujets à la con alors que parallèlement ont vend du nucléaire, des armes, de la main d’œuvre, on arnaque la population et patati et patata.....

  • jpd
    jpd
    • Posté à 16h41 le 13/07/2009
    • Internaute 4372

    Un passage du discours de l’actuel Président de la France :

    « Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès. Dans cet univers où la nature commande tout, l’homme échappe à l’angoisse de l’histoire qui tenaille l’homme moderne mais il reste immobile au milieu d’un ordre immuable ou tout est écrit d’avance.

    Jamais il ne s’élance vers l’avenir.

    Jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin.

    Le problème de l’Afrique est là. »

    Le problème de M. Sarkozy est certainement qu’il n’a pas lu Albert Londres.

    Les médias ont focalisé sur l’entrée dans l’histoire en oubliant le « assez »

    Mais franchement essayez d’imaginer Obama en train de dire à propos du paysan africain :

    « Jamais il ne s’élance vers l’avenir. Jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin. “

    Guaino t’es vraiment nul ! ! ! !
    Retourne à l’école et tu sauras pour quelles raisons les plantes vivrières reculent au profit d’une agriculture commerciale et de plantation.

  • Network 23
    Network 23
    identité perdue dans mes papiers (...)
    • Posté à 16h54 le 13/07/2009
    • Internaute 23367
      identité perdue dans mes papiers (...)

    Après avoir lu l’interprétation de Serraf, la votre est bienvenue.

    Etonnant, tout de même, que ni vous ni Serraf n’aient souligné une divergence profonde entre ces deux discours, qui tient aussi à une différence d’histoire : alors que Sarkozy n’a eu de cesse de stigmatiser le « discours de la repentance », critiquant le fait de « ressasser » le passé (à deux reprises au moins), faisant ainsi mieux voir la mauvaise conscience du colonisateur qui prétend « oublier le passé », Obama n’a jamais parlé de ce thème, effectivement propre à l’intelligentsia parisienne, de droite et de la rive gauche, celle-là même que Rancière décrit si bien dans La haine de la démocratie .

    Une autre différence, de taille : lorsque Sarkozy admet, avec peine, les crimes commis par la colonisation, il a une fâcheuse tendance à comparer l’Afrique, et « l’âme africaine » (résurgence de la « psychologie des peuples » et du Volkgeist en vogue au XIXe et dans les années 1930), à la matrice féminine, qui a pu « enfanter » grâce à la « virilité occidentale » (à laquelle il associe la « civilisation musulmane », dont l’expansion est mise sur le même plan que le partage de l’Afrique et la course au clocher).

    D’un côté la passivité féminine, de l’autre la « virilité de l’Occident civilisateur ». Très intéressant comme fantasme sarkozyesque.

    Enfin, un dernier point : Obama ne parle presque pas de « l’Afrique » en général, et jamais de « l’âme africaine ». Obama parle du Ghana, de la société civile du Zimbabwe, du Botswana... bref, il ne réduit pas la complexité et la diversité du continent à une identité unique et fantasmée.

    Il est vrai que non seulement il revendique l’héritage bushiste par rapport aux installations militaires, mais aussi par rapport à la campagne, initiée par la Christian Right , visant à faire un usage très sélectif des fonds dédiés à la prévention du sida.

    Mais il est frappant que malgré ces différences flagrantes, qui font un discours très différent, tous deux parlent de « responsabilité », un topos contemporain qui prétend faire table rase de la responsabilité des grandes puissances, que ce soit Paris ou Washington, dans le soutien aux dictatures, et l’assassinat de multiples leaders anticolonialistes et panafricains.

    On invoque la « responsabilité » de la société civile et des élites que pour mieux appuyer ces dernières dans l’écrasement des premiers. L’Afrique, en effet, n’est pas un continent isolé ; tout ce qui s’y trame se continue à Paris, en Suisse, aux Etats-Unis, et dans les paradis fiscaux de la planète. Dans le pillage des ressources et l’écrasement des révoltes, les armées du Nord et du Sud sont solidaires.

    On attend avec impatience que la CIA et le Ministère de la Défense publient leurs archives sur Mehdi Ben Barka & consorts...

  • Rafa
    Rafa
    étudiant
    • Posté à 17h18 le 13/07/2009
    • Internaute 61201
      étudiant

    Je suis content de trouver cette article, car je me suis sentis mal a l’aise en écoutant le discours de Obama qui effectivement ressemblait étrangement a celui de sarko !
    Tout 2 refuse de reconnaitre la responsabilité de l’occident et de leur pays respectif dans la situation de l’Afrique.

  • SUP. à la demande du riverain 21.07.09
    • Posté à 18h53 le 13/07/2009
    • Internaute 83489
      ...

    La gauche et l’extrême-gauche ont fait croire aux peuples africains qu’il leur suffisait d’obtenir leur indépendance pour que tous leurs problèmes soient résolus. Or les peuples africains ont été livrés, pieds et poings liés, à des mafias qui ont confisqué à leur profit toutes les richesses de ces pays et ont plongé leurs peuples dans la misère, le malheur, l’arbitraire ! Les gauches françaises ont commis là un grand crime, impardonnable, car la décolonisation, telle qu’elle s’est faite, a été ni plus ni moins qu’un crime de non-assistance à peuple en danger !

    • Banana ex de juanitoto
      Banana ex de juanitoto répond à SUP. à la demande du riverain 21.07.09
      Je déteste rue89, tous les (...)
      • Posté à 19h09 le 13/07/2009
      • Internaute 67910
        Je déteste rue89, tous les (...)

      Ah, tagada,
      t’es sûr, ça te gêne pas
      ces machins que tu portes et que t’enlèves pas ....

    • On the road
      • Posté à 02h23 le 14/07/2009
      • Internaute 37561
        ici et ailleurs

      Révisez votre histoire. La décolonisation n’a été que très partiellement une idée de gauche, surtout en Afrique.
      La plupart des indépendances ont été proclamées en 1960, mais qui était donc au pouvoir à ce moment ? Hmm ?
      Les mouvements favorables à l’indépendance étaient assez peu liés aux partis de gauche, qui n’ont compris que tardivement l’aspiration nationale et s’en tenaient, comme vous, à l’idée qu’il fallait dominer ces peuples en danger pour mieux les sauver d’eux-mêmes.
      Quant à ces mafias qui ont confisqué les ressources, elles ont plutôt conservé de bons contacts avec la France (Bongo, Biya, Mobutu...).
      Quant aux leaders africains qui ont cru à une véritable indépendance, contre ces mafias néo-coloniales, on ne leur a guère laissé le temps de faire rêver...

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 17h49 le 13/07/2009
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Je remets ça !

    • Banana ex de juanitoto
      Banana ex de juanitoto répond à Yvon le Zébulon
      Je déteste rue89, tous les (...)
      • Posté à 18h57 le 13/07/2009
      • Internaute 67910
        Je déteste rue89, tous les (...)

      Alors, là, Yvon, je te tope !

    • Mon-Al
      Mon-Al répond à Yvon le Zébulon
      roturière : -)
      • Posté à 19h02 le 13/07/2009
      • Internaute 24219
        roturière : -)

      Moi aussi : si je pouvais toper 32 fois je le ferais : -)))))))))

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à Mon-Al
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 08h50 le 14/07/2009
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        Merci de votre grande gentillesse à Toi et à Banana...

        ¤ ...moi qui suis si souvent nazé avant même juste après avoir posté.
        - me voilà réconforté !

    • tlaloc
      tlaloc répond à Yvon le Zébulon
      Retraité
      • Posté à 11h52 le 14/07/2009
      • Internaute 47359
        Retraité

      réponse de chirac l’homme africain est entré dans l’histoire il y a 1 million d’années....bien avant nous

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 17h49 le 13/07/2009
    • Internaute 82025
      non connue

    Article intéressant sur deux hommes, pas forcément sur deux discours, qui au fond n’ont pour vocation, l’un comme l’autre, que de séduire une Afrique largement « visitée » par la Chine et la Russie, ces temps-ci.
    Du fait de son charisme, Obama a une longueur d’avance. J’ajoute que l’influence anglosaxone prend de l’ampleur par le biais des évangélistes.
    Du fait des liens historiques et secrets avec les chefs d’état africains, Sarko garde la main sur Obama dans les pays francophones.
    Mais les deux sont en train de se faire devancer par la Chine. Laquelle ne s’emmerde pas avec des discours historico-philosophiques...

  • tvargentine-
    • Posté à 18h24 le 13/07/2009
    • Internaute 17486

    Je crois que c’est le même discours et OBAMA peut se permettre d’aller plus loin et disant aux africains qu’ils doivent se mettre au travail et batir une nation.

    Pourquoi attendre toujours tout des autres,cela ne fait que générer de la corruption.

    Nicolas Sarkozy avait eu raison durant son discours au Sénégal et il avait bien marqué une rupture avec la politique de complaisance post-colonialiste français.

    Aujourd’hui OBAMA enfonce le clou et dit aux africains ,prenez votre destin en main et ne laissez personne d’autres décider pour vous.

  • sinclair
    • Posté à 18h25 le 13/07/2009
    • Internaute 2580

    Ce type de discours est un exercice convenu. Que les deux se ressemblent n’a rien d’étonnant couac de « l’entree dans l’histoire » en moins.

    Seul différence le charisme indéniable d’Obama et une Obamania toujours présente qui s’appuie uniquement sur ce charisme. Pour le reste ce sont les mêmes discours sur plusieurs sujets. Si on prend le discours offensif de moralisation du capitalisme on retrouve quasi les mêmes thèmes suivi pour l’instant des mêmes effets (nuls) des deux cotes de l’Atlantique. On attend pour le reste comme le social aux USA et la politique étrangère qui sont en train de ressembler comme deux gouttes d’eau a la précédente (charisme et Obamania mis a part)

  • Aloïs
    Aloïs
    .
    • Posté à 18h53 le 13/07/2009
    • Internaute 39938
      .

    Quelle hypocrisie... Obama parle de « prendre son avenir en main »... Qu’on arrête de leur imposer des dictateurs, qu’on arrête de leur imposer (via le FMI) des systèmes économiques qui sont plus destructeurs qu’autre chose... Qu’on arrête d’envoyer des assocs’ humanitaire pour compenser le mal qu’on fait là-bas...

    Tout ca pue l’hypocrisie politicienne... Obama ne vaut pas mieux que sarko, ils sont tous deux des hypocrites.

  • Trevor narg
    Trevor narg
    auteur
    • Posté à 00h36 le 14/07/2009
    • Internaute 53954
      auteur

    Du Ghana, le président Baoba a raison quand il s’adresse aux Africains :
    plus que la colonisation, c’est sa décolonisation qui a nui à l’Afrique.

    Lien

  • On the road
    On the road
    ici et ailleurs
    • Posté à 02h32 le 14/07/2009
    • Internaute 37561
      ici et ailleurs

    La différence tient en un mot : la condescendance !
    « L’homme africain n’est pas rentré dans l’Histoire “était insultant.

    L’un et l’autre invitent à ne pas faire de la colonisation l’excuse éternelle des échecs. L’un pour galvaniser, l’autre pour s’exonérer de la repentance. L’un prend un pays démocratique en exemple, l’autre conserve les mêmes liaisons indignes avec les dictateurs corrompus.

    L’un sait de quoi il parle, l’autre projette des généralités sur une réalité qu’il ne connaît pas.

  • Bakima Baliele
    • Posté à 06h29 le 14/07/2009
    • Internaute 18299

    Si on peut affirmer sans se tromper que les discours des Sarkozi et Obama sont proches dans le fond, on ne peut pas dire la meme chose quant la forme.
    Contrairement a certains forumiers qui pensent que le que le president francais ne beneficiait pas des memes avantages que le president americain, j’estime que le discours de Sarkozi fait dans un ton proffessoral aux petits Africains qui n’etaient pas encore assez entrer dans l’Histoire ne pouvait pas passer. Alors que le proffesseur de droit constitutionnel, Obama, a pour sa part lui, adresse a la jeunesse africaine un discours pratique, sans besoin d’aller puiser dans l’Histoire des peuplades d’Afrique. Une autre difference, Barack Obama a ecri lui-meme son discours alors que le discours du 27 septembre 2007 a Dakar est le produit de M. Henri Guaino, le negre du president Nicolas Sarkozi. En d’autres termes le president francais lisait un texte. Pendant que Obama livrait son analyse des contadictions africaines.

    Enfin, pendant qu’a Accra, Obama exhaurtait les parlementaires ghanaens a perseverer sur le chemin des reformes democratiques, de l’Etat de droit et de la bonne gouvernance, a Brazzaville, au Congo, une election contestee d’avance par l’opposition la plus representative etait sur le point d’accoucher d’un mal elu. Sarkozi se murait dans un silence coupable sur une telle parodie de la presidentielle que M. Sassou Nguesso s’appretait a organiser et remporter au Congo. Pourtant les populations du Congo auraient voulu avoir le soutien du president fracais qui avait lui-meme promis pendant la campagne electorale francaise une rupture de la politque francaise en Afrique. Il disait vouloir etre du cote des faibles. L’opposition congolaise que le president Sarkozi avait pourtait recu lors de recent son sejour a Brazzaville lui avait explique que cette election ne serait pas libre et transparente. Et taux d’abtention qui semble avoir sanctionne ces elections prouvent bien que la France de Sarkozi pourvait se mettre du cote des faibles. Mais bon, les Congolais savent que rien ne viendra de Paris, car il y a trop d’interet de certaines entreprises francaises au Congo et dans la region.

    Quant a M. Patrick Lozès du CRAN , qui affirme sur son blog « Il faut avoir le courage de dire que cette grande différence d’accueil entre les deux discours n’est pas justifiée » , il ne comprend rien. Bien sur que cette difference d’accueil des deux dicscours se justife par l’attitude sincere et respectueux du discours d’Accra et a l’attitude distante et hautaine du discours de Dakar.

    • vroomus
      vroomus répond à Bakima Baliele
      ingénieur curieux
      • Posté à 10h10 le 14/07/2009
      • Internaute 58411
        ingénieur curieux

      JE n’ai toujours pas compris l’intérêt de commenter les discours de N.Sarkozy, pour la simple et bonne raison que cet homme dit tout et son contraire et n’a en réalité aucun conviction sur rien.

      Il lit et découvre en direct, les bons mots des auteurs tel H. Guaino, il s’en amuse souvent en direct.

      Sarkozy n’agit et ne pense que dans une logique électoraliste, ou pour flatter son égo.

      Sarkozy n’a que faire de l’Afrique et des africains, auxquels il ne comprend probablement rien.

      Débattre est analyser le n’importe quoi sarkozyste permanent m’étonnera toujours.
      Attendons son prochain déplacement en Afrique, il fera un discours opposer et toute la presse criera au génie, comme elle l’avait fait pour son premier discours.

      N.Sarkozy, vide les mots et les idées de leur signification. C’est en cela que cet homme est dangereux. Après lui, toute idéologie devient une bouilli indigeste, d’où n’émerge que le conflit entre les intérêts particuliers

  • moguerou
    • Posté à 10h16 le 14/07/2009
    • Internaute 12815

    Je n’ai encore jamais entendu Sarkozy bien parler de quelque chose que ce soit sur la forme ou dans le fond.

  • jubo
    jubo
    Intra-Terrestre
    • Posté à 14h36 le 14/07/2009
    • Internaute 50630
      Intra-Terrestre

    Qui a le mieux parlé ? ?

    .. celui que le monde regarde.

  • Claudus
    Claudus
    Africa-Reprezenta
    • Posté à 18h20 le 14/07/2009
    • Internaute 61233
      Africa-Reprezenta

    Le plus important n’est pas de savoir qui De Sarkozy ou Obama, a le mieux parlé à l’Afrique, mais qui des deux a mis l’Afrique au devant de la réalité en lui disant ce qu’il pense être vrai.
    L’Afrique ne doit plus être cet éternel enfant à qui on doit lire le même conte tiré d’un livre qui en compte un centaine sous prétexte qu’il l’aide à s’endormir le soir et l’empêche de faire des cauchemars.
    Pourquoi caresser l’Afrique dans le sens du poil s’il ne mérite que d’être fouetté ?
    En outre il y a une grande nuance quand on parle d’Afrique car pour moi il y a plusieurs « Afriques ».
    Et cette Afrique dont on parle ici est l’Afrique Noir Sub-saharienne, cette Afrique mal gouverné qui essai de se fondre dans la masse.

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