Theatre et Balagan

Chronique ambulante d'un amoureux du théâtre, d'un amateur de l'Est et plus si affinités.

Avignon : André Benedetto définitivement off

Publié le 13/07/2009 à 19h52

André Benedetto, l’homme de théâtre ami de tous les proscrits et ennemi de tous les nantis, s’en est allé dimanche soir sans prévenir. Il n’avait que soixante quinze ans. Mort d’un vieil homme en colère.


André Benedetto, photo DR

Le tavernier de la place des Carmes

Jusqu’à cet été, on ne pouvait pas aller à Avignon, et plus encore au festival d’Avignon, sans faire un tour place des Carmes, dans l’antre chaleureux d’André Benedetto. Là, au Théâtre des Carmes, le précipité de l’époque se résumait en un homme orchestre -auteur, acteur, directeur de théâtre, metteur en scène- pour qui le théâtre était une façon d’être irréductible, un devoir de parole intempestif , un haut lieu de la protestation poétique.

« Urgent crier », c’était le titre de son premier livre de poèmes. Toute sa vie, il jugea qu’il était urgent de ne pas pactiser avec le silence. Ses pièces étaient des cris d’alarme, des coups de colère, des brûlots, des pamphlets, tout cela amadoué par un souffle poétique joliment mitonné. Et quand de surcroît, Benedetto jouait ses propres pièces (c’était un acteur de premier plan qui gardait toujours quelque chose d’improvisé en lui), l’adhésion était totale.

Un théâtre de l’urgence permanente

De l’Occitanie à l’écologie en passant par les bombes au napalm, les Indiens, les sans-papiers, il fut de tous les combats. Ecrivant des pièces au débotté de l’actualité. Bricolant dans une urgence jamais apaisée. Sur la brèche dès la lecture des journaux le matin.

Il parlait de sa pièce « Fleur de béton » comme d’une « création mondiale de quartier ». Cet être entier aimait se foutre de la gueule des artistes demi-portion, pétris de prétention, il aimait aussi remettre les pendules des politiciens à l’heure du vécu, à coups de dialogues nourris des conflits du monde depuis sa cité du Vaucluse jusqu’aux taudis de Valparaiso.

Qui d’autre que lui aurait pu écrire « Rosa Lux », « La Chine entre à l’ONU », « Le Monde est là, Mandela » ou encore « Djebel amour », « Geronimo », « Rigoberta met les voiles », « Nous les Eureupéens » ?

Maintenant qu’il est du côté des morts, maintenant qu’il ne l’ouvrira plus, maintenant que son œuvre (au bas mot 70 pièces et des centaines de poèmes) échevelée est par la force des choses achevée, tôt ou tard quelqu’un songera à publier le théâtre complet de Benedetto et on comprendra alors que cet homme sans âge, aura écrit l’une des plus chroniques les plus alertes de son temps.

L’homme du off

Ce marseillais (né en 1934) avait fait ses premières armes dans l’après guerre lors de « stages d’été » avec Gabriel Monnet, noble figure de la décentralisation dramatique, méridional lui aussi. Il était « monté » à Paris, mais était vite redescendu dans le sud, du côté d’Avignon. « Je suis revenu car j’avais mal aux dents », m’avait il raconté des éclats de pudeur dans les yeux.

Il lui arriva de se frotter au festival de Vilar. « Ça rigolait pas », rigolait-il.

C’est en 1963 qu’il s’installe place des Carmes, rachetant le fond de commerce d’une salle vétuste (il la rénovera juste ce qu’il faut) à un curé qui y montait des pastorales. En 1966, il est le premier à jouer intramuros hors de la programmation officielle du festival. Le off est né.

Ironie du sort, en cet été 2009, Benedetto venait d’être propulsé à la présidence de l’association avignonnaise « festival et compagnies » censée régir la foire d’empoigne du off. Loin de vouloir y mettre bon ordre (c’est au demeurant impossible), Benedetto se réjouissait de la pléthore de spectacles (plus de mille). Il y voyait un signe de vitalité.

Le vivant, il n’y a que ça qui l’intéressait. Les êtres qui luttent, contestent, relèvent la tête. S’il n’était pas mort la nuit dernière, il est probable qu’il aurait improvisé quelque chose sur l’œil et le visage du petit fils d’Armand Gatti (un frère de sans) bousillés par un flash ball à Montreuil.

Evidemment, la plupart des ministres de la Culture ne l’aimaient guère. L’un d’eux, le mal nommé Toubon, lui coupa un tiers de sa subvention. Il fit face comme toujours. Résistant né. Philippe Caubère et bien d’autres lui doivent beaucoup.

Jacqueline Benedetto qui avait joué la mère dans « La Madone des ordures » (sa pièce sans doute la plus connue) était décédée juste avant le festival. André n’a pas tardé à la rejoindre. Le théâtre des Carmes perd à la fois son architecte, son capitaine et son acteur vedette. Avignon son âme rebelle.

Aller plus loin
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  • jpd
    jpd
    • Posté à 20h09 le 13/07/2009
    • Internaute 4372

    Respect.

    Condoléances à la famille.

  • lapinot
    lapinot
    chômiste
    • Posté à 20h48 le 13/07/2009
    • Internaute 77334
      chômiste

    un vrai rebelle nous quitte, laissant la place à tout les lèches-fesses du sarkosysme triomphant, à tout les faux rebelles en peau de lapin qui ne sont que les bouffons du roi. Heureusement, il n’était pas assez célèbre pour subir l’ultime outrage d’un hommage officiel, ouf...

    « Naïfs que nous étions et aveuglés aussi
    Qui nous Imaginions pouvoir prévoir le pire
    Adieu notre jeunesse voilà le temps qui vient
    Du bâillon des oeillères et de la pestilence
    Le temps des ovations et celui des silences
    Que l’on ne rompt que pour se redire :
    Tout va bien

    Tout va bien
    Ici
    Tout va bien
    On sent
    A des riens
    Que la
    Vie revient
    Tout va bien
    Mais oui
    Tout va bien
    Et le quotidien
    Le dit
    Le maintient
    Tout va bien
    Amour
    Pour ton chien
    Pour les
    Parisiens
    Pour moi
    Et les tiens
    Tout va bien
    Crois-le
    Tout va bien
    Je t’aime
    Tout va bien
    Adieu
    Tout va bien
     »
    Jean Guidoni « tout va bien »

  • Billyglou
    Billyglou
    culturel
    • Posté à 21h07 le 13/07/2009
    • Internaute 52787
      culturel

    un hommage public et artistique lui sera rendu vendredi 17 juillet à 18h sur la Place des Carmes devant son Théâtre avec la contribution de plusieurs compagnons de routes : Bernard Lubat, Philippe Caubère, Guy Lenoir, Bertrand Hurault, Greg Germain.....

  • morphee 78
    morphee 78
    médecin
    • Posté à 01h17 le 14/07/2009
    • Internaute 78312
      médecin

    Que dire de plus après Jean-Pierre Thibaudat qui connaissait bien le personnage .
    André Benedetto : un homme , un sensitif , un poète ...On dirait peut-être aujourd’hui un Maniaco-Dépressif , mieux encore , un Bi-Polaire .
    Monsieur Benedetto , Gatti n’a plus qu’un oeil , mais il voit encore mieux , et plus loin que les yeux des ministres en titre , fussent-ils nouvellement nommés .
    Moi qui ai mes deux yeux , je ne vous ai que bien peu vu , mais je me plais à vous lire .
    Merci pour vos poèmes , pour vos pièces et pour vos coups de gueule .
    La mort vous à rendu silencieux , mais pas muet .

  • Sinouhé
    • Posté à 02h03 le 14/07/2009
    • Internaute 22732

    Oui , bon, cette oraison funèbre il le mérite .

    Mais faut bien dire que les Bénedetto les Timare, les Gelas et autre théâtreux permanent d’Avignon sont aussi les fossoyeurs de la culture au quotidien dans cette ville.
    Une fois leurs subventions distribués il n’y a plus rien pour les autres.
    Et quand je dit rien c’est rien, Nada....

    La révolution ils en ont bien profité les bougres, vestiges d’un culture offensive d’un autre temps.
    Ha ils sont joli les ex soixenthuitard installés dans leurs théâtres a l’air conditionné, à rabâchés les mêmes conneries depuis 40ans.

    Plus mort en dehors du festival c’est impossible.

    Le festival d’Avignon est un ramassis de choses ineptes juste bonnnes pour faire frissonnés les BOBOS du Luberon.

    Avignon festival ou quand la niaiserie ne tue pas c’est connerie qui prime.

    Le Festival In est OUT depuis longtemps, le off est a l’image de la connerie permanente du langage pseudo humoristique des chaînes TV.
    Les NULS a côté c’est Shakespeare et c’est peu dire je vous l’assure.

    Le théâtre révolté incarné par les prés sités est aujourd’hui le tremplin de la bêtise.

    Le Festival d’Avignon c’est la fête a neuneu....

    • foup
      foup répond à Sinouhé
      Elève ingénieur
      • Posté à 07h11 le 14/07/2009
      • Internaute 59594
        Elève ingénieur

      Je voudrais simplement apporter mon soutien à ce commentaire plein de bon sens.

      Cette réaction tire sa qualité en grand partie par son foisonnement d’arguments. Que de références, que de vécu, on ne peut qu’admirer le travail de documentation ici présenté.

      Le In est Out, bien sûr. Le Off est à l’image de la connerie permanente etc. D’ailleurs je peux moi même en témoigner, j’ai vu environ 1000 pièces l’année dernière, c’est au ras des paquerettes, pas une pour rattaper l’autre.

      Ca fait plaisir de voir que certaines personnes sont encore là pour nous ouvrir les yeux, merci.

      • Sinouhé
        Sinouhé répond à foup
        • Posté à 09h44 le 14/07/2009
        • Internaute 22732

        Hé ! L’homme, c’est a l’école d’ingénieur que l’on t’apprend ce genre de réponse toutes faite ?

        En tous cas si tu est capable de te farcir 1000 pièces de théâtres en 2 semaines c’est que tu est un grand malade.

        Je maintient mon avis, la plus -part des scènettes présentés au festival d’Avignon son niveau club med...

         
        • vira
          vira répond à Sinouhé
          artiste activiste
          • Posté à 13h06 le 14/07/2009
          • Internaute 80395
            artiste activiste

          je confirme ce que vous dites le festival d’avignon a été pressé a la moulinettes c’est juste un piege a touriste avec son ex marché des artisans (chassé aussi ) ce reprere de bobos qui vous regarde comme un pauvre provinciaux deseouvré intellectuellement le spectacle de rue depuis longtemps tué aussi la repression policiere de plus en plus tendu (pourtant c’est toujours la meme m*rde on risque toujours de se faire autant agresser c’est ca qui me fait douter de l’efficacité de l’ampleur de cet demonstration) des elus locaux corrompus qui se vante de racheter des restau avec des dessous de table enormes les quartiers qui pourissent de + en + peu voire aucune salle a l’année pour les groupes locaux ( si des assos se battent mais sont obigé d’avoir un prog tres soft voir consensuel ) les restau tenu par les parisiens qui escompte faire des benef de ouf et qui ne sont ouvert que 2 mois a l’année etc....etc.....
          et si je pense tt ca c’est parce que je suis avignonnais et j’ai pu voir en 15 ans la decomposition de ce festoche
          c’est pour ca que j’attends que ca passe tranquille ; =)

          • Sinouhé
            Sinouhé répond à vira
            • Posté à 22h51 le 14/07/2009
            • Internaute 22732

            Merci pour ton commentaire .

            Même ici il ne faut surtout pas parlé sur un autre ton, la vérité gène à tous les étages, en tous cas on se fait bien massacré quand on n’est pas en accord avec le bon genre.

            Bien à toi.

        • foup
          foup répond à Sinouhé
          Elève ingénieur
          • Posté à 17h39 le 14/07/2009
          • Internaute 59594
            Elève ingénieur

          Ahah je pensais que tu comprendrais l’ironie. Apparemment pas. Evidemment que je n’ai pas vu 1000 pièces, évidemment que toi non plus. Le festival Off est d’une extreme richesse, c’est pour cela que j’aurais probablement aimé un peu de matiere au lieu d’une logorrhée péremptoire jetée dans le tas.

          Réponse toute faite ? J’admire a nouveau la masse d’arguments. Si tu veux parler des écoles d’ingénieurs, je dirais qu’on y accède en ayant un minimum de rigueur, mais je crois pas que ce soit le sujet ici. Au fait, je suis Avignonais, j’assiste au festival depuis plusieurs années, c’est sans doute pour ca que j’aurais aimé peut être une base concrete sur laquelle reposerait ton opinion...

          En revanche la reponse de vira est plus interessante. Repere a bobos ca n’est qu’en partie vrai, comme tout generalisation facile, faut dire que le theatre c’est pas TF1. Pour les groupes locaux c’est vrai que l’attractivité toujours grandissante (voir le nombre de spectacles du off) augmente le prix des salles, c’est devenu assez aberrant. Mais la proposition du off est très variée, j’ai vu beaucoup de troupes avec énormément de talent dans des petites salles et qui misent sur le festival d’Avignon pour survivre tout l’année. C’est peut etre devenu une grosse machine, mais on ne peut pas nier une grande richesse dans toute cette diversité de spectacles. Quant a la répression policière elle ca ne m’a jamais sauté aux yeux, je devais pas être au bon endroit au bon moment.

          Enfin bref, la caricature est intéressante quand elle est constructive...

          • Sinouhé
            Sinouhé répond à foup
            • Posté à 22h59 le 14/07/2009
            • Internaute 22732

            Hé L’homme !

            Il ne faut pas tout prendre au pied de la lettre quand j’écrit un truc sur Rue 89.

            Le problème c’est que tu me parle de caricature a condition qu’elle soi constructive, je peut te retourné la chose, ce que tu dit ne l’est pas plus en tous cas je ne pense pas que sur les commentaires on puisse vraiment parlé du fond de cette histoire de « FESSE TIVAL ».

            J’avais bien compris que tu n’avait pas vu 1000 pièces l’an passé, tu me prend vraiment pour un con....

            Il y a évidement des choses bien dans le festival, mais ce peut de bien ne suffit pas à changé mon jugement sur l’ensemble.
            Il est question de ville corrompu et c’est vrai comme tous le reste.
            L’adjoint aux finances vient d’être démissionné par la super Chiracienne aux commendes de la ville.
            Il c’était payé la place de l’horloge avec des dessous de table c’est vrai.

            Benedetto est certainement celui qui est resté le plus intègre durant toute sa carrière en Avignon et cela n’a pas été simple.

            Il a eu sa part du gâteau peut être la portion congru a côté de Timare et Gélas ce dernier n’a plu Léo Ferré dans sa programation, il ne s’en remet toujours pas.

            La ville est sous l’emprise de la Jet set culturelle le temps des beaux jours,pendant que la populasse autochtone suce des glaces quand ils peuvent ce les payés .
            Je mes souvient d’un festival fameux où un troupe avait trouver chic d’allé chercher les gens des quartiers avec des véhicules de L’ONU. Tous le monde à applaudi .

            Il est loin le TNP de Vilar .

            Bien à toi .

            Ps : La rigueur des ingénieurs ne suffit pas a voir clair.

            • foup
              foup répond à Sinouhé
              Elève ingénieur
              • Posté à 22h59 le 14/07/2009
              • Internaute 59594
                Elève ingénieur

              Il ne faut pas tout prendre au pied de la lettre quand tu écris : désolé on m’avait pas prévenu, je saurai a l’avenir : p

              Je n’ai pas ici fait de caricature, je ne prétends donc pas être particulierement constructif, juste moins destructif que tu l’as été dans ton commentaire initial.

              « Tu me prends pour con ». Mmm j’ai pas glissé j’ai rippé. Au temps pour moi, l’humour a parfois ses incompris.

              Pas faux pour le reste. Bien loin des affirmations iniques (mais apparemment a ne pas prendre au pied de la lettre) de depart. Je pense que l’on s’est compris, on arrête la ? : p

              Bien a toi toupareil.

              PS : Comme tu as raison. Je parlais cependant seulement du manque d’arguments qui parfois titille cette rigueur.

        • A déménagé le 16-01-2012
          A déménagé le 16-01-2012 répond à Sinouhé
          non connue
          • Posté à 16h31 le 16/07/2009
          • Internaute 30191
            non connue

          Et bien,nous,nous y sommes allés le 9 juillet, et sans prétention nous en avons vu 3, un monologue nunuche,ensuite Dialogue avec mon jardinier(de l’an passé), bourré d’émotions (mot que j’emploie rarement, svp),et L’amour de l’Art,avec Emma de Caunes qui prétend jouer comme le lui ont suggéré tous les journaux avant qu’elle ne commence,le rôle d’une actrice qui joue le rôle de Marylin Monroe, son seul jeu consistant à prendre une petite voix et une gde perruque blonde ...les gens sortaient en marmonnant j’aurais mieux fait d’aller me coucher. Conclusion, tout ce qui ne fait pas la une des journaux est à découvrir,et voir une seule perle au mileu de trois prestations vaut largement le voyage.Merci le festival Off, ne vous en déplaise.

  • sarahappy
    • Posté à 04h39 le 14/07/2009
    • Internaute 9117

    je suis triste : jacqueline et andré partis... nous avons tous perdus des humanistes/activistes/intellectuels/créateurs/généreux et attendrissants.

  • karpov
    karpov
    retraité
    • Posté à 07h45 le 14/07/2009
    • Internaute 85294
      retraité

    Désolé mais je ne savais meme pas que cet homme était...né

  • Kekevara
    • Posté à 12h16 le 14/07/2009
    • Internaute 54906

    « Il n’avait que 75 ans ». J’ai bien lu, là ? « Que » 75 ans. Ca fait déjà un âge. Il était nettement au-dessus de l’espérance de vie pour quelqu’un né en 34.

  • Léonard
    Léonard
    chercheur (errer humanum est)
    • Posté à 15h32 le 14/07/2009
    • Expert 24584
      chercheur (errer humanum est)

    J’ai bien aimé le spectacle d’André Benedetto : LES ECLUSES DU TEMPS sur Paul Riquet, qui se joue en ce moment à Castelnaudary.

    Lien

    Les grands spectacles se produisent dans les lieux de résistance et de liberté. Il y en a encore en France.

  • Valdo Lydeker
    Valdo Lydeker
    journaliste, auteur
    • Posté à 16h39 le 14/07/2009
    • Journaliste 7922
      journaliste, auteur

    Qu’Avignon Off soit le refuge de beaucoup de mauvais café théâtre et de vulgarité TF12 portée sur la scène, on le sait, mais il y a le boulot remarquable fait le théâtre des Doms, la manufacture, la chapelle du Verbe incarné notamment. Bon nombre de compagnies intéressantes ont trouvé refuge dans le off face à l’aspect de plus en plus « entre soi branché » du in (les spectacles peuvent être passionnants, mais le dispositif est fait pour intimider le chaland). Quant la réalité d’Avignon à l’année, qu’attendre de plus de la ville de la populiste Roig, qui file 60000 euros de subventions aux lamentables Chevaliers du fiel opur reprendre un ancien cinéma ?

    • Efim
      Efim répond à Valdo Lydeker
      metteur en songes
      • Posté à 08h22 le 16/07/2009
      • Internaute 49049
        metteur en songes

      Benedetto c’est le contraire de toute une profession corrompue

      c’est une ligne,
      c’est sans concession,
      c’est anti -carrière

      Quant à IN/off
      Out/off etc

      c’est une horreur

      le IN serait la première division, et le Off la piétaille.

      Faux

      les 27 spectacles du In sont aussi mauvais que les 1000 spectacles du Off.

      mais ce que nous aimons c’est le foisonnement, c’est marrakech que nous aimons en avignon et toutes les 2 secondes, « tiens t’es là toi »

      Mais le public est con, mais con, con, con.

      il n’y a qu’un endroit vrai, et fort, selon moi, et c’est le seul endroit où il n’y a pas un chat , pas un article etc.

      La miroiterie, route de Lyon sur la gauche au début

      Avignon, c’est un concentré de bêtise, mais on aime tous ça , on a besoin d’être ensemble

      • Valdo Lydeker
        Valdo Lydeker répond à Efim
        journaliste, auteur
        • Posté à 13h07 le 16/07/2009
        • Journaliste 7922
          journaliste, auteur

        Bien d’accord sur l’installation de JM Bruyère à la Miroiterie !

  • algebrista
    algebrista
    sociologue - chercheur (...)
    • Posté à 19h04 le 17/07/2009
    • Expert 85615
      sociologue - chercheur (...)

    Crier, avec André , au Festival 2007 ce fut aussi avec la Maison Alternative et Solidaire (M.A.S.) d’Avignon , après un Forum Agri-culturel pour un « chickenflu Opéra » avec la Coopérative Logo Maï.
    Sur tous les fronts...
    Il a fait de nombreux émules, plus ou moins hardis, plus ou moins meurtris et parfois résilients basculant vers la désobéissance civile avec les outils des créatifs culturels et des artistes. Le théâtre et la culture cherche leurs places dans les dynamiques territoriales et le débat du 14 juillet proposé par l’INJEP et la Fédération Nationale des Collectivités pour la Culture ( FNCC) « Une politique culturelle pour la jeunesse ? » aurait pour le moins fait sortir André de ses gonds.
    Avec le nouveau Ministre de la Culture et de la Communication, le questionnement de « la culture », des destinataires et des usages, vient de lui parvenir par une Lettre Ouverte de bienvenue.
    De bienvenue au Festival de la Correspondance de Grignan et dans sa fonction avec une attention particulière pour les « bénéficiaires » du RSA et pour les 16-25 ans confiés au bon soins de martin Hirsch.
    Lettre ouverte disponible sur Le Blog Les Ateliers d’Algebrista
    sur le Site Lien .

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