Panamericana

L'actualité des Amériques de Valparaiso à Tijuana.

Amérique latine : à gauche, l'avenir est aux « végétariens »

Michel Faure
Journaliste
Publié le 22/07/2009 à 14h04


Hugo Chavez et Evo Morales au palais présidentiel de La Paz (David Mercado/Reuters)

Le Péruvien Alvaro Vargas Llosa, le fils de l’écrivain Mario, a été le co-auteur, il y a une dizaine d’années, d’un livre assez décapant, « El Manual del Perfecto Idiota Latino Americano », qui se moquait avec férocité et drôlerie des militants et des intellectuels de l’extrême-gauche latino-américaine de l’époque, pleins de nostalgies à l’égard des guérillas d’antan et de révérence à l’égard de Fidel Castro.

Il y a deux ans, je l’avais interviewé pour Le Monde 2, et il avait distingué au cours de cet entretien deux gauches en Amérique latine, de nature et de traditions très différentes l’une de l’autre.

Il qualifiait la première gauche, celle, notamment, de Lula au Brésil ou de Michelle Bachelet au Chili de « végétarienne » et la seconde, celle de Chavez au Venezuela ou de Morales en Bolivie, de gauche « carnivore ». Selon lui, la gauche végétarienne est de nature réformiste et proche de la social-démocratie européenne. La gauche carnivore, quant à elle, est plus radicale et révolutionnaire.

Le moment est venu d’inscrire la gauche dans le cadre de la démocratie

Il faudra bien qu’un jour la gauche végétarienne arrête de prétendre être l’amie de la gauche carnivore, disait Vargas Llosa, car l’une et l’autre sont sur des trajectoires totalement divergentes et le moment viendra où il faudra bien trancher sur ce que doit être l’avenir de cette famille politique en Amérique latine : démocratique ou bien révolutionnaire.

Le moment est peut-être venu pour Lula et Bachelet de rappeler que l’avenir de la gauche latino-américaine s’inscrit dans le cadre de la démocratie.

Il n’est ni dans la révérence d’un Hugo Chavez pour un « modèle » cubain -un goulag tropical et un désastre économique- ni dans son adaptation « bolivarienne » qui vire de plus en plus vite au socialisme d’inspiration soviétique où toutes les activités humaines entrent les unes après les autres sous la coupe de l’Etat.

Il n’est pas non plus dans le conservatisme et l’utopie raciale de l’indigénisme d’un Evo Morales, ni dans le clientélisme populiste et les solidarités claniques d’un Daniel Ortega au Nicaragua.

Le bel exemple de Lula doit être suivi ailleur sur le continent

L’avenir de la gauche dans une Amérique latine intégrée et ouverte au reste du monde, c’est la démocratie sociale, c’est à dire le marché encadré par des règles et une fiscalité socialement protectrices, le respect des droits humains et des libertés, la valorisation du travail et de l’initiative, et le caractère universel de l’accès aux soins et à l’éducation.

C’est le bel exemple qu’a donné Lula, qui conditionne l’aide aux familles à la présence des enfants à l’école, dont la priorité est la lutte contre la misère et la pauvreté, et dont l’outil, malgré les difficultés du temps, reste la croissance et l’équitable répartition de ses fruits.

On aimerait entendre Lula rappeler ce que peut et doit être la gauche en Amérique latine. On aimerait l’entendre maintenant, alors que se confirment deux événements particulièrement inquiétants pour l’avenir des démocraties de la région.

Le premier, c’est que les Farc ont bien contribué au financement de la campagne électorale de Rafael Correa, le président de l’Equateur. La semaine dernière, une vidéo était diffusée par Associated Press. Elle aurait été réalisée par la guérilla elle-même et saisie par la police colombienne lors de l’arrestation d’un membre des Farc chargé de réactiver le commando de Bogota.

Les Farc ont donné 70 000 euros pour la campagne du président équatorien

Elle montre un chef militaire des Farc, Jorge Briceño, alias « Mono Jojoy », qui s’adresse à un groupe de guérilleros et confirme ce que l’on savait déjà depuis la saisie (en Equateur) de l’ordinateur du chef militaire des Farc, Raul Reyes : le groupe armé a bien en partie financé (à hauteur de 70 000 euros environ, selon plusieurs sources) la campagne électorale de l’actuel président de l’Equateur, Rafael Correa.

Il est permis de se demander si d’autres élus de la région ont eux aussi profité de la générosité des preneurs d’otages et des narcotrafiquants de la jungle colombienne. Et ce soupçon même, c’est la gangrène de la corruption qui ronge et effrite la démocratie. (Voir la vidéo)


Le deuxième événement, c’est la volonté de Hugo Chavez de mettre sous contrôle de l’Etat les entreprises privées de son pays.

Depuis le mois d’avril, la majorité présidentielle du parlement travaille à l’élaboration d’une nouvelle loi de « propriété sociale » qui permettra à Chavez de déclarer possession de l’Etat tout bien, matériel et infrastructure « susceptible de répondre aux nécessités sociales et matérielles de la population ».

Le projet de loi permettrait également au gouvernement d’exproprier contre indemnisation « toute activité productive qui ne correspondrait pas aux intérêts nationaux et au modèle socio-productif ».

Chavez a naitonalisé 12 000 entreprises privées en une année

Selon un correspondant du quotidien espagnol EL Pais, tous les sondages, y compris ceux commandés par le gouvernement, indiquent que 70 % de la population du Venezuela restent en faveur de la propriété privée et rejettent les mesures confiscatoires du gouvernement.

Rappelons qu’en une année, Chavez a nationalisé 12 000 entreprises privées du secteur pétrolier en vertu d’une loi réservant à l’Etat l’exploitation des hydrocarbures. Il a également nationalisé les entreprises du secteur électrique, des télécommunications, de la métallurgie, l’industrie du ciment, des entreprises agro-industrielles et des terres agricoles.

Que l’argent des Farc, c’est-à-dire celui de la drogue et des rançons des enlèvements, finance une élection démocratique est un scandale et une corruption, au sens propre du terme, de l’Etat de droit et des libertés. Peut-on encore parler à Correa ? Le recevoir en visite ? Faire comme si de rien n’était ?

Et que dire de Chavez, qui avance masqué derrière son discours bolivarien pour transformer le Venezuela en un vaste kolkhoze posé sur des champs de pétrole ?

Que dire d’un chef d’Etat qui entreprend de façon aussi systématique de saper un à un tous les fondements d’une société démocratique et libérale –l’indépendance de la presse, celle de la justice, la neutralité de l’armée, et maintenant la propriété privée ?

Ne rien dire ferait des dirigeants de la gauche « végétarienne » de l’Amérique latine, les complices d’une gauche « carnivore » qui entreprend de détruire, là où elle le peut, les fondations de la démocratie.

Photo : Hugo Chavez et Evo Morales au palais présidentiel de La Paz (David Mercado/Reuters)

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  • stiole
    stiole
    chômeur
    • Posté à 14h58 le 22/07/2009
    • Internaute 85947
      chômeur

    bravo,
    celà faisait longtemps que je n’avais lu un article de basse propagande.
    il est vrai qu’il est toujours plus facile d’accabler et de se laisser allez au procès d’intention.
    la gauche bien rose elle ne souffre d’aucune imperfection, c’est d’ailleurs pour celà, que partout en europe , elle emporte victoire électorale et morale depuis plus de 10 ans...
    dommâge que notre auteur est ommis de citer « le président constitutionnel » zélaya, destitué juste à temps par les gentils généraux, avant qu’il ne se laissa allez, lui aussi à des ambitions dictatoriales.. ouf ! !

    • Annaluna
      Annaluna répond à stiole
      • Posté à 15h31 le 22/07/2009
      • Internaute 21043

      Dis-moi comment tu fais, Stiole, pour échapper à ce type de basse propagande qui est quand même monnaie très très courante dans nos médias. Evidemment, ce qui est dommage, c’est qu’on attend justement de Rue 89 quelque chose de différent...

      • puresonic
        puresonic répond à Annaluna
        Contempteur irascible
        • Posté à 04h43 le 23/07/2009
        • Internaute 55211
          Contempteur irascible

        and now.......something different

    • Tom-
      Tom- répond à stiole
      • Posté à 15h39 le 22/07/2009
      • Internaute 9410

      Dites, mettez pas le Parti des Travailleurs de Lula dans la gauche bien rose. Mes camarades ont pour notre grande honte, refusé son adhésion à la deuxième internationale. C’est la même chose pour le Parti de Chavez d’ailleurs.

      • Autist Reading -
        Autist Reading - répond à Tom-
        In enculo cum vibro
        • Posté à 21h40 le 22/07/2009
        • Internaute 73535
          In enculo cum vibro

        C’est sûrement parce qu’il était déjà soutenu par la Quatrième Internationale.
        Mais il est quand même plus rose que Chavez, même si les deux laissent l’exploitation capitaliste oeuvrer dans leur pays.

        Et le Parti des Travailleurs Kurdes, vous avez essayez de l’intégrer à la Deuxième Internationale rose délavée. (Le PS français et à la IIème Internationale, pour ceux qui savent pas.)

        Ah ben non. Ocalan, c’est un terroriss. En taule, en plus. Il ne sert à rien.

         
        • Autist Reading -
          Autist Reading - répond à Autist Reading -
          In enculo cum vibro
          • Posté à 23h25 le 22/07/2009
          • Internaute 73535
            In enculo cum vibro

          Y’en a qui signalent sans se justifier. La IIème Internationale adopte les pratiques de la IIIèmè...

        1 autres commentaires
    • Cyril.
      Cyril. répond à stiole
      Coopération et Agroécologie
      • Posté à 22h22 le 22/07/2009
      • Internaute 79073
        Coopération et Agroécologie

      Cet article est basé sur le discours d’Alvaro Vargas Llosa, lintellectuel-phare de l’anti-progressisme en Amérique Latine.

      Pas d’autre source d’inspiration... On reprend des informations (comme l’histoire de Correo et des FARC) sans prendre en compte leur contexte (relations tendues suite à la demande faite par l’Equateur à Interpol d’arrêter l’ex-ministre de la Défense Colombien) et qui mettent en doute la sincérité et la validité de cette video...

      Une allusion pour lier ces régimes communistes à des systèmes anti-démocratiques, alors que c’est bien le contraire dans la majorité des cas (ne parlons pas des fraudes électorales massives au Pérou et au Mexique, ni du coup d’Etat anti-progressiste au Honduras).

      Comme tu disais, un bel article à charge...

      Moi, la gauche végétarienne à l’Européenne (ou à la brésilienne néo-libérale) j’en veux pas....

      • El Niño
        El Niño répond à Cyril.
        • Posté à 08h46 le 23/07/2009
        • Internaute 17512

        Oui, mieux vaut s’intéresser à Vargas Llosa père - même si lui aussi a viré sa cuti de la gauche vers la droite -, il a bcp plus ed talent littéraire que son rejeton !
        de plus, il faudrait peut être conseiller à l’auteur de l’article de relire Galeano (les veines ouvertes de l’amérique du sud) pour comprendre pourquoi les nationalisations en Amérique du Sud relèvent plus de la révolution que de la dictature. Et puis enfin, la démocratie dont parle Vargas fils est à l’image de celle molle et paresseuse qui persiste à exister sur notre cher continent, alors un peu de courage politique lui - et nous - ferait bcp de bien !

      • pierrejcallard
        pierrejcallard répond à Cyril.
        http://www.nouvellesociete.org
        • Posté à 21h56 le 23/07/2009
        • Internaute 3366
          http://www.nouvellesociete.org

        @ Cyril. Je partage votre opinion et votre réserve. Il est inutile d’invectiver l’auteur de l’article qui est mal informé ou de mauvaise foi. A rayer simplement d’une grille de lecture

        Cuba, ce fut ça.

        Lien’ane/

        Le Honduras, c’est ça

        Lien

        Pour le reste ce serait trop long.... mais la désinformation continue. Un jour Obama avertira Sarko que le plan a changé, on le dira aux médias français et ils verront tout sous un autre angle.

        PJCA

         
        • pierrejcallard
          pierrejcallard répond à pierrejcallard
          http://www.nouvellesociete.org
          • Posté à 22h42 le 23/07/2009
          • Internaute 3366
            http://www.nouvellesociete.org

          Voici le lien qui ne fonctionne pas au texte précédent

          Lien’ane/

          Lien’ane/

          Ce lien qui fonctionne parfaitement si vous le copier dans la fenetre d’adresses ne peut être activé dans le cadre de ce commentaire. Bizarre... je ne vois aucune raison pour laquelle il serait censuré.

          PJCA

        1 autres commentaires
  • Rensk
    • Posté à 14h59 le 22/07/2009
    • Internaute 65029

    Quand ont sait que les paramilitaires colombiens font transporter la coke par la CIA (voir les 2 crashs d’avions au Mexique !) cette « analyse » du fils de… montre combien la manipulation fait rage…
    J’ai aussi habité au Pérou et je peu confirmer que les gens au pouvoir sont tous blancs alors qu’ils sont en minorité dans le pays.

  • francoisBR
    francoisBR
    étudiant-salarié
    • Posté à 14h59 le 22/07/2009
    • Internaute 77907
      étudiant-salarié

    Votre gauche « végétarienne » me semble tout aussi corrompu qu’une droite classique. D’ailleur est elle autre chose qu’une « droite avec des remords » ?

    Y a t’il un meilleur moyen que la nationalisation pour controler les secteurs clés ? (énergie, alimentaire, communications...).

    On voit actuellement en europe les effets catastrophiques du « tout privé » (merci à EDF et ses centrales pourries que l’on va prolonger de 30 ans^).

    Bien sur si les citoyens étaient un peu sage il n’y aurait pas besoin de se réfugier dans « la gauche carnivore ».
    A t’on réellement le choix ? Je ne crois pas.

    Au final votre article est intéressant mais très partial. J’attend l’article vu de l’autre côté pour pouvoir comparer.

    • El Niño
      El Niño répond à francoisBR
      • Posté à 08h47 le 23/07/2009
      • Internaute 17512

      Tout privé avec EDF ? ? ?
      Oui, ça c’est l’avenir d’EDF mais pas la réalité d’hier et d’aujourd’hui

  • outside-closer
    outside-closer
    point de suspension
    • Posté à 15h14 le 22/07/2009
    • Internaute 69651
      point de suspension

    Bel article de propagande. Vous assimilez les nationalisations au Venezuela à la contribution d’un mouvement de guerilla au financement d’une campagne électorale, sans d’ailleurs argumenter sur le problème soulevé.. Car dans n’importe quel pays que vous qualifiez de « démocratique », les campagnes électorales sont financées par des intervenants de tous horizons sans que l’on crie à la corruption.
    Enfin si on vous suit, Lula et Bachelet sont des anges, tous les autres des démons. Sauf que les résultats des politiques peuvent se comparer, et on ne peut pas dire que le Brésil soit une grande réussite sur le terrain économique et social. Faites une vraie enquête non partisane et vous verrez que non seulement la social-démocratie n’est pas la seule à vouloir s’attaquer à la misère, mais qu’en vérité elle s’y attaque bien moins qu’un Chavez ou qu’un Moralez, deux dirigeants de pays où l’exercice du pouvoir est en de nombreux aspects bien plus démocratique que dans le monde dit occidental.

    • Michel Faure
      Michel Faure répond à outside-closer
      Journaliste
      • Posté à 16h57 le 22/07/2009
      • Journaliste 82928
        Journaliste

      Bonjour

      Merci d’avoir lu mon blog et d’y réagir.
      Vous m’accusez - vous et d’autres d’ailleurs - de propagande. Cela supposerait que je sois au service d’une cause, d’un parti, ou de quelqu’un. Non, ce n’est pas de la propagande, c’est juste une libre opinion. Une opinion, par ailleurs, que je tente d’argumenter, même si je trouve fastidieux de chaque fois devoir définir une nouvelle fois la démocratie quand on défend sa cause. Vous avez bien sûr le droit d’avoir une autre opinion que la mienne, je dirais même que c’est le sel de cette chronique, la discussion, voire la polémique, qui est toujours intellectuellement stimulante, et si vous l’argumentez elle peut non seulement m’intéresser, mais aussi m’inciter à changer d’avis. Mais alors ne me faites pas dire ce que je n’ai pas écrit. Je n’ai pas écrit que Lula et Bachelet étaient des anges, ni que tous les autres étaient des démons. Bien sûr la perfection n’est pas de ce monde et donc Lula n’a pas réussi tout ce qu’il a entrepris. Ses intentions, par contre, m’ont toujours semblé dignes de respect. Je ne dis pas non plus que seules les intentions comptent, mais enfin, mon opinion - et là encore, c’est la mienne et je l’assume - c’est que Lula a eu l’intention d’éradiquer la misère ET de préserver un système qu’il faut bien appeler une démocratie libérale, même si cet adjectif vous semble (peut-être, je ne sais pas) un gros mot. Dire que la social-démocratie s’attaque moins à la misère qu’un Chavez, par exemple, c’est mélanger les intentions et les résultats. Oui, sans doute, Chavez comme Lula ont eu tous les deux l’intention d’éradiquer la misère. Mais l’un a choisi l’Etat de droit (pas si évident que ça, au Brésil, d’ailleurs) et l’autre a choisi une voie socialiste et autoritaire. Lula est un démocrate, Chavez est un autocrate.Et je prétends que demain le Brésil sera un pays plus heureux, plus juste et plus confiant que ne le sera le Venezuela après Chavez. Parce que la démocratie, la vraie, vous fait regarder vers l’avenir et vous offre des chances de succès qui n’ont rien à voir avec la subordination, l’obéissance et la flagornerie. Et ne dites pas que l’exercice du pouvoir en Bolivie ou au Venezuela est « en de nombreux aspects » bien plus démocratique que dans le monde occidental. C’est tout simplement faux. La démocratie fonctionne mal au Venezuela parce que tous les contre pouvoirs sont un à un réduits au silence et parce que le dernier espace de liberté des hommes, la propriété privée, dont on sait bien aujourd’hui qu’elle est un élément fondamental de la liberté, est aujourd’hui menacée. Pour moi, et là encore c’est une opinion que je défends avec franchise et sincérité, la liberté est un élément essentiel du bonheur et de l’harmonie sociale. Si vous n’aimez pas la liberté, j’en suis désolé pour vous. Je vous conseille de réfléchir, de relire les auteurs des Lumières, de lire aussi les études historiques sur la révolution russe ou chinoise, d’essayer l’empathie à l’égard de leurs victimes, et peut-être changerez vous d’avis.
      Cordialement
      Michel

      • JGorban
        JGorban répond à Michel Faure
        proletaire
        • Posté à 17h40 le 22/07/2009
        • Internaute 69856
          proletaire

        votre démocratie est la démocratie des dominants.

        les contre pouvoirs ! quelle blague !

        Où sont les contre-pouvoirs quand TOUS les médias sont soit aux mains des marchands de canons et autres sympathiques multinationales soit soutenus par la publicité des multinationales comme la corde soutien le pendu.

        m’enfin c’est bien de vous lire ça permet de voir toute l’étendue des manipulations.

        « la propriété privée, dont on sait bien aujourd’hui qu’elle est un élément fondamental de la liberté “
        c’est qui le ‘on’ ?
        le propriétaire de milliers d’hectares devant les paysans sans terre du Brésil de votre admirable Lula ?

        comme vous dites les intentions suffisent pas !

        et oui jugeons aux actes : et de ce point de vue , allez donc demander l’avis des paysans sans terre sur Lula ......

         
        • Avril
          Avril répond à JGorban
          • Posté à 18h02 le 22/07/2009
          • Internaute 24503

          Absolument. Le Brésil attend toujours sa réforme agraire. Pas le Vénézuela.

          D’ailleurs ne peut on pas dire que Lula bénéficie lui aussi d’un effet Chavez ? Les étasuniens ne s’ouvrent-il pas à la gauche modérée, de peur de se taper les bolivariens dans toute l’Amérique du sud ?

        • Chris939
          Chris939 répond à JGorban
          Travailleur précaire
          • Posté à 00h25 le 23/07/2009
          • Internaute 26548
            Travailleur précaire

          Vidéo : L’ile aux fleurs (Ilha das flores) :

          Lien

        2 autres commentaires
      • francoisBR
        francoisBR répond à Michel Faure
        étudiant-salarié
        • Posté à 17h40 le 22/07/2009
        • Internaute 77907
          étudiant-salarié

        Chavez......à vous lire c’est un immonde dictateur.

        Pourtant de mémoire :

        Il a été élu vec 56% des voix, il a limité les mandats présidentiels à deux, il a aboli le sénat, il a créé le « référendum révocatoire » qui permet à la majorité du peuple de destituer un gouvernement, un président ou n’importe quel élu (référendum qui a été appliqué contre lui même, il gagna).

        Il a mis en place une réforme agraire, il a nationalisé le secteur énergétique et a taxer les revenus des pétroliers.

        Interdiction de la pêche intensive, interdiction des OGM (plantes), instauration du microcrédit.

        Malgrès l« inflation, le PIB à plus que doublé. Diminution de 72% de la pauvreté extrème, diminution des inégalités, division par deux de la dette publique. analphabétisme éradiqué, doublement du nombre d’étudiants.
        Vente de produits alimentaires en desou des prix du marché pour les plus pauvres.

        QUEL MONSTRE ROUGE ! ! ! !

        Bien sur il a des défauts : autoritarisme (sanctionné par référendum, le peuple a dit non), la criminalité à augmentée, les syndicats ne sont pas content (ils sont financés par les pétroliers^^), les riches sont en colère.....

        Ramener tout à la propriété privée.......c’est peut être parceque vous ètes propriétaire de quelque chose........

         
        • Rafa
          Rafa répond à francoisBR
          étudiant
          • Posté à 20h47 le 22/07/2009
          • Internaute 61201
            étudiant

          Merci francois d’avoir écrit ce commentaire, car j’avoue que j’avais la flemme de le faire et remmetre certaine vérités en places, a propos de chavez, j’allais pourtant le faire car je ne pouvais pas laisser passer tant de mauvaise foi de la part de ce « journaliste »... ! ! ! MERCI

          • francoisBR
            francoisBR répond à Rafa
            étudiant-salarié
            • Posté à 00h08 le 23/07/2009
            • Internaute 77907
              étudiant-salarié

            De rien. ca m’a permit de réviser mon petit Chavez illustré ;)

        • jpouille
          jpouille répond à francoisBR
          Fils du vent
          • Posté à 00h09 le 23/07/2009
          • Internaute 31114
            Fils du vent

          Ah enfin une mise au point sur Chavez. je citerai aussi l’echange petrole contre docteurs avec Cuba. Il leur a livre du petrole gartuitement en echange Castro a envoye ses meilleurs chirurgiens pour que les plus pauvres aient acces a la sante.
          N’oublions pas non plus le coup d’etat manque contre Chavez en 2002, putsch ourdis par la CIA...

        • Yvon le Zébulon
          Yvon le Zébulon répond à francoisBR
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
          • Posté à 08h26 le 24/07/2009
          • Internaute 65781
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

          C’est certain : Hugo CHAVEZ fait des jaloux partout dans le monde.

          * Ses programmes fonctionnent, les plus modestes se sentent mieux protégés, et les ressources du pays sont beaucoup plus difficile à piller...et destinées prioritairement aux Vénezueliens.

          ¤ Il n’est pas difficile de comprendre ceux qui lui reprochent de faire le forcing en terme de spécialisation et d’équipement en hommes et en matériel des forces armées du pays.
          - Il sera de plus difficile à « mater » et les pays (et leurs grands trusts) prédateurs depuis toujours de presque toutes les ressources du vénézuela sont inquiets pour leur courbes de croissance.
          Au Vénézuela...la croissance est là, et non égale à Zéro !

          * Normal, ils démarrent de rien : mais ils démarrent enfin pour eux même !

        • savapété
          savapété répond à francoisBR
          Terrien Revolté
          • Posté à 10h25 le 23/07/2009
          • Internaute 75763
            Terrien Revolté

          Et si c’était comme ça qu’il fallait faire au lieu de persister dans un système qui ne fonctionne décidément pas du tout... Le vent souffle de l’amérique latine, prenons le et cap vers un monde meilleur... oui mais dans nos reves ;)

        5 autres commentaires
      • outside-closer
        outside-closer répond à Michel Faure
        point de suspension
        • Posté à 17h44 le 22/07/2009
        • Internaute 69651
          point de suspension

        Tout d’abord, je ne pensais pas lire « votre blog », mais Rue89. Voilà bien tout le problème que je mentionnais plus tôt (plus bas dans les commentaires). Bref !

        Oui, vous avez des opinions (bravo), vous pensez que Chavez réduit les libertés mais ne dites pas comment, vous attribuez à la propriété privée sans condition la qualité d’une garantie démocratique de liberté, sans vouloir redéfinir la démocratie (pouvoir exercé par la population, donc autre chose que la France ou l’Europe par exemple, mais ça n’a pas dû vous sauter aux yeux en lisant les Lumières). C’est bien beau tout ça mais du coup votre papier est tout sauf du journalisme. Cet article ne fait que ressasser des « opinions » toutes faites qui correspondent, oh ! à une idéologie libérale bien rodée et qu’on voit partout à l’oeuvre, avec ses valeurs (chacun pour soi c’est stimulant, faisons confiance à la main invisible du marché), sa haine de la gauche et où toute réforme progressiste devient tyrannique (Chavez en autocrate elle est bonne, le type fait des référendums tout le temps, ils ont même un référendum révocatoire à mi-mandat, entre autres persécutions dictatoriales..).

        En en rajoutant une couche vous faites de la propagande, et si cette propagande est devenue une lassante mais inévitable composante du discours tenu par la majorité de nos médias, on attend un peu mieux de Rue89.

        Pour la forme, les « lisez un peu » suivant vos contre-vérités en cascade, les « ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit » quand ma phrase était à l’évidence ce qu’on appelle une interprétation (terme à redéfinir ?), les « je peux changer d’avis [mais vous êtes trop bête] » alors que vos propos dégoulinent d’une doctrine à laquelle les faits ne feront jamais peur... Merci de votre sollicitude mais je crains de n’être déjà tombé bien bas avec vous. Si vous voulez convaincre davantage de gens sans vous mettre à l’approfondissement de vos « opinions », commencez par changer de photo ! Un truc plus sexy please

        Cordialement,
        Un mec pas de droite

      • huck
        huck répond à Michel Faure
        Riendutoutiste
        • Posté à 17h59 le 22/07/2009
        • Internaute 55856
          Riendutoutiste

        Les lumières, c’était il y a plus de 200 ans et on a pas beaucoup avancé depuis, dans votre monde cher monsieur. On peut même dire qu’on a régressé. Et l’ Amérique latine que vous défendez est à des années lumières des lumières, si je peux dire. Elle fait peu de cas des amérindiens comme Colomb et les conquistadors pour autant qu’elle puisse enrichir la minorité dirigeante, blanche si possible. C’est un choix que vous avez fait. Il est nauséeux mais c’est votre choix.

      • Network 23
        Network 23 répond à Michel Faure
        identité perdue dans mes papiers (...)
        • Posté à 18h19 le 22/07/2009
        • Internaute 23367
          identité perdue dans mes papiers (...)

        Fondamentalement, ce que vous semblez préconiser, c’est l’alliance entre le libéralisme politique et les objectifs socialistes.

        Cela n’a rien de bien original : de Jaurès et Blum à la gauche post-marxiste, bien peu de gens à gauche en sont restés à l’alternative « libertés formelles » / « libertés réelles ».

        Sur le strict plan philosophique, on ne peut que vous suivre : oui, les libertés politiques et civiles, ce qu’on appelle « libéralisme » - mais le « républicanisme » tel que décrit par Skinner, Pocock, Pettit et d’autres a tout autant contribué, sinon plus, à forger ces libertés que les « libéraux » -, sont indispensables à tout projet démocratique... et socialiste, ne vous en déplaise l’assimilation de celui-ci au terme « autoritarisme ».

        Maintenant, la vraie question concernant l’Amérique latine :

        pourquoi le libéralisme politique, qui, à de rares exceptions près (Venezuela par exemple), n’y a jamais été véritablement implanté, a été incompatible avec tout projet de réforme sociale depuis plus de deux siècles ?

        On a pu se féliciter, dans les années 1990, de la chute des dictatures néolibérales, de la vague rose signalant l’arrivée d’une gauche libérale (au sens politique) au pouvoir.

        Les années 2000 ont toutefois été marquées par la déception. Si certaines victoires, notamment à l’égard du FMI et autres organismes internationaux, ont été obtenues, le modèle socio-économique du Brésil continue à laisser des milliers de Brésiliens le long de la route - et tout n’est pas de la faute à Lula, loin de là ! ; les militaires continuent à s’octroyer l’impunité, quand ils n’organisent pas des coups d’Etat, comme au Honduras ; l’Argentine continue à être l’un des pays les plus corrompus de l’Amérique latine ; ne parlons même pas d’Haïti ou des colonies françaises, méprisées par Paris.

        Face à ce qui ne peut être que constaté comme la mise en échec du projet de réformes sociales d’envergure - et les bons points de Lula ne doivent pas cacher des catastrophes telles que celles induites par la production d’ethanol, ou les faveurs accordées à l’oligarchie brésilienne mondialisée plutôt qu’aux petits producteurs - il est somme toute dérisoire d’imaginer de ne considérer la Bolivie ou le Venezuela qu’à travers le prisme de « l’autoritarisme », en stigmatisant la nationalisation des ressources.

        Faut-il vous rappeler les circonstances sanglantes du règne de Gonzalo Sanchez de Losada en Bolivie, de la guerre du gaz et de l’eau ? La nationalisation des ressources minières en Bolivie est un acte important, qui n’a rien d’autocratique et tout de démocratique.

        Vous n’en avez pas parlé, stigmatisant celles en cours au Venezuela. Mais vous semblez jeter le même opprobre sur toute nationalisation, pour de simples raisons de principes. Faut-il aussi souligner que les Etats-Unis eux-mêmes ont effectué quelques nationalisations d’envergure depuis la crise des subprimes ?

        Allons, quel est le rapport entre nationalisations et autoritarisme, sinon les lunettes des « anti-totalitaires » des années 1980, qui depuis se sont reconvertis en critiques de la démocratie (voir La haine de la démocratie de Jacques Rancière) ?

        La question et les problèmes posés sont complexes ; les réponses idéologiques qui tracent des frontières épaisses ne nous font pas avancer d’un pouce.

        Enfin, rappelons que les vrais défenseurs des libertés politiques, ce sont bien souvent les mouvements sociaux, les syndicats, les sin tierras qui ont adopté une posture de « soutien critique » vis-à-vis de Lula, les mineurs et les Aymaras d’El Alto, les putes de La Paz organisées pour défendre le droit des femmes, les ex-prisonniers politiques de Pinochet qui défendent aujourd’hui les Mapuches, victimes de la répression policière, sous couvert d’ « anti-terrorisme », mis en oeuvre par un régime « végétarien », les militants écologistes, qui luttent contre le projet minier de Pascua Lama, etc. etc.

        Et aujourd’hui, beaucoup de ceux qui dénoncent l’autoritarisme de Chavez, que ce soit au Honduras ou dans le Wall Street Journal , applaudissent au coup d’Etat contre Manuel Zelaya. Drôle de façon de défendre la démocratie !

         
        • Michel Faure
          Michel Faure répond à Network 23
          Journaliste
          • Posté à 19h22 le 22/07/2009
          • Journaliste 82928
            Journaliste

          La seule chose que je dis, c’est que l’avenir de la gauche en Amérique latine, si elle ne veut pas sombrer dans l’autoritarisme, voire la dictature, ou simplement l’inutilité, est de défendre une vision démocratique et libérale, au sens classique du terme, afin de préserver le dynamisme de l’économie et de la société et de se préserver de la stagnation, de la paupérisation générale et du clientélisme que TOUS les régimes socialistes ont mis en oeuvre jusqu’à présent (sans évoquer la corruption qu’induit leur bureaucratie). Je ne dis pas que l’option, disons social démocrate va tout régler comme par miracle, mais qu’elle a plus de chance, à long terme, de régler les problèmes sociaux que la gauche qu’ Alvaro V. Ll. appelle la carnivore. Tous les exemples que vous me citez, des avancées sociales grâce aux syndicats jusqu’à la défense des Mapuches par les anciennes victimes de Pinochet, ne me semble absolument pas en contradiction avec cette approche. Défendre les minorités et s’opposer aux dictatures, pour moi, relève de la défense de la liberté. C’est de droite ? Non. C’est de gauche ? Sans doute. C’est libéral ? Aussi. De gauche et libéral ? Pourquoi pas ? C’est l’histoire même du libéralisme classique, avant qu’il ne soit balayé par le marxisme. Je ne vois aucune contradiction avec le républicanisme dont vous parlez. L’éducation pour tous, Jules Ferry, Lula, l’égalité des droits et des chances ? c’est s’inscrire contre les positions acquises, les ordres établis et les aristocraties en tout genre.
          Je ne sais plus qui signait tout à l’heure un commentaire par « un mec pas de droite », qui, sans être trop parano, suggère que, moi, je suis à droite. Si je l’étais, je n’écrirai pas dans rue89. Ce qui ne veut pas forcément dire que je suis de la même gauche que les adorateurs de Chavez. Je n’aime pas me laisser enfermer dans des petits paquets carrés. J’aime bien la liberté. J’aime bien MA liberté : celle d’écrire et celle de vous répondre, avec respect, intérêt et courtoisie.
          Cordialement

          • Rafa
            Rafa répond à Michel Faure
            étudiant
            • Posté à 21h06 le 22/07/2009
            • Internaute 61201
              étudiant

            Je vous adore... Vous et tout les autres journalistes et intellectuels occidentaux qui donnez vos avis et condamnez les révolutionnaires sud-américains de Fidel castro jusqu’a Chavez ! Je vous adore car a chaque fois je me dis : « Encore un qui donne son avis, c’est toujours le meme, ce sont d’horribles dictateur ou futur dictateur,... etc, etc »

            Mais a chaque fois je me fais la réfléxion suivante ; Pourquoi, plutot que de nous donner votre avis qui est le meme que tous vos semblable, (d’ou l’accusation de propagande qui vous est faites, et non Monsieur il n’est pas nécéssaire d’avoir pris conscienment parti pour une cause pour en faire la propagande, c’est ce que la sociologie des médias de Bourdieu nous apprend, lisez le !), bref pluto que votre avis deja vu lu entendu des milliers de fois, ne faites vous opas une enquetes aupres des sud américains, pour savoir ce qu’il pense du système de santé de Cuba par ex ? Qui parvient a atteindre un taux de mortalité inférieure a celui des USA, alors pourquoi ne pas demander a une mere colombienne par ex qui vient de perdre son nouveau née ce qu’elle aurait penser du systeme cubain ? Vous aimer les bébés non ? Peut etre son point de vue serait il intéressant ? non ? Ou pourquoi pas demander a un des nombreux analphabètes sud américains, si il aurait aimé avoir la chance de connaitre le ssyteme d’éducation cubain ?
            Et je pourrais multiplier les exemples a l’infini ! et savez vous pourquoi ? Car une majorité d’être humains ( on les appelles les « pauvres » y en na plein ! sont démunis de ces choses la et donc forcément aspire a les connaitre ! Mais attend, si il y a une majorité des gens, ca s’appelle...... La DEMOCRATIE !
            Et oui Monsieur la véritable démocratie c’est celle la ! et pas votre stupidité sur la propriété privé ! ! ! !

            Je ne vous salue pas

            • Job
              Job répond à Rafa
              • Posté à 22h03 le 22/07/2009
              • Internaute 9860

              Salut. Tu es deja alle a Cuba ? Oui le systeme de sante y est tres bien (le gouvernement cubain a par exemple lance un excellent programme de formation de medecins pour l amerique latine). Oui tout le monde a un minimum pour vivre, mais la plupart des gens n’ont strictement que le minimum. J’ai pu parler a de nombreux Cubains a Cuba meme ou ici au Mexique, la plupart veulent que ca change. Le journaliste, dans sa tribune, sur laquelle il y a plein de points a discuter - mais on est la pour ca non ? , alors pourquoi denoncer de la « propagande » - parle de l’etat de pauperisation de l’ile. Je suis desole, c est sans doute dur a admettre, mais c est vrai. Chaque fois que des gens de l’institution ou je travaille partent a Cuba, ils remplissent leurs valises de biens de consommation courante que les Cubains ne peuvent pas se procurer. Je ne dis pas que le systeme est fondamentalement « bon » ou « mauvais » dans ses principes, je constate juste que leur economie est en lambeaux et que presque toute la population vit avec trois fois rien.

              • Rafa
                Rafa répond à Job
                étudiant
                • Posté à 23h58 le 22/07/2009
                • Internaute 61201
                  étudiant

                J’ai été a Cuba plusieurs fois (3 pour être exact), et évidemment que Cuba connait de nombreux problème, je ne le nie pas, et évidemment que les cubains souhaite que les choses s’améliore, c’est enfoncé une porte ouverte que de le dire ! Qui ne le voudrait pas ?
                J’ai plusieurs amis cubains, et notamment une institutrice, je parle beaucoup avec elle, et elle me dit clairement que certaine chose ne fonctionne pas, mais pour autant elle est très fière de sa révolution et il y a de quoi !
                Je m’amuse de voir que dans votre commentaire vous faite état de la situation économique « en lambeau dites vous », mais pas de trace d’aucune mention du blocus ! C’est tout de même fort ! Voila un pays qui est agressé par la 1ere puissance mondiale depuis 50 ans, qui subit des attentats terroristes, et une véritable guerre économique, et vous passer tout cela sous silence ! Franchement vous etes fort !
                Juger le systeme cubain a cette aune la, et vous réaliserai que ce que Cuba réalsie est tout simplement énorme pour un pays du tiers-monde !
                La seule chose que je souhaite aux autres pays du tiers monde c’est d’avoir un « dictateur » comme Castro....

                bonne nuit

                • Michel Faure
                  Michel Faure répond à Rafa
                  Journaliste
                  • Posté à 10h25 le 23/07/2009
                  • Journaliste 82928
                    Journaliste

                  Rafa, s’il vous plaît, ne parlez pas de blocus. Il n’y a pas de blocus autour de Cuba. Il y a un embargo commercial des Etats-Unis à l’égard de Cuba, ce n’est pas la même chose. Le monde entier peut commercer avec Cuba, sauf les Etats-Unis, qui n’importent ni n’exportent rien de/à Cuba. Le problème, c’est que Cuba n’a pas grand chose à exporter, sinon effectivement ses médecins traités comme une marchandise en échange de pétrole (sinon, ils sont comme tout le monde, ils ne peuvent quitter l’île), quelques cigares, un peu de sucre et du tourisme. Je signale enfin que malgré la légèreté des commentaires sur mon amour des libertés, que je ne suis pas sûr que ceux d’entre vous qui trouvez encore des raisons de défendre le régime cubain seraient heureux d’y rester, enfermés dans leur île pour leur vie entière faute d’une autorisation de sortie. Les Cubains sont prisonniers de leur propre pays. Comme l’étaient jadis les Allemands de l’Est, les Russes, les Chinois de la Chine Pop. etc.
                  Cordialement
                  Michel

                  • gouz
                    gouz répond à Michel Faure
                    imposteur
                    • Posté à 11h30 le 23/07/2009
                    • Internaute 58723
                      imposteur

                    Avec Castro, ils ne sont pas riches et n’ont pas le droit de voyager, mais ont le droit à l’éducation et à la santé. Sans Castro, ils auraient été pauvres, sans éducation, sans soins, mais ô bonheur ils auraient eu le droit de voyager ! !

                    Ah mais oui c’est vrai ils n’en auraient pas eu les moyens.

                  • Rafa
                    Rafa répond à Michel Faure
                    étudiant
                    • Posté à 19h17 le 23/07/2009
                    • Internaute 61201
                      étudiant

                    Ha merci ! J’espérais que vous me répondriez quelque chose de ce style a propos de l’embargo !
                    Car lorsque que vous dites « embargo » vous adoptez le point de vue américain et prenez leur partie, lorsque moi je dit « blocus » (qui est un terme militaire) j’adopte le point de vue Cubain, (mais pas seulement puisque c’est également celui de.....l’ONU pour qualifier la situation !) puisque eux parlent de « bloqueo », et oui chère ami, c’est de cela qu’il s’agit c’est une guerre que les USA livre a cuba depuis 1/2 siècle que vous le vouliez ou non, elle prend plusieurs visage, dont une guerre économique, mais aussi de nombreux attentats terroristes, de l’espionnage, de la désinformation et comme toutes les guerres elle est également médiatique, et vous monsieur, que vous le sachiez ou non, vous participer a cette guerre, et vous lutter du coté de l’impérialisme US, qui s’acharne contre un petit peuple courageux ! Vote parti pri en faveur des USA est limpide lorsque vous dites :

                    « Il y a un embargo commercial des États-Unis à l’égard de Cuba, ce n’est pas la même chose. Le monde entier peut commercer avec Cuba, sauf les États-Unis, qui n’importent ni n’exportent rien de/à Cuba. »

                    Qui est l’argument classique des pro-impérialiste, mais qui est d’une mauvaise foi totale, Savez vous monsieur qu’aucun bateaux ne peut accoster au USA avant plusieurs mois si il a fait escale a Cuba ? Savez vous que les USA refuse de travailler avec des entreprise qui travaille avec Cuba ? alors réfléchissez bien, si vous étier un entrepreneur prendriez vous le risque de commercer avec un petit marché de 10 millions d’habitants peu solvable, au risque de vous fermer le plus grand marché du monde, celui de la 1er puissance économique ? Soyer honnête et reconnaissez que le blocus imposé a Cuba est organiser par les USA mais avec la complicité de l’ensemble des pays capitalistes du monde. Mais a vrai dire je n’espère pas vraiment vous convaincre tant votre parti prie en faveur de l’impérialisme est patent !

                    C’est votre choix ce n’est pas le mien ! Ce n’est pas pour autant que je ne reconnais pas que les choses doivent s’améliorer a Cuba, mais elle ne pourront le faire qu’avec la levé de ce BLOCUS qui est condamné tout les ans par l’ensemble des pays de l’ONU qui vote une résolution contre le BLOCUS (c’est le mot employé par l’ONU que dites vous de ca ?) a l’exception évidemment des USA, d’israel et des iles marshall, alors vous qui sembler être un grand défenseur de la démocratie ayez le courage de défendre la démocratie mondiale qui a l’écrasante majorité demande l’arrêt de cette agression contre Cuba, plutôt que de le défendre et d’en minimiser les effets !

                    Vous me dites que les Cubains sont enfermé dans leur pays, mais monsieur réveiller vous, c’est l’ensemble des pauvres du monde qui sont enfermé dans leur pays ! Pas seulement les Cubains ! Demander a un pauvre Algérien, un pauvre Somalien, un pauvre Indien, si il peut obtenir un visa pour venir en France ! ! ! ! Vous verrez que lui aussi est prisonnier de son pays ! Et point de régime Castriste dans ces pays ! Mais lui n’as meme pas la chance de bénéficier d’un systeme de santé de haut niveau, ainsi que d’une éducation gratuite !

                    Je vous assure que si vous vous faites l’effort de penser par vous même et d’analyser les faits, en vous extirpant de la version US que vous semblez cherir, vous verrer qu’il y a beaucoup plus a dire sur Cuba que les banalités que vous débiter et les idée toutes faites !

                  • Rafa
                    Rafa répond à Michel Faure
                    étudiant
                    • Posté à 00h26 le 24/07/2009
                    • Internaute 61201
                      étudiant

                    Le terme blocus, est employé par l’ONU, tout les ans dans sa résolution qui vise a condamner l’attitude des USA et a faire cesser le BLOCUS ! Alors oui je parle de blocus monsieur car c’est de cela qu’il s’agit de l’avis même de l’ONU !
                    Merci

              • gouz
                gouz répond à Job
                imposteur
                • Posté à 11h32 le 23/07/2009
                • Internaute 58723
                  imposteur

                .

          • Melvyn
            Melvyn répond à Michel Faure
            Consultant
            • Posté à 22h04 le 22/07/2009
            • Internaute 85994
              Consultant

            « se préserver de la stagnation, de la paupérisation générale et du clientélisme que TOUS les régimes socialistes ont mis en oeuvre jusqu’à présent (sans évoquer la corruption qu’induit leur bureaucratie). »

            Oui ! Parce que les régimes de droite en Amérique Latine ont fait preuve d’une honnêté irréprochable !

            Vous parlez de Correa. Et les liens d’Alvaro Uribe avec les paramilitaires ?

          • Chris939
            Chris939 répond à Michel Faure
            Travailleur précaire
            • Posté à 23h57 le 22/07/2009
            • Internaute 26548
              Travailleur précaire

            Vous dites : « 
            Je ne dis pas que l’option, disons social démocrate va tout régler comme par miracle, mais qu’elle a plus de chance, à long terme, de régler les problèmes sociaux que la gauche qu’Alvaro V. Ll. appelle la carnivore “ ...

            Donnez des preuves parce que franchement c’est plutôt le contraire qui s’est passé depuis 40 années dans le monde depuis l’offensive néolibérale qui a détruit toutes les avancées sociales. La sociale - démocratie a pliée, elle s’est défaite toute seule et a enfiler l’uniforme néolibéral par la suite.

            A quelle époque merveilleuse vous référez -vous donc lorsque vous parlez ainsi ?
            Votre nostalgie est honorable mais la réalité est ailleurs si je puis dire. Nous ne sommes plus en 1948 où la sociale-démocratie faisait consensus. Nous sommes en 2009, le néolibéralisme a ruiné la planète, les USA sont en faillite et le Royaume -Uni est en banqueroute ! Le néocapitalisme s’est dévoré lui -même jusqu’à ses propres meilleurs ‘ fils ! Pensez ! les USA et l’ Angleterre !
            Mais sans doute ces empires vont se refaire avec une nouvelle guerre mondiale ou quelques guerres locales comme ils ont toujours su faire.

            Lisez plus loin je commente le règne de LULA, homme sympathique mais bien impuissant à changer fondamentalement les choses face à l’oligarchie - la fameuse bureaucratie libérale qui ne dit jamais son nom - qui tient le haut du pavé au Brésil.

            Des choses me dérangent lorsque vous dites :
            les adorateurs de Chavez -

            Il y a un biais dans votre formulation. Vous supposez une secte religieuse et obtuse. Faut pas déconner quand même ... Vous a t-on affublé ici, moi ou d’autres du dépréciatif de l’aveugle décérébré d’ adorateur de LULA ?
            Non !
            Franchement au vu de la bonne tenue des commentaires et de la qualité des argumentations, personne ne tire sur la ficelle comme vous le faites.
            Réflechissez à ce que je souligne. Vous savez pertinement que la forme employée est parfois plus opérative que ce que l’on dit. Vous discréditez vos adversaires en les traitant ainsi avant même de les laisser parler. Pire quoi qu’ils puissent formuler comme avis, ils sont discrédités d’avance.
            Je m’aperçois d’ailleurs que vous bottez toujours en touche et ne répondez à aucune réflexion qui contredise point par point vos vues. Pas très clean’ le procédé. Mais je ne doute pas que vous allez vous ressaisir.

            Et puis de grâce épargnez -nous ça :

            ‘Je n’aime pas me laisser enfermer dans des petits paquets carrés. J’aime bien la liberté. J’aime bien MA liberté ...

            Car franchement qui ne l’aime pas SA liberté ! Même votre fameux adorateur’ de Chavez aime SA liberté !
            Diantre !
            Il va falloir que nos chers ‘ bourgeois sociaux démocrates comprennent quelque chose qu’ils n’ont pas compris :

            NOUS VOUS AVONS EU COMME PROFESSEUR A
            L ’ÉCOLE DE LA RÉPUBLIQUE ! NOUS VOUS REMERCIONS DE NOUS AVOIR FORMÉ A L ’ EXERCICE DE LA PENSÉE.
            NOUS AVONS PARFAITEMENT COMPRIS LA DIFFERENCE QUI EXISTE ENTRE TOTALITARISME ET DEMOCRATIE ET NOUS CONSIDÉRONS MAINTENANT QUE NOUS POUVONS REPRENDRE LE TRAVAIL LA OU VOUS L’AVEZ ABANDONNÉ- MERCI’

          • Network 23
            Network 23 répond à Michel Faure
            identité perdue dans mes papiers (...)
            • Posté à 15h23 le 23/07/2009
            • Internaute 23367
              identité perdue dans mes papiers (...)

            Au niveau des idées, je suis entièrement d’accord avec vous : la gauche n’a pas à rougir de son héritage « libéral », au sens politique du terme, ou « républicain » (non pas au sens français, mais au sens de Skinner et Pocock : ça inclue donc Machiavel et James Harrington plutôt que Jules Ferry) et il n’y a pas de démocratie sans libertés politiques.

            Les problèmes viennent quand on veut concilier, « équilibrer » comme disent les juristes, libertés politiques, sociales, économiques, culturelles, qui vont ensemble ; ou droits civils, économiques, politiques et sociaux.

            Un seul exemple : le droit à la santé est parfaitement reconnu au Brésil, sur le papier, qui est sur ce point un des pays les plus progressistes du monde. Cela n’empêche pas le droit à la libre entreprise d’être jugé de loin plus important que ce dernier, et donc d’enlever toute effectivité à ce droit à la santé. La Constitution brésilienne a beau déclarer sa primauté, de même que la Constitution soviétique était « la plus démocratique du monde », tant que les forces politiques en présence ne donnent pas un contenu concret à ce bout de papier, ça reste du vent.

            Un certain marxisme orthodoxe, ou plutôt un socialisme dit « réel », a effectivement perdu de vue l’importance de ces « libertés formelles ». Mais ce débat appartient au XXe siècle : seul un dinosaure stalinien ou trotskyste pourrait soutenir, aujourd’hui, sans rire, la « dictature du prolétariat ». La guerre froide, aujourd’hui, est terminée.

            Nous n’en sommes plus là. Mais le dilemme multiséculaire est toujours là : comment mettre en oeuvre des réformes sociales dans un régime de démocratie libérale, « à l’occidentale », en présence d’une très forte oligarchie, qui est plus intéressée par la spéculation sur les bourses de Tokyo et New York que par l’industrialisation du pays ? Favoriser cette dernière, c’était bien le programme affiché de Lula.

            Le véritable problème n’est donc pas l’opposition entre un « socialisme autoritaire » et la « social-démocratie ». Le « chavisme », pour déplaisant qu’il puisse être à certains égards, et sans doute critiquable (je ne suis pas expert de la question), diffère quand même largement des régimes du « socialisme réel » du XXe siècle. De même, les sociaux-démocrates latino-américains se sont convertis, comme ailleurs mais avec d’autant plus d’intensité que l’oligarchie y est forte, au néolibéralisme. Parler de « social-démocratie » dans ce cadre socio-historique, c’est, il me semble, caresser des nuages.

            Il y a autre chose à proposer que cette alternative entre régime ultralibéral qui dilapide les ressources de l’Etat au profit d’une oligarchie dépensant son pognon sur les bourses mondiales, et l’autoritarisme d’un Chavez. Une idée qui, à l’époque, avait intéressé pas mal de monde, et dont la gauche post-marxiste (au sens large : cela inclue des « libéraux sociaux » comme N. Bobbio) s’était déjà saisie depuis les années 1980 : quelque chose comme une « démocratie participative ».

            Or, vis-à-vis de cet objectif, ces « deux gauches » que vous nous décrivez tentent, cahin cahan, de favoriser ce modèle. On peut certes préférer l’expérimentation brésilienne à celle de Chavez ; on ne peut toutefois se contenter de simples applaudissements pour Lula, Bachelet et Kirchner, tandis que Chavez, Morales et d’autres seraient englobés dans le même camp « anti-démocratique ». C’est pas sérieux.

            Bref, je suis bien heureux que nous soyons libre de débattre ensemble, et ce que je conteste n’est pas le fond de vos idées, mais plutôt votre analyse de la situation.

            Cordialement

            • Michel Faure
              Michel Faure répond à Network 23
              Journaliste
              • Posté à 15h34 le 24/07/2009
              • Journaliste 82928
                Journaliste

              C’est un plaisir de vous lire. Vous ne tournez pas mes propos en dérision et ne me lancez aucune invective. Donc merci.
              Je pensais sincèrement que 20 ans après la chute du mur de Berlin, il y avait encore un consensus sur deux choses : les dangers d’une étatisation généralisée de toute activité sociale, démontrés par l’incurie du bloc soviétique notamment, et d’autre part le caractère intolérable de l’atteinte aux libertés individuelles. Je crois que Chavez prend le chemin d’une étatisation générale, et je crois que l’histoire démontre que généralement ce chemin finit par porter atteinte aux libertés. La guerre froide est finie, dites vous. Je le pensais aussi. Il m’arrive d’en douter en lisant de nombreux commentaires concernant un papier tout de même assez modéré sur le scandale d’une élection financée par les Farc et sur les craintes que soulèvent (chez moi en tout cas) l’évolution des ambitions de Chavez en matière de nationalisations selon des critères de « necessités sociales » qui me semblent assez suspects.
              Je reconnais bien volontiers l’avancée de la démocratie participative, à condition qu’elle soit un instrument au service d’une plus grande inclusion des citoyens dans le processus démocratique, et non pas pour en faire un instrument de contrôle politique qui permet de compter ses amis et ses ennemis dans chaque quartier, technique déjà bien rodée à Cuba. Concernant Chavez, je ne condamne pas, je m’inquiète. Par ailleurs je n’applaudis pas les uns et ne dénonce pas les autres, je dis que face aux nécessités de réformes la gauche latino américaine, avec bien sûr toutes les nuances d’usage, propose deux options : l’une attentive à la croissance, aux conditions la rendant possible (depuis l’éducation et la santé jusqu’aux infrastructures en passant par une fiscalité assez souple pour être à la fois redistributive et attractive pour des investissements étrangers) et à la répartition équitable de ses fruits. Rien n’est parfait mais bon, Lula, Bachelet (mais pas Kirchner) me semblent aller dans cette direction, et je la préfère tout simplement parce que si j’étais en Amérique latine ce que je suis en France, un journaliste de la classe moyenne intéressé par la vie politique, je ne songerais pas à l’exil. L’autre option est plus attentive à l’idéologie, me semble-t-il. Elle peut se le permettre aujourd’hui grâce au pétrole venezuelien, mais en donnant la priorité au politique sur l’économie, on risque toujours de préférer le systématique au pragmatique. Or ma convition profonde, c’est que l’économie, dans un marché régulé et équilibré (je sais, c’est rare) s’épanouit dans la démocratie et s’effondre ou opte pour le monopole dans un système étatisé. Quant à la politique, elle s’épanouit dans le seul exercice du pouvoir, et le pouvoir tend fatalement vers l’absolu alors que le marché tend plutôt (mais pas toujours, c’est vrai aussi) vers l’équilibre. L’économie diversifiée est en soi est un contre poids au tout politique. La synthèse, c’est l’état de droit et la régulation du marché par des règles exigeant plus de prudence et plus de concurrence que l’on cherche à réinventer aujourd’hui.
              Voilà, pardon pour toutes ces idées jetées en vrac.
              Bien cordialement

          • Oeillet rouge
            Oeillet rouge répond à Michel Faure
            rêve générale
            • Posté à 16h23 le 23/07/2009
            • Internaute 72489
              rêve générale

            « De gauche et libéral ? Pourquoi pas ? », dîtes-vous ? ... Eh bien, précisément ces deux termes sont pour moi tout à fait contradictoires.

            Mais il est évident que je n’ai pas la même définition que vous du libéralisme (et par là de la gauche).

            Le libéralisme pour moi ce n’est pas ce que sa racine éthymologique semble signifier : la doctrine de la liberté pour tous. Non, le libéralisme (et son règne le prouve) c’est la doctrine de la liberté pour quelques uns, ceux qui sont les plus forts, les plus riches ou qui n’ont tout simplement aucun scrupule à écraser, exploiter les autres puisque pour eux la liberté c’est de faire ce que l’on veut sans se préoccuper des autres (A l’inverse, Rousseau disait qu’elle s’arrête où commence celle des autres..., vous voyez vos « lumières » sont sélectives).

            Cette liberté-là - prônée et protégée par la loi (quand ce sont des libéraux qui les votent - va de pair avec l’individualisme qui feint d’oublier que l’homme est un être social alors que sans les travailleurs, le patron (qui aime prendre des risques, qui n’a besoin de l’assistance de l’Etat (mon oeil ! et les milliards d’aides publiques aux entreprises, et les exonérations fiscales, et les autoroutes payés deux fois par les contribuables et par les automobilistes qui servent aux entreprises privées pour transporter les marchandises, etc... ?), sans les travailleurs donc, le patron et l’actionnaire ne vaudraient pas un sac de billes !

            Chavez, Morales ont absolument raison de rendre à leurs peuples ce qui leur appartient : leurs terres et les fruits de leur travail. C’est cela l’avenir car contrairement à ce que vous affirmez, c’est bien le droit de propriété qui est à redéfinir de façon à ce que personne ne s’arroge le droit de soumettre l’autre ou de le priver de nourriture ou de soins sous prétexte qu’il est propriétaire !

            • Network 23
              Network 23 répond à Oeillet rouge
              identité perdue dans mes papiers (...)
              • Posté à 21h31 le 23/07/2009
              • Internaute 23367
                identité perdue dans mes papiers (...)

              On peut discuter pour savoir si les libertés et droits politiques sont le monopole du « libéralisme » (ce que je ne crois pas), mais certainement pas de leur caractère indispensable et indissolublement démocratique.

      • plesn
        plesn répond à Michel Faure
        procrastinateur
        • Posté à 18h48 le 22/07/2009
        • Internaute 76573
          procrastinateur

        La propagande s’appelle « relations humaines » dans nos « démocraties » : lisez Bernays si vous voulez absolument nous faire lire tant de choses ;)

        Une opinon aussi libre soit elle est émise à partir d’une certaine postion dans le champs social, politique, économique. Votre insistance sur la propriété que nombre ici trouverons douteuse vous met indubitablement en porte à faux ici : c’est quoi au juste, cette « propriété privée » : inclue-elle la « propriété » des moyens de production et leur contrôle ? inclue-elle la propriété des « gènes » des semances ? les « idées » ? D’où les commentaires voulant expliciter la position d’où est émise cette « libre opinion ».

        Les Lumières, ah, magnifique époque des Lumières et de la sagesse, trahie encore et toujours par tous ces révolutionnaires, et admirablement représentée par nos sociétés occidentales ! Où est-ce l’inverse ? Ou aucun des deux ? Il y a effectivement beaucoup de choses étonnantes à relire, j’ai été récemment frappé de voir que même un Adam Smith, pour qui je n’avais pas vraiment de sympathie, était tout autant contre les sociétés par actions qu’il n’était contre l’état.

        Pour le reste, me fiant à mon simple séjour au Brésil, j’ai tout de même eu l’impression d’un état subissant plein pot le pouvoir concentré d’une minorité, où par ailleurs l’« armée de réserve » des pauvres et bien plus importante et docile que les chômeurs qu’on crée ici. J’appelle ça « démocratie formelle » plutôt que « démocratie sociale ».

        Mais alors oui, on progresse : les États Unis n’ont plus les moyens d’imposer des dictatures sanguinaires. Les contre pouvoirs n’ont plus à déployer la muselière aussi violente de la main droite de la bureaucratie « communiste ». Reste qu’à priori les multinationales rongent le gâteau, tout comme l’état qui seul apparaît en mesure de protéger de celles ci.

        Mais tout ça c’est effacer l’essentiel, c’est effacer la vitalité politique de ces gens trop opprimés. C’est effacer leurs luttes et leurs espoirs. C’est effacer leurs solutions coopératives improvisées sur le tas. C’est effacer le fait que seule cette vitalité sera sur le long terme un contre pouvoir efficace quels que soit ceux à la tête de cette partie emergée de l’iceberg qu’est le pouvoir.

      • GWERN
        GWERN répond à Michel Faure
        Ex militant du vaste mouvement (...)
        • Posté à 18h59 le 22/07/2009
        • Internaute 60684
          Ex militant du vaste mouvement (...)

        Cordialement aussi en plus des remarques qui vous sont faîtes, n’oubliez pas que Lula est incapable d’empêcher par exemple la déforestation en Amazonie au mépris des populations autochtones ou que les tentatives de « putsch » ( golpe comme disent les Latinos) ont existé au Venezuela, « complot » en Bolivie aussi et violences graves contre les indiens ( embuscade avec plusieurs morts ) etc .. Sans parler du Honduras !
        Reste aussi qu’Ortega n’est plus vraiment de gauche ( ni végétarienne ni cannibale) puisqu’embringué dans des alliances douteuses avec des franges d’extrême droite !
        Pour le reste on peut avoir des « gros désaccords » avec la stratégie des FARC et ne pas oublier que les para militaires de Colombie (type AUC ) ne sont pas non plus des « végétariens » !
        Quelques remarques en passant !

      • tatayoyo666
        tatayoyo666 répond à Michel Faure
        En devenir
        • Posté à 19h44 le 22/07/2009
        • Internaute 72804
          En devenir

        Bonjour, félicitations pour votre article. Ce site, que j’apprécie par ailleurs, pullulent de personnages étranges qui évoquent les lanceurs d’anathèmes du début du 20e siècle qui fustigeaient les sociaux-traitres. Je ne prétends pas du tout être un spécialiste de l’Amérique latine (contrairement apparemment à tous ces commentateurs en herbe qui ont eu leur brevet de révolutionnaire dans une Europe peinarde) mais la tournure que prennent les évènements dans certains pays de ce (sous-)continent m’inquiète. Chavez semble être un modèle pour certains, ce qui laisse pantois. Populo ridicule, pas vraiment intéressé par le problème de la liberté, il n’est cependant ni le diable dépeint par certains, ni le nouveau messie encensé par d’autres. Juste un ex-putchiste reconverti dans la socio-démagogie qui rencontre un succès certain dans le contexte particulier de son pays. Sinon, un type qui va se prosterner devant un personnage comme Fidel devrait interpeler quiconque a quelques notions d’histoire contemporaine.

         
        • francoisBR
          francoisBR répond à tatayoyo666
          étudiant-salarié
          • Posté à 00h45 le 23/07/2009
          • Internaute 77907
            étudiant-salarié

          Tu ne connais pas notre cursus, tu ne prétebnd pas être spécialiste, tu nous insulte en jugeant nos commentaires.......
          et tu commentes sans connaitre ^^

          « Connais toi toi même », ce qui te gène c’est juste que nous ne soyons pas d’accord.

          Oui Chavez est un ex-putchiste (élu) reconverti dans la socio-démagogie qui rencontre un certain succès (que l’on a le droit d’envier vu l’état de la france) dans le contexte particulier de son pays (et oui chaque pays est différent, quelle fine observation).

          Je pense que je ne suis pas le seul à envier les « succès certains », cela ne veux pas dire que nous aimions Fidel (c’est pas le même pays ni le sujet).

          Quand à l’histoire comtemporaine, relis donc ce qui se passait à Cuba sous la dictature sanguinaire de Baptista.
          Fidel était un dictateur et son prédécesseur était pire^^

          Si on devait avoir voyagé partout pour parler, on écrirait plus beaucoup. On peut voyager dans les livres cela s’appel même avoir un peu de culture (car voyage peut aussi rimer avec club-med).

        • Rafa
          Rafa répond à tatayoyo666
          étudiant
          • Posté à 16h21 le 23/07/2009
          • Internaute 61201
            étudiant

          « un personnage comme Fidel devrait interpeler quiconque a quelques notions d’histoire contemporaine. »

          et bien je vous en prie faites nous part de vos notions d’histoire contemporaine, pour que nous puissions savoir a notre tour quel personnage est Fidel !

        2 autres commentaires
      • kevangel
        kevangel répond à Michel Faure
        Chercheur
        • Posté à 23h41 le 22/07/2009
        • Expert 24356
          Chercheur

        Correa a reçu de l’argent des FARC donc pour vous l’Equateur n’est pas une démocratie.
        Chirac a reçu de l’argent d’Omar Bongo pour sa campagne présidentielle (ainsi que d’autres dictateurs et gens peu recommandables). Vous en concluez donc que la France n’est pas une démocratie ?

        Vous reprochez à Chavez de nationaliser les matières premières et les immenses propriété agricoles des descendants de colons blancs. Pour vous, c’est la fin de la propriété privée et le retour de l’URSS. Que de mesure pour un journaliste ! Vous préférez les pays africains qui laissent leurs matières premières exploitées par les occidentaux en échange de villas sur la côte d’azur et qui laissent crever leur peuple de faim ? Je suis désolé, mais dans des pays très dépendants des matières premières, la seule solution pour que le peuple voie un peu de l’argent généré, c’est la nationalisation. Même Poutine, libéral s’il en est, garde Gazprom sous contrôle public.

         
        • DocteurSka
          DocteurSka répond à kevangel
          Etudiant
          • Posté à 02h03 le 23/07/2009
          • Internaute 73623
            Etudiant

          Bien dit !

          Et une remarque en passant : en France, les ressources naturelles appartiennent à l’Etat. En Amérique Latine, elles sont encore la propriété de grands groupes dominés par les minorités « européennes ».

          J’ajoute que ces minorités là, elles ont une sérieuse tendance putchiste quand on essaie de retirer de leur bouche le pain qui pourrait nourrir le peuple...

          Et je demande pourquoi c’est si mal de nationaliser ce que s’étaient injustement appropriées les descendants de colons ? Quand les descendants d’indigènes crèvent de faim ? (et même si ils étaient en pleine forme ?)

          • kevangel
            kevangel répond à DocteurSka
            Chercheur
            • Posté à 09h27 le 23/07/2009
            • Expert 24356
              Chercheur

            C’est vrai que l’auteur sacralise la propriété privée mais il fait totalement l’impasse sur la manière dont les riches sont devenus propriétaires en Amérique latine. Il ne s’agit pas de travailleurs qui ont amassé chaque sou un par un mais de colons qui ont exproprié les indigènes. Ces fameuses propriétés privées ont été volées et pas achetées. Il est donc légitime que l’Etat les reprenne. Et encore Chavez est sympa pcq il indemnise les propriétaires.

        2 autres commentaires
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