Chez Jean Matouk

Un blog sur l’économie, la finance, et quelques autres sujets d’actualité, par Jean Matouk.

Auto-entreprises : forcer le goût d'entreprendre

Jean Matouk
Economiste
Publié le 24/07/2009 à 15h20


Affichette Jacky auto-entrepreneur, avril 2009 (Photo : leafar./Flickr)

Que signifie vraiment le record des créations d’entreprises en 2009 ? Apparemment, les 339 000 créations sur les douze derniers mois, soit une hausse de près de 30% par rapport à la même période de l’an passé, et les 272 000 des six premiers mois de 2009, signifieraient que les français ont vraiment acquis le goût d’entreprendre et que le problème de l’emploi va trouver là une solution pertinente.

D’autant que ce sursaut s’inscrit sur une pente déjà très ascendante : on ne comptait que 175 000 créations par an à la fin des années 90 ; on en a dénombré déjà 321 500 en 2007 et 327 200 en 2008. C’était l’effet des lois Dutreil qui avaient beaucoup facilité les démarches de créations et la transmission d’entreprises.

Créations d’entreprises : surtout des « auto-entreprises »

On peut d’abord comparer ce chiffre des créations à celui des défaillances, fourni par le cabinet Altares, qui n’ont, elles, progressé que de 15% au premier semestre 2009 par rapport à 2008. 70% des défaillances concernent les « très petites entreprises » (TPE) de moins de 3 salariés -les plus nombreuses, évidemment.

Mais les défaillances des « petites et moyennes entreprises » (PME) de 3 à 19 salariés augmentent de 57% ; dans celles de 20 à 100, elles augmentent de 70% et celles des grosses PME de 100 à 200, de 100%. C’est là qu’on trouve les grosses défaillances « industrielles ». Apparemment, cependant, les créations l’emportent largement.

Que contient vraiment ce chiffre de créations du premier semestre ? Sur les 272 000 créations, 182 000 l’ont été sous le régime de l’auto-entreprise (près de 67%), selon la Loi de modernisation économique (LME) d’août 2008, entrée en vigueur au premier janvier 2009. Ce régime est valable tant que le chiffre d’affaires ne dépasse pas 80 000 euros par
an pour les activités de commerce et 32 000 euros pour les services.

Révélation du travail au noir ou « auto-emploi » de chômeurs

Les charges sociales et fiscales des auto-entreprises sont calculée par taux forfaitaire sur le chiffre d’affaires : 13% dans le commerce, 20,5% dans les services, et 23% dans l’artisanat, contre 50% environ pour les charges sociales des entreprises « normales ». En février 200,la loi a même été étendue aux professions libérales ainsi qu’aux bénéficiaires du RSA.

Ces auto-entreprises peuvent être créés par des salariés qui mettent ainsi
un petit « plus » dans leur portefeuille. Les fonctionnaires peuvent cumuler pendant deux ans leur traitement et ce revenu de micro-entreprise. Ces cumuls du salariat et de l’entreprise concernent, semble-t-il, 33% des créations d’auto-entreprises. Dans certains cas, on sait que les intéressés pratiquaient déjà « au noir » cette activité et qu’ils trouvent ainsi le moyen de la dévoiler.

En tous cas, une forte part du gonflement de ces auto-entreprises peut apparaître, comme un moyen, pour un certain nombre de Français, d’augmenter leurs revenus, en cumulant deux « emplois » (on est en plein « travailler plus pour gagner plus » !) et les esprits chagrins diront que ce « plus » aurait pu être produit par un chômeur ainsi réemployé, ou par des heures demandées à des salariés à temps partiel.

Et, justement, 60% des créations totales d’entreprises sont le fait de chômeurs ; nombre d’entre eux, probablement, n’y auraient pas eu recours s’ils n’avaient pas été frappés par le chômage. Ces créations-là ne manifestent pas vraiment un renouveau de la volonté d’entreprendre. Toutefois, si elles durent, et si elles débouchent, sur un élargissement de l’entreprise avec embauches de salariés, elles
auront été bénéfiques. On ne commencera à le savoir que l’an prochain au plus tôt.

Les secteurs de créations

Dans quels secteurs ont été créés ces auto-entreprises ? 40% dans le commerce de détail, 12% dans la construction, 11% dans les arts et spectacles, design, et photographie, 9% dans les soins de beauté et hôtesses d’accueil, 9% dans les réparations d’ordinateurs et conseils informatiques, et le solde dans des services divers.

Evidemment, aucune entreprise industrielle ! Nul ne peut dire, a priori, si telle ou telle de ces micro-entreprises grossiront et emploieront ensuite des salariés. Encore moins si elles seront un jour exportatrices. Compte tenu des secteurs d’appartenance au départ, c’est peu probable.

De plus, l’importance des activités de commerce de détail, incluant hôtels cafés et restaurants, tempère aussi l’optimisme. Chacun voit, autour de lui, éclore des « magasins de mode », créés par des femmes qui se pensent capables de les gérer, et qui ne durent qu’un printemps. Les vrais professionnels sachant bien que c’est à l’achat qu’on les rentabilise ou qu’on fait faillite.

Combien de restaurants créés parce qu’ « on sait faire la cuisine », ruinent rapidement le petit capital qu’on y a mit. Il y a là une grave responsabilité des chambres de commerce et autres administrations qui devraient guider les candidats et leur déconseiller fortement de créer le cent-unième salon de coiffure, la deux-cent-unième « boutique de mode », le quatre-cent-unième restaurant, par exemple, dans une ville de 100 000 habitants.

Les coopératives de production comme solution d’avenir

Bref, ne boudons pas le chiffre « record » de créations annoncé, mais n’y voyons pas naïvement le signe d’un renouveau de l’entreprise en France. Il est plus une conséquence du chômage et du souhait d’améliorer l’ordinaire. Presque un « pis-aller » !

Le véritable axe d’action pour
le gouvernement devrait être, d’abord, de « sauver » le maximum de PME industrielles, notamment sous-traitantes, puis de renforcer le capital de celles qui survivent, et particulièrement des grosses, celles que l’INSEE dénomment « entreprises de taille intermédiaires » qui font, comparativement, les succès allemands à l’exportation.

Une des voies alternatives à explorer serait leur transformation, à temps, sur aide financière publique temporaire, un « portage », en société coopérative, dont le problème du capital peut être grandement facilité par le statut de SCIC mis en place en 2003. Les salariés, devenus coopérateurs, ont certainement moins le souci de rentabilité immédiate, que de lointains actionnaires privés auxquels les « familles » fondatrices sont amenées à vendre un jour, et ils se soucient plus de consolider leurs emplois. Si des sacrifices sont à faire, ils les font, en sachant qu’ils en seront les bénéficiaires.

L’Etat devrait notamment favoriser, à partir des universités et des centres de recherche, la création de société coopérative de production (SCOP) ou société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) de chercheurs, évidemment subventionnées, ayant vocation à poursuivre des recherches jusqu’à l’invention, puis, soit à la développer eux-mêmes, soit à la vendre, avec une bonne « récompense » pour l’équipe et pour chacun, à une entreprise qui la développera. Ce serait la meilleure assise pour que la France garde de créneaux technologiques dans la mondialisation.

Photo : « Jacky auto-entrepreneur », avril 2009 (leafar./Flickr)

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  • Juanita Pablo de Tagéno
    Juanita Pablo de Tagéno
    Epouse virtuelle de Tagada
    • Posté à 15h53 le 24/07/2009
    • Internaute 65591
      Epouse virtuelle de Tagada

    Quand on voit comment il est difficile pour un artisan, voire une petite entreprise de maçonnerie, de trouver un assureur pour la garantie décennale, je me demande si les 12% d’auto entrepreneurs du secteur de la construction sont bien assurés ?

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 16h03 le 24/07/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Mort de rire la répartition des auto entrepreneurs.

    En effet, ça fleurit tous les jours les restos, bars, pizzerias et autres grecs qui disparaissent aussi vite qu’ils sont apparus.
    Le pire c’est que les gens s’imaginent être capable de tenir un resto car ils savent cuisiner, or un resto c’est aussi le service, la gestion des stocks, la compta, le management...

    Et la part dans l’informatique ça me fait rire, c’est ce qui avant été le dépannage payé au black. Pour le bâtiment, j’imagine que c’est la même chose.
    Enfin c’est une bonne chose de légalisé le boulot au black, ça évite les ennuis à ceux qui savaient pas comment faire autrement.

    Et la fin me fait rigoler. Ce super concept existe déjà, ça s’appelle une bonne boite, du genre qui file des prime parce que la boite s’est fait du pognon, parce qu’on a bien bossé, parce que c’est Noël, parce qu’on vient d’avoir un gosse, etc.

    • Sid_Mo
      Sid_Mo répond à Keldan
      Cadre dirigeant de PME
      • Posté à 18h11 le 26/07/2009
      • Internaute 59795
        Cadre dirigeant de PME

      J’aimerais répondre à la fin du commentaire : « Et la fin me fait rigoler. Ce super concept existe déjà, ça s’appelle une bonne boite, du genre qui file des prime parce que la boite s’est fait du pognon, parce qu’on a bien bossé, parce que c’est Noël, parce qu’on vient d’avoir un gosse, etc. »

      Cela s’est fait dans la plupart des entreprises françaises jusqu’au courant des années 80, parfois début des années 90. Puis ça s’est tari, souvent silencieusement au fur et à mesure des « avancées managériales ». Ca porte un nom : le paternalisme. On a tous appris à l’école à le détester mais c’est aussi ce que vous décrivez lorsqu’un « patron s’inquiête de la vie de ses employés ».

      Sous couvert de « modernité » on a aussi supprimé la notion de « carrière ». Paraît que c’était ennuyeux de faire toute sa vie dans une même boîte. Ca participait aussi du paternalisme puisqu’on ne peut accompagner que celui que l’on connaît et que connaître ça demande du temps.

      Il existe un modèle économique qui fait rencontrer une certaine forme de paternalisme avec les exigences de qualité et de production moderne, c’est le toyotisme (qui a aussi ses limites). C’est à dire le modèle de production japonais des grandes structures. Il n’est pas parfait mais il a fait cohabiter intelligemment des formes de paternalisme et de travail en équipe avec des notions de rendement et d’organisation d’inspiration fordistes et tayloristes.

      Je connaîs les dérives du modèle paternaliste, qu’il soit français, allemand ou anglais de même que celles du système toyotise (notion de « travail jusqu’à ce que mort s’en suive » pour des cadres etc.). Je ne prétends pas qu’ils soient sans failles (interdiction des syndicats, perte de tous droits sociaux en cas de licenciement etc.). Mais je regrette que sous couvert de leurs fautes, on ai aussi mis à mort tout un pan de travail social et humain indispensable à la qualité de la production et de celui qui produit. Pas sûr que le fait que l’état prenne en charge TOUT le social et que la production ne soit que chiffres financiers soit bon, vu le flot de critique que cela engendre.

      Personnellement, la société où je dirige s’oriente vers un modèle toyotiste revu à l’occidental (travail en équipe réstreinte avec forte implication de l’équipe dans la vie du projet/produit et assistance financière annexe au salaire « pur ») au fur et à mesure de la hausse des moyens.

  • airpur
    airpur
    libre
    • Posté à 16h07 le 24/07/2009
    • Internaute 72639
      libre

    allons avec une « jeunesse » qui voudrait a 77% devenir fonctionnaire, la france a encore de la marge pour etre un exemple d’entrepreneurs... !

    « L’Etat devrait notamment favoriser, à partir des universités et des centres de recherche, la création de société coopérative de production (SCOP) ou société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) de chercheurs, évidemment subventionnées, ayant vocation à poursuivre des recherches jusqu’à l’invention, puis, soit à la développer eux-mêmes, soit à la vendre, avec une bonne “ récompense ” pour l’équipe et pour chacun, à une entreprise qui la développera. »

    NON NON ceci est une pensee economique plus proche de la dinette pour glandeurs que pour des gens responsables desireux de creer richesse personnelle et collective ... !

    • Sid_Mo
      Sid_Mo répond à airpur
      Cadre dirigeant de PME
      • Posté à 17h52 le 26/07/2009
      • Internaute 59795
        Cadre dirigeant de PME

      Je ne réagis volontairement qu’à la première assertion du commentaire : « allons avec une “ jeunesse ” qui voudrait a 77% devenir fonctionnaire, la france a encore de la marge pour etre un exemple d’entrepreneurs… ! ».

      La France n’est pas culturellement une nation d’entrepreneur (voir ce qu’engendre la réussite de Jacques Coeur ou les propos de Colbert pour s’en convaincre). Par contre, on est une nation de commerce, d’industrie et de grandes familles. Une nation d’ordre et d’état (contradictoire avec la vision de l’esprit gaulois mais c’est comme ça).

      Il n’y a pas de volonté sociale à ce que cela change. Juste de l’affichage politique. Notre jeunesse de ce point de vue ramène la politique économique actuelle à sa juste mesure : du vent.

      Etre fonctionnaire comme horizon signifie : un salaire qui tombe garanti tous les mois et un minimum d’obligation avec la certitude de cinq semaines de congés et l’espoir d’avoir quelques sous à y dépenser. Pas badant comme horizon mais meilleur que l’image que l’on renvoie du privé pressurisé, exploité et finalement ejecté. Avec les incertitudes. Alors la notion d’entrepreneuriat... On en est loin !

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 16h10 le 24/07/2009
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    Quand on perd son emploi, on a deux solutions.

    Soit on cherche du travail, et on a rdv chaque mois au polempois, pour prouver qu’on a fait des démarches auprès de la charcuterie, des entreprises de goudronnages, et des centres d’handicapés, alors qu’on est plombier. Auquel cas on touche ses droits mensuellement. Un rdv raté ou pas assez convaincant et on est suspendu de droits pendant deux mois (deux mois sans revenus, essayez vous m’en direz des nouvelles).

    Sinon, vous montez une boîte, et on vous file tous vos droits en deux fois (6 mensualités + 6 mensualités six mois après).
    Cela vous coûte un peu d’urssaf, mais au moins vous avez la paix.

    • Toupiket
      Toupiket répond à Autist Reading -
      curieux professionnel
      • Posté à 17h28 le 25/07/2009
      • Internaute 52413
        curieux professionnel

      C’est affligeant de trouver un commentaire aussi caricatural et mal informé selectionné par la Rue ! !

      Tout d’abord, si L’A.R.C.E. (Aide à la Reprise ou à la Création d’entreprise) fait, effectivement, l’objet de deux versements à 6 mois d’intervalle, ceux ci ne portent, globalement, que sur la moitié du cumul des droits, soit 25 % à chaque versement.

      De plus, la description caricaturale des entretiens mensuels à Pôle Emploi démontre bien la nécessité de la fusion « assedic - anpe » car le coup des démarches faites n’importe comment, on connaît !

    • zompti
      zompti répond à Autist Reading -
      futur « départ volontaire »
      • Posté à 13h32 le 27/07/2009
      • Internaute 71360
        futur « départ volontaire »

      c’est tout à fait ça et quoi qu’en disent certains, on se retrouve radié temporairement car il arrive qu’un dossier se perde ( ! ! !) ou parce qu’effectivement on refuse d’élargir son champ de recherche, plus précisément on refuse d’accepter n’importe quel boulot avec n’importe quel contrat (genre 8 heures hebdo pendant un mois)… Faut pas avoir été du mauvais côté du guichet Pôle Emploi pour le savoir !

      Concernant l’auto-entreprise, les plan de départ volontaires et autre plan de sauvegarde de l’emploi (licenciements économiques qui ne disent pas leur nom) poussent systématiquement après le licenciement vers la formation longue (on est en formation professionnelle et non demandeur d’emploi) ou vers… l’auto-entreprise, en faisant miroiter que finalement le capital assedic permettra de financer son petit business.
      Le truc est là : sous prétexte de ne pas payer des chômeurs à ne rien foutre (ben voyons…), on finance la création d’entreprise avec les assurances chômage ! C’est le nouveau dogme de l’ultra-libéralisme à la française, on finance l’entreprise privée avec des fonds publics destinés à des personnes qui n’ont pas d’emploi. Et après on nous dit que les caisses sont vides !

      Vous imaginez la même chose avec votre assurance maison ou voiture ?

  • le soudanais
    le soudanais
    ici et là
    • Posté à 16h15 le 24/07/2009
    • Internaute 16438
      ici et là

    Je connais au moins une demi-douzaine de personnes photographes amateurs qui sont passées par ce statut afin d’avoir une existence légale pour pouvoir vendre leurs photos et pouvoir produire une facture aux potentiels acheteurs. Cette activité restera néanmoins pour eux marginale, vu qu’ils ont tout un emploi salarié et qu’aucun n’espère - même secrètement - vivre de sa passion, tout juste mettre un peu de beurre dans les épinards et surtout diffuser leur travail.

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 16h20 le 24/07/2009
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    Votre projet, c’est LIP.

    Sûrement parce que çà a trop bien marché.

    La Verrerie Ouvrière d’Albi aussi.

    OXYMORE : Moraliser le capitalisme....

  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 18h07 le 24/07/2009
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    question :

    est ce qu’une partie des autoentrepreneurs sortent des stats des demandeurs d’emploi ?

    • Brédala
      Brédala répond à jyeden
      NB : dernières lignes dans " (...)
      • Posté à 19h38 le 24/07/2009
      • Internaute 63792
        NB : dernières lignes dans " (...)

      à mon humble avis, oui.

      Sinon à quoi d’autre, ça pourrait bien servir ?
      Surtout dans une ligne politique de droite !
      ça veut dire quoi au juste :
      « Pauvres, rassemblez-vous ! Soyez solidaires ! Mettez vos petites économies en commun et surtout...démerdez-vous !
      Nous, de not’ côté, on continue à s’occuper des choses sérieuses, des trucs pour grandes personnes. »

    • emmanuel24
      emmanuel24 répond à jyeden
      • Posté à 21h40 le 24/07/2009
      • Internaute 39678

      oui,c’est mon cas.De toute façon il n’y a pas d’offres,et ce systeme de controle m’est inssssuportable,j’ai tenu 6 mois pour avoir l’acre ,et je suis bien content d’etre sorti de là,c’est fait expres pour faire desesperer les pauvres,tout en les occupant inutilement.
      attention,on ne recupere pas la tva,et c’est taxé sur les recettes,si je fait un mur en parpaing,je paierais 23 pour cent sur le prix fait au client,c’est à dire qu’on paie 2 fois la tva...si j’achete une echelle je ne la retire pas de mes recettes.apres on verra,pour l’instant,ça va

      • Kereven
        Kereven répond à emmanuel24
        • Posté à 13h03 le 25/07/2009
        • Internaute 29900

        L’Etat n’a pas supprimé les verrous financiers pour que les auto-entrepreneurs payent moins, il les a recyclé différement pour qu’ils payent double. Si la TVA n’est pas récupérable, vu que c’est un impôt auquel ils seront confrontés à chaque opération, au final ils se seront bien fait entuber par rapport à une entreprise normale.
        Cela me rappelle aussi les entreprises à 1€ de Raffairien. Avec un capital de 1€, ces entreprises étaient si sérieuses aux yeux des plus grosses, qu’elles ont toutes déposé le bilan. Il ne peut y avoir de garantie avec un capital de 1€, pour le marché. Il est fort probable que ces auto-entrepreneurs seront surtout orientés BtoC, soit vers le consommateur et non vers les autres entreprises, ce qui les fera rapidement végéter et fermer. Seuls ceux qui ont un autre salaire pourront tenir, généralement, ce sont les moins pauvres, les autres auront toute leur vie pour rembourser leur dette (car celle là on la rembourse, pas celle de l’Etat).

    • Toupiket
      Toupiket répond à jyeden
      curieux professionnel
      • Posté à 17h29 le 25/07/2009
      • Internaute 52413
        curieux professionnel

      Sauf s’ils optent pour le maintien des alloc assedic à la place de l’Arce

  • tvargentine-
    • Posté à 22h30 le 24/07/2009
    • Internaute 17486

    Permettez moi un peu d’esprit de contradiction dans votre article

    La loi de modernisation de l’économie à fait un grand pas dans la flexibilité pour créer une société à moindre coût,car généralement même si 60% des boites ne tiennent pas les 3 ans elles remplissaient avant tout les poches,des experts comptables,des annonceurs légales et d’un certain nombre de contrainte qui pouvait parfois représenter beaucoup d’argent

    La loi de modernisation de l’économie à fait sauter ce verrou et vous pouvez même créer une SAS (société à action simplifié) c’est équivalent à une SA jusqu’a un certain chiffre d’affaire

    Bref la flexibilité maximum qui permettra avec le retour à la croissance un fort redemarrage de l’activité et de la création d’emploi.

    Concernant les sociétés qui coulent quelques mois après,il ne faut pas faire comme le dit « KELDAN » ,ca

    • Sid_Mo
      Sid_Mo répond à tvargentine-
      Cadre dirigeant de PME
      • Posté à 17h41 le 26/07/2009
      • Internaute 59795
        Cadre dirigeant de PME

      Aïe...

      Le seul coût qui a baissé, vu de ma lorgnette, avec la loi de modernisation de l’économie, c’est l’obligation de fonds d’une entreprise. Hors, c’est pas FORCEMENT une bonne idée car pour qu’une boîte vive, il faut qu’elle ai des fonds propres. Non pour une question de crédibilité comme dénoncée dans un post précédent mais parce que tout simplement c’est ce qui lui permet en dernier ressort de vivre. L’équivalent des fonds propres chez l’auto-entrepreneur c’est les économies personnelles (ou le salaire du conjoint s’il existe). Et ce dernier ressort, on a au moins une fois (quand c’est pas plus) dans la vie de l’entreprise à l’utiliser. Je suis d’accord, c’est le plus dur à trouver. Bien plus que les premiers clients.

      Le reste, avant ou après (j’ai de la création dans les deux cas) c’est du pareil au même. La seule chose sympatique, c’est le dépôt en ligne via CFENET. Ca c’est cool... Mais ce n’est que la fin de l’unification des déclarations qui avait commencé en 1999 avec les URSSAF.

      Maintenant, demandez aux juges professionnels des tribunaux de commerce ce qu’ils pensent des sociétés à 1 € et vous serez servis en terme de vocabulaire. Il y a même des chances que vous en appreniez.

  • vol19
    • Posté à 22h31 le 24/07/2009
    • Internaute 13492

    Le statut autoentrepreneur ... à ce stade, il semble pertinent d’attendre la fin du mois d’août pour apprécier ce qu’il pèse vraiment et... il y aura sans doute des surprises.

    Absolument, les coopératives sont des utopies qui semblent pertinentes dans des contextes de faible croissante, à condition que le « groupe » soit correctement régulé et fonctionne de manière a créer des synergies interindividuelles... et non pas le contraire. C’est tout l’intérêt mais aussi toute la difficulté à une époque ou l’on a coutûme de dire que « les gens se supportent de moins en moins »... Le narcissisme ambiant se prête mal au mode de fonctionnement des coopératives qui suppose des régulations, d’écouter, communiquer, d’établir des micronégociations, de poser des cadres clairs, développer l’autonomie et l’interrelation... La passion du domaine ou du métier peut être fédératrice, mais çà ne suffit pas. Bref pour que çà marche, il faut le liant, la dynamique, donc il est nécessaire de dépasser tous les travers ou l’époque actuelle nous a poussé... sans compter que les Etats n’ont jamais tellement aimé l’économie coopérative.
    Et pourtant, on se prendrait un moment à rêver avec des incubateurs et dispositifs d’aides spécifiques, des mise en place d’ergonomie irréprochables, de formation à vie pour le personnel, une réflexion permanente sur l’utilité sociale, sur les pratiques internes... Mais est-ce encore possible après ce que le capitalisme a fait du sujet contemporain... ? C’est à dire un individu drogué par les médias, la conso, plutôt esseulé, peu empathique, moutonnier sans trop savoir pourquoi...parfois très orienté sur le semblant, les apparences...
    Hors fonctionner dans un modèle coopératif, c’est tout sauf celà, et çà prend du temps et beaucoup d’investissement pour créer une dynamique qui fonctionne... Quel serait le pourcentage de la population qui pourrait fonctionner dans ce modèle ? 5%, 10%,15%.... et il faudrait aussi que les institutions, l’école valorisent ce mode de fonctionnement...c’est à dire que l’on valorise des profils qui savent travailler en collectif avec une série de repères sans tirer toute la couverture à soi... Oui, çà semble évident et pourtant çà ne l’est pas et ne sera pas simple par rapport à là ou nous en sommes... Mais il faut bien se fixer quelques lignes d’horizon, d’espoir...

    • Sid_Mo
      Sid_Mo répond à vol19
      Cadre dirigeant de PME
      • Posté à 17h17 le 26/07/2009
      • Internaute 59795
        Cadre dirigeant de PME

      La coopérative c’est la démocratie appliquée au monde de la production. Dans mon métier, il en existent quelques unes (situées au Nord de la Loire) qui semblent fonctionner et qui se sont même fédérées dans un réseau spécifque (où il y a aussi des structures classiques) qui fonctionne comme une coopérative.

      Quand on sait le mal qu’il y a à faire fonctionner convenablement une démocratie lorsqu’il ne s’agit que de politique, je vous laisse le soin d’imaginer le bazard que cela peut produire quand il s’agit d’économie.

      Maintenant, comme c’est dit ci-dessus, une coppérative peut fonctionner avec un vrai travail de gestion humaine et une volonté sérieuse de tous les acteurs et quelques meneurs.

      Ca, honnêtement, moi, j’ai pas rencontré sur ma route...

      • vol19
        vol19 répond à Sid_Mo
        • Posté à 20h47 le 26/07/2009
        • Internaute 13492

        Certainement c’est resté au delà de l’expérience médiatique de Lip dans les années 70, très décalé des idéologies de ces trentes dernières années... Et il vaux mieux que celà ne devienne pas une mode, çà ne peut qu’être un travail de fond sur du long terme vu que çà ne s’improvise pas n’importe comment.
        Espérons qu’àprès tous les gachis de ces trentes calamiteuses qu’il puisse encore exister, voire se développer, des espaces dans lesquels, tout celà puisse se communiquer, se transmettre se réfléchir...
        Puisque vous évoquez un « travail de gestion humaine », j’espère également que ce ne sera pas confisqué par les grands cabinets conseils RH, école de commerce, qui ont collaboré à toutes les horreurs des trente dernieres années mais garderont une spécificité au delà d’outils et de méthodes de travail, celles fondamentalement de ne pas suivre une nième mode, mais de croire (du moins en partie) dans l’utopie d’une démocratie dans les organisations de production. Ce qui va avec un certain mode de fonctionnement... différent des mirages, des modes, de la pub...

         
        • Sid_Mo
          Sid_Mo répond à vol19
          Cadre dirigeant de PME
          • Posté à 01h42 le 27/07/2009
          • Internaute 59795
            Cadre dirigeant de PME

          LIP s’inscrivait dans une vision politique et sociale déterminée. Dans le cadre des « expériences » marxistes en Europe occidentale, certains ont voulu y voir une « libération » du travailleur. Pas sûr que ça ai réussi à quiconque ces discours là. D’autant que les tentatives de récupération sont aussi nombreuses que les évocations.

          Les coopératives auxquelles je pense dans mon métier s’inscrivent dans une autre vision, non marxisme. En fait, l’idéologie sur laquelle elles reposent est ouvertement libertaire, anarchiste. Sachant que l’on travaille en petit groupe, avec un TRES fort niveau d’intéraction et une formation pointue sur notre domaine, c’est pas étonnant. La difficulté c’est qu’il faut que l’un prenne la direction dans un projet donné et s’y tienne sans jouer au cadillo. Sous peine de se faire écorcher vif. Et ça, c’est pas donné à tous, loin de là. Alors, au lieu de la cathédrale, on a souvent le bazard et parfois le conseil municipal (y compris les empoignades). Hors, le bazard pour livrer un client, c’est pas gagné ! Et réussir le conseil municipal n’est pas à la portée du premier venu, faut-il le répéter.

          Pour tenir comme dirigeant, dans tout métier, il y a une notion phare : la légitimité. Dans mon métier, elle se gagne dans la technique et la réalisation de projets/produits. On est proche de la notion de « chef d’oeuvre » chez les Compagnons. Il faut en avoir réalisé et garder tout ou partie des compétences pour le faire sinon, on perd ses hommes régulièrement et on obtient des rotations singulièrement élevées. Vu qu’il faut bien manger, les gars acceptent souvent pendant deux ans les boîtes à viande et le salaire puis se barre dès que mieux se présente à eux. C’est pour moi le summum du gâchis et de la stupidité.

          Maintenant, je vais certainement vous décevoir VOL19 car je suis issu d’une école de commerce. De celles justement qui fournissent des bataillons de petits soldats voir de petits ou grands chefs à ces fameux cabinets. Sauf que, ni moi, et ici je sais que je peux parler en leur nom, ni mes équipes, ne sommes prêts à accepter leur présence au sein de notre structure, quelque soit son avenir. Nous les avons fui comme la peste. Nous les détestons, et pas cordialement, ces donneurs de leçons qui ne sont jamais les payeurs.

          Je retournerai certainement sur les bancs de l’école d’ici peu de temps pour justement retravailler très consciencieusement les modèles de production et valider une adéquation avec notre modèle d’entreprise. Mais je ne laisserai aucun conseiller fumeux le faire à ma place. Nous sommes suffisement de cadres désormais pour que l’un ou l’autre retourne se former le temps nécessaire et revienne montrer ce qu’il a appris. Je suis en charge du commercial et de la RH du fait de ma formation. Nous avons aussi en interne un banquier pour la finance (y compris la comptabilité) et un ingénieur expérimenté pour le suivi technique des équipes. J’avais oublié un point tout de même : j’ai un niveau technique qui me permet de publier dans les revues de référence de mon métier. Je ne suis juste pas un « technicien ». Ce n’est pas mon rôle actuel.

          A une autre époque, on envoyait pendant quelques années les ingénieurs des entreprises de ma région d’origine se former aux meilleurs techniques à plusieurs reprises si nécessaire. C’est toujours valable. Japonais, chinois ou coréens le font. C’est pas pour rien.

          On sait qu’à terme tous nos ingénieurs, techniciens ou autres devront se former plusieurs fois scolairement, et non uniquement sur le tas. Le métier avance vite et je parlais dans d’autres posts de carrière. Pas question de perdre les compétences et le savoir-être. Alors, on forge et reforge le savoir-faire. Ca, un pédant d’un cabinet est incapable de le concevoir et n’aura jamais la légitimité pour le mettre en oeuvre.

          Le vrai conseil se fait à partir du terrain et à destination du terrain. Pas autrement. Le reste, c’est de la fumisterie. En RH, je discute des heures avec certains anciens directeurs d’usines ou d’unités de production. Les écouter vaut largement toute perte financière. Et je lis les travaux universitaires des cinquante dernières années (d’où le retour sous peu - enfin en années - sur les bancs de l’école pour reprendre certaines théories et travaux abstraits et voir comment les adapter. C’est beau sur le papier mais ça mérite de passer le stade du POC - Proof Of Concept - Essai conceptuel).

          Enfin, je connaîs mes hommes et ils me connaissent. je ne suis pas uniquement le commercial mais aussi quelqu’un qui partage leurs passions, leurs envies et s’ils le souhaitent leurs angoisses. Je ne suis pas leur père mais souvent un bon copain et parfois un ami. Et on a une vision commune du chemin à parcourir. On forge aujourd’hui, avec les autres cadres, des dirigeants capables d’être autonome moralement, techniquement et financièrement. Ils auront ensuite à propager une « culture » d’entreprise au fur et à mesure de la croissance. Tous ne seront pas des dirigeants in fine mais tous auront eu la possibilité d’aller au plus loin de leur capacité en fonction des moyens du moment.

          Ensuite, chacun fera son choix de carrière : l’expertise, l’encadrement ou même s’ils le souhaitent s’arrêter à un niveau pour faire autre chose. Mais ce dernier je le sais est une forme de mort intellectuelle et sociale, au moins dans le cadre du métier, qui ne vaut pas encore à notre taille. Je la cite pour la suite quand on grossira.

          PS : Je fais un métier de « geeks ». J’en suis ouvertement un et selon ma femme, j’ai une sérieuse tendance à être un « nerd ». Je vous laisse le cas échéant le soin de chercher le sens de ces termes. Vous saurez sans difficulté dans quelle branche j’exerce ! Je vous ai laissé quelques indications non cachées par ailleurs...

          • vol19
            vol19 répond à Sid_Mo
            • Posté à 11h17 le 27/07/2009
            • Internaute 13492

            Voilà qui semble intéressant. Effectivement, on pourrait espérer que les modèles basés sur une culture du compagnonage, voir de Hacker structuré sur le sens apporté par le partage d’une passion, expertises scientifiques, techniques pointues associée à une réelle formation à vie, à la mise en place dans la structure de systèmes d’apprentissages pour transmettre au mieux le capital des savoirs de l’organisation pourrait être, devrait être, une piste pour l’avenir. Après l’économie casino, celle de la connaissance... ? Ce serait une belle utopie possible dans certains secteurs... On ne sait jamais ce que les hommes en font du pire au meilleur... Une meilleure démocratie au travail, l’accroissement et la circulation de la connaissance collectif, une ergonomie de travail optimale, le développement des potentiels de chacun celà pourrait être une piste possible dans ces modèles dit « coopératifs »... qui peuvent offrir un peu plus d’attrait que l’obscénité du système actuel. Même si dans les faits, le modèle coopératif est plus difficile à faire fonctionner... assurément il faut prendre des décisions, le compromis peut se faire dans certains domaines.

        2 autres commentaires
  • tvargentine-
    • Posté à 22h35 le 24/07/2009
    • Internaute 17486

    car dans la vie il faut toujours essayé pour ne pas avoir à le regretter demain

    En ce qui concerne le discours qu’il faut soutenir les plus gros sociétés c’est le discours que tenait déjà Fabius 1er Ministre et
    qui a amené les plus gros à mondialiser leur société et donc a faire de la délocalisation express ou de la sous-traitance express

    Le problème de la France c’est que les gros qui touchent les contrats des clients sur des critères financiers ne veulent pas
    soutraiter aussi facilement en faisant travailler les TPE mais recherchent le profil maximum en délocalisant si ils le peuvent à ,l’étranger

    Dans les appels d’offre,il faut supprimer ces critères purement financier pour accèder aux marchés et aux appels d’offres

    Lien

    • Sid_Mo
      Sid_Mo répond à tvargentine-
      Cadre dirigeant de PME
      • Posté à 01h37 le 27/07/2009
      • Internaute 59795
        Cadre dirigeant de PME

      Il faut peut être un peu préciser ce qui est de l’ordre du ressenti et ce qui est une réalité.

      En France, une TPE (de 0 à 9 employés ou de 0 à 5 en fonction des nomenclatures) n’a pratiquement AUCUNE chance de gagner un marché public « classique » (appel d’offre au Bulletin Officiel) sauf à être unique ou presque sur un marché de niche.

      Par contre, la plupart des PME (de 6/10 à 500 employés, parfois 2000 en fonction des nomenclatures) gagnent toujours une partie de leur vie avec des marchés publiques. Sauf que souvent, elles ne sont que sous-traitantes de grands groupes, voir sous-traitantes de sous-traitants, qui eux ont le temps, les moyens et l’organisation pour gagner lesdits marchés publics.

      C’est pas uniquement l’état ici qui est fautif mais tout un système relationnel qui fait que les TPE/PME sont constamment en manque de trésorerie et donc en état de nécessité de s’associer à des grands. Les délais de paiement sont à incriminer avant même de parler des problèmes de relais d’influence etc.

      De part mon expérience, les premiers fautifs sont les banques (frileuses à un point inouï et souvent stupide) et les acheteurs privés (délais de paiement à 30 jours, 60 jours voir 90 jours). L’état pourrait certainement aider en baissant à zéro son délais de paiement mais cela semble actuellement contraire aux habitudes culturelles...

      Pour faire bref, les délais de règlements de l’état (45 jours en moyenne) restent trop elevés dans un système où la banque est absente très facilement de la relation commerciale (escompte et dailly sont des miracles, pas la règle). Ainsi, le gagnant qui sous-traitera ensuite fait office de banque pour la TPE/PME qui n’a souvent pas accès aux moyens de crédit de trésorerie en ligne suffisante (quand c’est pas tout simplement zéro !).

      Ensuite, gagner un marché public se fait la plupart du temps en amont dudit marché. Lors de la phase préparatoire à l’appel d’offre. Cela demande de l’argent, du temps et des compétences. Une TPE ou une PME ont besoin de constamment gagner des clients et/ou produire et ne peuvent dégager quelqu’un pendant plusieurs semaines, parfois plusieurs mois sur une hyptohèse. Le poids structurel vient donc s’ajouter à l’a faiblesse financière.

      Question subsidiaire : pourquoi en France il y a si peu de PME de 200 à 2000 employés (comparaison faite avec des pays d’europe occidentale) ? La réponse se déduit des éléments présentés ci-dessus. Ces entités commerciales seraient concurrentes directes et indépendantes des grands groupes ! Donc pas intéressantes. Quand une PME atteint une taille sérieuse en France, elle est mangée (et le banquier n’est pas le dernier pour les croches pattes à ce moment là) ou elle doit manger pour survivre (et donc sortir de cette zone de turbulence potentielle).

  • tlaloc
    tlaloc
    Retraité
    • Posté à 11h49 le 25/07/2009
    • Internaute 47359
      Retraité

    Il n’y a pas de garantie avec un autoentreneur attention

    • Sid_Mo
      Sid_Mo répond à tlaloc
      Cadre dirigeant de PME
      • Posté à 01h39 le 27/07/2009
      • Internaute 59795
        Cadre dirigeant de PME

      Exactement.

      Il y a en fait, les mêmes garanties qu’avec la Société en Nom Propre. Euhhh.... Autant dire que c’est pas la forme de structure commerciale et sociale que je conseillerais de prime abord !

      Maintenant, pour ceux qui peuvent développer leur aventure (en passant en SARL, SA(S), SCI etc.), il existe des produits d’assurances (qui coûtent l’équivalent des ASSEDIC) et qui protègent le dirigeant d’entreprise en cas de perte de son outil de travail. La protection est équivalente à celle des ASSEDIC (environ 70/80 % du brut sur 23 mois en fonction de la garantie choisie). Attention : il y a souvent un prix attractif pour la première année...

      Le simple changement de statut de la structure sociale permet déjà de protéger sérieusement le patrimoine du dirigeant. On risque tout de même pas pareil en SARL qu’en Société en Nom Propre et je ne parle même pas de SA ou de SAS.

  • sup à la demande du riverain 28.09.09
    • Posté à 12h01 le 25/07/2009
    • Internaute 57826

    Et c’en est ou cette utopie du recyclage qui devait amener des créations d’emploi hmm ! ?

    Les stats sur les associations ,les prestations de services ?

    Toute cette récupération de matériaux obsoletes qu’on demande aux particuliers de ramener dans les magasins ,elle va ou ?

    On nous culpabilise ,on nous taxe-carbone et le chomage ne diminue pas...

    Auto-enpreneur pareil ...Disparaissez des fichiers ANPE,des stats...
    A partir du moment ou vous obtenez votre carte vous pouvez commencer a pleurer sur vos avantages sociaux,secu,retraite...
    Le Pole Emploi n’est qu’une facade pour une liberalisation forcenée du travail...

  • Kereven
    • Posté à 13h10 le 25/07/2009
    • Internaute 29900

    Toutes ces créations d’entreprise avec un chomage qui augmentent, un pouvoir d’achat en berne, c’est un peu contradictoire.

    • Toupiket
      Toupiket répond à Kereven
      curieux professionnel
      • Posté à 17h31 le 25/07/2009
      • Internaute 52413
        curieux professionnel

      On prévoit 75 % de disparition des « auto-entreprise » dans les 24 mois qui suivent leur lancement...........

      Et là, plus d’assedic ! !

      Vive le RMI/RSA

    • Sid_Mo
      Sid_Mo répond à Kereven
      Cadre dirigeant de PME
      • Posté à 16h49 le 26/07/2009
      • Internaute 59795
        Cadre dirigeant de PME

      Pas forcément.

      Chacun des créateurs pense qu’il pourra s’en sortir mieux que les autres. Il y a dans le processus de création une notion de sur-optimisme du créateur (désolé pour la traduction de l’anglais). Sinon, on ne créé pas. C’est pour ça que souvent, les créations qui tiennent ont été accompagnés par des gens extérieurs au processus, capables de le comprendre et de l’analyser mais surtout de canalyser le créateur, d’empêcher que le sur-optimisme ne prenne le pas sur la réalité de la création et son caractère pérenne (achats compulsifs pour améliorer l’outil de production ou encore publicité déraisonnable etc.) et aussi, parfois, d’empêcher la création si elle est irréaliste (absence de projet commercial viable, de fonds suffisants, de concurrents en position oligopolistique ou monopolistique, ou tout ensemble !)

      Ces gens là sont rares et je suis pas sûr que les auto-entrepreneurs de ces derniers mois aient des réseaux qui les inclus. Car se sont souvent des entrepreneurs eux-mêmes qui sont arrivés en fin de carrière et se sont retirés du circuit avec ... réussite. Ils sont devenus profs, conseils dans des structures légales etc. Ils ont un âge sérieux et les moyens de leur « retraite ». Mais ils ne sont pas au contact du commun (pour ne pas utiliser d’autres termes qui sonneraient péjoratifs) ou dans les structures classiques pour le tout-venant (CCI - pôle création, Chambre de métiers, personnel de banques etc.).

  • siko
    siko
    capitaliste révolutionnaire
    • Posté à 04h00 le 26/07/2009
    • Internaute 38962
      capitaliste révolutionnaire

    Ah que ça fait plaisir de lire un article comme celui-ci. Il est évident que ce ne sont pas les entreprises à zéro valeur ajouté, que tout le monde peut créer, qui referment le cycle de l’économie dans une spirale n’aboutissant sur rien que l’on pourra tirer ce pays vers le haut.

    Il faut créer de réels produits innovants et ça passe forcément par les universités, ou les centres de recherche subsidiés par l’état. On pourrait aussi imaginer des structures indépendantes qui financeraient des projets sur base de dossier sérieux pour motiver des jeunes ou moins jeunes entrepreneurs, car tout le monde n’est pas forcément fan du milieu universitaire ou de la recherche publique.

    Mais le jour où un politique se bougera le cul pour permettre à ce genre de choses de se développer n’est malheureusement pas prêt d’arriver. Les gens qui nous gouvernent ne sont pas des visionnaires, seulement des gestionnaires qui font avec ce qu’il y a.

    Le plus beau serait encore des projets colossaux pour créer directement des super-structures débouchant sur de grosses entreprises d’état, le rêve absolu pour ma part. Il faut avoir conscience du fonctionnement des industries qui sont très frileuses pour lancer des projets, par contre une fois assurer le bon fonctionnement (coopération université-entreprise), il leur suffit de rajouter une modique somme en comparaison de ce qui a été investit par l’état, et ils se prennent tout le pactole.

    D’ailleurs, il n’y a pas de secrets, toutes les grosses fortunes se sont toujours faites sur le dos de l’état dans un premier temps, du moins, au cours du XXème siècle. Par exemple, 75% de la recherche en électronique a été directement financée par le pentagone. Recherches qui ont permis l’émergence de tous les grands groupes en électronique d’aujourd’hui.

    On pourrait créer de grandes entreprises d’état, et pour ceux qui craignent une mauvaise gestion, ou une main-mise de l’état, simplement déclarer ces entités comme indépendantes de l’état. Pour contrôler le tout, il suffit de donner des statuts à ces entreprises, des missions de service public pour que cela profite à tout le monde. Une entreprise sans actionnariat qui pourrait donc décider de la manière de réinvestir ses bénéfices, soit en diminuant les coûts de ses produits, soit en réinvestissant dans la R&D. Une entreprise un peu à l’image de la BCE qui a des objectifs bien définis, mais qui ne succomberait pas aux tentations des politiques de modifier les objectifs selon les envies du moment. Bref, le meilleur du capitalisme et du communisme rassemblé.

  • Libelluless
    • Posté à 13h04 le 26/07/2009
    • Internaute 19697

    L’autoentreprise semble n’être qu’un moyen d’inciter les chômeurs à se faire rayer des stats de l’Anpe en tant que demandeurs d’emploi. De plus, j’ai des doutes quant aux garanties apportées par ce type d’entreprise dans la qualité de service car nombre de ces auto patrons n’ont pas nécessairement les formations requises pour exercer certains métiers. Malgré tout, si cette nouvelle forme d’entrepreunariat est intéressante, en cas de faillite, il n’y a aucune couverture sociale pour le patron qui devra en plus cotiser à une caisse de retraite privée tout en ne touchant aucune indemnité de chômage.
    Je regrette aussi de voir que le taux d’imposition est supérieur pour les entreprises de services alors même qu’elles nécessitent plus de main d’oeuvre et sont donc bénéfiques pour améliorer le marché de l’emploi. Par contre, rien n’est dit concernant les droits à la formation... peut-être n’est-ce financièrement pas possible pour le patron vis à vis de ses salariés.

  • Sid_Mo
    Sid_Mo
    Cadre dirigeant de PME
    • Posté à 01h44 le 27/07/2009
    • Internaute 59795
      Cadre dirigeant de PME

    Je rebondis sur cet article car il présente sous forme de chiffres une réalité très ennuyeuse du moment : on pousse une population, pas forcément prête, à se lancer avec ce qu’elle a, en lui simplifiant les démarches administratives (fais cours, auto-entrepreneur c’est ça). En temps normal, cette population aurait cherché un travail et peut-être accessoirement fait un peu de travail au black mais sans y risquer le patrimoine. Ici, il y a un vrai risque d’y laisser beaucoup plus sur le carreau (voir les commentaires ci-dessus). De plus, hormis dans la tête de quelques politiciens, le travail au black n’est fréquent que dans CERTAINS métiers. Et ceux qui y ont recours ne se légaliseront que si le gain de la légalité est supérieur à la perte financière qu’il engendre. Pas dit que le statut d’auto-entrepreneur les branche de suite ! Par contre, nombreux sont les humbles qui vont trouver là le moyen de se lancer, et souvent... de se planter. On ne s’improvise pas entrepreneur sans un minimum de préparation et de réseau. Et on ne tient pas entrepreneur sans le goût du risque qui l’accompagne.

    On devient entrepreneur parfois par la force des choses mais on le reste par volonté, par goût et par savoir-faire. Le premier et le deuxième peuvent s’acquérir sur le tas. Le troisième s’apprend de deux façons : soit avec une aide extérieure (dans un cadre professionnel ou pédagogique - si, si !), soit à coup de baffes et en ayant une sérieuse capacité de survie.

    Je suis entrepreneur depuis une dizaine d’années avec des hauts et des bas. J’ai pas forcément choisi cette forme d’action professionnelle mais ça m’a plu. Par contre, j’ai pas voulu (alors que je le pouvais) tout prendre de la partie cours et formation. Résultat : j’ai bouffé un paquet de baffes.

    Je ne regrette rien mais que d’argent perdu et de risque pris.

    Je plains ceux et celles qui se lancent à cette heure en ayant juste en main les infos du Pôle emploi et de la CCI. Il va y avoir du sang sur le trottoir et des requins qui vont bien manger pendant un temps. Ensuite, l’avenir économique de quelques uns passera (il y a toujours des gagnants dans toute ruée vers l’or) mais le gros des troupes sera décimé.

    Pour répondre à l’interrogation de l’auteur au vu des métiers choisis et de l’absence d’industrie, c’est simple : faire de l’industrie demande des fonds. Les auto-entrepreneurs sauf cas TRES exceptionnels n’en ont pas. Et les banques sont absentes de TOUTE création sérieuse (on ne parle pas des « fils de » ou des créations par des dirigeants d’autres structures. Celui qui part de zéro part seul financièrement ou bien avec des personnes physiques). Après 10 ans d’entrepreneuriat, je commence à penser industrie, et dans un métier à faible mise de fonds. Ca donne la distance et je sais que je suis dans la moyenne (ni bon -j’aurais pris moins de claques, ni mauvais - je serais grillé).

  • Dominique52
    • Posté à 20h30 le 26/07/2009
    • Internaute 53166

    Dans quelle mesure ce dispositif ne risque t il pas de conduire à un certain « dumping » ?

    Par exemple le « prestataire indépendant » qu’il soit plombier, peintre ou tout autre métier de rénovation d’intérieur ne va t il pas proposer ses services à moindre coût que l’entrepreneur classique qui emploie deux ou trois salariés ?

    La multiplication de ces prestataires ne va t elle pas les amener à se concurrencer entre eux au delà du raisonnable ?

    Tout « marché » saturé voit ses prix baisser...

  • sel
    sel
    commerçant
    • Posté à 22h53 le 26/07/2009
    • Internaute 81232
      commerçant

    d’abord, apart sa propre carrière il faut savoir que sieur Novelli foire tout ce qu’il touche...il n’y a qu’a aller voir le centre ville du village classé de Richelieu dont il est le maire...4 millions d’euros de claqué pour rien !

    concernant les auto-entrepreneurs...

    1/ça ne révèle pas le black, ça le permet.... je fais du black, je déclare 100 euros par trimestre et je suis à la sécu ! ! ! ! (combien déclarent, et combien déclarent-ils ?)

    2/ si je me souviens des chiffres du premier trimestre, 145 000 auto-entrepreneur...10 000 seulement qui ont déclaré quelque chose ! ! ! !

    3/y parait que ça devient à la mode chez les résidant européen de s’inscrire comme auto-entrepreneur en france pour avoir la sécu ! ! ! !

    4/ en gros, Novelli vient d’inventer la sécu universelle européenne ! ! ! !

    5/nombre de petites pme, mettent la clé sous la porte pour se récréer en tant qu’auto-entrepreneur...13% de charges impôts sur le revenu compris ! ! ! !

    6/ concurrence illégale, trois maçons auto-entrepreneurs peuvent prendre en charge un chantier de pavillon.

    7/combien de fonctionnaires sont nécessaire pour contrôler l’activité des auto-entrepreneurs ! ! ! !

    8/ la libéralisation du petit boulot s’est faite une fois dans l’histoire de France, au sortir de la seconde guerre mondiale, le temps que l’état créé une nouvelle administration, dans un pays où il y avait tout à faire. aujourd’hui il y a pas assez de travail, et une administration kafkaïenne ! ! ! la libéralisation du petit boulot c’est bon pour les sorties de crise, pas pour les entrées de crises ! ! ! ! le secrétaire d’état aux PME-PMI vient de leur tirer une balle dans la jambe ! ! ! !

    9/ c’est une vaste fumisterie, comme d’habitude avec Novelli, tu peux créer 30 millions d’auto-entrepreneurs, si y’a pas d’activité, y’a pas d’activité ! ! !

    10/ j’ai rencontré un assureur qui arrête de démarcher les auto-entrepreneurs, parce qu’un sur deux ne répond plus au téléphone au bout d’un mois ! ! ! ! Les banquiers ne prêtent pas ! j’attend de voir les premiers cas de faillite d’auto-entrepreneurs au tribunal de commerce ! ! ! y’a même pas de K-bis ! ! ! ! pas de responsabilité morale ! ! ! !

    et je suis sûr qu’en fouillant un peu on trouvera encore une dizaine de points tordus...

    Si, un dernier, Novelli à créé le syndicat des auto-entrepreneurs en même temps que le statu, c’est plus facile à contrôler...c’est un de ses amis qui le dirige, celui-là même qui lui a soufflé l’idée du statu...

    Petit rappel, Novelli fut le chef de cabinet de Madellin quand celui-ci était ministre de l’industrie et qu’il nous annonçait bravement que le nuage de Tchernobyl s’était arrêté à la frontière française alors qu’il est démontré maintenant qu’il à fait trois fois le tour de la terre ! ! ! !

    Novelli est dans ce gouvernement, non pas pour ses compétences, mais parce qu’il représente les 3% des ultra-libéraux français, ainsi qu’une caution extrême droite ! ! !

    ça, on a pas fini d’en parler de son statu à la con ! ! ! !

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 00h40 le 27/07/2009
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    « Moi, j’ai ramassé une épingle parterre, je l’ai vendue 1 centime.
    J’en ai acheté deux, vendue 2 centimes.
    J’en ai acheté quatre, vendue quatre centimes.
    Etc.
    C’est comme çà que je suis devenu milliardaire. »

    Catéchisme du self-merde-man.

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