American Ecolo

Les débats sur l'environnement vus par Hélène Crié-Wiesner, spécialiste française vivant en Caroline-du-Nord.

Une gentille « novlangue » pour parler du climat aux Américains

Publié le 31/07/2009 à 20h36

Alors que la loi écolo d’Obama doit passer l’étape du Sénat, une étude propose d’adoucir le vocabulaire afin de ne plus effrayer.


Slogan « Save our Earth » inscrit sur une plage en Floride pour la Journée de la terre 1998 (Reuters)

Oubliez le spectre des « changements climatiques », dites plutôt « notre atmosphère abîmée ». Pour transmettre la sensation de l’urgence écologique, votre langage doit être positif, inspiré, susciter l’envie d’agir.

C’est ainsi que vous pourrez expliquer les enjeux écologiques et climatiques aux millions d’Américains que ces sujets rebutent ou effraient. A ceux qui ont peur d’une augmentation d’impôt, ou de devoir modifier leur façon de vivre. Ne jouez surtout pas cartes sur table. Soyez pé-da-go et tout miel.

Tel est le conseil donné au gouvernement, au monde associatif et aux acteurs du « green business » par le groupe de relations publiques (à but non lucratif) ecoAmerica, qui a étudié la meilleure manière de sensibiliser une population indécise ou sceptique.

Même si les problèmes sont d’ordre scientifique, évitez les mots précis justement trop précis : ils pourraient n’être pas « bien » compris par un grand public globalement ignare, ou paresseux, ou tellement polarisé politiquement que l’information deviendrait contre-productive.

Ne dites pas énergies « renouvelables », mais « qui ne s’épuisent pas »

Oubliez par exemple l’expression « échange des permis d’émission » ; parlez de « dividendes de l’énergie propre ». Troquez les énergies « renouvelables » ou « alternatives » contre des énergies « qui ne s’épuisent pas », des énergies « qui ne se brûlent pas ».

Le concept « d’économies d’énergie » terrorise-t il certaines personnes qui se voient plongées dans l’obscurité perpétuelle ? A celles-là, faites miroiter « des économies financières pour un avenir meilleur ». EcoAmerica s’en explique sur son blog :

« Ceux qui se battent en faveur du climat ont besoin d’apprendre à passer du langage des spécialistes à celui de la table de cuisine. »

Or donc, dans les chaumières états-uniennes, qu’est-ce qui est le plus susceptible d’emporter les convictions ?

« Les grands idéaux de l’Amérique ! Brandissez les valeurs de liberté, de prospérité, d’indépendance, d’auto-suffisance. Evitez à tout prix le jargon et les détails politiques, scientifiques, économiques et technologiques. »

« Pour certains Américains, le réchauffement climatique est connoté extrême gauche »


Ces recommandations passent mal auprès des militants, outrés de ce qu’ils voient comme une façon cynique de vendre la crise écologique à l’instar d’une vulgaire marque de dentifrice. Leur courroux a été relayé en mai par plusieurs journaux qui avaient mis la main sur des extraits de l’étude d’ecoAmerica, alors encore non publiée. Le New York Times, quant à lui, titrait ironiquement :

« Pour sauver la planète, utilisez un dictionnaire des synonymes. (“Seeking to save the planet, with a thesaurus”) »

Le directeur d’ecoAmérica explique ainsi la démarche de reformulation :

« Dans ce pays, quand on parle de réchauffement climatique, la plupart des gens y voient un argument politicien. Certains Américains pensent qu’il s’agit d’une expression codée induisant extrême gauche, mariage homosexuel, et autres trucs dans ce genre-là. D’où la nécessité de recadrer les mots employés. »

La loi écolo d’Obama doit encore passer l’étape du Sénat

La stratégie actuelle de l’administration Obama, qui tente de faire passer une loi nationale limitant les émissions de gaz à effet de serre, semble s’inspirer en droite ligne des recommandations d’ecoAmerica : ne pas présenter les problèmes sous un angle anxiogène.

(Petit rappel : en juin, la Chambre des représentants a voté pour un texte fixant un nouveau comportement énergétique aux Etats-Unis. Cette loi, qui ne satisfait pas les écologistes, doit, pour entrer en vigueur, être adoptée par le Sénat, lequel n’entend pas du tout la voter telle quelle. Les choses risquent de traîner encore un bon moment.)

Un virulent article publié cette semaine par le site d’informations environnementale Grist se félicite ironiquement du contretemps : quelques mois supplémentaires accordés aux élus et au gouvernement ne peuvent que leur donner le temps d’améliorer une loi tellement faible !

Pour le système de santé, la Maison-Blanche ose appeler un chat, un chat

Mais Grist s’insurge contre l’hypocrisie des initiateurs de la loi, qui refusent d’appeler un chat, un chat :

« Quand il s’agit de notre système de santé défaillant, la Maison-Blanche n’a aucun problème pour expliquer au public et aux médias la myriade de conséquences catastrophiques qui affecteraient le pays si on ne votait pas la réforme (des millions de gens supplémentaires sans couverture médicale, une nouvelle catastrophe économique, l’explosion des cotisations sociales...).

En revanche, il est interdit de prédire ouvertement les épouvantables catastrophes qui vont nous tomber dessus si on n’agit pas pour l’environnement. On a seulement le droit de parler des énergies propres et des emplois verts à la clé.

Non que ce message-ci ne soit pas bon, au contraire, mais il ne peut à lui seul justifier la nécessaire réduction de 42% des émissions pour les vingt prochaines années, encore moins les 83% sur quarante ans, sans compter les lourdes réglementations qui iront avec ces objectifs. »

Amérique ou France, même combat

Pour motiver les Américains à faire des sacrifices, il faudrait donc leur dire clairement les choses au lieu de tourner autour du pot. Quoiqu’avec le mot « sacrifice » on soit déjà mal barré...

(Pour clore cette histoire de rhétorique qui m’a bien fait rire tout au long du printemps, je tiens à préciser une chose aux riverains tentés de railler ces pôvres grands enfants d’Américains : pendant les années 80 et 90 au cours desquelles j’ai écrit dans la presse française sur l’environnement, mes chefs et autres éditeurs m’ont toujours suppliée d’éviter « les détails et infos trop pointus », censés décourager les citoyens. Décourager d’agir, ou décourager de lire les papiers ?)

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  • dulconte
    dulconte répond à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
    Mordu par un fachogarou
    • Posté à 23h13 le 01/08/2009
    • Internaute 250
      Mordu par un fachogarou

    En Argentine non, au Pérou oui pour tous les étrangers, au Mexique ou à Cuba pour les américains, c’est en général une insulte va comprendre pourquoi.

    bonne soirée je m’enfuie.

    • marchenchuches
      marchenchuches répond à dulconte
      Ouvreur d'huitres au Niger
      • Posté à 08h15 le 02/08/2009
      • Internaute 42407
        Ouvreur d'huitres au Niger

      Je ne suis pas sur que gringo s’applique à tous les étrangers au Pérou.
      Si vous expliquez un peu d’où vous venez vous n’êtes plus gringo.

      Pour votre information, les habitants de la côte nord de l’Alaska appellent leurs concitoyens du sud « Honkies » et le moins qu’on puisse dire c’est que c’est pas sympa.

      Si vous expliquez que vous n’êtes pas américain, les portes s’ouvrent et on partage la nourriture, plutôt exotique mais faut pas décevoir.

      • dulconte
        dulconte répond à marchenchuches
        Mordu par un fachogarou
        • Posté à 23h56 le 02/08/2009
        • Internaute 250
          Mordu par un fachogarou

        je parle du premier contact...

  • Ju_
    Ju_ répond à affreuxjojo
    Prononcez [DJOU]
    • Posté à 14h36 le 03/08/2009
    • Internaute 77177
      Prononcez [DJOU]

    « De affreuxjojo

    21H19 | 31/07/2009 |

    Sur la question écologique, visiblement, il faut rester dans le politiquement correct. De même qu’on ne dit pas “ noir ” mais “ afro-américain ” (...) »

    Bonjour,

    Je me permet de rebondir sur cet extrait de votre contribution. Dans ce cas bien précis, on peu relever qu’il est plus juste de ne pas appeler un Africain (ou Afro-*) un noir.
    Voici mon point de vue. Dans la langue française, le qualificatif « noir » renvoie à tout ce qui est négatif, vil, méchant ou sombre (idée noires, colère noire, roman noir etc etc) vous admettrez qu’associer le mot « noir » à tout les êtres humain provenant du continent Africain est désobligeant ou en extrapolant calomnieux. Et qu’il est plus logique de référer à ces population de par leur origine géographique, qui est l’Afrique. On appelle bien un Asiatique un
    Asiatique et non un « jaune ».
    D’autant que les Africains ne sont pas plus noir que les Européens ne sont blancs. Ce sont des « raccourcis » qui n’ont plus lieux d’êtres employés.
    Je comprends votre point de vue. Vous ne souhaitez pas qu’on dénature les choses en utilisant un vocabulaire plus généraliste mais votre exemple est en fait, à mon sens, un contre-exemple.

  • alekse
    alekse
    Etudiant
    • Posté à 21h21 le 31/07/2009
    • Internaute 85170
      Etudiant

    .... bizarrement c’est a ca que ca me fait penser :

    Lien

  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 21h22 le 31/07/2009
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    j’aime bien l’expression « chaumière américaines »

    ne pourrait on traduire par mcmansion ?

    c’est vrai qu’il est dur de jouer les cassandres et je veux bien croire que la presse française (meme celle d’avant sarko) devait freiner ses journalistes pour qu’ils n’embrayent pas trop sur le catastrophisme

    d’ailleurs quand je lis des articles dans mon « régional » je trouve toujours une fin d’article qui relativise le pessimisme déjà adoucit du texte

    bref, si je veux causer dans les « chaumières américaines’’, il vaut peut etre mieux pas que je commence à leur déballer la simplicité volontaire ou la décroissance d’entrée de jeu ?

    a moins que je ne sois dans une chaumière amish ?

  • vermisseau
    vermisseau
    étudiant ingénieur en (...)
    • Posté à 21h25 le 31/07/2009
    • Internaute 26276
      étudiant ingénieur en (...)

    le partage sur facebook ne marche toujours pas... -_-’ (de coup ci la page de partage ne s’affiche plus du tout...)

    • Yann Guégan
      Yann Guégan répond à vermisseau
      Avec les doigts http://bit.ly/ (...) Rue89
      • Posté à 21h54 le 31/07/2009
        éditeur
      • Journaliste 1836
        Avec les doigts http://bit.ly/ (...)

      Bizarre, chez moi tout semble fonctionner. Vous pouvez envoyer votre config à webmaster@rue89.com ?

  • umff
    umff
    ...
    • Posté à 21h37 le 31/07/2009
    • Internaute 83477
      ...

    EcoAmercia a raison les citoyens se croient adulte et responsable, mais il n’en est rien, nous sommes pour la plus part de grands enfants.

    • PsyKoPatocH
      PsyKoPatocH répond à umff
      alcoolique pratiquant
      • Posté à 21h43 le 31/07/2009
      • Internaute 51567
        alcoolique pratiquant

      nous sommes surtout, pour la plus grande part de l’humanité, une belle bandes de cons

  • trotter
    • Posté à 22h12 le 31/07/2009
    • Internaute 10738

    Qu’est ce que c’est casse bonbons ces leçons données par des exploitants de misère humaine depuis des décennies pour qu’on achète leurs nouveaux produits.
    Viens m’expliquer pourquoi jeter mon chewing gum par terre va tuer la planète et repart dans ton jet privé.

    • umff
      umff répond à trotter
      ...
      • Posté à 22h49 le 31/07/2009
      • Internaute 83477
        ...

      –––––––––-> voir PsyKoPatocH un peu plus haut.

  • tweesty
    tweesty
    Gaucher et contrarié
    • Posté à 22h40 le 31/07/2009
    • Internaute 83901
      Gaucher et contrarié

    Pendant les huit années qu’a duré l’ère bush, les Américains ont pris 25 ans de retard niveau écologie. J’ai tout de même de la peine à croire qu’on ne puisse plus les avertir et les motiver sans utiliser un vocabulaire formaté.
    Ils en ont peut-être marre d’être pris pour des imbéciles par des cabinets d’audit qui n’ont pas compris que bush (sans majuscule), c’est fini !
    Ceux que j’ai pu rencontrer savaient se faire violence et se remettre en question.
    Et puis, un certain nombre d’Américains s’intéresse de près à l’écologie (le succès des films « la 25ème heure » et « une vérité qui dérange » ou encore les humiliations répétées de Sarah Palin en sont la preuve.
    Bien sûr Obama veut -et doit- bénéficier de l’image positive et optimiste de a campagne, mais pas à n’importe quel prix.

    • Alain Pacifique
      Alain Pacifique répond à tweesty
      enfin!! ça marche !
      • Posté à 04h50 le 01/08/2009
      • Internaute 24637
        enfin!! ça marche !

      en parlant de vocabulaire formatté, ceci me laisse perplexe :
      « Oubliez par exemple l’expression “ échange des permis d’émission ” ; parlez de “ dividendes de l’énergie propre ” “
      c’est sûr que c’est beaucoup plus parlant ! ou alors c’est la traduction qui ne va pas .

      • marchenchuches
        marchenchuches répond à Alain Pacifique
        Ouvreur d'huitres au Niger
        • Posté à 08h07 le 01/08/2009
        • Internaute 42407
          Ouvreur d'huitres au Niger

        C’est du même tonneau que :
        « Nid de poule » qui, connoté sous développememnt, est avantageusement remplacé par « dénivellation dans l’axe »

    • tooms4444
      tooms4444 répond à tweesty
      p'tit con
      • Posté à 09h41 le 02/08/2009
      • Internaute 41634
        p'tit con

      « la 25ème heure » => pas compris ; le film de Henri Verneuil ou celui de Spike Lee ? ? Il y a un rapport avec l’écologie ? ?

      je dois confondre, éclairez-moi !

  • Saheyus
    Saheyus
    Nightfall, quietly it crept and (...)
    • Posté à 22h44 le 31/07/2009
    • Internaute 28231
      Nightfall, quietly it crept and (...)

    Comment dit-on, en Américain, « Il faut augmenter les impôts pour les plus riches » ?

    • umff
      umff répond à Saheyus
      ...
      • Posté à 22h53 le 31/07/2009
      • Internaute 83477
        ...

      cela ne sert à rien. Par contre il suffit de faire ce que va faire Obama- discrètement si possible- il va augmenter le prix de l’électricité puisque c’etait dans son programme, mais je ne sais pas pourquoi il n’en a pas fait son cheval de bataille. Bref il va faire ce qu’il faut faire pour mener une politique écologique et énergétique responsable : il va augmenter le prix de l’énergie.

      • Saheyus
        Saheyus répond à umff
        Nightfall, quietly it crept and (...)
        • Posté à 22h58 le 31/07/2009
        • Internaute 28231
          Nightfall, quietly it crept and (...)

        Et moi je dis que l’énergie étant une ressource vitale dans notre société, son prix doit dépendre des moyens des gens (comme l’eau, la nourriture, les transports...).
        Devrait.

        Ce qui n’empêche pas une augmentation par ailleurs, hein. Mais là je parle de principes.

  • Brédala
    Brédala
    NB : dernières lignes dans " (...)
    • Posté à 22h57 le 31/07/2009
    • Internaute 63792
      NB : dernières lignes dans " (...)

    « ...passer du langage des spécialistes à celui de la table de cuisine. »
    « les chaumières états-uniennes... »

    De qui s’agit-il au juste, d’Américains ou de Schtroumpfs ? !

  • Madiran
    Madiran
    (Business Analyst)
    • Posté à 23h06 le 31/07/2009
    • Internaute 16911
      (Business Analyst)

    Faux !

    Photo : slogan « Save the Earth » inscrit sur une plage en Floride pour la Journée de la terre 1998 (Reuters)

    La photo montre « save our earth » (sauvez notre terre) et non save the earth ! !

    Il faut regarder les photos avant de recopier les légendes.

    Et dans un article où l’on insiste sur le bpon vacabulaire pour inciter les américains à soigner notre planète...

    Ne pas recopier un mot correctement, cela la fiche bizarre...

    (Même si cela ne remet pas le fond en cause, c’est certain)

    D’autant que « Sustainable Development » est le « développement durable »... donc soutenable ?
    autant le mots différentes d’une langue à l’autre...

    • tweesty
      tweesty répond à Madiran
      Gaucher et contrarié
      • Posté à 23h28 le 31/07/2009
      • Internaute 83901
        Gaucher et contrarié

      Ca n’a pas grand chose à voir avec le sujet mais, la propension qu’ ont les américains est d’origine culturelle. En France, on dit « le pays », aux USA, ils préféreront « our country ». Plus qu’un droit, beaucoup d’ Américains pensent que la propriété privée est une obligation pour une reconnaissance citoyenne (quitte parfois à s’approprier ce qui ne leur appartient pas) et un devoir de la défendre.
      C’est la limite de leur volonté écologique (si ça ne leur appartient pas, ils s’en moquent) et ce qui explique en partie le nombre d’armes à feu en circulation là-bas.
      Je pense qu’aux USA un « Save our earth » a plus d’impact dans la tête des gens qu’un « Save the earth »

    • Compte supprimé le 4 janvier 3
      • Posté à 23h28 le 31/07/2009
      • Internaute 41144

      J’allais écrire exactement la même chose, sur « Save the Earth » et le « sustainable development ».

      Une précision, quand même : le souci de l’environnement est largement antérieur aux Etats-Unis qu’en France, les universités US bruissaient du mot « ecology » alors qu’on n’avait aucun idée de la signification de ce mot à la Sorbonne. L’un des plus grands auteurs américains - Thoreau - est souvent considéré comme le père de l’environnementalisme ; les Américains ont commencé à avoir plusieurs poubelles bien longtemps avant nous, et ils n’ont pas développé le nucléaire autant que nous (c’est pas dur) à cause des résistances de l’opinion publique.

      Tout ça est donc beaucoup plus compliqué que ça n’y paraît. Ce message est particulièrement destiné à ceux qui prennent les Américains pour des « ignards » (SIC) comme je l’ai lu ici, qu’il faudrait éduquer. (Petit rappel : il y a proportionnellement à peu près deux fois plus de détenteurs d’un diplôme universitaire aux Etats-Unis qu’en France, dix fois plus de musées et de bibliothèques...)

      • Madiran
        Madiran répond à Compte supprimé le 4 janvier 3
        (Business Analyst)
        • Posté à 14h44 le 01/08/2009
        • Internaute 16911
          (Business Analyst)

        Entièrement en accord avec vos propos...
        Bien que même ici, constater les propos et comportement américains pourrait être vu comme « américanophile » et cela n’est pas dans ces colonne très politiquement correct ! !

        Mêmeréflexion avec le « greenhouse warming » : réchauffement causé par l’effet de serre...

        Mais hélas si « climate change » est le changement de climat... Le « climatic moment » est un moment fort ! !

        Ces américains qui ne font rien comme les autres...

        Sauf par exemple « canicule » que les américains, comme nous nomment « Dog days »

        Cordialement,

         
        • alaixih
          alaixih répond à Madiran
          • Posté à 21h17 le 01/08/2009
          • Internaute 19775

          Ceci dit que ce terme « ecology » ( a vérifier ) soit apparu avant d’apparaitre en europe selon vous semble logique puisque ce sont les américains qui ont inventé la société de consommation et l’american way of life.

          Si un mouvement écologiste devait naitre en réaction à une société d’hyper consommation ayant forcément un impact sur la nature il était logique que cela apparaisse aux états unis....

          L’industrialisation de l’agriculture en France a eu lieu après la seconde guerre mondiale ou le système américain a été importé chez nous.... Il est donc logique que l’écologie apparaisse après...

          Les américains sont précurseurs parce que certains d’entre eux ont eu le temps d’expérimenter les défauts de leur système avant nous...

          Après renseignement le terme écologie aurait été inventé par un allemand et il n’a pris son sens actuel allant dans le sens de la défense de l’environnement que plus tard.... Et l’écologie est une science au départ....

          • Compte supprimé le 4 janvier 3
            • Posté à 23h55 le 01/08/2009
            • Internaute 41144

            « Et l’écologie est une science au départ… »

            Bien sûr. Mais le mot « ecology » était employé aux Etats-Unis au sens actuel (souci de l’environnement) bien avant de l’être en Europe. Pourtant, les problèmes écologiques, contrairement à ce que vous dites, ne sont pas apparus chez eux avant, parce que la densité de population est incomparablement plus faible qu’en Europe. Le pays le plus tôt abimé ce fut le Royaume Uni, et son industrialisation d’un siècle antérieure à la nôtre. Au XXè siècle, les catastrophes écologiques étaient surtout dans les pays de l’Est - dont on ne peut pas dire qu’ils appliquaient l’« hyper-consommation », mais bien plutôt l’« hypo-consommation ».

            Le mouvement de 68 aux Etats-Unis était déjà fortement teinté de cette préoccupation, alors que chez nous pas du tout, c’est venu après, et c’est venu d’eux. Parce que c’est un pays où l’opinion publique a un poids énorme - le nucléaire en est un bon exemple.

            Le rapport de la population à la nature est très fort aux USA - ils ont par exemple été les premiers à créer des parcs naturels avec des règles très strictes.

            • alaixih
              • Posté à 13h22 le 02/08/2009
              • Internaute 19775

              Ok ok j’ai dit une connerie mais l’écologie n’a pas été inventée par les américains et là dessus nous sommes d’accord.

        • alaixih
          alaixih répond à Madiran
          • Posté à 20h50 le 01/08/2009
          • Internaute 19775

          nous avons canicule qui vient de canis = chien...

        4 autres commentaires
    • Yann Guégan
      Yann Guégan répond à Madiran
      Avec les doigts http://bit.ly/ (...) Rue89
      • Posté à 22h50 le 01/08/2009
        éditeur
      • Journaliste 1836
        Avec les doigts http://bit.ly/ (...)

      C’est corrigé, c’est moi qui ai fait la faute, et non Hélène. M’enfin y a pas mort d’homme non plus, détendez vous, tout va bien se passer ! : -)

  • Adéménagé le 3 janvier 2011
    • Posté à 23h21 le 31/07/2009
    • Internaute 29846
      menuisier

    Ne dites pas planète invivable mais éco système résistant.

    Ne dites pas épuisement de resource mais richesses non trouvées.

    Ne dites pas déchets nucléaires mais résidus énergétiques à utilité différée.

    Ne dites pas dégazage pétrolié mais remise au puit carbonne.

    Ne dites plus incarcération, mais mesure de privation de liberté

    Ne dites plus usager de services mutualisés mais consommateurs de prestations tertiaires.

    Ne dites plus gardiens de la paix mais unités de maintiens de l’ordre.

    Ne dites plus hirondelle mais robocop.

    Ne dites plus pion mais référant sécurité en établissement scolaire.

    Ne dites plus justice mais facilitateur de travail de deuil.

    Ne dites plus concorde sociale mais conflits maitrisés.

    Ne dites plus justice sociale mais casse contenue.

    Ne dites plus escrocs criminels mais délocalisés fiscaux.

    Ne dites plus « enculés de patrons » , mais « essayons de faire le job ensemble ».

    Ne dites plus République Française,

    dites Nico il est trop de la balle.

    • spleenlancien
      spleenlancien répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
      Manant, de passage sous le (...)
      • Posté à 23h57 le 31/07/2009
      • Internaute 78672
        Manant, de passage sous le (...)

      J’aurais une préférence pour : « Ne dîtes plus justice mais facilitateur de travail de deuil. » Admirable sythèse ! au vu de l’actualité récente...

    • Caillera
      Caillera répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
      Gibier de gibet
      • Posté à 10h28 le 01/08/2009
      • Internaute 83736
        Gibier de gibet

      Et surtout, ne l’appelez plus « Déluge », mais « Surabondance hydrique » ; -)

      • Adéménagé le 3 janvier 2011
        • Posté à 13h19 le 01/08/2009
        • Internaute 29846
          menuisier

        Je le remets, car là je ne comprendspas pourquoi ça sauté, donc :

        Merci Caillera, je prends la « surabondance hydrique », j’en avais marre de menuisier.

        Terrrrrriblement hors charte, non ?

         
        • Caillera
          Caillera répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
          Gibier de gibet
          • Posté à 17h59 le 01/08/2009
          • Internaute 83736
            Gibier de gibet

          En plus, comme j’aime bien tes commentaires, les droits d’auteur c’est cadeau.
          Tu trouves ça terrrrrrriblement hors charte, toi ? Bah non, d’un point de vue sémantique, c’est vâââââchement politiquement correct, non ?

        1 autres commentaires
  • NastyMushroom
    NastyMushroom
    étudiant
    • Posté à 00h03 le 01/08/2009
    • Internaute 55435
      étudiant

    Coquille, il ya ecrit Save « our » Earth sur la plage ..

  • jpouille
    jpouille
    Fils du vent
    • Posté à 00h16 le 01/08/2009
    • Internaute 31114
      Fils du vent

    C’est parce que le cerveau du ricain moyen baigne dans l’huile.
    trop de frites, tue la frite...
    un film qui me vient en tete : Idiocracy

    • rahaan
      rahaan répond à jpouille
      situation
      • Posté à 10h38 le 01/08/2009
      • Internaute 79188
        situation

      ah oui, par contre le cerveau du francais moyen, lui, il est bien plus évolué... on est les meilleurs , les plus beaux, les plus intelligents

      on a raison de faire la morale à ces abrutis d’americains , on va peut etre les reveiller du haut de notre splendeur

      • jpouille
        jpouille répond à rahaan
        Fils du vent
        • Posté à 17h49 le 01/08/2009
        • Internaute 31114
          Fils du vent

        Je n’ai jamais fait allusion aux francais, je ne parle que des americains moyens.
        Le niveau d’education en ecole publique est bas et mediocre, le niveau des colleges et lycees n’est guere mieux et ce n’est que dans certaines universites que le niveau decole et depasse le niveau universitaire francais.
        Mais bon, 10% sont l’elites, les autres bossent, consomment et la ferment.
        La culture ? encore une fois, elle appartient a l’elite, ceux qui vont en Europe, qui decouvrent, et les autres qui restent aux Sates ou vont au Mexique, non pas pour son patrimoine mais pour son alcool pas cher, ses dopes et ses plages. Franchement, je vis en au royaume uni et je vois le meme phenomene en plus modere.
        Mon frere a enseigne a Norfolk, Virginia et j’ai recemment rendu visite a une amie instit a l’ecole francaise de LA.
        Sortie de LA, Frisco et NY et d’autres grandes villes, c’est le vide intellectuel. C’est l’oeuvre du liberalisme dans tout son eclat. C’est la tune, c’est gras et ca baigne dans l’huile.
        On me demande mon impresssion sur l’education americaine, voila mon impresssion.

         
        • Compte supprimé le 4 janvier 3
          • Posté à 00h06 le 02/08/2009
          • Internaute 41144

          Quelle accumulation de préjugés franchouillards !

          Consultez les chiffres de l’OCDE et vous verrez que dans tous ces domaines ils sont largement devant nous - illettrisme, pourcentage de diplômes à tous niveaux, nombre de publications par université, etc... Voir le classement de Shanghaï des universités du monde, où les dizaines de premières places sont trustées par les Américains et les Britanniques, et où les premières universités françaises sont dans les choux... Les seules institutions françaises comparables aux plus petites universités américaines, ce sont les grandes écoles. Ce qu’on appelle « université » en France - du moins pour le premier cycle - n’a pas d’équivalent tellement c’est faible.

          Pareil pour le nombre (en pourcentage, bien sûr) des musées, des bibliothèques, d’achats de livres par personne et par an - où c’est carrément la honte chez nous. Prendre les Américains pour des gros cons c’est très bien vu dans certains petits milieux frenchies pour se sentir supérieur...

          Il y a longtemps que vous n’avez pas mis les pieds dans une école française, apparemment...

          • marchenchuches
            marchenchuches répond à Compte supprimé le 4 janvier 3
            Ouvreur d'huitres au Niger
            • Posté à 08h40 le 02/08/2009
            • Internaute 42407
              Ouvreur d'huitres au Niger

            Ecoutez, la situation a peut être changé récemment, mais ayant pendant une année corrigé des copies d’étudiant d’université, dans une matière technologique de surcroit, ce n’est pas l’impression que je retire. Niveau mathématique très faible.

            Il est clair que c’était une université de seconde zone de Caroline du Sud et que, franchouillard comme je suis, je n’y suis pas allé par ouverture d’esprit mais juste pour leur montrer ce qu’ils allaient voir.

            Concernant les publications, avez vous regardé le patronyme des contributeurs ? Souvent vous avez le nom du chef de labo et...ceux qui ont fait le boulot, au nom peu anglo saxon. Vous me direz c’est un pays d’immigration, normal..
            Si vous grattez un peu et regadez le CV de ces « negre » ils ont très souvent été formés dans leur pays d’origine.
            Déduire du volume de publication l’indice d’une excellence du système éducatif eest pour moi un peu limite.

            Une petite couche de plus , pour la route, les cours d’alphabétisation pour étudiants d’université, je les ai subi comme étranger, mais il n’y avait pas que des étrangers, loin s’en faut.

            C’est néanmoins un beau pays, mais pas trop haut, le piédestal, merci.

            • Compte supprimé le 4 janvier 3
              • Posté à 17h00 le 02/08/2009
              • Internaute 41144

              Okay, mais vous avez déjà mis les pieds dans une ZEP ?

              • Utilisateur désinscrit à sa demande
                • Posté à 17h15 le 02/08/2009
                • Internaute 70482
                  nc

                Moi oui : nous sommes dans une ZEP rurale et nos deux enfants y ont effectué toute leur scolarité.

                Alors oui bien sûr il y a pas mal de cassos – plus que la moyenne nationale –, mais les programmes sont d’une grande qualité, bien que critiquables sur pas mal de points (mais c’est un autre débat).

                Par contre, c’est tout à fait incomparable avec le niveau de l’enseignement à l’école publique américaine, qui est réellement basique, au point que c’en est effarant. Je n’y suis pas allé, mais j’ai pas mal de potes américains qui disent touts la même chose, et mon ex, une californienne avec laquelle j’ai vécu quatre ans, m’a surpris plus d’une fois en me parlant de sa scolarité.

                Alors soit tout le monde ment, soit c’est toi.

              • marchenchuches
                marchenchuches répond à Compte supprimé le 4 janvier 3
                Ouvreur d'huitres au Niger
                • Posté à 08h01 le 03/08/2009
                • Internaute 42407
                  Ouvreur d'huitres au Niger

                Je ne voudrais froisser personne, mais comparer une université et une ZEP....
                Oui j’ai mis les pieds dans une ZEP, on n’y attent pas le même niveau qu’à des adultes de 25 ans à l’université.

        5 autres commentaires
  • PétaouSchnok
    • Posté à 00h39 le 01/08/2009
    • Internaute 11586

    I’m speechless...

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