Chez Corinne Lepage

Corinne Lepage : ancienne ministre de l'Environnement, je suis aujourd'hui avocate, présidente de Cap21 et présidente du CRII-GEN et députée au Parlement européen.

Comment les Etats ont-ils pu laisser faire Goldman Sachs ?

Corinne Lepage
Présidente de Cap21
Publié le 27/04/2010 à 18h35

L’affaire Goldman Sachs est un symbole de la dérive extrême à laquelle nous sommes parvenus, et explique l’engagement d’enquête de la part :

  • de la SEC (gendarme de la bourse américain) ;
  • de la FSA (gendarme de la bourse britannique) ;
  • de la BaFin (gendarme de la bourse allemand).

Une banque, qui aurait joué contre ses clients en les engageant à acquérir des titres « pourris » qui lui permettaient de faire des profits, est-elle un conseiller fiable et honnête ?

Une banque, qui aurait fait un montage pour un Etat aux fins de dissimuler sa dette pour ensuite organiser la spéculation contre ce même Etat, est-elle un partenaire fiable et honnête ?

Goldman Sachs a aidé la Grèce à cacher le montant de sa dette à l’aide d’un swap de change trafiqué. Mais selon Simon Johnson, l’ancien économiste en chef du FMI, la « firme » aurait été impliquée dans d’autres « arrangements » du même type.

Une banque qui a distribué les bonus les plus élevés de l’histoire bancaire, grâce à l’aide des contribuables dans le cadre du « plan Paulson » de 2008, récompense-t-elle vraiment la prise de risques ?

Une banque qui, au mieux, pratique le mélange des genres -peut-être la collusion- en obtenant le 27 janvier 2009, le sauvetage de AIG au coût prohibitif de 182 milliards de dollars, avec pour but déguisé de sauver avant tout Goldman Sachs, est-elle dans son rôle ?

Quelle responsabilité pour les autorités ?

Cette situation appelle une série de questionnements :

  • « Les régulateurs américains de Goldman étaient-ils au courant de ses activités en Grèce et dans d’autres pays de la zone euro ? Ont-ils approuvé ces activités qui portaient directement atteinte à l’intégrité de l’Union européenne ? Autrement dit, jusqu’où le gouvernement américain a-t-il toléré des pratiques inacceptables, mais qui ne le contrariaient pas directement ?
  • D’autres établissements bancaires ont-ils, même à moindre mesure, agi de même ? JP Morgan Chase avait semble-t-il mis en place en 1996 un contrat du même type pour l’Italie.
  • Les autorités politiques et financières étaient elles informées, et quelles conséquences en ont-elles tirées ? Certains ministres des Finances européens auraient été avertis de ces montages, de même d’ailleurs que les agences de notation et qu’Eurostat, le bureau de relevés statistiques de l’Union européenne. Si tel est le cas, leur silence et surtout leur inaction ne sont-ils pas coupables ?
  • Enfin, s’il en est ainsi, comment expliquer et justifier que deux arrêtés du ministère de l’Ecologie, en date l’un du 5 janvier 2010 et l’autre du 19 janvier 2010, aient autorisé la société JP Morgan Markets Limited (JPMML) et la société Goldman Sachs International (GSI) à participer au financement d’activités de fourniture de gaz naturel ? Fallait-il étendre au gaz naturel la capacité de spéculation de ces établissements ?

Le pouvoir des gouvernements en question

Derrière toutes ces questions apparaît le sujet central : puisque la crise financière a conduit à une concentration sans précédent du secteur financier qui lui permet, avec l’aide des hedge funds, de s’attaquer désormais directement et avec efficacité aux Etats qui l’ont pourtant sauvé, les Etats ont-ils encore la possibilité d’imposer aux banques un corps de règles, et de le sanctionner en cas de violation ?

Ou est-il trop tard et la dérégulation est-elle arrivée à un niveau tel qu’il n’est plus possible de recouvrer le pouvoir ?

Quand on découvre, avec effarement, la défense de Goldman Sachs qui soutient n’avoir pas violé la règle, on ne peut en tirer qu’une conclusion : il n’y a en réalité plus de règles, si celles qui existent permettent ce qui a été rappelé ci-dessus.

Dès lors, le ronron ambiant et les envolées lyriques qui dissimulent un vide abyssal sur les actions concrètes n’est plus supportable. La vérité est que les banques n’ont jamais eu autant de pouvoirs, les rémunérations n’ont jamais été aussi délirantes, le financement de l’économie réelle aussi difficile, et la fumée aussi épaisse !

Pourtant, il est plus que temps. La question n’est pas technique mais politique. Sortira-t-on ou non du capitalisme financier qui parvient à un nouveau stade dans sa volonté destructrice des Etats, et donc des peuples ?

Le silence de la France et de l’Union européenne

Faute pour les décideurs politiques de se résoudre à prendre les mesures qui s’imposent, le risque est grand de voir la société s’en charger, avec les risques que de tels mouvements pourraient susciter. Mais il est évident que le temps des faux-semblants est révolu.

Certes, le FMI propose deux taxes, mais elles sont envisagées dans l’intérêt du système financier lui-même, et c’est encore trop... Bien que le Président Obama semble vouloir agir, et le système judiciaire américain puissant quand il se met en marche.

Quant à l’Europe, elle reste bien timorée et la France encore davantage. Quel silence assourdissant à Paris ! Ni l’AMF (gendarme de la bourse français), ni le gouvernement ne s’empressent de se manifester dans cette affaire, si ce n’est par ces deux malencontreux arrêtés au sujet desquels le ministre en charge de l’Energie devra bien s’expliquer.

Cela voudrait-il dire que notre système bancaire et financier aurait été épargné ? Nous savons tous que non, alors un peu de courage, ou les Etats auront définitivement perdu ce “ bras de fer ” qui les oppose au capitalisme financier.

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  • Lauvergnate
    Lauvergnate
    Gardienne du bon goût
    • Posté à 18h50 le 27/04/2010
    • Internaute 99381
      Gardienne du bon goût

    merci pour ce billet qui manquait énormément et qui a le mérite de placer chacun face à ses responsabilités.

    • La mouche du coche-
      La mouche du coche- répond à Lauvergnate
      diptère
      • Posté à 19h08 le 27/04/2010
      • Internaute 45466
        diptère

      z
      z
      Je ne comprends pas à quoi sert ce billet. Qui est inquiété après un tel billet ?
      z
      z

    • Tokani
      Tokani répond à Lauvergnate
      Oldmole
      • Posté à 19h19 le 27/04/2010
      • Internaute 71184
        Oldmole

      Grossière erreur je pense.Il ne faut pas dénigrer l’Argent !
      L’argent spiritualise tout ce qu’il touche en lui apportant une dimension à la fois mesurable , rationnelle , et universelle...
      puisqu’un bien monnayé devient virtuellement accessible à tous les hommes.
      La vénalité est une vertu cardinale et l’homme vénal sait faire taire ses instincts meurtriers et asociaux tel l’honneur l’amour propre le patriotisme , le fanatisme religieux ou le racisme pour ne laisser parler que sa propension à la coopération et son gout aux échanges fructueux...
      Il faut prendre à la lettre l’expression Age d’Or !

  • Waldeck
    Waldeck
    Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)
    • Posté à 18h54 le 27/04/2010
    • Internaute 36864
      Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)

    -« Comment les Etats ont-ils pu laisser faire Goldman Sachs ? “

    il faudrait dire :

    -” Comment les citoyens ont-ils pu laisser faire les responsables des états qui laisser faire Goldman Sachs, Bernard Madoff, Lehman Brothers, Arnaud Lagardère, Bouton, Messier, Sarkozy, Minc, etc ...

  • Pictulo
    • Posté à 19h03 le 27/04/2010
    • Internaute 23785

    Excellent papier. Une belle colère parfaitement justifiée. Qui hélas n’y changera rien, car pour que le système change, il faudra un clash d’un genre plus violent que cette crise du crédit.

  • C. Creseveur
    C. Creseveur
    D'actualité, de dessin surtout
    • Posté à 19h13 le 27/04/2010
    • Internaute 7715
      D'actualité, de dessin surtout

    Encore un peu et Corine Lepage va suivre Geneviève de Fontenay chez Lutte Ouvrière !
    Etonnant pour une ex jupette !
    Sous Chirac et Juppé, tout ça ne se voyait pas déjà ?
    Quand les normes comptables internationales ont été modifiées après le scandale Enron, tout ça ne se voyait pas non plus ?

  • Vincenzo_Sentenza-
    Vincenzo_Sentenza-
    Fort de café
    • Posté à 19h17 le 27/04/2010
    • Internaute 104025
      Fort de café

    C’est à propos de gens comme Blythe Masters* qu’il faut s’interroger, Mme Lepage : doit-on la laisser, elle et les banques US pourries, travailler sur la taxe carbone et créer encore des produits financiers toxiques ?

    *« chairwomen » chez JP Morgan Chase, mathématicienne « inventrice » des subprimes et qui bosse actuellement sur les produits dérivés sur le CO2.

  • egide
    egide
    Littéral
    • Posté à 08h28 le 28/04/2010
    • Internaute 45067
      Littéral

    Lors de la mondialisation annoncée le 15 août 1971 par un discret accord international libérant les transferts de capitaux, les conservateurs inspirés par les thèses chimériques de l’économiste néo-libéral Von Hayek qui a théorisé l’économie comme un ordre naturel obéissant à ses propres «  lois  » et qu’il fallait proscrire toute intervention ou tentative de contrôle par le Droit, ont créée les conditions de la privatisation complète des activités économiques.

    Il faut entendre privatisation par la décision de placer toute activité économique dans la sphère privée de la famille et du commerce sous l’égide du droit subjectif, l’accord contractuel qui lie les parties lors d’une affaire.

    Antigone est redevenue l’impératrice grimaçante de la coutume si naturelle qui prime tout Droit. Son triomphe est absolu, complet, sans partage.

    Le libéralisme des Lumières ainsi complètement subverti par des thèses obscènes qui instaurent la violence civile permanente sert encore de cache-sexe à cette misère du commerce et de la pensée.

    Très peu d’années après cette totale ouverture de la circulation des capitaux sans contrôle ni arbitrage judiciaire possible, le principe d’un espace off-shore prenait corps et a trouvé très rapidement ses places physiques, de simples couvertures légales par des pseudos états ou des principautés sans véritable légitimité pour cause de législation défaillante et de l’absence d’institution judiciaire digne de ce nom.

    Et la Contre Révolution tellement espérée par les réactionnaires pouvait commencer.

    Après la Grande Guerre, après la Grande Dépression après une seconde Grande Guerre, après la Grande technocratisation, la dernière étape, la Très Grande Corruption généralisée.

    Aldous Huxley avait tort, nous ne vivons pas dans le meilleur des mondes possibles malgré ce que nous rabâchent les conservateurs qu’il n’y a en a pas d’autre possible que cette emprise de la cupidité.

    George Orwell avait raison nous vivons dans le monde de 1984 sous la coupe de tyrans domestiques d’une rare férocité.

    La dernière mondialisation s’était ainsi dotée d’un vaste espace, illimité, sans droit, pour restaurer une économie de corsaire telle qu’elle avait existé du XVIe jusqu’à la fin du XIXe par le biais des étendues maritimes hors de tout Droit.

    Cette qualité extrajudiciaire du monde économique laisse la possibilité de se livrer à toutes les opérations commerciales et financières en échappant aux juridictions et aux régulations.

    Le corolaire est non seulement la reconstitution de cartels géants capable de dominer toute un pan de l’économie mondiale dans la plus parfaite opacité et sans rendre de compte à aucune instance régulière mais c’est surtout la confusion des métiers et les ententes afin d’imposer des contrats discriminatoires et dont on peut avoir une idée en observant les concentrations verticales des activités qui passent ainsi sous la main-mise d’un tout petit nombre de décideurs.

    Tandis que tous les Islandais ont entendu le rapport complet des turpitudes insensées commis par leurs dirigeants conservateurs qui, conseillés par des banques telles que G... S... ont littéralement ruiné pour des décennies un état pourtant démocratique et aux institutions sophistiquées, nous pouvons craindre que l’offensive timide lancée contre G.. S... et dont rien ne dit qu’elle aboutira à la nécessaire dissolution d’une personne morale aussi viciée qu’elle est puissante.

    Nous constatons simplement le silence complet de toute la classe politique de l’U.E., tous partis confondus, trouvant spontanément une émouvante unanimité qui érige L’omertà comme le principe unique du pouvoir en Europe.

    Notre seule chance en cette terrifiante affaire est que G... S... doit rendre compte aux U.S.A.

    On n’ose penser ce qu’il en serait si G... S... était une personne morale française ou d’un autre pays de l’U.E. ou bien russe ou chinoise.

    Il y a quelque chose de pourri dans les vieilles cultures.

    • ni soumise ni rebelle
      ni soumise ni rebelle répond à egide
      sans profession
      • Posté à 16h04 le 28/04/2010
      • Internaute 60828
        sans profession

      les vieilles cultures sont plus lentes,plus lourdes mais si elles ne cedent pas au cynisme elles sont aussi plus prudentes et experimentees...les USA agissent souvent sans aucune sagesse mais ils ont une capacite et souplesse d’action superieure, une motivation energique et souvent sincere mais parfois trop naive et dangereuse.
      a part ca ,il me semble que nous sommes tous responsables d’avoir donne le pouvoir depuis plusieurs decennies a des gens qui nous ont promis plus plus plus encore et toujours de pouvoir d’achat ! ! !

      • egide
        egide répond à ni soumise ni rebelle
        Littéral
        • Posté à 17h17 le 28/04/2010
        • Internaute 45067
          Littéral

        Non. Ni lentes, ni lourdes. Nos vieilles cultures sont pourries à la tête. C’est peu de dire que les élites déclinent.

        Elles sont au fond, à la ramasse. Acculturées par la propagande qu’elles profèrent.

        Elles croient sincèrement et sans douter à l’utopie technocratique et à la loi naturelle.

        Elles récitent par cœur les 1001 citations de culture générale qu’il faut ressortir pour les concours des grandes écoles. Et lisent des témoignages et des manuels que leur conseillent des coaches.

        Nos élites sont pires que cyniques. Le cynisme serait lucidité.
        La lucidité elles ne peuvent pas y accéder. Constamment tournées vers l’analyse, elles n’ont guère le temps de se consacrer à penser.

        Engagés dans de vastes processus dont il ne dominent que la part correspondant à leur expertise, elles consomment des synthèses réalisées à la va-vite pour pouvoir prendre rapidement des décisions dont elles n’appréhendent pas les conséquences et donc elles ne maitrisent rien.

        Afin d’éviter d’assumer les risques de leurs inconséquences, elles trichent en toute conscience en faisant et refaisant au fur et à mesure de leurs actions les règles du jeu.

        Ils en sont à mentir effrontément et à nier les évidences.

        La loi du darwinisme social n’est pas la loi du plus fort mais la loi du plus rusé.

        Elles rendent les choses opaques, compliquées à loisirs, occultent et influencent sans vergogne. Elles sont fabuleuses nos élites.

        Au début des années soixante, on avait constaté la fin de la civilisation du village. C’est à dire la fin du voisinage connu et reconnu depuis longtemps.
        Notre temps, c’est celui de l’anonymat de masse.

        Sauf pour les élites qui ont depuis toujours leurs bottins.

        Une fois noté dans les carnets d’adresse d’un de ces corps de la technocratie mondialisée, vous devenez visibles. Vous sortez de la masse indistincte des faiseurs de basses œuvres.

        Vous intégrez les rangée des meurtriers chargés des hautes œuvres du management des ressources humaines et de la conduite des affaires.

        Et pour bien marquer que vous en êtes, grâce une participation subtile à la production de richesse à réinvestir qu’on vous octroient, vous comprenez que ces affaires qui sont aussi un peu les vôtres sont totalement des affaires privées.

        Vous participez à flouer des populations entières  ?
        On dresse la liste exhaustive et sans appel des escroqueries des personnes morales dont vous faite parties et auxquelles vous avez jouez votre part 

        Écoutez la défense pro-domo des anciens responsables islandais, ça pourra vous servir. C’est juste au cas ou ça tournerait mal.
        Niez toujours.
        De toute façon, vous avez fait ce qu’on vous demandait.
        Votre devoir.

        Enfin, rendez-vous compte, nos élites sont des Saint-Georges terrassant le Léviathan  !

        N’importe quel conservateur vous le dira la main sur le cœur, démolir un État, c’est comme si on tuait la Bête  !
        Ça ne peut pas être mal  ?

         
        • ni soumise ni rebelle
          ni soumise ni rebelle répond à egide
          sans profession
          • Posté à 18h18 le 28/04/2010
          • Internaute 60828
            sans profession

          nous vivons une triste epoque,je n’en doute pas,mais tout ce que vous decrivez est le resultat d’un desir excessif et pueril de resultats a tout prix venu tout droit des usa.
          a moins que l’energie nouvelle que les usa ont essaye de propager dans le monde aie tourne en rapport de force par la vieille europe pas prete a confronter son declin... en fait peut-etre avez-vous raison.
          c’est probablement un peu des 2 mais ce qui est certain,c’est que les chinois,eux,n’ont que faire du reste du monde,ils veulent juste etre « l’empire du milieu » et semblent avoir d’inepuisables ressources cote citoyens diciplines et sans etats d’ame pour se concentrer sur des resultats concrets a tout prix ! ! !
          ps ; quand je dis sans etats d’ame je veux dire aux etats d’ame reprimes- tout humain (et bien-sur les chinois) a des etats d’ame.

          • egide
            egide répond à ni soumise ni rebelle
            Littéral
            • Posté à 20h08 le 28/04/2010
            • Internaute 45067
              Littéral

            Vous représentez le monde selon l’ancienne vision des nations.
            Ce modèle de représentation politique ne fonctionne plus du tout.

            On ne peut plus dire, c’est les américains, ou les chinois, ou de quelque autre nation.

            Nation, figure aussi mythique que déformée de réalités toujours beaucoup plus complexes et paradoxales qu’on ne le fait accroire.

            L’identité nationale est une jobardise de très mauvais aloi.

            Ce que nous avons en partage, c’est une langue principale, la langue de communication et d’information pour les savoirs, la sociabilité et les échanges.

            Nous nous distinguons, parfois, par une langue secondaire, ou plusieurs.

            Un phénomène récent qui défie les états, c’est l’érosion de la domination d’un peuple parmi d’autres au sein d’une nation.

            Cette minoration des peuples est un processus en cours qui
            n’en est pas au même stade selon les grandes régions du monde.

            Le peuple au fondement de la nation et donc de l’état n’est plus un acteur majeur. Les ensembles technocratiques nationaux ont à faire avec des populations plus ou moins bien représentées en tant que telle.

            C’est une des conséquences des bouleversement d’une acculturation violente et obstinée des peuples afin de s’adapter à la nouvelle façon de faire de la politique par l’économie.

            Aussi bien, nous avons donc à faire, nous devenus, par force des individus isolés, anonymes, impuissants, fichés, évalués, échantillonnés, à des personnes morales aussi anonymes que puissantes.

            À nous personnes physiques d’être régentés par des règles rigides et sévères afin de limiter la portée de nos actes et de nos discours, une sorte de droit de crise pour contenir par un contrôle social toujours plus poussé et sévère, nos possibilités de nous solidariser par des associations.

            Aux personnes morales de s’affranchir du Droit avec la complicité des administrations publiques.

            • ni soumise ni rebelle
              ni soumise ni rebelle répond à egide
              sans profession
              • Posté à 04h21 le 29/04/2010
              • Internaute 60828
                sans profession

              je crois comprendre votre position mais il me semble que les peuples eux-meme ont des desirs d’uniformite et pas seulement pour simplifier l’economie...il me semble que nous recherchons tous une identite plus profonde que celle du groupe surtout que le groupe c’est dangereux,ca se bataille avec les autres et ca peut faire des guerres nucleaires et faire sauter la planete. peut etre que c’est pas si mal de passer par une phase d’anonymat meme si ce n’est pas tres excitant ! c’est dur de s’accepter les uns les autres,toutes ces differences en si peu de temps...le groupe est peut etre affaiblit mais l’individu est forcement enrichi par l’experience.
              j’ai du mal a concevoir 2 camps qui s’opposent mais plutot 2 camps qui se cherchent.
              l’individu,il me semble,n’a jamais ete aussi conscient de ses besoins physiques comme de ses besoins emotionnels. et puis les elites, des mecs ruses ? plutot que des mecs qui pensent ?
              pouvez-vous developper ce que vous entendez par personnes morales aussi anonymes que puissantes.

              • egide
                egide répond à ni soumise ni rebelle
                Littéral
                • Posté à 16h27 le 29/04/2010
                • Internaute 45067
                  Littéral

                Personne morale est la définition juridique d’une organisation publique ou privée. Des sociétés, donc.

                Ces sociétés ont pris un tel poids entre les administrations publiques, elles-mêmes personnes morales mais à la légitimité fragilisée, et les personnes physiques, c’est à dire les individus que le Droit s’en est trouvé complètement bouleversé.

                Les personnes morales et les personnes physiques ne sont pas égaux en droit.

                Cette schyze du droit est une menace mortelle contre les principes démocratiques.

                Ainsi, les personnes morales échappent de plus en plus à l’arbitrage et le contrôle judiciaire. Elles profitent des zones de non-droit que sont les places off-shore.

                Pourquoi les sociétés du CAC40 ont-elles tant de filiales dans ces places off-shore sinon pour échapper à tous compte-rendu et responsabilité  ?

                • ni soumise ni rebelle
                  ni soumise ni rebelle répond à egide
                  sans profession
                  • Posté à 03h52 le 01/05/2010
                  • Internaute 60828
                    sans profession

                  merci,
                  moi aussi j’aimerais bien me laisser aller a blamer les elites encore et encore et d’ailleurs ca m’arrive assez souvent. le probleme c’est que si on se veut adulte, citoyen participatif et qu’on ne veut plus de dirigeants autoritaires,paternalistes qui pensent pour nous alors il nous faut prendre nos responsabilites.
                  il me semble que la decouverte de l’inconscient,du nucleaire, la mondialisation,internet,l’invasion par les medias,les manipulations genetiques,le developpement du virtuel,l’asphyxie des ideologies,la rebellion contre la morale religieuse,la suspicion systematique envers toutes les institutions -tout ca en quelques decennies,il y a de quoi sauter un peu les plombs ! ! ! la cupidite me semble assez generale et certainement pas reservee qu’aux elites,tout comme cette capacite a se distraire et s’abrutir sans cesse. le regne de la corruption est cyclique a en croire les historiens.
                  il me semble qu’il n’est jamais sage d’attiser les divisions.
                  et puis nous sommes peut etre en train de decouvrir que la plasticite , du cerveau est vraiment sans limite avecYogi Prahlad Jani...

        5 autres commentaires
  • D1D1ER
    D1D1ER
    Spectateur
    • Posté à 22h19 le 27/04/2010
    • Internaute 113338
      Spectateur

    Quand on ne comprends pas tout, il suffit de penser bakchich et corruption, et là on a un début d’éclairage.

    Pourquoi la SEC, le gendarme de Wall Street, a révélé seulement maintenant ce scandale de 1 milliard de $ ? Alors que les client se plaignent depuis 2007 ( voir Lien ).

    Eh bien pour amuser la galerie ! Où, si on préfère, pour faire écran de fumée.

    Car ce qui est passé à l’as, ce dont les médias ne causent pas, et que personne n’a intérêt de connaître, c’est le détournement de 8 milliards de $ où la SEC elle même est impliquée !

    Quinze jours avant la plainte de la SEC contre Goldman Sachs, le 31 mars 2010, un rapport interne de 159 pages ( Lien ) dit que la SEC elle même a été corrompue entre 1997 et 2005. C’est une affaire Madoff bis. L’escroc incriminé dans ce rapport, Robert Allen Stanford, s’est mit dans la poche quelques contrôleurs de la SEC, en les arrosant un peu, pour faire tourner son business. Comme Madoff, il s’agissait aussi d’un montage du genre « chaine de Ponzi ».

    Ainsi, pendant que nous sommes focalisés sur Goldman Sachs avec son 1 milliard de gagne petit, personne ne semble s’inquiéter de cette corruption à plus grande échelle.

    La SEC, qui se veut maintenant très transparente, se contente de « Pas de problème, depuis 2005 on a fait le ménage en interne... » ( traduction rapide et résumée de
    Lien ).

  • Dominique Lechat
    Dominique Lechat
    entrepreneur
    • Posté à 11h18 le 28/04/2010
    • Internaute 113371
      entrepreneur

    Le fond de tout ça est que nous savons grace à deux bouquins récents,
    l’un du prix Nobel d’économie Krugmann (je ne me souviens plus du titre exact du bouquin mais c’est quelque chose comme « voilà pourquoi les crises arrivent et continueront d’arriver »)
    l’autre d’un magistrat Monsieur De Maillaird intitulé « l’arnaque »
    que de toute façon l’économie mondiale dominée par le capitalisme financier ne peut fonctionner que parce que les principaux opérateurs du système financier contournent les lois plus ou moins légalement avec plus ou moins la connivence des gouvernants.
    Dans un de ces bouquins, nous apprenons ainsi que Goldman Sachs avait déjà réussi à intervenir sur les marchés à terme des matières premières (alors que ela est FORMELLEMENT interdit aux opérateurs financiers) uniquement que parce qu’il s’était fait reconnaître quelque part la qualié d’opérateurs professionnels sur ces marchés (ce sont les seuls autorisés à intervenir sur les marchés à terme parce que leur business l’exige) .
    Les deux arrêtés signés par le ministre en charge de l’énergie semblent participer de cette logique : est-ce de la naîveté ?
    Mais n’accablons pas GS seul, toutes les grandes banques sont plus ou moins dans le même schéma d« affaire ».
    ET dire qu’à la base de ce qui fait aujourd’hui scandale (c’est à dire la petite pointe de la partie immergée de iceberg) est parti des « prouesses intellectuelles » d’un Centralien.
    On peut vraiment se demander à quoi servent nos grandes écoles d’Ingénieur ? Et pendant ce temps, le Conseil d’analyse statégique nous balance une étude expliquant que les entreprises françaises sont bien moins performantes que leurs homologues amércaines en matière de recherche et développement.
    Cherchez l’erreur !

  • Marcantoines
    Marcantoines
    trouveur
    • Posté à 11h31 le 28/04/2010
    • Internaute 55044
      trouveur

    Merci Corinne pour cette analyse.
    Le capitalisme financier prend racine dans la cupidité humaine.
    L’enrichissement d’un individu ne devrait être relié qu’à sa participation à l’amélioration de la condition humaine.
    Les financiers qui échangent des devises, des actions ne créent aucune richesse. Les banquiers qui utilisent l’argent de leurs clients dans un investissement participent un peu au développement de la cité...mais beaucoup moins que les actionnaires eux-mêmes.
    La gestion financière est trop bien rémunérée par rapport au travail, à la production de biens ou de services et à l’investissement de fonds propres.
    Le capitalisme financier doit être profondément remodelé, réglé, visé la croissance saine, le long terme, le durable et le plein emploi. La cupidité humaine doit être limitée, orientée vers un intérêt général. Sinon les peuples s’appauvriront, se diviseront et finiront par s’entre-tuer. Les politiciens, notamment français et européens, devraient s’unir pour réformer ce système avant qu’il ne soit trop tard.
    Allez, Corinne, du courage....

    • ni soumise ni rebelle
      ni soumise ni rebelle répond à Marcantoines
      sans profession
      • Posté à 16h26 le 28/04/2010
      • Internaute 60828
        sans profession

      que l’etre humain cherche a s’enrichir me parait tout a fait normal,mais quand il focalise son enrichissement uniquement sur sa condition materielle et ne se soucit plus de sa misere emotionnelle c’est la que les ennuis commencent car il perd l’equilibre qui lui permet d’etre competent et progresser.

  • zakut
    zakut
    employé
    • Posté à 12h12 le 28/04/2010
    • Internaute 60843
      employé

    En prenant beaucoup de recul avec une vision mondiale de notre situation actuelle on se rends compte que des personnes ou un groupe de personnes sont en train de mettre à sac l’humanité dans le seul but de faire le plus de bénéfices possible.
    Cette entité c’est développée depuis très longtemps et c’est entrainer aux fils des années à maitriser de plus en plus leurs techniques de domination des peuples.
    Ce même peuple qui croit élire leurs gouvernements suit comme des moutons ces politiques tous corrompus et subi sans réactions leurs politiques de destruction passive.
    Ci dessous un des outils de cette entité :
    John Perkins a été ce qu’on appelle aux Etats-Unis un « assassin économique » (economic hit man). Ces hommes travaillent pour la CIA et la constellation de ses sociétés écrans. Ils sont la première ligne de la machine de domination américaine au service des multinationales. Leur travail consiste à influencer et à corrompre les dirigeants de pays dont les ressources intéressent les Etats-Unis, et surtout à les convaincre de s’endetter pour développer les infrastructures de leur pays en faisant appel à des entreprises américaines, ce qui permet de récupérer intégralement l’argent prêté avant même qu’il ne soit remboursé.

    Une fois que le pays est lourdement endetté arrive inévitablement le moment où il ne peut plus rembourser. Il doit alors solliciter de nouveaux emprunts pour rembourser les précédents, et se soumettre en contrepartie à des conditions qui sont toujours les mêmes :
    - autoriser l’armée américaine à installer une base
    - laisser les multinationales exploiter les richesses du pays à moindre frais
    - ouvrir son marché aux produits américains, y compris dans l’agriculture
    - réduire les dépenses publiques notamment pour les dépenses sociales, les services de santé et l’éducation
    - privatiser les services publics comme l’eau, l’énergie, les transports...
    Il en résulte à chaque fois un appauvrissement et une dégradation des conditions de vie pour les populations, et bien souvent une destruction de l’environnement.

    Lorsque des dirigeants soucieux des intérêts de leur peuple refusent de mettre le doigt dans cet engrenage, les « chacals » entrent en jeu. Ce sont les agents qui financent les mouvements d’opposition, développent une agitation politique, organisent les coups d’état, et au besoin les assassinats. Ils sont intervenus en Iran dans les années 1950 pour évincer le président démocratiquement élu Mossadegh (qui avait nationalisé l’industrie pétrolière) et le remplacer par la dictature du Chah. Ou encore au Chili contre Salvadore Alliende. Ou plus récemment avec le coup d’état manqué contre Hugo Chavez en 2002.

    Dans le cas où les assassins économiques et les chacals échouent successivement, l’armée US intervient. C’est ce qui s’est passé en Irak et en Afghanistan.

    Voici un documentaire sur les assassins économiques, basé sur une interview de John Perkins. Lien

  • Vincenzo_Sentenza-
    Vincenzo_Sentenza-
    Fort de café
    • Posté à 13h21 le 28/04/2010
    • Internaute 104025
      Fort de café

    Lienenvoyé par Lien. - Lien

    • jami9276
      jami9276 répond à Vincenzo_Sentenza-
      travailleur
      • Posté à 15h08 le 28/04/2010
      • Internaute 95810
        travailleur

      Moi ça ne me surprend pas qu’il n’ y ait pas de manif vu qu’on est obligé d’avoir un compte bancaire (en France) et elles nous tiennent « par les couilles » si je puis dire.
      L’Etat devrait mettre son nez même dans les banques privées, envoyer des spécialistes qui analysent les produits financiers qui peuvent être toxiques (subprimes).

      Vous imaginez un médecin qui vous prescrit du poison ne pas être inquiété ? ? ? ?

      • zakut
        zakut répond à jami9276
        employé
        • Posté à 14h40 le 29/04/2010
        • Internaute 60843
          employé

        Un l’État s’en fou voir y participe.

        Deux à mon avis si plus de cents personnes menacent de clôturer leurs compte en même temps le même jours les banques risquent d’y réfléchir à deux fois (l’union fait la force).

        Trois pour le médecin c’est déjà malheureusement le cas, oui ils vous prescrit la plupart du temps du poison.

        Avez vous réfléchis pourquoi vous êtes régulièrement malade toutes les années.

        Beaucoup de médecins si ce n’est pas tous se font offrir des séminaires par des laboratoires pharmaceutiques pour la promotion des leurs produits.

        Ouvrez les yeux messieurs dames, la réalité n’est pas celle que vous vendent les médias nationaux ni internationaux ni même les politiques.

  • Waldeck
    Waldeck
    Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)
    • Posté à 13h25 le 28/04/2010
    • Internaute 36864
      Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)

    - » Mais il est évident que le temps des faux-semblants est révolu. »

    - Et puisqu’en France tout fini par des chansons :

    Pierre Perret
    LA CORINNE
    Paroles et musique : Pierre Perret, 1996

    Quand la chouette aux yeux jaunes la nuit en plein mois d’août
    D’un long cri qui résonne appelle son hibou
    Les braves gens du village la mine réjouie
    Savent bien que ce ravage, c’est pas l’oiseau de nuit

    Ils disent : « Tiens voilà la Corinne
    Qu’a encore trouvé une pine
    La petite noire du garde chasse
    C’est un vrai piège à bécasses »
    A l’unisson les paroissiens
    Disent : « Y a que ça qui lui fait du bien »

    Et quand l’hiver s’en vient sous les premiers flocons
    D’un grand coup de burin on saigne le cochon
    Est-ce la bête qui agonise de qui proviennent ces cris
    Poussés derrière l’église ? Mais les fidèles qui prient

    Ils disent : « Tiens c’est la Corinne
    Qu’a encore trouvé une pine
    La petite noire du garde chasse
    C’est celle du berger Bobby
    Ça lui change de ses brebis »
    A l’unisson les paroissiens
    Disent : « Y a que ça qui lui fait du bien »

    Elle amena en Afrique son mari Casimir
    Qui cru entendre un soir un éléphant barrir
    Mais ce long cri sauvage cette féroce clameur
    Les guerriers du village la connaissaient par coeur

    Ils dirent : « Tiens c’est la Corinne
    Qu’a encore trouvé une pine
    Sûrement celle du grand sorcier
    Qui lui agite le couscoussier »
    A l’unisson les Africains
    Dirent : « Y a que ça qui lui fait du bien »

    Dans un transatlantique sur le chemin du retour
    Ils croisèrent des baleines poussant des grands cris d’amour
    Mais dans la nuit obscure ces cris de supplicié
    Les marins les reconnurent ainsi que le plaisanciers

    Ils disent : « Tiens c’est la Corinne
    Le capitaine la taquine
    A cette heure là en principe
    Il lui fait fumer sa pipe »
    A l’unisson tous les marins
    Dirent : « Y a que ça qui lui fait du bien »

    Sentant la mort prochaine elle dit à son époux
    Je veux un cercueil de chêne avec des noeuds partout
    Cette innocente prière fut bien sûr exaucée
    Depuis dans le cimetière quand on entend glousser

    On dit : « Tiens c’est la Corinne
    Qu’a encore trouvé une pine
    Ses amants n’avaient pas tort
    Elle peut faire bander un mort »
    A l’unisson les paroissiens
    Disent : « Y a que ça qui lui fait du bien »

    Cette vie dissolue l’amena pourtant au ciel
    Pour affronter les foudres du bon Père éternel
    Reçue par le concierge elle poussa un grand cri
    En empoignant sa barbe mais les anges ont souri

    Ils dirent : « Tiens c’est la Corinne
    Qu’a encore trouvé une pine
    C’est Saint Pierre à tous les coups
    Qui essaye son passe-partout »
    Et le Bon Dieu a dit : « Nom d’un chien
    Faudra que j’essaye ça un matin »
    Et le Bon Dieu a dit : « Nom d’un chien
    Ça ne peut que me faire du bien »

    Pierre Perret

  • elebeau
    elebeau
    enseignant
    • Posté à 16h05 le 28/04/2010
    • Expert 72516
      enseignant

    Il y a eu Enron, et nous avons tous su ce qu’il en était de ces beaux « rêves financiers » :
    ils ne servaient qu’ à enrichir quelques uns au détriment de tous. Nous avons su en effet que lorsque les dirigeants d’Enron ont interdit à leurs employés de vendre leurs actions, eux le faisaient.
    Au bout du compte : des vieux sans retraite, des chomeurs etc...
    Nous avons su aussi qu’une grande agence internationale d’audit avait à l’époque trafiqué les rapports pour cacher la déconfiture du « Géant Américain ».
    Pourquoi s’étonner AUJOURD’HUI de ce que nous savons depuis AVANT-HIER ! ! ! ! ! ? ? ? ? ?
    A l’époque politiques et gens de presse avaient conjugué leurs efforts pour minimiser le phénomène : ces deux-là ont toujours eu partie liée à l’argent. Normal, c’est l’argent qui les finance.

  • Boutauvent
    Boutauvent
    Testeur de temps libre
    • Posté à 17h29 le 28/04/2010
    • Internaute 45018
      Testeur de temps libre

    Je crois que je serai toujours étonné devant la naïveté des propos tenus par des responsables politiques dont on ne peut pas dire -sans que ce soit irrespectueux- qu’ils ne seraient pas des poussins de la semaine...
    Ainsi, Corinne Lepage vient de découvrir que cadres de la finance, de l’industrie, ministres ou conseillers de ministres seraient souvent issus des mêmes écoles, sortis du même moule social, fréquentant les mêmes clubs de sport ou « de réflexion ».
    Sans doute n’a-t’elle jamais lu un « hebdomadaire satirique paraissant le Mercredi » où il est souvent question de « pantouflage » ?
    Il n’est pas impossible qu’elle finisse par découvrir que ces gens là sont les idéologues de cette « économie libérale » qu’elle cautionne et qui est une porte ouverte pour toutes les cupidités.
    Et il n’est pas improbable qu’elle soit la complice de ces banquiers voyous si, comme beaucoup (d’écologistes itou ?), elle leur confie ses « petites économies » avec l’espoir d’en tirer une bonification si bienvenue pour les étrennes, plutôt que de les investir dans le « crédit alternatif » ! ? !

  • SuperAlAmAs-
    SuperAlAmAs-
    Don Quichotte
    • Posté à 17h22 le 29/04/2010
    • Internaute 65608
      Don Quichotte

    silence, on détourne...

  • SuperAlAmAs-
    SuperAlAmAs-
    Don Quichotte
    • Posté à 17h23 le 29/04/2010
    • Internaute 65608
      Don Quichotte

    silence, on détourne...

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