Chez Corinne Lepage

Corinne Lepage : ancienne ministre de l'Environnement, je suis aujourd'hui avocate, présidente de Cap21 et présidente du CRII-GEN et députée au Parlement européen.

Ils ont brisé « la règle d'or », reconstruisons-la, mais autrement !

Corinne Lepage
Présidente de Cap21
Publié le 09/09/2011 à 11h31

La « règle d’or » est devenue l’expression fétiche de cette rentrée. Mais en fait, de quoi s’agit-il ? Il s’agit d’une règle de bon sens que toute ménagère connaît bien : on ne peut pas vivre indéfiniment à crédit et si de temps en temps, une situation imprévue déséquilibre les comptes, il convient de refaire ses comptes très rapidement pour décider là où l’on va rogner, là où il va falloir faire un effort pour revenir très rapidement à l’équilibre. Qui pourrait ne pas être d’accord avec cette règle de bon sens ? Personne évidemment. Alors pourquoi tout ce tintamarre depuis la mi-août ?

Un faux débat

Premièrement, parce que c’est un faux débat !

En effet, les règles de fonctionnement du budget de l’État sont déjà fortement encadrées.

Peut-être est-il nécessaire de rappeler les règles fixées par le traité de l’Union Européenne et plus connues sous le nom de « critères de Maastricht ». La limitation du déficit annuel à 3% du PIB ainsi que celle du montant de la dette publique à 60 % du PIB ne semblait pas représenter une contrainte énorme lorsque ceci fut voté par référendum. Avant de se lancer dans une énième réforme de la Constitution, peut-être est-il nécessaire de rappeler que le Président de la République a des obligations, et notamment celle que définit l’article 5 de la Constitution « [Le Président de la République] est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités. » Et l’on a envie d’ajouter : surtout quand ceux-ci ont une valeur juridique supérieure à celle de la Constitution.

Peut-être est-il nécessaire de rappeler au Président de la République qu’au cours des nombreuses révisions constitutionnelles auxquelles il nous a habitués, il a introduit dans l’article 34 de notre Constitution cet alinéa : « Les orientations pluriannuelles des finances publiques sont définies par des lois de programmation. Elles s’inscrivent dans l’objectif d’équilibre des comptes des administrations publiques. Les dispositions du présent article pourront être précisées et complétées par une loi organique. »

On attend toujours la loi organique qui préciserait cela. Néanmoins, cela n’a pas empêché l’actuel gouvernement de proposer depuis, deux lois de programmation des finances publiques, l’une sur la période 2009-2011, l’autre sur la période 2011-2014.

Des faux-semblants

Deuxièmement, parce chacun se cache derrière des faux-semblants !

A commencer par le gouvernement qui, par manque d’imagination, par manque de courage ou par procrastination, a proposé un plan de rigueur qui n’était pas à la hauteur des ambitieux objectifs d’équilibre affichés, en réclamant l’adoption de la règle d’or : 1 milliard en 2011, 12 milliards en 2012, lorsque le déficit attendu est proche de 100 milliards et ne correspond pas à l’objectif de revenir RAPIDEMENT à l’équilibre.

Les parlementaires, et singulièrement ceux de l’actuelle majorité, ne sont pas en reste dans ce concours d’inconséquences. Les mêmes qui réclament l’instauration d’une « règle d’or » n’ont eu de cesse lors du débat parlementaire de réduire encore l’ambition rigoriste du gouvernement, pourtant bien falote, à coup d’amendements et de défense de quelques intérêts particuliers. Il y a quelque chose de pathétique à constater que des heures ont été consacrées à savoir si l’on allait gagner ou perdre un avantage fiscal de 90 millions d’Euros. Ceci ne représente même pas 0,1% de l’impasse budgétaire !

L’opposition parlementaire enfin, qui, par tactique politicienne (mais en cela, elle répond vraisemblablement à une autre manœuvre politicienne), dit s’opposer à cette règle d’or, alors même que deux de ses principaux candidats à la future échéance présidentielle admettent qu’ils mettront de toute façon en œuvre cette « règle d’or » dès 2012, s’ils sont élus.

En fait, pourquoi ce débat sur la « règle d’or » ? Manifestement, il est fait pour rassurer les marchés financiers mais aussi tous ceux qui, au-delà de ces marchés impersonnels, ont crû et croient encore à la signature des États souverains et acceptent de leur prêter de l’argent. Ce n’est ni par ce faux-débat, ni par ces faux-semblants, que l’on pourra les rassurer.

C’est pourquoi je dis qu’ « ils » ont brisé la règle d’or !

Il va falloir reconstruire la « règle d’or »

Mais quand je parle de la « règle d’or », je ne parle pas de la même chose, je parle de principes de gestion des fonds publics, qui se fondent sur la simplicité, l’équité et l’efficacité.

  • La simplicité

En effet, pour qu’une règle soit acceptée, il faut d’abord qu’elle soit comprise ! Or, notre système fiscal est devenu tellement complexe, tellement dérogatoire, que l’Inspection Générales des Finances se montre elle-même incapable de dessiner correctement le contour de ces dérogations, popularisées sous le nom de « niches fiscales ». En effet, une grande partie des petits avantages fiscaux existant n’ont pas été pris en compte dans le fameux rapport d’évaluation qui a été remis. Quand on en arrive à ce degré de byzantinisme, il ne faut pas s’étonner que l’impôt soit rejeté. Le bon sens populaire se dit : « Si ce n’est pas clair, c’est qu’il y a quelque chose à cacher ! » Qu’il ait raison ou tort, le mal est fait. L’impôt, qui est devenu l’un des socles de nos démocraties, n’est plus perçu comme un outil de redistribution mais d’oppression, y compris par ceux qui en payent le moins !

  • L’équité

L’impôt est rejeté parce qu’il est perçu comme injuste. Et cela car d’exemption en exonération, certains s’en tirent mieux que d’autres. Il est également perçu comme injuste parce que tout n’est pas taxé de la même manière. Ainsi pourquoi les revenus du travail, qu’on peut facilement contrôler pourtant, sont-ils plus fortement taxés que les revenus du patrimoine à traçabilité plus complexes ?

  • L’efficacité

L’impôt, enfin, est perçu comme injuste parce qu’il est ressenti comme inefficace. Il est ainsi difficile de comprendre pourquoi, alors que la pression fiscale semble augmenter, la qualité des services publics ou l’efficacité des interventions publiques dans le champ économique et social ne cessent de diminuer.
En d’autres termes, je veux dire qu’une règle d’or n’a de sens que si elle s’inscrit dans une perspective d’ensemble qui inclut une remise à plat de notre système fiscal, une véritable révision générale de la dépense publique et surtout une volonté politique de se tenir à ces principes.

Une fiscalité rénovée

Sans entrer dans les détails, on peut ici en définir les grandes lignes. Les règles fiscales définies par la loi de finances excluent a priori toute forme d’exemption. Ceci met fin au principe même de la niche fiscale : il vaut mieux prévoir une dépense supplémentaire, qui peut se mesurer, se contrôler et se justifier, qu’une exonération qui se mesure très mal, ne se justifie pas toujours et crée le plus souvent un effet d’aubaine.

Lorsqu’une assiette fiscale est définie, le taux qui lui est applicable est identique quelle qu’en soit la source. Ceci évite les distorsions d’imposition des revenus selon leurs origines, du patrimoine selon sa nature, de la consommation selon son type, par exemple.

Dans la mesure où le rejet de l’impôt se fonde autant sur le montant payé que sur le taux affiché, il est préférable de définir des bases larges et d’afficher des taux non confiscatoires.

Une gestion des finances publiques rénovée

Il ne faut pas tomber dans l’angélisme pour autant. En effet, même si ces principes sont énoncés et parce que nous sommes en France, il y aura forcément des exceptions, qui se justifieront toujours par des circonstances exceptionnelles et imprévisibles. Constituant des exceptions, elles ne doivent pas durer : c’est pourquoi il est nécessaire de prévoir, dès qu’une exception sera introduite dans une loi de finances, une durée limitée à ce dispositif dérogatoire et surtout les modalités de son évaluation.

La dépense publique est faite d’une accumulation de décisions publiques dont on a parfois perdu la trace. Entre les études d’impact, préalables à tout texte législatif, les justifications « au premier euro » prévues par la loi organique relative aux lois de finances de 2001, et même sous le dispositif mis en place dès 2007 par le Président de la République et connu défavorablement des fonctionnaires sous le sigle de RGPP, l’État dispose des outils pour faire une évaluation permanente de l’efficacité de sa dépense. Encore faut-il en avoir la réelle envie et s’en donner les moyens. Un Premier Ministre, qui ne fut pas le pire de ces 25 dernières années, avait mis en place un système d’évaluation des politiques publiques dont le principal mérite est d’avoir été pensé. Insuffisamment soutenu, il a périclité jusqu’à son démantèlement, moins de 15 ans après sa création. Il doit être remis sur les rails en tirant les leçons de son échec relatif.

Bien sûr, ce ne sont ici que quelques pistes qui méritent d’être développées. Mais au moins, nous savons qu’une règle d’or de la gestion des finances publiques peut être érigée. Ce n’est pas celle dont on nous rabat les oreilles, ce n’est peut-être pas celle dont les marchés financiers rêvent, mais c’est plus vraisemblablement celle qui rendra de nouveau la dépense publique légitime et l’impôt acceptable. Dans une démocratie fondée sur un système redistributif comme le nôtre, ceci est essentiel !

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  • Wildleech
    Wildleech
    révolutionnaire en devenir
    • Posté à 12h08 le 09/09/2011
    • Internaute 81842
      révolutionnaire en devenir

    N’est-ce pas toute la crise qui est un faux débat ?
    Il est inutile de ressasser les arguments des uns et des autres. La situation mondiale elle même nous dit que le capitalisme financier arrive soit à son terme soit au notre.

    • vieilanarfatigué
      vieilanarfatigué répond à Wildleech
      Changer le monde, c'est se (...)
      • Posté à 12h18 le 09/09/2011
      • Internaute 125168
        Changer le monde, c'est se (...)

      C’est un vrai débat pour les riches qui sollicitent le pouvoir pour faire payer les classes moyennes et les pauvres, rembourser leurs dettes de jeu. Cette règle ne sera valable que le jour où la démocratie sera revenue, et l’égalité une réalité.
      En attendant, qu’ils se débrouillent avec LEUR crise et leurs hommes de pailles élus par le pauvre peuple.

    • Gilles1820
      Gilles1820 répond à Wildleech
      Chef de projet
      • Posté à 18h32 le 09/09/2011
      • Internaute 168063
        Chef de projet

      La crise est un faux débat pour certains...et pas pour d’autres.

      Le pouvoir d’achat global des salariés français baisse très légèrement sans interruption de puis 30 ans, et pour le moins n’augmente pas d’un iota.

      Parallèlement, on nous annonce une croissance moyenne de 3.3% sur les 30 dernières années (avec les « mauvaises » années ou l’on jour sur les mots en annonçant une diminution de la croissance, oups on et passés de 400 milliards à 240 milliards..., ce qu’on nous présente comme étant la terrible « recession »...).

      Bref, 3.3% de croissance paar an en moyenne depuis 30 ans, ça signifie très clairement que le pouvoir d’achat (je ne dis pas lesalaire...) des français aurait du être globalement multiplié par 2 sur entre 1980 et 2010 !

      Est-ce le cas... ? Non. Combien de milliards d’euros vallent 1 point de PIB ? Combien de milliards d’euros valent les 100 points de croissance sur les 30 dernières années... ?

      Et surtout : MAIS OU DONC SONT PASSE CES MILLIARDS ? ? ?

      La récession, c’est quand les riches gagnent moins que l’année précédente. Cela ne vaut pas dire qu’ils ne gagnent rien...

      La crise, c’est quand les riches reperdent une partie de ce qu’ils ont (très induement) « gagné », passant par exemple de 5 milliards de fortune à 3 milliards de fortune...les pauvres...

      La giga crise d’il y a 2 ans avait juste ramené certains à leur niveau de fortune d’il y a 5 ans. Ce n’était que ça, cette si terrible crise, qui a servi à justifier tant et tant d’abus, de licenciements, de déductions. Depuis, ils sont non seulement tous revenus à leur niveau initial de fortune, nos pilleurs du Forbes 500, mais certains on même réussi l’exploi de doubler leur fortune !

      Et pour le français moyen, c’est quoi, la crise ? Perdre son emploi, très souvent à un âge ou on n’en retrouve pas. Perdre sa maison, quand l’assurance chômage arrête de payer, au bout d’un an. Des divorces. Des suicides. Des enfants qui doivent arrêter leurs études. Des dépressions. De l’insécurité. De la précarité. Un patrimoine familial, un héritage qui s’envole, absorbé par des banques qui se gavent.

      Quoi que finalement, on n’a jamais eu besoin d’inventer une crise bidon pour que tout cela existe.

    • lancetre
      lancetre répond à Wildleech
      • Posté à 21h26 le 09/09/2011
      • Internaute 18658

      Tiens, un nouvel article de Sa Suffisance Corinne Lepage.

      Qui jamais ne s’abaisse à répondre à un commentaire .

      Elle dépose sa prose comme un chien pose sa production, puis disparait.

      Je lui repose donc mon éternelle question, à laquelle elle ne répondra pas davantage que les fois précédentes.

      C’est intéressant, les dîners mensuels du Siècle, dont vous êtes membre ?

      De quoi parlez-vous exactement, sous les lambris, protégée par des cars entiers de CRS, servie par des loufiats en livrée ?

      De l’abolition des privilèges ?

       : -)))

  • alabergerie
    alabergerie
    http://alabergerie.wordpress. (...)
    • Posté à 12h13 le 09/09/2011
    • Internaute 81339
      http://alabergerie.wordpress. (...)

    Ouh, mais !
    Mais il est beau ce texte ! Mais il est beau !
    Mais c’est de l’ultra-gauche toute crue !
    Mais mais mais !
    Que de somptueuses vérités, bien carrées, qu’on ne verra jamais reprises par un premier ministre parce qu’elles ne sont ni assez floues pour être interprétées de travers, ni assez creuses pour y fourrer des mensonges.
    Pas de bol !
    Enfin, ça fait toujours du bien à lire.

    • yabon
      yabon répond à alabergerie
      Klingon
      • Posté à 12h17 le 09/09/2011
      • Internaute 98602
        Klingon

      « Mais c’est de l’ultra-gauche toute crue ! »

      Je voyais ça plutôt de centre droit comme moi (mais un peu plus à gauche que Méluche tout de même).

      • alabergerie
        alabergerie répond à yabon
        http://alabergerie.wordpress. (...)
        • Posté à 13h44 le 09/09/2011
        • Internaute 81339
          http://alabergerie.wordpress. (...)

         :)

    • lecteur-liseur
      lecteur-liseur répond à alabergerie
      lecteur
      • Posté à 16h27 le 09/09/2011
      • Internaute 168212
        lecteur

      Clovis coupe la tronche !

      qui a casse la regle d’or ?

  • yabon
    yabon
    Klingon
    • Posté à 12h14 le 09/09/2011
    • Internaute 98602
      Klingon

    Avant de se lancer dans une énième réforme de la Constitution, peut-être est-il nécessaire de rappeler que le Président de la République a des obligations,...

    Oui, mais il vaut mieux quand même changer complètement de Constitution, de façon à ce que cela ne se reproduise plus.

  • 101.7
    101.7
    Promeneur
    • Posté à 12h26 le 09/09/2011
    • Internaute 59121
      Promeneur

    Oui mais non...

    Vous êtes une européenne convaincue.
    Vous avec trouvé qu’il fallait signer le traité de Maastricht ?
    Ce traité vaut loi, or ce traité impose une règle d’or aux pays qui l’ont signée.

    Vous avez été ministre après ce traité dans des gouvernements ou dans une majorité qui a soutenu ces gouvernements qui se sont souciés de ce traité comme de leur coqueluche enfantine.

    C’est bien de demander une règle d’or maintenant, mais au bout de tant de temps ça fait un peu « longuet » comme période pour admettre que la course vers le mur a commencé pendant que vous étiez ou souteniez les gouvernements et présidents qui ne l’ont pas respectée.

    La règle d’or, c’est comme la crise, une escroquerie intellectuelle pour justifier de taper encore une fois sur les plus faibles.

    • pablico
      pablico répond à 101.7
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 14h59 le 09/09/2011
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      « La règle d’or, c’est comme la crise, une escroquerie intellectuelle pour justifier de taper encore une fois sur les plus faibles. »

      et si :

      règle d’or= perte de liberté, pour les dirigeants et pour les dirigés.

      les pays vont ressembler à des magasins franchisés, le patron va être la gouvernance mondiale..

      la règle d’or c’est de la comptabilité standardisée du magasin/pays franchisé.

      les pays se ’franchisent’, le couteau sous la gorge.

      le couteau est énorme.....la trouille aussi.

      Tous les pays vont se pendre à cette règle et vendre leur âme.

      c’est un pas qui va vers la gouvernance mondiale.

  • Ruben Global Economics
    • Posté à 12h28 le 09/09/2011
    • Internaute 156719
      économiste

    RGPP, LOLF, Règle d’or, lois plurianuelles pour encadrer les compte spublics, il faut peut être arrêter avec l’inflation des règles et prendre exemple sur jacques Rueff qui avait redressé les comptes publics sans graver la chose dans aucun marbre législatif. beaucoup (voire tous) disent qu’il faudra se serrer la ceinture, difficilement acceptable quand le chomage flirte avec 10%, au lieu de se serrer la ceinture, ne vaudrait il pas plutot se remonter les manches et changer de modèle de croissance en mettant l’investissement des entreprises au centre au lieu de la consomation des ménages. dis comme cela ca a un coté voeux pieux, mais avec les 17%¨de taux d’épargne en France, du patrimoine qui représente 6 fois le PIB, nul besoin de se serrer la ceinture... se remonter les manches en augmentant l’efficacité de l’euro public dépensé devrait régler le ’(non) problème de la dette publique non ?
    Lien

  • Ermite
    Ermite
    Consultant IT
    • Posté à 12h40 le 09/09/2011
    • Internaute 37758
      Consultant IT

    Madame Lepage, vous faites une erreur politique grossière dès vos prémices : vous posez que le budget d’un état se gère, doit se gérer, de la même façon qu’un budget familial (la sempiternelle antienne sur la gestion en « bon père de famille »).
    Ce qui est, au moins en partie, inexact.
    Je vous concède que le déficit et l’endettement qui en résulte ne sont pas acceptables sur le long terme, comme méthode normale de gestion des finances publiques.

    Mais... mais un état a aussi l’obligation de procéder aux investissements nécessaires. Investissements qui, cumulés, dépassent le plus souvent la capacité budgétaire d’une seule année ; d’où nécessaire déficit et endettement.

    Sauf... sauf si la politique voulue est d’étouffer l’état, par attrition de ses ressources, afin, notamment, de tuer un maximum de services publics.

    Donc... donc une « règle d’or » inscrite dans la constitution qui interdit ou limite drastiquement les possibilités de recours au déficit et à la dette ne relève pas d’une simple décision économique « de bon sens » (on lui fait souvent dire ce qu’on veut au « bon sens ») mais une décision essentiellement politique qui vise à retirer toute possibilité d’intervention de l’état par attrition de ses ressources (c’est donc un instrument du dogme néo-libéral) et à retirer ces possibilités de manière « définitive » (puisqu’il y a inscription dans la constitution) même après un éventuel changement de majorité qui amènerait un gouvernement qui ne soit pas néo-libéral au pouvoir.

    Bref... ce n’est qu’une manœuvre de plus pour imposer le libéralisme économique comme seule possibilité (selon le désormais vieux dogme tatchérien TINA, There Is No Alternative) de gestion politique et économique des états-nations.

    Toute « règle d’or » est un diktat plus ou moins dissimulé.
    Il n’y a pas de « règle d’or », il ne peut y avoir que des décisions prises, en fonction des circonstances, au bénéfice de la plus large majorité de la population (et non de quelques intérêts particuliers qui feraient jouer leur capacité de pression économique ou politique).

    • Theophene
      Theophene répond à Ermite
      Indépendante
      • Posté à 13h05 le 09/09/2011
      • Internaute 54784
        Indépendante

      Absolument ! On ne gère pas un pays comme on gère son budget famililal . Une famille peut épargner quelques années avant de s’acheter un bien onéreux, un pays ne peut pas attendre pour construire les hopitaux et les infrastructures dont il a besoin.

      Mais à part le crédit au banques, qu’existe il comme solution pour trouver les fonds pour financer les investissements publics ? La création monétaire pure et simple, via la banque de France, comme l’on faisait avant 1973 ;

      On a abandonné cette solution, on engraisse donc les banques à longueur d’année en leur rétribuant des intérêts qui continuent à se cumuler.
      Aucune règle d’or ne pourra nous sortir de cette impasse, ce n’est que de la poudre aux yeux.

      • Antoine C
        Antoine C répond à Theophene
        Etudiant (poils aux dents)
        • Posté à 02h35 le 10/09/2011
        • Internaute 20006
          Etudiant (poils aux dents)

        « Absolument ! On ne gère pas un pays comme on gère son budget famililal . Une famille peut épargner quelques années avant de s’acheter un bien onéreux »

        La plupart du temps, avant d’acheter un logement, les familles mettent un petit pecule sur la table et emprunte 80/90% du montant de leur logement. Ce logement, lui coute souvent 10 a 20 fois le salaire annuel des membres de la-dite famille.

        Si on transpose cela aux etats, cela correspondrait a un endettement de 1000% a 2000% du PIB.

        Tiens, c’est marrant, on nous dit qu’une dette de 80 ou 90% de PIB c’est insoutenable et en meme temps on nous dit que l’etat se gere comme un budget familial... C’est-y pas un beau contre-sens, ca ?

        Franchement, l’argument, le budget de l’etat se gere comme une famille est un argument idiot qui denote une incomprehesion grave de ce qu’est la macro-economie (et de pourquoi la macro ca n’est pas de la micro).

    • kakoulite
      kakoulite répond à Ermite
      Intermediation & Imprecation
      • Posté à 17h45 le 09/09/2011
      • Internaute 126452
        Intermediation & Imprecation

      Le budget d’un etat se gere exactement de la meme maniere qu un budget familial a savoir ne pas depenser plus que ce que l’on a, vraiment y reflechir a deux fois avant d’emprunter le moindre centime en en mesurant et acceptant les consequences sur la vie de tous les jours que toute nouvelle depense va generer car si l on augmente pas ses revenus quelquechose d autre doit partir et enfin avoir des priorites a plus long terme claires et definies.
      Cela fait 40 ans que plus personne n’a conscience des couts et le cote positif de cette crise va justement etre de remettre de l’ordre dans les comptes.

      Lorsque l’on regarde vraiment les chiffres c’est hallucinant :

      Lien

      • jeanbaptiste
        jeanbaptiste répond à kakoulite
        étudiant en écosse
        • Posté à 18h24 le 09/09/2011
        • Internaute 40850
          étudiant en écosse

        Il est absurde votre lien sur les fonctionnaires qui sont trop nombreux, les fonctionnaires produisent de la richesse. Sans eux l’activité économique du pays resterait très faible voir nulle. Voulez-vous qu’il n’y est plus de juges, médécins (hôpital), enseignant, policiers, travailleurs sociaux, ... ?

        De plus le budget d’un état est différent de celui d’une famille, un état a le pouvoir monétaire et le pouvoir de lever des impôts ce qu’une famille ne peut faire.

         
        • kakoulite
          kakoulite répond à jeanbaptiste
          Intermediation & Imprecation
          • Posté à 18h33 le 09/09/2011
          • Internaute 126452
            Intermediation & Imprecation

          « les fonctionnaires produisent de la richesse »..ha ! ha ! ha ! celle la c’est une perle ! Meme a l ENA ils ne pourrai plus s arretter de se marrer. Je ne sais pas ce que vous etudiez mais....vous avez deja songe a la scene ? parce que la vous avez de l avenir.

          • jeanbaptiste
            jeanbaptiste répond à kakoulite
            étudiant en écosse
            • Posté à 19h32 le 09/09/2011
            • Internaute 40850
              étudiant en écosse

            Bonjour,

            Mais bien sur les fonctionnaires produisent de la richesse, n’est il pas bon de vivre dans un pays où la justice est rendue (malgré bien sur les dysfonctionnements dont certains sont une conséquences directe de la collusion entre pouvoir politique et économique) ? où de la recherche publique est faite ? où l’enseignement existe ?

            Un pays peut-il se développer sans tout ça ?

            Je serais heureux d’avoir votre opinion là dessus.

            • kakoulite
              kakoulite répond à jeanbaptiste
              Intermediation & Imprecation
              • Posté à 21h09 le 09/09/2011
              • Internaute 126452
                Intermediation & Imprecation

              Certaines institutions comme l armee , la police, douanes doivent forcement etre 100% publiques. Quand aux autres institutions leurs directions doivent rester aux mains de fonctionnaires mais leur fonctionnement ne necessite pas de fonctionnaires...la fille qui saisi un dossier de secu n’a pas besoin d’etre fonctionnaire (j ai deja devellope cela dans d autres posts). L’education/l enseignement creee des richesses (pas l education nationale), la recherche creee des richesses (pas le CNRS) etc...etc...si demain vous me trouvez un poste de fonctionnaire qui cree des richesses alors vous aurez decouvert le St Graal ...plus de chomage. Son
              gez ne serai ce qu’a une petite chose et essayez d’y trouver une logique (pour reprendre un petit peu un post precedent) : Comment justifier qu’une partie de la population (non fonctionnaire) cotise plus pour la retraite pour financer une partie de la population (les fonctionnaires) qui deja non seulement cotisent moins mais pour leur permettre de partir plus tot ! ! ! ! Comme si je demandais a tout le monde de payer 1 ct d euro en plus par litre d’essence pour que par exemple les routiers ne la paye plus alors qu’elle leur permet de gagner leur vie ! ! ! ! Cela s’appelle vouloir le beurre , l argent du beurre ET b***** la laitiere. De toute facon les 40 dernieres annees de vie de chateau sont bien revolues et petit a petit je m apercois que je ne me trompe pas. Malheureusement nous n avons pas avales de petites pilules de temps en temps l on va donc devoir se prendre des perfusions.

              • jeanbaptiste
                jeanbaptiste répond à kakoulite
                étudiant en écosse
                • Posté à 10h52 le 12/09/2011
                • Internaute 40850
                  étudiant en écosse

                Si la recherche crée de la richesse, le CNRS qui fait de la recherche en crée, non ?

                Le fait qu’ils n’aient pas besoin d’être fonctionnaire est une question complétement différente. C’est un choix de sociétés, je préfère que l’éducation soit prise en charge par des fonctionnaires de même que la santé. C’est un choix politique sur des valeurs qui sont les miennes.

                En disant que les fonctionnaires ne créent pas de richesses vous utilisez, il me semble, un argument pour justifier vos choix en termes de valeurs par un argument qui est faux. Les fonctionnaires créent de la richesse, c’est juste que effectivement ils pourraient ne pas être fonctionnaires.

                • kakoulite
                  kakoulite répond à jeanbaptiste
                  Intermediation & Imprecation
                  • Posté à 11h21 le 12/09/2011
                  • Internaute 126452
                    Intermediation & Imprecation

                  Je ne vous parle pas de privatiser l’ecole ou la sante..je vous dit que l’ on n’a pas besoin d’avoir le statut de fonctionnaire (qui coute trop cher) pour travailler dans l’administration publique (sauf exceptions) . Quand vous allez manger a la cantine de votre fac je doute fort que le chef et ses commis soient sur la liste du personnel de la fac...pourquoi a votre avis ? Tout simplement parce que cela couterai beaucoup plus cher et serai en plus plus difficille a gerer.

                  NB : Dans 3/4 des unites du CNRS les gens sont payer pour chercher...pas pour trouver.

                  • jeanbaptiste
                    jeanbaptiste répond à kakoulite
                    étudiant en écosse
                    • Posté à 13h54 le 12/09/2011
                    • Internaute 40850
                      étudiant en écosse

                    Bonjour,

                    Dans ce cas je trouverais que c’est plus honnête de dire que les fonctionnaires créé de la richesse mais que cela coute trop cher pour l’état et qu’il vaudrait mieux changer le statut (ce qui revient à privatiser, puisque l’on changerait le statut des personnels de fonctionnaire vers un contrat de droit privé). En gros vous dites que les fonctionnaires sont trop payés.

                    • kakoulite
                      kakoulite répond à jeanbaptiste
                      Intermediation & Imprecation
                      • Posté à 14h26 le 12/09/2011
                      • Internaute 126452
                        Intermediation & Imprecation

                      Les fonctionnaires ne sont pas trop payes mais leur statut coute trop cher. Privatiser c’est l’etat qui perds le controle d’une institution au profit d’actionnaires qui vont essayer de la rendre profitable et la n’est pas mon propos par contre que les cadres superieurs soient toujours fonctionnaires et donc en charges d appliquer les directives ministerielles mais que les cadres et employes aient des contrats de droits prives est plus judicieux et ne remets pas en question le bon fonctionnement. Exemple concret : Vous etes demain directeur/gestionnaire de musee donc fonctionnaire, vous vous entourez d’un conservateur lui aussi fonctionnaire. Par contre l’administratif, les guides,la cantine etc...sont en tous contrats de droits prives. Ils cotisent donc aux caisses de retraites normales, partiront en retraite comme tout le monde feront leurs 35 h ou plus ou moins en fonction des lois comme tout le monde . Si ils decident d’aller bosser dans un autre musee ils devront donc donner leur demission du premier et embrayer sur le second donc pas de transfert, rapprochement de conjoint, allocations speciales en tout genre, points d eloignement etc... Meme dans le prive cela se fait aussi vous pouvez bosser chez Bouygues ou Microsoft pendant des annees sans « etre Bouygues ou Microsoft. »

                      • jeanbaptiste
                        jeanbaptiste répond à kakoulite
                        étudiant en écosse
                        • Posté à 14h51 le 12/09/2011
                        • Internaute 40850
                          étudiant en écosse

                        Je comprends mieux votre propos, merci, je crois que vous serez d’accord pour dire que cela est assez éloigné de dire que les fonctionnaires ne créent pas de richesse, je pense plutpot que le propose correct serait de dire que les fonctionnaires ne produisent pas assez de richesse par rapport à ce qu’ils coutent.

                        Je ne suis clairement pas d’accord ceci dit.

                        • kakoulite
                          kakoulite répond à jeanbaptiste
                          Intermediation & Imprecation
                          • Posté à 14h54 le 12/09/2011
                          • Internaute 126452
                            Intermediation & Imprecation

                          C’etait quand meme sympa d’echanger quelques divergences d’opinions !

        9 autres commentaires
      • Ermite
        Ermite répond à kakoulite
        Consultant IT
        • Posté à 17h40 le 10/09/2011
        • Internaute 37758
          Consultant IT

        Et les investissements lourds, qui ne peuvent être financés avec le seul argent immédiatement disponible, vous les financez comment, chère madame ? ? ?

         
        • kakoulite
          kakoulite répond à Ermite
          Intermediation & Imprecation
          • Posté à 01h18 le 11/09/2011
          • Internaute 126452
            Intermediation & Imprecation

          En empruntant bien sur mais avec une reponse a la question-cle : Combien cela va me rapporter ?
          Il y a de la bonne dette comme celles contractees sur certaines infrastructures strategiques comme le tgv,l’epr,les autoroutes (vehicules et informations), et de la mauvaise dette, celle qui est utilisee pour boucler les fins de mois signe que l on vit au dessus de nos moyens .Bercy emprunte chaque semaine pour payer les fonctionnaires ..normal ou anomalie ? Perso je considere cela comme une enorme anomalie.

          • Ermite
            Ermite répond à kakoulite
            Consultant IT
            • Posté à 10h38 le 11/09/2011
            • Internaute 37758
              Consultant IT

            L’état n’investit pas pour que cela rapporte mais pour que le résultat de l’investissement profite d’une manière ou d’une autre à la nation, au peuple.

            Votre fixation sur les fonctionnaires est à la fois navrante et risible.
            Mais bon admettons...
            Donc, quelques faits du monde réel :
            - les fonctionnaires fournissent des services indispensables à la nation pour un coût moins important que celui qui devrait être payé s’ils étaient rendus par la privé. Pourquoi ? Parce que les services publics (les fonctionnaires donc) n’ont pas vocation à faire un bénéfice ; donc, par définition même, ils sont moins couteux
            - ces services ont néanmoins un coût, notamment les salaires des fonctionnaires, qu’il faut payer sur le budget de l’état
            - si la droite (l’aile politique qui partage les mêmes idées que vous) n’avait pas bradé les autoroutes au privé (et nous remarquerons que depuis les prix ont explosé pour un service identique ou moindre) le budget de l’état n’aurait pas perdu une ressource qui lui éviterait, en partie, d’emprunter sur les « marchés ».

            Avant de vous rengorger de vos dogmes libéraux, essayez donc d’analyser le monde réel et les vraies relations de cause à effet...
            Merci.

            • kakoulite
              kakoulite répond à Ermite
              Intermediation & Imprecation
              • Posté à 12h50 le 11/09/2011
              • Internaute 126452
                Intermediation & Imprecation

              Mais je ne suis pas pour les privatisations a tout va ! j estime qu il y a beaucoup de choses que l etat doit posseder et faire fonctionner (les autoroutes par exemple) mais mis a part la direction, les cadres moyens et employes n’ont pas a etre fonctionnaires et donc ne pas couter autant. Exemple..demain vous formez des conducteurs de trains et vous leur donnez 1500 euros par mois pour bosser le jour ou 2000 la nuit avec une retraite a 60 ans , 5 semaines par an etc...bref...vous les traitez comme tout le monde et vous faites de meme a edf , a la secu etc et je vous garanti que Bercy n’aura plus a emprunter pour entretenir un train de vie. Il y a beaucoup de pays dans lesquelles les choses fonctionnent comme cela, ca n’a rien de pionnier.

        3 autres commentaires
  • Waldeck
    Waldeck
    Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)
    • Posté à 12h42 le 09/09/2011
    • Internaute 36864
      Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)

    - Cette volonté d’inscrire d’urgence cette « Règledor » dans la Constitution, avec dispositif de mise à feu pour « après 2012 » - c’est à dire s’appliquant aux successeurs - relève surtout du culot le plus outrancier .

    - C’est comme si DSK exigeait de la part de la population une abstinence sexuelle, s’appuyant sur un code de bonne conduite conjugale, comme si Bernard Tapie nous enjoignait de le rejoindre dans une campagne nationale de probité et de vertu, comme si Jacques Chirac exhortait la population à plus de sincérité, de franchise et de transparence financière, comme si Borloo nous vantait les bienfaits de la tempérance, comme si Nicolas Sarkozy s’engageait à être le « Candidat du Pouvoir d’Achat » !

    • Atila59
      Atila59 répond à Waldeck
      Néophyte
      • Posté à 20h54 le 09/09/2011
      • Internaute 167942
        Néophyte

      comme si Nicolas Sarkozy s’engageait à être le « Candidat du Pouvoir d’Achat »

      C’était dans son programme de 2007
      En oubliant de préciser qu’il parlait du sien ! ! !

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 13h01 le 09/09/2011
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    « Un Premier Ministre, qui ne fut pas le pire de ces 25 dernières années, avait mis en place un système d’évaluation des politiques publiques dont le principal mérite est d’avoir été pensé. Insuffisamment soutenu, il a périclité jusqu’à son démantèlement, moins de 15 ans après sa création. Il doit être remis sur les rails en tirant les leçons de son échec relatif. “

    En France, c’est la rationalisation des choix budgétaires (RCB), elle-même inspirée du planning programming budgeting system (PPBS) américain qui fait figure en 1968 de pionnière de la démarche évaluative.

    Le gouvernement Rocard préconise ainsi d’intégrer l’évaluation au cycle de mise en œuvre des politiques publiques.

    En 2008, enfin, l’évaluation des politiques publiques entre dans la Constitution, dont l’article 24 indique ‘ Le Parlement vote la loi. Il contrôle l’action du Gouvernement. Il évalue les politiques publiques ’. L’article 51-2 réaffirme le rôle du Parlement dans l’évaluation des politiques menées par le gouvernement et lui permet de constituer des commissions d’enquête pour exercer ce rôle tandis que l’article 47-2 indique que la Cour des comptes assiste le Parlement et le gouvernement dans l’évaluation des politiques publiques.

    Lien

  • Theophene
    Theophene
    Indépendante
    • Posté à 13h10 le 09/09/2011
    • Internaute 54784
      Indépendante

    Encore une qui tourne fort joliment autour du pot.

    Avant de songer à rétablir une juste règle d’or et d’envisager des réformes, certes nécessaires, sur la fiscalité, il serait bon de se demander si cette dette est bien légitime ?

    Pour quelle obscure raison, enfin sûrement pas le bien du pays, c’est tout à fait clair, avons nous choisi de financer les investissements par des emprunts bancaires et non la création de monnaie par la banque nationale ?

    Et même si l’on cessait d’emprunter maintenant, combien d’années faudrait il pour résorber cette dette, dont les intérêts continuent à s’empiler ?
    Le premier poste du budget est le service de la dette, ça mériterait à minima le courage politique d’examiner la légitimité de la dette de très près.

    L’équateur l’a fait, et s’en porte carrément mieux .

  • A déménagé le 13-10-2012
    • Posté à 14h56 le 09/09/2011
    • Internaute 19357
      non connue

    Le silence aussi est d’or chère madame ,vous devriez méditer cela .
    Ex Ministre de droite vous êtes responsable de la m... ou nous nous débattons , et si vous étiez restée avec vos petits copains au lieu de cracher dans la soupe , vous nous feriez en ce moment les éloges de Sarko .
    Je viens de recevoir mes impôts fonciers , depuis des années ils augmentent de 50€ par an , je suis dégoûté et indigné ! !
    Ce n’est pas une fatalité que tout augmente merde ! !

    2007 - 810€
    2008 - 837€
    2009 - 902€
    2010 - 960€
    2011 - 1008€

    • Gilles1820
      Gilles1820 répond à A déménagé le 13-10-2012
      Chef de projet
      • Posté à 18h13 le 09/09/2011
      • Internaute 168063
        Chef de projet

      Ce que j’aime, c’est la bonne foi...

      ...surtout de ceux qui ne veulent à aucun prix comprendre que l’impôt, c’est la petite part de solidarité qu’ils reversent pour ceux qui n’ont pas eu la même chance.

      Donc, votre impôts foncier a augmenté de 25% en 5 ans.

      Et la valeur de votre bien immobilier...elle a augmenté de combien % ? 35% ? 40 % ?

      N’ayez surtout pas peur d’être lésé, le lobby des propriétaires est bien trop puissant pour que les ré-ajustements soient supérieurs à la progression de la valeur du parc....

      • A déménagé le 13-10-2012
        A déménagé le 13-10-2012 répond à Gilles1820
        non connue
        • Posté à 18h49 le 09/09/2011
        • Internaute 19357
          non connue

        Oui , c’est ça , d’abord le petit a dit qu’il n’augmenterait pas les impôts , il a tout juste encore une fois .
        Mais ma retraite n’augmente pas de 25% , donc il va arriver un moment ou je ne pourrais plus payer ou alors je ne mange pas ? ? ?

        Ex ouvrier avec une petite retraite , il va falloir que je vende ma maison et prendre une location d’après vous pour arriver à payer mon impôt ? ?

         
        • Gilles1820
          Gilles1820 répond à A déménagé le 13-10-2012
          Chef de projet
          • Posté à 19h12 le 09/09/2011
          • Internaute 168063
            Chef de projet

          C’est exactement le but de la pression fiscale sur les classes moyennes, dont, même tout petit propriétaire, vous faites partie.

          Ne peut dormir l’esprit tranquile que celui qui n’a absolument plus rien à perdre...ou celui qui a bien caché sa fortune, a « optimisé » sa fiscalité à grands renforts d’avocats, ou s’est fiscalement installé en Suisse, au Luxembourg ou en Israel...

          Les Peugeot n’ont pas peur pour leur fortune de 15 milliards d’euros...elle est bien à l’abri en Suisse. Il y en a pour 200 milliards d’euros comme ça. Vous croyez acheter un Peugeot 107 française... ? Eh bien non, le moteur est Toyota, et les dividendes partent en Suisse !

          Bref oui, le pillage des classes moyennes prévoir que si vous osez dépasser l’espérance moyenne de vie, vous devrez vendre votre maison. Certains avant 70 ans, pour payer leurs impôts, d’autres à 80 ans, pour payer leur maison de retraite.

          Mais d’une façon ou d’une autre,le système mafieu avalera votre fortune. Et pour ceux à qui il en resterait, on vous proposera des cures thermales, toutes équipées de casinos très gloutons pour tromper les gens qui croient tromper l’ennui...

          Bref, les plus riches sont :

          - soit domiciliés en Suisse
          - soit ont caché leur fortune tout en étant domiciliés en France
          - soit font tourner leurs entreprises grâce à des comptes offshore, aux caïmans ou ailleurs (je construis une voiture qui me revient à 6000 euros, je la vend 6001 € à ma holding basée aux caïmans. Je paie donc des impôts en France sur 1 €/ voiture. Ma holding aux caïmans revend la même voiture à ma société de distribution pour 14000 euros. Je ne paie aucun impôts sur les 8000 € de profit, car les bénéfices ne sont pas imposables aux Caïmans... Je revend cettte voiture, toujours la même, 14001 euros à mon concessionnaire, je re-paierai donc des impôts en France sur 1 € de profit. Mon concessionnaire, lui, vous revendra cette même voiture pour 21.000 euros, et c’est bien lui (vous en fait), qui paiera le gros des impôts des sociétés par rapport à la vente de ce véhicule).

          Les salariés de mon usine, eux, tournent au smic voir moins, une grande partie est en CDD ou temporaire (n’osent pas être malades, ne touchent ni participation, ni interessement, ni ancienneté...), et d’ailleurs, je touche même des subventions du gouvernement...

          Ces salariés ne paient pas d’impôts, ou si peu, leurs salaires et leurs prériodes de chômage ou de RMI ne le leur permettent pas.

          Bref, comprenez bien : il n’y a plus grand chose à piller en France, à part le pauvre type qui a eu le malheur d’arriver à constituer un micro patrimoine après 45 ans de privations.

          C’est vous.

          • A déménagé le 13-10-2012
            A déménagé le 13-10-2012 répond à Gilles1820
            non connue
            • Posté à 19h23 le 09/09/2011
            • Internaute 19357
              non connue

            Exactement , ma retraite ne couvrira pas et de loin la maison de retraite , il faudra soit vendre ma maison , soit la louer car si comme vous dites j’ai un patrimoine , en fait , à la banque , j’ai pas un rond : -))

            • Gilles1820
              Gilles1820 répond à A déménagé le 13-10-2012
              Chef de projet
              • Posté à 00h45 le 10/09/2011
              • Internaute 168063
                Chef de projet

              Vous êtes le dernier fond de commerce, le dernier outils de destruction totale du tissu économique.

              Vous, les survivants qui ont eu la chance de vivre les quelques dernières années fastes, les retraités qui ont pu échapper au HLM...que dis-je...à la rue, et réussi à construire une maison, avoir un patrimoine.

              Vous ausssi, les artisans en éventuel développement potentiel, que les banques freinent tant et plus, sur consigne des grands groupes,siégeant dans à peu près tous les conseils d’administration.

              Les riches paient leurs impôts en Suisse, le pauvres sont tellement pauvres qu’ils ne peuvent plus en payer.

              Il ne reste que les restes d’une classe moyenne exsangue, sur laquelle l’état, de gauche ou de droite, devra répercuter les cadeaux et le laxisme fiscal offerts aux plus riches, ainsi que les manques à gagner engendrés par la quart-mondisation des salariés dans leur ensemble.

              Vous êtes aussi le dernier bastion, avant la prise en main définitive, l’asservissement définitif du pays aux puissances de la finance, ces banques qui prêtent tant et plus pour mettre en esclavage les pays d’Europe, comme les pays d’Europe avaient à une époque mis en esclavage les pays d’Afrique, par le biais de dettes dont le PIB de ces pays ne pouvaient rembourser que les intérêts...voir les intérêts des intérêts.

              La finance applique aujourd’hui exactement la même stratégie sur les pays de la zone Schengen. Une mise à mort de l’état, par le biais dela mise à mort de ses finances. La fin est très proche, les derniers possesseurs de quoi que ce soit ne pourront plus très longtemps porter sur leurs épaules le poids des fraudes et optimisations fisclaes, le poids des assistés et des non-imposables, de plus en plus nombreux, travailleurs sous le seuil de pauvreté, RMIstes, chômeurs, intérimaires exploités...

              Certains sont écoeurés par ces procédés, et démissionnent de leurs postes à responsabilité, à l’instar de Jacques Delors, qui avait purement et somplement refusé de se présenter aux présidentielles dans ces conditions.

              Il y a peut-être encore 2 générations de classes moyennes à piller, ça ira vite, très vite.

              Je donne moins de 15 ans à la France pour être en cessation de paiement, pour que le système social explose, pour que la dette ne soit plus remboursable, pour être définitivement asservis par les voyous de la finance. Moins de 10 ans à l’euro pour exploser, ne concerner que quelques pays de l’est dumpés par les délocalisations, ètre dévalué de 20 à 30 %.

              Magenta, vouss mourrez en silence, comme les autres. Vous verrez votre petit patrimoine, fruit de 45 ans d’efforts, se désagréger petit à petit. Comme les autres, vous n’aurez plus rien à transmettre à vos enfants, des dettes, peut-être.

              Mais dites vous surtout que la plupart crèveront dans d’odieux mouroirs, qu’une bonne moitié des français, plus que cela selon moi, n’auront même plus une maison à louer pour payer une maison de retraite décente.

              Les banques saisissent à tours de bras, exproprient, s’approprient. Votre faillite est organisée par une machine très bien réglée, par des économistes, des statisticiens, des fiscalistes, des avocats, des ordinateurs hyperpuissants, des sociologues.

              La crise des subprimes ? Juste des centaines de millliers d’américains qui ont perdu leur maison du jour au lendemain, perdu leur apport personnel, perdu les quelques mensualités qu’ils avaient pu payer. Ces maisons n’ont pas disparu. Elles sont juste devenues propriötés des naque, ou de leurs filiales, les organismes de crédit. Elles sont vides. C’est la loi de la finance.

        3 autres commentaires
  • Gilles1820
    Gilles1820
    Chef de projet
    • Posté à 13h50 le 09/09/2011
    • Internaute 168063
      Chef de projet

    Madame Lepage,

    Votre analyse est à la fois très professionnelle, et très naïve. Vous êtes visiblement une personnes de très bonne volonté, certainement honnête, mais votre vision de l’économie reste microcosmique, je parle du microscosme franco-parisien.

    Le contexte est actuellement beaucoup plus pervers que ce que vous percevez. La faillite des états, y compris celle de l’état français, y compris celle de l’euro, est voulue, programmée.

    Si l’Europe et ses pays sont une forteresse dont les portes semblent très résistante, il n’en est pas moins que des coups de béliers puissants et répétés commencent à porter leurs fruits, la porte branle, et elle cèdera. Rien de changé par rapport au moyen-âge : un château fort, qui plie un jour ou l’autre face à un adversaire plus patient, plus puissant, plus malin, de préférence les 3.

    Si le chateau fort est l’Europe, l’ennemi est la finance internationale. Certains ont eu le courage d’attaquer très timidement une « spéculation » des plus anonymes...des plus intouchables, à propos des faillites de la Grèce ou de l’Irlande. Ce sont les coups de boutoirs dont je vous parlais plus haut, visant à ébranler la porte de la forteresse.

    On pourrait aussi à raison considérer celà comme des échauffements, des entrainements, des prises de marques.

    L’objectif final : il est extrêmement simple. Les majors de la finance internationale ont accumulé une telle masse de fonds, tout en affaiblissant à un tel point les ménages, que ces fonds ne peuvent même plus être prêtés aux particuliers, rendus insolvables (ceux qui ont quand même prèté aux particuliers alors mêmes qu’ils programmaient la baisse de leur pouvoir d’achat se sont retrouvé confronté au phénomène « subprimes »).
    Cette masse de fond reste donc soit inerte, soit est prêtée afin de générer des intérêts. La stratégie a été de ruiner les états, de couper leurs sources de revenus ou les réduire fortement (augmentation drastique du chômage, baisse des salaires, précarité d’un côté autant de charges supplémentaires pour les gouvernements et de baisse de recettes fiscales, fuite des capitaux de l’autre côté, optimisation fiscale, domiciliation en Suisse des personnes physique, domiciliation aux caïmans ou autres des entreprises, induisant une autres baisse importante des recettes fiscales des états.

    En résumé, une classe de non-imposables, voir de personnes à la charge de l’état (entièrement ou partiellement), une classe moyenne réduite à peau de chagrin, et un petit millier de milliardaires qui vampirisent les capitaux pour les déposer sur leurs comptes en Suisse ou au Luxembourg (un domicile fiscal principal ou l’on vit 5% du temps suffit, les 95% du temps restant répartissant sur les presqu’iles de St-Trop’, Cassis, à Neuilly ou à St-Barth -très interessant. le statut ficale de St-Barth). Je vous passe les entreprises délocalisées (Renault Motors en Roumanie, Peugeot 107 avec moteur Toyota...).

    Prèter des sommes irremboursables à des pa

    • Gilles1820
      Gilles1820 répond à Gilles1820
      Chef de projet
      • Posté à 18h08 le 09/09/2011
      • Internaute 168063
        Chef de projet

      Impressionnant, cette panne de forum, qui a fait disparaitre la moitié de mon argumentaire...

      ...cette moitié même qui expliquait que la finance internationale organisait la faillite des états afin de pouvoir leur prêter assez d’argent pour le capitale ne soit aps remboursable...et qu’à l’instar des pays africains, les pays d’Europe soient asservis au monde de la finance, par le biais du seul paiement des intérêts d’une dette calculée trop colossale pour pouvoir être jamais remboursée...

      Ca fait du bien d’avoir l’impression de gêner...

  • Waphy
    Waphy
    Intermittent du travail
    • Posté à 15h18 le 09/09/2011
    • Internaute 89688
      Intermittent du travail

    Y’en a marre de voir des tribunes accordées à des politiciens qui critiquent mais ont parfaitement soutenu le système jusqu’à il y a peu et qui ne prennent pas même la peine de répondre aux critiques des citoyens auxquels ils s’adressent !

    Lisent-ils seulement nos réponses ou se contentent-ils de balancer leur laïus ?

  • egide
    egide
    Littéral
    • Posté à 16h18 le 09/09/2011
    • Internaute 45067
      Littéral

    De nombreux traités, lois et règlement ont interdit aux états d’être leur propre prestataires financiers.

    En obligeant ceux-ci à emprunter à des établissements financiers privés, le risque a été pris, en conscience, et sans débats, mettant fin de fait à la démocratie, de se plier aux aléas du marché financier international mais, en plus, à s’exposer à la spéculation sur les dettes souveraines.

    Alors que la finance internationale n’est soumise à aucune juridiction, les états sont piégés par les règles auxquelles ils ont souscrits, et, quand il ne les respectent pas, comme le traité de Maastricht, ils sont immédiatement rançonnés par les prêteurs qui les pénalisent par des taux d’intérêts usuraires.

    Il n’y a pas d’autres règles à respecter que celles du traité de Maastricht, encore valables aujourd’hui, et qui limitent l’endettement de l’état à 60% de son PIB.

    Nous, citoyens n’en voulons pas d’autres que celles dont nous avons acceptées les principes lors du référendum de 1992. En toute conscience.

    Il n’est pas question que nous acceptions qu’on introduise dans la Constitution des règles de gestion comptable ou financière.

    Surtout quand ces règles empêchent la liberté d’activité et brident les investissements.

    Cette soi-disant règle d’or est la dernière ruse de communication pour faire croire aux simples que la gestion de l’état est de l’ordre de celle d’un budget familial.

    Cette façon de parler d’or est indécente quand les écarts de richesse sont devenus la principale menace sociale et politique puisque, l’argent ne sert plus qu’à alimenter les moyens du pouvoir absolu et sans partage des conseils d’administration des cartels.

    Le Droit est menacé dans son essence quand les personnes morales, anonymes et sans le contrôle d’une juridiction, ont suprématie sur les personnes physiques et leurs représentants.

    Nous voulons le retour du Droit.

    La seule mesure acceptable est de soumettre tous les établissements financiers, y compris les chambres de compensation, quelque soit l’état dans lequel se trouve leur siège social à la tutelle d’une juridiction.

    • yabon
      yabon répond à egide
      Klingon
      • Posté à 17h25 le 09/09/2011
      • Internaute 98602
        Klingon

      Je signe !

  • Funkabeat
    Funkabeat
    Grooviste incurable
    • Posté à 17h18 le 09/09/2011
    • Internaute 133395
      Grooviste incurable

    Complètement d’accord avec cet article.
    Il me semble qu’il faudra retoucher plus qu’une simple règle d’or pour entrer dans un système équitable pour le futur.
    Il va falloir gamberger sérieux pour imaginer des solutions, et comme d’habitude, ce ne sont certainement pas les partis politiques qui vont le faire. Les partis sont exclusivement conçus pour gagner des élections, pas pour avoir de bonnes idées, et pas vraiment non plus pour réfléchir.
    Au point que cette « règle d’or » était déjà dans plusieurs traités européens ! ! ! et l’UMP la présente comme une grande trouvaille :))))
    Je me demande s’il faut en rire ou en pleurer...

  • Moorice
    Moorice
    assis
    • Posté à 17h37 le 09/09/2011
    • Internaute 112628
      assis

    blablabla

    qui sont les responsables des bilans déficitaires du pays ? qui va racler ?

    qui ont des revenus et avantages mirobolant sans responsabilité de leurs actes avec la complicité béate des votants ? à qui les retraites toutes aussi privilégiées au bout de 5 ans de cotisation dans la caisse déficitaire est renflué par celle des travailleurs ?

    qu’est-ce qui caractérisait la noblesse du 1/3 état ? que c’est-il passé pour Marie-Antoinette ? pourquoi ?

    les politiques sont l’arsenic de la république

  • erqzor
    erqzor
    Détecteur de Greenwashing
    • Posté à 21h14 le 09/09/2011
    • Internaute 69919
      Détecteur de Greenwashing

    Le vrai problème c’est que la France est une vieille putain qui n’en finit pas de se faire tringler... Vous êtes dans cette logique, à continuer de se faire labourer par les marchés financiers, même si on fait mine de serrer les cuisses. Tout ca finira par un gigantesque orgasme, éjaculation d’or et d’argent, tandis que notre pauvre Marianne se taira, encore, et encore devant le juge. Les yeux pleins de honte, de s’être fait avoir par les grosses ficelles du sournois prédateur.

    Je suppose que peux vont aimer ma mise en contexte. Mais à la manière dont interagît kakoulite, on peut se dire que la France, malgré ses belles ambitions (un pays ou deux tiers de la population place le partage devant les valeurs individuelles, source leap2020), est un pays de petites putes finies qui creusent leurs tombes.

    Cependant, continuez, je recommande d’acheter rapidement des biens immobiliers que l’hyperinflation vous paiera, si il n’y a pas de guerre d’ici là. Peut-être aurez vous la capacité de créer, réapprendre à partager, et construire ensemble un futur commun loin des gesticulations des politiques.

    Dommage la bonne Corinne était loin d’être une des pires.

  • Gilles1820
    Gilles1820
    Chef de projet
    • Posté à 01h24 le 10/09/2011
    • Internaute 168063
      Chef de projet

    Les meilleurs amis de nos présidents, actuel et passés, parmis les plus grands patrons du CAC40, ne sont pas très gentils avec les finances françaises.

    Les finances françaises sont, par contre, très gentilles avec eux... On vous parlera encore beaucoup de ces étrangers qui voous piquent votre pain...mais...pschuuuuuutttt , PAS UN MOT ä la TV et dans la presse des copains sur la liste qui suit...

    Pas un mot, et surtout pas une loi. Une loi qui ferait payer ses impôts en france à toute personne de nationalité française, et pour le moins sont complément à l’impôt prélevé dans leur pays de résidence.

    Pas une loi, et pas même un projet de projet de loi. Pourtant, les américains l’ont fait. Tu pars ou tu restes, c’est pareil : tu paies tes impôts aux states pour TOUS tes revenus. Libre à toi d’aller en payer en plus dans le pays de ton choix !

    * Jean Alesi, réside en Suisse
    * Marion Bartoli, réside en Suisse
    * Julien Benneteau, réside en Suisse
    * Arnaud Boetsch, réside en Suisse
    * Arnaud Clement, réside en Suisse
    * Nicolas Escudé, réside en Suisse
    * Guy Forget, réside en Suisse
    * Richard Gasquet, réside en Suisse
    * Jean-Claude Killy, réside en Suisse
    * Henri Leconte, réside en Suisse
    * Sébastien Loeb, réside en Suisse
    * Paul-Henri Mathieu, réside en Suisse
    * Gaël Monfils, réside en Suisse
    * Christophe Moreau, réside en Suisse
    * Amélie Mauresmo, réside à Genève en Suisse
    * Stéphane Peterhansel, réside en Suisse
    * Cédric Pioline, réside en Suisse
    * Alain Prost, réside en Suisse
    * Fabrice Santoro, réside en Suisse
    * Florent Serra, réside en Suisse
    * Gilles Simon, réside en Suisse
    * Jo-Wilfried Tsonga, réside en Suisse
    * Vincent Rives, réside en Irlande
    * Jean-Philippe Gatien, réside au Delaware aux États-Unis
    * Eric Cantona, réside à Jersey.
    * Charles Aznavour, réside en Suisse
    * David Hallyday, réside en Suisse
    * Johnny Hallyday, réside à Gstaad en Suisse
    * Patricia Kaas, réside à Zurich en Suisse
    * Florent Pagny, réside aux États-Unis
    * Michel Polnareff, réside aux États-Unis
    * Marie Laforêt, résidente et citoyenne suisse
    * Daniel Auteuil, réside en Belgique
    * Emmanuelle Béart réside en Belgique
    * Laetitia Casta, réside au Royaume-Uni
    * José Garcia, réside en Belgique
    * David Habibi, réside au Canada
    * Alain Delon, résident et citoyen Suisse
    * Christian Jacq, réside en Suisse
    * Marc Levy, réside au Royaume-Uni
    * Bernard Clavel
    * Michel Houellebecq, réside en Espagne (en Irlande auparavant)
    * Jacques Badin (Carrefour) réside à Bruxelles en Belgique
    * Des membres de la famille Baud (dont Jean Baud), (marques Franprix et Leader Price, entre 2 à 3 milliards de CHF), résident en Suisse
    * Lotfi Belhassine, ancien président d’Air Liberté, entrepreneur réside en Belgique.
    * Claude Berda, AB Groupe, réside à Cologny en Suisse
    * Des membres de la famille Bich (Groupe Bic) résident en Suisse
    * Michèle Bleustein Blanchet, une des héritières de Publicis, réside à Cologny en Suisse
    * Corinne Bouygues réside à Genève en Suisse
    * Pierre Castel, PDG du groupe Castel Frères propriétaire des eaux Cristalline, Vichy Célestins et Saint-Yorre, réside près du Lac Léman en Suisse
    * Des membres de la famille Mulliez (propriétaire de Auchan, Décathlon, Mondial Moquette, Norauto et Kiabi), résident en Belgique
    * Georges Cohen, informatique et armement, réside en Suisse
    * Bernard Darty, fondateur de Darty, réside en Belgique
    * Jean-Louis David, fondateur des salons de coiffure éponyme, réside en Suisse
    * Des membres de la famille Defforey, à l’origine de la société Carrefour, résident en Belgique
    * Des membres de la famille Despature (dont Paul-Georges Despature), propriétaire des marques Damart et Somfy, résident en Suisse et en Belgique
    * Paul Dubrule, co-créateur du Groupe Accor et ancien sénateur-maire de Fontainebleau, réside à Cologny en Suisse
    * Des membres de la famille Ducros résident à Cologny en Suisse
    * Pierre-François Grimaldi (iBazar) réside en Belgique
    * Eric Guerlain réside en Grande-Bretagne
    * Daniel Hechter, créateur, réside en Suisse
    * Philippe Hersant, groupe Hersant, réside en Belgique
    * Philippe Jaffré, ancien président d’Elf
    * Des membres de la famille Mimram (dont Jean-Claude Mimram), résident à Gstaad en Suisse
    * Des membres de la famille Nonancourt, propriétaire des champagnes Laurent-Perrier, résident en Suisse.
    * Denis Payre, fondateur de Business Objects, réside en Belgique où il a démarré une nouvelle société, Kiala
    * Des membres de la famille Peugeot (entre 5 et 6 milliards de CHF) résident en Suisse
    * Jean Pigozzi, héritier des voitures Simca, réside en Suisse
    * Michel Reybier, ancien PDG de Justin Bridou, réside en Suisse
    * Jacques Tajan, ancien premier commissaire-priseur de France, réside en Belgique
    * Des membres de la famille Wertheimer, propriétaire de Chanel, résident à Cologny en Suisse
    * Antoine Zacharias, ancien PDG de Vinci, réside à Genève en Suisse
    * Roger Zannier, à la tête de Kookaï ou Absorba, réside à Cologny en Suisse
    * Alain Ducasse, cuisinier, a abandonné sa nationalité française pour rejoindre Monaco

    J’espère que ça va continuer à ne choquer personne. Le sucre dans le coca est tellement plus important !

  • medicago
    medicago
    Plante cultivée
    • Posté à 04h46 le 10/09/2011
    • Internaute 58931
      Plante cultivée

    la simplicité, l’équité et l’efficacité...
    Cette règle qui s’applique parfaitement à la fiscalité aurait également du s’appliquer à la réforme des retraites...
    Il faudrait ajouter au propos de Corine Lepage celui qu’elle a tenu cette semaine sur France Culture : » Appliquons les préconisations des sages de la Cour des Comptes ». Lesquels sages, présidés à droite ou à gauche, arrivent toujours aux mêmes constats.

    Mais le vent est en train de tourner...Ce qui nous promet un sérieux virement de bord dés les brises électorales passées. Il semble en effet inévitable que les déficits soient réduits au plus vite et que le remède à appliquer ne soit pas seulement homéopathique mais qu’il faille associer chimiothérapie et chirurgie pour venir à bout non de la dette, mais du déficit chronique qui la fait augmenter. Et donc tailler dans les dépenses en remettant à plus tard toutes les dépenses qui peuvent être reportées que ce soit au niveau de l’état ou au niveau des collectivités locales en ne conservant que celles dont le retour sur investissement est rapide et le contenu en emploi fort à l’exception prés de l’éducation (encore faut il y regarder de prés).
    Les candidats à la présidentiel ou du boulot mais ils ont surtout une obligation : arrêter de nous raconter des salades...

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