Chez Corinne Lepage

Corinne Lepage : ancienne ministre de l'Environnement, je suis aujourd'hui avocate, présidente de Cap21 et présidente du CRII-GEN et députée au Parlement européen.

Conférence de Doha sur le climat : combien de milliards perdus avant d’agir ?

Corinne Lepage
Présidente de Cap21
Publié le 04/12/2012 à 10h56

Première journée à la conférence sur le climat pour les parlementaires à Doha, au Qatar, et peu d’avancées en une semaine. Mais qui attend des résultats tangibles de cette conférence – parfois qualifiée de « transition » par la presse ?

Après tout, elle ne traite que de l’essentiel : le maintien de la vie sur Terre à la fin de ce siècle avec une hausse attendue de 5, 6 ou 7 degrés en raison de notre folie collective.

Et les sujets traités sont modestes : plus de 150 points de discussions sont à l’agenda, sur des thèmes tels que la lutte contre la déforestation (qui représente près de 20% des émissions), l’élimination des subventions aux énergies fossiles, l’agriculture, la comparabilité des réductions des émissions de gaz à effet de serre ou le montant de l’aide qui sera octroyée aux pays en développement d’ici 2020, le tout dans un contexte de compétition économique féroce.

En fait, l’issue à moyen terme de ces négociations – qui pour certains ne sont rien de moins que l’embryon d’un gouvernement mondial – décidera de notre modèle économique, de nos modes de développement et de notre futur commun en tant qu’humanité au cours de ce siècle.

Une vue d’ensemble des progrès et des blocages

Mais comment se prennent ces décisions ? Tous les textes sont adoptés par consensus et les quelque 2 000 négociateurs qui représentent les 193 pays présents sont soumis à une pression énorme pour « nettoyer » les textes de leurs crochets et réduire le nombre d’options sur la table, afin de permettre aux ministres d’avoir une vue d’ensemble des progrès et des blocages et de se livrer aux arbitrages nécessaires.

Le dur de la négociation commencera donc ce mardi, au moment du « segment ministériel » et s’amplifiera à partir de mercredi soir lorsque les textes issus des divers groupes de travail auront été finalisés, ouvrant la voie à d’intenses marchandages politiques qui dureront tard dans la nuit de vendredi à samedi.

Autrement dit, la gouvernance mondiale, dont est exclue la société civile, est plus que laborieuse. Et que discute-t-on concrètement au regard de l’immensité de ces sujets ?

Se mettre d’accord sur un calendrier de travail

Concrétiser juridiquement la deuxième période d’engagement sous le Protocole de Kyoto, déjà actée l’année dernière à Durban, et se mettre d’accord sur un calendrier de travail pour les négociations qui devront aboutir à un nouvel accord en 2015 (applicable en 2020).

Les négociations sont divisées en trois pistes de travail principales : le groupe de travail sur le Protocole de Kyoto doit aboutir au lancement d’une seconde période d’engagement du Protocole. En 2011, à l’issue de la conférence de Durban en Afrique du Sud, les sujets qui fâchent ont été laissés de côté et doivent maintenant être réglés pour permettre d’opérationnaliser cette seconde période.

Il s’agit en premier lieu du report ou de l’éventuelle suppression des quotas d’émissions excédentaires de la première période d’engagement, le fameux « air chaud ». L’Union européenne est fortement divisée sur cette question.

La durée de cette seconde période est un autre sujet de discorde. Pour des questions de cohérence de calendrier, l’Union européenne souhaite que cette période s’étale jusqu’en 2020 et l’entrée en vigueur du nouvel accord.

De leur côté, l’Alliances des petits Etats insulaires (AOSIS) et les pays les moins avancés (PMA), en première ligne face aux conséquences du changement climatique, souhaitent une échéance à 2017, date à laquelle les pays devraient d’après eux revoir leurs engagements à la hausse.

« L’action concertée à long terme »

Un grand nombre de sujets doivent être réglés par le deuxième groupe de travail, sur « l’action concertée à long terme » sous la convention climat, qui concerne toutes les parties, même celles n’ayant pas ratifié Kyoto.

La revue des engagements « volontaires » de réduction issus de Copenhague, la comparabilité de ces engagements, notamment entre les pays Kyoto et les autres, les nouveaux mécanismes de marchés (terme qui recouvre la revendication de certains pays non signataires du Protocole de Kyoto de pouvoir quand même bénéficier des mécanismes de flexibilité !), et surtout la « vision partagée à long terme » (quels objectifs de réduction pour 2050 ?) et le principe d’équité (comment répartir les efforts ?), qui sera au cœur des négociations ces prochaines années et sur lequel j’aurai également l’occasion de revenir.

Ces deux groupes sont censés terminer leurs travaux à Doha et se « fondre » dans le troisième, la plateforme d’action issue de Durban, qui discute déjà des enjeux majeurs que sont le calendrier de travail d’ici 2015 pour aboutir à un nouvel accord, et des moyens de combler le déficit d’engagements de réduction d’ici 2020 par rapport aux baisses d’émissions que nous devrions atteindre à cette date, pour avoir une chance de limiter le changement climatique à 2 degrés.

Financement

Enfin, la question des financements sera discutée directement au niveau ministériel. Comment les pays développés entendent-ils mettre en œuvre leur promesse de fournir 100 milliards d’euros d’aide par an d’ici à 2020 ? Faut-il fixer un objectif intermédiaire de 60 milliards en 2015 comme certains le proposent ? Comment abonder le Fonds vert pour le climat, qui reste pour l’instant une coquille vide ?

Loin de constituer un détail, on s’en doute, ces aspects financiers sont considérés par les pays en développement comme un « make or break issue » (ça passe ou ça casse), autrement dit la clef d’un accord à Doha.

Il est clair que tant que le coût du changement climatique et celui de l’adaptation, que le rapport Stern avait mis sur la table, ne seront pas considérés comme un élément central de la crise économique et financière que nous vivons, les conférences sur le climat resteront cantonnées à un rôle apparemment mineur. Combien de Sandy et de milliards de dollars perdus dans les pays riches faudra-t-il pour que la raison élémentaire l’emporte ?

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  • Autist Hulk Reading
    Autist Hulk Reading
    Autist Reading Fan
    • Posté à 11h23 le 04/12/2012
    • Internaute 195540
      Autist Reading Fan

    J’aime bien votre article parce que vous êtes une des rares à en parler, enfin j’ai l’impression surtout qu’on vous laisse en parler surtout vous de cette écologie primordiale pour l’humanité et pourtant sacrifiée au nom de la marge bénéficiaire...

    Mais un peu de clairvoyance ne peut pas faire de mal, avec l’europe qui confirme la dictature des marchés sur les peuples européens en couvrant les méfaits de goldman sachs sur les comptes grecs, on ne peut qu’être pessimiste quant à l’avenir de la planète hypothéquée pour des gens qui boufferaient père et mère afin de gagner encore plus d’argent, non ?

    Regardez Fukushima qui n’est que le résultat de la politique actionnariale, si vous voulez augmenter la marge bénéficiaire d’un produit il faut en enlever à d’autres, c’est mathématiques...

    • nosil35
      nosil35 répond à Autist Hulk Reading
      en mutation
      • Posté à 11h54 le 04/12/2012
      • Internaute 39000
        en mutation

      La planète est foutue. Et nous avec.

      • Autist Hulk Reading
        Autist Hulk Reading répond à nosil35
        Autist Reading Fan
        • Posté à 12h04 le 04/12/2012
        • Internaute 195540
          Autist Reading Fan

        en effet nous ne pouvons compter sur aucun responsable afin de faire cesser ce massacre, ils se gavent tous comme des porcs et n’en ont strictement rien à foutre de la santé des peuples du monde tant qu’ils peuvent chier dans des chiottes en or...

    • lerouret
      lerouret répond à Autist Hulk Reading
      RETRAITE
      • Posté à 09h58 le 06/12/2012
      • Internaute 193108
        RETRAITE

      Mme Lepage donne elle même la réponse à ses interrogations en fin d’article. La lutte contre le réchauffement climatique démarrera lorsque les assureurs et les financiers ne pourront plus payer les dégâts des Sandy et autres cataclysmes « naturels ».

  • curieux22
    curieux22
    dernière marche avant le saut
    • Posté à 11h37 le 04/12/2012
    • Internaute 192553
      dernière marche avant le saut

    Ouais, bon, les chiffres lancés paraissent plutôt fantaisistes. C’en est à croire que toute une frange de « scientifiques » s’adonne au fumage de moquette. Il y a quelques années, on nous expliquait qu’avec entre un et deux degrés d’augmentation, c’était l’apocalypse et, aujourd’hui, on nous balance des 6 et 7°. Faudrait, peut être, arrêter de nous prendre pour des pommes, c’est totalement contre productif à force de tenir un peu plus de la science fiction à mesure que le temps passe.
    On n’a manifestement pas encore diagnostiqué ce qui est à l’oeuvre et l’effet réel que çà a. Je regrette mais les voix s’élevant contre l’analyse du GIEC ont autant d’autorité (je parle de scientifiques) que celles qui rédigent les fameux rapports.
    A ce propos, il semble que la « publication » du suivant approche. Ce serait pas un tir préparatoire pour orienter les consciences ? ? ?

    • nosil35
      nosil35 répond à curieux22
      en mutation
      • Posté à 11h59 le 04/12/2012
      • Internaute 39000
        en mutation

      Tout faux. Il y a quelques années on nous disait que 2 degrés étaient considérés comme la limite à ne pas dépasser pour ne pas engendrer de contre réaction positive, c’est bien différent.
      Il semble que les scientifiques ont fait le deuil de ces 2 degrés.
      Alors 6 degrés c’est beaucoup ?
      6 degrés de moins, c’est ce qu’il y avait lors la dernière glaciation, pour vous donner un exemple. Je ne sais pas si c’est grave, mais il y avait 3000 mètres de glace sur Londres et du groenland à au massif central une énorme calotte de glace. Je vous laisse juger.

    • pseudochromis
      pseudochromis répond à curieux22
      Pisciniste
      • Posté à 12h18 le 04/12/2012
      • Internaute 141517
        Pisciniste

      Bonjour Curieux22,

      J’ai quelques questions pour vous :

      -Quels sont les scientifiques qui s’opposent au GIEC ?
      -Combien sont-ils ? (A part Claude Allègre, évidemment).
      -Dans quel but secret le GIEC voudrait-il « orienter les consciences » ?
      -Quelle est le sombre dessein qui pousse cet ensemble de scientifiques à nous faire croire que le climat se dérègle ?
      -En un mot, quel est leur intérêt (financier, peut-être ?), à fausser leurs résultats ou à extrapoler des conclusions catastrophistes ?

      Merci de répondre à toutes mes questions.

  • pseudochromis
    pseudochromis
    Pisciniste
    • Posté à 12h08 le 04/12/2012
    • Internaute 141517
      Pisciniste

    100 milliards par an pour sauver le climat. Un chiffre à comparer avec les 1000 milliards de dollars par an dépensés par l’humanité en armement. Le second poste de dépense étant, tout de suite après la publicité.

    • pseudochromis
      pseudochromis répond à pseudochromis
      Pisciniste
      • Posté à 12h29 le 04/12/2012
      • Internaute 141517
        Pisciniste

      Un petit exemple de dépense :

      Lien

      Au début de ce chef d’œuvre de propagande, nous voyons un employé de Total, en skis, aller ouvrir un robinet de pétrole au Groenland, ou peut-être même au Pôle Nord. Ce qui permet à une occidentale plutôt bonne de prendre une douche chaude.

      Tuer Dassault ? Probablement tuer Séguéla d’abord.

  • Hurz
    Hurz
    -
    • Posté à 13h01 le 04/12/2012
    • Internaute 110884
      -

    Heureusement qu’on agit avec notre EPR à 10 milliards.

  • trouble fêtes
    trouble fêtes
    aconforme
    • Posté à 13h03 le 04/12/2012
    • Internaute 156689
      aconforme

    L’écologie, comme la solidarité, ...etc, institutionnalisée, de sommets en sommets cela n’a jamais rien apporté. Tant que « mentalité et style de vie » ne changerons pas (telle celle de « la pseudo économie », celle des moyens qui ne tient pas compte des fins, avec ses indicateurs - PIB et croissance - intégrant catastrophe et autres ignominies guerrières dans ses chiffres et bénéfices, cela permettra (toujours ?) a ceux qui investissent la parole d’exister et de parade parader.
    « Chacun de ces éléments repose sur un seul et même postulat sur la savoir, postulat qui inspire l’arrogante croyance selon laquelle ceux qui détiennent le pouvoir savent ce que les autres doivent savoir » (p 478 – Les nouveaux pouvoirs. Alvin Toffler). Ceux qui « détiennent » le pouvoir sont encore plus dans l’impasse que les autres. Ce seront donc les derniers à vivre que « dans les pays démocratiques, la sciences de l’association est la science mère ; le progrès de toutes les autres dépend de celle-là » (Tocqueville)
    Pourquoi ? Le détour, toujours. En paraphrasant Aristote l’on ne peut comprendre la structure de la maison en considérant chaque pierre isolément. Mais non plus en réfléchissant la maison comme la somme de toutes les pierres isolées, un tas de pierres. Pourquoi ne pas faire un relevé statistique de toutes les particularités des pierres pour ensuite établir la moyenne ? Cette idée ne vous plaît. C’est pourtant ce que pratique sans cesse les sciences qui naturalisent, ensembilisent tout phénomène. La biologisent. La psychologie sociale considère, ainsi, les phénomènes de psychologie collective comme la somme, c’est à dire la « moyenne » des manifestations psychologiques. C’est à dire qui se répartit autour de cet « individu moyen » (comme ce pourrait l’être, et ça l’est, pour des prévisions météo et autres augmentation et incidences). Qui existe pas plus que la « pierre moyenne » dans une maison. Mais qui pourtant nous tyrannise plus que l’on daigne l’imaginer en tous domaines : c’est l’origine de l’échec retentissant de l’économie et c’est l’excuse qui fait de la médiocrité le pire des orgueils.
    L’économie politique c’est avant tout la philosophie politique. L’économie, qui mêle l’explicatif au positivisme, et le normatif au politique, a donc détruit tout chemin qui permet de s’interroger sur les fins, les buts de la société, c’est à dire les postulats philosophiques, anthropologiques et politiques, au sens grand du terme : soit la conception que l’on se fait de l’homme.
    Du temps de Linné, au 18° siècle l’écologie se nommait ÉCONOMIE de la Nature pour comprendre la réalité. L’économie veut faire croire – visualisation, hypnotisante pour beaucoup – que l’écologie (dont le SEUL nom doit désormais redevenir ÉCONOMIE DE LA NATURE) est Sous-Système de l’économie. C’est exactement l’inverse, l’économie est un Sous-Système de l’Économie de la Nature, l’économie des Hommes un Sous-Système de l’économie de la nature.Et pour que la raison revienne c’est par un changement de mentalité et en rétablissant la communication, la relation, entre les FINS et les moyens. A l’économie de vivre cette transformation de fond en comble. Mais pourquoi plus à l’économie qu’à la Politique pourrait-on penser. Tout simplement parce que la Science « dite économique » interdit à toute autre pensée de se saisir de l’ ÉLUCIDATION DES FINS : Où va-t-on ? Même la Politique ne daigne plus se ressaisir de ce qui semblait lui appartenir en propre : dire pourquoi l’on vit en société et quel (s) est (ou sont) le (s) but (s) collectif (s) dominant (s). Les alibis de la dite économie ? « L’attitude majoritaire de l’économie académique consiste à affirmer simultanément que le système existant est, à quelques perturbations près, optimal, et que son rôle à elle n’est pas de discuter des fins mais des moyens » (P 188 – Les carrefours du Labyrinthe. Cornelius Castoriadis).
    Rien de plus solide que le solidaire.

  • Vladimir I.O.
    Vladimir I.O.
    Karl Marx 's brother
    • Posté à 13h11 le 04/12/2012
    • Internaute 127509
      Karl Marx 's brother

    Décision pour le long terme, seulement les profits aveuglent les yeux des puissants, et ne voit que le temps de carrière compter (profits max tant qu’on pourra !) .
    Grosso modo, pas mal s’en foutent vu que dans 100ans ils ne seront plus là.
    Le Qatar peut se faire du soucis, on a dépassé le pic pétrolier.

  • samailloute
    samailloute
    retraité
    • Posté à 14h56 le 04/12/2012
    • Internaute 53497
      retraité

    Quand les médias cesseront de ne consulter que les politiciens nous éclairer sur les lois de la thermiques, peut être pourrons-nous comprendre les enjeux réels de leur choix d’incompétents.
    Les écologistes se battent contre le nucléaire... tout le nucléaires y compris les filières thorium, qui n’ont pas les risques de la filière uranium.
    Il n’y a pas d’alternative sans effet de serre.
    Les centrales solaires ou éoliennes doivent toujours être doublées par des centrales thermiques fossiles pour assurer la continuités de la production d’électricité. Ce sont les seules (avec les barrages hydrauliques) à pouvoir être démarrer et arrêté rapidement. Mais elles ne peuvent pas être adaptées finement à la demande. Ce qui aboutie à la production d’électricité inutile de toutes les centrales solaires ou éoliennes restantes.

  • vieilanarfatigué
    vieilanarfatigué
    Changer le monde, c'est se (...)
    • Posté à 15h31 le 04/12/2012
    • Internaute 125168
      Changer le monde, c'est se (...)

    Je ne sais pas s’il faut en rire ou en pleurer, mais il est évident que ces très grandes messes internationales restent ostensiblement dans l’incantatoire et y resteront longtemps.
    Nos modèles de société qui sont polluants, fachisants, inégalitaires, libéraux et pour tout dire vulgaires et stupides, gagnent l’esprit des autres grands singes des sociétés émergentes qui partagent la planète et tous joyeusement travaillent fébrilement au détriment de l’équilibre de celle ci.
    Parce que ces grands singes ne se comportent plus comme des animaux inféodés à leur écosystème, parce que ces grands singes ont mis au point des techniques capables de détruire eux et leur environnement à petit feu chimique et industriel ou grand feu nucléaire et que finalement ça les amuse bien, ce pouvoir minable sur la matière.
    Alors ? Au delà de la prise de conscience de quelques uns et qui ont autre chose à faire sur cette planète que de consommer comme des brutes, les milles et une merdes que des enfoirés leur fourguent au prix fort après leur avoir fait fabriquer dans le sang et les larmes quel est l’espace d’action qui reste et qui serait efficace ?
    Les question reste posée, et restera longtemps sans réponse, car les effets ne se font pas sentir du jour au lendemain comme une bombe qui vous tombe sur le coin de la figure, que le sociétés ont une capacité à s’organiser dans la débacle et le pervers , et à coup sur feront du réchauffement une industrie .
    Non ,ces conférences sont adaptées à des managers de haut niveau, qui finalement n’ont que ce hochet pour passer le temps.
    Si on veut que le climat refroidisse, le système doit changer radicalement , aussi radicalement que notre esclavage envers lui !
    S’il y a un Spartacus parmi vous, il est le bienvenu ! Sinon , sortez la clim , ça va chauffer !

  • cortomalto
    cortomalto
    montaigneux
    • Posté à 22h18 le 04/12/2012
    • Internaute 39811
      montaigneux

    Et qu’est ce que vous faites pour mettre un terme aux allers retours des députés européens entre Bruxelles et Strasbourg avec le cortège de camions pour transporter la paperasse et autre ?

  • Enki
    Enki
    alchimiste
    • Posté à 06h26 le 05/12/2012
    • Internaute 9562
      alchimiste

    L’embryon d’un gouvernement mondial à Doha.

    Les boules...

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