Chez Corinne Lepage

Corinne Lepage : ancienne ministre de l'Environnement, je suis aujourd'hui avocate, présidente de Cap21 et présidente du CRII-GEN et députée au Parlement européen.

Notre-Dame-des-Landes : l’Etat coincé par ses concessions à Vinci

Corinne Lepage
Présidente de Cap21
Publié le 18/12/2012 à 18h24

Un opposant au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes repousse un gendarme mobile, le 24 novembre 2012 (Laetitia Notarianni/AP/SIPA)

Le fond du problème, en dehors des questions d’autorité et d’amour-propre, n’est-il pas dans l’équation économico-financière à laquelle est confronté l’Etat, pour avoir signé en 2010 une concession [PDF] doublée d’un partenariat public-privé (PPP) particulièrement favorable au concessionnaire Vinci ?

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(Fichier PDF)

Pour un très grand nombre de nos concitoyens, dont je suis, le projet de Notre-Dame-des-Landes était, dès 2002, un projet qui ne se justifiait pas au regard des besoins. La concertation qui s’est déroulée en 2003 a été incapable de préciser s’il s’agissait de réaliser un nouvel aéroport pour Nantes, de créer un grand aéroport de l’Ouest, ou encore s’il s’agissait d’un troisième aéroport pour la région parisienne.

A l’époque, pas plus qu’aujourd’hui, les questions du bien-fondé d’une nouvelle desserte aéroportuaire au regard des avantages d’un prolongement de la ligne grande vitesse (LGV) jusqu’à Nantes – avec un Nantes-Orly à moins de 1h30 et un Nantes-Roissy à moins de 2h – n’ont pas été posées.

Quand le Conseil d’Etat a validé la déclaration d’utilité publique de 2008, il a également validé la concession pourtant bien défavorable aux collectivités publiques, en admettant, en particulier contre toutes les règles habituelles de la concession, que les collectivités publiques mettent la main au porte-monnaie. En effet, dans une concession, le concessionnaire se rémunère sur l’usager et la collectivité publique n’a en principe pas à payer quoi que ce soit.

Mais la déclaration d’utilité publique a été montée sur un dossier achevé en 2006 avec en particulier une étude [PDF] de coûts-avantages, dont l’institut C.E. Delft a montré que le scénario le plus probable était largement en-deçà des critères de rentabilité d’un tel ouvrage et que les scénarios extrêmement optimistes atteignaient à peine le critère de rentabilité nécessaire, et surtout reposaient sur une erreur d’appréciation portant sur 600 millions d’euros.

Un projet caduc avant même d’avoir commencé

Nous sommes bientôt en 2013 et il suffit d’ouvrir le dossier pour voir que deux éléments remettent en cause le projet (à supposer qu’il fût fondé lorsque la décision a été prise) :

  • Le scénario le plus pessimiste repose sur un taux de croissance de 1,9% et un prix du baril en 2025 de 60 euros. Le scénario le plus optimiste pour l’aéroport est encore plus irréaliste, puisqu’il envisage un taux de croissance de 2,4%. Ces données sont évidemment fausses, comme le sont du reste les autres données considérant que les enjeux environnementaux sont constants, alors même qu’aujourd’hui la compensation en terme de biodiversité est une obligation et que le système de quotas et d’échanges d’émissions carbone (ETS), même s’il a été reporté, sera mis en place.

La gravité de la crise économique et financière, et en particulier la remise en cause des infrastructures complémentaires qui avaient été prévues –surtout au regard de la LGV vers Orly et Roissy – impose une remise à plat de l’économie générale du projet. Des lors, tous les éléments sont en place pour considérer qu’il y a bien un changement de circonstances de fait permettant l’abrogation du décret, indépendamment du fait qu’il ait été validé par le Conseil d’Etat sur la base des faits antérieurs.

  • La modification déjà intervenue entre le projet initial, déclaré d’utilité publique, et le projet actuel, qui fait l’objet de la concession, remet en cause la base juridique initiale. En effet, ne peut être réalisé que le projet déclaré d’utilité publique. Le fait que la superficie foncière ait été réduite de moitié, même s’il s’agit d’une bonne nouvelle pour la protection des terres, remet en cause la validité de la Déclaration d’utilité publique (DUP).

On pourrait rappeler le précédent de Creys-Malville en 1997, où le Conseil d’Etat avait annulé la déclaration d’utilité publique au motif que le projet soumis à enquête publique n’était pas le même que celui qui avait été déclaré d’utilité publique, les mesures de sécurité imposées changeant le projet lui-même.

Et si le projet ne se faisait pas du tout ?

Dès lors, une sortie par le haut du fait du changement des circonstances serait parfaitement envisageable. Or, le coût d’un abandon du projet dans l’état actuel de la concession signée en décembre 2010 entre l’Etat et la société concessionnaire aéroport du Grand Ouest serait astronomique.

En effet, l’article 81 de la concession prévoit les conditions de rachat ou de résiliation : en sus des indemnités liées au remboursement de l’encours des financements privés externes, il y a les coûts des instruments de couverture, de l’encours des fonds propres injectés préalablement à la date de résiliation, des frais de résiliation des contrats relatifs au financement privé externe et/ou des contrats passés avec les prestataires, et une clause de remboursement du manque à gagner.

Détails du contrat
L’indemnité est calculée sur la base de « l’intégralité de la valeur actualisée nette des flux futurs (apports, rémunération et remboursement) des fonds propres et quasi fonds propres tels qu’ils apparaissent dans le plan de financement ou évalués à dire d’expert (le choix se faisant en fonction de la solution la meilleure pour le concessionnaire) jusqu’à la fin normale théorique du contrat de concession, actualisée autour de X% plus 4%, X% étant égal au taux de l’obligation assimilée du trésor, avec une durée légale à la moitié de la vie résiduelle théorique de la concession ».

Ce manque à gagner est calculé selon une formule compliquée déterminée si la résiliation intervient avant le deuxième anniversaire de la date de mise en service de Notre-Dame-des-Landes.

Dans la mesure où rien dans le contrat n’est prévu dans l’hypothèse où les travaux ne seraient pas engagés du tout, il est probable que ce soit cette disposition qui soit applicable.

Autrement dit, le coût pour l’Etat serait la totalité de la rémunération prévue jusqu’à la fin de la concession avec une actualisation.

Il semblerait d’après le plan de financement que la rémunération des actionnaires soit de l’ordre d’onze millions d’euros par an, selon les calculs de Mediapart.

Le devenir des terrains actuels pas valorisé

Sans qu’il soit ici possible, compte tenu de la complexité de cette clause, d’en donner une évaluation exacte, il convient de rappeler que la concession est prévue pour 55 ans. Par voie de conséquence, le dédit pour l’Etat serait astronomique...

A moins que le bien-fondé et la légalité de cette clause de dédit ne soient contestés devant un juge, dans la mesure où le préjudice serait réduit d’autant si les grands travaux d’infrastructure de Notre-Dame-des-Landes n’avaient pas démarré et que l’exploitation des deux autres aéroports permettait d’exclure une résiliation de la concession.

On pourrait alors se limiter à une simple application des règles contractuelles habituelles, en particulier celle de la prévision à l’article 74, et même si la position de l’Etat serait affaiblie, compte tenu de la rédaction de cet article.

Le flou – on ne peut plus artistique – qui entoure le sort après 2018 des terrains de Nantes-Atlantique, l’actuel aéroport de Nantes, laisse pantois. En effet, alors que le plan financier laisse apparaître des recettes pour zéro à partir de 2018 pour Nantes-Atlantique et Saint-Nazaire (ce qui laisse dubitatif sur l’idée qu’Airbus resterait puisque sa présence générerait nécessairement des redevances), rien n’est dit sur le sort des terrains après cette date, alors même que la concession serait encore prévue pour près de 50 ans.

MERCI RIVERAINS ! raudi
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  • LOKIK
    LOKIK
    Chartreux
    • Posté à 18h51 le 18/12/2012
    • Internaute 194936
      Chartreux

    Quand une décision définitive doit-elle être prise ?

    • Sophie Caillat
      Sophie Caillat répond à LOKIK
      Journaliste Rue89
      • Posté à 22h54 le 18/12/2012
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      La commission du dialogue qui vient d’être installée en a pour six mois normalement.

      • LOKIK
        LOKIK répond à Sophie Caillat
        Chartreux
        • Posté à 12h55 le 19/12/2012
        • Internaute 194936
          Chartreux

        OK

        merci

      • ruerâle
        ruerâle répond à Sophie Caillat
        héliotrope
        • Posté à 13h02 le 19/12/2012
        • Internaute 110429
          héliotrope

        Mais il n’est pas certain que ce soit autre chose qu’une commission d’information, de pédagogie pour faire comprendre l’intérêt de la chose aux péquins qui ne comprennent rien.
        Il n’est pas indiqué qu’elle doit juger de la pertinence du projet ou de l’exactitude des chiffres avancés par les porteurs.

    • Señor Oulqo
      Señor Oulqo répond à LOKIK
      Gros con de droite
      • Posté à 01h43 le 19/12/2012
      • Internaute 195938
        Gros con de droite

      La décision définitive est déjà prise.

      • ruerâle
        ruerâle répond à Señor Oulqo
        héliotrope
        • Posté à 13h28 le 19/12/2012
        • Internaute 110429
          héliotrope

        Pas sûr ! Lors de la lutte contre l’installation d’une centrale EDF, certains élus courageux s’étaient élevés contre le projet en signant notamment une pétition pour la préservation des zones humides. Il s’agissait par exemple de MM Ayrault, Auxiette, Rimbert et Mareschal... Pétition zones humides
        Étonnant, non ?
        On avait, à cette occasion, fait une belle fête avec, entre autres, noir désir et les spiral tribe... RDV les 4.5.6 janvier sur la zad.

  • Walek2051
    Walek2051
    Désobéissant sans imposture
    • Posté à 18h57 le 18/12/2012
    • Internaute 196092
      Désobéissant sans imposture

    C’est un comble que l’État insiste autant sur le terrain alors que rien n’est clair par derrière... cela hume l’accord entre potes.

  • 0173dom
    0173dom
    retraité
    • Posté à 19h03 le 18/12/2012
    • Internaute 111751
      retraité

    comment des hommes publiques peuvent signer des clauses pareilles ? si ce n’est pour valider des magouilles ? qu’on donne les noms des valeureux signataires

    • rafioso
      rafioso répond à 0173dom
      paysan
      • Posté à 19h38 le 18/12/2012
      • Internaute 145922
        paysan

      Comment ? Oh, on arrive un peu à s’en faire une idée quand on sait que le préfet en place au moment de la signature de la DUP est aujourd’hui directeur chez vinci...
      Le conseil d’état n’est pas non plus à l’abri des conflits d’intérêts, il comprend par exemple parmi ses membres Hugues Hourdin, par ailleurs directeur d’ATMB (autoroute et tunnel du mont blanc), laquelle société avait vue un de ses projets d’autoroute (A400) invalidée par le conseil d’état en 1998... Comme elle ressort le projet un peu revu, elle a placé quelqu’un de confiance au bon endroit pour ne plus avoir de surprise...
      Ce n’est qu’un exemple...

      • 0173dom
        0173dom répond à rafioso
        retraité
        • Posté à 19h54 le 18/12/2012
        • Internaute 111751
          retraité

        je comprends pourquoi l’indépendance de la justice, aucun politique(gauche et droite) et aucun haut fonctionnaire n’en veut.
        la France est vraiement pourrie de la tête

    • miscanthus
      miscanthus répond à 0173dom
      Triploïde
      • Posté à 23h01 le 18/12/2012
      • Internaute 195439
        Triploïde

      Bienvenue dans le monde merveilleux des PPP où les politiques et directeurs signent des contrats engageant les finances d’Etat ou les Collectivités pour plusieurs dizaines d’années sans vérifier, étudier, contre expertiser les contrats les liant avec les entreprises ... alors que celles ci ont justement des juristes chargés d’en trouver les failles ...

  • karlM
    karlM
    Précaire
    • Posté à 19h04 le 18/12/2012
    • Internaute 21378
      Précaire

    Les élites pondent les lois, normes qui les arrangent et là on (le citoyen) serait obligé de payer 11 millions/an à VINCI....
    et la nationalisation des autoroutes et des parking qui les gavent ça les calmerait ?

    mesure trop à gauche pour une écolo de droite (oxymoron) ?

    • rafioso
      rafioso répond à karlM
      paysan
      • Posté à 19h43 le 18/12/2012
      • Internaute 145922
        paysan

      C’est Chirac qui a privatisé une bonne partie des autoroutes, autour de 2002 de mémoire.
      Valeur estimée : 22 milliards d’euros
      Valeur de cession : 11 milliards.
      Il a cependant du avoir un petit retour sur son geste aux copains.
      Il paraît que l’état n’a plus de sous ? Abaissez le RSA !

      • ruerâle
        ruerâle répond à rafioso
        héliotrope
        • Posté à 20h16 le 18/12/2012
        • Internaute 110429
          héliotrope

        La RGPP est passée par là ! Il fallait vendre ce qui rapportait à l’Etat ou ses biens immobiliers. Aujourd’hui l’Etat n’a plus rien, bizarre.

         
        • Torquemadam
          Torquemadam répond à ruerâle
          Statistique anonyme
          • Posté à 11h19 le 19/12/2012
          • Internaute 63510
            Statistique anonyme

          L’Etat est bien plus riche que vous semblez le penser... Ils possèdent pas mal de choses tel que la valeur estimée de ses biens est bien supérieur à sa dette...

          • ruerâle
            ruerâle répond à Torquemadam
            héliotrope
            • Posté à 13h04 le 19/12/2012
            • Internaute 110429
              héliotrope

            Oui mais les « politiques de rationalisation des budgets » incitent fortement les Etats à se débarrasser de, notamment, leurs biens immobiliers.

            • Torquemadam
              Torquemadam répond à ruerâle
              Statistique anonyme
              • Posté à 15h20 le 19/12/2012
              • Internaute 63510
                Statistique anonyme

              Tous les biens ne sont pas forcément vendables (peut-on vendre la Joconde par exemple ?) et certains biens ne sont pas valorisés et, in fine, coûte en entretien par exemple.

              Après posséder du patrimoine ne signifie pas qu’il n’y pas d’efforts à faire pour rationaliser les dépenses.

        3 autres commentaires
      • Artefact75000
        Artefact75000 répond à rafioso
        Abonnée au gaz et à l' (...)
        • Posté à 20h17 le 18/12/2012
        • 176003
          Abonnée au gaz et à l' (...)

        D. de Villepin.

      • LienRag
        LienRag répond à rafioso
        • Posté à 20h49 le 18/12/2012
        • Internaute 34767

        Exact.
        Bayrou s’était indigné à l’époque, mais comme c’est un vilain centriste, tout le monde l’a laissé s’égosiller en vain plutôt que de prendre le risque de le voir diriger un combat collectif contre une prévarication manifeste...

      • A déménagé le 24-12-2012
        A déménagé le 24-12-2012 répond à rafioso
        non connue
        • Posté à 21h00 le 18/12/2012
        • Internaute 154051
          non connue

        C’est le gouvernement De Villepin en 2005 qui signa la privatisation. Or, les sociétés d’autoroutes étaient le bien de l’Etat qui rapportait le plus !
        Résultat de cet privatisation :
        - Vendues 14 milliards pour une concession jusqu’en 2033 alors qu’elles allaient rapporter 40 milliards à l’Etat en 2032 ! ! ! Et le privé ose donner des leçons en parlant de la dette de l’Etat ! ! ! 9/10 le privé est la cause de la dette des Etats !
        - Hausse de tarifs généralisés pour les clients
        - licenciement des salariés
        - le gouvernement Fillon a fait aux sociétés d’autoroute un cadeau de 2 milliards en rallongeant d’un an la concession de 2032 à 2033.
        - réversion de 15% aux actionnaires soit déjà plus de 5 Milliards sur le dos de l’Etat et des citoyens qui ont payé les autoroutes avec leurs impôts.

        Et après la droite vient donner des leçon de gestion, alors qu’elle a fait cette privatisation sans l’accord du parlement en catimini avec Vinci, à pleurer...

  • Trevor narg
    Trevor narg
    auteur
    • Posté à 19h16 le 18/12/2012
    • Internaute 53954
      auteur

    Grace à « Pièces à conviction » du 17 octobre 2012 sur France3, l’arnaque des PPP est enfin dévoilée !
    Arnaque dénoncée par Trevor Narg depuis des années sans suite. Va-t-on attendre les faillites comme en Angleterre pour dénoncer les contrats abusifs ? Et il y a aussi l’aéroport de Nantes.

    A quand le réveil ?

    • A déménagé le 24-12-2012
      • Posté à 21h07 le 18/12/2012
      • Internaute 154051
        non connue

      Les PPP sont une arnaques pour l’Etat et les contribuables. Le privé présente ces partenariats comme « gagnant-gagnant » mais en réalité c’est gagnant pour le privé et perdant pour l’Etat ! Et les libéraux, une fois l’arnaque réalisée, fustigent l’Etat pour ces dépenses inconsidérées...

  • Autist Hulk Reading
    Autist Hulk Reading
    Autist Reading Fan
    • Posté à 19h23 le 18/12/2012
    • Internaute 195540
      Autist Reading Fan

    Merci infiniment de nous montrer qui dirige le monde actuellement, l’ordre nouveau est arrivé il serait temps de s’en rendre compte...

  • PTrelawney
    PTrelawney
    Dans le brouillard
    • Posté à 19h24 le 18/12/2012
    • 178593
      Dans le brouillard

    Certaines personnes trouvent « minable » que des français fortunés quittent le pays car ils en ont marre de devoir payer trop d’impôts.
    Certaines personnes sur l’appui de rapports truqués engagent l’argent de l’état au-delà du raisonnable. Cette inconscience mêlée à une bonne dose d’incompétence entraine (ce n’est plus la peine d’employer le futur) le pays à sa ruine.
    Il se trouve que ces « certaines personnes » sont les même.
    Quel adjectif employer : lamentable, blâmable, abominable, affligeant, calamiteux. Ce ne sont pas les adjectifs qui manquent

  • trouble fêtes
    trouble fêtes
    aconforme
    • Posté à 19h25 le 18/12/2012
    • Internaute 156689
      aconforme

    Les PPP ou comment faire entrer le loup dans la bergerie !

    • caro
      caro répond à trouble fêtes
      délinquante avérée
      • Posté à 20h34 le 18/12/2012
      • Internaute 6484
        délinquante avérée

      ... et même dans les prisons, puisque les nouvelles prisons sont construites par Bouygues et consorts

      • LienRag
        LienRag répond à caro
        • Posté à 21h01 le 18/12/2012
        • Internaute 34767

        Dans le cas encore plus extrême des USA, il y a un excellent article de la revue en ligne Salon...

      • licia
        licia répond à caro
        de-ci de-là
        • Posté à 21h40 le 18/12/2012
        • Internaute 118601
          de-ci de-là
  • max angel
    max angel
    blagueur
    • Posté à 19h25 le 18/12/2012
    • Internaute 83936
      blagueur

    J’ai l’impression que ça pue mauvais quelque compensations, quelques rétrocommissions, quelques arrangements locaux avec un peu tout le monde.
    Ce qu’un gouvernement a fait, un autre peut le défaire.

    C’est toujours la même chose. Parfois, l’encre de la signature de l’un est sacrée. Pas question de revenir en arrière. Et puis, à la réalisation, patatras, on s’aperçoit qu’on avait oublié, ceci, cela, que le coût du pétrole, donc du ciment, de la baguette de pain ou du chasse-mouches ont explosé et qu’il faut vite voter des « avenants » qui haussent les engagements de départ.
    J’en conclus que cet amateurisme généralisé dans le secteur public instaure une relative légalité de ce qui est fait.
    Voir l’explosion du coût de l’EPR.
    Qui accepterait de son architecte que la maison prévue à x, arrive à x=x tendant vers l’infini sans qu’il y ait eu de modifications ?

    Alors, basta pour Vinci que personnellement je nationaliserai sans indemnités compte tenu que cette société vit essentiellement sur notre dos, avec nos impôts et qu’elle appartient bien plus aux citoyens qu’à ses actionnaires.

    Un décret devrait être pris annulant le contrat scandaleux de concession signé par les mafieux que le peuple a remerciés en mai dernier. basta cosi !

    A moins bien sûr que l’une des tentacules de la pieuvre ne chatouille les poches de ceux qui ont pris la succession. Mais, ce n’est guère pensable.
    Pas des gens qui se disent socialistes.
    Voire de gauche !

  • Guy MASAVI
    Guy MASAVI
    citoyen dessinateur pour de rire
    • Posté à 19h35 le 18/12/2012
    • Internaute 55858
      citoyen dessinateur pour de rire
    • Bimbol
      Bimbol répond à Guy MASAVI
      Gratouilleur de mammouth
      • Posté à 00h24 le 19/12/2012
      • Internaute 44940
        Gratouilleur de mammouth

      « Un opposant au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes repousse un gendarme mobile »
      TENTE de repousser, vu que le type doit faire 2 fois son poids : p
      ce qui m’a fait penser à ça aussi, on dirait un môme qui joue à la bagarre avec son père

  • inspecteur crouton
    • Posté à 19h38 le 18/12/2012
    • Internaute 118828
      modéré

    Bon ben si on est coincé on le fait et on n’en parle plus, affaire suivante.

    • sobriquet
      sobriquet répond à inspecteur crouton
      Courageux anonyme
      • Posté à 19h53 le 18/12/2012
      • Internaute 26884
        Courageux anonyme

      Non, si on le fait, c’est pire : les collectivités locales se sont engagées à assurer à Vinci 12% de bénéfices par an. Si par exemple, une année, l’aéroport ne fait que 5% de bénéfices, les 7% restants devront être versés à Vinci avec nos impôts, soit 12 millions d’euros. Avec 0% de bénéfice, on casquerait 18 millions d’euros...

      On a donc le choix entre avoir certainement mal et probablement très mal.

      • inspecteur crouton
        inspecteur crouton répond à sobriquet
        modéré
        • Posté à 20h07 le 18/12/2012
        • Internaute 118828
          modéré

        On obligera tous les voyageurs à transiter par Notre Dame des Landes.

        On sait faire ça, hein.

      • sobriquet
        sobriquet répond à sobriquet
        Courageux anonyme
        • Posté à 15h51 le 19/12/2012
        • Internaute 26884
          Courageux anonyme

        Correction sur les chiffres : Vinci investit 315 millions d’euros. Donc si l’aéroport ne dégage que 5%, c’est 22 millions d’euros à notre charge, et à 0%, ça monte à 38 millions d’euros.

        Du point de vue des collectivités, la construction de l’aéroport devient plus intéressante que son abandon seulement à partir de 8,5% de bénéfices annuels. Une paille...

  • cactusun
    cactusun
    retraité
    • Posté à 19h41 le 18/12/2012
    • Internaute 50486
      retraité

    « En effet, alors que le plan financier laisse apparaître des recettes pour zéro à partir de 2018 pour Nantes-Atlantique et Saint-Nazaire (ce qui laisse dubitatif sur l’idée qu’Airbus resterait puisque sa présence générerait nécessairement des redevances), rien n’est dit sur le sort des terrains après cette date, alors même que la concession serait encore prévue pour près de 50 ans. »
    On peut aussi le potentiel d’investissement (et de bénéfice) immobilier sur ces terres, lorsqu’on sait que la couronne résidentielle de Nantes dépasse maintenant les 40 km, du fait de la très forte hausse de l’immobilier sur Nantes.
    Mais faire réfléchir les militants socialistes influents sur ce sujet va être délicat, lorsqu’on sait que le simple fait de prononcer le mot aéroport devant eux provoque facilement des réactions épidermiques de violence et de censure.

  • goom
    goom
    citoyen désabusé
    • Posté à 19h57 le 18/12/2012
    • Internaute 19294
      citoyen désabusé

    Heu quand on parle d’une ligne LGV Nantes Orly ou Nantes Roissy est-ce que vous :
    - avez demandé l’avis de ceux qui sont sur le tracé et seront expropriés ?
    - avez demandé l’avis des riverains des aéroports susnommés s’ils étaient d’accord pour subir plus de nuisances pour transporter les Nantais ?
    - avez réfléchi à l’aménagement du territoire en faisant ainsi en sorte de renforcer l’Ile de France alors qu’il faudrait au contraire décentraliser.

    Les questions autour de la concession reste valable, évitons juste les solutions NIMBY (not in my backyard), c’est comme les industries, on en veut bien en France mais jamais proche de chez soi, toujours proche du voisin, ben ça ne marche pas.

    • ruerâle
      ruerâle répond à goom
      héliotrope
      • Posté à 20h09 le 18/12/2012
      • Internaute 110429
        héliotrope

      En même temps, les franciliens n’ont pas de jardin...

    • Tassin
      Tassin répond à goom
      Inquiet
      • Posté à 22h14 le 18/12/2012
      • Internaute 70606
        Inquiet

      Je suis d’accord, aéroports et LGV même combat.
      Toujours plus vite toujours plus loin non merci !

      • GrosLama
        GrosLama répond à Tassin
        kikoolol
        • Posté à 00h28 le 19/12/2012
        • Internaute 119128
          kikoolol

        Habitant Angers, et travaillant à Paris, j’aimerais bien mettre un peu moins de temps pour aller à mon travail.
        « Alors toujours plus loin, toujours plus vite non merci », d’accord, dans ce cas payez moi le logement sur Paris : D

        J’ai détaillé un peu plus sérieusement ma pensée en dessous. Sans doute avec des fautes, mais je suis fatigué alors je me le permets.

         
        • EdkOb
          EdkOb répond à GrosLama
          • Posté à 00h52 le 19/12/2012
          • Internaute 85736

          « Habitant Angers, et travaillant à Paris, j’aimerais bien mettre un peu moins de temps pour aller à mon travail. »

          Fait comme Spock : la téléportation !

          Perso, j’ai toujours déménagé selon mes lieux de travail. Mais c’est certainement une pratique irresponsable : j’aurais du réclamer un aéroport !

          • GrosLama
            GrosLama répond à EdkOb
            kikoolol
            • Posté à 23h47 le 19/12/2012
            • Internaute 119128
              kikoolol

            Prendre le train est moins cher que la région parisienne et plus confortable. et je réclame pas un aéroport, je réclame une LGV !

            • EdkOb
              EdkOb répond à GrosLama
              • Posté à 07h10 le 20/12/2012
              • Internaute 85736

              Eh oui, « je » réclame toujours !

              Et « je » réclame à qui ? Ben à tous les « nous » pour qui c’est déjà un peu (juste un peu, si peu) compliqué actuellement.

              Donnez-moi « ma » ligne quotidienne, quelle belle déclinaison de l’égoïsme actuel....

        • Alex.2.0
          Alex.2.0 répond à GrosLama
          Article 35 24 juin 1793
          • Posté à 01h23 le 19/12/2012
          • Internaute 187341
            Article 35 24 juin 1793

          un petit déménagement et c’est réglé ;)

        • Tassin
          Tassin répond à GrosLama
          Inquiet
          • Posté à 09h06 le 19/12/2012
          • Internaute 70606
            Inquiet

          Oui bien sur et comme ça vous irez habiter à Nantes et réclamerez ensuite un Super-TGV pour mettre moins de temps pour aller à votre travail...
          Sans déconner habiter à Angers et travailler à Paris, ça doit faire dans les 600km A/R. Après on peut critiquer ceux qui font 50km par jour pour aller au boulot en bagnole mais ils polluent moins que vous au final.

          • GrosLama
            GrosLama répond à Tassin
            kikoolol
            • Posté à 00h01 le 20/12/2012
            • Internaute 119128
              kikoolol

            Devrais je préciser que j’y bosse qu’une semaine par moi, et je ne demande qu’a avoir un vrai job pour déménager près de l’entreprise.
            Quand à l’empreinte Carbone selon la SNCF je rechette 7kg de CO2 et grosso modo, 12kg pour une voiture à 50 bornes de Paris.

            • Tassin
              Tassin répond à GrosLama
              Inquiet
              • Posté à 09h16 le 20/12/2012
              • Internaute 70606
                Inquiet

              Le décompte de la quantité de CO2 est biaisé par le nucléaire. Ce qui compte c’est plutôt les kWh consommés.
              Sinon une semaine par mois (1A/R ou 5 ?) c’est pas vraiment ce qu’on appelle un trajet domicile-travail.
              Bref, de toutes façons de manière générale et à moyen terme, plus on va vite et plus on parcoure de distance. Donc plus on consomme d’énergie toutes choses égales par ailleurs.
              On n’arrivera à rien du point de vue environnemental en continuant d’augmenter la vitesse des flux.

        7 autres commentaires
    • GrosLama
      GrosLama répond à goom
      kikoolol
      • Posté à 00h29 le 19/12/2012
      • Internaute 119128
        kikoolol

      Roissy Charles de Gaulles est un Hub, le principe du Hub est de centralisé en un point les gros flux pour économiser de l’argents par des économies d’échelle en adoptant des plus gros porteurs. Accessoirement aussi un « motif écolo » (avec des « » parce que le transport aérien et l’écologie c’est pas vraiment compatible) puisque on supprime plusieurs petits avions pour les remplacer par des gros porteurs qui consomment moins par passagers transporté.
      Ensuite Roissy est très loin d’être saturé donc il serait temps d’utiliser à fond les infrastructures existantes, et au diable les riverains, Roissy à été construit en pleine campagne et les villes n’ont pas eu de scrupule à vendre des terrains pas cher à coté. Et ils ont réussi à trouver des pigeons pour acheter près d’un aéroport. Quand on achète près d’un aéroport il faut pas se plaindre du bruit.

      Ensuite une LGV Roissy Nantes, serait en fait juste une LGV, Le mans - Nantes.En plus de faire voyager les gens plus rapidement, cela permettrait de déclasser la voie ferrée existante pour le fret et le trafic régional, ce qui permettrait d’enlever un peu de camion sur l’A11 et rendre le port de St Nazaire plus attractif notamment en transport multimodal.

      Ensuite un autre projet serait de faire passer cette LGV par l’aéroport d’Angers pour qu’il serve enfin à faire décoller des avions.

      • Lowestone
        Lowestone répond à GrosLama
        Chercheur en informatique
        • Posté à 10h31 le 19/12/2012
        • Expert 53869
          Chercheur en informatique

        Le problème c’est que même avec une ligne LGV continue entre Nantes et Roissy il n’y aurait pas de demande suffisante pour avoir une déserte régulière. Actuellement il doit y avoir 4 rotations par jour entre les deux gares. Les autres alternatives imposent de passer par Paris ou Massy. C’ajoute a ca le fait qu’il n’y a pas de train le matin arrivant avant midi et repartant le soir apres 18h. Enfin meme avec une ligne faisant nantes paris en 1h30 il faut rajouter actuellement 1h pour faire le tour de Paris par l’est.

        Au final la qualité de service est donc très différence entre les deux solutions.

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