De l’intérêt du conflit

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Dépendance aux antidouleurs opiacés : un fléau venu des Etats-Unis

Benjamin Sourice
Journaliste
Publié le 15/01/2013 à 18h27

Le drapeau américain en pilules (M.a.r.c/Flickr/CC)

L’addiction médicamenteuse aux antalgiques opiacés est devenu un fléau sanitaire des plus préoccupants pour les autorités d’Amérique du Nord.

En 2012, 16 500 personnes sont mortes d’une overdose d’antalgiques opiacés sur le territoire américain, ce qui représente plus de décès que ceux causés par les surdoses de cocaïne et d’héroïne réunies.

Les overdoses concernent :

  • dans 20% des cas, des patients suivis par un seul docteur et prenant de faibles doses ;
  • pour 40%, il s’agit de patients suivis mais sur des doses prescrites élevées ;
  • dans 40% des cas, il s’agit d’un usage détourné lié à la toxicomanie.

60% des overdoses adviennent donc dans le cadre d’une consommation d’antidouleur opiacés prescrites. Cependant, les patients qui deviennent accros s’automédicamentent et augmentent eux-mêmes les doses, ce qui les conduit à l’overdose.

Quelque deux millions d’Américains seraient dépendants à ces médicaments indique le Washington Post qui qualifie ce phénomène d’« épidémie » dans une enquête retentissante, publiée le 31 décembre 2012.

De son coté, le ministère de la Santé canadienne reconnaît qu’« au cours des derniers dix ans, la surconsommation d’analgésiques opioïdes et la dépendance à ceux-ci sont devenus un problème de santé publique ».

Antidouleur de palier III

Trois médicaments font des ravages dans les territoires nord-américains :

Le Dr. Xavier Laqueille, responsable du service d’addictologie de l’Hôpital Sainte-Anne à Paris, explique :

« Ce qui caractérise l’Oxycontin, c’est la puissance de son effet dysleptique, ce qui explique également son attraction pour les toxicomanes. »

Classés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme antidouleur de palier III, au même niveau que les stupéfiants (morphine), ces dérivés opiacés sont délivrés aux Etats-Unis sur simple ordonnance, aisément falsifiable, et distribués dans toutes les pharmacies du pays sans réel contrôle des autorités sanitaires.

Normalement prescrits pour soulager les douleurs les plus aiguës (cancers), ces médicaments sont désormais distribués aux patients pour des maux chroniques de moindre intensité (arthrite, mal de dos...), relate le Washington Post.

Ces opiacés puissants créent une accoutumance, puis une dépendance en cas de traitement prolongé ou d’usage détourné, dont le sevrage peut être désagréable pour le patient qui ressentira des effets de manque (nausée, insomnies...).

Ces médicaments opioïdes peuvent également causer de l’euphorie, ce qui a tendance, chez certains patients, a entraîner une surconsommation liée à une recherche de bien-être. Un risque de dépendance connue de longue date par les médecins qui, jusqu’à la fin des années 90, faisaient preuve d’une certaine « opiophobie ».

Une dépendance sous-évaluée par les labos

Le Washington Post révèle dans son enquête comment les laboratoires, en particulier Purdue Pharma, le distributeur de l’Oxycontin depuis 1995, ont manœuvré pour imposer l’idée que ces antidouleurs « posaient un risque minimum d’addiction ».

La presse scientifique a été noyée sous des flots d’études réalisées par les entreprises et signées par des praticiens de renom selon la pratique des « nègres scientifiques » ( « ghostwriting »). Pour assurer leur publicité, ces entreprises se sont entourées de personnalités influentes du monde médical, comme le Pr. Russell Portenoy, spécialiste new-yorkais de la douleur et par ailleurs conseiller pour l’Agence fédérale américaine des produits alimentaires et médicamenteux (Food and Drug Administration, FDA).

Le Washington Post révèle également qu’en 2002, huit des dix experts de la FDA chargés d’évaluer le risque de dépendance avaient des liens d’intérêts avec l’industrie, dont cinq avec Purdue.

Entre 1997 et 2007, la distribution des antidouleurs opiacés va augmenter de 627%, relève une étude américaine [PDF] de 2011 des Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC). La production actuelle permettrait de fournir « à chaque Américain une dose de 5 mg de Vicodin toutes les quatre heures pendant un mois », d’après le CDC.


Evolution de la consommation d’opioïdes aux Etats-Unis (Capture d’écran d’un document du CDC)

En France, stupéfiants et antalgiques

En France, il existe deux types d’opiacés sur le marché pouvant être prescrits par des médecins généralistes :

  • les antalgiques ;
  • les traitements de substitution à l’héroïne, comme la méthadone ou le Subutex.

En 2009, deux personnes sont décédées [PDF] sur le territoire français suite à une overdose d’oxycodone, classé parmi les stupéfiants.

Pour les obtenir, la loi française impose l’utilisation d’ordonnance sécurisée sur les stupéfiants (palier III), comportant filigrane, numéro de série et identification du patient comme du prescripteur, avec une limite de validité de 72 heures après la prescription.

Ces substitutifs bon marché sont très recherchés des toxicomanes qui en détournent parfois l’usage pour alimenter des trafics de rue. Le Dr Laqueille :

« Historiquement, en France, les toxicomanies médicamenteuses sur des antalgiques opiacés concernent la codéine, avec par exemple le détournement du Néo-codion, ou ceux à base de morphine, comme le Skenan. »

Overdose au Tramadol

Le Tramadol

Médicament contenant du Tramadol, vendu sous les noms de :

– Monoalgic LP

– Zaldiar

– Contramal

– Topalgic

– Biodalgic

– Takadol

– Zamudol

– Dolzam

– Ixprim 37,5 mg/325 mg

– Monocrixo LP 100 mg / 150 mg / 200 mg

– Ultram

– Tramacet 37,5 mg/325 mg

– Ralivia

– Tramium

– Tramacet

– Zumalgic

Le Tramadol est lui prescrit aux personnes souffrant de pathologies douloureuses. C’est un antidouleur opiacé intermédiaire (palier II) prescrit notamment en remplacement du Di-Antalvic, antidouleur non opiacé retiré en 2011 alors que huit millions de Français en consommaient régulièrement.

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Afssaps devenue ANSM), qui l’a classé parmi les médicaments à surveiller, a estimé en janvier 2012 que les ventes françaises de Tramadol avaient augmenté de 30%.

Il peut être détourné comme drogue, notamment dans les pays du tiers monde. En 2010, la Commission nationale des stupéfiant et des psychotropes relevait sept cas de décès par overdose de Tramadol en France et une augmentation de l’implication des « substances opiacées licites hors médicaments de substitution » dans 15,8% des cas d’overdoses enregistrées.

De plus en plus prescrit, le Tramadol a fait l’objet d’alertes des praticiens et des autorités sanitaires pour la dépendance qu’il peut provoquer et les risques de détournement.

« Dérive des prescriptions »

Le docteur Laqueille reconnaît que « la généralisation de ces traitements (les analgésiques opioïdes) relève d’une dérive dans les prescriptions » mais que la « demande joue un rôle non négligeable ».

Spécialiste de la pharmacodépendance du CHU de Toulouse, la Pr. Anne Roussin avertit [PDF] qu’avec le Tramadol, une « dépendance » peut s’installer chez des patients « suite à des prescriptions à but antalgique ».

Elle souligne la vulnérabilité de ceux qui, accoutumés, augmenteraient les doses « parfois à la recherche d’un bien-être, d’un effet plaisant, euphorisant ou stimulant ». Une mise en garde à prendre avec le plus grand sérieux aux vues du « pharmageddon » américain.

  • 33040 visites
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  • .666
    .666
    Juif errant
    • Posté à 18h44 le 15/01/2013
    • 181210
      Juif errant

    Overdose ?
    Mali : pour l’Américaine Susan Rice, le plan français
    d’intervention militaire est « de la merde »

    • nono le simplet
      nono le simplet répond à .666
      gauchiste placide
      • Posté à 18h57 le 15/01/2013
      • Internaute 9767
        gauchiste placide

      non seulement c’est hors sujet mais c’est pas des nouvelles fraîches fraîches puisque de mi décembre ...

    • non renseigné
      non renseigné répond à .666
      ici et maintenant
      • Posté à 21h22 le 15/01/2013
      • Internaute 188652
        ici et maintenant

      Je serais ricain, j’éviterais d’émettre un avis critique sur un plan d’intervention militaire. Je veut dire, comment évaluent-ils leur propres interventions en Irak et en Afghanistan ? Ou en Somalie ?

    • Le funambule
      Le funambule répond à .666
      A l'ouest
      • Posté à 21h27 le 15/01/2013
      • Internaute 196669
        A l'ouest

      Le Canard est en vente libre dès le mercredi. Tu dates un peu.

      Tu crois que les militaires ont abusé d’opiacés ?

  • pablico
    pablico
    Co-NOBEL de la Paix
    • Posté à 18h47 le 15/01/2013
    • Internaute 14278
      Co-NOBEL de la Paix

    Stupéfiant !

    • loulou Ferrary
      loulou Ferrary répond à pablico
      punk situ
      • Posté à 19h11 le 15/01/2013
      • Internaute 167345
        punk situ

      Stupéflippant !

      • Ianeak
        Ianeak répond à loulou Ferrary
        escapiste
        • Posté à 19h40 le 15/01/2013
        • Internaute 104544
          escapiste

        Que se soit la face criminelle, comme celle légale, le visage du narcobusiness n’est décidément pas triste.
        Une jolie société bien hypocrite tout de même, qui désigne les méchants junkys d’un côté et fabrique de bons narcodépendants de l’autre.

  • alex_m
    alex_m
    computational biologist
    • Posté à 18h54 le 15/01/2013
    • Internaute 110686
      computational biologist

    Pour une sciatique bien douloureuse, on m’a prescrit du tramadol. Les effets liés au manque pendant les périodes sans douleur étaient inquiétants. Le dosage du médicament par rapport à la douleur n’était pas facile non plus (tu prends le nombre de cachet que le Dr il te dit, l’effet viendra plus tard).
    Finalement, j’ai opté pour le cannabis. L’effet anti-douleur était aussi efficace. Le fait de fumer rendait le dosage bien plus précis avec un peu d’habitude. Dans un environnement de travail assez compréhensif, j’ai pu continuer à bosser plutôt que de rester à la maison pendant trois mois. Un petit pétard avant un gros meeting, et je pouvais au moins rester assis (et si jamais il y avait baisse d’attention, c’était plutôt lié à la douleur). Pour préciser, j’ai un boulot assez intello où il faut avoir les yeux en face des trous.
    A la fin de la sciatique, l’arrêt de l’herbe n’a posé aucun problème. Même entouré d’amis fumant de manière récréative, ça ne m’a jamais plus attiré que ça.
    Sans vouloir faire l’apôtre de la fumette à outrance, la prochaine fois que j’ai une grosse douleur chronique, je ne finirai plus chez le pharmacien, mais chez mon jardinier.

    • PBD.
      PBD. répond à alex_m
      fourmi communiste
      • Posté à 19h04 le 15/01/2013
      • Internaute 190827
        fourmi communiste

      Et oui, la prohibition du cannabis chez nous arrange bien les labos pharmaceutiques....

      • loulou Ferrary
        loulou Ferrary répond à PBD.
        punk situ
        • Posté à 19h14 le 15/01/2013
        • Internaute 167345
          punk situ

        En cas d’acceptation par la société du cannabis, les labos doivent déjà avoir leur plan B ...

         
        • jino83
          jino83 répond à loulou Ferrary
          • Posté à 19h42 le 15/01/2013
          • 159282

          Leur com. a venir sur le cannabis si un jour la situation évolue et même déjà connu .
          Les labos vous feront une belle explication pour démontrer que seule certaines molécules présente dans le cannabis sont bonnes et que les autres restent nocives .
          Donc le cannabis en lui même resteras dangereux , mais les molécules présente dedans et qui seront vendu par les labos , elles , vous seront bénéfiques .Tout un programme .

          L’ennuie pour les labos c’est qu’ils peuvent facilement isoler des molécules pour avoir un effet particulier .
          Mais que les effets des molécules isolées ne donnent pas les mêmes résultats que le cocktail de molécules qu’ apporte un simple pétard .

          • Alex.2.0
            Alex.2.0 répond à jino83
            Article 35 24 juin 1793
            • Posté à 22h11 le 15/01/2013
            • Internaute 187341
              Article 35 24 juin 1793

            Suffit de voir tout les médicaments a base de cannabis qui sont tous interdits en France sauf procédure particulière( je me rappelle plus du nom de la procédure en question ) mais quasi impossible a avoir.
            Sativex power !

          • marc_r89
            marc_r89 répond à jino83
            citoyen
            • Posté à 11h10 le 16/01/2013
            • Internaute 121487
              citoyen

            Sur le continent nord-américain, on ne peut pas dire que « les labos » ne soient pas puissants. Et pourtant : L’usage du cannabis à des fins thérapeutiques est autorisés au Québec et dans quelques états des Etats-Unis...

        • Do it yourself
          Do it yourself répond à loulou Ferrary
          Pote d'Ernest-Lucien
          • Posté à 21h15 le 15/01/2013
          • Internaute 195948
            Pote d'Ernest-Lucien

          Hormis nous rendre accro aux opiacés, je ne vois pas bien !

        • webjoyz
          webjoyz répond à loulou Ferrary
          • Posté à 22h42 le 15/01/2013
          • Internaute 166029

          et les horticulteurs leur plan Z qui attend depuis bien longtemps...

        • Lemmy_Nothor
          Lemmy_Nothor répond à loulou Ferrary
          Aintgonnaworkformaggiesfarm
          • Posté à 11h15 le 16/01/2013
          • Internaute 12434
            Aintgonnaworkformaggiesfarm

          Faut pas oublier les grandes compagnies de tabac. Déjà en Oregon et dans l’état de Washington, ou le cannabis a été légalisé, les compagnies de tabac achètent des terres afin de se mettre à la culture. Et ils ont beaucoup d’argent et de savoir faire, en plus de détenir un immense réseau de distribution, et une équipe de marketing qui se défend pas mal du tout.

        6 autres commentaires
      • Ianeak
        Ianeak répond à PBD.
        escapiste
        • Posté à 19h51 le 15/01/2013
        • Internaute 104544
          escapiste

        c’est surtout les banques lessiveuses que ça arrange si tu veux mon avis, ainsi que les « cartel » de production, en amont,... Un produit prohibé on peut le vendre très cher, et tout ce pognon qu’on peut garder obscure...

    • jino83
      jino83 répond à alex_m
      • Posté à 19h26 le 15/01/2013
      • 159282

      Même chose avec un lumbago , un traitement anti douleur qui n’a eu que peu d’effet sur la douleur mais qui me mettait en vrac . Fumeur habituel je m’en passait pour prendre le traitement .
      Au bout de quelque jours a ne plus pouvoir bouger et a ce tordre de douleur , j’ai vérifier si un petit pétard c’était pas plus efficace que les cachets , et y pas photo.

      Quand a l’effet des anti douleurs , le plus terrible ça été la première prise , par injection ... en 30seconde la tête qui a tourné et , dans les wc en train de vomir la minute qui suivait ... Stupéfiant le médicament ...

    • Hervé
      Hervé répond à alex_m
      Marin-pecheur breton
      • Posté à 21h19 le 15/01/2013
      • Internaute 103931
        Marin-pecheur breton

      « Pour une sciatique bien douloureuse, on m’a prescrit du tramadol. “
      ” Finalement, j’ai opté pour le cannabis “
      Sinon un bon ostéopathe fait aussi l’affaire ;)

      • alex_m
        alex_m répond à Hervé
        computational biologist
        • Posté à 22h34 le 15/01/2013
        • Internaute 110686
          computational biologist

        Le bon osthéo était là aussi. Mais un osthéo, c’est pas un magicien

    • chippo74
      chippo74 répond à alex_m
      membre de la société des cons, (...)
      • Posté à 13h36 le 16/01/2013
      • Internaute 79110
        membre de la société des cons, (...)

      Très similaires pour moi. Le tramadol par contre ne me faisait strictement rien alors que le pétard jouait son rôle antalgique à merveille.

  • uberto
    uberto
    mouuuais on verra plus tard
    • Posté à 19h08 le 15/01/2013
    • Internaute 187304
      mouuuais on verra plus tard

    J’ai déjà eu droit au Topalgic après une petite opération et l’effet sur moi est loin d’être euphorisant ! Je me suis trouvé cloué au lit sans pouvoir bouger. Je trouve qu’on le prescrit un peu trop facilement, faudrait faire gaffe avec. C’est évident vu leurs effets, que certains vont détourner l’usage de ces médicaments.
    C’est comme les Dafalgan contenant de la codeine, leur boite ressemble énormément à la boite de Dafalgan normale. Sans faire gaffe, on peut en prendre pour des petits maux et comme l’usage veut qu’ils soient pris par deux, ça peut poser problème.

    • defix
      defix répond à uberto
      www.defix.org
      • Posté à 19h33 le 15/01/2013
      • Internaute 6431
        www.defix.org

      ...
      En même temps, quand on voit l’effet que peuvent vous faire deux petits cachets...

      • uberto
        uberto répond à defix
        mouuuais on verra plus tard
        • Posté à 20h46 le 15/01/2013
        • Internaute 187304
          mouuuais on verra plus tard

        Sans vouloir mettre en doute son professionnalisme, dans son cas je suis pas certains que ce soient deux cachets de Dafalgan !

        Par contre j’ai une paix royale depuis que je l’ai comme avatar ... plus personne ne me cherche des histoire !

  • We want a shrubbery
    We want a shrubbery
    Fonctionnaire à chat. Ni!
    • Posté à 19h22 le 15/01/2013
    • Internaute 100046
      Fonctionnaire à chat. Ni!

    Faut dire qu’avec tous ces mauvais exémples...

  • Tresept
    Tresept
    En voie d'anonymisation
    • Posté à 19h26 le 15/01/2013
    • Internaute 153535
      En voie d'anonymisation

    après qu’une caisse m’ait roulé dessus, on m’a prescrit ces saletés de médocs. j’ai pris la moitié d’un cachet un jour à 11h du mat’, je me suis réveillé le lendemain à 23h avec la gueule enfarinée.
    plus jamais.

  • Do it yourself
    Do it yourself
    Pote d'Ernest-Lucien
    • Posté à 19h55 le 15/01/2013
    • Internaute 195948
      Pote d'Ernest-Lucien

    Mon toubib était furieux quand on lui a supprimé le di-antalvic de son arsenal ; « les opiacés ne sont pas anodins » m’avait il confié.

    • uberto
      uberto répond à Do it yourself
      mouuuais on verra plus tard
      • Posté à 21h08 le 15/01/2013
      • Internaute 187304
        mouuuais on verra plus tard

      Pour le Di-antalvic, j’ai rien compris. Il calmait effectivement la douleur sans pour autant assommer même s’il pouvait avoir comme effet secondaire une accoutumance. Je trouve le Tramadol bien pire. C’est incompréhensible comme décision.

  • Bernardo Z
    Bernardo Z
    Europe ? Salope ! Tu t'es (...)
    • Posté à 20h29 le 15/01/2013
    • Internaute 196411
      Europe ? Salope ! Tu t'es (...)

    Avec tout ces médicaments qui sont mauvais pour notre santé il va vraiment falloir légaliser le cannabis...

  • O.S.T.I.A.
    • Posté à 20h36 le 15/01/2013
    • Internaute 191710
      ZAD

    Le paragraphe sur les laboratoires est affligeant.... personnellement j’ai plus confiance en un dealer qu’en mon médecin, quant aux types travaillant dans les labos pharmaceutiques, ils ont autant de crédibilité que les types de chez monsanto ou marloboro....

    • Joseph Gratteur
      Joseph Gratteur répond à O.S.T.I.A.
      Working class bléro
      • Posté à 21h17 le 15/01/2013
      • Internaute 164574
        Working class bléro

      Et vu le nombre d’affaires qui sortent, bientôt, il y aura plus de repris de justice chez les labos que chez les narcos.

    • Lemmy_Nothor
      Lemmy_Nothor répond à O.S.T.I.A.
      Aintgonnaworkformaggiesfarm
      • Posté à 11h17 le 16/01/2013
      • Internaute 12434
        Aintgonnaworkformaggiesfarm

      Moi je passai par dessus le médecin. Je travaillais dans une pharmacie.

  • trouble fêtes
    trouble fêtes
    aconforme
    • Posté à 20h46 le 15/01/2013
    • Internaute 156689
      aconforme

    Une drogue détournée comme drogue ! Cherchez l’erreur...
    Je connais tourner, c’est aller à gauche ou/et aller à droite !
    Détourner serait le contraire - c’est à dire comme laver-délaver, caféiné-décaféiné - , donc pas à gauche ni à droite - c’est-à-dire « aller tout droit ». Faut-il, alors, faire attention aux avions qui vont tout droit ? Pourquoi dit-on aussi, il a mal tourné, de quelqu’un, parce qu’il s’est écarté - du droit chemin ?
    Donc « une drogue détournée comme drogue » ne s’est pas écartée du droit chemin et donc - elle n’a pas mal tourné !
    Il faut que je retourne prendre mes drogues pour remettre tout ça à l’endroit, je me sens, de toutes parts, tout contourné d’inverses inversés...

    Là, ça tourne voire déverse :
    « Dans les Sociétés Théocratiques, les autorités utilisèrent Dieu et la religion
    pour asservir l’homme ; dans les Sociétés Thérapeutiques, elles utilisent en
    plus la médecine et la science. »
    ...
    « Être en bonne santé implique de prendre des médicaments prescrits par les
    médecins (les nouveaux rabbins) et d’éviter ceux qu’interdit l’État (Dieu).
    Comme les lois diététiques juives engendrèrent la métaphore de la sainteté,
    accessible en absorbant des aliments propres et en refusant les nourritures
    impures, les règlements médicamenteux engendrent la métaphore de la
    bonne santé fondée sur les produits chimiques licites. »
    ...
    « Il y a des milliers d’années, en des temps qu’il nous plaît de qualifier de “primitifs” (ce qui nous rend “modernes” sans avoir besoin de faire preuve d’une telle qualification), la religion et la médecine n’étaient qu’une seule et même entreprise ; elles étaient toutes deux étroitement liées au gouvernement et à la politique, ceux-ci étant soucieux de maintenir l’intégrité de la communauté et des individus qui en étaient membres. Comment faisaient les sociétés anciennes et leur prêtres-médecins pour sauvegarder la population de la famine et des calamités, des périls qu’impliquaient les affrontements militaires, et de toutes les catastrophes qui menaçaient les individus et les populations ? Ils y réussissaient en général grâce à la célébration de certaines cérémonies religieuses. Dans la Grèce ancienne (et autres lieux), l’une des cérémonies consistait en un sacrifice humain. (...) La personne qu’on sacrifiait en guise de bouc émissaire s’appelait “pharmakos”. On voit donc que la racine de termes tels que pharmacologie et pharmacopée n’est point “médicament”, “drogue” ou poison, ainsi que la plupart des dictionnaires le prétend à tort. La vraie racine, c’est le “bouc émissaire” ! »

    Extraits : La « Pharmacratie » par Thomas Szasz.

    • Rhesus K
      Rhesus K répond à trouble fêtes
      outrée l'outre!
      • Posté à 05h58 le 16/01/2013
      • Internaute 194199
        outrée l'outre!

      ’détourné’ m’a retourné..

      et merci pour le lien et ses extraits aussi, je ne connaissais pas.. (loin de tout connaitre alors ?)

  • non renseigné
    non renseigné
    ici et maintenant
    • Posté à 21h18 le 15/01/2013
    • Internaute 188652
      ici et maintenant

    La morphine médicale j’ai testé, c’est d’une redoutable efficacité (vous pouvez courir avec des côtes cassées avec ça) et on sent bien le potentiel addictif de la chose. D’après un autre patient, à partir d’une certaine dose vous oubliez que vous êtes fumeur. Par contre, comptez presque autant de temps de deshabituation que de temps de traitement et ne mélanger pas l’alcool avec ça sauf si vous voulez savoir ce qu’est un bad trip.
    Si votre médecin vous prescrit ça, vous pouvez diminuer les doses presque de moitié sans grande perte d’efficacité (testé aussi et fortement conseillé). Vous pouvez également lui demander d’augmenter la dose sans trop de difficulté (le mien me l’avait proposé spontanément au bout de 2 semaines, s’étonnant que je n’en fasse pas la demande comme ses autres patients traités à l’opium légal) et revendre le surplus, les pharmacies n’aimant pas trop récupérer ce genre de médocs par crainte de se faire braquer par des toxicos.
    La semaine prochaine on vous parlera des antidépresseurs et autres pilules du bonheur, j’ai qu’à regarder autour de moi pour me convaincre de ne pas y toucher.

  • Alenek
    • Posté à 23h13 le 15/01/2013
    • Internaute 158354

    Expérience personnelle :
    Au Canada, j’ai eu un problème de santé important :

    Dont un des symptômes était des douleurs très importantes .

    Outre le fait d’entendre que c’est un mystère médical de la part des médecins ...

    1 séjour aux urgences : on trouve rien : Shoot de morphine, prescriptions d’oxycodones : 5 mg à prendre 4 fois par jour par dose de 5 ou 10 mg ( je me retrouve avec 30 pilules ... ) et retour à la maison ...

    2 eme séjour aux urgences : après avoir eu une crise de douleur et avoir pris de l’oxycodone... prescriptions de percocet : 5mg d’oxycodone + 325 mg d’acetaminophen ... 12 doses ...

    ... donc y a un problème au niveau de la prescription ... ils donnent ça sans prévenir des risques, sans expliqué le problème de l’accoutumance ....

    • Rhesus K
      Rhesus K répond à Alenek
      outrée l'outre!
      • Posté à 06h09 le 16/01/2013
      • Internaute 194199
        outrée l'outre!

      comme tous les dealers, les pharmacos aiment l’accoutumance..

  • mystigris
    mystigris
    ...
    • Posté à 22h01 le 15/01/2013
    • Internaute 94417
      ...

    « Normalement prescrits pour soulager les douleurs les plus aiguës (cancers), ces médicaments sont désormais distribués aux patients pour des maux chroniques de moindre intensité (arthrite, mal de dos...) »

    Ce paragraphe me dérange car certaines maladies chroniques rhumatismales peuvent entraîner des douleurs dans les articulations et le dos indescriptibles par leur intensité.
    Les malades atteints de spondylarthrite ankylosante par exemple doivent d’ailleurs souvent rappeler que les douleurs ressenties n’ont rien à voir avec un mal de dos classique que peut connaître n’importe qui dans sa vie.

  • salengro
    salengro
    quand le verbe se fait chair, (...)
    • Posté à 00h00 le 16/01/2013
    • Internaute 107017
      quand le verbe se fait chair, (...)

    attention quand même, notamment des antalgiques dont le principe actif est la codéine phosphatée :
    bien que ce soit la substance qui créé l’addiction, elle est souvent associée au paracétamol qui lui est à l’origine des empoisonnements, en raison de sa durée d’action qui est plus longue.
    Et vu que la dose du principe rendant addictif est relativement faible s’agissant des conditionnements accessibles sans ordonnance, grande devient alors l’envie de l’accroître en multipliant la prise de cachets

  • transgeric
    transgeric
    refuteur de politiquement (...)
    • Posté à 22h48 le 15/01/2013
    • Internaute 115759
      refuteur de politiquement (...)

    si les autorites medicales n’avaient pas eu la stupidite d’interdire le di antalvic sous pretexte de suicides au di antalvic dans certains pays du nord ... maintenant les seuls medicaments antidouleurs « forts » disponibles sont moins efficaces, plus dangereux avec plus d’effets secondaires ... encore bravo ! ! !
    j’aimerai connaitre la vraie raison de ce retrait

  • inspecteur crouton
    • Posté à 23h28 le 15/01/2013
    • Internaute 118828
      modéré

    Pourquoi s’emmerder avec des dérivés ?

  • DiaboloSatanas
    DiaboloSatanas
    Fou du volant
    • Posté à 00h07 le 16/01/2013
    • Internaute 79165
      Fou du volant

    ..

  • Quand Le Tigre Lit
    Quand Le Tigre Lit
    en rédaction de Sutras du Tigre
    • Posté à 01h13 le 16/01/2013
    • Internaute 189949
      en rédaction de Sutras du Tigre

    Raaah, tout le monde y va de sa référence culturelle, plus moyen d’en trouver une convenable.

    A moins que...En outre, j’avais regardé un docu sur la façon dont la cocaïne et l’héro sont devenues hors la loi : ces substances combattaient l’alcoolisme, la mélancolie, on pouvait s’en procurer facilement et ça ne semblait pas si dangereux au début...jusqu’à ce qu’on les purifie.

    En outre, les antidouleurs et opiacés ont eu relative bonne presse pendant des décennies puisque les plus grands musiciens U.S. (et pas que...) se gavaient avant de produire un album (ou se produire sur scène).

    Un essai en parle admirablement, je vous le conseille.

  • simla
    simla
    desperate housewife
    • Posté à 02h09 le 16/01/2013
    • Internaute 164811
      desperate housewife

    Ce problème a été soulevé dans la série « urgences » depuis une dizaine d’années !

    Rien de nouveau sous le soleil, apparemment !

    • Schrödinger
      Schrödinger répond à simla
      Poli et gentil. Très rue89.
      • Posté à 09h40 le 16/01/2013
      • Internaute 41709
        Poli et gentil. Très rue89.

      Dans « Friends » et « inpecteur Derrick » aussi... Enfin je crois...

  • Communisty Manager
    Communisty Manager
    Franc-Tireur
    • Posté à 02h59 le 16/01/2013
    • Internaute 196465
      Franc-Tireur

    L’opium, c’est la religion du peuple...

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