Derriere le barreau

La justice vue de l'autre côté de la barre, par l'avocate Laure Heinich-Luijer.

Un détenu se suicide trois jours après un refus d'hospitalisation

Publié le 04/07/2010 à 18h13

L’effet de vases communicants est flagrant : les hôpitaux psychiatriques se vident de leurs lits et les prisons se remplissent de personnes atteintes de troubles mentaux. Les psychiatres défroquent-ils leur blouse blanche ?

Ils semblent en tous cas s’accorder avec les politiques sur le fait que les pathologies mentales ne doivent pas permettre l’immunité judiciaire. A peine 1% des expertises psychiatriques concluent à l’abolition du discernement des mis en cause et donc à leur irresponsabilité pénale.

Les experts deviennent ainsi la caution « scientifique » des décisions d’emprisonnement comme les avocats sont l’alibi de la procédure pénale.

La société, informée par quelques faits divers sur-médiatisés et utilisés à des fins sécuritaires, porte le fantasme du tout carcéral contre le rien psychiatrique que représenterait l’hospitalisation d’office. Cela arrange nécessairement quelques praticiens qui ont, et on les comprend, peur des agressions et des évasions à l’hôpital.

Le centre pénitentiaire de Liancourt serait-il le reflet de ce tout carcéral, de ses dérives et de ses drames ? La prison est en tout cas à l’image de la statuette des trois singes que l’on voit dans le bureau de la DRH de l’hôpital de Clermont-de-l’Oise, dont dépend la centre pénitentiaire, avec les mains sur les yeux, la bouche et les oreilles. Pour les psychologues qui y travaillent, cette statuette symboliserait-elle le seul moyen de conserver leur emploi ?

Neutraliser le détenu, plutôt que soigner le patient

Un quart du centre pénitentiaire est sur liste d’attente pour voir un psychiatre ou un psychologue. Il faut compter quatre à six mois pour les premiers entretiens d’évaluation sans que ceux-ci ne soient encore une prise en charge.

A Liancourt, comme dans tous les établissements pénitentiaires, il s’agit de neutraliser des détenus plutôt que de soigner des patients.

Les traitements sont régulièrement renouvelés sans voir les individus. Les médicaments se cumulent dans des sachets sans que les infirmiers soient bien certains de leur compatibilité car il n’y a pas de préparateur en pharmacie à Liancourt.

Dans les prisons françaises, en manque d’effectif médical, on ne peut pas être patient et détenu, il faut choisir.

Le numéro 5669 est mort. Il avait un numéro d’écrou au lieu d’un lit d’hôpital. Il est mort et il avait prévenu. Autant qu’un suicidaire puisse le faire.

En tournant les pages de son dossier, il n’y a pas une feuille sans les initiales TS, pour « tentative de suicide ».

  • Avant d’être incarcéré : TS.
  • Grille de vulnérabilité : TS.
  • Notice individuelle : TS.
  • Fiche d’observation : TS.
  • Fiche audience arrivant : TS.

Et quand il n’est pas écrit TS, on lit « risque auto-agressif », le mot est plus recherché.

5669 avait fait quatre tentatives de suicide préalables desquelles il avait été sauvé in extremis en service de réanimation.

Le risque suicidaire était si évident que l’administration pénitentiaire l’avait placé sous surveillance spéciale. Il faisait également l’objet d’un traitement psychiatrique et psychologique.

Un refus d’hospitalisation sans entretien préalable

A partir du 1er mars 2010, tout convergeait pour indiquer qu’une nouvelle tentative était imminente : il stockait son traitement médical, sa femme introduisait une procédure de divorce, une confrontation avec la partie civile était prévue, le juge d’instruction refusait finalement d’accorder un permis de visite à son fils après lui avoir annoncé le contraire.

Il avait, par ailleurs, perdu trente kilos en six mois de détention et avait été hospitalisé d’office trois jours en novembre 2009. Devant ce tableau accablant, le psychologue qui le suivait en détention a demandé à la psychiatre de le faire bénéficier d’une hospitalisation d’office.

Le conseiller d’insertion et de probation signalait lui aussi le risque accru de suicide. La psychiatre a refusé l’hospitalisation le 5 mars 2010 sans même prendre le soin de rencontrer le patient -le détenu ? le numéro d’écrou ?

Effectivement, bien qu’en détention provisoire et donc présumé innocent, le numéro 5669, incarcéré pour inceste, n’avait pas grand chose pour plaire. Il s’est suicidé le 8 mars 2010.

La Commission nationale de déontologie saisie

A Liancourt, a-t-on oublié le droit à la vie tel qu’il résulte de l’article 2 de la Convention européenne ?

C’est sur ce fondement que le Conseil d’Etat considère qu’un détenu est une personne particulièrement vulnérable, entièrement dépendante de l’administration, laquelle doit par conséquent prendre les mesures nécessaires à protéger sa vie :

« En vertu d’un principe rappelé notamment par la première phrase de l’article 2 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, au terme de laquelle le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi, eu égard à la vulnérabilité des détenus et à leur situation d’entière dépendance vis-à-vis de l’administration, il appartient tout particulièrement à celle-ci, et notamment au garde des Sceaux, ministre de la Justice et aux directeurs des établissements pénitentiaires, en leur qualité de chefs de service, de prendre les mesures propres à protéger leur vie. » (Conseil d’Etat, arrêt du 17 décembre 2008 rendu à l’initiative de la section française de l’Observatoire international des prisons)

Si la société d’aujourd’hui considère qu’elle n’a pas à tout mettre en œuvre pour garder les auteurs d’infraction en vie pour ce qu’ils sont, peut-être devrait-elle au moins le faire au nom des victimes et de leur droit
à un procès et ce, bien que l’on sache que celui-ci demeure toujours sans rapport avec leur douleur et sans effet sur elle.

Le psychologue a averti la hiérarchie du refus opposé par la psychiatre à l’hospitalisation d’office. Il a également fait saisir la Commission nationale de déontologie de la sécurité pour que des explications soient données sur les conditions de ce passage à l’acte.

Psychologue diligent, fort bien noté jusque là, il recevait un avis défavorable à sa titularisation. Il s’était manifestement trompé de serment. Au centre pénitentiaire de Liancourt on n’est pas fidèle à Hippocrate, on l’est à la statuette : ne rien dire, ne rien entendre, ne rien voir.

Aller plus loin
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  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable
    • Posté à 18h36 le 04/07/2010
    • Internaute 53186
      inconsolable

    Pinel délivrant les aliénés à la Salpêtrière en 1795 par Tony Robert-Fleury.

    Dans l’ancien régime la confusion entre l’hôpital et la prison était courante.

    Lien

    Mais c’était l’ancien régime...

    • Central Scrutennizer
      Central Scrutennizer répond à Anastaze
      Scrutennizant
      • Posté à 07h32 le 05/07/2010
      • Internaute 77982
        Scrutennizant

      Mais nous sommes revenus à l’ancien régime !

      • Anastaze
        Anastaze répond à Central Scrutennizer
        inconsolable
        • Posté à 09h11 le 05/07/2010
        • Internaute 53186
          inconsolable

        Oh ! pure médisance...

        ... certains prétendent que la question de la présence de Sarkozy, aux élections en 2012 revient à poser la question de la survivance d’élections à cette période (ça n’intéresse pas les gens)...

        ... mais je le redis : médisance !

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 18h37 le 04/07/2010
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    de tout temps on a confondu certains délits avec folie..

    on ne sait plus si le délit a été fait sous l’emprise de l’équilibre sain ou de la folie..

    • SuperAlAmAs-
      SuperAlAmAs- répond à pablico
      Don Quichotte
      • Posté à 18h25 le 05/07/2010
      • Internaute 65608
        Don Quichotte

      Il suffit de s’en remettre aux origines de la psychiatrie pour savoir que les plus fous sont ceux qui les désignent et prétendent les soigner...

    • SuperAlAmAs-
      SuperAlAmAs- répond à pablico
      Don Quichotte
      • Posté à 18h25 le 05/07/2010
      • Internaute 65608
        Don Quichotte

      Il suffit de s’en remettre aux origines de la psychiatrie pour savoir que les plus fous sont ceux qui les désignent et prétendent les soigner...

      • bunchaotang
        bunchaotang répond à SuperAlAmAs-
        chercheur
        • Posté à 20h57 le 05/07/2010
        • Expert 119154
          chercheur

        c’est démago ton truc, que du blabla ! si tu savais que la schizophrénie est une maladie et que les traitements qui ont sauvé des patients ont été découverts par des psychiatres français à l’hôpital saint-anne dans les années 50, et qu’il y a actuellement des progrès en neurosciences et notamment en neuro-imagerie, tu verrais que ce que tu dis ce ne sont que des clichés populistes ! tu fais le lis des politiques qui gouvenent avec la peur du prochain et des fantasmes à 2 sous ! un peu de connaissances pardi !

         
        • SuperAlAmAs-
          SuperAlAmAs- répond à bunchaotang
          Don Quichotte
          • Posté à 23h44 le 05/07/2010
          • Internaute 65608
            Don Quichotte

          Court et simpliste mais pas du tout « démago », les origines de la psychiatrie, les pères de cette discipline sont de plus en plus contestés...
          Les propriétaires actuels de la pensée psychiatrique sont des vendeurs de médicaments ; « un peu de connaissance pardi », quoi ? TF1 c’est quoi l’amour ? Je lis moi « chercheur »...
          Les origines de la psychiatrie sont « sociales » et inspirées de l’eugénisme pardi ! ! !
          Les traitements médicamenteux sont de plus en plus décriés...
          Il y a une myriades d’exemples sur les « effets secondaires » des médicamentions chimiques modernes : ex : prozac..
          Le monde de la psychiatrie doit changer beaucoup de choses et il est corrompus, beaucoup d’histoires de gros sous, la plupart des psychiatres on comme réflex un traitement médicamenteux dés le premier rendez vous, sans essayer aucune autre sorte de traitement.
          Les chercheurs en psychiatrie se plaignent eux même de l’influence des groupes pharmaceutiques sur leurs travaux et la quasi impossibilité de tenter une autre approche que les médicaments...
          Alors le progrès uniquement technique, de diagnostic, qu’est la neuro imagerie ne soigne pas le patient, le cerveau est l’endroit le plus méconnu du corps humains, et la plupart des patients en psychiatrie sont des cobayes,...
          En ce qui concerne la schizophrénie, les résultats des médicaments sont aléatoires...
          L’important c’est notre liens sociaux avec les personnes malades mentalement, quand on sera plus ouverts, que l’on voudra les voir, on ne les mettra plus en prison et surtout on s’intéressera d’avantage aux traitements qu’on leur réserve dans les services psychiatriques... avec le manque de moyen, etc etc...

          La prochaine fois insultes moi aussi non ? Qu’est ce que les gens deviennent cons !

          • bunchaotang
            bunchaotang répond à SuperAlAmAs-
            chercheur
            • Posté à 08h03 le 06/07/2010
            • Expert 119154
              chercheur

            as tu déjà rencontré un vrai psychiatre ? connais tu l’unafam ?
            la psychiatyrie est une spécialité médicale comme les autres, tu peux rencontrer un chir ou un cancéro incompétent ou des gens très bien. On ne peut pas globaliser.
            Les vrai chercheurs en psychiatrie ne se plaignent pas de l’influence des labo, simplement qu’ils n’ont plus les moyens publics, et la plupart part donc à l’étranger. On ne peut pas tout amalgamer et surtout à notre époque. Par ailleurs tu peux rencontrer des psychiatres (surtout dans le privé) qui sont uniquement psychothérapeutes. Et faut savoir que la plupart des psychotropes sont prescrits par les médecins généralistes qui ne sont pas pour la plupart formés au diagnostic de la dépression et des troubles anxieux et prescrivent souvent en première intention un antidép

            • SuperAlAmAs-
              SuperAlAmAs- répond à bunchaotang
              Don Quichotte
              • Posté à 14h35 le 06/07/2010
              • Internaute 65608
                Don Quichotte

              « as tu déjà rencontré un vrai psychiatre ? » mdr

              Rue89 c’est un cirque, du théâtre, les uniques arguments sont des jugements de valeurs, de la décrédibilisation...

              « la psychiatrie est une spécialité médicale comme les autres » Non, c’est faux et totalement faux, ca n’est pas une discipline comme les autres, on ne sait pas soigner le cerveau comme on soigne le cœur...

              « Par ailleurs tu peux rencontrer des psychiatres (surtout dans le privé) qui sont uniquement psychothérapeutes. »
              et qui pour parler simple faut n’importe « nawak », demain je peux mettre une plaque sur ma porte, mais eux ne prescrivent pas de médicaments enfin normalement, je connais l’exact différence et je maintiens que la psychiatrie est une discipline floue et que la plupart des psychiatre pour « trouver » la bonne molécule qui te soignera peut être, tu sers de cobaye tout le temps que tu la trouves pas... Entre temps y’en a qui se suicide, ce serait il suicidé avec ou sans le traitement, difficile à dire ? Mais il faut vivre les choses...

              « Et faut savoir que la plupart des psychotropes sont prescrits par les médecins généralistes qui ne sont pas pour la plupart formés au diagnostic de la dépression et des troubles anxieux et prescrivent souvent en première intention un antidépresseur »
              Je suis tout à fait d’accord ça me semble être un problème important de santé public mais bon, apparemment les médicaments c’est le bien et la qualité de vie le mal, la dépression est la maladie du siècle, les antidépresseurs sont un emplâtre sur une jambe de bois, le malaise, le stress, l’anxiété des gens me semble t il aurait plus à voir avec l’époque, les troubles sociaux et leurs paroles « libérées », un tas de choses plutôt qu’un dérèglement chimique ? Alors pourquoi, ne parle t on pas un peu de la vie ennuyeuse et de merde que certain on l’impression de vivre ou on contraire sont dans une analyse fidèle et honnête de la société ? Pourquoi ses ressentiments sont ils forcément considérés comme un dérèglement chimique qui à besoin d’être soigné ?
              Le bon sens est il un dérèglement chimique ? La sensibilité est il un dérèglement chimique ? Le sentiment d’injustice ? etc etc... Non, je ne pense pas, il y a bien entendu des dépressions profondes qui « peut être » doivent être accompagnées de traitements efficaces et médicamenteux ; mais sans accompagnements quotidiens il est déjà ridicule de soutenir cette action de médications en donnant une boîte et en renvoyant le type chez lui...

              « Résumé – En France, l’eugénisme a trouvé sa légitimation avec la théorie de la dégénérescence formulée par B. A.
              Morel en 1857 et reprise par V. Magnan en 1895. L’action eugéniste française a été soutenue par le psychiatre,
              hygiéniste et journaliste Édouard Toulouse (1865–1947). Elle a fait l’objet d’une évolution inquiétante du fait de la
              position prise par deux prix Nobel français – Alexis Carrel et Charles Richet – qui ont publiquement encouragé la
              suppression des “ tarés ‘ et des inutiles ’. C’est peut-être cette attitude vis-à-vis des malades mentaux et des
              criminels qui a été à l’origine de la ‘ mort douce ’ (en fait : mort de faim) de plus de 40 000 sujets internés entre 1940
              et 1944 (thèse de Max Lafont, 1980). À l’heure actuelle, on cherche en France à définir l’attitude éthique vis-à-vis de
              conduites pratiques. Un rapport du Comité national consultatif d’éthique a soulevé la question d’une stérilisation
              éventuelle de personnes handicapées mentales, en fait, de certaines malades qui encourent le risque d’une fécondation,
              alors qu’elles sont considérées ‘ incapables d’assumer un rôle maternel. Mais a-t-on le droit d’envisager pour de telles
              personnes une stérilisation ? Autre question : peut-on moralement avoir recours à une interruption thérapeutique ’ de
              grossesse, si l’examen prénatal révèle l’existence d’une anomalie, fut-elle mineure ? Le problème est similaire en ce qui
              concerne le diagnostic pré-implantatoire chez l’embryon. Un débat s’est engagé entre des généticiens et des
              biologistes, notamment Jacques Testart pour qui l’étendue même des progrès en matière de génétique constitue un
              risque de dérive éthique, et leurs adversaires, dont Pierre-André Taguieff, qui considèrent qu’une telle recherche ne
              comporte pas de périls spécifiques et doit servir de base aux conduites médicales. De toute façon, l’incertitude en
              matière de connaissances en génétique psychiatrique ne permet pas d’étendre le champ de nos interventions. © 2001
              Éditions scientifiques et médicales Elsevier SAS”

          • lambertine
            lambertine répond à SuperAlAmAs-
            Nulle part... ou ailleurs
            • Posté à 10h29 le 06/07/2010
            • Internaute 91509
              Nulle part... ou ailleurs

            Beaucoup de médecins prescrivent des médicaments psychiatriques à des patients qui ne souffrent de rien. Le Prozac n’a jamais guéri un chagrin, pas plus qu’un antibio n’a jamais guéri un rhume. mais sous prétexte qu’il ne guérit pas le rhume, on ne se prive pas d’utiliser l’antibio en cas de pneumonie, que je sache.
            Les antidépresseurs sont des médicaments. Ils peuvent avoir des effets secondaires ? Oui. Tout médicament peut avoir des effets secondaires. Est-ce pour autant qu’il est inefficace ? Non, s’il est prescrit à bon escient.
            Jeter la psychiatrie pour ces raisons-là, n’a pas de sens.

            • SuperAlAmAs-
              SuperAlAmAs- répond à lambertine
              Don Quichotte
              • Posté à 14h43 le 06/07/2010
              • Internaute 65608
                Don Quichotte

              Fais attention le lobby pharmaceutique est actif sur la Rue ou alors à ses idiots utiles ; ce qui revient au même...

              « Le Prozac n’a jamais guéri un chagrin » Quand j’étais jeune le père d’une bonne amie s’est retrouvé au centre du procès « Prozac » en Belgique, il avait assassiné sa femme...

              « des effets secondaires » ah nous y voilà, merci de rappeler la face cachée de la lune, les inexplorable effets secondaires ou comment la médecine moderne nous « tue », et surtout nous ment...

              Je dis deux choses : On a une mauvaise approche « connue », « claire », de la « dépression » et de certaines maladies mentales...

              On utilise trop de médicaments...

              ...personne ne veut jeter personne mais il est grand temps que la « psychiatrie » se remette en question et que certains « doyens » dégagent...

        5 autres commentaires
  • Psyfou
    Psyfou
    pas glop
    • Posté à 18h39 le 04/07/2010
    • Internaute 102931
      pas glop

    Ceux qui n’ont pas satisfaits à leurs charges sont responsables du décès du patient emprisonné et devraient prendre sa place (en prison, evidemment).

    • A.T.swey
      A.T.swey répond à Psyfou
      *
      • Posté à 19h30 le 04/07/2010
      • Internaute 112034
        *

      « Ceux qui n’ont pas satisfaits à leurs charges sont responsables du décès du patient emprisonné et devraient prendre sa place (en prison, evidemment). »

      Oui car il s’agit de non assistance à personne en danger ; et perso je ferais même l’effort de leur apporter des oranges ou même une écharpe de rechange :

      ....il appartient tout particulièrement à celle-ci, et notamment au garde des Sceaux, ministre de la Justice et aux directeurs des établissements pénitentiaires, en leur qualité de chefs de service, de prendre les mesures propres à protéger leur vie. » (Conseil d’Etat, arrêt du 17 décembre 2008 .....

  • bunchaotang
    bunchaotang
    chercheur
    • Posté à 19h14 le 04/07/2010
    • Expert 119154
      chercheur

    Les psychiatres dans les hôpitaux n’ont pas peur des fugues et non « évasions » des patients ! en effet un détenu hospitalisé en psychiatrie est un patient ! les psychiatres sont des médecins qui travaillent dans des hôpitaux et non des prisons§ Ceux qui ont peur ce sont les administrations depuis les médiatisations à outance sur la dangerosité psychiatrique et notamment le drame de Saint-égrève où le directeur de l’hôpital a été relevé de ses fonctions. Depuis ce moment là et le discours de nicolas sarkozy sur la psychiatrie, des discours sécuritaires à visée electoraliste, les directeurs des hôpitaux psy sont sous pression et ont peur de se faire remercier par les directeurs de l’ARS à l’instar des préfets !
    La psychiatrie ne doit pas être instrumentalisée ni diabolisée : 1% de personnes souffrent de schizophrénie. C’est une souffrance pour ses personnes et leur famille. Ne nous trompons pas de combat ni de responsables dans cette déliquescence politique actuelle !

    • Frenchym
      Frenchym répond à bunchaotang
      Même vu d'ailleurs, la pomme (...)
      • Posté à 11h00 le 05/07/2010
      • Internaute 61048
        Même vu d'ailleurs, la pomme (...)

      Si je suis ok avec le raisonnement je ne peux que m’inscrire en partie en faux avec le fait que les psy ne sont pas responsables.
      Beaucoup de cette profession en veulent pas entendre parler des prisons ni même venir y soigner les malades. Le serment d’hypocrite qu’ils ont prêté est bien vite oublié quand ils préfèrent soigner des « petites dépressesions » à 40 euros la consultation plutôt que de venir là où la détresse est immense.

      • bunchaotang
        bunchaotang répond à Frenchym
        chercheur
        • Posté à 20h51 le 05/07/2010
        • Expert 119154
          chercheur

        sauf que les psychiatres des prisons sont des médecins salariés ainsi que les psychiatres hospitaliers. Ils ne sont pas payés à l’acte dans le service public et on peut consulter un psychiatre gratuitement de même un psychologue et une assistante sociale au CMP. Mais si vous continuez à croire ce que disent les politiques sur l’hôpital public, et bien j’espère que vous avez une bonne mutuelle, car il vous faudra aller dans le privé. La schizophrénie c’est 1% de la population, ce n’est pas une petite dépression et si le patient ne reçoit pas un traitement spécifique adapté de type antipsychotique, il ne peut pas être soigné ! je crois que vous ne savez pas que la schizophrénie est une maladie touchant le cerveau et nottament une dystransmission au niveau des neuromédiateurs ! faut pas tout confondre !

         
        • Frenchym
          Frenchym répond à bunchaotang
          Même vu d'ailleurs, la pomme (...)
          • Posté à 08h27 le 06/07/2010
          • Internaute 61048
            Même vu d'ailleurs, la pomme (...)

          - les psychiatres qui doivent diriger les services psychiatriques de prison sont des medecins appartenant au service publque de l’hopital (1994)
          - les medecins sont payés à l’acte (pratique hospitaliere (2000) ais payé par l administration et pas par le patient. ls détenus n payent pas la medecine.
          - la schyso touche bien plus de 1% des détenus et je n’ai jamais confondu dépression et cette affection.
          Et si les psychiatres peferent travailler en ville comme leur double statut de medecin le permet c est parceque c’est plus rentable de soigner des petites depression qu’un schyso à tendance paranoide qui est déjà passé à l’acte en prison au prix d’un acte de base payé par l’adminisitration.
          je confonds pas mais je suis surtout pas naif.

        1 autres commentaires
  • jmc06
    jmc06
    chasseur de gorille
    • Posté à 19h30 le 04/07/2010
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    d’où les CAP de médecine, et y en a un paquet des marabous du mème topo

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 20h06 le 04/07/2010
    • Internaute 82025
      non connue

    C’est un problème de moyens.

    En France, la justice a moins de moyens qu’en Moldavie.

    Étonnant que dans ce pays où tant de justiciers la ramènent, la justice soit aussi...démunie.

  • Erikiki
    Erikiki
    Diablotin
    • Posté à 20h29 le 04/07/2010
    • Internaute 76835
      Diablotin

    Est-ce vraiment si étonnant ?

    • framboise92
      framboise92 répond à Erikiki
      je choisis la campagne, la (...)
      • Posté à 08h16 le 05/07/2010
      • Internaute 24519
        je choisis la campagne, la (...)

      non Erikiki.

      • Erikiki
        Erikiki répond à framboise92
        Diablotin
        • Posté à 21h39 le 07/07/2010
        • Internaute 76835
          Diablotin

        =)

        Marchi framboiz’

        =)

         
        • framboise92
          framboise92 répond à Erikiki
          je choisis la campagne, la (...)
          • Posté à 21h43 le 07/07/2010
          • Internaute 24519
            je choisis la campagne, la (...)

          de rien Erikiki !
          Tu ne regardes pas le foot ?
          Parce que moi, si tu savais ce que ça me gonfle...J’allais me coucher d’ailleurs.
          Bizzzzzzzzzzzz

        1 autres commentaires
  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 21h14 le 04/07/2010
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    Un des gros problème vient aussi des maisons d’arrêt (ce monsieur y était certainement puisqu’il n’avait pas encore été condamné) et de la surpopulation et aussi du manque de places dans les hôpitaux. Il n’empêche que la psy, même surchargée de boulot, n’avait pas à refuser une hospitalisation d’office sans voir le malade. Faute, elle a « oublié » le serment d’Hippocrate qu’elle a prononcé ?

    Le nombre de suicides en prison ne cesse d’augmenter, 115 l’an dernier, 1 tous les 3 jours et cette année, c’est pire ...
    Il faudrait peut être que le gouv se bouge, les prisons ne sont pas des zones de non droit.

    • LETSGONICE1
      LETSGONICE1 répond à caro
      • Posté à 22h32 le 04/07/2010
      • Internaute 47895

      Manque de moyens, toujours le même problème !
      On nous fera croire que c’est la faute à untel mais, le vrai problème, c’est bien l’absence d’expertise en tout. Une vraie vérité ? on a mondialisé la connerie !

    • Frenchym
      Frenchym répond à caro
      Même vu d'ailleurs, la pomme (...)
      • Posté à 11h07 le 05/07/2010
      • Internaute 61048
        Même vu d'ailleurs, la pomme (...)

      Arreter de brandir le nombre de suicides, il y a des suicides partout dans toute la France, il est « logique » que ce nombre augmente en prison. Le contexte y est favorable. On peut le regretter mais c’est comme cela. LA population française hurle contre la prison mais cette même population hurle quand un criminel sort en aménagement de peine à partir du temps légal.
      Ca vous rapelle rien (de gaule - petain ?)
      Dès qu’une prison neuve ouvre dans tous les journaux on voit s’étaler « le luxe » pour les prisonniers alors que les maisons de retraites n’ont pas de ventilo contre la canicule.
      Faudrait savoir ce que l’on veut !

      Vous avez un bulletin de vote :
      Qui a demandé à son futur élu qu’elle était la politique pénale qu’il préconisait ?
      Qui a voté en fonction de cette donnée.

      Arretons d’être hypocrite
      LE suicide en prison c’est la même chose que les vieux dans une canicule. Ca fait de la place. C’est comme cela que les politiques français pensent.
      Et c’est nous qui les avons élus.

      • caro
        caro répond à Frenchym
        délinquante avérée
        • Posté à 12h48 le 05/07/2010
        • Internaute 6484
          délinquante avérée

        désolée, mais moi, je n’ai pas élu ceux qui tiennent les rennes actuelles, qui ont voté les peines plancher, ne donne aucun moyen pour les peines substitutives et préfèrent enfermer qu’essayer de résoudre les problèmes en amont.

         
        • Frenchym
          Frenchym répond à caro
          Même vu d'ailleurs, la pomme (...)
          • Posté à 12h59 le 05/07/2010
          • Internaute 61048
            Même vu d'ailleurs, la pomme (...)

          Je le crois volontiers, pour autant quand on demande dans la rue , à ses amis, aux rencontres fortuites ... personne n’a voté pour l’actuelle majorité...
          Entonnant donc que personne n’ai voté pour eux et qu’ils soient en place, que les députés continuent de voter des lois ahurissantes ....

          De là arrive la question des trucages électoraux, et autres compromission diverses avec la république bananière française en place depuis un certain général.

          • caro
            caro répond à Frenchym
            délinquante avérée
            • Posté à 13h32 le 05/07/2010
            • Internaute 6484
              délinquante avérée

            dans les 53 % de votants pour sarko, j’en connais qui reconnaissent avoir voté pour lui et le regretter, j’en connais qui ont tellement honte qu’ils ne le reconnaitront jamais.
            Compromissions, certes,
            trucages ... ?

            • Frenchym
              Frenchym répond à caro
              Même vu d'ailleurs, la pomme (...)
              • Posté à 19h32 le 05/07/2010
              • Internaute 61048
                Même vu d'ailleurs, la pomme (...)

              il y a des prédédents das les trucages, tout partis politiques confondus.
              Peut être pas pour ce scrutin, peut être pas, c’est l’histoire qui le dira dans une centaine d année.

            • Frenchym
              Frenchym répond à caro
              Même vu d'ailleurs, la pomme (...)
              • Posté à 19h32 le 05/07/2010
              • Internaute 61048
                Même vu d'ailleurs, la pomme (...)

              il y a des prédédents das les trucages, tout partis politiques confondus.
              Peut être pas pour ce scrutin, peut être pas, c’est l’histoire qui le dira dans une centaine d année.

          • Ilriap
            Ilriap répond à Frenchym
            Futur Chef op'
            • Posté à 01h53 le 06/07/2010
            • Internaute 91691
              Futur Chef op'

            non non détrompez vous Frenchym, il n’y a pas de trucage... à moins que ?
            Ce que je veux dire, c’est que j’ai rencontré plusieurs personnes proches qui certainement ont voté sarko en 2007 :
            - une voisine sénile, qui dans l’ascenseur m’explique qu’on devrait « laisser les policiers taper les jeunes à coup de bâton “ (sic)
            - mon voisin de palier, après que je lui ai dis m’être fait cambriolé ma cave, m’a dit que ça devait être ‘ une racaille, ou un sdf pour venir squatter, on sait jamais avec ces sous-merdes...’ ( re-sic )
            - un cousin que je ne connaissais pas encore, qui m’explique être allé au mexique et que ‘ bon, moi je suis raciste, mais les gens là-bas sont très bien ( re-re-sic)

            bref... mais d’un autre côté, en relisant guy debord, et en regardant un JT de TF1, on peut se demander si ça n’est pas justifier de parler de trucage comme vous dites.

        5 autres commentaires
      • lambertine
        lambertine répond à Frenchym
        Nulle part... ou ailleurs
        • Posté à 10h21 le 06/07/2010
        • Internaute 91509
          Nulle part... ou ailleurs

        « La » population française, ça ne veut rien dire. C’est tout le monde et personne. Il y a des Français (rares) qui s’émeuvent de la situation des prisons, et d’autres (une majorité) qui s’en fichent, alors que d’autres encore s’ « émeuvent » entre la poire et le fromage d’un crime monté en épingle.

        (Il y avait sans doute des Français pour acclamer, à quelques jours d’intervalle, et Pétain, et De Gaulle. Et beaucoup d’autres à avoir acclamé l’un ou l’autre)

         
        • Frenchym
          Frenchym répond à lambertine
          Même vu d'ailleurs, la pomme (...)
          • Posté à 08h09 le 07/07/2010
          • Internaute 61048
            Même vu d'ailleurs, la pomme (...)

          la population francaise, les francais, les gens tous cela désigne nos congénères qu’ils soient empathique ou cyniques.
          En tout etat de cause les JT et autres médias font pleurnicher la population sur des histoires présentées sous un certain angle occultant totalement l’objectivité et faisant passer avant tout la soif de faire du buzz, du papier, du fric (c est selon) et cela m’agace profondemment.
          De quel droit on interdit le suicide, on impose à quelqu un de vivre ce qu’il ne veut pas ou plus vivre ? les etre humains ne sont la propriete de personne. Si chacun respectait l’autre pour ce qu il est et non pour ce q’il « devrait etre » il y en aurait certainement moins des suicides

        • Frenchym
          Frenchym répond à lambertine
          Même vu d'ailleurs, la pomme (...)
          • Posté à 08h09 le 07/07/2010
          • Internaute 61048
            Même vu d'ailleurs, la pomme (...)

          la population francaise, les francais, les gens tous cela désigne nos congénères qu’ils soient empathique ou cyniques.
          En tout etat de cause les JT et autres médias font pleurnicher la population sur des histoires présentées sous un certain angle occultant totalement l’objectivité et faisant passer avant tout la soif de faire du buzz, du papier, du fric (c est selon) et cela m’agace profondemment.
          De quel droit on interdit le suicide, on impose à quelqu un de vivre ce qu’il ne veut pas ou plus vivre ? les etre humains ne sont la propriete de personne. Si chacun respectait l’autre pour ce qu il est et non pour ce q’il « devrait etre » il y en aurait certainement moins des suicides

        2 autres commentaires
  • zé ninguem
    zé ninguem
    lecteur
    • Posté à 22h14 le 04/07/2010
    • Internaute 103600
      lecteur

    Les lois que Nicolas Sarkozy le despote a fait voter avec
    l’aide des députés PMU sont directement responsables de
    cet état de fait. Ces lois répondent à deux objectifs :
    - Celui d’une politique sécuritaire démagogue.
    - Celui de l’économie de financer un système de soins psychiatriques que les patients sont en droit d’avoir puisque
    ce sont leurs impôts qui alimentent les caisses de l’état.

    Sarkozy et sa bande préfèrent travailler pour les grandes fortunes
    et pour les plaisirs mondains ou autres de ses alliés et servants.
    On ne dénoncera jamais assez le mépris que ce gouvernement
    à pour les citoyens de ce pays. Citoyens que ce gouvernement
    torture et abuse. Nous vivons une imposture quotidienne qui se
    maintient à force de mensonges et démagogie bien véhiculés par les médias.
    Les malades mentaux suicidés et autres victimes n’auront pas
    la chance ni l’excuse d’attendre les prochaines présidentielles.

  • Mike.Turner-
    • Posté à 22h54 le 04/07/2010
    • Internaute 116419
      Veuf

    Faudrait que le moment venu, ils refusent également d’hospitaliser Sarközy...........

  • alaminos
    alaminos
    inventeur d'eau chaude
    • Posté à 22h55 le 04/07/2010
    • Internaute 103917
      inventeur d'eau chaude

    ça fait bien deux décennies que les moyens alloués à la psychiatrie diminuent régulièrement
    les psychiatres préfèrent vider les prisons et remplir les hôpitaux
    il faut juste quelques infirmiers en plus
    les vendredis soir les prisons se vident pour remplir les hôpitaux
    il manque aussi de personnels dans les centres de détentions

  • glop-pasglop
    glop-pasglop
    justiciable à merci
    • Posté à 23h51 le 04/07/2010
    • Internaute 117082
      justiciable à merci

    Il y a, parmi les médecins, la même proportion de salopards que parmi n’importe quel groupe social ou professionnel.
    Rappelons-nous que Staline instrumentalisait les psychiatres pour faire condamner comme fous les gens dont il voulait se débarrasser en les envoyant au goulag. En URSS, les psychiatres avaient au moins une excuse : ils craignaient eux-mêmes pour leur peau s’ils ne se montraient pas « coopératifs ».
    En France, les psys ne redoutent pas ce genre de menace. S’ils laissent crever les prisonniers, c’est uniquement en raison de leur mentalité fasciste et de leur indifférence à la souffrance d’autrui.
    Les pires sont ceux qui acceptent d’être « experts judiciaires » pour le fric, car une telle fonction les contraint à renier leur serment. En effet, au lieu de se mettre au service de leur patient pour le soigner, ils profitent de leur statut pour obtenir du patient des informations, en principe confidentielles, qu’ils vont finalement retourner contre lui. C’est de la collaboration pure et de l’ignominie absolue.
    Existe-t-il encore quelque chose d’humain dans la façon dont les prisons françaises sont gérées ?

    • Frenchym
      Frenchym répond à glop-pasglop
      Même vu d'ailleurs, la pomme (...)
      • Posté à 08h14 le 07/07/2010
      • Internaute 61048
        Même vu d'ailleurs, la pomme (...)

      oui, venez y travailler et vous vous en apercevrez de vous même ; oubliez ce que raconte les medias et autres partisans et vous verrez qu’ils sy passe aussi des choses positives.

  • etienne_h
    etienne_h
    etudiant
    • Posté à 00h10 le 05/07/2010
    • Internaute 118844
      etudiant

    A en croire cet article, les détenus atteints de troubles psychologiques ou psychiatriques ne reçoivent pas de soins. Ils ne sont pas hospitalisés. Pourtant, il y a tous les jours des dizaines d’entretiens infirmiers, psychologiques et psychiatriques. Il y a tous les ans plusieurs centaines d’hospitalisations de détenus de la prison de Liancourt à l’hôpital de Clermont de l’Oise. Cherchez l’erreur.

    • caro
      caro répond à etienne_h
      délinquante avérée
      • Posté à 09h48 le 05/07/2010
      • Internaute 6484
        délinquante avérée

      l’erreur ? ce n’est pas d’écrire « plusieurs centaines d’hospitalisations de détenus de la prison de Liancourt à l’hôpital de Clermont de l’Oise » ?

      • bunchaotang
        bunchaotang répond à caro
        chercheur
        • Posté à 21h09 le 05/07/2010
        • Expert 119154
          chercheur

        Et bien si caro il y a eu depuis l’ouverture de liancourt plusieurs centaines d’ hospitalisations de détenus sur le CHI de Clermont !
        faudrait peut-être s’interesser au contexte de ce drame ! c’est quand meme bizarre que ce psychologue qui travaillait à la maison d’arret de liancourt n’ait pas été titularisé comme il le dit à la radio ! c’est bizarre alors que justement il manque des psychologues dans cette maisons d’arret ! ?

         
        • caro
          caro répond à bunchaotang
          délinquante avérée
          • Posté à 21h28 le 05/07/2010
          • Internaute 6484
            délinquante avérée

          tenez, en farfouillant un peu sur le net, j’ai trouvé cette lettre du psychologue qui explique bien des choses :

          Lien

          il écrit notamment :

          ... Au delà des conflits que génère ce suicide, ce qui importe, c’est qu’une leçon en soit tirée, qui permette que cette situation ne se répète jamais. Quelle leçon ?

          Il s’agit d’améliorer la prévention du suicide en milieu carcéral. Dans notre cas, il n’y a pas de problème de détection du risque suicidaire, mais un problème de conflits institutionnels majeurs et de « petits arrangements » entre un hôpital de secteur qui, comme souvent, répugne à recevoir la population carcérale, et un chef de service tout puissant qui décide, seule, de façon autoritaire, quel patient peut bénéficier d’une hospitalisation ou non.

          Il faut donc que l’avis de professionnels de santé mentale, des psychologues, puisse être suivi en cas de crise suicidaire, particulièrement quand il s’agit de demande d’hospitalisation d’office. Il s’agit de ne pas donner tout pouvoir à un seul individu, toujours susceptible de commettre une erreur, même involontaire. ...

          • bunchaotang
            bunchaotang répond à caro
            chercheur
            • Posté à 07h56 le 06/07/2010
            • Expert 119154
              chercheur

            c’est la version du psychologue
            Dans la loi française actuelle d’hospitalisation en psychiatrie (loi de 90), c’est le préfet qui peut ou non prendre un arreté d’hospitalisation d’office à la lecture d’un certificat médical établi par un médecin thésé (et donc non forcément psychiatre). Donc quiconque peut etre interné, il suffit d’un certificat médical circonstancié attestant da la dangerosité pour autrui et susceptible de compromettre l’ordre public, et ensuite le préfet décide l’hospitalisation
            Il faudrait avoir l’avis des autres psychologues travaillant avec ce Mr, c’est bizarre qu’ils ne l’ait pas soutenu face à l’administration

            • caro
              caro répond à bunchaotang
              délinquante avérée
              • Posté à 12h54 le 06/07/2010
              • Internaute 6484
                délinquante avérée

              vous avez raison sur l’hospitalisation d’office. Le problème dans ce cas, c’est que la psychiatre n’a pas voulu la signer, donc aucune demande au préfet.
              En ce qui concerne les soutiens, dans sa lettre, le psychologue remercie les personnes qui l’ont aidé. Maintenant, quand on craint pour sa place ou quand on craint une mutation, il y a peu de soutiens officiels, dans l’administration pénitentiaire ou ailleurs. Apparemment, ce n’est pas le premier psychologue sanctionné.

        3 autres commentaires
    • Ilriap
      Ilriap répond à etienne_h
      Futur Chef op'
      • Posté à 02h09 le 06/07/2010
      • Internaute 91691
        Futur Chef op'

      sur les maisons centrales que je connais, à savoir fresnes, fleury ou la santé, les SMPR ( services spy de taule ) ne sont que des distributeurs de cachetons, sans AUCUN suivi...et les suicides sont très fréquents.

      « Pourtant, il y a tous les jours des dizaines d’entretiens infirmiers, psychologiques et psychiatriques “ -> J’en doute fortement, dites moi où vous avez lu cela ? qu’est-ce qu’un ‘entretien infirmier vient faire là dedans, il n’est pas psychiatre ?

      • lambertine
        lambertine répond à Ilriap
        Nulle part... ou ailleurs
        • Posté à 10h34 le 06/07/2010
        • Internaute 91509
          Nulle part... ou ailleurs

        Entretien psy en tôle :

        - Docteur, je me sens pas bien.
        - Tu auras trois cachets d’Haldol en plus chaque jour.

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