« Je ne vous avais pas vu, Maître, sinon je ne l’aurais pas dit devant vous »
L’audience ne débute pas, aucun dossier ne semble en état, il manque manifestement un prévenu par-ci, un avocat par-là. Je trépigne un peu et crains d’entendre l’usuel « il faut attendre Maître ». Je rentre donc dans la salle d’audience où les affaires doivent être jugées à huis-clos. La présidente et la procureure sont en train de se parler, chacune de leur place assez éloignées. Donc assez fort…
La présidente lui annonce que « nous allons prendre le dossier numéro 4 ». La procureure rétorque :
« D’accord, mais celui-ci fait partie de ceux que je n’ai pas du tout ouvert, je n’en ai pas lu une ligne. »
La présidente lui suggère d’être attentive à l’audience, d’autant plus que le dossier est assez compliqué.
La philosophie du « pas vu, pas pris »
Je manifeste en ayant l’impression de sortir la tête de l’eau : comment la procureure pourrait requérir dans de telles conditions ?
La présidente est ennuyée. La procureur beaucoup moins. Est-ce bien utile d’avoir lu un dossier avant de porter une accusation ?
« Je ne vous avais pas vu, Maître, sinon je ne l’aurais pas dit devant vous. »
Madame le procureur en est donc là, « pas vu, pas pris », ce qui n’est pas sans rappeler la philosophie de ceux qui sont en général de l’autre côté : dans le box.
Le tribunal suspend l’audience le temps que la procureure travaille son dossier.
Personne ne le dit mais le résultat est là : il faut attendre, Maître.
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Maritale
Maritale
Je pense ouvrir un blog : l’autre jour, ceux qui ont pris leur café avant moi n’ont pas remis d’eau dedans, après ça prend un temps fou à re-bouillir et j’ai été en retard à la réunion.
Ceux qui m’avaient fait ce sale coup ont eu le culot de me faire remarquer mon retard.




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