Comment Lactalis fait son beurre avec le lait pour enfants
Amis lecteurs, remerciez le ciel (ou les vaches) d’être toujours en vie aujourd’hui. Car vous avez probablement été quotidiennement empoisonnés pendant des années avec... le verre de lait que vous tendait votre institutrice en guise de collation matinale.
La faute à Pierre Mendès France, qui voulait habituer les enfants à la boisson blanche, à une époque (1954) où l’alcoolisme était davantage une préoccupation de santé publique que ne l’était l’obésité. En France, on partait de loin : « Le vin est le breuvage le plus sain et le plus hygiénique qui soit », nous avait appris Louis Pasteur.
Pour les fillettes, nous disent les industriels, il y a mieux, et plus cher

Le dossier de presse maternant de la marque explique :
« Les enfants dès 3 ans vont pouvoir découvrir avec plaisir tout le bon goût du lait de vache, dans une formule adaptée à leurs besoins, en relais du lait de croissance. »
Pas question de passer, comme ça, du lait de croissance (un marché créé de toutes pièces il y a une quinzaine d’années, et dont plus personne ne songe à contester l’utilité aujourd’hui) au lait de vache !
Allez hop, jusqu’à leurs 6 ans révolus, vous nous ferez le plaisir de nourrir vos enfants au « relais du lait de croissance ». Question papilles, quiconque a testé le lait de croissance, une mixture sirupeuse assaisonnée à l’arôme vanille, conçoit que « le bon goût du lait de vache » soit une découverte pour les enfants de 3 ans.
Car autant le dire tout de suite à nos lecteurs les plus jeunes, au risque de heurter leur sensibilité : le lait de vache ne contient pas de vanilline !
Presque 50% plus cher pour un lait moins « banalisé »
L’autre avantage d’ 123 école, c’est qu’il va améliorer les compétences arithmétiques des 3-6 ans. Voilà un problème nouveau pour le cours de maths :
« Sachant qu’un litre de lait est vendu en moyenne 80 centimes d’euro, calculez en pourcentage combien le petit Pierre dépensera d’argent en plus pour acheter un litre d’123 école à 1,19 euro. »
Réponse : presque 50% de plus, en fait.
Dans son Panorama des industries agroalimentaires 2008, le ministère de l’Alimentation, de l’agriculture et de la pêche expliquait :
« Le lait de consommation est un produit globalement assez banalisé autour du lait UHT demi-écrémé. »
Par « banalisé », comprenez : il ne dégage pas assez de valeur ajoutée.
Les petits pots et compotes, ça a eu payé...
Le rapport poursuivait :
« La “ débanalisation ” est en cours, mais encore insuffisante. En dix ans, les sommes dépensées par un ménage acheteur de lait UHT demi-écrémé sont passées de 57 à 54 euros par an. En revanche, les dépenses des ménages achetant du lait de croissance sont passées de 43 à 59 euros sur la même période. »
Et, de fait, si l’on en croit une enquête récemment publiée par le magazine professionnel LSA, le « segment » lait de croissance est pratiquement le seul de l’alimentation infantile à avoir progressé dans les derniers mois, en valeur à défaut d’avoir progressé en volume (ce qui signifie qu’on n’en vend pas forcément plus, mais qu’on le vend plus cher, malin).
Presque tous les autres segments -bols, petits pots, compotes...- se sont ratatinés, crise économique ou de confiance oblige. Alors finalement, ce n’est peut-être pas la croissance des enfants qui est en jeu avec ce « relais au lait de croissance »...
- Sur 123ecole.frLe site de "1.2.3. Ecole"
- Sur gouv.frLe rapport sur le secteur par le ministère de l'alimentaiton
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nihil scio nisi scio quod nihil (...)
nihil scio nisi scio quod nihil (...)
tous les produits naturels sont dégueulasses :
- la viande de veau rouge nourri au lait de sa mère alors que c’est plus appétissant en blanc .
- les poulets élevés en plein air au blé et à l’herbe à la viande qui colle à l’os alors que c’est tellement plus facile à manger quand l’os se défait tout seul
- le lait de vache qui fait une peau quand on le chauffe et qu’il faut garder dans une bouteille en verre ronde alors qu’un pack de lait c’est si simple
- le fromage au lait cru qui dégouline partout alors que le fromage stérilisé reste bien dur .
- les tomates du jardin qu’il faut cueillir et qu’il y en a plein en même temps alors que les tomates du commerce se conservent bien et restent dures même mûres .
- les pommes du pommier du voisins et les fruits en général des arbres du quartier plein de tâches , non calibrés , alors que 17 traitements insecticides rendent les fruits du commerce si beaux .
On peut continuer longtemps comme ça ...
mais que c’est bon de manger dégueulasse quand on peut !




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