Les dessous de l’assiette

Ce blog, c'est un peu ma croisade pour une bouffe saine et un "marketing honnête" (si ça existe). Je décortique des étiquettes de produits alimentaires, Je gratte le discours marketing, je passe des labels à la moulinette, je ponce des recommandations nutritionnelles.

Etudes bidon, conflits d'intérêts : l'aspartame dans de sales draps

Sophie Caillat
Journaliste
Publié le 27/06/2011 à 19h05

Où sont les études qui ont autorisé l’aspartame ? Trente ans après sa mise sur le marché, leur absence embarrasse l’Europe.


Lorsque la Food and Drug Administration (FDA) américaine a homologué l’aspartame (E951), elle a fixé une dose journalière admissible (la DJA) de 40 mg par kilo de poids corporel par jour. Comprendre que jusqu’à cette dose, correspondant à une trentaine de cannettes (33 cl) de Coca light pour un adulte de 60 kilos, le produit est inoffensif.

L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a emboîté le pas à son homologue américaine, et la France a logiquement suivi. Problème : « Cette dose a été fixée au petit bonheur la chance », conclut le député Gérard Bapt, qui a déjà obtenu l’interdiction des biberons au bisphénol A en Europe.

L’enquête de Marie-Monique Robin « Notre poison quotidien » avait commencé à lever le voile sur cette affaire troublante. L’édulcorant le plus utilisé au monde, inventé par la firme Searle dont le patron était alors Donald Rumsfeld [que l’on retrouvera par la suite à diriger la guerre en Irak au côté de George Bush...], a été homologué peu après l’arrivée au pouvoir de son ami Ronald Reagan.

« Une décision purement politique », tranche la journaliste. Marie-Monique Robin a retrouvé la littérature scientifique juste avant l’autorisation :

« Tous les toxicologues de la FDA concluaient que ce produit était potentiellement cancérigène. Et par enchantement, après l’élection de Reagan, l’aspartame a été autorisé. Mais les études étaient toujours aussi contestables. »

Le dossier est introuvable

De nombreuses études publiées depuis tendent à prouver que la dose journalière admissible ne protège pas la santé des consommateurs, et fait courir aux femmes enceintes des risques d’accouchement prématuré. A chaque fois, leurs conclusions sont jugées pas assez scientifiques aux yeux des autorités sanitaires françaises et européennes.

Malin, le Réseau environnement santé a du coup décidé de demander à celles-ci de prouver, a contrario, que les études initiales étaient bien scientifiques. C’est là que le bât blesse. Laurent Chevallier, médecin et lanceur d’alerte, a demandé à Hugues Kenigswald, le chef de l’unité additifs alimentaires de l’Efsa, sur quoi se basait son autorisation. La réponse vaut son pesant de cacahuètes :

« L’Efsa ne dispose pas du dossier de demande d’autorisation de l’aspartame qui devait contenir ces études. Par ailleurs, les contacts que nous avons eus avec nos collègues de la Commission européenne semblent indiquer que la Commission ne dispose plus de ce dossier. Vous pouvez toutefois contacter monsieur Michael Flüh, chef de l’unité en charge des additifs alimentaires. »

Après plusieurs semaines, ce dernier n’a toujours pas retrouvé les études. L’eurodéputée Corinne Lepage, chantre du principe de précaution, s’insurge :

« L’Efsa n’a jamais eu les études sur lesquelles sont fondées son autorisation ou en tout cas ne les a jamais lues. Dès lors, comment oser rejeter les nouvelles études ? S’il faut avoir toutes les preuves que ce produit est nocif pour l’interdire, ce n’est plus de la précaution ! »

« Ils ne sont pas très à l’aise »

L’élue a réussi à faire voter à la commission environnement au Parlement européen une disposition mettant en garde les femmes enceintes. Las, la mesure qui doit être adoptée définitivement dans le cadre de la directive sur l’étiquetage « sera retoquée en plénière », assure Corinne Lepage. Lobbies obligent...

En effet, quand on cherche à comprendre pourquoi l’agence européenne est si frileuse sur ce dossier, on découvre les liens douteux qu’entretiennent ses experts avec l’industrie.

Sur les vingt experts de la commission additifs alimentaires de l’Efsa, ils sont onze à avoir des conflits d’intérêts, dont un Français travaillant pour l’ANSES, révèle une enquête du Corporate Europe Observatory, une ONG spécialisée dans la lutte contre les lobbies. Certains experts ont ainsi « oublié » de déclarer qu’ils étaient aussi consultants pour Coca Cola... Corinne Lepage remarque :

« Ils ne sont pas très à l’aise à l’Efsa et à la direction générale santé et consommateurs de la Commission. Ils sentent que les mailles du filet se resserrent. »

Pour éviter qu’un scandale à la Mediator ne la frappe, l’agence européenne a décidé d’avancer à 2012 (au lieu de 2020) la réévaluation scientifique des données sur l’aspartame. Et l’agence française vient de lancer la réévaluation des bénéfices et des risques nutritionnels des édulcorants intenses, dont l’aspartame.

Quelle chance y a-t-il que cette fois, leur analyse soit objective ? Pour Marie-Monique Robin :

« Les autorités cherchent à gagner du temps. Quand la stévia aura remplacé l’aspartame, la question gênera moins les industriels. »

Avec Colette Roos, dont vous pouvez réécouter la chronique jusqu’au 1er juillet sur le site de l’émission Service Public de France Inter.

Photo : une cannette de Coca light écrasé (Goupil/Flickr/CC).

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  • Samuel_A
    Samuel_A répond à Lictor
    Expat'
    • Posté à 13h44 le 28/06/2011
    • Internaute 112135
      Expat'

    Les édulcorants intenses ont un bénéfice... de confort ! Ils permettent d’ingérer des aliments au goût agréable sans prendre 500 kcal d’un coup. C’est clair qu’en tant que médicament l’intérêt est faible. Clairement, l’aspartame est un produit de confort, rien de plus. Mais je ne crache pas sur un peu de confort.

    • Lictor
      Lictor répond à Samuel_A
      informaticien
      • Posté à 14h37 le 28/06/2011
      • Internaute 68450
        informaticien

      Ben, il y a d’autres moyens de le faire :

      - en absorber en moins de quantité. Si vous n’en prenez que deux fois moins, ça fait 250 kcal...
      - en consommer moins souvent. Si vous en prenez un jour sur deux au lieu de à tous les repas, ça ne fait plus que 125 kcal...
      - en consommer à la place du repas - comme quand vous faisiez un goûter d’anniversaire étant gosse. Parce que 500 kcal, c’est équivalent à un repas plutôt léger. Si ça vous angoisse de ne manger qu’un gateau au repas, une salade de tomate en y allant molo sur l’huile d’olive et votre gâteau, ça va tourner dans les 600 kcal, soit un repas normal...

      En gros, ça consiste à manger comme la plupart des gens et comme tout le monde avant l’invention de l’aspartame...

      Et puis, au niveau goût, l’aspartame ne vaut pas le sucre. Notamment, on ne peut pas faire de patisserie avec de l’aspartame : ça ne cuit pas, ça n’apporte pas de texture, ça n’apporte pas de saveur, juste du goût sucré, là où le sucre va avoir tout une palette de goûts liés à la caramélisation... Et en plus, le sucre est un élément essentiel dans les réactions de Maillard qui est participe pour une bonne partie au bon goût des aliments cuisinés, notamment en patisserie.
      Du coup, on se fait plaisir, mais pas vraiment autant qu’on pourrait, parce que le light, c’est quand même moins bon... C’est comme de dire « je peux manger du foie gras qu’une fois par mois, du coup je mange du pâté Olida à la place tous les jours ».

       
      • Samuel_A
        Samuel_A répond à Lictor
        Expat'
        • Posté à 19h59 le 28/06/2011
        • Internaute 112135
          Expat'

        Je suis d’accord avec vous dans les grandes lignes. L’aspartame n’est « que » le paliatif face à notre volonté de consommer plus de sucré que ce que notre corps est prêt à en ingérer. Il « suffit » d’en ingérer moins et moins souvent pour pouvoir se passer d’aspartame.

        Mais à chacun ses petits plaisirs. S’il y en a qui ont envie de faire un vrai repas et de la conclure par un thé édulcoré et des gâteaux édulcorés, parce que c’est leur petit plaisir et qu’ils ont eu une sale journée et qu’ils veulent s’accorder un plaisir pour contrebalancer, je ne vois pas bien ce qu’on peut trouver à y redire.

        Sur le fait que l’aspartame ne vaut pas le sucre, je vous rejoint. Mais disons que « ça suffit » dans beaucoup de cas. Tout comme il est évident qu’un vin à 4€ ça vaut pas un grand vin, et que même pour faire un bon vinaigre il faut un bon vin. Mais je ne reprocherais à personne de ne pas mettre toujours 40€ dans un vin pour faire un vinaigre pour faire une vinaigrette pour une salade qui accompagne un barbecue. Le barbecue se contente très bien d’une salade arrosé d’une vinaigrette faite à l’aide d’un vinaigre dont le vin était une bouteille de vin de pays à 4€, voire même d’une bouteille de villageoise !

        C’est sûr que quand j’ai envie de déguster un thé earl grey de qualité, je préfère utiliser du sucre roux ou du miel que de l’aspartame (oui je bois mon thé sucré, je sais pour certains c’est une hérésie mais j’assume). Il y a pas photo.
        Mais quand c’est pour boire un thé aromatisé à la mûre en sachet de marque distributeur, l’aspartame suffit bien ! Et les 60 calories économisées (3 morceaux de sucre), je préfère les réinvestir dans quelques radis à l’apéro, 100 grammes d’épinards de plus pendant le repas, et quelques cerises en dessert. Plutôt que de tout mettre dans le sucrage de mon thé bas-de-gamme.

      1 autres commentaires
  • A déménagé le 10-11-2011
    • Posté à 07h31 le 28/06/2011
    • Internaute 124772
      -

    C’est quoi ces taches blanches sur la radio du cerveau ?
    Ho ! C’est rien ...Juste la taille de vos cellules

  • olivr
    • Posté à 09h32 le 28/06/2011
    • Internaute 2298

    Quand j’ en parlais il y a 5 ans , on me traitait de parano et de conspi...

    Rendez vous dans 5 ans pour parler de la vaccination obligatoire !

  • kersablen
    kersablen
    retraité
    • Posté à 10h08 le 28/06/2011
    • Internaute 120772
      retraité

    J’ utilise l’aspartam depuis plus de 20 ans sans probléme, si je mange un demi morceau de sucre, mon taux de sucre est multiplié par 3 !

  • A déménagé le 13 juillet 2012
    • Posté à 10h28 le 28/06/2011
    • Internaute 2907

    Comme par hasard, il y a un criminel de guerre, Donald Rumsfeld le tueur de civils irakiens, dans cette histoire...

  • Tropicaleyes
    Tropicaleyes
    Jean-Christophe, En Slim, (...)
    • Posté à 10h33 le 28/06/2011
    • Internaute 95001
      Jean-Christophe, En Slim, (...)

    Je vais boycotter désormais merci rue89 !

  • setori
    setori
    retraité
    • Posté à 10h45 le 28/06/2011
    • Internaute 43503
      retraité

    Je devrai être mort depuis longtemps car cela fait 27 ans que je consomme de l’Aspartam ,à petites doses c’est vrai et sur recommandation médicale ! Toujours le phénomène du yo-yo quand il s’agit d’évaluer le risque d’un médicament ou d’un produit : tantôt une « étude » démontre son efficacité aussitôt suivie d’une autre qui affirme le contraire ! Ne surtout pas oublier que tout ce qui passe par la bouche peut être potentiellement dangereux : tout est une question de dosage .Buvez 50l d’eau minérale par jour et vous verrez les dégâts à terme... Il faut ,plus que jamais ,être conscient que le danger peut venir de partout et que prudence est mère de sécurité..

  • jma14
    • Posté à 10h49 le 28/06/2011
    • Internaute 31729

    Les techniques pour esquiver la justice sont de plus en plus performantes.

    Après la méthode du « je ne suis pas au courant de tout ce que font les services » ou « je préfère l’incompétence à la responsabilité », la nouvelle technique est « j’ai perdu le dossier », c’est génial, au pire s’est une négligence qui ne peut être imputable qu’à une personne indéterminée (secrétaire, archiviste...). ils sont trop forts !

  • reveric
    reveric
    Rillard
    • Posté à 10h58 le 28/06/2011
    • Internaute 31706
      Rillard

    voir le documantaire : « notre poison quotidien » de M. Robin
    rien de neuf sous le soleil
    certains ont eu tort d’avoir raison trop tôt.
    mais le cancer c’est aussi des l’emploies et de la recherche !
    l’emploie d’abord ! tous ensemble tous ensemble !

  • saturnain
    saturnain
    izirider
    • Posté à 13h38 le 28/06/2011
    • Internaute 102266
      izirider

    Pendant de longues années, le même lobby de l’aspatame s’est ingénié à interdire purement et simplement la consommation d’édulcorants naturels, tel que la Stévia.

    (dont la culture en amérique du sud pourrait donner un sérieux coup de pouce économique, qui plus est)

    cherchez à qui profite le crime...

    Lien

    • Samuel_A
      Samuel_A répond à saturnain
      Expat'
      • Posté à 13h40 le 28/06/2011
      • Internaute 112135
        Expat'

      Haaaaaaa le naturel, c’est tellement sain. D’ailleurs moi quand je commence à sentir que mon corps s’empoisonne de tous les produits chimiques que j’avale, je me fais une petite tourte aux amanites phalloïdes que j’accompagne d’un bon verre de ciguë ! Ça c’est sain, c’est que du naturel !

      • saturnain
        saturnain répond à Samuel_A
        izirider
        • Posté à 13h44 le 28/06/2011
        • Internaute 102266
          izirider

        Je comprends la réaction, je suis navré de l’avoir suscitée. Car moi aussi le « tout naturel » me gonfle au plus haut point.

        (et jamais - ja-mais - par exemple je ne mangerai un steak tartare bio, connaissant la stupidité des limitations prophylactiques imposées à la filière)

        Par contre c’est tout de même contre productif (et anti-concurrentiel il me semble) que de tirer dans les pattes d’une plante verte dont l’usage l’innocuité est connue depuis des siècles,
        à comparer au recul que l’on a sur les produits de synthèse.

         
        • saturnain
          saturnain répond à saturnain
          izirider
          • Posté à 13h48 le 28/06/2011
          • Internaute 102266
            izirider

          tiens, sirop d’Agave, même combat, au fait.

        • Samuel_A
          Samuel_A répond à saturnain
          Expat'
          • Posté à 13h54 le 28/06/2011
          • Internaute 112135
            Expat'

          Je ne suis pas d’accord avec vous sur « l’innocuité connue depuis des siècles ».

          Un produit comme l’aspartame, si on dépasse la DJA, on ne fait pas une attaque cardiaque sur le champ : on augmente les risques de contracter certains cancers ou certaines tumeurs.

          Si vous pensez que les indiens d’amérique du sud ont, depuis des siècles, réfléchi et établi des liens de cause à effet précis entre les différents aliments et autres éléments de leur environnement de sorte que la stévia a pu être mise hors de cause, vous rêvez.

          On manque de recul scientifique vraiment béton sur la stévia.

          Entendons-nous bien je n’ai rien contre la stévia, je suis plutôt convaincu qu’il n’y a pas tellement de risque avec ce produit, et en tout cas pas plus qu’avec l’aspartame. Mais clairement, s’il y en a qui trouvent qu’on manque de recul fiable avec l’aspartame, ils devraient se tenir éloignés de la stévia.

          Perso, le seul truc que je lui reproche, c’ets son petit arrière goût qui ne va pas avec tout (dans le café, c’est beurk, mais dans un thé à la menthe ça doit pas être mauvais).
          D’ailleurs, l’aspartame aussi a un arrière goût, ça ne vaut pas du vrai sucre. Mais je le trouve moins dérangeant que la stévia (mais je vous accorde que c’est une question de goût).

          Sinon, niveau santé, je n’ai peur ni de l’un ni de l’autre aux quantités « couramment consommées ». Mais je m’oppose à l’idée que son utilisation traditionnelle par des peuplades « reculées » (je force un peu le trait mais reconnaissons que niveau dépistage des cancers, l’Amérique du Sud d’il y a plusieurs siècles ne vaut pas la France de 2011), ne connaissant pas les dépistages de maladies ultra-pointus dont on dispose et ayant une espérance de vie sensiblement inférieure à la nôtre, pourraient être une preuve d’innocuité.

          J’ajoute que la Stévia a été utilisé par certains peuples comme médicament abortif. J’ignore si c’était efficace ou pas, j’imagine que si l’on avait des éléments sérieux permettant de le confirmer on en aurait entendu parler, mais l’info mérite d’être portée à la connaissance des femmes enceinte rassurées par les « siècles de recul » sur ce produit.

        • Lictor
          Lictor répond à saturnain
          informaticien
          • Posté à 16h08 le 28/06/2011
          • Internaute 68450
            informaticien

          L’innocuité n’est pas vraiment prouvée...

          D’abord, elle est difficile à établir à partir de données sur des populations qui ont une espérance de vie limitée. Si les consommateurs de Stévia développent des cancers après 50 ans de consommation, on ne le saura que chez nous...

          Ensuite, il y a des problèmes de dose limite. On ne peut pas comparer une consommation traditionnelle intégrée à une alimentation peu sucrée et la consommation occidental où bientôt des gens boiront un galon par jour de soda hyper « sucré » à la Stévia....

        3 autres commentaires
  • Samuel_A
    Samuel_A
    Expat'
    • Posté à 13h38 le 28/06/2011
    • Internaute 112135
      Expat'

    Quel journalisme poubelle ! C’est une honte d’écrire un tel ramassis d’âneries.
    Les études sur l’aspartame, nombreuses, montrent que le taux d’aspartame à partir duquel on connait effectivement des risques pour la santé est largement AU DESSUS de la DJA fixée aux US et en Europe.
    Les études déclarant le contraire sont extrêmement minoritaires et méthodologiquement faibles.

    Toute la communauté scientifique ce gausse de ce pseudo-journalisme dont les conclusions ont été démontées 15 fois. Mais nan, sur Rue89, ça persiste encore et toujours.

    Marie-Monique Robin, quasiment la seule source de cet article entièrement à charge, c’est quand-même la femme géniale qui réussit à s’extasier de l’absence d’obésité dans les zones rurales de l’État d’Orissa, en Inde, qui est l’état le plus pauvre du pays. Un pays où nombre de gens sont... en sous-nutrition.
    C’est aussi elle qui propose de se protéger du cancer au... curcuma ! Ce qui pour le coup frôle le maraboutage. D’autant que le curcumin (la molécule active du curcuma) est un poison potentiel, dont la DJA est fixé à entre 0 et 3mg/kg de poids corporel !

    C’est honteux d’utiliser une telle source dans un article, sans le moindre contrepoids, sans le moindre recoupage.

    Concernant MMR : Lien

    Quant à l’aspartame et son innocuité mille fois démontrée aux DJA actuellement en vigueur, celle-ci fait consensus dans la communauté scientifique depuis longtemps. Ceux qui affirment que de très faibles doses sont dangereuses ont à peu près autant de crédibilité que les défenseurs de la Mémoire de l’Eau, ou ceux qui affirment que le réchauffement climatique n’a aucun rapport avec l’activité humaine : il y a bien une poignée de scientifiques pour défendre ces thèses, mais la plupart hésitent entre en rire ou être franchement en colère de voir ces illuminés bénéficier d’une tribune dans les médias pendant que les milliers de scientifiques qui bossent sérieusement sont boudés.

    Une étude de 2007 regroupant les travaux de 347 - comptez les : TROIS CENT QUARANTE SEPT études concluait à l’innocuité de l’aspartame aux DJA actuellement en vigueur. (Comité scientifique de l’alimentation humaine, « Opinion of the Scientific committee on food : update on the safety of aspartame », Opinion expressed on 4 December 2002, European Commission, DG Health and Consumer protection.)

    e risque sanitaire lié à la consommation d’aspartame a été évalué par de nombreuses instances d’expertise de par le monde : par le Joint FAO/WHO Expert Committee on Food Additive (JECFA) [4] le premier, en 1980, puis par la Food and Drug Administration (FDA) aux USA en 1984, en même temps que par le Comité scientifique de l’alimentation humaine (CSAH) de l’Union européenne, ainsi que par le Committee of Toxicology (COT) britannique en 1992. Le CSAH s’est de nouveau penché sur le dossier de l’aspartame en 1988.

    Rebelotte en 2002 : le CSAH refait une analyse sur toutes les données disponibles et en testant tous les risques couramment cités pour l’aspartame. L’AFSSA refait une analyse aussi (sur un risque de tumeur du cerveau), la même année. (Agence française de sécurité sanitaire des aliments, « Assessment report : opinion on a possible link between exposition to aspartame and the incidence of brain tumors in humans ». AFSSA, Maisons-Alfort, report in French available at Lien, 2002.)

    Et on essaye de nous faire croire que l’on ne sait pas si ce produit est dangereux, voire que la communauté scientifique pense que l’aspartame est dangereuse ?

    De leur côté, les « études » les plus couramment citées sur le danger de l’aspartame, celles de Ramazzini, voient leurs biais méthodologiques bien connus.

    Mais à la fin de qui se moque-t-on ?

    Voir, une fois de plus, le site de l’AFIS, l’Association Française pour l’Information Scientifique : Lien

    Prochain article, Rue89 hurle au scandale parce que dans nombre de produits industriels, on retrouve du monoxyde de dihydrogène Lien

  • jjhb
    jjhb
    cosmonaute
    • Posté à 17h05 le 28/06/2011
    • Internaute 44957
      cosmonaute

    Et que dire de l’industrie du sucre qui ne veut pas voir arriver sur le marché la Stévia, un produit naturel, au pouvoir sucrant très supérieur et avec la particularité de ne pas être calorique.

    Cela fait près d’un an que la Stévia est enfin autorisée en France. Cette plante était autant diabolisée que le chanvre. Pour cause, les fabricants de sucre ne voulaient pas perdre la poule aux œufs d’or, comme toujours les lobbyings et leurs conciliants amis politiciens...

    Depuis un an la Stévia est autorisée. Et toujours rien sur les étales des commerçants et des distributeurs. Tout le monde se sert les coudes, c’est beau l’amitié, l’union face à l’adversité !

    Si on trouve quand même des dosettes de Stévia mélangées avec de l’aspartam, la belle affaire ! : -(

    Mais point de soda, point de glaces, point de bonbons. Avec la Stévia visiblement les industriels de l’agro-alimentaire ne savent rien faire. Que des nazes qui préfèrent une population grasse, docile voire apathique qu’une population svelte, sportive et heureuse !

    La France est vraiment un pays dirigé par des incompétents !

    La richesse pour eux c’est le pognon, la consommation. Pour eux, si les gens consomment c’est qu’ils sont forcément heureux.
    Aberrant.
    La vraie richesse, l’unique même, c’est celle qui te rend heureux(se) avec le moins de chose possible, sans pour autant aller jusqu’aux extrêmes de l’ascétisme pure et dure.

  • Tariec
    Tariec
    « Radio Paris ment », « Radio (...)
    • Posté à 14h47 le 28/06/2011
    • Internaute 37287
      « Radio Paris ment », « Radio (...)

    « L’édulcorant le plus utilisé au monde, inventé par la firme Searle dont le patron était alors Donald Rumsfeld »

    Toujours dans les coups fourrés, cette plaie de salopard de Rumsfeld ! !

    Encore un qui devrait étre jugé par le TPI...car ce mec vend (ou a vendu) des armes à son propre gouvernement. Faut pas s’étonner que ce pays se cherche en permance des ennemis ou attise des guerres en afrique et ailleurs, là encore : business is business ! !

  • alfredlaff
    alfredlaff
    conseiller à l'emploi
    • Posté à 14h54 le 28/06/2011
    • Internaute 46123
      conseiller à l'emploi

    Heuuuu, je sais pas pour vous, mais moi je prend plus de sucre... ni d’asparchose... ni encore de ce tévia. Pour sucrer, j’utilise un produit issu d’une énorme internationale, l’Apis Mellifera : ses ouvrières fabriquent un produit presque naturel (presque, parce qu’on ne peut empêcher l’introduction de particules chimiques d’origine humano-industrielle dans les matériaux de base qu’elles utilisent). Punaiiiiise, ça sucre bien et, en plus, ça a bon goût !
    J’ai aussi utilisé la production d’une usine sylvestre canadienne, l’Acer Saccharum que je préfère à celle de l’usine centre-américaine Agavaceae.
    Comme les prix ne sont pas les mêmes que ceux pratiqués par les usines humano-chimiques, on est obligé de restreindre les doses, mais mon médecin dit que c’est pas plus mal.

  • chapolin
    chapolin
    scoresdownload.com
    • Posté à 15h42 le 28/06/2011
    • Internaute 41320
      scoresdownload.com

    L’aspartame c’est de la merde en barre.

  • tbudikov
    tbudikov
    peut importe
    • Posté à 17h19 le 28/06/2011
    • Internaute 97402
      peut importe

    boaf ; en même temps ; quelle idée de vouloir tout le temps boire des trucs sucrés. C’est comme manger des plats préparés ; c’est industriel ; donc il faut bien gruger pour tirer les bénéfices vers le haut. La chimie étant visiblement plus rentable que le naturel (surtout moins contraignant à l’usage).
    Bref, encore une fois, je ne rejetterais pas la faute sur les industriels ; mais surtout sur les mauvaises habitudes des consommateurs ...

  • Michel-Petit
    Michel-Petit
    Retraité
    • Posté à 17h23 le 28/06/2011
    • Internaute 62964
      Retraité

    Bonne idée cet article, très bonne idée même !

    Cette poudre blanche qui n’est pas de l’héroïne, mais doit rapporter autant, est depuis toujours réputée pour ses effets secondaires gravement nocifs.

    C’est bien de raccourcir de 8 ans le délai pour remettre les choses à plat, mais de 9 ans aurait été encore mieux.

    Cette fois ce qui serait intéressant, c’est d’établir la liste des copains-coquins-profiteurs qui ont fait ce qu’il fallait pour introduire ce poison en France.

  • iaorana-huahine
    • Posté à 17h34 le 28/06/2011
    • Internaute 109913
      papi

    L’asparthame, encore un poison chimique vendu par les industries agroalimentaires sous la protection et la complicité des Etats....Millions de cancers....mais c’est comme ça qu’ils font du fric sur le dos de la populace, véritable vache à lait....

  • iaorana-huahine
    • Posté à 17h34 le 28/06/2011
    • Internaute 109913
      papi

    L’asparthame, encore un poison chimique vendu par les industries agroalimentaires sous la protection et la complicité des Etats....Millions de cancers....mais c’est comme ça qu’ils font du fric sur le dos de la populace, véritable vache à lait....

  • lorenzino
    lorenzino
    Citoyen
    • Posté à 20h40 le 28/06/2011
    • Internaute 127457
      Citoyen

    Je suis quand même bluffé par Rumsfeld qui aura réussi à causer des morts via deux procédés complètement différents : aspartame et guerre militaire.

  • duarn
    • Posté à 21h31 le 28/06/2011
    • Internaute 17322

    Ce sont les sucriers qui se frottent les mains...

  • duarn
    • Posté à 21h33 le 28/06/2011
    • Internaute 17322

    Ce sont les sucriers qui se frottent les mains...

    PS : pour ma part c’est 8 sucrettes par jour. C’est grave docteur ?

  • virgo
    virgo
    Education Nationale
    • Posté à 22h37 le 28/06/2011
    • Internaute 38959
      Education Nationale

    Nos gouvernants sont des assassins en puissance !

  • Andrada
    Andrada
    chercheur scientifique en (...)
    • Posté à 09h11 le 29/06/2011
    • Expert 161420
      chercheur scientifique en (...)

    La capacité oncogène de l’aspartame est connue depuis longtemps, donc il faut arrêter de le fabriquer. L’organisme humain est bombardé quotidiennement par des aditifs alimentaires à très élève potentiel cancérigène, comme les glutamates utilisés sur une grande échelle dans tous les produits alimentaires à base de viandes.

  • Andrada
    Andrada
    chercheur scientifique en (...)
    • Posté à 09h12 le 29/06/2011
    • Expert 161420
      chercheur scientifique en (...)

    La capacité oncogène de l’aspartame est connue depuis longtemps, donc il faut arrêter de le fabriquer. L’organisme humain est bombardé quotidiennement par des aditifs alimentaires à très élève potentiel cancérigène, comme les glutamates utilisés sur une grande échelle dans tous les produits alimentaires à base de viandes.

  • zygzornifle
    zygzornifle
    Poussière d'étoiles
    • Posté à 09h23 le 29/06/2011
    • Internaute 160367
      Poussière d'étoiles

    bientot ça sera le tour des médicaments anti-cholestérol
    belle arnaque de santé qui profite aux labos............

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 15h11 le 29/06/2011
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    « Etudes bidon, conflits d’intérêts : l’aspartame dans de sales draps »

    Conflits d’intérêts ou pas, ça sera au final l’opinion publique qui tranchera, et qui en relayant l’information, même via le Web, fera en sorte que les boissons qui devraient être en fait baptisées « poisons »...ne se vendent plus !

    Comme disait Coluche :
    Quand on pense qu’il suffit que personne n’achète pour que ça ne se vende pas.

    On cherchera à étouffer l’info là dessus : A la presse de contrebalancer !

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