Drôles de gammes

La musique classique sans frac ni claque, par Nathalie Krafft.

L'envol de Bel Air, le festival de Renaud Capuçon

Nathalie Krafft
Journaliste
Publié le 02/09/2008 à 11h51

A Chambéry, les Rencontres Musicales de musique de chambre de Bel Air ont débuté sous la houlette du violoniste Renaud Capuçon lundi 1er septembre pour six jours intenses de musique de chambre.

L’âme du projet, c’est Renaud qui réunit en Savoie depuis treize ans des amis musiciens avec lesquels il partage de grandes et pérennes aventures musicales (à commencer par le violoncelliste son frère Gautier, les pianistes Nicholas Angelich, Frank Braley et Jérôme Ducros, l’altiste Béatrice Muthelet, la violoniste Aki Saulière, le contrebassiste Alois Posch...) et de plus jeunes qu’il intègre à la bande déjà existante. C’est lui qui les choisit par instinct et science « humaine », et c’est lui aussi qui construit tout le programme artistique.

La première singularité de Bel Air (du nom de la rue où se trouve l’association) ? Les musiciens, logés dans les maisons d’amis mélomanes, jouent bénévolement. Le but est plutôt de se retrouver pour une semaine de musique partagée avec le public (2800 personnes l’an dernier) plutôt que de monter un énième festival identique aux autres.

La seconde particularité ? Le niveau exceptionnel des musiciens présents. C’est ainsi que cette année Martha Argerich vient illuminer le festival de son incandescente présence.
Nous en reparlerons...

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