Drôles de gammes

La musique classique sans frac ni claque, par Nathalie Krafft.

Carton pour la Folle Journée Chopin : pourquoi ça marche

Nathalie Krafft
Journaliste
Publié le 04/02/2010 à 12h00


Le Hall de la Cité des Congrès. Photo Marc Roger

La Cité des congrès de Nantes a été envahie par une foule qui a pris d’assaut les 241 concerts proposés pendant cinq jours, du matin au soir. En tout, 128 000 billets (5 000 de plus que l’année précédente) ont été vendus pour cette 16e édition consacrée à Chopin. Mais pourquoi ça marche, la Folle Journée ?

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La Folle Journée, c’est quoi ?


René Martin, directeur artistique de la Folle Journée (Marc Roger)

Pour commencer, René Martin, l’homme qui a imaginé cette phénoménale machine, a appliqué au spectacle d’aujourd’hui certains ingrédients de la tragédie qui ont fait leurs preuves : l’unité de lieu, de temps et d’action.

Un seul lieu, donc, la Cité des congrès à Nantes, avec dix salles de toutes tailles (de 80 à 1 900 places), dont un hall d’accueil qui fonctionne non stop comme une salle de concert gratuite.

Un seul temps, aussi. Cinq jours d’affilée, avec des concerts qui ne durent pas plus de cinquante minutes et qui s’enchaînent sans discontinuer du matin au soir (un très court laps de temps, cinq à dix minutes, permettant de passer d’une salle à l’autre). Le premier concert est à 9 heures, le dernier à 22h45.

Une énorme machine dédiée à un seul compositeur chaque année

Une seule « action », enfin. Cette énorme machine est dédiée à un compositeur unique dont toutes les facettes musicales sont exposées. Si d’autres compositeurs sont joués, c’est sur la base de leurs relations avec l’élu du moment.

Ainsi, cette année, Chopin était parfois accompagné par ses « camarades » de la « génération 1810 » : Mendelssohn (né en 1809), Schumann (en 1810) et Liszt (en 1811). Ou par d’autres musiciens virtuoses comme lui, tels Paganini, Czerny et encore Liszt.

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Combien ça coûte ?

Le budget est de 4 millions d’euros, dont 66% pour l’artistique. La billetterie (1,74 million d’euros) équivaut à 43% des recettes.

La ville de Nantes est le principal bailleur (1 million d’euros), mais les partenaires privés représentent aussi une large part : 850 000 euros.

Principal soutien : la fondation BNP Paribas depuis la première édition en 1995 consacrée à Mozart. Pour mesurer le chemin parcouru, il y eut alors 34 concerts et 18 000 billets vendus. Quatre cents personnes travaillent sur la manifestation.

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Pour quels résultats ?

En janvier 2010, 128 000 billets ont été vendus sur les 130 000 disponibles. Sur ce total, 7 000 étaient destinés aux scolaires, qui viennent le vendredi.

Aux 241 concerts en salle, se sont ajoutés 40 concerts gratuits dans le hall, 20 concerts en dehors de la Cité des Congrès (université, centre de détention, maisons de quartier...), 48 conférences.

Et puisque la recette fonctionne si bien, la Folle Journée s’exporte depuis huit ans dans onze villes de la région, la semaine précédant Nantes. 60 000 billets ont été vendus en 2010 pour 157 concerts, de Challans à Laval en passant par Sablé et La Flèche.

Et aussi dans le monde entier ! Le concept, avec soutien logistique et savoir-faire, est décliné en Espagne (Bilbao), au Japon (Tokyo, Niigata, Kanazawa, Biwako), au Brésil (Rio de Janeiro), en Pologne (Varsovie).

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Et la musique, alors ?

Elle se porte bien, merci.

Pour la servir, 1 500 artistes (membres des orchestres compris) étaient présents cette année. Certains instrumentistes jouent près de vingt fois au cours de la manifestation, sans jamais donner l’impression de « cachetonner ». L’aspect « marathon » de la Folle Journée est gommé au profit de l’engagement artistique.


Jacek Kortus (Marc Roger)

D’où le surgissement d’intenses émotions, comme ce « Premier Concerto » de
Liszt par la pianiste Brigitte Engerer ou le « Concerto pour violoncelle
et orchestre » de Schumann par le violoncelliste Henri Demarquette. Ou
bien, cette « Polonaise Héroïque » de Chopin par Jacek Kortus, un tout
jeune pianiste polonais totalement inconnu en France.

Volodine en guise de déjeuner

Chacun cherche à conquérir un public qui n’est pas composé de mélomanes avertis, même s’il semble bien que la Folle Journée ait « formé », depuis quinze ans, un nouveau public.

Vendredi, le pianiste russe Alexei Volodine interprétait les « Vingt-Quatre Préludes » de Chopin, précédés par la « Barcarolle opus 60 ». Ceux qui ont sauté leur déjeuner pour l’entendre ne l’ont pas regretté. (Voir la vidéo)

La qualité et la quête de l’excellence restent au coeur des préoccupations des artistes. On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre : 400 personnes avaient acheté des billets pour suivre l’intégrale de l’oeuvre pour piano de Chopin, c’est-à-dire 14 heures de musique données en 14 concerts. Il ne s’agissait pas que ce soit « moyen ».

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Et l’année prochaine ?

Le post romantisme, de Brahms (« le dernier romantique ») à Liszt (dont ce sera le bicentenaire de la naissance) jusqu’à Mahler, Bruckner et Richard Strauss. En passant par ce qui a été appelé la « Seconde Ecole de Vienne », Arnold Schönberg, Alban Berg et Anton Webern.

Le grand Auditorium sera baptisé « Freud », a décidé René Martin. Ecouter la musique allongé sur un divan, un rêve.

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  • 100 000 d entre nous
    100 000 d entre nous
    meurent de faim chaque jour
    • Posté à 12h08 le 04/02/2010
    • Internaute 95182
      meurent de faim chaque jour

    Le pari fou de la folle journée est d’ores et déjà gagné.
    Bravo Monsieur Martin.
    Et bravo à la ville de Nantes.

    Une petite suggestion, si ces folles journées étaient organisées pendant les vacances, cela permettraient à des gens de venir en famille des 4 coins de France pour en profiter.

  • Albert Fulor
    • Posté à 12h26 le 04/02/2010
    • Internaute 25568

    La folle journée est une entreprise de promotion identitaire de la région Pays de Loire dont Nantes est le chef lieu.
    A l’heure où Nantes prétend accéder au statut de métropole européenne de l’Ouest français, on ne peut que s’étonner que des concerts de cette qualité ne soient décentralisés que dans la région Pays de Loire et que des subventions ne soient accordées qu’au déplacements des seuls habitants de cette région.

    Il n’est pas question de critiquer l’évènement, encore moins sa qualité artistique, mais plutôt l’usage politique qui est fait de la culture.
    Ce genre d’évènements ne font que mettre en valeur les chauvinismes administratifs et rappeler l’imperméabilité des « frontières » administratives arbitraires au sein de l’espace français.

    • bromius
      bromius répond à Albert Fulor
      • Posté à 13h08 le 04/02/2010
      • Internaute 19043

      Je ne partage pas votre ton véhément, mais il est certain que le succès des Folles Journées a aussi un rapport avec les évolutions socio-économiques de l’Ouest français. Il faut rappeler ici que cette région (avec en tête Nantes et Rennes) est celle qui s’en sort le mieux économiquement en France depuis 10 ans. L’Ouest a beaucoup moins d’industries traditionnelles en déprise à reconvertir que d’autres régions (bassins houillers, vallées de tradition manufacturière, avec l’exception qui confirme la règle : chantiers navals de Saint-Nazaire). Les enfants des familles qui travaillaient dans le secteur agricole et qui ont été confrontées à l’exode rural se sont massivement tournés vers le tertiaire. Ils ont travaillé dans la région ou en Île-de-France, dans la fonction publique ou dans le privé, puis sont revenus prendre leur retraite près de l’Atlantique (en y investissant leurs économies, d’où le boom du marché immobilier + d’importantes sources de revenus résidentiel). Enfin, toute cette région a été marquée par une forte tradition catholique (très nombreuses écoles privées en Bretagne et en Loire-Atlantique). On a donc un ensemble de facteurs qui favorisent indéniablement la musique classique :

      Actifs du tertiaire ayant fait des études supérieures + retraités du tertiaire ayant du temps et du pouvoir d’achat + identité chrétienne-démocrate où la musique classique est valorisée + politique culturelle qui a su capitaliser ces atouts = succès des Folles Journées.

      • Albert Fulor
        Albert Fulor répond à bromius
        • Posté à 13h33 le 04/02/2010
        • Internaute 25568

        Effectivement, cette région est en plein renouvellement. Nantes est à l’étroit dans ses limites administratives. L’insee l’a montré récemment, Nantes attire.
        L’expansion de l’agglomération nantaise se fait sentir sur toute la péninsule. Malgré tout, les politiques se satisfont d’un découpage administratif qui leur fait tourner le dos à plus de 3 millions de Bretons qui subissent parfois les effets collatéraux de l’expansion nantaise sans y avoir prise.
        En bref, les populations se déplacent et déménagent, les entreprises étendent leurs rayon d’action, les familles et les travailleurs vivent entre plusieurs aglomérations, etc, seule la culture semble confinée à l’intérieur des limites administratives régionales.
        Faire d’un événement de stature internationale comme la Folle journée, un simple outil de promo pour les Pays de Loire est en dessous des ambitions affichées par Nantes.
        Et puis les habitants du Morbihan et d’Ille et Vilaine seraient très heureux d’avoir des tarifs préférentiels pour aller à la Folle Journée, d’autant qu’il ne sont pas plus éloignés de Nantes que ne le sont Laval ou Le Mans.
        Rennes mérite autant qu’Angers d’être associée à l’événement.

         
        • libow
          libow répond à Albert Fulor
          assis devant mon ordinateur et (...)
          • Posté à 14h55 le 04/02/2010
          • Internaute 41004
            assis devant mon ordinateur et (...)

          Bonjour,
          votre remarque n’est pas spécialement mauvaise mais je pense qu’il suffirait que les collectivités voisines (ceux qui ont des chapeaux ronds et ceux qui élèvent des chêvres ; -) ) mettent la main à la poche. Quant à l’outil de promo « identitaire », c’est vrai que dans le morbihan ou en ille et vilaine cela n’arrive jamais ! Je participe à la folle journée en région et cela demande un investissement important (et pas que financier : temps, énérgie...) mais avec un vrai succès. Je ne pense pas que les Pays de la Loire refuseraient d’étendre mais il faut vraiment être motivé car c’est assez « casse c.... » à organiser. Quant au cloisonement « administrative », vivant en pays de la loire, on ne s’est jamais senti exlu par la bretagne (ironie) dont certains membres nous nient même le droit à l’existence de notre région. Après si on peut passer au dessus de çà, ce serait un grand pas.

          • Albert Fulor
            Albert Fulor répond à libow
            • Posté à 20h48 le 04/02/2010
            • Internaute 25568

            Merci pour votre réponse. Plus généralement je pose la question de l’utilisation du prétexte culturel pour faire la promo d’une structure administrative ou de l’équipe politique qui la dirige.
            Quand je vois la dimension (6 m²) des logos que la région Pays de Loire avait senti la nécessité d’afficher dans une salle de Rennes (le 4 bis) lors des Transmusicales, festival qu’elle ne finance pas, je me pose des questions.
            Je m’interroge aussi sur la disproportion entre les subventions allouées aux petits structures qui au quotidien font vivre la culture au plus proche des gens (campagne et quartiers) et celles accordées aux grandes agglomérations pour le seul prestige.
            Cordialement

            • Spiripotain
              Spiripotain répond à Albert Fulor
              promeneur écoutant
              • Posté à 08h44 le 05/02/2010
              • Internaute 49037
                promeneur écoutant

              Effectivement, voilà les questions qui se posent.
              La municipalité nantaise n’a jamais caché son instrumentalisation de la culture. Elle est parfaitement assumée. Ce n’est pas l’accès de tous à l’art et au savoir qui les intéresse, c’est le nombre d’articles, d’émissions de radio, etc... chantant les louanges de la ville.

              Nantes explose, la communauté d’agglomération en est à 600 000 habitants, avec les riches au centre et les catégories populaires expulsées vers les périphéries, comme d’hab’ (sauf ghettos chics comme La Chapelle sur Erdre). Formidable ! Et pourquoi, dans quel but ? Est-ce pour augmenter les problèmes de pollution ? de transport ? d’urbanisme ? de délinquance ? Pour bétonner sans se gêner ? Sans doute, parce qu’on ne voit pas vraiment d’autre argument pour justifier une telle course au gigantisme.

        3 autres commentaires
    • seizh
      seizh répond à Albert Fulor
      un peu de tout
      • Posté à 14h53 le 04/02/2010
      • Internaute 65176
        un peu de tout

      Fatiguants les théoriciens du complot perpétuel. Merde c’est hyper capillo tracté votre truc là !

  • rumpus
    rumpus
    friend/unfriend
    • Posté à 13h25 le 04/02/2010
    • Internaute 96441
      friend/unfriend

    Si la mairie pouvait également donner un petit coup de main à l’excellent festival I.D.E.A.L. dont je suis sans nouvelles depuis 2 ans.

  • manasté
    manasté
    Candide à ressort
    • Posté à 13h28 le 04/02/2010
    • Internaute 98911
      Candide à ressort

    L’ouest vient de loin et se débrouille bien. Le secteur associatif y est l’un des plus dynamique et la population n’émigre plus.

    Je goûte peu Chopin. Mais la musique pour tous (presque tous) c’est toujours bon à prendre.....

    Tiens cet été je vais aller faire un tour sur un autre festival identitaire. L’Interceltique de Lorient. Des milliers de personnes, Musiques du monde, rock alternatif, krampus et bières locales.... La fête, quoi ! ! !

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 13h34 le 04/02/2010
    • Internaute 82025
      non connue

    C’est indéniablement une réussite, le plus grand évènement classique de l’année en France.
    On peut égoïstement remarquer que l’envers de ce succès est la difficulté à trouver des places. Improvisateurs de sorties s’abstenir...

    Soit dit en passant, et même si c’est hors-sujet, si on avait à la tête de l’État quelqu’un du calibre de Jean-Marc Ayrault (qui a dit banco dès le début à René Martin), on pourrait caresser le rêve de vivre partout en France aussi bien qu’à Nantes. Et je ne suis nantais que depuis 10 ans.
    Entre Royal Deluxe, le Lieu Unique et les Folles journées (entre autres), la notion de politique culturelle à vocation de lien social est ici une réalité.

    • Fluxme
      Fluxme répond à A déménagé le 02-02-2012-2
      Made in Scotland
      • Posté à 13h56 le 04/02/2010
      • Internaute 88591
        Made in Scotland

      l’envers de ce succès est la difficulté à trouver des places

      Des places, dans les 2 sens du terme.
      Il y a les mamies, les costards et les bobos qui s’écharpent le jour de la mise en vente, jouant des coudes pour gagner une place dans la file. Fini la politesse guindée, les plus bas instincts ne sont pas loin. Si mamie a sorti la fourrure, ce n’est pas à cause du froid, c’est pour paraître plus sauvage !
      Et puis tous les soirs lors de l’évènement, en bas de chez moi, à deux pas de la cité des congrès, il y a les voitures garées n’importe comment, devant les entrées de garage... Pour gagner 5 mètres...

      J’aime pô les Folles Journées...

      • A déménagé le 02-02-2012-2
        A déménagé le 02-02-2012-2 répond à Fluxme
        non connue
        • Posté à 14h02 le 04/02/2010
        • Internaute 82025
          non connue

         ; o))
        Sans compter que les contractuel(le)s ne plaisantent pas, et que la fourrière tourne à plein.

         
        • Otreman
          • Posté à 16h17 le 04/02/2010
          • Internaute 45643

          Y’ a qu’ à voir ce que donne la tolérance légendaire dans le midi...
          Chaque soir vers 18 hr, un véhicule stationné devant l’entrée commune de deux résidences dans le Centre ville (200 appartements environ).
          Et la fourrière n’est pas pressée, SI elle vient...
          Il y a bien un parking souterrain de 1500 places mais, c’est payant. Alors pourquoi se gêner...

          Pour moi, la tolérance c’est fini. La Démocratie, c’est plus facile de la perdre que de la gagner et l’indiscipline ajoutée à la démagogie en sont les meilleurs fossoyeurs. Rien à foutre de passer pour facho ou autre, en 2010, je suis pour la répression.

        • Otreman
          • Posté à 16h17 le 04/02/2010
          • Internaute 45643

          Y’ a qu’ à voir ce que donne la tolérance légendaire dans le midi...
          Chaque soir vers 18 hr, un véhicule stationné devant l’entrée commune de deux résidences dans le Centre ville (200 appartements environ).
          Et la fourrière n’est pas pressée, SI elle vient...
          Il y a bien un parking souterrain de 1500 places mais, c’est payant. Alors pourquoi se gêner...

          Pour moi, la tolérance c’est fini. La Démocratie, c’est plus facile de la perdre que de la gagner et l’indiscipline ajoutée à la démagogie en sont les meilleurs fossoyeurs. Rien à foutre de passer pour facho ou autre, en 2010, je suis pour la répression.

        2 autres commentaires
  • setori
    setori
    retraité
    • Posté à 14h42 le 04/02/2010
    • Internaute 43503
      retraité

    La musique étant le seul langage universel normal qu’une grande manifestation comme LA FOLLE JOURNEE attire autant de monde .Et puis CHOPIN est dans tous nos coeurs .Vaut mieux aller là que de se foutre sur la gueule autour d’un ballon rond....

    • heinpasdeux-
      heinpasdeux- répond à setori
      Trollé par la modération...
      • Posté à 18h49 le 04/02/2010
      • Internaute 94001
        Trollé par la modération...

      N’importe quoi...La musique militaire attire beaucoup de monde aussi.
      C’est une simple disposition des notes sur la partition qui décidera de votre humeur .
      Remarquez bien que je ne suis absolument pas musicien.

      • setori
        setori répond à heinpasdeux-
        retraité
        • Posté à 12h07 le 05/02/2010
        • Internaute 43503
          retraité

        Il y longtemps que la musique militaire ne « s’exécute » plus sur nos kiosques municipaux ! BRASSENS disait qu’il l’écoutait en « se tapant le cul par terre » ! Je ne vois pas en quoi ce que j’ai écrit soit « n’importe quoi ».

         
        • heinpasdeux-
          heinpasdeux- répond à setori
          Trollé par la modération...
          • Posté à 17h29 le 05/02/2010
          • Internaute 94001
            Trollé par la modération...

          Brassens ce moustachu qui inventait des accords impossibles a jouer pour les autres et qui adorait manger des pâtes en compagnie d’un « policier » nommé Lino Ventura ?
          J’ai tous ses disques ...a Ventura ...

        1 autres commentaires
  • heinpasdeux-
    heinpasdeux-
    Trollé par la modération...
    • Posté à 15h33 le 04/02/2010
    • Internaute 94001
      Trollé par la modération...

    Et le prix moyen pour un concert ?
    Je voudrais bien fêter mon r m i

    • libow
      libow répond à heinpasdeux-
      assis devant mon ordinateur et (...)
      • Posté à 15h48 le 04/02/2010
      • Internaute 41004
        assis devant mon ordinateur et (...)

      En région c’est de 2 à 8 € et à Nantes de 4 à 10€

  • Otreman
    • Posté à 16h08 le 04/02/2010
    • Internaute 45643

    Faut être gourmet mais pas gourmand.
    Travaillant dans le Morbihan, J’ai eu le bonheur et le privilège d’assister aux premières folies en 95 pour célébrer Mozart. Une amie avait réservé billets et chambres d’hôtel (IBIS) à deux pas.
    Ce fut un régal, un ilot de musique coupé du monde. Pour une première, ce fut un succès total, l’année suivante toutes les places et les chambres avaient été enlevées des mois à l’avance. Ce furent les seules « journées » auxquelle j’ai pu assister mais, je ne me plains pas. Place aux autres, et puis, grâce à ARTE il est facile de se transporter sur place par la pensée en des lieux déjà visités. Depuis la Provence...
    NB : j’espère que la Restauration est toujours associée à l’époque célébrée avec serveurs en livrée, nappes et couverts de circonstance. La nuit, une vue magique sur la Loire ou le canal à travers les nombreuses baies vitrées... Waouuuu

    • Fluxme
      Fluxme répond à Otreman
      Made in Scotland
      • Posté à 16h59 le 04/02/2010
      • Internaute 88591
        Made in Scotland

      NB : j’espère que la Restauration est toujours associée à l’époque célébrée avec serveurs en livrée, nappes et couverts de circonstance.

      Pour la restauration, je ne sais pas, mais les conducteurs de bus avaient une drôle d’allure...

      Lien

      • Otreman
        Otreman répond à Fluxme
        • Posté à 19h02 le 04/02/2010
        • Internaute 45643

        Génial ! Et avec la moustache SVP ....

    • zénon denon 84
      zénon denon 84 répond à Otreman
      Bonne
      • Posté à 18h46 le 04/02/2010
      • Internaute 30028
        Bonne

      Un grand plaisir de vous lire .
      J’ai noté un IBIS juste à côté .

      ça peut servir pour l’an prochain ,
      en s’y réservant donc 6 mois avant _pourquoi pas _ ?

  • Souâd Belhaddad
    Souâd Belhaddad
    Journaliste
    • Posté à 17h14 le 04/02/2010
    • Journaliste 1562
      Journaliste

    Chère Nathalie,

    Je crois bien que c’est la première fois que je laisse un commentaire sur rue89 mais c’est tant de plaisir, chaque fois de vous lire et d’écouter vos sélections musicales, tant de plaisir de découvrir des morceaux que jamais, je n’irai chercher de moi-même ( tandis que je mesure avec surprise et ravissement ma capacité à les recevoir, les apprécier dès qu’elles viennent vers moi), tant d’harmonie... que cette fois, je ne résiste pas au désir laisser un commentaire et vous remercier de ce travail de défricheur pour néophytes comme moi.
    Chaque fois, je guette votre nom, trouve qu’il n’apparait pas assez souvent et je le dis d autant plus aisément que je ne suis pas specialiste de classique ! Un manque, cependant : ne plus avoir votre petite musique du moment qui, du coup, devenait la mienne aussi, durant plusieurs jours...
    Confraternellement, Souâd Belhaddad

    • Nathalie Krafft
      Nathalie Krafft répond à Souâd Belhaddad
      Journaliste
      • Posté à 18h13 le 04/02/2010
      • Journaliste 15276
        Journaliste

      La petite musique du moment va revenir le plus vite possible, au plus tard en début de semaine.
      Et merci pour votre si gentil commentaire.

      • zénon denon 84
        zénon denon 84 répond à Nathalie Krafft
        Bonne
        • Posté à 18h37 le 04/02/2010
        • Internaute 30028
          Bonne

        Je me disais aussi !
        Pas de Nathalie ,qui plus est sur Nantes .
        4 jours apres l’événement .Diantre ?
        M’enfin « “Elle arriva ‘
        et le propos vaut le détour .Tant mieux .

        Que dire ,Heureusement que Arte est là . (son et images )
        Quant à France -Musique . La aussi .Superbe travail !
        _de Journalistes ,
        _de metteurs en onde ,
        _d’assistants divers et multiples ,sans qui rien de réussi .

        Bref ,c’est là qu’on fait LA DIFFERENCE ;
        Ah mon dieu : le service public .Encore et toujours __Bravo .

        Et vive la musique _vive les musiques_

      • Otreman
        • Posté à 19h14 le 04/02/2010
        • Internaute 45643

        Imaginez des « Folles journées » qu’avec des Opéra....
        tout le gratin des belles voix réuni en un même lieu
        ce serait les « Délirantes journées » : quelle organisation !

        Une fois tous les dix ans, possible ?

        Y’ aurait des meurtres dans les files d’attente...
        des « petits meurtres entre amis » !

  • A déménagé le 8-10 2
    • Posté à 17h30 le 04/02/2010
    • Internaute 41917
      nc

    Un peu venimeux, Albert !

    - Qu’est-ce qui empêche les autres régions de subventionner elles aussi les concerts de musique classique ? De créer un événement avec sa personnalité ? Quand Martin a créé sa « folle journée », il n’a pas d’abord regardé ce que faisait le voisin !

    - Quelle institution finançant une activité visible n’en espère pas un retour d’image ?

    Les reproches à faire à la municipalité nantaise en matière culturelle sont autres. La priorité, voire l’exclusivité, est accordée aux grosses actions et aux gros opérateurs genre Blaise et son Lieu Unique. Tous les « petits », pas forcément moins talentueux, sont ignorés ou priés de faire banquette. Mon fils a été galeriste « borderline » à Nantes, inutile de vous dire qu’il en a gros comme ça sur la patate contre ces seigneurs. Voici le témoignage d’unde ces petits, Jean Kergrist :

    1-le 16 août 2005

    NANTES ET SES « ESCLAVES DE L’INTÉRIEUR “

    à la presse et à la mairie de Nantes

    La tournée aquatique du TNP le long du canal de Nantes à Brest (cf rubrique ‘à l’affiche’) s’achève aujourd’hui. Elle était destinée à honorer la mémoire des bagnards de Glomel, condamnés militaires républicains, déserteurs de la guerre d’Espagne sous la Restauration.
    Toutes les villes étapes, contactées dès octobre 2004, ont répondu favorablement à notre proposition à la notable exception de la ville de Nantes. C’est pourtant cette ville qui, au 19° siècle, a tiré la plus grande richesse du trafic généré par ce canal.
    L’adjoint à la culture de la ville (Mr Y. Guin), sans même daigner nous accorder le rendez-vous que nous lui demandions, nous a écrit en date du 19 novembre 2004 :
    ” Il n’est pas possible, pour des raisons de rigueur budgétaire, de répondre favorablement à votre demande “.
    Suite à la défection de Nantes, cette tournée s’achève donc à Sucé sur Erdre. Le bilan est plus qu’honorable : de 300 spectateurs (Peillac) à 700 spectateurs (Malestroit) à chacune des représentations (moyenne de 500 spectateurs par représentation). À la fin de chaque spectacle, nous avons organisé une collecte des pièces roses en annonçant notre intention d’aider la ville de Nantes à surmonter sa mauvaise passe budgétaire. Nous en avons récolté 1,706 Kg, que nous nous honorons, ce mardi après midi, de remettre à Mr Guin pour la ville de Nantes.
    Petite souris face à l’éléphant, il ne nous viendrait jamais à l’idée de contester les choix culturels d’une ville dont nous ne sommes pas contribuables. Nul ne peut cependant nous interdire de nous en amuser. Nous avons appris (” La lettre à Lulu “, été 2005) que l’éléphant baladeur avait coûté 2 millions 263 mille euros à la ville de Nantes. Par comparaison et sous le seul angle de la ‘ rigueur budgétaire , les 700 euros que nous lui demandions pour y faire étape, afin d’honorer la mémoire de ses esclaves de l’intérieur , nous paraissent assez incongrus... du luxe royal à la sobriété républicaine !
    Jean Kergrist,

    2-Suite au 22/08/05

    POUR 406 GRAMMES DE PLUS

    à Monsieur Guin, Adjoint à la Culture de la Mairie de Nantes

    Cher Monsieur Guin
    Veuillez trouver, ci-joint, des coupures de presse concernant notre équipée nantaise ainsi que le produit de notre dernière quête de pièces roses à Sucé, que nous n’avions pas encore collectées lors de notre passage en mairie : 0,406 kg, ce qui fait un total de 2,108 kg.
    Nous avons, comme promis, fait étape le 16 août à Nantes afin d’y évoquer la mémoire de ces condamnés du canal qui, au 19ième siècle, ont contribué à la prospérité de votre ville. Nous aurions, certes, souhaité une étape plus festive et, si vous aviez daigné nous accorder le rendez-vous demandé en octobre, nous aurions sans doute pu mieux vous expliquer notre démarche et notre projet. Le mépris n’est jamais bon conseiller.
    Connaissant le coût des politiques de communication destinées à promouvoir l’image des villes, je suis navré d’avoir fait grimper la note. Les 7OO euros demandés initialement pour l’achat de ce modeste spectacle pèsent peu aujourd’hui au regard des quelques milliers de spectateurs qui, chaque soir, ont éclaté de rire à la lecture de votre lettre et des quelques milliers de lecteurs des articles d’Ouest-France, de Presse Océan, de La lettre à Lulu ainsi que des auditeurs de Radio Alternante.

    Les gueux montent aux grilles de votre palais et il vous faudra autre chose que de l’argent, des vigiles (il y en avait 4 à nous entourer à la mairie), des communicants, des designers, des promoteurs pour ré-enchanter notre vie politique.
    Si vous passez par Glomel revisiter le berceau de votre famille nous aurons l’occasion d’en reparler amicalement autour d’un verre de cidre.
    Sans rancune aucune.
    Jean Kergrist

    3-Suite au 08/09/05

    l’accusé de réception

    DE LAVILAINE ACTION’ À LA ‘BONNE ACTION’

    Nantes, le 5 septembre 2005

    Cher clown,

    Soyez remercié pour l’immense générosité du public en faveur des ‘paillettes’ nantaises. Le C.C.A.S. de Nantes bénéficiera en fait de vos dons, qui s’élèvent à 2,108kg, soit 17,07 euros, ce qui permettra de transformer votre vilaine action, flatteuse pour votre ego mais totalement décalée par rapport à le réalité de la politique nantaise, en une bonne action.

    Recevez, cher clown, mes salutations les plus distinguées.

    Yannick Guin, adjoint à la culture.

    (On appréciera le mépris de Guin, qui pourtant en matière d’ego n’a jamais laissé passer son tour. Le spectacle de Kergrist, j’en témoigne, était superbe)

    • A déménagé le 8-10 2
      • Posté à 17h43 le 04/02/2010
      • Internaute 41917
        nc

      Je donne ma source :

      Lien

      J’ai parlé de seigneurs. Pour la tournée de Royal de Luxe en Amsud, avait été transformé un vieux cargo, le Melquiades. Superbe. L’inauguration du gros bijou s’était faite en grande pompe : tout le gratin politico-journalo-cultureux de Nantes descendant dans la cale aménagée sous les yeux ébaubis du bas peuple reté sur le quai, qui n’aurait droit d’en faire autant que le lendemain. Il aurait parfaitement été possible que tout ça gratine plus discrètement ou après que le public ait assouvi sa curiosité. Non non : place, place, manants !

    • Spiripotain
      Spiripotain répond à A déménagé le 8-10 2
      promeneur écoutant
      • Posté à 12h57 le 05/02/2010
      • Internaute 49037
        promeneur écoutant

      Très amusant et très révélateur de la situation nantaise. Bravo !

  • Benjisite
    Benjisite
    (entrepreneur)
    • Posté à 19h55 le 04/02/2010
    • Internaute 51820
      (entrepreneur)

    beau projet, la passion est un moteur fabuleux.

  • zero_zero
    zero_zero
    sans
    • Posté à 20h28 le 04/02/2010
    • Internaute 104044
      sans

    Le concert de dimanche de Jacek Kortus était à 6 euros, une pure merveille, après Air au lieu unique, l’année commence bien, et XX qui s’annonce.

    C’est vrai que I.D.E.A.L ça manque.

  • Spiripotain
    Spiripotain
    promeneur écoutant
    • Posté à 22h41 le 04/02/2010
    • Internaute 49037
      promeneur écoutant

    Les Folles Journées ou le Woodstock du Troisième Âge.
    Les raisons du succès : un minimum de prise de risques. Du vieux, du archi-rabaché ùmais servi par de vrais talents : Chopin, Brahms, avec ça, on ne risque pas l’émeute.
    Même l’affiche était consternante cette année : un jeune couple moderne bon chic bon genre, Chopinou et sa copine au Tee-shirt marqué « George ». Ils auraient osé un Chopinou avec son ami Titus, cela aurait peut-être hérissé quelques chevelures argentées...

  • Billyglou
    Billyglou
    culturel
    • Posté à 06h09 le 06/02/2010
    • Internaute 52787
      culturel

    Questions ?
    128 000 billets vendus représentent combien de personnes différentes ?
    ou poser différement moyenne de spectacles vus par les spectateurs ?
    Si on enlève les 7 000 scolaires, soit 121 000 billets vendus, et si les gens qui font le déplacement voient a minima 3 spectacles en moyennes ca fait 40 000 personnes touchés...
    Et je pense que si on calcule vraiment vu le public d’amateurs ca doit être de l’ordre de 30 000 personnes touchées (un match dans un stade de foot moyen de ligue 1). Ca fait 4 millions d’euros pour le nombre de personnes touchées directement mais le plus important est l’impact médiatique et là c’est Bingo, comme si les spectateurs étaient les figurants d’un immense évenement, et en plus il paient !

    Tout est relatif

    Et ces musiciens c’est parce qu’ils sont des orchestres toute l’année, qu’ils ont de vrais postes qu’ils peuvent faire çà et etre de qualité...

    attention à lévenementiel à outrance, cela ne suffit pas

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