Drôles de gammes

La musique classique sans frac ni claque, par Nathalie Krafft.

Orchestre Demos : les jeunes des quartiers et la musique classique

Nathalie Krafft
Journaliste
Publié le 05/07/2010 à 11h06

Remède miracle ? Poudre aux yeux ? Gadget ? La musique classique est devenue un outil de socialisation des quartiers difficiles utilisé par plusieurs pays dont la France, qui vient de former son premier orchestre d’enfants, présenté à Paris la semaine dernière. Je suis allée y voir (et écouter) de près.

« Tous les mardis et jeudis, après l’école, Léa a Beethoven pendant deux heures. La clarinette sur le dos, un goûter dans la sacoche, et c’est parti ! » Pour la mère de Léa, une Africaine qui ne mâche pas ses mots, plus il y a d’activités proposées à sa fille après la classe, mieux c’est. « La Marche turque », extraite des « Ruines d’Athènes » de Beethoven, alors ? Une aubaine ! « Des comme ça, j’aimerais qu’il y en ait plus souvent ! », me dit-elle.

Avoir Beethoven deux fois par semaine

Et Lea, qu’en pense-t-elle « d’avoir Beethoven » deux fois deux heures par semaine, et aussi pendant les vacances scolaires à raison de plusieurs heures par jour ? Apparemment, que du bien. La voilà avec les autres clarinettistes et leur professeur Walter dans le centre social de la rue de Cambrai dans le XIXe arrondissement de Paris. (Voir la vidéo)


Pendant que je parle avec sa mère, la petite fille de 8 ans nettoie précautionneusement sa clarinette, qui lui a été prêtée pendant toute la durée du projet, et la remet avec mille soins dans son étui. Ce bien ultra précieux dont elle a la pleine responsabilité, elle va le ranger chez elle dans un endroit sûr : pas question que les pattes de ses frères tombent dessus.

Avant d’être intégrée dans l’Orchestre Demos, Léa n’avait jamais touché une clarinette. C’est elle qui a choisi de jouer cet instrument, comme ont choisi le leur les 450 enfants de 7 à 12 ans qui participent aussi à l’aventure.

La clarinette, comme Carlo de Bob l’éponge

Léa ne sait pas qu’elle est une sorte de cobaye sur lequel est testé un programme d’éducation musicale classique dans les zones urbaines sensibles. Terme qui désigne des lieux où les habitants connaissent de telles difficultés sociales que des prises en charge et des moyens spécifiques doivent être déployés.

Elle ne sait pas non plus que ce genre de programme est une affaire internationale qui occupe des tas de gens sérieux sur toute la planète : au Venezuela la fondation Sistema, au Brésil le projet Gouri, en Ecosse le Big Noise, en Angleterre avec le London Symphony Orchestra.


Carlo le calamar, de Bob l’éponge

Non, elle a voulu jouer de la clarinette pour faire comme Carlo, le calamar du dessin animé Bob l’éponge. Et depuis six mois, elle s’accroche.

Débuté en janvier 2010, l’Orchestre des jeunes demos (acronyme de dispositif d’éducation musicale et orchestrale à vocation sociale) est né d’une proposition du conseil de la création artistique mis en place par Marin Karmitz. Aux manettes pour la musique classique, Laurent Bayle, monsieur Salle Pleyel et Cité de la musique.

L’orchestre, une minisociété

L’idée est d’initier de jeunes habitants des quartiers populaires de Paris et de la périphérie (30 villes sont concernées) à la musique classique à travers la pratique orchestrale.

Le but est à la fois culturel (découverte d’un univers a priori inaccessible, apprentissage d’un instrument), pédagogique (acquisition de la concentration, de la rigueur, des bases musicales), et social (jouer dans un orchestre, qui forme une mini société, c’est apprendre à vivre ensemble).


Des jeunes musiciens à Bobigny (DR)

L’idée n’est pas venue non plus par hasard : avec ses ateliers musicaux qui reçoivent environ 30 000 jeunes chaque année, la Cité de la musique a une véritable expérience de la pédagogie auprès des enfants.

Elle a aussi l’avantage de travailler régulièrement avec l’Association de prévention du site de la Villette (APSV), experte dans le domaine de l’insertion sociale, et dont s’occupe Olivier Flament. L’APSV a déjà conduit ce type de projet à Sarcelles et dans le XIXe arrondissement de Paris, avec de petits groupes. Mais sans la dimension orchestrale, qui fait toute l’originalité de Demos.

450 enfants, quatre orchestres


Zahia Ziouani (DR)

La première étape a été de recruter les enfants. A travers les réseaux des centres sociaux, des associations, des maisons d’enfants et de jeunes, familles et enfants se sont vu proposer de participer à la formation d’un orchestre.

450 enfants, dont aucun n’avait fait de musique auparavant, ont choisi de se lancer dans l’aventure. Au bout de six mois, seuls 15% avaient renoncé. 450 enfants, donc quatre orchestres, qui ont chacun leur couleur : orange, bleu, rouge et jaune.


Debora Waldman (DR)

Deux chefs, Zahia Ziouani (photo ci-dessus), directrice musicale de l’Orchestre Divertimento en résidence en Seine-Saint-Denis, et Debora Waldman (ci-contre), l’ex-assistante de Kurt Masur à l’Orchestre national de France, sont alors chargées de les faire travailler.

Première répétition

J’ai, quant à moi, suivi certaines des étapes que l’orchestre « rouge » a franchies avant de se retrouver, un beau jour d’été, sur la scène de la Salle Pleyel.

D’abord, par petits groupes, chaque semaine depuis début janvier, l’apprentissage de l’instrument. Les enfants apprennent à vitesse grand V, et, d’après les parents, continuent à travailler chez eux leur instrument.

En mai, pour la première fois, les enfants de l’orchestre rouge se retrouvent tous ensemble pour une répétition à la Villette, sous la houlette de Zahia Ziouani qui les initie à certains codes : se mettre en position d’écoute, assis au bord de la chaise, l’instrument posé sur les genoux, ranger son instrument pendant la pause avant de courir partout, regarder les gestes qu’elle fait tout en gardant un œil sur la partition...

Des partitions arrangées pour les enfants

Il est étonnant de constater avec quelle facilité les enfants se plient à ces règles, lesquelles ne semblent pas du tout les déranger.

Elle fait ensuite travailler chaque pupitre séparément, tout en veillant à ce que les enfants non concernés restent tranquilles en position d’écoute. Chacune de ses phrases est ponctuée par « merci », « s’il-vous-plaît » : rien de creux dans ces politesses, mais juste l’expression de l’égard qu’elle montre à ces enfants, qui, par réciprocité, lui manifestent le même.

Vient le moment de jouer tous ensemble et de connaître le premier grand frisson : entendre la musique qu’ils travaillent depuis des mois. Et ça marche ! (Voir la vidéo)

Pour parvenir à ce résultat, une centaine de pédagogues, éducateurs, animateurs, professeurs de musique, membres de l’Orchestre de Paris et de l’Orchestre Divertimento se sont mobilisés. Les partitions des œuvres choisies ont été « simplifiées » pour les enfants qui ont appris à jouer de leurs instruments en même temps qu’ils apprenaient à déchiffrer.

Demos : démocratie ou démagogie ?

Le projet, qui doit durer trois ans avec un budget d’1 million d’euros par an, est à contre courant : la plupart des initiatives culturelles prises en faveur des jeunes les plus défavorisés « collent » à leurs aspirations supposées. Les activités qui leur sont proposées les renvoient à leur propre culture, hip-hop, musique traditionnelle, culture urbaine, sport…

La réalité, c’est que Beethoven n’est un gros mot que dans la tête des démagogues, mais en aucune sorte dans celles de Léa et de ses copains. Pour eux, tout est formidablement amusant et gratifiant : découvrir un nouvel univers, se faire de nouveaux amis, apprendre mais autre chose qu’à l’école, sortir un son juste de son instrument, saluer sous les applaudissements des parents dans la salle...


Et peut-être, comme c’est le cas pour certains, être repérés comme de vrais talents et inscrits au conservatoire dès la rentrée prochaine. Aucune démagogie dans la construction et la réalisation de l’Orchestre Demos. Comme le dit Zahia Ziouani, cela ne remplace en aucun cas l’étude de la musique dans un conservatoire.

Le grand jour arrive

Le jour dit, l’orchestre rouge monte sur scène. Intervention inattendue de la soirée : l’acteur Michel Blanc, qui explique chaque œuvre jouée, interroge enfants et chefs.

Zahia Ziouani grimpe sur le pupitre, lève sa baguette. C’est parti pour « La Marche turque » de Beethoven... Et l’année prochaine, on aura qui, le mardi et le jeudi ?

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  • Langlois-
    Langlois-
    Assise
    • Posté à 11h20 le 05/07/2010
    • Internaute 118003
      Assise

    Enfin en fait comme dans les pays Anglo-Saxon !

    C’est pas trop tôt.

    Reste maintenant à organiser les concours, locaux, régionaux, nationaux, afin d’inculquer aux jeunes le goût de la compétition et de l’excellence.

    • monchhichigirl
      monchhichigirl répond à Langlois-
      infirmière (psychiatrie)
      • Posté à 11h45 le 05/07/2010
      • Internaute 74135
        infirmière (psychiatrie)

      J’imaginais plutôt le goût de l’excellence par le respect, l’écoute, l’amour de la culture, et le dépassement de soi...

      • alberich
        alberich répond à monchhichigirl
        fumiste
        • Posté à 11h51 le 05/07/2010
        • Internaute 84604
          fumiste

        Ce qui tombe bien car c’est ce que ces gosses font.

         
        • monchhichigirl
          monchhichigirl répond à alberich
          infirmière (psychiatrie)
          • Posté à 11h56 le 05/07/2010
          • Internaute 74135
            infirmière (psychiatrie)

          Je n’ai pas dit le contraire, je répondais à Langlois qui voulait déjà les mettre en compétition...

          • alberich
            alberich répond à monchhichigirl
            fumiste
            • Posté à 12h05 le 05/07/2010
            • Internaute 84604
              fumiste

            Excusez moi je n’avais pas saisi le sens de votre intervention avec laquelle je suis complètement d’accord.

        2 autres commentaires
      • Langlois-
        Langlois- répond à monchhichigirl
        Assise
        • Posté à 11h58 le 05/07/2010
        • Internaute 118003
          Assise

        Oui, la compétition quoi..

         
        • Autist Reading -
          Autist Reading - répond à Langlois-
          In enculo cum vibro
          • Posté à 13h10 le 05/07/2010
          • Internaute 73535
            In enculo cum vibro

          La compétition, c’est le dépassement de l’autre.

          • Langlois-
            Langlois- répond à Autist Reading -
            Assise
            • Posté à 13h31 le 05/07/2010
            • Internaute 118003
              Assise

            Absolument.

            • Autist Reading -
              Autist Reading - répond à Langlois-
              In enculo cum vibro
              • Posté à 13h37 le 05/07/2010
              • Internaute 73535
                In enculo cum vibro

              Ce n’est donc pas le respect, l’écoute, l’amour de la culture, et le dépassement de soi...

              Nous sommes bien d’accord.

              • Langlois-
                Langlois- répond à Autist Reading -
                Assise
                • Posté à 13h44 le 05/07/2010
                • Internaute 118003
                  Assise

                « e n’est donc pas le respect, l’écoute, l’amour de la culture, et le dépassement de soi... »

                Bein si : l’amour de soi, le respect de soi, de la culture, bref, toute ces choses qu’ignorent souvent les pauvres, faute d’une bonne éducation..

                • Autist Reading -
                  Autist Reading - répond à Langlois-
                  In enculo cum vibro
                  • Posté à 13h57 le 05/07/2010
                  • Internaute 73535
                    In enculo cum vibro

                  Oui.

                  Les autres n’ont rien à voir là-dedans, et ceux qui veulent donner une mauvaise éducation basée sur le rapport aux autres plutôt qu’au rapport à soi, devraient être bastonnés en place publique.

                  Nous sommes bien d’accord.

                • tiloo87
                  tiloo87 répond à Langlois-
                  • Posté à 16h05 le 05/07/2010
                  • Internaute 48763

                  Et une bonne éducation ne comprend-elle pas une bonne orthographe ?

                  Vos textes sont parfois incompréhensibles et vos fautes vous font écrire des contresens : vous êtes visiblement de ce peuple que vous nommez « pauvres » ou « populace » .(vous n’avez pas encore osé « plèbe » ou « cerfs »)

                  Vous êtes amusante, comme l’autruche qui se croit invisible en se cachant la tête, et attirante comme toutes les curiosités générées par l’imprévisible loi de l’évolution...

                  • We want a shrubbery
                    We want a shrubbery répond à tiloo87
                    Fonctionnaire. A voté!
                    • Posté à 18h50 le 05/07/2010
                    • Internaute 100046
                      Fonctionnaire. A voté!

                    Concernant les autruches, il s’agit d’une légende sans queue ni tête (dans le sable ou non). Mais je veux bien défier Langlois dans une compétition d’orthographe.

                  • Langlois-
                    Langlois- répond à tiloo87
                    Assise
                    • Posté à 08h09 le 06/07/2010
                    • Internaute 118003
                      Assise

                    (vous n’avez pas encore osé « plèbe » ou « cerfs »)

                    Et ou est le problème à dire ce qui est ? ?

                    Pleb, peuple, populace, tous ca c’est la même farine : des inférieurs.

        8 autres commentaires
    • framboise92
      framboise92 répond à Langlois-
      je choisis la campagne, la (...)
      • Posté à 12h11 le 05/07/2010
      • Internaute 24519
        je choisis la campagne, la (...)

      vous excellez en quoi, vous ?

      • framboise92
        framboise92 répond à framboise92
        je choisis la campagne, la (...)
        • Posté à 12h18 le 05/07/2010
        • Internaute 24519
          je choisis la campagne, la (...)

        L’art de la naze, j’oubliais !

    • Autist Reading -
      Autist Reading - répond à Langlois-
      In enculo cum vibro
      • Posté à 12h40 le 05/07/2010
      • Internaute 73535
        In enculo cum vibro

      Pour le goût de la compétition et de l’excellence, une bonne chasse à courre au Langlois, bien traditionnelle, me paraît plus appropriée.

      • Langlois-
        Langlois- répond à Autist Reading -
        Assise
        • Posté à 12h47 le 05/07/2010
        • Internaute 118003
          Assise

        « Pour le goût de la compétition et de l’excellence, une bonne chasse à courre au Langlois, bien traditionnelle, me paraît plus appropriée. »

        Pas pour des gamins.

         
        • Autist Reading -
          Autist Reading - répond à Langlois-
          In enculo cum vibro
          • Posté à 13h09 le 05/07/2010
          • Internaute 73535
            In enculo cum vibro

          Vous n’avez pas le goût de la compétition et de l’excellence.

        1 autres commentaires
    • Pi.K
      Pi.K répond à Langlois-
      Vilain Parisien
      • Posté à 12h45 le 05/07/2010
      • Internaute 105016
        Vilain Parisien

      Et le plaisir, le plaisir véritable, le plaisir à l’état pur, là-dedans ? Le plaisir sans la pollution du classement, de la micro-hiérarchie de micro-tyrans qui s’imaginent que le monde n’existe que pour être quantifié, numéroté, rangé dans un ordre qu’ils supposent suprême et indépassable, vous en faites quoi ?

      Comment ? Ce plaisir-là n’est pas immédiatement productif, pas quantifiable, impossible à coller sur une étagère marquée 1/20, 2/20 jusqu’à 20/20, on ne peut pas le mettre en jugement chez Moody’s ou Standard & Poor’s, alors ça ne vaut rien, c’est bien cela ? Prendre du plaisir à jouer ensemble, c’est vrai que c’est bien gentil, mais si on trouve l’occasion d’écraser les autres en allant coller son cul à la même étagère triste que les autres, mais plutôt en haut, au rayon 20/20, c’est tellement mieux, tellement mieux !

      • Langlois-
        Langlois- répond à Pi.K
        Assise
        • Posté à 12h49 le 05/07/2010
        • Internaute 118003
          Assise

        « Le plaisir sans la pollution du classement, de la micro-hiérarchie de micro-tyrans qui s’imaginent que le monde n’existe que pour être quantifié, numéroté, rangé dans un ordre qu’ils supposent suprême et indépassable, vous en faites quoi ? »

        Vous êtes irrationnel.

        « Comment ? Ce plaisir-là n’est pas immédiatement productif, pas quantifiable, impossible à coller sur une étagère marquée 1/20, 2/20 jusqu’à 20/20, on ne peut pas le mettre en jugement chez Moody’s ou Standard & Poor’s, alors ça ne vaut rien, c’est bien cela ? “

        C’est une maximisation du profit, ca ne sort pas de la théorie économique, je ne vois pas ou est le problème.

        ‘Prendre du plaisir à jouer ensemble, c’est vrai que c’est bien gentil, mais si on trouve l’occasion d’écraser les autres en allant coller son cul à la même étagère triste que les autres, mais plutôt en haut, au rayon 20/20, c’est tellement mieux, tellement mieux !’

        Avec ce genre de connerie, nous vivrions encore dans des casernes à bouffer de la viande cru..

         
        • Autist Reading -
          Autist Reading - répond à Langlois-
          In enculo cum vibro
          • Posté à 13h13 le 05/07/2010
          • Internaute 73535
            In enculo cum vibro

          C’est une maximisation du profit, ca ne sort pas de la théorie économique, je ne vois pas ou est le problème.

          Oui. Tout à fait. Les compétiteurs doivent être égorgés sur le champ.

          Nous sommes d’accord.

        • Pi.K
          Pi.K répond à Langlois-
          Vilain Parisien
          • Posté à 14h50 le 05/07/2010
          • Internaute 105016
            Vilain Parisien

          L’obsession de la compétition permanente et de la victoire sur tout et tous est récente, ne vous déplaise.

          Mais prenons dans l’ordre : je suis irrationnel ? Vous êtes un cancer.

          Tant qu’à faire dans l’invective balancée toute nue, autant y aller, non ?

          Maximisation du profit ? Que le profit aille aux orties, on ne parle pas d’une entreprise mais d’un orchestre, là. Et l’idée, quand on joue dans un orchestre, ce n’est pas d’être le plus fort, le plus profitable ni rien de toutes ces conneries pour ramollis du bulbe, mais bien de se faire plaisir et de faire plaisir à ses auditeurs.

          Avec votre genre de conneries, nous ne serions tous que des machines débiles et débilitantes, des bidules à profits maximisés incapables d’envisager autre chose que l’élimination de tout adversaire potentiel. Pire que les « cavernes » et que la viande crue : le suicide collectif, bella omnium qui superfuerint contra omnes. Suicidez-vous tant que vous voudrez, je préfère continuer à vivre.

          • Langlois-
            Langlois- répond à Pi.K
            Assise
            • Posté à 08h00 le 06/07/2010
            • Internaute 118003
              Assise

            « L’obsession de la compétition permanente et de la victoire sur tout et tous est récente, ne vous déplaise. »

            AHAHAHAHAHAH ! ! !

            Va falloir LIRE des livres d’histoire, hein...

            « Maximisation du profit ? Que le profit aille aux orties, on ne parle pas d’une entreprise mais d’un orchestre, là. Et l’idée, quand on joue dans un orchestre, ce n’est pas d’être le plus fort, le plus profitable ni rien de toutes ces conneries pour ramollis du bulbe, mais bien de se faire plaisir et de faire plaisir à ses auditeurs. »

            Se faire plaisir, c’est maximiser son profit -et c’est vous le mous du bulbe, puisque vous critiquer ce que vous ne connaissez manifestement pas..

        • tiloo87
          tiloo87 répond à Langlois-
          • Posté à 16h30 le 05/07/2010
          • Internaute 48763

          Arf !
          Vos ancêtres vivaient donc dans des casernes !
          Tout s’éclaire !

        4 autres commentaires
    • We want a shrubbery
      We want a shrubbery répond à Langlois-
      Fonctionnaire. A voté!
      • Posté à 14h35 le 05/07/2010
      • Internaute 100046
        Fonctionnaire. A voté!

      De la compétition au sein d’un orchestre classique, ça risque d’y occasionner un sacré bordel. Haydn et Mozart étaient amis, non concurrents. Tout comme Schumann et Mendelssohn. Leonid Kagan estimait que le plus grand violoniste du monde était David Oïstrakh, qui pensait quant à lui que ce titre revenait à Kagan. Il peut y avoir bien entendu des rivalités (Callas et Tebaldi, Karajan et Bernstein) mais qui sont un peu au-dessus des jalousies épicières, et qui ne concernent guère que de vedettes médiatiques. Des artistes d’un orchestre ou d’un quatuor on attend de l’excellence mais sous forme d’harmonie, non de compétition. Evidemment, cela est peu accessible aux esprits boutiquiers. En tout cas ça se voit que vous n’aimez pas particulièrement la musique.

      • Langlois-
        Langlois- répond à We want a shrubbery
        Assise
        • Posté à 07h57 le 06/07/2010
        • Internaute 118003
          Assise

        « De la compétition au sein d’un orchestre classique, ça risque d’y occasionner un sacré bordel. “

        Oui, on risque de faire jouer les meilleurs, terrible, ca...

        ‘Haydn et Mozart étaient amis, non concurrents.’

        Mais si, parfaitement concurrents !

        Vous connaissez la phrase sur les symphonies que l’un a inventer, et l’autre à appris à l’autre comment écrire...

        ‘Des artistes d’un orchestre ou d’un quatuor on attend de l’excellence mais sous forme d’harmonie, non de compétition.

        La compétition conduit à l’harmonie : c’est grâce à elle que vous trouvez à manger tous les jours !

         
        • We want a shrubbery
          We want a shrubbery répond à Langlois-
          Fonctionnaire. A voté!
          • Posté à 08h28 le 06/07/2010
          • Internaute 100046
            Fonctionnaire. A voté!

          Non.

          • Langlois-
            Langlois- répond à We want a shrubbery
            Assise
            • Posté à 08h34 le 06/07/2010
            • Internaute 118003
              Assise

            Vous n’avez pas le choix.

            L’économie serait une mauvaise science si elle s’arrêtait devant les loisirs ! !

            Du reste, l’art est le summum de la compétition. Dedans, contrairement au reste, pas de place pour les seconds.

            • We want a shrubbery
              We want a shrubbery répond à Langlois-
              Fonctionnaire. A voté!
              • Posté à 08h37 le 06/07/2010
              • Internaute 100046
                Fonctionnaire. A voté!

              Et le deuxième violon ? Un orchestre composé uniquement du premier violon ça risque de sonner bizarre.

              • Langlois-
                Langlois- répond à We want a shrubbery
                Assise
                • Posté à 08h47 le 06/07/2010
                • Internaute 118003
                  Assise

                « Et le deuxième violon ? Un orchestre composé uniquement du premier violon ça risque de sonner bizarre. »

                Justement : grâce à la concurrence, on à 1000 candidats possibles !

        4 autres commentaires
  • Guy Valte
    Guy Valte
    Parisien abonné au gaz
    • Posté à 11h36 le 05/07/2010
    • Internaute 24462
      Parisien abonné au gaz

    Les résultats de cette idée en Amérique latine sont impressionnants,
    C’est la preuve que c’est la culture qui est la clef ouvrant toutes les portes relationnelles entre les gens, et non pas le commerce tel que les néolibéraux le croient et l’imposent par la force sur la planète entière.

    • alberich
      alberich répond à Guy Valte
      fumiste
      • Posté à 12h03 le 05/07/2010
      • Internaute 84604
        fumiste

      Culture ou autre chose, les gens à commencer par les enfants valent bien mieux que l’on en fait.

      Malheureusement, cette histoire restera comme une aventure, le lot commun étant les évaluations quantitatives que l’éducation nationale fait de vos enfants et de nos petits enfants.

      • Guy Valte
        Guy Valte répond à alberich
        Parisien abonné au gaz
        • Posté à 12h35 le 05/07/2010
        • Internaute 24462
          Parisien abonné au gaz

        Cette histoire ne restera qu’une aventure si on persiste à laisser l’éducation Nationale entre les pattes d’un gouvernement qui dirige le pays comme si c’était un entreprise parmi d’autres.Et ne veux en fait, que des écoles de commerce. La culture n’est pour le gvt qu’une sorte de parfum mondain d’un intérêt très limité en retour sur investissement, voir même, contreproductif, car possiblement subversif.

         
        • Goulidet-
          Goulidet- répond à Guy Valte
          plutot molle
          • Posté à 12h52 le 05/07/2010
          • Internaute 112026
            plutot molle

          c’est sur que d’aller jouer du hautbois c’est d’un subversif...

          • Guy Valte
            Guy Valte répond à Goulidet-
            Parisien abonné au gaz
            • Posté à 13h45 le 05/07/2010
            • Internaute 24462
              Parisien abonné au gaz

            Je n’ai pas vocation à vous enseigner, je peux simplement dire que vous manquez un peu de discernement. Au delà démerdez vous.

        2 autres commentaires
    • Langlois-
      Langlois- répond à Guy Valte
      Assise
      • Posté à 12h51 le 05/07/2010
      • Internaute 118003
        Assise

      « C’est la preuve que c’est la culture qui est la clef ouvrant toutes les portes relationnelles entre les gens, et non pas le commerce tel que les néolibéraux le croient et l’imposent par la force sur la planète entière. »

      Ce qui me rappel cet historien un peu nié qui s’étonnait que les Boch écoutassent un concert de Debussy, dans la même ville que..

      • Autist Reading -
        Autist Reading - répond à Langlois-
        In enculo cum vibro
        • Posté à 13h16 le 05/07/2010
        • Internaute 73535
          In enculo cum vibro

        Ce qui me rappel cet historien un peu nié

        Oui. les gens qui nient des historiens, c’est comme les compétitistes, faudrait les passer à la roue.

        On est bien d’accord.

      • Guy Valte
        Guy Valte répond à Langlois-
        Parisien abonné au gaz
        • Posté à 13h38 le 05/07/2010
        • Internaute 24462
          Parisien abonné au gaz

        je devine bien là où vous voulez en venir, mais vous voulez dire quoi exactement ?

         
        • Langlois-
          Langlois- répond à Guy Valte
          Assise
          • Posté à 13h45 le 05/07/2010
          • Internaute 118003
            Assise

          « je devine bien là où vous voulez en venir, mais vous voulez dire quoi exactement ? »

          Qu’il ne faut pas vous faire la moindre illusion sur les qualités prétendument iréniques de la culture, au contraire....

          • Guy Valte
            Guy Valte répond à Langlois-
            Parisien abonné au gaz
            • Posté à 13h58 le 05/07/2010
            • Internaute 24462
              Parisien abonné au gaz

            Vous confondez culture et pédantisme. La culture nait de la rencontre entre les gens et des choix qu’ils font pour communiquer entre eux, ainsi que la façon dont ces mêmes gens se débrouillent face à la nature. La culture c’est la vraie vie, c’est pas un truc pour les frimeurs..

            • Langlois-
              Langlois- répond à Guy Valte
              Assise
              • Posté à 07h54 le 06/07/2010
              • Internaute 118003
                Assise

              « La culture nait de la rencontre entre les gens et des choix qu’ils font pour communiquer entre eux »

              Certainement pas. La culture, c’est ce qui ébranle votre identité et vos idées, détruit votre cohérence. C’est vous qui en faite un truc « dans le vent », « sympa », de « frimeurs », car sans doute jamais touché ?

              • Guy Valte
                Guy Valte répond à Langlois-
                Parisien abonné au gaz
                • Posté à 09h25 le 06/07/2010
                • Internaute 24462
                  Parisien abonné au gaz

                Contradiction appuyée sur une insulte, ce n’est qu’une provocation : allez vous faire foutre.

          • SkippyleGrandGourou
            SkippyleGrandGourou répond à Langlois-
            chercheur précaire
            • Posté à 19h15 le 05/07/2010
            • Expert 51768
              chercheur précaire

            Voir à ce sujet la conférence gesticulée « Inculture(s) », de Frank Lepage, trouvable librement sur internet.

        5 autres commentaires
      • We want a shrubbery
        We want a shrubbery répond à Langlois-
        Fonctionnaire. A voté!
        • Posté à 14h36 le 05/07/2010
        • Internaute 100046
          Fonctionnaire. A voté!

        Jérome Bosch ou Jean-Sébastien Bach ?

         
        • Langlois-
          Langlois- répond à We want a shrubbery
          Assise
          • Posté à 07h58 le 06/07/2010
          • Internaute 118003
            Assise

          Les Bochs, pardont (les chleux, quoi, les Huns..)

          • We want a shrubbery
            We want a shrubbery répond à Langlois-
            Fonctionnaire. A voté!
            • Posté à 08h31 le 06/07/2010
            • Internaute 100046
              Fonctionnaire. A voté!

            Les Huns étaient des Mongols, et les Chleuhs sont des Berbères.

            Vous ne devriez pas prôner la compétition : même les présélections de « Questions pour un champion » me semblent bien au(-dessus de vos capacités.

            • Langlois-
              Langlois- répond à We want a shrubbery
              Assise
              • Posté à 08h32 le 06/07/2010
              • Internaute 118003
                Assise

              Bochs, Huns, Shleus, doryphores, fridolins, frisés, bref, les allemands.

              Bon, je sais qu’on leur a pardonné depuis longtemps et qu’il est bon d’oublier le passé, c’est vrai..

              • We want a shrubbery
                We want a shrubbery répond à Langlois-
                Fonctionnaire. A voté!
                • Posté à 08h36 le 06/07/2010
                • Internaute 100046
                  Fonctionnaire. A voté!

                Ah oui, mais ça s’écrit Boches.

                C’’est d’avoir toujours 20/20 en dictée qui vous adonné le goût de la compétition ?

                • Langlois-
                  Langlois- répond à We want a shrubbery
                  Assise
                  • Posté à 08h46 le 06/07/2010
                  • Internaute 118003
                    Assise

                  « Ah oui, mais ça s’écrit Boches. »

                  Pas exactement :

                  « c’est bien c’est beau, c’est bosch »

        5 autres commentaires
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