Drôles de gammes

La musique classique sans frac ni claque, par Nathalie Krafft.

Henri Demarquette : « Le violoncelle, c'est une blonde »

Nathalie Krafft
Journaliste
Publié le 16/04/2008 à 14h47



Henri Demarquette (A. Solomoukha).

Le violoncelliste Henri Demarquette protège sa sensibilité d’écorché vif derrière le masque de la gaudriole. Sauf lorsqu’il est sur scène où il se livre avec pudeur mais sans limites. Cette ambivalence singulière fait tout le prix de cet artiste total qui vient de publier un disque Brahms avec Michel Dalberto. Tous deux nous donnent rendez-vous au Théâtre de Champs Elysées, ce jeudi soir.

Autour de quelques mots-clés, Henri Demarquette, 38 ans, révèle sa carte d’identité d’être humain musicien, qui affiche un appétit de vivre et de jouer insatiable, ainsi qu’une joie de la musique intacte. Volontiers à contre courant de la pensée correcte et commune, il bouscule, avec un bel entrain, les idées toutes faites que l’on a des artistes. Le pire, c’est qu’il ne fait pas exprès.

L’enfance ou la fantaisie du jeu

Entré à 13 ans au Conservatoire supérieur de Paris, Henri Demarquette a pour maîtres les plus grands : Philippe Muller, Maurice Gendron, Pierre Fournier, Paul Tortelier, Janos Starker aux Etats-Unis. Mais le petit Henri semble n’avoir subi aucun des traumatismes des enfants prodiges :

 » Je me suis bien amusé, j’ai eu une enfance très heureuse. Mes parents ne m’ont jamais forcé à travailler mon violoncelle. Fils unique, je n’en ai pas souffert et je n’ai même jamais imaginé avoir une sœur ou un frère.

« Aujourd’hui, j’ai un enfant, et j’adore le monde de l’enfance, pour son intensité, sa fantaisie, sa liberté dans l’imaginaire. Quand je vois un être humain, j’aime penser qu’il n’est pas coupé de son enfance. Mais cela se voit tout de suite. Une photo d’Artur Rubinstein, par exemple, révèle immédiatement qu’il n’a jamais perdu le fil de son enfance. »

Le violoncelle ou l’amour d’une blonde

Difficile d’imaginer Demarquette sans son violoncelle, qu’il transporte presque toujours avec lui. Mais pourquoi a-t-il choisi cet instrument ?

 » Parce qu’il est gros. Enfant, je l’ai trouvé très gros et ça m’a plu. Certainement une compensation, mais de quoi ? Encore plus gros, il y a la contrebasse et je voulais en jouer mais mes parents m’ont orienté vers le violoncelle. Ce que j’aime dans cet instrument, c’est sa palette d’expressions, qui va du baryton à la soprano. Avec lui, on peut jouer plein de personnages. Il chante, et aussi, grâce à l’articulation de l’archet, il danse aussi.

 » Mon violoncelle date de 1697, c’est un Goffredo Cappa, luthier italien de Saluzzo. Dès que je l’ai vu, j’en suis tombé amoureux physiquement : la blondeur de son vernis m’a plu, j’avoue. En fait, c’est une blonde... Et puis je l’ai essayé, et le son aussi m’a plu. Heureusement ! « 

Le studio ou la photo d’un instant

Henri Demarquette vient de publier un disque des “ Sonates pour violoncelle et piano” de Brahms avec le pianiste Michel Dalberto (Warner). Habitué des studios, il considère l’enregistrement comme un autre métier que la scène...

 » L’absence du public ne me gêne pas : en studio, c’est avec le compositeur et la musique que l’on communique. S’entendre, cela fait le même effet que d’écouter pour la première fois sa voix au téléphone : on ne se reconnaît pas mais on finit par s’habituer. S’entendre, c’est aussi découvrir certaines choses que l’on ignorait de soi. C’est un révélateur. Et quand on réécoute un de ses vieux disques, c’est comme revoir une photographie : on a vieilli, on a perdu ses cheveux... »

Voilà en tout cas la dernière photo d’Henri Demarquette (rassurons-le, il y est très beau). Au piano, Michel Dalberto, fougueux et impérial.


Allegro non troppo de la Première sonate pour violoncelle et piano de Brahms (Warner).

La scène ou la drogue

Il donne ses premiers concerts dès l’âge de 14 ans, ce qui est très jeune pour un violoncelliste ; et déjà, il est un boulimique des planches :

 » C’est une drogue. Quand je ne suis pas sur scène, je suis en manque. J’aime le coup de poker, parier sur le moment M. Pour moi, c’est très excitant, le lieu de la créativité maximum : il peut m’arriver d’entrer sur scène sans savoir exactement comment je vais jouer.

« Je m’adapte à l’humeur du public, à la taille et à l’acoustique de la salle. Il y a aussi une part de transcendance : au moment M, il faut être inspiré. Après, c’est le retour à la vie normale et j’ai énormément de mal à atterrir. J’ai envie de rester dans le rêve. »

Brahms, l’ambivalence

 » Si j’aime Brahms ? J’adore Brahms ! Il est l’apogée du romantisme, tout en étant très attaché aux maîtres du passé. A l’intérieur de cadres stricts, il exprime les plus beaux sentiments. » (voir la video)



Le trac ou l’adrénaline

Souci majeur de tous les musiciens et de tous les artistes avant d’entrer en scène, chacun gère le trac à sa façon. La méthode Demarquette :

 » Mon trac est assez sympathique, je l’aime bien. Il n’a jamais été encore négatif, et me pousserait plutôt vers l’avant. Je ne le ressens pas forcément le jour J, il peut survenir une semaine ou un mois avant le concert.

« En fait, j’ai vraiment le trac quand je suis complètement prêt, car j’ai alors peur que surgisse la moindre perturbation. Pour tout dire, j’ai de plus en plus le trac : je connais de mieux en mieux les œuvres que je joue et je crains donc de plus en plus de ne pas être à la hauteur. »

La carrière ou des débuts permanents

En piste depuis près de vingt-cinq ans, Henri Demarquette semble s’accommoder très bien des contraintes de la carrière, d’autant qu’il en a une vision particulière pour ce qui le concerne :

 » J’ai l’impression de ne jamais l’avoir commencée. En fait, je débute, et je me sens très neuf dans ce métier. Au mot ’carrière’, je préfère ’vie musicale’ qui est le reflet de ma vie intérieure. »

La critique ou l’art de relativiser

Poils à gratter pour la plupart des musiciens, la critique s’intéresse de près à Henri Demarquette à l’occasion de la sortie de chacun de ses disques ou de ses passages sur scène. Comment le vit-il ?

 » Je suis absolument contre tout ce que certains de mes confrères racontent à ce sujet : quand une critique est bonne, ils trouvent cela normal ; quand elle est mauvaise, ils disent ’j’aimerais bien le voir sur scène’. Pour ma part, je suis très content qu’on écrive sur moi, que ce soit en bien ou en mal.

« Si quelqu’un n’aime pas, ou même déteste mon travail, je trouve cela valorisant : au moins, je ne laisse pas indifférent. J’ai toujours tiré quelque chose de positif d’une mauvaise critique, parce qu’elle m’a fait réfléchir.

“De toute façon, la différence des points de vue relativise la portée de ce qui a été écrit. Pour mon disque Brahms qui vient de sortir, il y a eu deux mauvaises critiques qui disaient exactement le contraire l’une de l’autre ! ‘

Brahms, musicien populaire

’ Brahms a été chercher dans le folklore les plus belles mélodies, qui ont donné des chefs d’œuvre. Il est important qu’un compositeur ne soit pas coupé des racines populaires.” (voir la video)



Les plaisirs ou la préméditation

Henri Demarquette a une cave bien fournie en bons vins et arrive chez moi pour cet entretien avec des gâteaux (des exemples parmi d’autres...).

 » Dans mes journées, il n’y a aucun plaisir organisé, du genre un whisky à telle heure. Le plaisir arrive comme cela, par hasard. Il survient quand il y a tout à coup complétude, épanouissement, exultation. Cela peut venir d’un grand vin, d’un livre, d’une série débile à la télé (j’adore les séries bien nases).

« L’exultation, je la ressens en travaillant. Mais le plaisir est aussi dans la préméditation : évaluer, fantasmer à l’avance, élaborer une stratégie dans sa tête des mois auparavant. Ce qui a bien sûr un rapport avec la pratique de la musique. »

Concert : au Théâtre des Champs Elysées - le 17 avril à 20 heures - de 5 à 62€ - 15 avenue Montaigne Paris VIIIème - plan.

Trois sonates pour violoncelle et piano de Brahms Henri Demarquette (violoncelle), Michel Dalberto (piano). Warner.

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  • TARPON
    • Posté à 14h58 le 16/04/2008
    • Internaute 27263

    « la blondeur de son vernis m’a plu » .On imagine la rare sensualité de l’archet sur la corde du petit chat (pubien)sacrifié pour l’occasion ,le gemissement aigue de l’alto.A deguster en HLM, si possible au premier etage ...

    • PASCALC
      PASCALC répond à TARPON
      • Posté à 20h31 le 16/04/2008
      • Internaute 39241

      Bonjour,

      Aucun chat n’a jamais été sacrifié pour faire les cordes ses instruments de musique (pauvres bêtes !). C’est une légende.
      Elles sont faites en boyau de mouton, long et régulier.
      De plus les cordes en boyau nu sont utilisées pour le répertoire baroque. Les cordes en boyau filées d’un fil métallique sont pour la plupart utilisées sur les violons et les altos, pour les cordes graves mais en règle générale, les musiciens utilisent maintenant des cordes en matières synthétiques, nylons, perlon, titane, plus fiables pour l’accord.
      Pour le violoncelle, les cordes sont à 90% en acier filées d’un fil d’acier chromé ou de tungstène. Très peu de violoncellistes utilisent du boyau filé.

      • TARPON
        TARPON répond à PASCALC
        • Posté à 21h45 le 16/04/2008
        • Internaute 27263

        C’est plus une blonde,c’est un mechoui !

  • zénon denon 84
    • Posté à 15h48 le 16/04/2008
    • Internaute 30028
      Bonne

    Si le violoncelle est une blonde,
    que le bonhomme qui le coince entre les jambes
    aime le bon vin qu’il a dans cave ,
    Qu’en plus ,lorsqu’il joue,il s’adapte à l’humeur
    du public,qu’il est inspiré au moment M
    Alors ,je saisis pourquoi il réinvente, Brahms
    de manière si ...charnelle !
    Interressant ce garçon ,

    Merci à lui,et à Nathalie

  • Servais-Jean
    • Posté à 16h08 le 16/04/2008
    • Internaute 4591
      43

    S’il jouit de son instrument devant tout le monde celà signifie que c’est un « grand » musicien, un des rares qui nous charment.

    • Servais-Jean
      Servais-Jean répond à Servais-Jean
      43
      • Posté à 16h11 le 16/04/2008
      • Internaute 4591
        43

      Un Claydermann quoi.

      Signé : Un fin connaisseur qui ne l’est pas (fin)

      • Servais-Jean
        Servais-Jean répond à Servais-Jean
        43
        • Posté à 16h16 le 16/04/2008
        • Internaute 4591
          43

        Heureusement que cette remarque est signée, la vérité est sauvée.

  • compte supprimé 23.01.09
    • Posté à 16h58 le 16/04/2008
    • Internaute 31991

    Dans un chat sur le monde de la musique , à la question « quelle musique pour ton enterrement “ - surtout pas de musique , je préfère un spectacle humoristique . Yéeee

    Lien

    Il y aura aussi du Schubert jeudi (sonate en la mineur D 821) . Dommage que malgré les possibilités de la technique , ce récital n’est pas retransmis sur internet .

    Lien

  • Gevrey
    • Posté à 17h05 le 16/04/2008
    • Internaute 27897

    Nathalie Krafft comme d’habitude privilégie l’anecdotique et l’accessoire (Mon violoncelle c’est une blonde et c’est une drogue) - Dans ma canette aussi il y a de la blonde.-), si elle nous parlait musique et qu’elle nous explique ce que l’enregistrement des sonates pour piano et violon par Demarquette et Dalberto apporte de plus ou de différent aux enregistrements de ces mêmes sonates par Seidel/Loesser, Heifetz/Bay, Du Pré/Barenboîm, Starker/Katchen...

    Pour 18,60€ à la FNAC je ne vois pas l’intérêt de ce disque alors que l’on peut se procurer pour 8,23 € (Chez Caîman) le somptueux enregistrement (Des 3 sonates) de 1967 par Suk et Katchen.
    Je comprends que l’industrie du disque veuille continuer à prospérer mais les mélomanes ont le droit de ne pas vouloir être considérés comme des gogos et les journalistes ne sont pas obligés d’être les relais des services de communication des maisons de disques... !

    • Utilisateur désinscri
      • Posté à 19h47 le 16/04/2008
      • Internaute 28849

      c’est vrai ce que vous dites ; je me demande pourquoi rue89 publie les « articles » de Madame Krafft ; c’est d’un tel niveau que l’on n’a même pas envie de réagir ;

      • pikasso02
        • Posté à 09h34 le 17/04/2008
        • Internaute 10134

        marta, que les propos de madame Krafft vous dérangent, moi je la remercie de nous avoir permis d’entendre un musicien parler de Brahms comme il en a parlé. Faites nous entendre des créateurs puisque cela est possible désormais. marta, si vous n’avez pas écouté Henri Demarquette, écoutez le. Comme ne peut-on pas réagir à son contenu. Merci Nathalie

        Lien

    • observateur engagé
      • Posté à 16h19 le 23/04/2008
      • Internaute 39877

      Nathalie Krafft, comme Olivier Bellamy, ont trouvé un fond de commerce à base de copinage parisien, de marketing, de phrases creuses, qui leur permet de vivre en étant correctement payés et de passer de vacances gratuites.
      Pour Bellamy, il y a eu deux génies dans le XXE siècle : Diagilev et René Martin ! Il le dit lui-même.
      Mme Krafft a été sortie par la porte de LVMH mais pas pour les bonnes raisons.
      Quant à Demarquette et Dalberto, il ont un avantage sur Suk et Katchen : ils sont encore vivants ! La musique, ce n’est pas que le disque. Pour un programmateur qui souhaite faire entendre les Brahms, leur vision n’est pas mauvaise.
      On peut simplement regretter que la volonté de réussite de Demarquette l’ait conduit à privilégier des pianistes médiatiques (Engerer, Dalberto) au détriment d’une partenaire comme Hortense Cartier-Bresson, avec laquelle il faisait une toute autre musique !

  • zénon denon 84
    • Posté à 20h28 le 16/04/2008
    • Internaute 30028
      Bonne

    Franchement,je ne comprend pas ces 2 denières
    interventions.Primo, dans ce monde de « tristesse »
    quotidienne, qu’une journaliste nous parle
    de musique ,à sa manière : quoi de plus interressant ?
    deuxio , sur que dans un premier temps c’est
    tout de meme plus « attirant “ de causer avec
    de jeunes interpretes (qui plus est avec du talent)
    que nous en remettre une couche avec les braves
    anciens _non pas qu’ils depassés mais simplement
    allez parler de Marcelle Meyer,d’Alfred Cortot,
    voire de Pierre Barbizet à la jeune génération.
    Vous allez les voir bailler...
    Par contre si vous allez l’été à
    La Roque D’Anthéron ,par exemple , eh bien vous
    pourrez dialoguer avec Alexandre Tarraud par exemple
    encore ET c’est la que le jeune ou le moins jeune
    pourra avoir une autre dimention de la musique.
    Etant entendu ,que l’étude des anciens reste
    bien sur une merveille à cultiver aussi .
    Tien ,l’autre soir ,je réecoutais Yeudi Menuhin dans Bach .Et bien tout bêtement je suis resté
    une nouvelle fois émerveillé...
    N’est-pas l’essentiel. ?
    Nathalie,continuer ainsi de nous parler
    avec musicalité .

    • Servais-Jean
      • Posté à 00h33 le 17/04/2008
      • Internaute 4591
        43

      Yé oudit ménou ine, et moi yé té dit merde. (Proverbe auvergnat)

      La jouissance suprème étant de voir Yéhudi Menuhin ou David Oïstrack jouer.

      Demarquette arrivera-t-il à cette perfection ?
      Je regrette de ne pouvoir assister à ses concerts, peut-être la télé ?

  • Gevrey
    • Posté à 20h41 le 16/04/2008
    • Internaute 27897

    @zénon ; puisque vopus évoquez la musique et que dans l’article il est question de Brahms et des 3 sonates pour piano et violon alors je dis à Nathalie Krafft plutôt que de nous parler de « musique à votre manière “(C’est à dire sous forme de publi reportage et de promoation) parlez vraiment de l’interprétation des 3 sonates de Brahms et de ce que ce nouvel enregistrement apporte à la discographie de ces oeuvres ....
    Il ne s’agit pas d’ancienne ou de nouvelle génération il s’agit de compositeurs qui ont composé des oeuvres interprêtées par des...interprètes et de comparaison entre ces différentes interprètations.. Sauf à se précipiter à la fnac à chaque sortie de disque...
    J’éviterai les allusions aux médiatiques Gastinel, Alagna, Dessay..et à leur séduisant profil médiatique...

  • zénon denon 84
    • Posté à 20h57 le 16/04/2008
    • Internaute 30028
      Bonne

    Bon OK !
    Mais on va pas refaire « la tribune des critiques de
    disques “non !
    et meme à l’époque aussi on parlait de jeunes ! ! !
    Comme s’il n’y avait que la fnac pour s’y
    précipiter ! on a encore france-musique (sans S )
    mais jusqu’à quand ?

  • zénon denon 84
    • Posté à 21h13 le 16/04/2008
    • Internaute 30028
      Bonne

    SUITE à Gevrey
    Simplement,
    Encore une chose,l’interpretationd’une oeuvre
    ne s’arrete pas à un do / trio, meme exceptionnels.
    Non il y aura toujours un moment ou une autre
    conception apparait...et hop,une autre vision ,
    est lancée...meilleure ,moins bonne : ça c’est un
    autre problème ;
    Mis à part le créateur ,concepteur qui se bat sur
    sa page blanche (avec des noires aussi )avec les notes
    il n’y que le nouvel interprete qui puisse donner
    « son avis “ à un moment T .
    ET par la meme il y a autant de versions que
    de personnes qui vont au ‘charbon avec bien sur
    plus ou moins de talent voire de génie ...

  • Gevrey
    • Posté à 21h36 le 16/04/2008
    • Internaute 27897

    je suis d’accord sur le fait q’un duo/trio exceptionnel ne soit pas la garantie d’un résultat exceptionnel, j’en prendrai pour exemple le chef d’oeuvre absolu du piano à quatre mains qu’est la Fantaisie D940 de Schubert : Perahia et Lupu n’égale pasl’interprétation du Duo Crommelynck, inoubliable moment de génie.
    Mais les grands musiciens sont très souvent les plus grands interprètes...
    Je me méfie des modes...Souvenons de l’intégrale des symphonies de Beethoven par Harnoncourt et des cris émerveillés des critiques. Foce est de constater que plus de 15 ans après ces enregistrements sont passés dans l’oubli et que Toscanini, Furtwangler et Karajan (celle de 63) ont traversé les modes et les « innovatives » lectures...

    Quand aux articles de Nathalie Krafft je persiste à affirmer que c’est d’une grande médiocrité digne d’Eve Ruggieri...

  • Nathalie Krafft
    Nathalie Krafft
    Journaliste
    • Posté à 22h18 le 16/04/2008
    • Journaliste 15276
      Journaliste

    Vous êtes décidément très sympathique. Mais épargnez Eve Ruggieri qui n’a rien à faire dans cette affaire. Un petit détail, tout de même : il s’agit de violoncelle, et non de violon, comme vous persistez à l’écrire. Bonne nuit.

    • Servais-Jean
      • Posté à 00h42 le 17/04/2008
      • Internaute 4591
        43

      La différence étant que sur un violonselle on peut s’asseoir, ainsi que l’indique son étymologie.

    • Servais-Jean
      • Posté à 00h55 le 17/04/2008
      • Internaute 4591
        43

      Nathalie Krafft
      Sujet trés difficile à traiter, dont vous vous acquittez trés bien.
      Les réactions à vos articles reflettent les mêmes difficultés à dire quelque chose de censé, ceci expliquant le ton badin de la plupart des remarques.
      Merci à vous.

  • Gevrey
    • Posté à 22h44 le 16/04/2008
    • Internaute 27897

    très juste, une légère flegme sans doute pour les 5 dernières letrres !

    Quand au parallèle avec Eve Ruggieri je persiste à faire la comparaison des aspects anecdotiques de cet article avec l’approche de la musique de cette grande dame du PAF ...

    Bien à vous pour un prochain article sur la dernière vedette médiatique du monde de la musique....

  • gévaudanais
    gévaudanais
    La LOZERE doit être à GAUCHE le (...)
    • Posté à 07h55 le 17/04/2008
    • Internaute 29935
      La LOZERE doit être à GAUCHE le (...)

    Putain les mecs,pierre avec 5r est de retour pour ses bonnes vannes. Etales-nous ta culture sardolienne mec, et si malgré tout tu as des difficultés, prends le joker scipion (l’africain).

  • foue
    • Posté à 14h52 le 17/04/2008
    • Internaute 39306

    pour avoir eu la chance de voir Demarquette plusieurs fois en concert et discuté un tout petit peu avec lui, allez le voir, il est EXCELLENT et intelligent - et Dalberto au piano aussi d’ailleurs. Un duo à ne pas rater.

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