Les contrôleurs des assurances contestent la création de l'ACP
Les contrôleurs des assurances étaient en grève le 24 juin. Une première en 111 ans d’existence, totalement décorrélée du mouvement de grève national sur les retraites...
Le sarkozysme est friand de réformes quand il s’agit de réformer des organismes de contrôle, d’en fusionner le plus possible au nom de la préservation des deniers publics d’une part, et de plus d’efficacité d’autre part.
Guerre des clans au détriment des missions
C’est ainsi qu’est née le 9 mars l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP), qui fusionne les anciennes Commission bancaire et Autorité de contrôle des assurances et mutuelles. Dès sa création, l’organisme a été pris en main par les contrôleurs des banques, qui se sont imposés à leurs collègues des assurances (l’ACP est adossée à la Banque de France, sous l’autorité du président de cette dernière et n’a d’ailleurs pas de site Web propre).
Ces derniers étaient donc en grève pour protester contre les modalités de fonctionnement de l’ACP, qui nieraient les spécificités du contrôle des assureurs selon les grévistes, qui estiment que cela aboutit à moins d’efficacité dans la régulation de secteur...
Cités par Les Echos, ils estiment que les décisions de la nouvelle autorité « nient les spécificités du contrôle des assurances par rapport au contrôle bancaire et nuisent grandement à l’efficacité collective », qu’elles interviennent « au mépris des compétences des personnes qui assurent la mission d’intérêt général et de protection des assurés », au point qu’elles « contredisent l’esprit de l’ordonnance qui a créé l’Autorité ».
« Parcellisation » des tâches des assureurs
Bref, la charge est lourde, les grévistes dénonçant principalement une « parcellisation » des opérations de contrôle des assureurs, alors que naguère, chaque dossier était suivi de A à Z par un contrôleur.
Si cette grève intervient sans doute un peu dans un contexte de rivalité de deux services autrefois autonomes et aujourd’hui contraints de travailler ensemble en un subtil jeu d’influences, la réforme qui en est la cause intervient elle à la suite de la crise financière du siècle.
Rien que pour cela, il serait bon que le pouvoir daigne écouter les craintes des contrôleurs des assureurs. Nicolas Sarkozy, qui n’a de cesse de se présenter en Zorro de la régulation financière, serait bien inspiré, pour être cohérent, de donner les moyens de travailler aux régulateurs...
- Sur lesechos.frGrève historique au contrôle des assurances, sur LesEchos.fr
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AS
AS
parcellisation des tâches ? le fordisme a de beaux jours devant lui, il se développe là où on ne l’attendait pas !
n’est-ce pas là le drame des agents de nos services publics de ne plus suivre les dossiers de Aà Z, fini l’interlocuteur qui vous connait, vous écoute et vous accompagne ! L’innovation c’est l’administration invisible et la multiplication des obstacles dans vos démarches (tapez 1 tapez 2 dommage nous n’avons pas compris votre demande...je n’ai pas accès aux informations de votre dossier etc.)
la voie choisie de nos élus n’est pas d’optimiser l’efficacité du service rendu au citoyen mais bien d’optimiser le rendement tout court sans se soucier des conséquences parfois désastreuses sur la vie des administrés devenu des numéros !
alors les experts feraient bien de s’associer aux travailleurs qui souffrent des mêmes maux dans le privé, dans le public !




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