Les stagiaires n'intéressent guère les chasseurs de primes
Mesure phare du plan d’urgence pour l’emploi des jeunes lancé en avril 2009 à grands renforts de communication par Nicolas Sarkozy, la prime de 3.000 euros promise à tout employeur qui recruterait en CDI un stagiaire (avant fin septembre, puis la mesure a été prorogée jusqu’en juin 2010) vient d’être soldée et est loin d’avoir tenu ses promesses.
Le chef de l’Etat avait promis que cela créerait « des emplois durables », à hauteur de 50 000 créations de postes en 3 mois ! Au-delà du discours du VRP, la mesure a en réalité touché 7 279 jeunes en 18 mois. Soit moins de 15% de l’objectif affiché initialement comme le relève Le Figaro de ce matin.
Au-delà des effets d’aubaine par essence inquantifiables précisément, il semble bien que la méthode sarkozyste ne suscite guère l’intérêt des employeurs...
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Citoyen éveillé.
Citoyen éveillé.
Pour l’embaucher, encore faut il que le stagiaire en question fasse l’affaire d’une part. D’autre part il faut aussi que son stage soit un vrai stage et pas un contrat d’intérim camouflé, comme on en voit partout dans les services.
Il y a les boites de service qui asservicent les stagiaires comme main d’oeuvre corvéable à merci, pour des postes ne demandant aucune qualification ou très peu de formation (du genre enquete marketing au téléphone). Il y a aussi les grandes écoles qui ont des contrats avec des boites et qui du coup envoient systématiquement leurs stagiares dans ces entreprises sans projet ni rien. On fini par leur trouver un truc utile à faire mais dans l’absolue, la démarche ne part pas d’un besoin réel de l’entreprise en terme de recrutement. Par contre beaucoup de stagiaires qui viennent de la fac ou d’écoles qui ne leur servent pas tout sur un plateau, trouvent plus facilement un job après dans ces mêmes entreprises. La candidature spontanée, ca met en évidence les éventuels besoins de l’entreprise, ca montre que l’on en veux et qu’on se démerde pour trouver un job et pour peu que l’on travaille bien on a pas mal de chance de rester.
Par contre, quid des contrats de mission ou de CDD après le stage ? ? On ne parle ici que de CDI... (encore le sacro-saint CDI français...)




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