L'éducation à l'anglaise

Carnet de notes d'une assistante de français depuis un établissement secondaire londonien, situé à proximité de l'aéroport d'Heathrow. Un secteur classé au "top 10" des plus défavorisés d'Angleterre.

En Grande-Bretagne, une réforme facilite le licenciement des profs

Publié le 18/01/2012 à 16h17

Dans les écoles publiques anglaises, il n’y a pas que les élèves qui stressent à la veille de recevoir leur bulletin ; leurs profs aussi. Comme l’a annoncé vendredi 13 janvier Michael Gove, ministre de l’Education, les enseignants pourront désormais être licenciés par leur directeur en un trimestre au lieu d’un an. 

Du ré-sul-tat. Voilà un mot qui en obnubile plus d’un dans les salles de classe. En témoigne cette prof de de français, qui cède aux supplications de ses élèves :

« Je vous donne moins de devoirs parce que vous avez un contrôle en géographie. Mais si vos résultats en pâtissent, c’est mon nom qui apparaîtra à côté de vos mauvaises notes. »

Justifier les résultats des élèves

A chaque bilan de fin de trimestre, les professeurs doivent justifier le faible niveau de leurs élèves : « mauvais comportement », « manque d’assiduité »...

Si les salaires des professeurs sont davantage valorisés en Angleterre qu’en France, les conditions de travail sont loin d’être comparables. D’abord, lors de la formation. Les « student-teachers » se doivent d’étudier un an à l’université, en s’acquittant des frais de scolarité, actuellement d’une valeur de 3 000 livres (3 600 euros) – mais bientôt 9 000 (11 000 euros) – pour enseigner quatre jours par semaine dans un collège-lycée. Les écoles sont payées pour les recevoir. Autrement dit, ils payent pour aller faire un stage et contribuer à la réalisation d’une grande partie des leçons.

Une fois cette première année passée, il leur faut chercher un travail, démarcher les écoles. Il n’y a pas d’affectation. Puis, chaque année, ils peuvent être inspectés pendant trois heures. A la rentrée prochaine, ce nombre d’heures ne sera plus limité à trois mais soumis à la discrétion des directeurs d’école. Ce management masque le système compétitif imposé par le mode de financement des écoles.

Des financements publics en fonction des résultats

A chaque trimestre, lors de la cérémonie des « Awards », les classes obtiennent toutes sortes de prix de groupe, pour la ponctualité ou leurs résultats. Il en est de même a l’échelle des écoles. En fonction de leur résultat, elles obtiennent des financements de l’Etat.

C’est pourquoi, par exemple, l’école propose aux Polonais prenant des cours particuliers de leur payer l’inscription au GCSE de langue pour qu’ils le passent au sein de l’école. L’établissement ne leur subventionne cependant pas les leçons privées. Mais les bons résultats comptent dans la notation de l’école, et donc : plus de financement.

De nombreux professeurs déplorent le déclin de l’école publique, dite « state school », qui s’oppose aux écoles publiques sélectives, dites « grammar schools ». D’ailleurs, mis en évidence dans la salle des profs, le magazine des enseignants publie récemment un reportage sur l’augmentation des écoles privées :  « L’Eglise anglicane étend sa parole ».

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  • jmc06
    jmc06
    chasseur de gorille
    • Posté à 17h40 le 18/01/2012
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    attention en frenchie ,ils font souvent des copié collé sur les autres pays

    cela dit c’est que lorsqu’une classe à 40 ou 50 % de recalés , c’est qui a un blème quelque part

    • Vert de gris
      Vert de gris répond à jmc06
      jeune retraité
      • Posté à 23h00 le 18/01/2012
      • Internaute 90690
        jeune retraité

      Tout dépend où se situe la classe...

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 18h17 le 18/01/2012
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Et si on donnait un tout petit pécule au parent (père ou mère) qui se porterait volontaire pour faire la classe à ses propres enfants, donc à les garder tout simplement à la maison....et assumer leur responsabilité éducative de A à Z...

    1° - Ça soulagerait le budget de l’Etat, car y’aurait moins d’instits officiels
    2° - Ça compenserait le manque d’emploi, puisqu’un parent reste à domicile
    3° - Ça augmenterait le nombre d’incultes dont tout pouvoir totalitaire a besoin.

    Bref, rien que du bonheur !

    • Adam Lèvre
      Adam Lèvre répond à Yvon le Zébulon
      (...)
      • Posté à 19h10 le 18/01/2012
      • 178753
        (...)

      Vu que tout le monde a le même ordinateur que son patron, ça ne sert à rien de bosser ni d’aller en classe. C’est ce que j’ai fait. Je suis parti de chez moi à 13 ans, j’avais pas besoin de profs ni de parents, je vois qu’ à vous ils ne vous ont servi à rien, si ce n’est d’ être un gamin dépendant à vie. Je suis pas malheureux, je ne l’ai jamais été. On ne m’a pas appris à l’école. Quand on voit la tête d’un prof, on a pas envie de lui ressembler jusqu’à la fin de ses jours.
      Il y’ en a qui sont plus cons que les autres, c’est pas obligatoire jus-qu’ à la retraite et au delà.

      • lidiot du village-
        lidiot du village- répond à Adam Lèvre
        imbécile heureux
        • Posté à 20h09 le 18/01/2012
        • Internaute 106647
          imbécile heureux

        Tu sais quoi ?

        Quand on te lit, on se dit que c’est assez rassurant pour le système scolaire que tu te sois formé tout seul...

    • lidiot du village-
      lidiot du village- répond à Yvon le Zébulon
      imbécile heureux
      • Posté à 20h11 le 18/01/2012
      • Internaute 106647
        imbécile heureux

      Rassure-moi... C’est du second degré, hein ?

    • Adam Lèvre
      Adam Lèvre répond à Yvon le Zébulon
      (...)
      • Posté à 22h31 le 18/01/2012
      • 178753
        (...)

      Un autodidacte ne pose pas questions, il cherche les réponses à celles que les autres ne se posent pas. Je connais votre degré, vous ne savez rien du mien. Et vous ne le saurez jamais.

      On n’est qu’on. Ce qu’il se dit je m’en fous. Mais lui il n’est pas rassuré. Les ignorants ont toujours la trouille de tout, heureusement qu’ils sont là, grâce à eux, les choses sont plus faciles. Il suffit de leur faire des promesses et de les écouter chialer ensuite. Un délice.

      • lonesome
        lonesome répond à Adam Lèvre
        un parmi tant d'autres
        • Posté à 08h30 le 19/01/2012
        • Internaute 165032
          un parmi tant d'autres

        « Il suffit de leur faire des promesses et de les écouter chialer ensuite. Un délice. » et en plus vous êtes sadique ?

  • scripta manent
    scripta manent
    anarchogaulliste social
    • Posté à 22h57 le 18/01/2012
    • 175612
      anarchogaulliste social

    sarko aurait pu l inventer

    • framboise92
      framboise92 répond à scripta manent
      je choisis la campagne, la (...)
      • Posté à 05h48 le 19/01/2012
      • Internaute 24519
        je choisis la campagne, la (...)

      il l’a amorcé, mais il va être viré.

  • Vert de gris
    Vert de gris
    jeune retraité
    • Posté à 23h03 le 18/01/2012
    • Internaute 90690
      jeune retraité

    Il doit être très difficile d’avoir des profs sur une longue période.

    Ils doivent se tirer dès qu’ils le peuvent.

  • framboise92
    framboise92
    je choisis la campagne, la (...)
    • Posté à 05h47 le 19/01/2012
    • Internaute 24519
      je choisis la campagne, la (...)

    C’est pour nous faire relativiser notre malheur d’ être professeur en France et de nous faire manger du rosbif pendant qu’il est encore temps ?

  • Poop
    Poop
    Retraité
    • Posté à 09h13 le 19/01/2012
    • Internaute 156220
      Retraité

    Ah, ces vieilles civilisations de marchands de soupe ! Toujours en pointe ! Dans l’objectif de cette « modernisation », n’oublions pas que les profs de l’antiquité étaient souvent des esclaves ! Alors...

  • romme
    romme
    Salarié
    • Posté à 22h30 le 19/01/2012
    • Internaute 89958
      Salarié

    De toute façon, il n’y a pas grand chose à attendre d’un gouvernement de milliardaires que l’on devrait enfermer pour soigner leur addiction au fric. Mais les blairistes leur ont largement déblayé le terrain. Ce sont eux les vrais responsables, n’en déplaisent à leurs admirateurs au PS.

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