On va pas en faire un sondage

Sondages : grâce au Sénat, la fin des questions à la noix ?

Docteur Panel
Sondologue
Publié le 03/02/2011 à 15h31


La proposition de loi des sénateurs Portelli et Sueur pour des sondages plus respectueux de la « sincérité du débat politique “ a été présentée à la commission mercredi 2 février et sera discutée en séance publique le 14. Ce n’est pas le moment de mollir.

Avant d’aborder ce qui me chiffonne, disons-le tout net : c’est une excellente chose de demander aux sondeurs de rendre plus de comptes à la République sur ce qu’ils font dire aux citoyens-citoyennes. Et d’en rendre compte à des gens un peu plus qualifiés pour juger de la qualité de la salade qu’on leur sert.

En l’occurrence, une partie des propositions consiste à augmenter le niveau d’expertise de la commission des sondages et à étendre son champ d’intervention à ceux qui portent sur des opinions et pas seulement sur des intentions de vote. Ça, c’est considérable.

Une question de formulation

Parce que justement, ces sondages sur des sujets chauds façonnent les opinions et les agendas politiques plus sûrement, et plus en amont, que les sondages d’intentions de votes, et la marge de manœuvre est bien plus grande pour formuler la question d’une façon favorable à l’opinion qu’on veut promouvoir.

Souvenez-vous par exemple, du sondage d’anthologie de l’Ifop sur l’insécurité qui a fait couler tant d’encre en août dernier qui vous demandait ce que vous pensez des personnes d’origines étrangères qui pratiquent la polygamie, l’excision, et assassinent des policiers ; du même institut (décidément versé dans les périls qui nous viennent de l’étranger) pour Le Monde, sur la ‘ menace ’ islam et l’intégration des musulmans, savamment décortiqué par Pierre Tévanian sur Oumma.com et Daniel Schneidermann.

Ou encore des sondages qui pleuvaient comme à Gravelotte lors de la réforme des retraites. On notera ici la différence considérable entre un sondage Opinionway d’octobre 2010 qui recueille 56% d’opinions hostiles à la poursuite des grèves, en vous aidant par cette allusion au ‘respect du vote des parlementaires’ à vous souvenir que la réponse 1 constituerait un déni de démocratie :

Question d’Opinionway : ‘Si la réforme des retraites était adoptée par le Parlement, quelle devrait être selon vous l’attitude des syndicats’ :

  • Respecter le vote des parlementaires et arrêter le mouvement ;
  • ou poursuivre le mouvement jusqu’à ce que la réforme soit retirée ?

Tandis que BVA rassemble facilement 59% d’opinions favorables à la question, plus neutre :

‘Seriez-vous favorable ou opposé à ce que les syndicats poursuivent leurs appels à des mouvements de grèves et à des manifestations après l’adoption du texte de la réforme des retraites par le Parlement ?’

Mais attention : elle était posée quatre ou cinq jours plus tôt, ce qui peut aussi avoir pesé lourdement sur les opinions.

Dans cette proposition de loi, on peut quand même pointer un risque : celui que les sondeurs se servent de ces mesures comme d’une protection, une sorte de label pour empêcher les ‘ outsiders ’, les nouveaux venus, de remettre en cause leurs façons de faire.

Mieux définir les sondages, mais moins les protéger

De fait, les sénateurs entendent ‘ définir le sondage et protéger l’appellation sondage politique ’.

‘ Définir ’, je veux bien. Sauf que la loi définit le sondage par la représentativité, et ne définit pas la représentativité.

‘ Protéger ’, ça va pour le fromage, ça va moins bien pour le sondage. J’ai toujours eu une dent contre la privatisation des mots. L’article 14 prévoit d’interdire l’appellation ‘ sondage ’ aux petits malins (médias sur Internet notamment) qui font leurs sondages maison avec trois boutons de vote sur leur site. 75 000 euros d’amende à la clé.

Mais quel journal ou radio digne de ce nom n’a jamais confondu (et publié comme tel) un de ces sondages-jouets – qui relèvent de ce qu’on appelait jadis joliment ‘ vote de paille ’ – avec ceux qui sortent de nos respectables instituts ? Personne ne s’y trompe, c’est bien la seule chose qui reste à peu près claire dans ce petit monde.

A se demander si l’idée de ce changement d’étiquette n’est pas soufflée par un de ces instituts qui déploient la stratégie du ‘ t’as vu l’avion ?’ : montrer aux sénateurs le vote de paille dans l’œil du voisin plutôt que la poutre qui est dans le leur.

Car les instituts patentés ont, rappelons-le, pour principale différence avec les fabricants de sondages maison de constituer des échantillons représentatifs sur quotas. Ou plutôt des échantillons sur quotas représentatifs. Car ce sont bien les quotas et eux seuls qui sont représentatifs. Quant aux échantillons, justement ça reste à voir !

Les quotas, un cache-misère ?

En se différenciant ainsi des médias qui font voter leur propre public (ce qui définit le vote de paille), les sondeurs gravent dans le marbre, voire figent, l’idée que leur manière d’échantillonner est la bonne. Cette manière d’échantillonner se fonde sur les quotas.

A la base, c’était une bonne idée : il s’agissait de donner un cadre au tirage aléatoire, pour parer au fait que certaines populations sont plus faciles à trouver que d’autres, ce qui biaise les lois du hasard. Un peu comme, au bowling, ces rails qu’on peut monter sur le côté pour empêcher la boule de tomber dans la goulotte. Ça n’empêche pas de tirer aléatoirement, mais au moins vous êtes sûr d’avoir au moins une quille.

Sauf que les instituts, par commodité, ont fini par substituer ces quotas au concept de représentativité.

Ainsi, on considère que dans un sondage, respecter les proportions nationales pour les cinq critères qui sont utilisés en quota (région, taille d’agglomération, âge, sexe, catégorie socioprofessionnelle du foyer – cette dernière variable étant la plus mal définie et sujette à caution) suffit à assurer la représentativité.

A partir de là, les sondeurs s’autorisent à laisser de côté toutes sortes de pans de la population. Par exemple, les vacanciers en plein mois d’août, comme dans le sondage Ifop ci-dessus, ou encore les non-internautes, comme dans les sondages en ligne.

Dans ces derniers, on a franchi un seuil de plus : les sondés ne sont plus nouvellement recrutés à chaque fois, mais appartiennent à des panels de gens qui acceptent contre rémunération de participer à des sondages et de fournir une multitude d’indications sur leur profil.

La représentativité est écornée, les quotas restent

Or une étude de grande envergure, menée par le cabinet de conseil américain Mktg Inc., démontre que la fréquence à laquelle les panélistes répondent à des sondages, l’ancienneté de leur appartenance à ces panels, et d’autres critères encore influencent très fortement les attitudes des répondants. Cette étude leur a valu le prix de la meilleure présentation à la conférence internationale Esomar online 2010 à Berlin (exposés de la conférence disponibles sur le site de l’association Esomar. Attention, ils sont à vendre !).

Bref, la représentativité est écornée de toute part, mais la seule chose qui reste, – parce que c’est la plus facile à tenir –, c’est les quotas. La peinture qui tient les murs, en quelque sorte.

Dans le fond, on peut se demander si ce n’est pas le mot ‘institut’ qu’il faudrait protéger. Car il y a tout de même une marge entre l’auguste Institut de France, à la déontologie scientifique sourcilleuse, et l’institut de beauté du coin de la rue, échoppe de l’esthéticienne.

Chez les sondeurs en tout cas, il n’y a, que je sache, pas à proprement parler de comité scientifique, pas de procédure d’objectivation ni de débat contradictoire qui se penche sur chaque sondage et permette d’assumer réellement ce rôle scientifique.

Ça se passe plutôt comme l’esthéticienne : forte de son savoir-faire et de ses onguents (c’est donc ça l’onction populaire ?), elle relooke le client du mieux qu’elle peut, en fonction de ses desiderata… et de l’état de ses appas.

  • 14503 visites
  • 79 réactions
Vous devez être connecté pour pouvoir commenter : ou créez un compte
  • Rez
    Rez
    En Alsace, au fond à gauche.
    • Posté à 16h06 le 03/02/2011
    • Internaute 29709
      En Alsace, au fond à gauche.

    Bravo, messieurs les sénateurs. (c’est rare de nos jours)

  • Triple buse
    Triple buse
    Quand on voit ce qu'on voit, (...)
    • Posté à 15h45 le 03/02/2011
    • Internaute 117308
      Quand on voit ce qu'on voit, (...)

    Cela semble très dur pour ne pas dire impossible de légiférer sur des thèmes aussi « subjectifs ». Un mot différent et le sondage peut être très différent : comment réguler cela ? ?

    C’est une question intéressante Cf. le sondage du parisien mardi (relayé sur france info) « faites vous confiance aux hommes politiques ». Il est impossible de faire une analyse valable sur un sondage aussi vague...

    • Juggernaut
      Juggernaut répond à Triple buse
      intello précaire ?
      • Posté à 16h02 le 03/02/2011
      • Internaute 93472
        intello précaire ?

      il existe le BVP qui surveille ce qui est fait dans les publicités. quelques normes ( populations, vocabulaire, typage, etc... ) et un équivalent du BVP pour les sondage pourrait suffire. on a des dizaine de milliers de chercheurs en sciences sociales qui savent pertinemment quand un sondage est foireux.

      • abns
        abns répond à Juggernaut
        • Posté à 17h34 le 03/02/2011
        • Internaute 101879

        Sauf que l’ARPP (anciennement BVP) ne « surveille » rien, il donne juste des avis et des conseils (« Là, vous risquez peut-être de vous faire attaquer sur ce point », ou « Faites gaffe, c’est un peu tendancieux »), et surtout est un organisme professionnel, c’est à dire émanant des agences de pub elles mêmes, qui évitent ainsi un peu facilement tout contrôle sérieux : « Il n’existe pas de publicité mensongère en France, puisque le BVP voit tout surveille tout contrôle tout et que c’est donc impossible », en oubliant de préciser que le BVP n’a aucune autorité et n’est absolument pas indépendant.

        Vous ne trouverez d’ailleurs pas un seul représentant des associations de consommateurs dans la liste des administrateurs (Lien).

        Et ce qui est assez drôle, c’est que pour savoir si une publicité est « acceptable » ou non, l’ARPP se base en grande partie sur... « des sondages réalisés régulièrement, sur des sujets variés, permettent de prendre la mesure de l’état de l’opinion » !

        Bref, tout mais pas ça, l’asso professionnelle de copinage joliment présentée pour faire croire qu’on est contrôlé, ça ne risque pas de résoudre les problèmes...

         
        • Juggernaut
          Juggernaut répond à abns
          intello précaire ?
          • Posté à 17h55 le 03/02/2011
          • Internaute 93472
            intello précaire ?

          Renseignement pris sur le site, j’ai confondu le BVP avec une partie du rôle du CSA, apparemment avant 92 :

          « En 1992, le système obligatoire d’avis avant diffusion de tous les films publicitaires télévisés est créé et confié au BVP, par transfert de responsabilité du CSA (qui conserve le contrôle a posteriori). »

        • Docteur Panel
          Docteur Panel répond à abns
          Sondologue
          • Posté à 23h48 le 06/02/2011
          • Internaute 43290
            Sondologue

          C’est un risque... peut-être la présence d’associations tierces (de défense des consommateurs, ou des représentants de partis politiques...) peut limiter l’entre soi professionnel ? compenser les intérêts ? Sachant que l’indépendance réelle n’existe pas je préfère des intérêts qui s’annulent que l’hypocrisie de la fausse neutralité.

        2 autres commentaires
      • Triple buse
        Triple buse répond à Juggernaut
        Quand on voit ce qu'on voit, (...)
        • Posté à 10h29 le 04/02/2011
        • Internaute 117308
          Quand on voit ce qu'on voit, (...)

        Bein justement à mon sens le BVP est un peu comme la CNIL : une bonne idée qui à perdu son efficacité au fil du temps et des lobbys !

        Ils condamnent un pub anti corida, ok mais laissent le green waching prospérer et les publicités saccager nos villes et villages...

        C’est vrai que cataloguer un sondage comme sérieux ne dois pas être long, nous avons en effet une bonne compétence !

    • Docteur Panel
      Docteur Panel répond à Triple buse
      Sondologue
      • Posté à 17h56 le 03/02/2011
      • Internaute 43290
        Sondologue

      Votre exemple est typique de ce qu’on peut appeler « la question à la noix » !
      - qui transforme un ragot de comptoir (bien sûr on a tous déjà dit « les politiques je ne leur fais pas confiance ») en question censée refléter une opinion
      - qui catégorise toute une population de façon artificielle pour la stigmatiser, (ce qu’explique très bien Tévanian dans son article, à propos du terme « communauté mulsulmane »).
      C’est vrai que réguler au sens d’interdire est sûrement peu souhaitable. Mais je crois que les comités de lecture, ne serait-ce qu’internes aux instituts, ou les regards tiers d’une façon ou d’une autre, même sans pourvoir de censure, constitueraient des contre-feux contre l’imbécilité. Personnellement j’y vois des pistes à considérer, sans en passer par la censure, délicate à manier dans le domaine de « l’expression publique »...

      • Triple buse
        Triple buse répond à Docteur Panel
        Quand on voit ce qu'on voit, (...)
        • Posté à 10h33 le 04/02/2011
        • Internaute 117308
          Quand on voit ce qu'on voit, (...)

        Surtout que de façon « instinctive » un interrogé va répondre, « non », se disant qu’il peut enfin purger sa haine accumulé par des années de frustration électorale...

        Il serait bien que les instituts fassent ce travail, mais tant que les résultats sont achetés ou les questions à la noix demandées...

        Le rôle des sondages est à mon avis à réguler fortement en ce qui concerne la politique (Cf. 21 avril 2002 et le rôle des sondages, non négligeables...)

         
        • Docteur Panel
          Docteur Panel répond à Triple buse
          Sondologue
          • Posté à 20h55 le 04/02/2011
          • Internaute 43290
            Sondologue

          Bien d’accord, c’est pour ça que j’ai eu envie de parler de ce projet du Sénat, et que les gens que ce sujet intéresse les encouragent à ne pas se dégonfler.
          Ils abordent aussi la question des redressements, qui fait partie des questions qui fâchent les instituts, et qui me semble très importante. Mais ça aurait fait un article trop long.

        1 autres commentaires
      • Rebel Yell
        Rebel Yell répond à Docteur Panel
        Je pose une question.
        • Posté à 14h19 le 04/02/2011
        • Internaute 127333
          Je pose une question.

        @ Docteur Panel (auteur) :

        Vous connaissez le proverbe :
        « Donne-moi du poisson et je pourrai manger aujourd’hui, apprends-moi à pêcher et je mangerai toute ma vie. »

        Petite adaptation :
        « Donne-moi un sondage bien policé, bien conçu (éventuellement tellement bien conçu qu’il évite les questions gênantes) et je ne me ferai pas abuser une fois, apprends-moi à décrypter les sondages avec intelligence (ça existe encore les cours d’instruction civique, sinon les cours de philo ?) et je me méfierai toute ma vie ! »

  • Triple buse
    Triple buse
    Quand on voit ce qu'on voit, (...)
    • Posté à 15h44 le 03/02/2011
    • Internaute 117308
      Quand on voit ce qu'on voit, (...)

    oups, doublon

  • Mme Berthe
    Mme Berthe
    grmbl
    • Posté à 15h50 le 03/02/2011
    • Internaute 113627
      grmbl

    Très bon ! Un article qui ne prend pas son public pour un con, et qui déploie un humour pas toujours extrêmement juste mais assez décapant...
    Reste plus qu’à sonder les riverains pour savoir ce qu’ils en pensent...

  • Juggernaut
    Juggernaut
    intello précaire ?
    • Posté à 15h51 le 03/02/2011
    • Internaute 93472
      intello précaire ?

    a vérifier parce que mes cours sur le suje date pas mal.... mais :

    « Dans ces derniers, on a franchi un seuil de plus : les sondés ne sont plus nouvellement recrutés à chaque fois, mais appartiennent à des panels de gens qui acceptent contre rémunération de participer à des sondages et de fournir une multitude d’indications sur leur profil. “

    tout le débat, l’essentiel du biais est là justement. les gens sont ‘choisit’ par les instituts de sondage pour leurs bonnes réponses. Or un biais que personne ne prend en compte, ou très peu, se sont les légions de personnes ( dont je fais parti ) qui refusent, qu’elle soit de gauche, droite ou autre, de participer à ces sondages. même s’il on interroge nos ‘quotas’ et qu’on retrouve globalement les classiques droite/gauche, un certain nombre de questions ne seront pas traitable ou fortement biaisées, puisque ces même personnes qui acceptent de répondre ont généralement des idées assez similaires sur différents sujets ( pour commencer, il font confiance aux sondeur pour être représentatif !)

    –-

    quant aux quotas, eux aussi sont faussement représentatifs. en pratique, seul le ‘groupe’ est représentatif, mais pas les portions de chaque groupe. on a donc un biais pas facile à comprendre mais logiquement assez évident : quand vous interrogez 1000 personnes, ces 1000 personnes, si on les prends aléatoirement, commencent à devenir représentatif de la population. les quotas, eux, sont des sous groupes de ce groupe de 1000. vous aurez ainsi interrogé 130 cadre, 260 ouvrier, 40 agriculteur, ce genre de chose. or ces ‘mini groupes’ EUX ne sont représentatif de rien. en conséquence, c’est con mais c’est comme ça, un assemblage de populations non représentatives ( car trop peu nombreuses ) ne constituent en aucun cas un groupe représentatif.

    le maquillage classique est de prendre le groupe d’un seul tenant, et de dire ‘ les français...’. c’est un paliatif. mais le sondage qui va commencer à vous dire ‘ parmis les jeunes telle personne est préférée, chez les vieux telle personne...’ est à fuir comme la peste.

    –-

    c’est pour ça que tout sondage sérieux ( comprendre : fait par des chercheurs en sciences politiques et sociales ), s’échelonne sur environ 10 000 personnes, parfois 20 000 pour les sondages les plus complets. il faut que chaque sous groupe que l’on veut inclure soit lui-même représentatif et tiré aléatoirement. ( donc 1000 cadre, 1000 ouvrier, etc... ), ou qu’il prenne en compte une ‘population cible’ ( sondage de 3 ou 4000 personnes chez ‘les étudiants’, ‘les retraités’, etc... )

    • ELCHEKATZO
      ELCHEKATZO répond à Juggernaut
      Ruminant
      • Posté à 02h28 le 04/02/2011
      • Internaute 36477
        Ruminant

      Quand tu rajoutes les sondeurs sous payés qui par ras le bol créent parfois grâce à des amis des questionnaires remplis par eux-mêmes. On a vite fait d’avoir des sondages bidon quand en plus 2000 questionnés représentent 60 millions...

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à ELCHEKATZO
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 16h33 le 04/02/2011
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        Sans compter ceux qui mentent, rien que pour saboter la boutique.

         
        • ELCHEKATZO
          ELCHEKATZO répond à Yvon le Zébulon
          Ruminant
          • Posté à 01h28 le 05/02/2011
          • Internaute 36477
            Ruminant

          Cela dit au Canada (je crois que c’est là bas) aux sondages politiques ils répondent tout faux ! Je trouve cela très bien, y a rien a répondre à un sondage comme si nous pensions de manière linéaire et catégoriée... c’est débilitant.

        1 autres commentaires
  • Rose.Arno
    Rose.Arno
    Enseignante
    • Posté à 15h58 le 03/02/2011
    • Expert 136988
      Enseignante

    A lire cet article, on y devine une certaine impatience de l’auteur vis à vis des sondages, en particulier ceux qui auraient pu être commandés et formatés par le camp « adverse »,en l’occurence le pouvoir.
    Et pour la énième fois de ressortir comme exemple un sondage qui grossirait l’insécurité ressentie des Francais.

    Là, on peut se poser la question : Dans quel but ?

    Celui de grossir les rangs des futurs électeurs de Marine le Pen ?

    Ce ne serait pas malin de la part de l’antéchrist ( on est sur rue 89, quand même) Sarkozy.
    Par contre ce serait plus malin de la part d’un camp qui a tout à gagner de la radicalisation de l’électorat de dextre molle.

    Et de Pascal Perrineau à Roland Cayrol, c’est plutôt du côté sinistre mou que ça penche.

    • Croquemitaine
      Croquemitaine répond à Rose.Arno
      Ingénieur précaire
      • Posté à 15h26 le 04/02/2011
      • Internaute 35066
        Ingénieur précaire

      Dans quel but ?
      Celui d’être ré-élu...

      Valoriser le thème de l’insécurité, c’est mettre en avant les idées de droite, soi-disant plus légitime. C’est aussi mettre en avant l’extrème droite.

      La finalité étant d’avoir un duel au deuxième tour Sarkozy-FN. Et se faire élire à plus de 80%.

      2002 n’est pourtant pas si loin que vous ne vous en souvenez déjà plus ?

      • herve14-
        herve14- répond à Croquemitaine
        boulanger
        • Posté à 07h24 le 05/02/2011
        • Internaute 135409
          boulanger

        NON 2002 ,a été une grande chance,que les français non pas saisi
        En 2011 ,ils ne feront pas la méme erreur

      • Rose.Arno
        Rose.Arno répond à Croquemitaine
        Enseignante
        • Posté à 00h03 le 06/02/2011
        • Expert 136988
          Enseignante

        Pardonnez moi, mais si Mme Le Pen fait un gros score, ce sera plus sur le dos de Sarkozy que du Socialiste Masqué.

        La tôle retentissante serait plus probable pour le Petit Nicolas que pour la basse cour socialiste.

        Sauf si la gauche fait preuve d’un bel esprit de division, comme en 2002, où cela a été la seule véritable cause de la présence du papa de Mme Le Pen au 2ème tour.

        Remarquez, ça a fait des jolies sorties en famille pour sauver la République.

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 16h01 le 03/02/2011
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    « Sondages : grâce au Sénat, la fin des questions à la noix ? »

    Un vrai gland changement ?

  • Malzieux
    Malzieux
    Ex-chomeur
    • Posté à 16h04 le 03/02/2011
    • Internaute 124404
      Ex-chomeur

    C’est drôle ces photos d’illustration d’article avec des légos et playmobils. Ce sont les toys de quel journaliste ?

    • Lucile Sourdès
      Lucile Sourdès répond à Malzieux
      Editrice Rue89
      • Posté à 17h30 le 03/02/2011
        éditeur
      • Journaliste 67769
        Editrice

      C’est une photo libre de droits qui vient de Flickr. Malheureusement, personne n’a assez de Playmobil à Rue89 pour que l’on puisse illustrer des articles d’actualité avec. Mais je milite pour.

  • Fernand Buron
    Fernand Buron
    touche-moi pas tu me salis !
    • Posté à 16h15 le 03/02/2011
    • Internaute 66510
      touche-moi pas tu me salis !

    Et ce serait une chose encore plus excellente si on arrêtait de nous bassiner (je m’excuse d’être vulgaire) avec tous ces sondages et baromètres à la noix qui engraissent des margoulins inutiles à la société et prennent les gens pour des c…
    Le seul sondage qui compte, c’est le bulletin de vote, nom d’une pipe ! ! ! !
    Fernand

    • Kuztom
      Kuztom répond à Fernand Buron
      Etre vivant
      • Posté à 17h08 le 03/02/2011
      • Internaute 138216
        Etre vivant

      Je suis d’accord avec vous, mais il faudrait que l’on prenne mieux en compte les votes blancs et abstentions...

      • Waldeck
        Waldeck répond à Kuztom
        Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)
        • Posté à 17h28 le 03/02/2011
        • Internaute 36864
          Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)

        - »... il faudrait que l’on prenne mieux en compte les votes blancs et abstentions... »

        Prendre en compte les votes blancs (pour ce qu’ils sont : nuls) passe encore, mais les abstentions : non !

        Par contre, pour limiter au maximum l’abstention par négligence, ouvrir les bureaux de vote + d’une journée, accepter le vote par correspondance, et celui par internet !

         
        • Kuztom
          Kuztom répond à Waldeck
          Etre vivant
          • Posté à 11h06 le 04/02/2011
          • Internaute 138216
            Etre vivant

          Le problème est que l’abstention à plus d’impact que le vote blanc, car il est mis en avant par les médias... Donc comment faire ?

          Le vote par internet va devenir indispensable pour les nouvelles générations... mais il faudra bien connaitre les risques de piratage etc...

        • Matif
          Matif répond à Waldeck
          informaticien professionnel
          • Posté à 11h39 le 06/02/2011
          • Internaute 76778
            informaticien professionnel

          La réalité est sévère :
          - Le vote par correspondance a été supprimé en 1975 car les fraudes étaient devenues énormes
          - Le vote par internet n’est pas un mode de vote transparent et ne peut donc être considéré comme démocratique. Loin d’être une remarque de passéiste technophobe, ce point de vue est exprimé par les informaticiens les plus pointus. L’ASTI, association de 5000 informaticiens (chercheurs et professionnels) : « l’ASTI recommande que [...] pouvoirs publics, partis politiques et société civile ne recourent en aucune manière au vote électronique anonyme »
          Lien

          Penser que les gens ne votent pas car c’est compliqué est insultant, d’ailleurs quand l’enjeu est intéressant ou qu’il y a une vraie possibilité d’alternance politique, la participation est haute.

          Je signale en passant que le vote électronique continue de s’étendre, surtout dans les élections professionnelles. La lecture des décrets régissant le vote par internet pour les élections professionnelles permet de comprendre que le secret du vote n’est plus garanti, légalement !
          extrait : « Les fichiers comportant les éléments d’authentification des électeurs, les clés de chiffrement et de déchiffrement et le contenu de l’urne ne doivent être accessibles qu’aux personnes chargées de la gestion et de la maintenance du système. » (Décret n° 2007-602 du 25 avril 2007).

          Pour agir pour le rétablissement d’élections transparentes partout en France signer la pétition nationale pour le maintien du vote papier (déjà plus de cent mille signatures), c’est important !
          Lien

          • Waldeck
            Waldeck répond à Matif
            Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)
            • Posté à 12h10 le 06/02/2011
            • Internaute 36864
              Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)

            -« Le vote par internet n’est pas un mode de vote transparent et ne peut donc être considéré comme démocratique. »

            Vous avez raison, j’avais oublié cet aspect : la confidentialité de l’isoloir !
            ( Un œil dénué de neutralité peut s’assurer de l’orientation de votre vote au clavier à la maison !)

            Quant au vote à distance utilisé par nos compatriotes à l’étranger et par les résidents étrangers en France dans les consulats et ambassades pourquoi n’est-il pas étendu aux « nationaux » , ce qui permettrait de pouvoir voter - dans des enceintes sécurisées : mairies, tribunaux, voire gendarmeries ou commissariats de police (*) et sur plusieurs jours - non ?

            (*) vous auriez un doute ... ?

            • Matif
              Matif répond à Waldeck
              informaticien professionnel
              • Posté à 12h37 le 06/02/2011
              • Internaute 76778
                informaticien professionnel

              bonjour Waldeck, le vote des étrangers est le seul vote politique à être autorisé par correspondance. Il est maintenant autorisé par internet et cela se passe plutôt mal.
              Voir les rapports de trois spécialistes indépendants : Lien

              De plus, le coût est astronomique : 200 000 euros en 2009 pour 6000 votes.

        4 autres commentaires
    • vieilanarfatigué
      vieilanarfatigué répond à Fernand Buron
      Changer le monde, c'est se (...)
      • Posté à 22h22 le 03/02/2011
      • Internaute 125168
        Changer le monde, c'est se (...)

      Tout à fait d’accord ! la dictature des spécialistes et autres gourous qui nous gonflent à longueur d’année et qui nous pompent notre pognon par elysée interposé , ras le bol ! Pas besoin de sondages , pour voir dans quel marasme on s’enfonce jour après jour dans un pays où il faisait si bon vivre.

  • Gelone2010
    Gelone2010
    Sarkophobe
    • Posté à 16h17 le 03/02/2011
    • Internaute 99991
      Sarkophobe

    Surtout, il faudrait tout faire pour éviter que 59 % des sondés puissent oser dire qu’il y a trop d’étrangers en France. Parce ce que ce sont des choses qui ne devraient pas se savoir.

    Et il conviendrait d’autant plus de l’éviter qu’à la lumière de ce qui a été observé en Suisse, il se pourrait qu’en réalité le nombre réel se situât au-dessus de 70 %.

    Pour rappel :

    En Suisse, une semaine avant la vote, un sondage sur l’interdiction des minarets donnait 43 % de OUI et 57 % de NON, tandis que le jour du vote, les OUI se comptaient 57 % et les NON 43 %.

    Ce qui était manifestement lié à la crainte de fournir une réponse politiquement incorrecte, à un sondeur anonyme qui connaît l’identité du sondé ou de la sondée.

  • PF43
    PF43
    cadre fonction publique, enfin (...)
    • Posté à 16h32 le 03/02/2011
    • Internaute 130271
      cadre fonction publique, enfin (...)

    En même temps, il y a des sondages que j’adore et que je serai triste de voir disparaître (d’ici 2012) : ceux qui disent que la cote de Sarkozy est en chute libre.
    ça me remonte le moral.

  • Vert de gris
    Vert de gris
    jeune retraité
    • Posté à 16h40 le 03/02/2011
    • Internaute 90690
      jeune retraité

    BRAVO !

    Il y en a réellement marre des sondages sur commandes et qui vont dans le sens des commanditaires, avec des questions induisant des réponses comme on peut en trouver de beaux exemples sur Lien.

    J’espère qu’il y aura de réelles sanctions contre les vendeurs et trafiquants d’opinions qui ne respectent plus la déontologie, ni d’ailleurs les lois mathématiques.

  • Vicfer-
    Vicfer-
    apiculteur, champion de vélo (...)
    • Posté à 16h48 le 03/02/2011
    • Internaute 101994
      apiculteur, champion de vélo (...)

    Deux choses.
    Premièrement, bravo à l’auteur de l’article, c’est raffraichissant de lire quelque chose sur un projet politique qui ne soit pas polémique, voire hystérique.
    Deuxièmement, est-ce que le projet de loi prévoit de mettre en place des labels qui permettraient aux lecteurs des journaux de savoir rapidement à quel type de sondage ils ont à faire ?
    Le problème ne se situe pas tant, à mon avis, dans la méthodologie des sondages (qui comportera toujours une part d’arbitraire) mais dans l’utilisation qui en est faite ensuite dans les journaux (deux gros titres « 56% des français pensent que » ne présentent pas de différences formelles et peuvent pourtant reposer sur des méthodologies bien différentes).

  • Tariec
    Tariec
    « Radio Paris ment », « Radio (...)
    • Posté à 16h49 le 03/02/2011
    • Internaute 37287
      « Radio Paris ment », « Radio (...)

    Mouais, vu le verouillage actuel dans moult domaines, la confiance ça se perd en litre et ça se gagne en goutte.

    Le sénat ne brille pas depuis 2002 pour éviter que ce pays ne tombe dans le populisme pur et dur. Il n’est plus garant de rien...

    Mais ne jetons pas le bébé et l’eau du bain...
    Wait and see, dans les faits !

  • iFFLYG
    • Posté à 17h24 le 03/02/2011
    • Internaute 30165

    1) Dans l’article, il y a une confusion entre quotas qui n’entre pas dans la catégorie des méthodes aléatoires d’échantillonnage et les échantillonnages par grappes ou stratifiés. La théorie des sondages donnent les conditions pour que ces types de sondages soient plus précis que l’échantillonnage aléatoire simple. Seuls les sondages aléatoires permettent des calculs des marges d’erreurs.
    2) Le problème des quotas est aussi qu’étant donné le nombre de critères (de l’ordre de 5) et le nombre de niveaux dans ces critères (par exemple, 22 régions, 3 ou 4 types d’agglomération, une dizaine de professions...), on ne peut pas utiliser les quotas croisés mais on utilise les quotas marginaux, ce qui biaise d’autant plus les résultats.

    Donc, parfaitement d’accord avec l’article le panel n’est pas jamais représentatif de la population donc les résultats sont strictement n’importe quoi, sans aucune valeur scientifique et il parfaitement faux de prétendre comme le font certains instituts de sondage que la marge d’erreur est faible : elle n’est pas calculable ! La seule chose à faire pour enfin faire comprendre aux gens que les sondages c’est de la manipulation de l’opinion publique est le ’test de Dracula’, c’est-à-dire d’obliger les sondeurs à publier le nombre de personnes pour chacune des réponses possibles de chaque question ainsi que les effectifs croisés des catégories utilisés pour déterminer les quotas.

    • Docteur Panel
      Docteur Panel répond à iFFLYG
      Sondologue
      • Posté à 18h09 le 03/02/2011
      • Internaute 43290
        Sondologue

      Merci de ces précisions expertes.
      Ceci étant, pour moi le problème des quotas relève de la non-qualité (c’est déjà assez grave) mais pas de la manipulation (c’est à dire pas orienté par un résultat escompté), car ce serait trop détectable et fuiterait.
      La vraie manipulation réside plus souvent dans les formulations de questions. Et encore là faut-il distinguer la manipulation volontaire, du manque de hauteur de vue liée au manque de formation et à la simple « soumission » des gens d’étude à l’air du temps. Moins méchant, mais plus pernicieux, dans le fond...

      • iFFLYG
        iFFLYG répond à Docteur Panel
        • Posté à 09h17 le 04/02/2011
        • Internaute 30165

        Quand je parlais de manipulation, c’était dans le sens que vous donnez à ce mot, c’est-à-dire celle de la formulation des questions et je suis entièrement d’accord avec votre commentaire sur le manque de hauteur ou la soumission à l’air du temps. Pour ce dernier point, avec une légère réserve, puisque les ’sondeurs’ participent à créer cet air du temps, sans être les seuls. Ensuite, il est inutile de manipuler les données. Il suffit simplement de présenter les résultats de différentes manières. Par exemple, on trouve dans certains sondages ce genre de réponse à une question : êtes-vous d’accord, plutôt d’accord, plutôt pas d’accord, en désaccord total, sans opinion.

        Hormis le fait que la notion de ’sans opinion’ recouvre en réalité plusieurs positions (je ne me suis jamais posé la question, je m’en fous, question hors propos, position mitigée du type il y a du vrai et du faux...), les résultats différeront si on présente les pourcentage en tenant compte des sans opinion ou sans en tenir compte. Si leur proportion est faible, cela ne modifiera que peu les réponses, tandis que si elle est élevée, cela change radicalement l’interprétation qu’on peut faire et il est légitime de se demander si la réponse intéressante ne tient pas dans la ventilation de cette ’absence’ d’opinion.

        De plus, selon la position des commentateurs, médias ou sondeurs, qui relatent la question, on pourra avoir des résultats contradictoires. Si le commentateur est favorable/plutôt favorable, il aura tendance de ne présenter que les ’contre’ en sommant les proportions de ceux qui sont plutôt contre ou totalement en désaccord en conservant les cinq réponses possibles. S’il est plutôt défavorable, il fera de même mais avec les réponses favorables. C’est la raison pour laquelle il est absolument nécessaire d’avoir les chiffres bruts.

        En outre, dans un questionnaire sérieux de type enquête épidémiologique ou en sciences humaines, la même question peut être posée de plusieurs manières afin de s’assurer la stabilité des réponses et il peut exister des questions ’sans objet’ simplement destinées à contrôler la cohérence des réponses. par exemple, pour préparer le lancement d’une nouvelle revue et les attentes des lecteurs potentiels, on peut glisser dans la question : quelles revues lisez-vous régulièrement, le titre de la nouvelle revue par encore publiée. De ce fait, on sera amené à éliminer tous les sujets qui répondent qu’ils lisent régulièrement cette revue.

  • Ernesto Miranda
    Ernesto Miranda
    Etudiant
    • Posté à 17h26 le 03/02/2011
    • Internaute 129373
      Etudiant

    Y a des trucs rigolos aussi. Le sondage par téléphone : faut avoir un fixe. Le sondage dans la rue : on sonde les citadins du centre-ville.

    Je me suis toujours demandé comment les sondeurs font. J’en ai JAMAIS rencontré un (politique, j’entend). En plus de vingt ans d’existence, je dois être sacrément associable, ou alors... ils interrogent toujours les mêmes gens, aux mêmes endroits ? Je sais qu’on est quelques dizaines de millions, mais de là à n’en avoir jamais vu...

    ’fin bref, on devrait interdire le sondage politique, tout simplement, notamment en période de campagne. Une question neutre, ça n’existe pas. N’importe quel gugusse ayant étudié les sciences humaines doit le savoir ou changer de branche.

  • Benav
    • Posté à 17h29 le 03/02/2011
    • Internaute 116705

    Je ne sais plus qui de Mark Twain ou de Churchill a dit que dans l’ordre d’importance du mensonge on trouve d’abord le mensonge simple, puis le parjure et enfin la statistique...

  • Waldeck
    Waldeck
    Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)
    • Posté à 17h33 le 03/02/2011
    • Internaute 36864
      Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)

    Il faut boycotter les sondages, comme sondés, refusons ces coloscopies au téléphone, dans la rue, dans le train ( !), et comme consommateurs refusons-les comme étant de l’information, et invitons fermement ceux qui en usent (et abusent) d’en faire autant !

  • Blue_tail_fly
    Blue_tail_fly
    Dans l'Air du Taon
    • Posté à 18h06 le 03/02/2011
    • Internaute 123618
      Dans l'Air du Taon

    Ils peuvent bien faire tous les sondages qu’ils veulent et comme ils veulent. Il ne faudrait pas qu’un canevas rigide empêche la liberté de questionnement qui est une composante de la liberté de pensée. C’est dans la suite du sondage (son utilisation) que se situe la manipulation décisive.

    La manipulation la plus courante en matière d’information consiste à sortir quelque-chose de son contexte pour le faire apparaître dans un autre. Par exemple, dans un sondage, les énoncés des questions N°1 et N°2 pourraient influencer la réponse à une question N°3, alors qu’ensuite les résultats pour la question N°3 seraient cités seuls. Un ensemble de questions ne peut être dissocié.

    Une autre manipulation courante dans les débats médiatisés est de sous entendre que ceux qui ont répondu à une question seraient compétents en la matière, alors que c’est incertain. Le niveau de compétence du sondé sur un sujet est une composante essentielle pour apprécier de la valeur des réponses.

    Enfin, dans les débats, on utilise fréquemment les sondages comme des arguments, alors que ce ne sont que des vues ponctuelles et d’ailleurs évolutives. La « pensée unique » peut ainsi s’auto-alimenter. Le meilleur vaccin contre la pensée unique sera toujours de se dire que ce n’est pas parce-qu’un milliard de personnes pensent X que la seule qui pense Y a tort, ou alors Galilée ne doit pas décolérer dans sa tombe.

  • michesive
    michesive
    retraité
    • Posté à 17h52 le 03/02/2011
    • Internaute 142303
      retraité

    Le Sénat l’ ARBITRE, t’as qu’à croire, comme dirait mon concierge !
    Un sondage n’est qu’un carrotage dans le substrat électoraliste, rien de plus, et lorsqu’on sait qu’il faut des années d’études pour analyser la composition des différentes couches, là, en l’occurrence la strate mono couche de mensonges devrait être plus facilement apréhendable, mais bon, celà dépend d’où émargent les chercheurs !

  • jakar56
    jakar56
    citoyen
    • Posté à 19h31 le 03/02/2011
    • Internaute 129813
      citoyen

    L’auteur oublie de dire (entre autres) que les sondeurs ne trouvent plus de sondés et que c’est pour ça qu’ils sont obligés de les payer... Il s’est inspiré par ailleurs d’une formule déjà utilisée par d’autres : « les sondages sont à la science sociale ce que les instituts de beauté sont à la médecine... »

    • Docteur Panel
      Docteur Panel répond à jakar56
      Sondologue
      • Posté à 23h05 le 05/02/2011
      • Internaute 43290
        Sondologue

      Excusez, je ne connaissais pas la formule. Mais apparemment la comparaison vient facilement à l’esprit. Ce me rend perplexe depuis un moment que l’on appelle ces entreprises « instituts » en France, alors qu’en anglais on dit plus souvent agence, ce qui retranscrit mieux le caractère purement marchand et très peu réglementé de la profession.
      Quant à ce que j’oublie de dire il y a aussi des milliards d’autres choses.
      Mais c’est vrai que c’est intéressant de se demander pourquoi les gens ne veulent plus répondre. Je l’interprète comme un signe de perte de sens. Ce que peuvent apporter les sondages au débat public est enseveli sous la poussière de la question idiote à sortir le plus vite possible, en flux tendu, greffée sur l’actualité la plus tabloïdesque.

  • JJLF-
    JJLF-
    citoyen mitoyen
    • Posté à 20h12 le 03/02/2011
    • Internaute 60031
      citoyen mitoyen

    Je ne sais pas si les sondages sont bons ou mauvais, mais celui du Point daté d’aujourd’hui (03.02.11) donne le Minable à 24% d’opinions favorables ( 72% défavorables) et son caniche de Matignon à 34%. C’est certes une toute petite joie, fugace et peu révélatrice de la suite du feuilleton, mais moi je dis tout de même : « Youpi ! » Et je savoure la tronche de crevard de Minable sur les photos d’aujourd’hui. Très très petite mine, le Conducacator. Saint Vagal, prions pour lui.

    • ELCHEKATZO
      ELCHEKATZO répond à JJLF-
      Ruminant
      • Posté à 02h37 le 04/02/2011
      • Internaute 36477
        Ruminant

      Oui on te refile l’image qui va avec le sondage, comme cela tu trouves une vérité à celui-ci. Ces sondages bidons sur le trop d’étranger dont j’entends parler, étrangers qui heureusement pour nous bossent et la ferme (les pauvres car ils le sont) ne servent pas à informer du fait qu’on pense qu’ils soient trop nombreux ou pas, mais bien plutôt si le % est élevé pour vous faire penser qu’il le sont et qu’il faut par là même le penser soit même. Belle dictature comme celle de l’image accolée.

      • JJLF-
        JJLF- répond à ELCHEKATZO
        citoyen mitoyen
        • Posté à 20h37 le 04/02/2011
        • Internaute 60031
          citoyen mitoyen

        En l’occurrence, l’image à laquelle je me réfère n’avait aucun rapport avec l’article sur les sondages et provenait d’un papier du Figaro sur la prestation de Sarkozy devant les flics où il affichait une tronche de déterré. Sinon, sur le reste, et sous réserve que j’aie compris ce que vous vouliez dire, il semble que je sois plutôt d’accord avec vous.

  • Go to the page
  • 1
  • 2
Retour sur Rue89

Note Les notes de blogs ne sont pas toutes mises en forme par l'équipe de Rue89 contrairement aux articles du site.